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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 02 juin 2014

La crise politique et sécuritaire en Libye continue de profondément déstabiliser le pays et, hier, le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a appelé sur plusieurs sites djihadistes, des fidèles à se rendre dans le pays afin de faire tomber le général dissident Khalifa Haftar qui a lancé depuis la semaine dernière une opération dans l’est du pays pour déloger les groupes extrémistes.

La situation politique de la Libye continue de s’aggraver, alors même qu’elle a plusieurs fois donné l’impression qu’elle pouvait difficilement empirer. Après les déboires de l’ancien Premier ministre, Ali Zeidan, enlevé pendant plusieurs heures par des groupes terroristes et la nuit où le pays avait deux Premiers ministres, c’est désormais une branche dissidente de l’armée qui pose problème dans le pays. Celle-ci, en plus de son manque de discipline militaire, fait peser une nouvelle menace terroriste sur le pays puisque hier, le puissant groupe terroriste d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) appelle les djihadistes et défenseurs de l’Islam à se rendre en Libye afin de défaire les troupes du puissant général Khalifa Haftar, fervent et violent opposant aux groupes islamistes dans le pays. Sur plusieurs sites djihadistes, AQMI a ainsi publié ce message : «Nous vous appelons à vous unir pour extirper le symbole de la traîtrise et de l’apostasie : Khalifa Haftar et les partisans de Kadhafi qui sont sous son commandement.» Le général Khalifa Haftar a pris la décision unilatérale, le 16 mai dernier, de mener une action militaire contre les groupes séparatistes, d’une part, mais aussi et surtout la prolifération des groupes djihadistes dans l’est du pays où se trouvent l’essentiel des installations pétrolières du pays et qui sont encore assez largement paralysées. Même si l’opération constitue une dissidence par rapport aux forces de l’ordre, le général Haftar jouit d’une popularité certaine parmi les soldats qui l’ont assez largement suivi.

Participation régionale Même si les appels d’AQMI se font assez récurrents dans la région depuis quelque temps, ceux-ci doivent être pris au sérieux, d’autant plus que le groupe terroriste a donné une lecture régionale et mondiale à son message, accusant les puissances occidentales et l’Egypte du Président Abdel Fatah Al-Sissi et de son régime militaire : «Grâce à l’appui du sanguinaire Sissi, de la complicité de l’Amérique et des fonds des pays du Golfe, le traître Haftar a engagé une guerre contre l’Islam sous le prétexte de combattre le terrorisme.» Et de poursuivre : «Nous avertissons nos frères libyens que le criminel Haftar exécute un plan des Croisés contre la charia et nous appelons notamment les héros libyens de la révolte à s’y opposer fortement.» AQMI associe ainsi les milices qui ont fait tomber le colonel Mouammar Kadhafi à des mouvements islamistes, alors même que les miliciens ont plusieurs fois pris leurs distances du terrorisme prôné par les intégristes maghrébins. D’ailleurs, il est intéressant de noter que l’Algérie n’est pas mentionnée dans ce message par AQMI alors que c’est souvent le cas, le pouvoir algérien étant considéré comme un émissaire occidental dans la lutte globale contre le terrorisme. En outre, la réunion «d’urgence» des ministres de l’Union du Maghreb arabe qui devait avoir lieu hier à Tunis a été reportée comme l’a affirmé Mokhtar Chaouchi, chef de la diplomatie tunisienne : «Il a été estimé préférable de reporter cette réunion à une date ultérieure en raison du manque de visibilité de la situation en Libye, mais les consultations se poursuivront pour tenir cette réunion.» Pour autant, la diplomatie libyenne sait qu’elle devra composer avec le leadership actuel d’Alger dans la région, et c’est pour cette raison que le Premier ministre par intérim, Abdallah Al-Thenni, a envoyé ses ministres de la Santé, Noureddine Doughman, et ministre des Transports, Abdelakder el Ayeb, pour transmettre un message à son homologue algérien, Abdelmalek Sellal, en présence de Ramtane Lamamra, chef de la diplomatie algérienne. Les officiels algériens ont rappelé leur attachement à l’unité et à la stabilité de la Libye.

