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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 04 mai 2014

Jenane Arezki, pris en otage le 18 avril dernier lors d'une attaque armée qui a ciblé un champ pétrolier dans la province de Kordofan-Ouest, dans le Soudan, arrivera à Alger aujourd’hui (dimanche), a indiqué hier le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali-Cherif, dans un communiqué. Libéré jeudi par les forces de sécurité soudanaises, Jenane Arezki a été remis vendredi après-midi à l'ambassade d'Algérie à Khartoum. Il travaillait pour le compte d'une société soudanaise. Lamraoui Nacer-Eddine, l'autre Algérien blessé lors de cette attaque, a regagné Alger jeudi dernier.

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Journée mondiale de la liberté d’expression La stèle érigée à l’effigie de Saïd Mekbel, journaliste de talent et ancien directeur du quotidien Le Matin assassiné le 3 décembre 1994 par des terroristes dans un restaurant algérois, a été inaugurée, encore une fois, hier, par les journalistes de la wilaya de Béjaïa, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté d’expression.

Inaugurée une première fois le 16 avril dernier par le wali de Béjaïa, en marge des festivités célébrant la Journée du savoir « Youm El Ilm », la désormais symbolique place de la Liberté d’expression, baptisée au nom de Saïd Mekbel, a abrité, hier matin, une cérémonie qui se voulait « citoyenne », initiée par les journalistes correspondants de la wilaya de Béjaïa, auxquels se sont joints des acteurs politiques et sociaux, des militants des droits de l’Homme, des animateurs du MCB, du Café littéraire de Béjaïa et autres représentants du mouvement associatif. Parmi la foule, on a remarqué la présence de l’infatigable militant de la cause berbère, maître Rachid Ali Yahia, le politologue Mohamed Chafik Mesbah, le président de l’APW de Béjaïa, Mohamed Bettache, des anciens députés du RCD, des cadres du FFS, du PT, de Jil Jadid, des élus locaux… Ainsi, trois gerbes de fleurs ont été respectivement déposées devant le mémorial Saïd Mekbel par des membres de l’Association des journalistes de la wilaya de Béjaïa, des responsables du RCD et enfin des représentants de l’Association de défense des droits des consommateurs. L’émotion était à son comble lorsque les membres de la famille du journaliste disparu ont été appelés à monter sur le podium, avant que l’assistance ne soit invitée à observer une minute de silence à la mémoire du célèbre billettiste, auteur de la chronique «Mesmar J’ha». Certains membres de l’Association des journalistes de la wilaya de Béjaïa ont pris la parole pour rappeler le talent et le courage du défunt journaliste qui a payé de sa vie le combat pour la liberté d’expression. «Il a préféré se sacrifi er pour ses principes et son métier noble, que de céder au diktat des terroristes qui l’avaient déjà ciblé en mars 1994 », a martelé un confrère du Soir d’Algérie. Pour sa part, l’élu RCD à l’APW, Rachid Saou, a fait lecture d’une déclaration, à travers laquelle son parti a tenu à « dénoncer le wali de Béjaïa et sa hachia, qui ont tenté de récupérer honteusement l’inauguration de cette stèle», estimant que «ce détournement constitue une grave atteinte à la mémoire de Saïd Mekbel ». A noter enfi n que l’oeuvre mémorielle comprend un buste en bronze de Saïd Mekbel, élevé sur un socle en marbre, dont la face saillante porte une plaque sur laquelle est gravé son mémorable et prémonitoire billet intitulé « Ce voleur qui…», publié le jour de son assassinat. Implantée à la cité Rabéa, longeant le boulevard de la Liberté, l’oeuvre a été réalisée par le sculpteur Mokrane Chebbi et financée par l’APW de Béjaïa à concurrence de 10 millions de dinars.

