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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 06 mai 2014

L’étoile du cinéma soviétique Tatiana Samoïlova, héroïne de Quand passent les cigognes, Palme d’or du Festival de Cannes en 1958, est décédée le jour de son 80e anniversaire, dimanche soir à Moscou, annoncent des médias. Née en 1934 à Leningrad (aujourd’hui Saint- Pétersbourg) dans la famille de l’acteur soviétique Evgueni Samoïlov, elle apprend le ballet avant de débuter sa carrière au théâtre, tout comme son père. En 1957, elle joue le rôle de Veronika dans le drame de Mikhaïl Kalatozov, Quand passent les cigognes, salué par la critique internationale, au point de devenir l’unique fi lm russe et soviétique à recevoir la Palme d’Or du Festival de Cannes, en 1958. Après ce succès, elle devient comédienne dans la troupe du théâtre Maïakovski de Moscou, puis dans celle du théâtre Vakhtangov. En 1967, elle effectue un retour remarqué en incarnant Anna Karénine dans l’adaptation éponyme du roman de Léon Tolstoï par Alexandre Zarkhi. Actrice phare du dégel culturel des années 1950-1960 en URSS, Tatiana Samoïlova a joué dans une vingtaine de films au total et avait été l’invitée d’honneur de la 43e édition du Festival de Cannes en 1990, où elle avait reçu une longue ovation.

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Etape incontournable pour toute visite culturelle de la capitale, La Casbah, symbole de la ville d’Alger, reste à l’heure actuelle, malgré les promesses et les annonces de politiques de restauration, dans un état peu enviable. En effet, malgré certaines avancées indéniables, notamment dans la gestion des déchets ménagers, le patrimoine bâti reste toujours délaissé et menacé de dégradation, ou plus grave encore, d’effondrement, d’autant que de nombreuses demeures fragilisées sont encore habitées par une population très attachée à ce cadre de vie. Et pourtant, les plans et études de restauration ne manquent pas. Une des dernières en date, fruit d’une dizaine d’années de travail d’architectes et d’urbanistes, avait même été adoptée en mars 2012 par les pouvoirs publics sous forme de texte de loi pour réglementer les opérations de restauration. Très tôt doté d’une enveloppe de 90 milliards de dinars, le plan, toujours en vigueur, bien que les résultats ne sont que timidement visibles, prévoit de redonner à La Casbah d’Alger « son visage originel ». Programme difficile, d’autant que le site est en grande partie habité et quotidiennement fréquenté. Le plan de 2012 insiste davantage sur les sites historiques, tout en proposant une solution définitive alliant la protection d’une cité à la valeur hautement historique et culturelle au maintien d’une partie de la population qui l’habite de façon permanente depuis plusieurs générations. Echelonné sur plusieurs étapes, les recommandations exprimées en 2012 et dont l’application souffre de nombreux retards, prévoient, par ailleurs, la reconstruction « à l’identique » de quelque 400 bâtisses effondrées pour renforcer l’ensemble du tissu urbain, avant de s’atteler à la restauration des maisons mauresques, mosquées et bâti colonial. Par ailleurs, à cause de nombreuses difficultés et retards, mais aussi de craintes des propriétaires, les opérations de restauration devaient, selon le plan de 2012, être accompagnées d’une politique de rachat par l’Etat des biens des propriétaires avérés ou de mise à disposition de logements temporaires pendant toute la durée des travaux pour ceux qui souhaiteraient regagner leurs maisons après les travaux. Resté en grande partie deux ans plus tard à l’état de projet, le plan et l’étude de 2012 auront néanmoins permis de donner un état des lieux assez clair de La Casbah. En eff et, il en ressort que sur l’ensemble du site historique qui s’étend sur 105 hectares et comprend également certains immeubles de la période coloniale, 554 bâtisses sont dans un état de « dégradation avancé », dont 188 dans un état de « dégradation extrême » et présentant une menace pour leurs occupants. Par ailleurs, 120 bâtisses sont en ruine et 120 autres fermées ou murées, mais majoritairement squattées. Plan très bien pensé, mais dont l’application se fait attendre, l’un de ses points forts fut, par ailleurs, de conserver le caractère historique de La Casbah, en évitant de la transformer en un espace à but uniquement touristique. Pour cela, il fut prévu dès 2012 l’enfouissement de toutes les canalisations et autres câbles, avant de refaire la voirie. Conçu, par ailleurs, pour servir de modèle pour d’autres secteurs sauvegardés en Algérie, le plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur de La Casbah d’Alger a bénéficié d’une première tranche de 27 milliards de dinars, environ le tiers du budget global alloué à ce projet.