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Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a promis hier que l’Ukraine paierait sous 10 jours sa dette gazière à la Russie, si les deux pays arrivaient à se mettre d’accord aujourd’hui sur les termes d’un nouveau contrat. «Nous allons payer nos factures», a promis M. Iatseniouk, dans un entretien à la chaîne de télévision publique allemande ZDF. «D’abord nous devons signer le contrat et ensuite, dix jours plus tard, l’Ukraine paiera», a-t-il précisé. Les responsables ukrainiens, russes et le commissaire européen à l’Energie, Günther Oettinger, doivent se retrouver aujourd’hui à Bruxelles pour une nouvelle série de négociations sur les livraisons de gaz russe à l’Ukraine. Moscou a menacé de couper le robinet à Kiev dès mardi si l’Ukraine ne réglait pas ses impayés, soit plusieurs milliards de dollars. L’Ukraine a effectué un premier virement de 786 millions de dollars vendredi. Lundi, il s’agira pour les deux pays de se mettre d’accord sur le prix des livraisons d’avril et mai, contesté par Kiev après que la Russie l’a considérablement augmenté, et celui des livraisons futures. «Nous devons signer un nouveau contrat. Si la Russie ne veut pas de ce nouveau contrat, nous nous reverrons devant un tribunal à Stockholm», a dit M. Iatseniouk, dont l’interview à ZDF sera diffusée dimanche soir. La chaîne en a diffusé des extraits à l’avance. L’Ukraine veut attaquer la Russie en justice pour violation de l’accord commercial liant les deux pays si aucune solution n’est trouvée lundi. Moscou a signalé être prêt à faire un geste sur les prix.

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La campagne électorale pour la présidentielle du 3 juin, que Bachar al-Assad est assuré de remporter, s’est achevée hier en Syrie, où l’opposition dénonce une «parodie de la démocratie». Alors que le pays est dévasté par trois ans d’un conflit qui fait encore des dizaines de morts chaque jour dans les bombardements et les combats, l’élection se déroulera dans les régions tenues par le régime, loin des zones d’affrontements entre armée et rebelles. Avec ce vote, les insurgés et l’opposition, profondément divisés, de même que leurs alliés arabes et occidentaux, assistent incrédules au maintien au pouvoir de M. Assad, et ce, après une série d’avancée du régime sur le terrain. La rébellion, qui dénonce une «élection de sang» alors que le conflit a fait plus de 162 000 morts selon une ONG, a appelé au boycott du scrutin, organisé selon une loi excluant de facto toute candidature dissidente. Seuls deux candidats inconnus, Maher al-Hajjar et Hassan al-Nouri, servent de faire-valoir au chef de l’Etat.

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Le Musée régional du moudjahid de Tizi-Ouzou, en collaboration avec la Fondation Amirat, a organisé vendredi une journée commémorative en hommage au défunt moudjahid Slimane Amirat (1929-1992) en présence de nombreux compagnons d’armes et moudjahidine du bureau de l’ONM de Tizi-Ouzou, de la Fédération FLN de France, des différentes associations des enfants de chouhada de la wilaya, ainsi que des membres de sa famille, dont sa veuve, Zoubida Amirat.

Ces derniers ont été nombreux à témoigner de la bravoure et de l’engagement révolutionnaire de l’homme qui a dit un jour : «Si j’avais à choisir entre la démocratie et l’Algérie, je choisirais l’Algérie» Une phrase passée dans la postérité, car prononcée durant les moments les plus sombres de l’histoire récente de l’Algérie. Le moudjahid Makhlouf Toukal, un ancien condamné, n’a pas lésiné sur les superlatifs pour parler de Slimane Amirat. « Un héros, un grand homme, juste, humain qui aime son pays et qui a le sens du sacrifice. » Sa veuve parlera de l’envergure révolutionnaire de celui qui fut le compagnon d’une vie et dont on apprendra qu’il a des liens de parenté avec le grand résistant populaire El Mokrani. Des éléments sur la vie politique postindépendance du défunt ont été aussi évoqués, notamment son rôle et son action d’opposant politique au régime de Boumediene qu’il avait joué au côté de Krim Belkacem, sa protestation après la détention du leader du FFS, Hocine Aït Ahmed, suite aux événements de 1963. Djillali Leghima, moudjahid et cadre de la Fédération de France du FLN, parlera de son long compagnonnage. Il témoignera des vicissitudes politiques rencontrées par Slimane Amirat, qui avait connu une détention secrète pendant six mois pour sédition et complot vers la fin des années 1960, raisons pour lesquelles il a été condamné à mort par le régime de l’époque. L’homme qui avait relancé le MDRA, cadre politique créé en compagnie de Krim Belkacem, se distinguera durant les années 1990, suite à l’ouverture politique d’alors, par ses prises de position et son intransigeance sur les principes nationalistes. Tout le monde a en mémoire les circonstances tragiques dans lesquelles il trouvera la mort. C’était lors de l’assassinat de Boudiaf en 1992. Le cœur de Slimane Amirat lâchera alors qu’il était devant le cercueil de Mohamed Boudiaf qui venait d’être victime d’un attentat non encore élucidé jusqu’à présent.

