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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 11 juin 2014

La température a atteint trois derniers jours des sommets, oscillant entre 38 et 42 degrés. La ville de Guelma est en alerte pour la canicule. Plusieurs personnes ont été évacuées vers l’hôpital Okbi. Une chaleur caniculaire sévit depuis trois jours en Algérie, touchant aussi bien les régions désertiques du Sud que l’ensemble des régions nord du pays, dont Guelma est l’une des villes les plus atteintes par cette canicule, selon les services de la météorologie, qui ajoutent que ces fortes chaleurs persisteront jusqu’à mardi au moins. Le mercure est monté à 42°C. Il faut dire que cette canicule n’est pas habituelle, la ville, connue pour son animation quotidienne, est devenue déserte et quasiment vide. En raison de la persistance de cette chaleur, de nombreuses personnes ont été admises aux urgences de l’hôpital Okbi souffrant, selon une source hospitalière, de maux de tête, de nausées, de forte fièvre (supérieure à 40°C), associés à des signes neurologiques graves (pertes de connaissance…), à des manifestations cardiovasculaires (états de choc…), à des signes cutanés (peau brûlante, muqueuses et langues sèches) et parfois à des signes digestifs (nausées, vomissements et diarrhées). Selon la même source, de nombreux cas ont été orientés vers le service des maladies infectieuses de l’hôpital Ibn-Zohr, au centre-ville. Ce sont principalement les asthmatiques et les cardiaques qui sont les plus vulnérables aux grandes chaleurs. Les jeunes enfants également affectés en cas d’une alimentation insuffisante et irrégulière en eau potable sont exposés au risque de déshydratation, qui peut sérieusement mettre leur vie en danger. Face à cette chaleur insupportable, les autorités sanitaires de la ville de Guelma recommandent aux citoyens de s’hydrater abondamment et éviter les expositions au soleil, notamment entre 11h et 17h, particulièrement pour les personnes âgées, les enfants de moins de quatre ans et les malades chroniques. Les personnes âgées sont plus fragiles que l’ensemble de la population. Elles sont ainsi les premières qui devront appliquer les conseils prodigués pour lutter contre la chaleur. Pareillement, chez les enfants, la prévention doit redoubler, les parents doivent rester vigilants vis-à-vis de l’apparition de symptômes évocateurs lors des périodes de canicule. Surtout, il ne faut pas hésiter à prendre un avis médical devant l’apparition de toux, rhinite, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux. Ces symptômes pourraient, en effet, révéler une sensibilité particulière chez certains enfants.

Publié dans Région

L’Algérie participe à la réunion sur le changement climatique qui se tient à Bonn, en Allemagne, du 4 au 15 juin, dans le cadre du processus de négociations en vue de l’adoption en décembre 2015, à Paris, par la Conférence des Parties (COP 20), du nouvel accord prévu pour Prendre la suite du protocole de Kyoto qui est arrivé à terme. Les délégués des 195 pays présents à la réunion ont la primeur des informations contenues dans le cinquième rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), qui est publié à cette occasion, et ils savent donc à quoi s’en tenir dans leurs discussions autour des objectifs à assigner à l’accord qui sera mis en application à partir de 2020, si tout se passe bien. Dans un communiqué du secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Mme Christiana Figueres avait souligné, il y a quelques mois, que «l’essentiel du contenu négocié de l’accord de Paris doit être prêt avant la COP19, à Lima, au Pérou, en décembre 2014». Les points de vue des négociateurs restent encore divergents sur nombre de points, avec une focalisation sur la notion de « juridiquement contraignant» pour tous, accolé à l’accord. Les pays en développement plaident pour une répartition équitable des engagements, en conformité avec le principe de la responsabilité commune, mais différenciée, reconnu par la Convention-cadre sur le changement climatique. C’est le point de vue également de l’Algérie qui continue de considérer que ce principe doit être au cœur de tout le processus de négociations. En clair, les pays en développement ne veulent pas payer la facture de la lutte contre le changement climatique, alors que ce phénomène a été provoqué depuis bien longtemps par les pays industrialisés. Ils demandent que leur contribution à l’effort international de lutte contre le changement climatique soit déterminée au niveau national en tenant compte des circonstances et des capacités nationales. Ce n’est pas par mauvaise volonté qu’ils ne veulent pas prendre d’engagements, mais tout simplement parce que leurs moyens financiers extrêmement limités ne le leur permettent pas. La question de l’aide financière à accorder aux pays du Sud pour réaliser leur transition vers une économie à faibles émissions de carbone est toujours en suspens. Les pays développés s’étaient engagés à alimenter un Fonds vert pour le climat en fournissant 100 milliards de dollars par an aux pays les plus pauvres après 2020, avec un échéancier pour la période entre 2013 et 2019. Mais, à ce jour, ce Fonds n’est pas encore opérationnel. Avec les autres pays en développement, l’Algérie demande la concrétisation des engagements pris pour le financement du climat, la facilitation du transfert de technologies environnementales et le renforcement des capacités. Pour le représentant algérien à ces négociations, «les pays en développement font face à d’innombrables défis et contraintes pour leur développement économique, l’éradication de la pauvreté et la diversification économique auxquels vient s’ajouter la lutte contre les effets adverses du changement climatique». Il demande que soit prise en compte l’aspiration légitime des peuples des pays en développement au bien-être. Il a fait remarquer que «l’Algérie, bien que non astreinte à des engagements chiffrés, mène un ambitieux programme d’adaptation et d’atténuation en matière de changements climatiques avec un vaste programme notamment dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Elle inclut, désormais, cette dimension et celle de la durabilité de l’environnement dans ses programmes de développement et veillera à approfondir cette option».