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5e Championnat arabe de canoë-kayak

L’Algérie a décroché la deuxième place au classement général des 5es championnats arabes de canoëkayak organisés jeudi et vendredi à Dayet Erroumi dans la province de Khémisset (70 km à l’est de Rabat), remportant 24 médailles (4 en or, 12 en argent et 8 en bronze). Les médailles d’or ont été gagnées par Nesrine Heidra (Club universitaire d’Oran) double championne arabe dans la catégorie Junior fi lle en kayak vitesse (K1) 500 m et en slalom et par son compatriote Liès Bellache (club d’Alger) double champion arabe séniors en para-canoë sur les distances de course en ligne de 500 m et 200 m. Les 5es championnats auxquels ont pris part neuf pays arabes ont été remportés par la Tunisie qui a réussi à décrocher 32 médailles, dont 28 en or. Outre l’Algérie et le Maroc (pays hôte), les pays présents à ce championnat sont la Tunisie, la Libye, l’Egypte, le Koweït, l’Irak, le Soudan et la Somalie. La délégation algérienne conduite par M. Abdelmadjid Bouaoud, premier vice-président de la Fédération algérienne des sociétés d’aviron et de canoë, comprenait 17 athlètes, dont 3 fi lles et un arbitre en l’occurrence Lamine Assas, président de la commission d’arbitrage arabe. Par ailleurs, en marge de ces championnats, cinq Algériens ont participé à un stage pour entraîneurs organisé sous la supervision de la Fédération internationale de canoëkayak (FICK), obtenant le diplôme de 1er degré canoë international. En outre, les dirigeants maghrébins de la discipline ont saisi cette occasion pour créer l’Union maghrébine de canoë-kayak, dont la présidence sera tournante tous les deux ans. Pour le premier mandat, l’Union sera dirigée par El Mamoun Belabbas, président de la Fédération royale marocaine de canoë-kayak et secondé par M. Abdelmadjid Bouaoud comme vice président. D’autre part, en marge de ce championnat s’est tenu le 1er championnat maghrébin de canoëkayak. Les 6es championnats arabes ainsi que le 2e championnat maghrébin sont prévus en septembre 2015 à Tipasa (Algérie), a-t-on appris auprès de la délégation sportive algérienne.

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A l’instar des zones industrielles de Bethioua, Arzew et autre Oued Tlelat, qui attirent la plupart des jeunes demandeurs d’emploi, avec les innombrables projets et sociétés qui y exercent, la commune de Tafraoui a vu le lancement des travaux de réalisation d’une grande raffinerie de sucre, au grand bonheur des demandeurs d’emploi. Un projet qui contribuera à l’essor de l’économie de la région et du développement local, d’autant que cette région est plutôt à vocation agricole. En effet, cette raffinerie de sucre donnera un coup de pouce notamment en diminuant le taux de chômage avec la création de 300 postes d’emploi directs et des centaines de postes indirects. Avec une capacité de production de 1 000 t/jour de sucre, extensible à 2 000 t/j. De bon augure pour l’avenir économique de la région. Notons que la création de postes d’emploi reste l’une des priorités tracées par les responsables de la wilaya.

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Hier, en présence d’une foule nombreuse de journalistes, tous secteurs confondus, Abdelkader Messahel, ministre de la Communication, accompagné du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, se sont recueillis à la mémoire des journalistes martyrs du devoir national, à la place de la Liberté de la presse, à Alger. A cette occasion, le premier responsable du secteur s’est montré généreux en promesses : promotion des médias, parachèvement de l’arsenal juridique et répartition équitable de la publicité étatique. Journalistes, techniciens et photographes des titres de la presse publique et privée s’étaient rassemblés hier matin à la place de la Liberté de la presse, à Alger, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté d’expression. Le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, a procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs au pied du mémorial érigé à la mémoire des journalistes assassinés lors de la décennie noire. La cérémonie de recueillement était propice pour rappeler un certain nombre de revendications des professionnels du secteur, notamment « la carte professionnelle de journaliste ». Le premier responsable de la communication dira à ce propos que « la carte professionnelle de journaliste verra sous peu le jour », en affirmant que le texte « sera revu une dernière fois par la commission sur la base des propositions et des remarques qui seront faites lors de cette rencontre » et « sera transmis rapidement à la direction des affaires juridiques du ministère pour lancer la procédure liée à sa promulgation ». Il a précisé à cet effet que « cette carte s’adresse à tous les journalistes du secteur public et privé sans distinction, ainsi qu’aux intervenants dans les métiers de la communication ». Le ministre de la Communication n’a pas répondu, toutefois, aux questions des journalistes sur les obstacles que rencontre encore la profession. « Il y a une liberté d’expression, allez interroger n’importe quel passant, il vous le dira », s’est-il contenté de répondre. La distribution de la pub sera équitable A l’occasion de cette journée, le ministre de la Communication n’a pas manqué de souligner « l’anarchie qui règne dans ce secteur depuis des années et qui a profité à un certain nombre d’éditeurs ». Et mettre de l’ordre dans le secteur de la pub semble être une priorité pour le premier responsable du département de la communication. Sans donner de détail ni de date, M. Messahel a promis qu’« une loi sera élaborée en vue d’organiser la distribution de la publicité publique dans la presse écrite pour assurer un meilleur fonctionnement du secteur ». Il martèlera que « la distribution de la pub doit être équitable et juste entre les secteurs étatique et privé, car tous les médias ont le droit à la pub ». Ainsi, cette nouvelle loi stipulera que la manne publicitaire sera distribuée d’une manière équitable sur l’ensemble des organes de presse. Enfin, il y a lieu de noter que le mouvement Barakat et SOS Disparus ont investi hier l’esplanade de la Liberté de la presse pour déposer une gerbe de fleurs en guise de soutien à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cependant, une armada de policiers, positionnés tôt le matin, n’ont laissé aucune chance aux manifestants d’occuper cet espace. Ils se sont dispersés dans le calme.

