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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 12 juillet 2014

L’horreur de nouveau à Gaza avec la bénédiction de l’Occident qui juge l’agression contre un peuple justifiée. Depuis une semaine, plus de 800 raids israéliens ont été menés contre l’enclave palestinienne faisant près de 100 morts et plus de 500 blessés. La majorité des victimes sont des civils, essentiellement des femmes et des enfants.

Des maisons, des installations publiques et des bateaux de pêche ont été ciblés volontairement pour saper le moral d’une population excédée. Selon des témoignages rapportés par l’AFP, plusieurs bateaux étaient en flammes dans le port de Gaza, notamment le Gaza Ark (L’Arche de Gaza), un gros navire de pêche qui appartient à une organisation internationale pro-palestinienne et qui devait tenter de briser le blocus maritime israélien. Vingt et une maisons ou bâtiments ont également été détruits ces dernières 24 heures. Rien que durant la nuit de jeudi à vendredi, 50 frappes aériennes ont été enregistrées. L’aviation israélienne a notamment ciblé 81 sites de la résistance palestinienne, des tunnels, ainsi que des bureaux d’institutions gouvernementales du Hamas, selon un porte-parole de l’armée israélienne cité par l’agence. Cette source militaire a indiqué que les préparatifs d’une opération terrestre se poursuivaient. Selon elle, «33 000 réservistes ont d’ores et déjà été mobilisés afin de les déployer près de la bande de Gaza». Un photographe de l’AFP a affirmé qu’il y a une «importante concentration de l’artillerie lourde israélienne à proximité» de Gaza. Jusqu’à hier, plus de 100 Palestiniens ont été tués, depuis le début de l’offensive aérienne sanglante sur Gaza mardi dernier, selon les services d’urgence. Hier matin, six Palestiniens, dont une femme, ont été tués dans deux raids israéliens distincts sur des maisons de la bande de Gaza, a-t-on indiqué de source médicale palestinienne. Un autre raid sur Rafah, dans le sud de la bande Gaza, a fait cinq morts, dont une femme. La frappe a également fait 15 blessés, a précisé le porte-parole des services d’urgence Ashraf al-Qudra. Les médias occidentaux, pour leur part, s’évertuent à vouloir convaincre l’opinion mondiale qu’il s’agit d’une confrontation entre un Etat menacé dans sa sécurité et d’une bande de terroristes qui se cache au sein de la population palestinienne. Ces médias emboitent le pas de leurs Establishments qui refusent au peuple palestinien le droit de se libérer de l’occupation coloniale par les armes, comme l’ont fait tous les peuples colonisés, y compris les pays Occidentaux, à leur tête les Etats-Unis et la France. Ce même Occident ne fait rien pour permettre aux Palestiniens d’accéder à l’indépendance par les négociations justes, équitables, équilibrées et préservant la dignité du peuple et ses droits nationaux inaliénables. L’ONU, qui semble être impuissante face à un conseil de sécurité dominé par les pays pro-isréliens, veut se donner bonne conscience en appelant à un cessez-le-feu que rejette catégoriquement Netanyahu.  «Ce n’est pas à l’ordre du jour», a déclaré le Premier ministre israélien, cité par le quotidien Haaretz. «Les résultats de ‘’Tsahal’’ sont pour l’instant significatifs et nous allons continuer d’attaquer le Hamas et les autres organisations terroristes», a promis son ministre de la Défense Moshé Yaalon. L’armée de l’air a pilonné jeudi 110 «sites terroristes» dans la bande de Gaza - contrôlée depuis 2007 par le Hamas - portant à 860 le nombre de ses raids depuis le déclenchement de l’opération « Protective Edge » (Bordure de protection) lundi dernier à minuit, l’attaque la plus meurtrière depuis l’opération « Pilier de Défense » en novembre 2012. La communauté internationale s’est avérée impuissante face à l’arrogance d’Israël soutenu par Washington et ses alliés stratégiques occidentaux. Les pays arabes ont définitivement baissé les bras reconnaissant de facto qu’ils sont majoritairement soumis à la volonté de Washington. Le peuple palestinien est seul face à la machine de guerre israélienne et il n’a plus que la révolte pour faire face à l’agression.