Publié dans Environnement

A fin 2013, les Algériens n’ont jamais été aussi nombreux à avoir demandé un visa d’entrée Schengen dans l’un des pays de l’Union européenne. En retour, l’Europe a rarement fait autant la fine bouche en étant si « pingre » à l’accorder ! Ce qui vaut d’ailleurs à l’Algérie de détenir le record du taux de refus de visa d’entrée en Europe le plus important.

Notre pays s’adjuge même le podium du trio de tête, bien loin devant l’Iran et la Tunisie, d’une liste qui comprend 20 pays. Dans la dernière étude d’analyse des flux circulatoires éditée par l’agence européenne pour la sécurité et la surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne, Frontex, le «Annual Risk Analysis 2014 » relève que «le taux le plus élevé de refus de visa en 2013 a été enregistré pour les ressortissants des pays du Maghreb, à leur tête l’Algérie, et l’Iran». Pour l’ensemble de l’espace Schengen, l’Algérie récolte une moyenne de refus à 27% lorsque la Tunisie et le Maroc essuient respectivement 11 et 10% de « niet» ! Un chiffre en augmentation de 1 % par rapport à l’année précédente. Le refus d’accorder des visas aux d’Algériens est principalement motivé par le risque jugé « important » de voir ce sésame détourné de son objet et servir le dessein d’un séjour illégal. C’est ce même argument qui a été mis en avant par le consul général de France à Alger, Michel Dejaegher, qui justifiait justement le taux de refus de visas à des Algériens par les consulats français par « le risque de détournement de l’objet du visa pour rester illégalement en France», évoquant une autre raison, dont l’ombre a dernièrement resurgi de part et d’autre de la Méditerranée, « pour profiter indûment de prestations médicales ». A ce propos, la France reste le premier pays de l’espace Schengen à être sollicité pour des demandes de visas, principalement touristiques, recevant 300 862 demandes adressées aux consulats d’Alger (179 833), d’Oran (67 921) et d’Annaba (53 108). Dans le même ordre, les taux de refus sont de 23,2, 32,3 et 29,0%. L’autre pays le plus sollicité en la matière est l’Espagne. Il a reçu à fin 2013 un nombre de demandes de visas touristiques de l’ordre de 100 865, répartis entre 45 705 pour le compte du consulat d’Espagne d’Alger et 55 160 pour celui d’Oran. Les services consulaires espagnols ont refusé d’accorder le visa à hauteur de 35,3%, mais en ont accordé un peu moins de la moitié, avec un taux quasi-équivalent. Et les Algériens le rendent bien à l’Espagne puisque, en début d’année, lorsque l’agence de statistiques européenne Eurostat avait publié la carte des investissements étrangers que l’Europe reçoit à partir de l’Algérie, c’est l’Espagne qui arrive en tête en captant 503 millions d’euros en stocks d’investissements détenus depuis 2011, suivie de la France, qui a récolté 258 millions d’euros en 2012, puis de l’Italie qui a absorbé 207 millions d’euros en 2011. Des placements algériens principalement orientés dans l’immobilier. Cela dit, une attention toute particulière pourrait être portée sur le Danemark qui est le seul pays à pouvoir «se targuer» d’avoir refusé toutes les demandes de visa émises par des Algériens, avec un taux de 100% pour… 3 demandes !