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Le groupe international de télécommunications Ooredoo a affiché des résultats financiers au premier trimestre de l’année consolidés et c’est une nouvelle fois la filiale algérienne qui assure au groupe les plus importants revenus. Ooredoo Algérie établit le meilleur taux de croissance parmi toutes les opérations du groupe à l’international avec une progression positive de ses principaux indicateurs financiers. L’EBITDA (revenus avant intérêts, impôts, taxes, dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations) s’est élevé à 117,2 millions de dollars (9,14 milliards de dinars) au 1er trimestre, alors qu’il était de 101,9 millions de dollars à la même période l’année dernière, représentant une hausse de 14% en dinars algériens. Le volume des investissements, qui flirte avec les 100 millions de dollars, a bondi de 68%, en s’établissant à 96 millions de dollars rien que pour cette période. Un an auparavant, il était de 57,1 millions de dollars. La plupart de ces investissements complètent ceux déjà engagés par l’opérateur télécoms dans la mise à niveau de son réseau 3G. Les profits nets d’Ooredoo Algérie, eux, sont passés à 42,7 millions de dollars, contre 37 millions de dollars en 2013, marquant une progression de 15%. En termes d’acquisition de clients, Ooredoo Algérie a « recruté » en seulement 3 mois d’exercice 430 000 nouveaux abonnés, leur nombre total s’établissant à 9,92 millions. Ces derniers lui rapportent 9,9 dollars par mois comme ARPU, là aussi en hausse comparativement au 1er trimestre 2013 lorsque celui-ci était de 8,7 dollars. Dans le groupe, Ooredoo Algérie maintient sa position de numéro un en taux de croissance et continue à enregistrer les meilleurs résultats avec des parts dans le groupe en constante augmentation : 10,3% du nombre d’abonnés du groupe, 13,6% de ses revenus, 12,6% de l’EBITDA et 18% des investissements. Pour le directeur général de la filiale, Joseph Ged, « ces résultats positifs traduisent la confiance que nous accordent nos millions de clients pour lesquels nous oeuvrons à leur off rir les meilleurs solutions et services aussi bien en 2G que 3G et faire en sorte que la téléphonie mobile contribue à enrichir leur quotidien ».

