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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 29 juin 2014

Sept millions de personnes décèdent chaque année dans le monde à cause des pollutions qui affectent les villes, surtout la pollution de l’air.

L’Assemblée environnementale des Nations unies (Anue), qui s’est tenue les 26 et 27 juin à Nairobi (Kenya) en présence de 1 200 participants, a inscrit la qualité de l’air à l’échelle mondiale parmi ses premières préoccupations. Les gouvernements sont appelés à donner la priorité à la réduction des pollutions dans les villes du monde afin d’aider à réduire le nombre de décès. Le Directeur exécutif du Programme des nations unies pour l’environnement (Pnue), Achim Steiner, a déclaré lors d’une conférence de presse à Nairobi que le Pnue a également reçu le mandat de trouver des moyens pour éradiquer plus de 100 000 substances chimiques qui ont eu un impact négatif sur l’environnement et la santé dans le monde. Les atteintes à l’environnement ont été traitées en même temps que la lutte contre la pauvreté, les deux questions étant considérées comme liées et exigeant une approche commune. « L’inégalité, la pauvreté et l’environnement sont liés et nécessitent une approche inhabituelle de l’entreprise pour la réussite des objectifs », a souligné l’Administratrice du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Hellen Clark. Pour sa part, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a saisi cette occasion pour annoncer qu’un nouvel agenda de développement durable universel sera lancé l’année prochaine, après l’expiration des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en 2015. « L’air, l’eau et le sol sont sous la pression des activités humaines et ce sera le mandat principal de la nouvelle Assemblée de l’ONU sur l’environnement », a-t-il indiqué. M. Ban a exhorté les dirigeants du monde à favoriser le développement durable pour le bien de la planète, ajoutant que la communauté internationale a besoin d’agir de manière définitive pour modifier les relations entre l’humanité et l’environnement. Une délégation algérienne conduite par Dalila Boudjemaâ, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, a pris part aux travaux de la réunion ministérielle de la première session de l’Anue. Tous les 193 Etats membres de l’ONU, les Etats observateurs et les principales parties prenantes sont représentés au sein de cette instance nouvellement créée en application de mesures décidées au Sommet Rio+20 qui s’est tenu au Brésil en juin 2012 et qui visent à renforcer le rôle du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Le segment ministériel de haut niveau auquel a pris part Dalila Boudjemaâ a porté sur les objectifs de développement durable, le programme de développement pour l’après-2015, les modes de consommation et de production durables, la gouvernance internationale de l’environnement ainsi que la coordination et la coopération au sein du système des Nations unies dans le domaine de l’environnement. Par ailleurs, un dialogue ministériel a été consacré au « commerce illicite de la faune et de la flore sauvages ». L’Anue est maintenant le principal organe directeur du Pnue et a le mandat de prendre des décisions stratégiques, apporter des orientations politiques au travail du Pnue et promouvoir une forte interface de science politique. Comme l’a souligné le Secrétaire général des Nations Unies, il faut espérer que l’Anue constitue une voix forte pour l’environnement dans son conflit avec les intérêts économiques qui continuent de peser sur les choix des gouvernements.

Publié dans Environnement

Aucune date officielle n’a été communiquée, mais le gouvernement du Mali prépare les pourparlers à venir avec les groupes touareg du Nord à la mi-juillet à Alger, en aboutissement du cessez-le-feu signé dans la capitale le 10 juin dernier par les mouvements armés de l’Azawad.