Publié dans théma archives

Pour la première fois depuis le début des heurts en Irak, les djihadistes sunnites prennent le contrôle d’une province entière, celle de Ninive, située au nord du pays et connue pour être l’une des provinces pétrolières les plus actives du pays. Son chef-lieu est la ville de Mossoul, deuxième plus grande ville du pays après la capitale Bagdad, que les djihadistes occupent depuis plus d’une semaine maintenant.

La gestion des groupes djihadistes et de leurs actions en Irak ne semble pas se montrer efficace, bien au contraire. En effet, alors que jusque-là, les djihadistes islamistes du puissant groupe terroriste de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) contrôlaient certaines localités dans le pays, à l’image de Fallouja et Ramadi à l’ouest du pays, où ils dominent et terrorisent les deux villes depuis le début de l’année, des djihadistes ont commencé à prendre le contrôle de la ville de Mossoul, deuxième plus grande ville du pays après la capitale Bagdad et surtout un des cœurs de la production nationale de pétrole, dont le pays reste encore très largement tributaire. Si l’appartenance de ces insurgés à l’EIIL n’a pas encore été formellement établie, il ne fait pas de doute quant à l’allégeance de ces hommes qui ont pris le contrôle de la ville au cours de la semaine dernière. Cependant, hier, la menace terroriste en Irak a pris une toute autre dimension. En effet, les insurgés de Mossoul ont réussi à s’emparer de l’ensemble de la province, dont cette ville est la capitale, la province sunnite de Ninive, située au nord du pays et dont les activités pétrolières procurent une part substantielle de revenus à l’Etat. Le chef du Parlement, Oussama Al Noujaifi, a reconnu que l’Etat irakien n’avait plus aucun contrôle sur la province de Ninive lors d’une conférence de presse. « Toute la province de Ninive est tombée aux mains des insurgés », a-t-il ainsi déclaré hier devant plusieurs journalistes. Casse-tête humanitaire Les autorités irakiennes ont très vite perdu le contrôle de Mossoul et de l’ensemble de la province après que les insurgés aient réalisé une attaque prenant de surprise la police et l’armée sur place peu avant l’aube. Après de nombreux tirs échangés entre les forces de l’ordre et les insurgés, ces derniers ont réussi à s’emparer du siège du gouverneur, mais également des prisons et des sièges des télévisions sur place. Un membre de l’armée sur place a ainsi affirmé : « Mossoul est hors de contrôle de l’Etat et à la merci des hommes armés. » Et de poursuivre : « Des membres de l’armée et de la police ont ôté leurs uniformes (…) et les postes de l’armée et de la police dans la ville sont maintenant vides. Les hommes armés ont libéré les détenus des prisons.» Les insurgés ont très vite pris leurs marques dans la ville du nord et se sont servis de haut-parleurs afin d’assurer qu’ils combattraient «seulement ceux qui nous attaqueront ». Pour l’Etat central, gérer cette situation sera d’autant plus compliquée qu’il faudra veiller à ce qu’un minimum de victimes civiles soit tuées pendant les assauts de l’armée et surtout à agir de manière stratégique de telle sorte à ce que les civils ne soient pas pris en otages par les insurgés de l’EIIL. Cette nouvelle victoire des djihadistes montre en réalité l’incapacité chronique des autorités irakiennes à maîtriser l’ensemble de leur territoire. Le Premier ministre chiite, Nouri Al Maliki, que les djihadistes portent en horreur, ne s’est pas exprimé sur la question, laissant cette grande province sunnite à ses propres problèmes, alors même que Ninive est l’un des cœurs économiques du pays en raison de son importante production de pétrole. Ce silence pourrait bien exacerber les tensions déjà assez vives entre les communautés chiite et sunnite dans le pays.

Publié dans Monde

Les Verts se sont entraînés dans la bonne humeur avant-hier soir au cours d’une séance qui a connu une forte présence du public brésilien et d’un comité d’accueil improvisé pour encourager les jeunes de la sélection nationale.