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Arbitrage commercial international

Une première en Algérie : une école de formation sur l’arbitrage international sera lancée le 4 juin prochain à Alger. Ce projet, appelé Ecole franco-algérienne du droit de l’arbitrage, s’inscrit dans le cadre de la relance de la coopération algéro-française dans le domaine de l’enseignement et de la formation. Fruit d’une coopération entre l’école MDI Alger et l’Université Paris VIII, cette école permettra aux étudiants de MDI et aux professionnels d’acquérir une formation de haut niveau validée par un diplôme en droit de l’arbitrage commercial international, indique le site Internet euro-mediterranee.blogspot. Des ateliers franco-algériens de l’arbitrage et de la médiation pour les PME seront organisés le 4 et le 5 juin dans les locaux de l’école MDI-Business School, premier établissement privé d’enseignement supérieur de gestion en Algérie. Des professionnels français et algériens du chiffre et du droit présenteront les modes alternatifs de règlement des litiges commerciaux (arbitrage commercial international, médiation…). Arbitrage et médiation sont, en effet, des moyens de renforcer les relations bilatérales entre la France et l’Algérie et de sécuriser l’activité commerciale transfrontalière des PME des deux pays. Pour Francis Papazian, président de Finances & Conseil Méditerranée (FCM), « ces ateliers et cette école répondent à une attente réelle. Nos experts confiance, avocats, experts comptables et banquiers de la rive Sud, nous ont sensibilisés sur les enjeux de la médiation et de l’arbitrage et souhaitent développer cette pratique avec leurs clients PME des deux rives. FCM est le lieu et le lien naturel pour ces échanges». Cet événement débutera par une séance d’ouverture durant laquelle les officiels invités s’exprimeront sur le sujet. Par la suite, les participants pourront prendre part à cinq ateliers pratiques répartis sur les deux jours avec des thèmes liés à l’arbitrage, tels que l’intérêt et la mise en place de la procédure d’arbitrage ou de médiation, ses aspects concrets et des comparaisons entre les systèmes français et algérien. Des personnalités algériennes et aussi françaises sont conviées à assister à la cérémonie de lancement de l’Ecole franco-algérienne du droit de l’arbitrage, tels que le garde des Sceaux, l’ambassadeur d’Algérie en France ou encore le ministre de l’Industrie. En ce qui concerne les personnalités françaises, Jean- Louis Levet, haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, a déjà confirmé sa présence. Mme Karima Souid, députée tunisienne de l’ANC, viendra témoigner sur le climat politique au Maghreb et son influence sur les relations économiques bilatérales, affirme la même source. Pour maître Jean- Pierre Mignard, avocat associé, gérant du cabinet Lysias Partners, «les hommes et femmes du droit apportent avec cette école et ces ateliers une contribution indispensable à la relance de la coopération franco-algérienne. C’est pour notre cabinet un engagement durable et un acte de confiance en l’Algérie ».

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Ayant toujours fait le jeu du système qu’elle combat aujourd’hui, l’opposition tente ce qu’elle n’a jamais réussi auparavant, une unité d’action autour d’un programme et un objectif communs. Plusieurs projets de rapprochement entre partis de même mouvance idéologique et politique n’ont pas abouti. Les raisons sont toujours les mêmes : l’impossibilité d’un compromis et les batailles de leadership. Les démocrates n’ont ainsi jamais réussi à unifier leurs forces, soit lors d’échéances électorales, soit pour briser l’hégémonie politique du système. Souvent, c’est un seul parti qui veut imposer ses points de vue et son leadership sans arguments objectifs. Le cas le plus édifiant sur l’atomisation de l’opposition est illustré par l’hécatombe du courant démocratique lors des élections de décembre 1991, lorsque le FIS a écrasé tous les courants politiques, y compris les nationalistes conservateurs on raflant la mise dès le premier tour des législatives interrompues. Lors des législatives de 2007, qui marquent le retour au processus constitutionnel, la mouvance démocratique a tenté le regroupement de ses forces éparses dans des petits partis sans poids ni enracinement populaire. Ce courant reste enfermé dans un microcosme réduit et circonscrit loin des préoccupations sociales mobilisatrices, développant un discours clé en main qui n’a pas pignon sur rue. Le courant islamiste n’est pas aussi différent que les démocrates dans sa démarche, d’autant plus que l’expérience du FIS a démobilisé les partisans de l’alternative radicale et stigmatisé la majorité des Algériens qui ne veulent plus se lancer dans l’aventure. Cet élément est valable pour tout projet politique qui menacerait la stabilité et la sécurité. Le système a compris cette donne et l’a instrumentalisée pour se pérenniser. D’ailleurs, la campagne de Bouteflika a été axée sur cet élément sensible. L’opposition, qui est restée fidèle à sa tradition d’éclatement, semble avoir compris le souci majeur des Algériens et a développé dans son discours de campagne en faveur de la participation et du boycott des concepts de nature à rassurer les citoyens quant à leurs objectifs et à leur démarche pacifiques. L’après-17 avril a révélé une attitude nouvelle de l’opposition qui, non seulement tend vers l’union des forces, mais surtout à doter l’alternative démocratique d’une assise populaire solide qui a toujours fait défaut. Le fait que des courants idéologiques antagoniques réussissent à s’asseoir autour d’une même table est en soi un défi . Mais la symbolique ne suffi t pas. La société attentiste et sceptique observe la classe politique qui traîne un lourd passif. Cette dernière doit faire son bilan, son mea culpa avant de prétendre à la direction de la société. Elle doit se démarquer définitivement et de façon claire de toutes les attitudes compromettantes, développer un discours de rupture avec le système et adopter un programme fédérateur qui transcende les clivages classiques afin de pouvoir, d’une part, unifier ses forces, harmoniser ses positions et, d’autre part, faire les concessions nécessaires entre ses composantes et élaborer un projet consensuel qui en ferait une force incontournable face au système qui est prêt à négocier le partage du pouvoir et face à une société qui veut un changement pacifique qui ne compromet ni la stabilité du pays ni sa sécurité. Aujourd’hui, le pouvoir et l’opposition sont dos-à-dos et sont face à leurs responsabilités historiques. Le premier est appelé à changer de mentalité et de comportement s’il veut aller vers une transition en souplesse, la seconde est appelée à laisser de côté les égos qui ont toujours caractérisé ses composantes si elle veut jouer un rôle dans les échéances politiques à venir.