Sauf changement de calendrier, cette nouvelle rencontre, sous l’égide de l’Algérie, devrait mettre à la même table le gouvernement malien et les trois groupes armés touareg signataires de l’accord de cessez-le-feu. Dans une déclaration rapportée par la presse faite en marge de la tenue, à Malabo, du Sommet de l’Union africaine, qui a clôturé ses travaux vendredi dernier, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, qui avait salué dans nos colonnes le rôle clé de l’Algérie, a estimé qu’« après les déclarations et les plateformes signées par les groupes armés qui reconnaissent l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali, nous pensons qu’aujourd’hui les conditions sont réunies pour que s’engagent des pourparlers directs avec ces groupes sur la facilitation algérienne et puis l’implication des principaux acteurs de la région ». Il considère qu’« il appartient maintenant à la facilitation algérienne de dessiner les contours de cette rencontre ». «Pour notre part en tant que représentant du gouvernement [du Mali], nous sommes disposés à répondre à l’invitation algérienne du mois de juillet pour engager cette discussion ». Un rendez-vous qui a été par ailleurs confirmé par le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra. D’autre part, c’est aujourd’hui que prend fin l’ultimatum lancé par les signataires de la Déclaration d’Alger, le 9 juin dernier, le Mouvement de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) appelant «toute personne et tous les groupes armés hors processus [politique] qu’ils ont la liberté de choisir, jusqu’au 29 juin, le ralliement à l’un des trois mouvements officiels de l’Azawad : le MNLA, le HCUA ou le MAA», non sans avertir que «toute personne et groupe armé qui n’auront pas fait leur choix à cette date seront responsables de toute décision qui sera prise à leur encontre». Pour les signataires de cet appel, « la présente déclaration des mouvements de l’Azawad est un gage de la volonté d’asseoir une sécurité réelle pour les Azawadiens ». Ils considèrent, au vu de la situation sécuritaire sur le territoire de l’Azawad, que «la circulation anarchique des armes et une multiplication des groupes armés», à leur tête le Mujao, ont persuadé les mouvements «officiels» de l’Azawad à trier parmi les groupes armés de l’Azawad et de l’extérieur, qui sont hors processus. Or, au même moment, le Mouvement national de libération de l’Azawad a informé dans un communiqué publié hier l’opinion nationale de l’Azawad et l’opinion internationale que dans la journée du vendredi 27 juin 2014, l’armée malienne a procédé à des arrestations arbitraires contre des civils azawadiens lors d’une foire locale dans le village de Sifo dans la région de Tombouctou. «Tôt dans la matinée de ce vendredi, cinq personnes ont été arrêtées ; le MNLA condamne par la dernière rigueur ces arrestations arbitraires et exige la libération immédiate de ces paisibles citoyens azawadiens», écrit-il dans sa déclaration. «Le Mouvement national de libération de l’Azawad prend à témoin la communauté internationale et tout particulièrement la MINUSMA du risque de dérapage qui pourrait naître de tels agissements irresponsables et demande que de tels actes ne se reproduisent plus au risque de compromettre le fragile cessez-le-feu en vigueur». Cette sortie inattendue du MNLA, l’un des principaux mouvements touaregs, pourrait compliquer la donne, alors qu’Alger s’apprête à accueillir cette importante rencontre pour l’avenir du Mali. Précédemment, le même mouvement avait exhorté à la création d’une commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les événements survenus à Kidal depuis le 17 mai dernier, revenant sur l’un des points consignés dans l’accord de cessez-le-feu prévoyant « la mise en place d’une commission d’enquête internationale sur les événements survenus, en commençant par Kidal»  et qui, jusqu’à cette date, n’a pas été mise en place. Le mouvement réitère son appel qu’il adresse à la communauté internationale, en particulier la MINUSMA, l’Union africaine et l’Union européenne, à prendre en urgence les dispositions nécessaires à la mise en place d’une telle commission, « conformément à l’accord préliminaire ».

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L’APC d’Oran traverse sa plus grave crise depuis son installation au lendemain des élections locales. En effet, les élus, toutes tendances confondues, sont en fronde contre le P/APC, Norreddine Boukhatem, élu FLN. Et cette fois-ci, ils ne le cachent pas. Au courant de la semaine dernière, les trente-cinq élus ont boycotté deux réunions avec le P/APC, dont une qui devait être consacrée à la discussion et à l’adoption du budget supplémentaire. Signalons que parmi ceux qui ont boycotté la réunion, les six vice-présidents de l’APC. Jeudi dernier, les élus ont tenu une assemblée générale où ils ont décidé à l’unanimité d’arrêter toute forme de collaboration avec l’édile de la ville jusqu’à sa destitution. Un exposé des motifs et une pétition portant la signature de tous les élus ont été adressés au wali et au ministère de l’Intérieur. Ils attendent la réponse de ces institutions. Parmi les griefs retenus contre le maire, on indique la situation de blocage des projets de la ville. Nos interlocuteurs nous signalent que le maire disparaît à chaque fois que sa présence est nécessaire, notamment quand il s’agit de signer des documents. Son absence, le plus souvent volontaire, se traduit par le blocage des affaires au niveau de l’administration locale et partant de tout le territoire de la commune. Dans ce cadre, on nous affirme qu’il y a quatre mois, le taux de consommation du budget initial de la commune, se chiffrant à plusieurs centaines de milliards de centimes, n’a pas dépassé les 2%. D’ailleurs, on estime que dans le meilleur des cas, ce taux ne dépassera pas les 20%. Par ailleurs, on nous indique qu’entre le P/APC et l’actuel wali d’Oran, les relations ne sont pas au beau fixe. La désertion du terrain par le maire et sa présence remarquée quand il s’agit de visites de personnalités nationales ou étrangères irritent plus d’un, notamment le wali. La dernière absence du P/APC et qui a soulevé des interrogations au niveau de la presse locale a coïncidé avec la chute d’un mur d’une maison qui s’est soldée par le décès de quatre personnes d’une même famille. C’était le 10 juin dernier. Or, le maire, contrairement à d’autres responsables de la ville, s’est illustré par son absence. D’ailleurs, ce sinistre a été suivi par deux jours d’émeutes et a précipité l’opération de relogement des habitants occupant des maisons menaçant ruine. Opération menée, certes, par les services de la commune, mais sous la supervision du wali et de son staff. Eu égard à ces démêlés, certains n’hésitent pas à avancer que les jours du maire à la tête de l’APC d’Oran sont comptés. D’autant que l’APC n’a jusqu’ici rien prévu comme animation musicale et de détente durant le mois de ramadan et la saison estivale. Donc, les jours à venir sont en mesure d’affirmer ou d’infirmer ces pronostics.

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Rendant publiques les propositions de Tajamou Amal El Jazair (TAJ) dans le cadre des consultations autour de la future Constitution, Amar Ghoul a indiqué que sa formation a plaidé pour l’officialisation de tamazight comme langue officielle.