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Dans le cadre de la mise en oeuvre du programme d’appui au secteur de l’emploi en Algérie (PASEA), en coopération avec l’Union européenne (UE), l’Agence nationale de l’emploi (Anem) a organisé, samedi à l’hôtel Tabet de Béjaïa, une session de formation au profit de 117 cadres représentant les agences Anem des quatre wilayas de la région de Kabylie, à savoir Béjaïa, Tizi-Ouzou, Bouira et Boumerdès.

Le projet de coopération PASEA, conclu entre l’UE et l’Algérie à la faveur de la convention de financement signée le 27 décembre 2010, vise principalement à « améliorer la promotion et la régulation de l’emploi économique à travers le renforcement de l’Agence nationale de l’emploi et la fourniture régulière au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale de statistiques fi ables sur le marché de l’emploi, moderniser le système d’information de l’Anem, développer une nouvelle stratégie de communication, renforcer les capacités managériales des cadres du secteur de l’emploi ». Pour ce faire, quelque 15,4 millions d’euros, dont un montant de 14,1 millions d’euros est pris en charge par l’Union européenne (UE). Mis en oeuvre à partir du 18 juin 2012, ce programme ambitieux permettra d’améliorer l’intervention de l’Anem sur le marché de l’emploi. C’est ce qu’a souligné le directeur général de l’Anem, Mohammed Tahar Chalal, lors de son allocution d’ouverture des travaux de ce séminaire de formation. Selon lui, depuis l’année 2006, l’Anem a fait un pas de géant dans son processus de modernisation et de professionnalisation. «Notre réseau, qui ne cesse de s’élargir, compte actuellement 258 agences locales à l’échelle nationale. Pour la wilaya de Béjaïa, nous venons d’acquérir un nouveau siège auprès de l’ENPI (ex- EPLF) et nous allons ouvrir prochainement un autre bureau local à El Kseur. Toutes nos agences seront dotées de moyens modernes, notamment du système informatique, afin de renforcer la communication interne », a-til affirmé, avant d’ajouter que « cinq centres régionaux de formation ont été ouverts dans le pays. Ils devront assurer pas moins de 25 formations en 31 jours ». Le premier responsable de l’Anem annonce, en outre, « le lancement d’une formation au profit des directeurs d’emploi, vers le mois de septembre prochain ». Concernant le bilan des activités de l’Anem au titre de l’exercice 2013, M. Chalal fait état de plus de 318 000 placements effectués à travers le territoire national. A noter que ce programme de formation, qui s’étalera jusqu’à 2016, s’articule autour de trois principaux axes, notamment la formation des conseillers et managers de l’Anem et du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Il s’agit aussi de l’amélioration de la communication avec les demandeurs et les employeurs sur l’off re de service de l’Anem, et la contribution à l’équipement de cette dernière en matériel informatique. Pour sa part, le chef d’équipe de l’Unité d’appui au projet (UAP), Benoit Willot, nous a fait savoir que « l’Union européenne a développé depuis 2010 une stratégie européenne pour l’emploi et un ensemble de mesures stratégiques et financières pour accompagner les Etats, dont l’Algérie, dans leurs orientations sur les moyens de lutter contrer le chômage, pour coordonner leurs politiques nationales pour l’emploi, mettre en évidence les politiques ou approches qui donnent de bons résultats, et engager des aides conséquentes pour le financement des dispositifs d’aide à l’emploi et de la formation ».

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Mettant cette année en avant différents aspects des cultures de 17 pays membres de l’Union européenne (UE), la 15e édition du Festival culturel européen en Algérie, présentée hier à l’hôtel Sofitel, à Alger, par le chef de la délégation de l’UE en Algérie, Marek Skolil, en présence des représentants diplomatiques et culturels des Etats participants, sera ouverte au public du 9 au 30 mai prochain, et ce, à Alger, Oran, Tlemcen, Annaba et Constantine.