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Les consultations concernant la révision constitutionnelle annoncée par le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, le 7 mai dernier, lors du premier Conseil des ministres suivant sa réélection à la tête de l’Etat, le 17 avril 2014, ont commencé hier au palais d’El Mouradia sous la direction du ministre d’Etat, chef de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia.

Annonçant dans un communiqué récent la réception du 1er au 5 juin en cours de huit partis politiques, neuf personnalités nationales, le président du groupe du tiers présidentiel au Sénat et deux organisations nationales, le représentant de la présidence de la République a entamé les consultations dans la matinée d’hier en recevant le président du Conseil national économique et social (Cnes), Mohamed Seghir Babès. Ce dernier a suggéré, lors de sa rencontre avec M. Ouyahia, de constitutionnaliser le Cnes, «à l’instar des autres pays à travers le monde», a-t-il informé la presse à l’issue de cette rencontre. Il a également souligné que les discussions avec la présidence de la République ont tourné autour de plusieurs axes, notamment le travail de la commission d’experts qui a élaboré la première mouture de cette révision de la Loi fondamentale, les libertés individuelles et collectives et la nécessité de promouvoir la société civile et le renforcement de la démocratie participative. Le patron du Cnes a indiqué que la promotion de la société civile et la consécration de la démocratie participative sont des questions « extrêmement importantes » qui doivent trouver les conditions de leur juste projection dans le nouveau texte constitutionnel. De son côté, Cheikh Bouamrane, président du Haut Conseil islamique (HCI), reçu hier par Ahmed Ouyahia juste après le président du Cnes, a déclaré à la presse que lors de la rencontre avec le ministre d’Etat chargé de mener les consultations pour la révision du texte constitutionnel, ils ont abordé « plusieurs questions d’actualité qui intéressent tous les citoyens algériens». «L’unité du peuple ainsi que l’enseignement et la formation sont essentiels pour le développement de l’Algérie», a souligné M. Bouamrane. Les propositions du représentant de l’instance religieuse étaient dans ce sens, a-t-il expliqué, mettant l’accent sur le rôle de la presse et de la justice dans la société. Pour aujourd’hui, Abdelaziz Belaïd, président du Front El Moustakbel et candidat malheureux au dernier scrutin présidentiel, sera au siège de la Présidence à partir de 14h30, selon un communiqué publié à la fin de la réunion de la direction du Front samedi dernier. Au menu, également, les deux syndicats des journalistes, en l’occurrence la Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA), affiliée à l’UGTA et représentée par la SG par intérim, Faouzia Ababsa, et le Syndicat national des journalistes (SNJ), représenté, quant à lui, par Kamal Amarni, secrétaire général par intérim de ce même syndicat.