« Tamazight doit être inscrite comme langue officielle à côté de l’arabe », a indiqué M. Ghoul, en ajoutant que ce plaidoyer pour tamazight vise d’abord « à rendre justice à cette langue et culture », et ensuite « à la mettre à l’abri des manipulations ». « Ces manipulations, a-t-il expliqué, sont un danger pour l’unité du pays », de ce fait, « il faut y faire face avec la promotion de cette langue », insiste-t-il. M. Ghoul a assuré que son parti a formulé plus de 65 propositions, dont 54 nouveaux articles à introduire dans la Constitution. « Nous avons travaillé avec des spécialistes de divers horizons », a-t-il informé, en insistant sur « le principe de la liberté dans toutes les propositions ». TAJ a souligné, dans un document remis à la presse, qu’il est nécessaire de revenir à la notion de chef du gouvernement. « Il faut remplacer le poste du Premier ministre, qui n’est autre qu’un coordinateur de l’action gouvernementale, par celui du chef du gouvernement », a indiqué son président. Il a appelé aussi à l’élargissement des prérogatives du chef du gouvernement qui doit être issu de la majorité parlementaire. « Le chef du gouvernement doit être comptable de son action et de celle de l’Exécutif devant le Parlement et le chef de l’Etat », a encore précisé Amar Ghoul, pour qui les ministres doivent être nommés sur proposition du chef de l’Exécutif. Par ailleurs, le chef de TAJ a ajouté que lors de sa rencontre la fin de la semaine passée avec Ahmed Ouyahia, les deux hommes ont évoqué le régime semi-présidentiel ouvert comme « modèle de gouvernance pour le pays ». Par ailleurs, le document de TAJ a évoqué la séparation des pouvoirs. « Il faut promouvoir cette séparation d’une manière effective » pour « assurer et maintenir les équilibres et la complémentarité entre les institutions », a expliqué Amar Ghoul, en indiquant que TAJ appelle à « la constitutionnalisation du respect des libertés collectives et individuelles ». Sur un autre volet, le chef de TAJ a indiqué que parmi les propositions de son parti, la création de hauts conseils auprès du chef de l’Etat. Ces hauts conseils auront la charge de plusieurs questions, comme la diaspora, la femme, l’enfance, les handicapés, l’information et la culture. Interrogé sur le dossier du parti dissous, le FIS, Amar Ghoul a indiqué que la réconciliation nationale, qu’il propose lui aussi de constitutionnaliser, servira aussi de repère pour « rendre justice à toutes les victimes ». Amar Ghoul a ajouté, dans ce contexte, que le consensus dégagé pour cette nouvelle constitution « réglera tout ce passif » et projettera le pays dans l’avenir. A propos de la Conférence nationale du consensus qu’il prévoit d’organiser, Amar Ghoul n’exclut pas la participation de l’opposition. De ce fait, il a indiqué que « toutes les sensibilités y seront représentées », mais tout en affirmant son opposition à l’idée de transition. « La transition est le mal que l’on ne souhaite à aucun pays musulman », car « elle ouvre la porte à tous les dérapages », a-t-il ajouté à l’endroit de la CNLTD. Concernant le mode d’élection qu’il propose pour l’amendement de la Constitution, Amar Ghoul prône un référendum populaire pour son adoption.

Publié dans Actualite archives

Le pays du Nil, aux prises avec la menace terroriste islamiste depuis la destitution du président Mohamed Morsi, a été une nouvelle fois secoué hier matin par une double explosion dans le quartier du 6-Octobre, dans la banlieue résidentielle huppée du Caire, causant la mort d’une adolescente.