Organisé, par ailleurs, avec le concours de l’établissement Arts et Culture, mais aussi des instituts français et espagnol qui mettront à disposition plusieurs salles de spectacles, le festival, dont l’accès sera cette fois encore gratuit, proposera au public une programmation particulièrement riche et diversifiée, bien que restant, malgré les pièces de théâtre, les projections de films primés ou encore la tenue d’une conférence sur le patrimoine archéologique et préhistorique méditerranéen, toujours axée sur la présentation des styles de musique moderne et folklorique du continent. A ce titre, l’auditorium de la radio accueillera en ouverture le vendredi 9 mai à 19h un concert spécial donné par le groupe Polyversal Souls, conduit par le compositeur et batteur Maximilien Weissenfeldt. Par ailleurs, et toujours à l’auditorium de la radio, la journée d’ouverture sera également l’occasion pour la Fédération Wallonie- Bruxelle du Royaume de Belgique, a expliqué hier son représentant, Roger Hotermans, de présenter une exposition commémorant les 200 ans de la naissance d’Adolphe Sax, personnage célébré actuellement en Belgique. Le créateur du saxophone sera, par ailleurs, évoqué le 13 mai toujours à l’auditorium par le concert du quatuor de saxophone de Dinant. Présentant pour l’occasion une musique davantage tournée vers le genre jazz, le quatuor est, par ailleurs, célèbre en Belgique pour mettre en avant sur une même scène les sonorités des différents types de saxophones. Marqué également durant sa première semaine par l’organisation de plusieurs concerts à la salle Ibn-Khaldoun, notamment les 11 et 12 mai à 19h des représentations de la chanteuse portugaise de style fado, Carolina, mais aussi du groupe folklorique tchèque, Slovacko, qui se produira également le 14 mai à l’Institut français de Tlemcen, la présence aux représentations, tenues quant à elles à l’auditorium de la radio, notamment de Cecilia Krull avec Gustav Lundgren, organisée par la représentation suédoise, le 10 mai, devront être signalées à l’avance par souci d’organisation, expliquent les organisateurs. Apparaissant chaque année plus importante, non seulement en termes de spectacles artistiques programmés, qu’en diversité des modes d’expression artistique, la question que pose cependant le renouvellement depuis 15 ans d’une telle manifestation culturelle reste l’accueil et l’affluence du public. A ce titre, les organisateurs soulignent que depuis les premières éditions, la présence du spectateur, même si aucun chiffre n’a été cité, a «plus que doublé ». Davantage attiré par la musique, le Festival culturel européen en Algérie, qui était axé à ses débuts sur la musique classique, a, en effet, réussi à réunir un public plus large en présentant des musiques plus « populaires », mais cette longévité, ajoutent, par ailleurs, les organisateurs, est également due à la présence très marquée, notamment pour les dernières éditions, d’un public de plus en plus jeune.

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Le match entre le leader du championnat professionnel de football de Ligue 1, l’USM Alger, et son dauphin, l’ES Sétif, est programmé pour le jeudi 22 mai au stade Omar- Hamadi, à Bologhine (Alger) à 18h, a appris l’APS dimanche auprès de la Ligue de football professionnel (LFP). « Ce match se jouera au stade Omar-Hamadi, terrain de domiciliation de l’USMA, et nulle part ailleurs, comme rapporté ici et là », a affirmé le président de la LFP, Mahfoud Kerbadj. Lors de ce dernier match du championnat, il sera procédé à la remise du trophée au futur champion, l’USMA, le sixième titre de son histoire. Au terme de la 26e journée, disputée samedi, les Algérois caracolent en tête du classement avec 60 points, à onze longueurs de leur poursuivant, l’ESS (2e, 49 points). Le bureau fédéral de la Fédération algérienne de football (FAF), réuni samedi, a affirmé qu’une cérémonie de remise de trophée au champion de la Ligue 1 sera organisée lors de la dernière journée.

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Akin i lmut, le nouvel album d’Amirouche Amwanes

Pour son deuxième opus, Amirouche Amwanes a réussi le pari de subjuguer ses fans. Slameur de talent, il récidive avec un deuxième album, intitulé « Akin i lmut » (Au-delà de la mort), où il met toute la force du verbe pour dire des images poétiques très symboliques.