Publié dans théma archives

Un colloque international dédié à la femme de lettres algérienne, Assia Djebbar, sera organisé, les 5 et 6 mai, à Oran, par le laboratoire « Langues, discours, civilisations et littératures » de l’Université d’Oran. Sous le thème-générique « Assia Djebbar : le parcours d’une femme de lettres, littérature, résistance et transmission », la rencontre scientifi que de deux jours se propose de rendre un hommage à cette écrivaine et d’adopter « une approche interdisciplinaire et polyphonique de son oeuvre et sa contribution particulière au champ littéraire de l’Algérie et du Maghreb », comme le soulignent les organisateurs. Des enseignants et chercheurs de plusieurs universités du pays et étrangères (France, Maroc, Tunisie, Egypte, Sénégal, Emirats arabes unis, Suède, Italie, Mexique et Japon) aborderont l’oeuvre de l’« écrivaine algérienne la plus connue, couronnée et reconnue universellement et la plus étudiée, a inscrit une pensée féminine et une écriture particulière, lieux de rencontre de cultures et de voix », comme le soulignent, les organisateurs, dans leur présentation du colloque. Ce travail de « défrichage » de l’oeuvre de l’écrivaine se fera à travers six axes du colloque : « architecture du texte djabarien », « mémoire et quête identitaire », « écriture et désir », « voie littéraire et cinématographique », « le Moi dans l’histoire et dans la langue » et « voix et discours féminin ». Les organisateurs du colloque précisent que « toute l’oeuvre d’Assia Djebar est un travail de la mémoire qui ramène à la vie et dans l’histoire les voix étouffées. Elle écrit contre la mort, contre l’oubli, dans l’espoir de laisser une trace. Son écriture est aussi une quête d’une identité féminine établissant un dialogue entre les générations de femmes et se remémorant le passé à l’ombre des aïeules ». De son vrai nom, Fatima Zohra Imalayène, Assia Djebar (78 ans) est auteure de romans, nouvelles, récits, essais et poèmes. Parmi ses oeuvres les plus marquantes figurent Les Enfants du Nouveau Monde (1962), Les Alouettes naïves (1967), Femmes d’Alger dans leur appartement (1980), L’Amour, la fantasia (1985), Ombre sultane (1987), Loin de Médine (1991), Nulle part dans la maison de mon père (2007). En plus de ses talents d’écrivaine, Assia Djebar a également réalisé deux longs métrages La Nouba des femmes du Mont Chenoua (1978) et La Zerda ou les chants de l’oubli (1982).