La sélection algérienne de football a effectué, lundi soir, au stade Walter Ribeiro à Sorocaba, sa première et véritable séance d’entraînement depuis son arrivée au Brésil, pour prendre part à la Coupe du monde 2014. La veille, la sélection nationale s’était contentée d’une légère séance de décrassage au niveau de son camp de base à Sorocaba, qui a été suivie lundi matin par un galop d’entraînement et un travail en salle de musculation, au même lieu. Devant 2 300 spectateurs, et surtout les encouragements d’un comité de soutien pour l’équipe nationale tenant l’emblème de l’Algérie en mains, les Verts ont débuté leur séance à 21 h par des tours de piste devant le regard attentif du sélectionneur national Vahid Halilhodzic. Les joueurs ont été réunis au centre du terrain pendant plus de 5 minutes pour un briefing avant de se répartir sur une partie de la pelouse en petits groupes pour des exercices d’échauffement avec ballon à une touche de balle. Les Verts ont été ensuite partagés pour des travaux d’ateliers techniques sous les recommandations du staff technique, notamment du coach national, qui ne cessait de donner de la voix pour rectifier et corriger les exercices auxquels étaient soumis les joueurs. Les coéquipiers de Bougherra ont été ensuite répartis en quatre groupes de cinq pour un exercice d’accélération avec ballon, au moment où les trois gardiens de but s’adonnaient à un entraînement spécifique sous la houlette des deux entraîneurs des gardiens, Hassan Belhadji et le Français Michael Boli. Cette séance, qui a duré une heure et demie, s’est déroulée dans une excellente ambiance, où les joueurs n’ont pas manqué de chambrer le sélectionneur adjoint, Noureddine Kourichi, devant le regard amusé des présents qui ont été autorisés à assister à l’intégralité de la séance. Pour la journée d’hier, un entraînement avec un groupe réduit, selon la forme des joueurs, était prévu en matinée, alors que durant l’après-midi, c’est séance, à huis clos, avec l’ensemble des 23 éléments qui était au menu. Cette séance a vu la présence du président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, qui a suivi l’intégralité de cet entraînement.

L’EN chahutée par des manifestants

L’équipe nationale a été chahutée par une vingtaine de manifestants qui s’étaient «postés» devant l’entrée du stade Walter Ribeiro à Sorocaba dans la lignée des protestations de centaines, voire de milliers de Brésiliens qui s’opposent à l’organisation de ce Mondial sur leurs terres en raison de la situation précaire dans laquelle vit le peuple brésilien. Cependant, ces manifestants, qui n’ont pas pu pénétrer dans l’enceinte où s’entraînait l’équipe algérienne, ont eu un comportement correct en se contentant de lever des banderoles et de clamer quelques slogans hostiles au Mondial avant de se disperser dans le calme. Par ailleurs, on a enregistré durant la journée d’avant-hier un braquage commis dans une banque à Sorocaba pas loin du lieu de résidence des Verts. Ce qui dénote du climat d’insécurité qui règne au Brésil et surtout dans cette ville où se trouve la sélection nationale. Néanmoins, les autorités au Brésil font tout pour éviter des débordements et assurent qu’ils feront régner l’ordre. D’ailleurs, les délégations participantes sont protégées par des agents de l’ordre, alors que des hélicoptères assurent un balayage des lieux lors des matchs et même lors des séances d’entraînement comme cela fut le cas avant-hier avec la séance des Verts.

Publié dans Grand angle

La sélection nationale de goal-ball a eu un bon comportement lors du tournoi de Pologne qu’il a remporté haut la main grâce à la détermination des joueurs qui semblent décidés à faire honneur au pays lors des prochains Championnats du monde.