Très profond, Amirouche en appelle à son imagination pour décrire le monde qui l’entoure avec glamour et souplesse. Il évoque la joie de vivre, l’amour, la tristesse et l’identité dans une dizaine de chansons qui réaffirment la grandeur d’un barde formé par « la vie ». Des musiques envoûtantes accompagnent ces récits. Elles sont composées par de jeunes musiciens de talent. Il s’agit de Yuva Sid, Djaffar Aït Menguellet et Yuva Ould Ahmed. Ce trio a donné un autre souffle à un slam qui commence à peine à se faire connaître. Compatibles, ces musiques rajoutent de l’émotion à des textes fi celés de main de maître. Zedek Mouloud, l’un des artistes les plus en vue de la chanson kabyle, figure dans un duo avec l’artiste. Par un jeu de questions-réponses, les deux artistes s’échangent des points de vue sur l’identité et la révolte. L’un appelant au « silence », l’autre à laisser libre cours à la parole, le mariage paraît réussi entre les deux styles de poésie. Amirouche Amwanes enchaîne avec d’autres chansons, notamment d’amour, où il décrit une scène avec des tableaux différents, mais qui n’est en fi n de compte qu’une image réelle que reflètent les étoiles et la lune. La lune étant la dulcinée, les étoiles les pigeons, le poète traduit ce regard dans une scène où l’imagination n’a pas de limite. Ses poèmes sont en fait le miroir d’une vie, d’un entourage et d’un environnement qu’il côtoie indéfiniment. Il en retire les peines, les souffrances et la misère pour n’en laisser que la quintessence et répandre l’espoir et la beauté du verbe. En forgeant ses vers, il clame avec douceur son mécontentement, son opposition, son refus et aussi ses envies. Il déclame avec sagesse son parcours, son enfance et prévoit l’avenir. Il plonge dans l’obscurité pour répandre l’éclaircie dans un monde de ténèbres. Aisées et légères, le sens se saisit rapidement, mais il porte en lui la profondeur de l’âme, celle du poète…

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En grève depuis jeudi dernier, les agents du tramway d’Oran, tout en assurant le service minimum, avec des rotations d’une heure, ont laissé la place aux bus des lignes activant sur le tracé du nouveau moyen de transport. En eff et, les usagers, qui, auparavant, empruntaient le tram, sont désormais obligés de recourir aux bus pour certains et aux taxis pour d’autres. Une activité qui rappelle l’ère où ces transporteurs des lignes urbaines monopolisaient la ville de bout en bout, dictant leur loi aux usagers qui souffraient le martyre au cours du trajet. « Vivement la fi n de cette grève. Moi, j’ai pris l’habitude d’aller au travail en tram, mais en ce début de semaine, j’ai dû revenir à l’ancien régime, en sortant plus tôt de la maison, pour arriver à l’heure à mon boulot », nous dira une dame qui travaille à l’USTO. Pendant ce temps, les receveurs se réjouissent. « Je dois avouer que la mise en service du tram a été la cause d’une dégringolade de la recette journalière, mais depuis jeudi dernier, ça marche beaucoup mieux qu’avant. Pourvu que ça dure », nous dira un receveur activant sur la ligne « U », reliant la place Valéro à Es Senia. L’explication de notre interlocuteur reflète, d’un côté, le bonheur des transporteurs en ces moments de grève, mais de l’autre côté, elle confirme l’appréhension affichée par les patrons des bus activant sur les lignes 51, U, 34, 4G, 11… dont plusieurs ont émis le voeu de changer d’itinéraire, puisque le travail est moins juteux sur le tracé du tramway. Ce dernier attire de plus en plus d’Oranais avec sa bonne gestion et son itinéraire desservant le centre-ville et M’dina J’dida, en allant jusqu’à l’université Es Senia. En somme, pour la plupart des citoyens, le tramway a changé positivement les habitudes, et ce n’est qu’en empruntant un bus de transport privé qu’on s’aperçoit de la différence.