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Un peu moins d’une semaine après l’apparition de foyers de pseudo-peste aviaire, ou syndrome de Newcastle, dans le Centre et l’Est du pays, précisément à Bordj Bou Arréridj, Sétif et Batna, un travail conjoint de surveillance et d’action est mené par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Il est à la fois assuré par les directions des services agricoles (DSA) et le département de protection de la Direction générale des forêts (pour surveiller l’avifaune). Pour l’heure, seuls les poulets d’élevage sont contaminés. Aux dernières nouvelles, la wilaya de Tébessa a recensé à son tour des foyers de la maladie. Joint par téléphone, le sous-directeur de la pharmacie vétérinaire de ce département, M. Abbas, nous a confirmé l’information. «A ce jour, ce sont quelques élevages de quatre wilayas qui ont été identifiés», nous dira-t-il. Selon la même source, la souche virale a été identifiée et le virus est de souche mésogène, donc à moyenne propagation. «A Batna, il a été identifié un foyer à l’Onab et dans quatre petits élevages (3 900 sujets). A Tébessa, des cas ont été dénombrés dans deux petits élevages. Et à Sétif, il a été relevé deux foyers à l’Onab. » Selon le docteur Abbas, même si le bilan des pertes est pour l’heure non exhaustif, reste qu’à l’identification de la souche, on s’attend à des pertes « à hauteur de 60 à 70% des élevages ». La même source nous a, par ailleurs, confirmé le tassement de la propagation de la maladie. Selon les premiers éléments de l’enquête établie par le ministère de tutelle, la cause de l’apparition de ces foyers est due «aux élevages informels ». Selon Abdelkader Khider, ancien éleveur de poulet recyclé en éleveur de dinde, l’élevage informel « se fait dans des garages, et non dans des bâtiments adaptés. Il échappe ainsi aux contrôles sanitaires. Ce sont dans leur majorité des élevages de familles qui se font dans des espaces non conformes aux règles d’élevage et donc sans aucune barrière sanitaire ». Ce même éleveur nous dira aussi qu’ils ne procèdent pas à la vaccination de leur élevage. Un fait confirmé par le docteur Abbas. Toujours est-il que pour endiguer la propagation de la maladie, un plan Orsec a été dégagé par le département de l’agriculture. Outre l’incinération des carcasses atteintes et leur enfouissement avec de la chaux, des zones d’exclusion ont été délimitées dans les élevages atteints. A cela, le département de M. Nouri a procédé à la vaccination de tout l’élevage national avec des doses de vaccin disponibles. « S’agissant des espèces non atteintes dans les foyers infectés, elles seront mises sous observation. »

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L’entreprise Soska, spécialisée dans les équipements pour les secteurs des travaux publics et de la construction, a connu une progression vertigineuse ces dernières années. Elle veut aller encore plus loin à travers une toute nouvelle marque dont elle vient d’obtenir l’exclusivité sur le marché algérien.

Reporters : Quel est le champ d’action de l’entreprise Soska ? Azaoun Mohamed Ameziane : Soska est une entreprise de droit algérien créée en 2006 à Alger. Elle propose une gamme variée d’engins et d’équipements destinés aux secteurs de la construction et des travaux publics. Elle représente de grandes marques connues à l’échelle mondiale. Il s’agit de la marque Putzmeister pour les pompes à béton stationnaires et mobiles, de Frumecar pour les centrales à béton, mais également d’Intrame et de Dieci. Nous sommes leaders sur le marché algérien avec les trois premières marques pour une part de marché variant entre 30 et 35%, à travers essentiellement les pompes à béton mobiles, les pompes à béton stationnaires et les centrales à béton. Dernièrement, nous avons complété notre gamme de produits grâce à un contrat d’exclusivité, pour l’Algérie, avec la marque sud-coréenne Doosan. Cette société est actuellement classée cinquième à l’échelle mondiale dans le domaine des équipements de travaux publics et vise, dans un avenir proche, à occuper la troisième position au niveau international. Même si je ne peux pas communiquer autour de notre chiffre d’affaires, je peux vous assurer qu’il a connu une progression de 200% entre les années 2006 et 2012. Nous voulons aller encore plus loin en proposant des équipements Doosan à nos clients. A travers cette nouvelle marque, nous avons, en fait, complété notre gamme de machines destinées aux différents intervenants des secteurs de la construction et des travaux publics.

Comment expliquez-vous cette progression de 200% ? Cette progression s’explique, en réalité, par le dynamisme de notre équipe et de l’implication de nos cadres dans le développement de l’entreprise. Notre entreprise donne les moyens qu’il faut à ses employés et se fixe régulièrement de nouveaux challenges. Cela nous a permis d’avancer très rapidement.