L’équipe algérienne de goal-ball s’est illustrée de fort belle manière en remportant le tournoi international de Suprasl en Pologne, qui s’inscrit dans le cadre de sa préparation au Championnat du monde prévu du 26 juin au 7 juillet 2014 à Espoo en Finlande. A Suprasl, les protégés de l’entraîneur national Mohamed Bettahrat et son assistant Saad Boutiba ont pris la première place, avec un total de 15 points, devant la Turquie et la Belgique (10 pts), ce qui est une grosse performance connaissant la valeur de ces adversaires. Pour s’adjuger le trophée du tournoi, les coéquipiers du capitaine Mohamed Mokrane ont battu, respectivement, la Turquie (6-5), la Pologne (11-01), la Suède (9-0), la Hongrie (10-00) et la Belgique (12-03). Le tournoi de Suprasl est le dernier au programme de l’équipe algérienne qui poursuivra, néanmoins, sa préparation en Pologne, avant de rallier la ville d’Espoo en Finlande, quelques jours avant le début du Championnat du monde. « Notre préparation au mondial a été très bonne. Durant l’année 2014, nous avons joué un total de 27 matches, répartis sur les tournois de Finlande, Lituanie, Belgique et Pologne, avec un parcours honorable (19 succès, 3 nuls et 5 défaites, dont 4 face à la Lituanie et un devant la Finlande). Je suis plus que satisfait de la préparation de l’équipe en général », a déclaré l’entraîneur national. L’équipe nationale est composée, pour l’instant, de cinq joueurs : Mohamed Mokrane (capitaine), Larbi Abdelhalim, Godmane Imed Eddine, Boutaleb Ishak et Samir Belhouchet, en attendant l’arrivée du joueur Bentria Firas, une fois son problème administratif réglé. « Durant les jours qui nous restent avant le Mondial, les joueurs vont bénéficier d’un petit repos, avant de reprendre le travail qui sera accès sur l’aspect technico-tactique, afin de corriger les lacunes. Le groupe est prêt pour le rendez-vous et les joueurs sont conscients de son importance », a ajouté le coach.

Publié dans Sports

Le grand rassemblement de l’opposition tenu hier à Zéralda à l’initiative des animateurs de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CTLD) a fait le plein. En termes d’audience, tous les acteurs qui sont dans une position critique du pouvoir, certains depuis une vingtaine d’années déjà, étaient présents aux travaux de la conférence.