Six, c’est le nombre d’attaques et attentats qu’a subi Le Caire, la capitale de l’Egypte, depuis le début de la semaine. La dernière en date a eu lieu hier en début de matinée, aux alentours de 9 heures du matin (heure locale) selon plusieurs sources sur place. Deux bombes ont explosé simultanément dans la banlieue résidentielle cairote chic et huppée du 6-Octobre. La bombe a été déclenchée par un signal à distance selon des sources sécuritaires. Celle-ci a coûté la vie à une jeune adolescente en plus de blesser une femme habitant le voisinage. Ahmed al-Ansari, un responsable de santé a confirmé qu’«une jeune fille de 18 ans a été tuée, et une femme a été blessée», alors que plusieurs témoins ont affirmé que l’explosion avait été violente, faisant trembler les fenêtres et les immeubles alentour. Cette énième attaque est le reflet de la profonde division qui règne actuellement au sein de la société égyptienne depuis la destitution de Mohamed Morsi, président islamiste issu des rangs de la confrérie des Frères musulmans. Ses soutiens continuent de déstabiliser le pays, alors que plusieurs groupes terroristes se sont introduits dans le pays, trouvant notamment refuge dans le large désert du Sinaï. Le nouvel homme fort de l’Egypte, son désormais président Abdel Fatah Al-Sissi, n’entend pour autant pas mettre un frein à la répression dont les islamistes font l’objet dans le pays du Nil. La semaine dernière, 183 proches des Frères musulmans ont été de nouveau condamnés à mort en seconde instance, parmi eux Mohammed Badie, guide spirituel de la confrérie. Lutte contre le terrorisme Le pouvoir égyptien qui a été reconquis par l’armée depuis un an entend mener une bataille acharnée contre l’islamisme dans le pays, qu’il considère comme une «menace terroriste» pour la région tout entière. Ainsi, après une visite à Alger pour s’entretenir avec le président Abdelaziz Bouteflika et développer une stratégie commune de lutte contre le terrorisme islamiste, Abdel Fatah Al-Sissi s’est rendu hier à Khartoum afin de rencontrer son homologue soudanais Omar El-Béchir pour former une alliance de lutte contre l’extrémisme islamiste. Cette visite intervient au lendemain du 23e sommet ordinaire de l’Union africaine (UA) qui a précisément tourné autour de ce sujet et qui a marqué le grand retour de l’Egypte dans cette organisation après un an d’exclusion pour cause de coup d’Etat. Au cours de cette session, Abdel Fatah Al-Sissi a ainsi déclaré que «l’Afrique est menacée par le terrorisme transfrontalier». Et d’ajouter : «Nous condamnons toute forme de terrorisme, il détruit les Etats, les populations et porte atteinte à la religion.» Une déclaration qui vise à contrecarrer les détracteurs du président égyptien qui l’accusent d’être un adversaire tous azimuts de l’islam. Ainsi, dans une réforme passée quelque peu inaperçue au regard des récents évènements, l’Egypte a décidé de transformer les cours d’éducation islamique prodigués jusqu’alors aux élèves égyptiens en cours de morale et d’éthique, une «désislamisation» de l’école qui reflète celle de la vie politique égyptienne.

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Alors que l’armée irakienne poursuit ses frappes sur la ville Tikrit, au nord du pays, des drones américains survolent la capitale irakienne Bagdad, alors que le Premier ministre, Nouri Al Maliki, avait pourtant garanti que Bagdad était en totale sécurité. Moscou, qui était restée discrète sur la crise irakienne jusqu’alors, a, pour sa part, confirmé qu’elle ne resterait pas inactive face à l’avancée des djihadistes en Irak et dans la région. Après plusieurs jours d’immobilisme de la part des autorités irakiennes, qui semblaient perdues quant à la réponse à donner à l’avancée fulgurante des troupes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans le nord du pays, essentiellement peuplé par des communautés sunnites, le gouvernement central à Bagdad est résolu à maintenir l’intégrité du pays et a ainsi initié depuis jeudi soir plusieurs opérations qui ont commencé dans la ville de Tikrit. Celles-ci se poursuivent aujourd’hui encore sans qu’aucun des deux belligérants prenne le dessus. Face à ces résultats mitigés de l’Irak dans sa lutte antiterroriste, la communauté internationale se mobilise et affirme sa volonté à éviter un éclatement du pays, mais aussi de l’ensemble de la région. Et pour cause, le projet immédiat de l’EIIL est d’établir un Etat islamique sunnite à cheval entre le nord de l’Irak et l’est de la Syrie où le groupe terroriste détient plusieurs territoires. Les Etats-Unis représentent probablement l’acteur le plus actif de la crise irakienne. En effet, John Kerry, chef de la diplomatie américaine, a été la première personnalité politique à se rendre à Bagdad en début de semaine dernière afin de s’entretenir avec le Premier ministre chiite, Nouri Al Maliki. Hier, plusieurs drones américains survolaient la capitale, Bagdad, alors même qu’une semaine plus tôt le président américain Barack Obama avait affirmé que les Américains n’entendaient pas intervenir en Irak. Un responsable militaire américain a cependant affirmé qu’il ne s’agissait que d’une « opération pour protéger les ressortissants et diplomates américains ». Une coïncidence bien opportune puisqu’Al Maliki, en personne, avait demandé à son partenaire américain de mener des raids aériens dans l’ensemble du pays pour déloger l’EIIL, en particulier dans le nord du pays.

Influence diplomatique Par ailleurs, ce survol américain - peu importe les motivations - montre que la capitale, Bagdad, n’est pas aussi sécurisée qu’elle n’y paraît, en dépit des nombreuses sorties médiatiques du Premier ministre irakien, qui tente de convaincre du contraire. Les Etats-Unis pourraient se servir de leur présence - certes limitée - afin de mettre davantage de pression sur le gouvernement irakien afin qu’il accélère ses tractations pour la mise en place d’un gouvernement d’union nationale qui inclurait des forces politiques sunnites, longtemps marginalisées par le pouvoir d’Al Maliki. Pour sa part, la Russie, qui s’est faite pour le moins discrète sur la question irakienne, a confirmé qu’elle n’entendait pas rester « les bras croisés ». Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Rybakov, a ainsi affirmé que « la Russie ne restera pas les bras croisés face aux tentatives des groupes de propager le terrorisme dans les pays de la région », à l’issue d’une conférence de presse après une rencontre avec le président syrien Bachar Al Assad. Une déclaration qui n’est pas surprenante puisque l’EIIL agit également activement en Syrie contre le régime de Damas, il est l’un des « groupes terroristes », comme aime à les appeler Al Assad, qui menacent, selon lui, la stabilité du pays.