Quelles sont les priorités de l’entreprise Soska dans l’immédiat ? Notre priorité actuelle est de développer notre offre sur la nouvelle marque que nous représentons depuis peu en Algérie. Comme je l’ai précisé, Doosan propose des équipements de travaux publics de qualité et nous souhaitons axer nos efforts sur cette marque. Pour information, le marché des travaux publics consomme approximativement 2 000 machines par an. Il y a donc du potentiel dans ce marché. D’autre part, les machines Doosan sont parmi les meilleures au niveau mondial.

Comment se porte le marché des travaux publics et de la construction en ce moment ? Le marché se porte très bien. Je pense qu’il restera longtemps un marché porteur. J’attire votre attention sur le fait qu’entre les années 2003 et 2009, le secteur du bâtiment et des travaux publics a connu une progression à peu près comparable à celle qu’a connue le marché européen en 20, voire en 30 ans. Le plan quinquennal précédent a été, je dois le dire, pour beaucoup dans cette progression. A mon avis, le secteur ne connaîtra pas une progression annuelle de 17 à 20% comme les années précédentes, mais il continuera, quand même, à progresser. Personnellement, je lui prédis un taux de progression annuelle de 5 à 10% pour les années à venir.

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Comment le personnage se construit ? Comment il devient un héros ? Voilà ce qui intéresse en premier Jacques Audiard quand il décide de réaliser un film. Ou du moins en ce qui concerne les personnages de son adaptation de la nouvelle de l’écrivain Craig Davidson, De rouille et d’os, projetée samedi soir à la Cinémathèque algérienne - Musée du cinéma.

On l’attendait en début de séance, il est arrivé juste avant la fin de la projection. A l’aise dans ses chaussures, en terrain conquis, Jacques Audiard s’est emparé du micro. Il a beaucoup parlé. Il s’est raconté, lui et sa vision de son cinéma. Le public a écouté attentivement. Presque religieusement. Des rires et des interrogations. Beaucoup. Audiard a bonne audience en Algérie. Des cinéphiles qui ont d’abord craqué pour ses films. Un prophète sorti en 2009. Tout le monde l’a vu. Tout le monde l’en a félicité. Jacques Audiard était ravi. C’était palpable. Alors, il s’est laissé aller. A des confidences, peut-être ou pas. Il est rodé aux interviewes, aux plateaux de télévision. Il sait communiquer, comme il sait réaliser ses films. Il a été plusieurs fois sacré personnalité préférée des Français. Il a réussi à se démarquer du poids de l’héritage infligé par son père Michel. Il a réussi à se faire à un prénom. Pas facile ! Jacques a choisi de venir à Alger avec un mélodrame. Sans morale ! Ce qu’il fait de mieux, il l’a avoueé. « J’aurais tendance, à partir de personnages stéréotypés, à verser dans le mal. Des personnalités assez frustres, assez grossièrement dessinées dans le mal. Des personnes assez peu morales ! » Tout un mouvement dramaturgique. Jacques Audiard a répondu aux questions. Du plus petit au plus grand détail. Il est revenu sur l’historique du film. Son choix pour l’adaptation de la nouvelle de l’auteur anglo-canadien dont il a gardé même le titre. Une nouvelle ou deux, Jacques Audiard dit ne plus vraiment s’en souvenir. En fait, ce film est le produit de deux nouvelles qui se chevauchent et s’entrechoquent. Et puis une troisième qui navigue en dessous. Cette dernière est en fait la partie consacrée aux rapports aux animaux. Il confie que « dans les nouvelles de Craig Davidson, le personnage du Marine Land est masculin. Tout le travail pour nous a été d’en faire un personnage féminin. C’était assez amusant à construire. Ce qui m’intéressait était de faire un mélodrame sur fond de crise économique et sociale. Dans beaucoup de films américains de la grande époque de la comédie américaine, vous verrez à quel point la crise est inscrite sous forme d’images très subtiles, mais très évidentes ». A la question de l’héritage, le réalisateur s’est interrogé sur la façon avec laquelle nous avons géré ce qui nous a été légué par nos pères. Comment vivre dedans ? Que faire de ce monde sauvage ? Comment l’accepter ? Est-ce qu’il est totalement opaque ? Existentiel ! Jacques Audiard est revenu par la suite sur les détails d’effets spéciaux. Une véritable révolution, Audiard n’y a pas vraiment compris grand-chose. Il s’est contenté du résultat. « Marion Cotillard a porté des bas verts tout au long des scènes où l’on devait voir ses jambes amputées. A la fin du tournage, une équipe mettait en marche une caméra sphérique. Elle faisait des plans à 360° du plateau. Il y a 10 ou 15 ans, je n’aurais pas imaginé faire un film avec ça. Ce qui serait intéressant en fin de compte serait de faire un film sur le cinéma à travers les effets spéciaux. Ça partirait de l’époque de Forest Gump ou avant ! » Jacques Audiard a ensuite enchaîné avec toutes les symboliques des séquences de son film. Il s’est prêté volontiers à toutes les remarques. Il a même accepté de participer ou de réaliser un film sur la guerre d’Algérie. Mais le plus étonnant encore, c’est le fait qu’il révèle qu’il avait horreur de travailler sur les rushes de ses films. Qu’il préférait et faisait complètement confiance à sa monteuse de toujours, Juliette Welfling. Il a conclu, par ailleurs, son intervention en rendant hommage à sa collaboratrice. « Je ne travaille qu’avec elle. Elle est extrêmement talentueuse. Quand je tourne, elle commence à monter. Je veux que le premier montage ne fasse pas plus de dix minutes. Elle fait de grands choix auxquels je vais m’y faire ou pas, et on discute. »