Outre les «gens de la maison», les animateurs et fondateurs de la CTLD, il y avait dans la salle de conférences de l’hôtel Mazafran le premier secrétaire du FFS Ahmed Betatache, le leader du PLJ, Mohand Said, celui de l’UDS, Karim Tabbou, et celui d’El Islah, Djahid Younsi, ainsi que d’autres représentants de formations, notamment celles qui activent actuellement pour le pôle des forces du changement, qui a vu le jour lors de la candidature de Ali Benflis à la présidentielle du 17 avril dernier. Au chapitre des personnalités nationales, tous ceux qui avaient été annoncés par les médias étaient de la partie également : les ex-chefs de gouvernement, Mouloud Hamrouche, Ali Benflis et Sid Ahmed Ghozali, Ahmed Benbitour, l’avocat et militant des droits de l’Homme Mokrane Aït Larbi, l’avocat et ex-député FFS Mostefa Bouchachi, le sociologue Nacer Djabi, maître Ali Yahia Abdenour et l’ex-diplomate et proche conseiller de Ali Benflis Abdelaziz Rehabi. Ahmed Taleb Ibrahimi, qui devait être présent aux travaux de la conférence, s’était excusé de ne pas y être. Le motif qui a été évoqué par les organisateurs est que l’ancien ministre et candidat à la présidentielle de 2004 a été retenu par des «raisons personnelles ». Les travaux de la conférence que ses initiateurs qualifient d’ « historique » ont commencé dans l’après-midi vers 14 h. Leur objectif a été résumé par l’ex-chef du gouvernement Ahmed Benbitour. Pour lui, qui avait la charge de présider la conduite de la conférence, il s’agit de créer une « grande coalition de l’opposition pour solutionner la crise qui secoue le pays » et d’envoyer un «message au pouvoir » pour l’inciter à négocier une «transition pacifique». Soufiane Djillali de Jil Jadid a retracé le parcours de la coordination ainsi que les expériences de regroupements politiques d’opposition depuis les élections législatives. Il a conclu que le rendez-vous d’hier est un «espace de pensée politique pour la reconstruction de l’Algérie». Parole libre et réquisitoire antipouvoir La méthode adoptée a été celle de la parole et du discours libres. Ali Yahia Abdennour, qui a inauguré la liste des intervenants, a appelé à la poursuite de cette dynamique entre les acteurs de l’opposition, tandis qu’Abderrazak Mokri, du MSP, a affirmé que son parti et la coordination travaillent pour la transition et pour le passage «d’un système politique fermé à un système politique démocratique ». Mouloud Hamrouche a déclaré qu’il a rêvé de l’émergence des acteurs politiques, aujourd’hui, il y a un quart de siècle. Il a martelé son discours habituel insistant sur la nécessité d’impliquer l’armée et les partis au pouvoir pour arriver à un consensus national. Il a mis l’accent sur l’obligation d’une entente nationale avant la reconstruction de ce consensus. L’ex-chef de gouvernement a, cependant, fait remarquer que le consensus ne peut être conçu unilatéralement et le proposer au débat ensuite. Mohcine Belabbas, leader du RCD, a fait savoir que son parti continuera le travail qu’il a commencé avec la coordination et a dit que cette conférence aurait dû avoir lieu juste après l’indépendance, mais l’usurpation de l’Indépendance a entravé ce processus. Ali Benflis, pour sa part, a profité de l’occasion pour critiquer le pouvoir personnel de Bouteflika sans le nommer et a fustigé la révision constitutionnelle actuelle initiée par le chef de l’Etat la qualifiant d’une énième fuite en avant. Il a rappelé que le pôle du changement qu’il représente partage l’analyse et le constat de la coordination. Ahmed Betatache, numéro 1 du FFS, a, de son côté, déclaré que la participation de son parti, le FFS, dans cette rencontre est une preuve que sa formation politique est ouverte au dialogue comme elle l’a toujours été. Néanmoins, il a mis en avant une divergence de taille dans la démarche de son parti et celle de la coordination. «Les initiatives qu’il y a sur la scène politique soulèvent une question de méthode », a-t-il précisé et d’ajouter : « Nous, nous n’envisageons pas une solution à la crise sans le pouvoir ». Il a rappelé la démarche du vieux parti de l’opposition qui, selon lui, évite toute logique de confrontation donnant l’exemple de l’échec des différentes initiatives de l’opposition depuis l’Indépendance, puisque le pouvoir n’y a pas pris part. Il a à la fin mis les acteurs politiques devant leurs responsabilités en leur rappelant que c’est à eux de créer un nouvel esprit pour la reconstruction d’un nouveau consensus national et réunir les conditions d’une nouvelle renaissance de la nation. Jusqu’à 18 heures, les travaux de la conférence se sont déroulés suivant la succession des orateurs devant prendre la parole et étaient partis pour ne se terminer que tard dans la soirée. Que faut-il en déduire ? Il y aura certainement un texte qui devrait servir de repère essentiel  à l’action que les animateurs de la CTLD veulent mener sur le terrain. Pour la conclusion, sans doute faut-il la prendre chez Mouloud Hamrouche qui, au moment de quitter la salle, a eu ces mots : « Nous sommes pour l’instant au stade de développer les idées et les démarches… »