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Championnat du monde de kempo

Les sélections algériennes de kempo (garçons et filles) ont remporté 30 médailles (12 or, 4 argent et 14 bronze), à l’issue des championnats du monde de kempo qui se sont déroulés à Budapest, en Hongrie (23-28 avril), a-t-on appris auprès de la Fédération algérienne des arts martiaux. Grâce à ces résultats obtenus par les sélections algériennes, représentées par 6 athlètes chez les messieurs et 5 chez les filles, l’Algérie a terminé à la 4e place, derrière la Roumanie, la Hollande et la Hongrie. Les médailles d’or ont été l’oeuvre de Manel Boulassel (-70 kg), qui a remporté à elle seule quatre médailles d’or en fullkempo, cnock-kempo, semi-kempo et self-défense. De son côté, Noureddine Aïssaoui (-60 kg) s’est adjugé trois médailles d’or en semi-kempo, kempo knockdown et full-kempo. Les autres médailles d’or sont revenues à Kenza Iftini (-60 kg) en self défense et Samira Mokrani en kempo-submission (-70 kg), alors que Hakima Moguef (-60 kg) a obtenu deux médailles d’or en kempo-knockdown et en full-kempo. Mohamed Lamine Moguef s’est vu décerner la médaille d’or en semi-kempo. Lors des championnats du monde de kempo, la délégation algérienne a été représentée par 11 athlètes (6 messieurs et 5 filles) sous la conduite du staff technique national composé de Mohamed Ghezali assisté de Farid Bouhedjar, champion du monde en Turquie en 2012. Au total, près de 340 athlètes représentant 30 pays ont pris part aux championnats du monde de kempo.

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Ils sont en résidence légale ou en immigration clandestine, les ressortissants de l’Afrique subsaharienne sont nombreux à avoir élu domicile à Tamanrasset pour fuir l’atrocité, le pandémonium et les soubresauts qui secouent leurs pays respectifs. Leur présence dans la ville, devenue de fait une little Africa, est très remarquable. Au bord de Oued Sersouf, Guettaa el oued ou à Matna Talat, on les trouve visiblement partout. Ils exercent tous les métiers dans divers secteurs. Les Souadine (noirs d’Afrique subsaharienne) travaillent dans le commerce informel, possèdent des magasins dans les marchés, ouvrent des restaurants, font les manoeuvres dans les chantiers, travaillent dans les champs agricoles et occupent tous les lieux qui leur permettent d’avoir un revenu ou un modeste pécule. Leur situation administrative sur le territoire algérien et les conditions dans lesquelles ils vivent les obligent à saisir forcément les occasions d’embauche qui leur sont offertes même en contrepartie d’une minable rémunération. Une situation qui profite beaucoup plus aux entrepreneurs qui les « exploitent » à un prix modique dans la réalisation des projets lancés dans la wilaya. Les migrants acceptent les off res d’emploi que les jeunes chômeurs tamanrassetis refusent pour une sieste sacrée. Les apercevoir dans les coins et recoins de la capitale de l’Ahaggar donne l’impression qu’ils sont des citoyens à part entière, vivant en toute liberté et dans la légalité totale. Il nous est difficile d’avoir des chiffres exacts sur leur nombre dans la wilaya, puisque le sujet demeure un véritable tabou pour les autorités, notamment depuis la publication du rapport américain, en 2011, accusant l’Algérie de trafic des humains. Cependant, ce qu’il faut retenir, c’est que la cohabitation des noirs africains aux côtés des noirs algériens n’est que l’autre face d’une réalité sociale basée sur les liens ancestraux entre les deux communautés et d’une politique ayant pour principale devise : le bon voisinage. La communauté des noirs est très forte dans cette ville où vivent les populations de 50 pays du monde qui s’ajoutent aux citoyens algériens issus des 47 wilayas. Tamanrasset constitue ainsi une zone de transit et un passage inéluctable pour aller au Nord ou vers les pays de l’Europe, fuyant la pauvreté, la misère extrême, les conditions inhumaines et l’esclavagisme sauvage qu’ils vivent dans leur pays. Une virée dans la nouvelle gare routière, sise à 5 km au nord de la ville, nous suffi t pour confirmer cet état de fait. Les bus à destination des autres wilayas où ils se lancent pour une nouvelle aventure s’affichent souvent complets au grand bonheur des transporteurs. Contrairement aux dernières années quand ils étaient arrêtés et contrôlés dans presque chaque barrage sécuritaire, les subsahariens voyagent en toute quiétude en quête de cieux plus cléments et dignes comparativement à ce qu’ils vivent dans leur pays. Evitant de courir plus de risques, d’aucuns préfèrent s’installer à Tamanrasset pour gagner leur vie. Au fur et à mesure de leur présence sur le territoire de la wilaya, ils ont créé leurs propres habitudes et mènent un train de vie qui leur permet de travailler, de s’amuser et de faire face aux difficultés de la vie dans une ambiance particulière à même de leur faire oublier la tyrannie et le drame vécu quotidiennement à quelques toises seulement des frontières. Pour des raisons humanitaires, l’Algérie les a accueillis à bras ouverts et a décidé, au terme d’une instruction adressée aux wilayas concernées, de ne rapatrier que les personnes impliquées dans des affaires criminelles ou celles recherchées judiciairement.