Publié dans Monde

C’est le début des matchs couperets pour Pays-Bas-Mexique et Costa Rica-Grèce. Les Pays-Bas et le Costa-Rica sont favoris de l’épreuve de la « mort subite » pour la qualification aux quarts de finale du Mondial 2014 du Brésil.

Ainsi, Robben et Van Persie, les gâchettes de la « Furia Oranje », vont se mesurer à l’incroyable gardien Ochoa, aujourd’hui, à l’occasion de Pays-Bas - Mexique, en huitième de finale du Mondial-2014, tandis que le Costa Rica tentera de tenir ses promesses contre la Grèce. La Hollande, premier du groupe B lors de la phase des poules, tentera de confirmer sa bonne santé face au Mexique en l’emportant pour arracher le ticket pour les quarts de finale. Les coéquipiers de Roben sont donnés même favoris pour décrocher le trophée mondial. Les «Oranje» savent, néanmoins, que leur mission ne sera pas de tout repos face à cette formation du Mexique, deuxième du groupe B qui ne se laissera certainement pas faire et qui essayera de les surprendre. Battre les Pays-Bas serait probablement ressenti comme la fin d’une malédiction pour les Mexicains, qui peuvent égaler leur meilleur résultat en Coupe du monde (quarts en 1970 et 1986). Et même voir plus loin, car le vainqueur du match Pays-Bas - Mexique affrontera celui du duel des invités-surprises entre la Grèce et le Costa Rica. Toutefois, les poulains de Van Gaal entreront dans ce match avec un esprit de gagneurs pour rééditer l’exploit de la phase des poules et pourquoi pas refaire le coup de l’Espagne qu’ils avaient étrillée contre toute attente malgré le fait qu’il s’agissait du tenant du titre mondial acquis en 2010 en Afrique du Sud. Pour sa part, la sélection-surprise du premier tour, le Costa-Rica qui a sorti aussi l’une des plus prestigieuses sélections, à savoir l’Angleterre, tentera de continuer son aventure en venant à bout de la Grèce. Bien que certains pensent qu’elle est modeste, il s’agit d’une équipe capable tont de même de créer l’exploit. Les Costa Ricains ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin et souhaitent donc posser aux quarts de finale qu’ils n’ont jamais atteint auparavant. Pour sa part, la Grèce, qui avait créé la surprise en 2004 en remportant la Coupe d’Europe des Nations souhaite renouer donc avec le haut niveau en arrivant à décrocher son ticket de la qualification aux quarts. Elle devra se montrer très concentrée face à cette équipe du Costa-Rica qui ne se laisse généralement pas faire.

Publié dans Sports

Le 26 juin dernier, le P-DG de Renault Algérie Production (RAP) animait un point de presse à Oran. Bernard Sonilhac y déclarait notamment que les prototypes d’essai de la « Nouvelle Symbol », modèle qui sortira de l’usine d’Oued Tlelat dès novembre prochain, vont bientôt être testés en Roumanie. « Les premiers prototypes de voitures seront expédiés en Roumanie pour subir les essais techniques et de roulage », a précisé le patron de RAP.

«L’usine Renault de Roumanie, a-t-il expliqué, dispose de moyens et d’équipements permettant de mesurer les performances et le niveau de fiabilité de la nouvelle Symbol, fabriquée en Algérie ». « Ces essais, a-t-il souligné, sont essentiels et prévus dans le processus du lancement de l’industrie automobile suivant les standards internationaux ». Les prototypes de l’usine d’Oran seront testés en Roumanie, sur des circuits et des parcours de Renault, étalonnés de standards de référence. Les véhicules rouleront, de jour comme de nuit et dans des conditions climatiques et géographiques différentes, sur une distance totale de 40 000 km.  M. Sonilhac a assuré que la « Nouvelle Symbole Made in Algérie » est une version différente de celle fabriquée en Roumanie, car le véhicule fabriqué à Oran est haut de gamme. « Les options intégrées dans ce modèle produit à Oran délimiteront son prix. Celui-ci ne pourra pas être inférieur à celui du même modèle produit ailleurs et avec moins d’options et de confort », a-t-il indiqué à la suite d’une question posée sur le prix du véhicule à la sortie d’usine. En ce qui concerne la sous-traitance, un dossier suivi de près par les observateurs et les acteurs de la filière dans notre pays, le président du Directoire de la société de gestion des participations, Bachir Dehimi, a affirmé que le tissu de la sous-traitance autour de cet important investissement « est en développement progressif ». De son côté, le P-DG de la SNVI, Hamoud Tazerouti, dont l’entreprise détient 34% des actions de la RAP, a révélé qu’à l’avenir, l’usine d’Oued Tlelat produira d’autres modèles de la gamme Renault. Par ailleurs, quelque 200 ouvriers sont déjà recrutés au niveau de cette usine, en attendant le renforcement de ces effectifs par 50 autres ouvriers dans les prochaines semaines. Certains d’entre eux ont bénéficié de formation au niveau de l’usine Renault de Roumanie. Pour rappel, l’usine d’Oran produira, dans une première phase, 25 000 voitures par an, avant d’atteindre les 75 000 unités dans une seconde étape. Cette production est destinée, en premier lieu, à répondre aux besoins du marché local.
Publié dans Grand angle