Publié dans théma archives

Henkel Algérie a investi 6 milliards de dinars dans le pays depuis qu’elle s’y est installée, au début des années 2000. Pour l’exercice 2014-2015, elle mettra sur la table 2,25 milliards de dinars en investissements, un chiffre fourni par Malek Dardour, président-directeur général de Henkel Algérie. La société dispose de trois usines en Algérie : Réghaïa, Aïn Témouchent et Chelghoum Laïd. Malek Dardour s’exprimait en marge de l’opération « Qaâdat Pril-Isis l’El Kheir », une kheima étendue sur 1 250 m², installée à Bab El Oued, afin de servir le f’tour aux plus démunis. Pour lui, le marché algérien reste « important » et offre « beaucoup de perspectives », ajoutant que Henkel a toujours révolutionné le marché des détergents en Algérie, produits de qualité internationale au prix national. Le patron de Henkel Algérie s’est dit satisfait du réseau de distribution (il est bien établi) et de ses relations avec ses partenaires algériens. L’entreprise compte lancer deux grands projets bientôt, dans les détergents et eau de Javel. Elle emploie 934 personnes et fait de plus en plus appel aux compétences algériennes. Impliquée dans les actions citoyennes, Henkel va, pendant tout le mois sacré de ramadan, servir des repas aux nécessiteux. La kheima en question constitue un espace convivial pour les familles qui vivent dans la déchéance. Pour les besoins de cette opération, elle a été aménagée en cinq espaces : accueil, salle de repas, cuisine, coin de stockage ainsi qu’un espace dédié à la prière. Henkel a également mobilisé près de 100 personnes, pour réussir cette opération, dont plusieurs employés de l’entreprise qui y participent bénévolement. « Participer à cette action de partage en ce mois sacré est pour moi un grand honneur. Cela me rend fière de faire partie de la grande famille Henkel Algérie», a déclaré Mouna Naïli, employée chez Henkel Algérie. La kheima permet de servir jusqu’à 700 repas traditionnels par jour avec des mets préparés avec soin sur place, tels qu’une chorba accompagnée de bourek, d’une salade et d’un bon plat de résistance algérien.  Le président-directeur général de Henkel Algérie a souligné aussi que chez Henkel, «nous accordons beaucoup d’importance à de telles initiatives. Nous sommes fiers d’avoir réussi à fédérer autant de personnes autour de valeurs communes, comme le partage et la solidarité », a-t-il précisé. L’opération se poursuit jusqu’au dernier jour du mois sacré. Les citoyens peuvent s’y rendre à partir de 13h pour la distribution des tickets. L’ouverture est, quant à elle, prévue à 18h, et ce, jusqu’à 21h.

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La proximité du 70e anniversaire de la Conférence de Bretton Woods qui a créé la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International, ainsi que certains anniversaires historiques comme celui du débarquement allié en Normandie, souligne la grandeur des ambitions de ses organisateurs. En effet, au milieu d’un tumulte considérable, la conférence a tenu à créer un cadre monétaire international stable qui puisse servir de pierre angulaire à un ordre mondial pacifique. Et cela a réussi, au moins pendant un certain temps.