Publié dans Actualite archives

Le jeune Algérien de Tottenham a de fortes chances pour remporter le trophée du meilleur jeune joueur s’il s’illustre avec les Verts. L’international algérien de Tottenham Nabil Bentaleb, qui s’apprête à disputer le Mondial-2014 avec les Verts, devrait être parmi les prétendants au trophée du meilleur jeune joueur de la Coupe du monde 2014 qui s’ouvre jeudi au Brésil, selon la Fédération internationale de football (FIFA). Le trophée du meilleur jeune joueur Hyundai est remis au joueur de moins de 21 ans qui fait la plus forte impression pendant le tournoi, d’après les critères des experts de la FIFA. Bentaleb a honoré sa troisième sélection face à la Roumanie (2-1) avec à la clé son premier but sous les couleurs algériennes. Il a fait son baptême du feu avec les Verts le 5 mars dernier contre la Slovénie (victoire 2-0) en match amical tenu à Blida. Le milieu de terrain algérien qui fêtera ses 20 ans le 24 novembre prochain est parmi les jeunes joueurs présents au Brésil. Outre Bentaleb, plusieurs autres potentiels successeurs au trophée du meilleur jeune joueur du Mondial-2014 sont en lice d’après FIFA.com. La Belgique, premier adversaire de l’Algérie au Mondial brésilien, possède actuellement l’une des plus belles jeunes générations de son histoire. On ne présente plus Eden Hazard. Mais aux côtés de l’ancien Lillois, Romelu Lukaku, et la grande sensation de Manchester United, le meneur de jeu Adnan Januzaj, sont autant de vrais prétendants au trophée du meilleur jeune joueur Hyundai. L’Allemagne aura deux prétendants : le gardien Mattias Ginter et surtout Julian Draxler. Le meneur de jeu de 20 ans a déjà disputé 101 matchs avec Schalke 04. La France possède dans ses rangs trois solides prétendants, notamment le défenseur du Real Madrid Raphaël Varane et le milieu de terrain de la Juventus Paul Pogba. L’Angleterre ne sera pas en reste. L’un de ses prodiges est Raheem Sterling. A moins de 20 ans, il a été l’une des révélations de la saison en Premier League, dans le secteur offensif d’un Liverpool très performant. Il aura à ses côtés un autre attaquant, Alex Oxlade-Chamberlain. Il n’y a pas qu’en Europe que des surdoués ont envie de croquer le monde. De Pelé et à un certain Lionel Messi, l’Amérique latine a toujours été un vivier fécond en la matière. Curieusement, ce n’est pas du Brésil ni d’Argentine que viennent les candidats, mais de Colombie, avec Juan Fernando Quintero et Eder Balanta, ou encore du Honduras, en la personne d’Andy Najar. A 17 ans, il avait été élu meilleur jeune joueur de la MLS. Aujourd’hui âgé de 21 ans, il espère rafler la récompense dans l’épreuve suprême. Cette présentation ne serait pas complète sans citer l’Américain Julian Green, le Croate Mateo Kovacic, milieu de terrain à l’Inter Milan et enfin le Camerounais Fabrice Olinga, âgé de 18 ans. La concurrence sera donc rude pour l’attribution du trophée du meilleur jeune joueur Hyundai. Les lauréats des deux dernières éditions sont tous les deux Allemands : Lukas Podolski (2006) et Thomas Müller (2010).

Publié dans Grand angle

Vingt femmes ont été enlevées hier par Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, à 8 kilomètres de Chibok, dans la province de Borno, là où les deux cents lycéennes ont été enlevées en avril dernier par les membres du groupe djihadiste et qui ont été le point de départ d’une large opération régionale et internationale de lutte contre Boko Haram et le terrorisme en Afrique de l’Ouest. Cela va bientôt faire deux mois que les 200 lycéennes enlevées par Boko Haram sont introuvables, et ce, en dépit de plusieurs annonces des autorités nigérianes, qui disaient savoir où se trouvaient les filles. Les djihadistes de Boko Haram, pour leur part, n’entendent pas faire dans l’annonce, et même s’ils ont multiplié les signes confirmant que les lycéennes sont encore en vie, les terroristes du groupe lié à Al Qaïda continuent de plonger le Nigeria dans une spirale d’insécurité qui pourrait bien s’avérer catastrophique si elle venait à se généraliser dans la durée à l’ensemble du territoire.  Samedi dernier, c’est encore dans le Nord-Est du pays, fief de Boko Haram, dans la province de Borno, à 8 kilomètres de Chibok, où les lycéennes avaient déjà été enlevées en avril dernier, que les troupes islamistes ont de nouveau fait parler d’elles en enlevant cette fois-ci au moins 20 femmes de la communauté peule (une communauté d’éleveurs nigérians, ndlr), selon les autorités. Un chef de tribu sur place fait état de l’enlèvement de plus de 40 femmes ainsi que de 3 hommes dans le village Garkin. Alhaji Tar, membre d’une milice d’autodéfense du village, a ainsi précisé : «Selon les informations disponibles, des hommes armés sont arrivés un peu avant midi et se sont emparés de 20 femmes et de 3 jeunes hommes qui surveillaient le village. Et d’ajouter : «Tous les hommes étaient partis dans les champs pour faire paître leurs troupeaux quand les ravisseurs sont arrivés.» Cette nouvelle s’ajoute à l’enlèvement des lycéennes et met en lumière l’incapacité des autorités nigérianes à assurer la sécurité du territoire. Récidive Un des chefs de la communauté peule révèle, par ailleurs, que ce n’est pas la première fois que des membres de Boko Haram viennent au village afin de terroriser les paysans, et ils ont toujours le même procédé, selon lui : « Ce n’est pas la première fois que les femmes sont enlevées dans cette région et sont relâchées uniquement quand nous payons la rançon en bétail aux ravisseurs. » Et de poursuivre : « Ils arrivent et font du porte-à-porte, faisant sortir les femmes en sélectionnant les plus jeunes, puis ils les emmènent dans leurs véhicules et réclament entre 30 et 40 vaches pour leur libération. Les villageois paient la rançon, mais n’informent pas les autorités. » Seulement, cette fois-ci, l’élevage n’a pas été suffisant afin de payer la rançon et les djihadistes de Boko Haram sont partis avec les femmes. Un responsable de la province de Borno, sous couvert de l’anonymat, a confié que les autorités étaient au fait de l’enlèvement de samedi dernier, mais nie avoir eu connaissance des précédentes tentatives de rapt. « C’est la première fois que nous entendons parler d’enlèvement de femmes peules et nous cherchons à établir les circonstances de cet enlèvement et décider des actions à entreprendre », a-t-il ainsi affirmé. S’il est vrai que l’armée nigériane a repris plusieurs positions de Boko Haram dans le pays, le groupe terroriste est encore loin d’être hors d’état de nuire.