Les conflits ne se résolvent pas uniquement par la force, ils peuvent simplement ne jamais voir le jour si les causes propices à leur survenu sont circonscrites. C’est là l’un des messages passés jeudi et vendredi derniers par Abdelmalek Sellal au Sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, à Malabo, en Guinée équatoriale. Le Premier ministre algérien insistait sur le développement économique et les vertus d’une politique évitant les crispations et les tensions dans un continent qui connaît de grands et «violents» bouleversements - jamais vus depuis l’ère de la décolonisation, il y a soixante ans. Il avait cependant à l’esprit – et il l’a dit - la nécessaire coopération africano-africaine contre les menaces en tous genres dont l’Afrique est devenue aujourd’hui le théâtre, souvent pour des raisons internes et en relation avec des modes de gouvernance à revoir. Mais aussi en raison de facteurs exogènes mettant en relation des acteurs locaux et étrangers au service de jeux et d’enjeux mondiaux de confrontations idéologique, politique, religieuse, enfin géopolitique… L’une des conséquences spectaculaires de cette réalité qu’on voit par ailleurs à nos portes est la percée de groupes armés, le plus souvent d’inspiration djihadiste et dont le danger pour la sécurité des pays et des Etats est proportionnel à leur fanatisme et à leur barbarie. Face à ces groupes, Alger accumule une expérience vieille de plus d’une vingtaine d’années et en direction desquels elle a développé - avec succès et échecs - une expertise de dissuasion et de répression aujourd’hui reconnue. Prêtant main forte à différents programmes et opérations antiterroristes dans ses carrés maghrébins et sahéliens, elle plaide aujourd’hui - ainsi que l’a dit M. Sellal - pour une politique mettant les acteurs africains face à leurs responsabilités et résoudre par eux-mêmes les questions et défis que leur posent l’insécurité et le terrorisme. Maillon faible Son appel est nécessaire. Il reste pour l’instant séduisant, car peu ou pas assez entendu. Les raisons ? Elles sont de nature politique et du domaine de ce non-dit à travers lequel on devine les querelles et les concurrences entre les Etats pour ne pas parler des problèmes de dissensions quand ils ne sont pas liés à des orientations où l’on privilégie davantage des agendas internationaux plutôt qu’africains. Mais elles sont aussi, avouons-le, de nature économique et militaire et relatives à l’incapacité de nombreux Etats membres à s’engager par exemple dans des processus de mise en place d’une force d’intervention capable – sans le chapeau de l’ONU ou d’autres - d’intercéder dans des conflits de grande ou de moyenne intensité. Ceci explique d’ailleurs pourquoi l’Union africaine (UA) de la Défense peine depuis des années à voir le jour, engluée dans des considérations financières et de rivalités complexes, mais parfois surréalistes. Pourtant, le projet de doter l’Afrique d’une architecture de défense n’est pas nouveau : lancé il y a plus de 10 ans, il ne s’est jamais concrétisé, même si l’Union africaine a annoncé qu’elle serait opérationnelle en 2015. Sa principale déclinaison, la Force africaine en attente (FAA), devrait être composée de cinq brigades - disposant de chacune son propre commandement - dites «sous-régionales», c’est-à-dire correspondant aux cinq blocs politico-économiques du continent que sont l’Afrique du Nord, de l’Ouest, centrale, australe et de l’Est. N’ayant pas vu le jour, l’UA a opté en mai 2013 pour une solution transitoire : mettre en place la capacité africaine de réponse immédiate aux crises (Caric), qui fonctionne sur la base du volontariat, tant en termes d’effectifs que de finances, mais non sans faire naître des réticences de certains Etats membres, peu enthousiastes à l’idée de dégager des ressources pour la sécurité de pays tiers. D’après un rapport de l’Institut d’études de sécurité (ISS) de Pretoria, en Afrique du Sud, entre 2008 et 2011, seulement 2% du budget d’environ 780 millions de dollars américains du Fonds pour la paix, relevant de l’UA, avaient été fournis par ses Etats membres. Temps nouveau Les temps changent, pourtant. Alors qu’il était impensable de voir des Etats africains préoccupés par l’idée de constituer un début de politique commune en matière de sécurité, cette idée «progresse» aujourd’hui selon le terme d’un diplomate algérien qui connaît bien les arcanes de l’UA. Face à la montée en puissance du péril djihadiste, nombre de dirigeants africains – et pas seulement depuis le dernier sommet de Malabo - prônent une plus grande coopération en matière de renseignement et une refonte des appareils sécuritaires inadaptés à ce type de menace. Ils sont encouragés par des pays clés comme l’Algérie et l’Egypte qui signe son grand retour dans l’Union et dont le nouveau président Abdel Fattah al-Sissi a jugé que l’Afrique est désormais « menacée par le terrorisme transfrontalier» et invité les dirigeants du continent à prendre la mesure de ce «fléau», qui «impose de renforcer la coopération sécuritaire » entre Etats. La gravité des situations dont les groupes djihadistes sont à l’origine imposent aux Etats membres de l’UA une nouvelle approche marquée par l’urgence de trouver des solutions à des menaces comme celles qui planent sur la bande sahélienne en raison de la présence de «filiales» locales d’Al Qaïda, au Nigéria et au Cameroun en raison des activités de Boko Haram, en Somalie où les shebabs n’en finissent pas de détruire ce pays. Enfin, en Libye, modèle de crise contre laquelle il est sans doute préférable, pour des raisons d’efficacité, de voir des Etats voisins déployer leurs atouts politiques et opérationnels. A ce propos, il est bon de savoir que le Premier ministre Sellal s’est entretenu avec le président tunisien Mohamed Moncef Marzouki. M. Sellal mettant l’accent sur la nécessité pour les pays riverains  d’intensifier leurs efforts avec Tripoli en coordination avec l’ONU, l’Europe et les Etats-Unis afin de parvenir à une solution à cette question, à condition que la « solution doit émaner de la volonté des Libyens ».