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Le jeune Bouhanoun (16 ans) a décroché l’or au saut en hauteur et a arraché dans le même temps le billet qualificatif pour les Jeux mondiaux de la jeunesse, prouvant toute l’étendue de son talent.

L’athlète algérien Hichem Bouhanoun a décroché la seule médaille d’or algérienne lors de la dernière journée de compétition des Jeux africains de la jeunesse, en remportant le concours du saut en hauteur disputé samedi matin à Gaborone. Après avoir fait l’impasse sur les premières barres, Bouhanoun (16 ans), dont c’est la première participation à une compétition internationale, a été le seul athlète à franchir les deux mètres. Avec un saut de 2,02 m, l’Algérien a devancé sur le podium l’Ethiopien Gndgnra Gemechetermiru (1,99 m) et le Namibien Ujaha Vizamuje (1,99 m). «C’était un concours serré et tactique, je suis content d’avoir décroché la médaille d’or pour ma première participation aux Jeux. Maintenant, il reste les Jeux de Nanjing, où j’espère faire une grande performance», a déclaré Bouhanoun. Deux autres athlètes algériens se sont également distingués lors de cette ultime journée de compétition en remportant l’argent : Loubna Bensi-Ali au triple saut avec 15,42 m et Amine Bouanani au 110 m haies. Sur les dix-neuf athlètes algériens engagés dans les épreuves d’athlétisme, dix ont décroché leurs billets pour les jeux Olympiques de la jeunesse prévus fin août à Nanjing, en Chine. Le directeur des jeunes talents à la Fédération algérienne d’athlétisme, Rachid Makes, s’est dit satisfait des résultats obtenus par les athlètes algériens aux Jeux de Gaborone. « Nous avons visé la qualification de 10 athlètes aux JOJ-2014 et nous avons réalisé notre objectif. J’estime que c’est un bilan positif pour nos athlètes qui ont signé de belles performances en réalisant notamment la meilleure performance mondiale en longueur », a déclaré M. Makes. « Je tiens à féliciter mes athlètes qui ont évolué dans des conditions difficiles et ont réussi à rivaliser avec des adversaires de niveau mondial », a-t-il ajouté, soulignant que ces Jeux ont révélé une nette domination des athlètes éthiopiens qui se sont illustrés aussi bien dans les épreuves de demi-fond que dans les épreuves techniques. Aux JAJ-2014, les épreuves d’athlétisme ont vu l’Algérie remporter un total de 8 médailles, dont 3 en or, 4 en argent et 1 en bronze.