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Plusieurs collèges parmi lesquels Bendjemil- Abdelhamid, Mohamed- Abdou et 8-Mai-1945 sont en proie à une insécurité totale. Inquiets pour leur progéniture, les parents d’élèves se sont résolus à saisir par écrit le ministre de l’Education nationale, car ces établissements scolaires n’ont plus de surveillants généraux depuis plusieurs mois.

Au collège Bendjemil-Abdelhamid, le titulaire du poste, qui a pris sa retraite en septembre 2013, n’a pas été remplacé par la direction de l’éducation. Des copies pour information ont été également adressées au wali de Guelma, à la police et à la gendarmerie ainsi qu’aux syndicats des enseignants. L’établissement est situé dans une forêt et est ouvert aux quatre vents. La communauté scolaire se trouve ainsi menacée par des voyous de tout acabit, dénoncent les plaignants. Selon eux, l’absence totale de personnel de sécurité de jour comme de nuit et l’inexistence d’un surveillant général n’ont fait qu’accentuer davantage ce climat de peur intra et extra muros. « Il n’est pas rare de voir des chenapans égrillards se dandiner devant et aux alentours du collège (même certains élèves repêchés y font partie). Ils ne se gênent aucunement à provoquer, menacer et braver, avec une insolence dédaigneuse, élèves et enseignants. » Excédés par ces mauvais et indus comportements, des enseignants de l’établissement ont tiré à maintes reprises la sonnette d’alarme à travers une litanie de requêtes verbales et écrites adressées à qui de droit. « Autant prêcher dans le désert », affirment, frustrés, les parents d’élèves, qui réclament la présence du premier responsable de l’éducation de la wilaya de Guelma pour constater de visu les conditions de travail dans ce collège. « L’insécurité n’est pas le seul problème soulevé. Les élèves chahutent, deviennent insolents, voire agressifs, arrivent en retard et perturbent même le bon déroulement des cours », nous confie l’un d’eux. Son collègue, visiblement affecté par ce relâchement qui décourage l’équipe pédagogique, poursuit : « Est-il concevable que les élèves soient encore dehors à 8h10 ? Les rares surveillants, secondés par des jeunes du dispositif de l’Anem, sont dépassés par cette jeunesse en furie qui refuse de se plier à la discipline ! Nous endurons un enfer qui perdure car, en dépit de nos réclamations légitimes, l’administration n’a pas affecté ceux qui sont la cheville ouvrière des collèges et qui assurent le respect du règlement intérieur ! » Nous apprenons que les collèges Mohamed-Abdou et 8-Mai-1945 sont logés à la même enseigne pour des raisons similaires, au grand dam du personnel enseignant et des parents d’élèves qui crient leur ras-le-bol. Nos interlocuteurs nous affirment que d’autres établissements sont également concernés et incriminent les responsables de la direction de l’éducation, qui n’auraient pas réagi pour obtenir les affectations de surveillants généraux au niveau des collèges concernés. Un triste spectacle qui ternit l’image de ces structures éducatives, car les élèves imposent leur diktat, désertent les cours, agressent leurs condisciples et parfois leurs professeurs, refusent de se soumettre à la discipline et se permettent de frauder lors des compositions trimestrielles. Parfois, faut-il le dire, ce sont même les pouvoirs publics qui « organisent » l’insécurité dans les établissements scolaires en diminuant toujours les moyens humains de l’encadrement, en planifiant l’augmentation de la charge de travail et en dégradant les conditions d’exercice. Avec de telles déficiences, on ne doit plus s’interroger sur les résultats étriqués des élèves et du rendement pédagogique parfois décevant de leurs enseignants. Le secteur de l’éducation est interpellé pour mettre le holà à ces dérives et il est grand temps de pourvoir les postes vacants et d’effectuer des visites inopinées dans ces lieux.

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