Par Racim Sbaa Le Premier ministre algérien insistait sur le développement économique et les vertus d’une politique évitant les crispations et les tensions dans un continent qui connaît de grands et «violents» bouleversements - jamais vus depuis l’ère de la décolonisation, il y a soixante ans. Il avait cependant à l’esprit – et il l’a dit - la nécessaire coopération africano-africaine contre les menaces en tous genres dont l’Afrique est devenue aujourd’hui le théâtre, souvent pour des raisons internes et en relation avec des modes de gouvernance à revoir. Mais aussi en raison de facteurs exogènes mettant en relation des acteurs locaux et étrangers au service de jeux et d’enjeux mondiaux de confrontations idéologique, politique, religieuse, enfin géopolitique… L’une des conséquences spectaculaires de cette réalité qu’on voit par ailleurs à nos portes est la percée de groupes armés, le plus souvent d’inspiration djihadiste et dont le danger pour la sécurité des pays et des Etats est proportionnel à leur fanatisme et à leur barbarie. Face à ces groupes, Alger accumule une expérience vieille de plus d’une vingtaine d’années et en direction desquels elle a développé - avec succès et échecs - une expertise de dissuasion et de répression aujourd’hui reconnue. Prêtant main forte à différents programmes et opérations antiterroristes dans ses carrés maghrébins et sahéliens, elle plaide aujourd’hui - ainsi que l’a dit M. Sellal - pour une politique mettant les acteurs africains face à leurs responsabilités et résoudre par eux-mêmes les questions et défis que leur posent l’insécurité et le terrorisme. Maillon faible Son appel est nécessaire. Il reste pour l’instant séduisant, car peu ou pas assez entendu. Les raisons ? Elles sont de nature politique et du domaine de ce non-dit à travers lequel on devine les querelles et les concurrences entre les Etats pour ne pas parler des problèmes de dissensions quand ils ne sont pas liés à des orientations où l’on privilégie davantage des agendas internationaux plutôt qu’africains. Mais elles sont aussi, avouons-le, de nature économique et militaire et relatives à l’incapacité de nombreux Etats membres à s’engager par exemple dans des processus de mise en place d’une force d’intervention capable – sans le chapeau de l’ONU ou d’autres - d’intercéder dans des conflits de grande ou de moyenne intensité. Ceci explique d’ailleurs pourquoi l’Union africaine (UA) de la Défense peine depuis des années à voir le jour, engluée dans des considérations financières et de rivalités complexes, mais parfois surréalistes. Pourtant, le projet de doter l’Afrique d’une architecture de défense n’est pas nouveau : lancé il y a plus de 10 ans, il ne s’est jamais concrétisé, même si l’Union africaine a annoncé qu’elle serait opérationnelle en 2015. Sa principale déclinaison, la Force africaine en attente (FAA), devrait être composée de cinq brigades - disposant de chacune son propre commandement - dites «sous-régionales», c’est-à-dire correspondant aux cinq blocs politico-économiques du continent que sont l’Afrique du Nord, de l’Ouest, centrale, australe et de l’Est. N’ayant pas vu le jour, l’UA a opté en mai 2013 pour une solution transitoire : mettre en place la capacité africaine de réponse immédiate aux crises (Caric), qui fonctionne sur la base du volontariat, tant en termes d’effectifs que de finances, mais non sans faire naître des réticences de certains Etats membres, peu enthousiastes à l’idée de dégager des ressources pour la sécurité de pays tiers. D’après un rapport de l’Institut d’études de sécurité (ISS) de Pretoria, en Afrique du Sud, entre 2008 et 2011, seulement 2% du budget d’environ 780 millions de dollars américains du Fonds pour la paix, relevant de l’UA, avaient été fournis par ses Etats membres. Temps nouveau Les temps changent, pourtant. Alors qu’il était impensable de voir des Etats africains préoccupés par l’idée de constituer un début de politique commune en matière de sécurité, cette idée «progresse» aujourd’hui selon le terme d’un diplomate algérien qui connaît bien les arcanes de l’UA. Face à la montée en puissance du péril djihadiste, nombre de dirigeants africains – et pas seulement depuis le dernier sommet de Malabo - prônent une plus grande coopération en matière de renseignement et une refonte des appareils sécuritaires inadaptés à ce type de menace. Ils sont encouragés par des pays clés comme l’Algérie et l’Egypte qui signe son grand retour dans l’Union et dont le nouveau président Abdel Fattah al-Sissi a jugé que l’Afrique est désormais « menacée par le terrorisme transfrontalier» et invité les dirigeants du continent à prendre la mesure de ce «fléau», qui «impose de renforcer la coopération sécuritaire » entre Etats. La gravité des situations dont les groupes djihadistes sont à l’origine imposent aux Etats membres de l’UA une nouvelle approche marquée par l’urgence de trouver des solutions à des menaces comme celles qui planent sur la bande sahélienne en raison de la présence de «filiales» locales d’Al Qaïda, au Nigéria et au Cameroun en raison des activités de Boko Haram, en Somalie où les shebabs n’en finissent pas de détruire ce pays. Enfin, en Libye, modèle de crise contre laquelle il est sans doute préférable, pour des raisons d’efficacité, de voir des Etats voisins déployer leurs atouts politiques et opérationnels. A ce propos, il est bon de savoir que le Premier ministre Sellal s’est entretenu avec le président tunisien Mohamed Moncef Marzouki. M. Sellal mettant l’accent sur la nécessité pour les pays riverains  d’intensifier leurs efforts avec Tripoli en coordination avec l’ONU, l’Europe et les Etats-Unis afin de parvenir à une solution à cette question, à condition que la « solution doit émaner de la volonté des Libyens ».n