L’Algérie termine quatrième L’Egypte a terminé à la première place du tableau des médailles des 2e jeux Africains de la jeunesse à Gaborone (22-31 mai), en remportant un total de 92 médailles, dont 45 en or, suivie de l’Afrique du Sud (96 médailles/41 or) et du Nigeria (42 médailles/19 or). De son côté, l’Algérie a échoué au pied du podium (4e) avec 48 médailles (15 or, 22 argent, 11 bronze), tandis que le Botswana, pays organisateur, a pris la 8e place avec 33 médailles, dont 7 en or.
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Avec des réserves de 12 milliards de barils de pétrole et de 4 000 milliards de mètres cubes de gaz, «l’Algérie ne serait pas en mesure de maintenir ses volumes d’exportation actuels à l’horizon 2030». Telle a été l’alerte donnée hier par le Premier ministre. En réponse, il indique que son gouvernement mise désormais sur le gaz de schiste. Il a indiqué que son gouvernement mise désormais sur le gaz de schiste. Explication.  

Devant les députés, hier, engagé dans une opération «marketing» pour présenter le programme de son gouvernement, M. Sellal a bien précisé les choses : «Nous avons adopté un nouveau texte sur le gaz de schiste et nous devons expliquer à nos citoyennes et citoyens qu'on ne peut se dérober à son exploitation à long terme», non sans préciser que son exploitation «n'est pas pour aujourd'hui». A ce propos, un programme de 11 forages de gaz de schiste a été approuvé dernièrement par le Conseil des ministres, mais aucune extraction n’y sera opérée. Cette opération vise seulement à évaluer le potentiel schisteux en Algérie, d’autant plus que dans les cinq prochaines années, le secteur de l'énergie va entamer une phase préparatoire de l'exploitation à long terme du gaz de schiste par des forages pilotes, en plus d’un programme de formation et de mise à niveau technologique aux meilleurs procédés de la production du gaz du schiste au bénéfice des cadres de la Sonatrach. La décision du gouvernement de se diriger vers l’exploitation des gaz de schiste est défendue par le Premier ministre d’abord en termes de «sécurité énergétique», dans la mesure où le pays sera dans l’obligation de consacrer une partie des hydrocarbures qu’il exporte à la consommation intérieure. Se voulant transparent, M. Sellal a révélé qu'avec des réserves de 12 milliards de barils de pétrole et de 4 000 milliards de mètres cubes de gaz, «l'Algérie ne serait pas en mesure de maintenir ses volumes d'exportation actuels à l'horizon 2030». «D'où la nécessité d'intensifier les efforts d'exploration et de développement en mettant en production de nouveaux gisements de pétrole et de gaz pour renouer avec la croissance en matière de production qui a baissé l'année dernière», reconnaît-il. Et de dire franchement que «si les réserves restent en 2030 à leur niveau actuel, nous n'allons couvrir que la demande nationale, il en restera très peu pour l'exportation». Une vision rude mais juste de l’avenir des hydrocarbures dans notre pays et pour son système économique. Mais qui devait être dite au nom de la logique géologique et de celle des énergies conventionnelles non renouvelables. La durée de vie des gisements actuels de l’Algérie, il fallait le dire et conforter la thèse des experts, est limitée au point de mettre en péril, si on n’y pense pas maintenant, nos équilibres économiques et les recettes que nous tirons des exportations de pétrole et de gaz vers l’étranger. En 2030, a-t-il indiqué, et si les réserves conventionnelles restent en l’état, il n’y aura pas de marge suffisante pour le pays pour exporter ses hydrocarbures. Il reste que le Premier ministre, même si son argument pro-schiste tient la route au point de vue de la logique économique, n’a pas cru nécessaire d’insister sur le passage obligatoire vers une consommation domestique rationnelle et sur la lutte contre le gaspillage actuel des ressources : un point que les experts présentent comme important sinon vital pour la préservation du patrimoine pétrolier et gazier. Revenant sur l'impact environnemental de cette exploitation, le chef de l'Exécutif a tenu d'emblée à préciser que son gouvernement, conscient des dangers de cette opération, ne nie pas les aspects négatifs de cette exploitation. «Nous allons prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger nos ressources hydriques. Nous n'allons pas prendre le risque de porter atteinte à l'environnement», a-t-il promis.

Publié dans théma archives
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