Publié dans Monde

Une femme sur trente avoue avoir été victime d’agression sexuelle en Algérie. C’est le chiffre qui a été donné, hier, par Dr Farida Miloudi, médecin légiste et membre du Réseau Wassila, lors de la tenue de la conférence-débat sur les violences sexuelles faites aux femmes, organisée par l’Association nationale femmes en communication, le Réseau Wassila et l’Institut pour la diversité médiatique (MDI), à l’hôtel Hilton.

Cette rencontre, qui a connu la participation des militantes de la cause féminine, des experts juridiques, médiatiques et religieux, s’est voulue une occasion de sensibilisation et de mobilisation autour de ce phénomène défini par l’OMS comme la dixième cause de mortalité des femmes entre 15 et 45 ans. A ce propos, Dr Miloudi, médecin légiste et membre du Réseau Wassila, a affirmé que seule une femme sur trente avoue avoir été victime d’agression sexuelle pour des raisons d’ordre sociologique (honte, peur, honneur de la famille… débattues également par les participants). Dr Miloudi affirme que 53 % des femmes cherchent de l’aide après ce « traumatisme », dont 80% d’entre elles la cherchent auprès des professionnels de la santé. Par ailleurs, l’accent a été mis sur le rôle des médecins dans l’identification des victimes et leur prise en charge, ainsi que sur la nécessité de la sensibilisation et de la formation de ces derniers en matière de prise en charge et d’accompagnement des victimes. Pour le chiffre réel des agressées en Algérie, Dr Miloudi déplore que ce « chiffre noir » reste inconnu, en raison de la non-déclaration des victimes et/ou la non-recevabilité des plaintes par certains représentants de l’ordre, avant de conclure sur la nécessité de la création d’une unité de victimologie. Ce sujet «tabou» a été analysé dans sa dimension sociétale par Mme Oussedik, sociologue et membre du Réseau Wassila, qui estime qu’il est temps de considérer ces femmes victimes de violence comme des actrices dans la société, plutôt que de simples victimes. Car elles sont là, présentes dans l’espace public et les discours où elles sont inattendues. Ces femmes-là, avec toutes les autres femmes, sont en train de provoquer une crise dans la société, qu’elle qualifie de grand « moment de surgissement des femmes ». Quant au traitement médiatique de la question, M. Ouadah, directeur de la radio Djil Fm, assure que sa chaîne est prête à accompagner toutes les campagnes de sensibilisation, ainsi que les activités s’y rattachant. M. Ouadah précise que les journalistes, faisant partie de la société, sont sensibles à cette question, mais ce n’est pas à eux qu’incombe la responsabilité d’activer sur ces thématiques, mais plutôt aux associations et aux spécialistes et que, eux, ne feront qu’assurer le relais. Le point de vue religieux était également présent lors de cette rencontre par la voi de l’islamologue Djabelkhir. Pour cet islamologue, qui fait partie des rares qui osent parler de «l’intemporalité du Coran », les violences sexuelles, que ce soit par voie vaginale ou anale, sont répréhensibles, voire condamnables par la religion. Cependant, le viol n'est pas reconnu comme tel entre les époux chez aucun des exégètes ou des faqihs, a-t-il dénoncé. Il regrette par ailleurs la non-interdiction du mariage des mineures et lance un appel à une relecture moderne du texte sacré.

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