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En compagnie d’une délégation, dont le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Mokhtar Felioune, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, s’est rendu vendredi pour une visite d’inspection à l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire de Sour El Ghozlane, à 45 km au sud du chef-lieu de wilaya, Bouira. A l’occasion, le ministre de la Justice a assisté aux cérémonies de sortie de deux promotions. La première, qui est la dix-huitième promotion, baptisée du nom du martyr du devoir, l’officier El Ayadi Noureddine, assassiné un 14 octobre 1995, est constituée de 188 officiers de rééducation, dont 19 femmes. La deuxième, qui se trouve être la vingt-sixième promotion, a été nommée au nom du chahid du devoir, l’agent de rééducation Ahmed Temzine, assassiné le 26 octobre de l’année 1996, comprend 2 124 agents de rééducation, dont 188 femmes. Il faut noter que parmi les agents et officiers promus, il y a ceux qui représentent les localités de Sour El Ghozlane, dans la wilaya de Bouira, Ksar Chellala, dans la wilaya de Tiaret, et les wilayas de M’sila et de Sidi Bel Abbès. C’est dans une atmosphère solennelle que les promus ont reçu leurs diplômes et grades des mains du ministre de la Justice, du wali et des autorités locales. Les invités ont assisté par la suite à des parades paramilitaires et à d’autres exhibitions extrasportives exécutées par les éléments de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire. Des exhibitions préventives afin de parer à un éventuel incendie, attaque, mutinerie ou autre événement qui peuvent se déclarer au sein des institutions pénitentiaires. Ainsi, l’intervention doit être efficace et rapide dans le but de sauver des vies humaines. Auparavant, le directeur de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire de Sour El Ghozlane a pris la parole pour rappeler les missions de cette institution, qui sont celles de garantir une formation spécialisée et une autre pré-promotionnelle au profit des fonctionnaires relevant des services de l’administration pénitentiaire. Elle assure aussi l’organisation des examens et concours relatifs à l’administration pénitentiaire. Placée dans une vision moderne, l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire s’occupe à faire des recherches et des études, et ambitionne de se mettre au niveau des normes universelles, selon son directeur, qui a fait part de l’existence d’un partenariat avec l’administration pénitentiaire de France et une autre d’Angleterre en vue d’échanger des expériences. A cet effet, le ministre a eu droit à des exposés qui ont trait à l’amélioration des structures d’accueil de l’école, qui dispose d’un grand amphithéâtre qui abritera des cours magistraux et des conférences de qualité, car cette dernière est appelée à recevoir des délégations étrangères appelées à donner des cours. Par ailleurs, les familles des deux martyrs du devoir, El Ayadi Noureddine et Temzine Ahmed, et dont les noms ont été donnés aux deux promotions sortantes, ont été conviées à l’occasion par les autorités pour leur témoigner gratitude et soutien, et surtout que le pays ne les abandonnera jamais et n’oubliera jamais ses martyrs, en perpétuant leur mémoire. La famille de la presse, qui attendait que le ministre de la Justice et garde des Sceaux leur fasse une déclaration, est restée sur sa faim. Parce que nous saurons par le biais de sa chargée de la communication que le moment n’était pas opportun et qu’il s’agissait d’une visite qui ne sortait pas du cadre de cette cérémonie. Toutefois, promesse a été faite aux représentants de la presse locale que lors de la prochaine visite d’inspection et de travail que le ministre effectuera dans la wilaya de Bouira, il s’étalera sur pas mal de sujets concernant la réforme de la justice, entre autres, l’indépendance de la justice, qui est une revendication unanime, la formation de haut niveau du magistrat, la modernisation des structures de la justice, les amendements du code civil et du code de procédure pénale, l’amélioration de la qualité du service public, et enfin l’institution du fonds d’aide pour la femme divorcée ayant la garde d’enfants mineurs.

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