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A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé initiée par l’Organisation internationale du travail (OIT), la direction de la Caisse nationale des assurances sociales (Cnas) de la wilaya de Bouira organise depuis hier au niveau de son siège trois journées portes ouvertes sur le thème « La prévention des risques chimiques dans le travail ».

Selon le directeur de la Cnas, le docteur M. Dridi, « la sensibilisation sur les risques chimiques est très importante et nécessite une très large diffusion, du moment qu’elle vise à contenir quelque peu les dépenses faramineuses que coûtent à la Sécurité sociale les arrêts de travail (IPP) et dont les acquittements des indemnisations sont de l’ordre de 100%. Ce qui est en somme énorme ». Pour notre interlocuteur, la prévention sur les risques des maladies professionnelles, notamment les risques chimiques, est plus que primordiale. Car, selon lui, sur les 85 maladies professionnelles répertoriées par les services de la Cnas, 59 pathologies sont d’origines chimiques. Celles-ci comprennent par exemple les maladies causées par le contact avec le plomb et ses composés, les affections causées par le contact avec le ciment (aluminosilicates de calcium), les ulcérations et les dermites provoquées par l’acide chromique, les affections professionnelles provoquées par l’arsenic, l’inhalation de poussières d’amiante et de poussières aviaires, les oxydes et les sels de nickel, le dioxyde de manganèse, l’oxyde de carbone… La prévention du risque chimique, selon M. Dridi, est une question de sécurité et de santé au travail. Ainsi, il est dénombré par les services concernés plus de 1000 substances chimiques susceptibles d’altérer la santé du travailleur, contraint à être en contact avec ces substances. Et ces dernières sont présentes non seulement dans l’industrie chimiques, qui les produit, mais également dans tous les secteurs d’activités où elles sont utilisées pour leurs propriétés spécifiques. A savoir dans les entreprises du textile, les laboratoires, les chantiers du bâtiment (ciment, résine, époxy), les unités de traitement des surfaces (nickel, chrome), les ateliers de maintenance (huiles, graisses, carburants), les sociétés de nettoyage (produits détergents) et les administrations (colle, correcteur, encre). Pour prévenir efficacement les risques des effets chimiques et leurs atteintes sur la santé du travailleur salarié, le bulletin d’information de la Cnas prévient sur les conséquences de son exposition à des produits chimiques. Entre temps, il suggère une certaine maîtrise du risque chimique qu’il a établi en trois étapes. La première étant d’identifier les produits chimiques, la classification de leurs risques, par l’élaboration d’étiquettes et de fiches signalétiques. La deuxième étape est celle de la définition des expositions potentielles sur le lieu de travail et l’évaluation des risques. Pour la troisième phase, elle consiste en l’identification des mesures de contrôle axées sur l’évaluation des risques et la mise en oeuvre des contrôles, évaluation de l’efficacité et la maintenance du niveau de protection. De la sorte, il est recommandé aux industries ciblées de prendre des mesures de prévention et de mettre en place un dispositif qui peut faire face au risque chimique. Il s’agit de plusieurs protections. Celles intégrées (remplacer le produit dangereux par un autre inoffensif), collectives (séparer l’homme ou la femme du polluant), individuelles (gants, lunettes, bottes, vêtements protecteurs, appareils respiratoires…) et médicales (suivi de l’état de santé du travailleur par la médecine du travail). En plus de l’obligation de la formation et de l’information du personnel. Des règles de conduite sont prônées à l’égard des entreprises concernées dont les travailleurs manipulent certains produits chimiques. Ces derniers doivent éviter l’inhalation par la ventilation de locaux, ne pas jeter les produits chimiques dans les éviers ou dans la nature, ne pas identifier un produit chimique par l’odorat, éviter le contact avec la peau ou les yeux par le port d’équipements de protection individuelle, ne pas manger ou boire, fumer dans les lieux où l’on manipule des produits chimiques. Parce que parfois le danger n’est pas détaillé ou précisé sur les étiquettes des produits chimiques. En définitive, la prévention est la seule solution viable aux problèmes des risques chimiques. C’est l’avis de tout le monde en ces journées portes ouvertes sur les risques chimiques dans le milieu du travail.

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