Par HAROLD JAMES et DOMENICO LOMBARDI Bretton Woods conserve encore aujourd’hui un fort pouvoir de fascination, avec au moins trois livres récents sur le sujet qui ont obtenu un succès commercial considérable. Qu’est-ce qui rend si fascinant un événement dans lequel un groupe d’hommes ne parle pour l’essentiel que d’argent ? Il y a bien sûr quelques anecdotes piquantes, comme la danse de la femme de John Maynard Keynes, une ballerine russe, qui a gardé éveillé le secrétaire américain au Trésor. Et l’accusation  d’espionnage pour le compte de l’Union soviétique contre Harry Dexter White, le principal négociateur américain. Mais le véritable drame de la conférence réside dans l’évolution systématique d’une structure institutionnelle qui sous-tend la stabilité et la prospérité d’au moins trois décennies. La vision institutionnelle est liée à un système de sécurité mondial. En effet dans l’accord initial, les cinq grandes puissances représentées de manière permanente au Conseil d’administration du FMI étaient les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union soviétique, la Chine et la France : les mêmes pays dotés d’un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Même dans ce cadre, les négociations ont été difficiles. Alors comment 44 pouvoirs disparates, chacun cherchant à protéger ses propres intérêts nationaux, sont-ils parvenus à s’entendre sur un nouveau système monétaire mondial ? Selon Keynes, la clé fut un processus de délibération et de planification internationale, dirigé par « une puissance unique ou par un groupe de puissances dans le même état d’esprit. » En revanche, un « pow-wow » de 66 pays, semblable à celui de la Conférence économique mondiale avortée qui s’est tenue à Londres en 1933, était voué à l’échec, car personne ne s’attendait à ce qu’un accord y soit trouvé. Friedrich Hayek, le rival de Keynes, est même allé plus loin en affirmant qu’un ordre durable réussi n’était pas du tout négociable : il devait être spontané. L’expérience de Bretton Woods ajoute un fort crédit au diagnostic de Keynes. Alors que 44 pays ont été officiellement représentés à Bretton Woods, le Royaume-Uni et surtout les États-Unis en ont été les principaux acteurs. En fait, les négociations bilatérales ont permis de considérables succès de diplomatie financière à grande échelle. Au début des années 1970, quand le régime de taux de change fixes établi à Bretton Woods s’est effondré, le FMI a semblé avoir survécu à sa fonction. Mais par la renégociation des Articles de l’Accord, les États-Unis, qui ont recherché une plus grande flexibilité, et la France qui a demandé le genre de prévisibilité mise en place par l’étalon-or, ont été en mesure de le faire revivre. Plus tard dans la décennie, les efforts déployés par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni pour s’entendre sur la politique monétaire ont lamentablement échoué. Mais les discussions entre la France et l’Allemagne, qui sont restés les chefs de file dans les débats sur les questions monétaires européennes, ont été beaucoup plus efficaces. De même au milieu des années 1980, lorsque la volatilité des taux de change a donné lieu à des demandes de mesures commerciales protectionnistes, les États-Unis et le Japon ont trouvé une solution impliquant une stabilisation du taux de change. Aujourd’hui la diplomatie économique internationale est centrée sur les États-Unis et la Chine. Ces dernières années, un nouveau débat a porté sur l’opportunité du système économique mondial des années 2000 (dans lequel les économies émergentes axées sur les exportations ont essentiellement lié leur monnaie au dollar pour obtenir une croissance plus rapide et pour accumuler des réserves de change à un rythme spectaculaire) a effectivement créé une sorte de « Bretton Woods II ». La Chine et les États-Unis pourraient-ils formaliser un tel système, dans lequel le renminbi devrait jouer un rôle plus important ? La nature bilatérale des négociations semble bien aller dans le sens d’une telle possibilité. Mais un autre facteur décisif a favorisé la réussite de la conférence de Bretton Woods : le contexte mondial politique et de sécurité. Premièrement, la conférence a eu lieu tout juste un mois après le Jour J du Débarquement en Normandie, quand la fin de la Seconde Guerre mondiale était toute récente. Certaines préoccupations nationales devaient aussi être réglées. Comme l’a déclaré le Secrétaire américain au Trésor Henry Morgenthau, Jr. avant la conférence : « Nous avons pensé qu’il était bon pour le monde, bon pour la nation et bon pour le Parti démocrate, que nous allions de l’avant. » Pour parvenir à un accord d’ampleur et d’influence semblable, les dirigeants du monde (en particulier les États-Unis et la Chine) devraient être placés dans des conditions semblables. Un pacte mondial devrait être une nécessité urgente, plutôt qu’une possibilité intéressante. Qu’est-ce qui pourrait convaincre les dirigeants chinois qu’ils doivent rapidement renforcer l’économie mondiale ouverte qui a permis l’essor économique axé sur les exportations chinoises ?  Un tel catalyseur pourrait être une crise financière provoquée par le système bancaire parallèle extrêmement risqué de ce pays. Une compétition pour le leadership mondial pourrait aussi servir cet objectif. Ou peut-être le stimulus sera-t-il la peur que le monde ne glisse vers le protectionnisme, avec des accords commerciaux bilatéraux et régionaux comme laZone de libre-échange transatlantique, qui risquent de renforcer les divisions entre leurs participants et le reste du monde. Bretton Woods a démontré qu’il faut une crise majeure pour produire une dynamique politique de réforme. Le monde d’aujourd’hui, malgré toute son agitation, n’est tout simplement pas assez dangereux, du moins pas encore, pour les pays à la tête de l’économie mondiale. * Harold James est professeur d’Histoire à l’université de Princeton et membre du Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale (CIGI). Domenico Lombardi est directeur du programme d’économie mondiale du CIGI.

Publié dans Grand angle

Brésiliens et Hollandais auront le même objectif, sauver la mise après avoir raté la finale qu’ils avaient en ligne de mire.

Le Brésil et les Pays-Bas se disputeront ce soir la troisième place au classement général du Mondial qui se déroule au pays de la Samba après avoir raté tous les deux la finale. Le pays organisateur, le Brésil, est l’équipe qui a la plus été affectée par son élimination en demi-finale surtout que la chute a été de très haut puisqu’elle a été battue sur le score sans appel de 7 à 1 par la machine allemande. Les Brésiliens ne veulent pas entendre parler d’un tout autre résultat que la victoire surtout qu’ils sont toujours affectés par cet échec qu’ils ne seront pas près d’oublier. Toutefois et pour l’emporter, les Carioca devraient aussi être dans leur jour et l’emporter devant une équipe des Pays-Bas qui recherche le même objectif, à savoir prendre cette troisième place. Les Brésiliens pourront bénéficier du retour de leur défenseur, Thiago Silva, suspendu en demi-finale, ce qui devrait les rassurer, surtout que face à l’Allemagne, la défense était devenue une véritable passoire, ce qui a permis à la Mannchaft de planter sept banderilles. Néanmoins, Neymar manquera toujours à l’appel lors de cette rencontre ce qui compliquera leur tâche dans la construction du jeu. De son côté, la Hollande fera tout pour prendre aussi sa revanche après cette élimination difficile en demi-finale face à l’Argentine concédée aux tirs au but et qu’elle estime ne pas mériter après les gros efforts fournis tout au long de ce tournoi. Il faut rappeler que les Pays-Bas étaient les premiers à avoir donné une correction au tenant du titre, l’Espagne, sortie au premier tour. Les poulains de Lui Van Gaal veulent donc terminer la tête haute et cela passe par une victoire face au Brésil même s’ils savent que cela ne sera pas vraiment facile devant le Brésil qui jouera à domicile. Neymar ne tient pas rancœur La star de l’équipe brésilienne Neymar, qui rencontrait la presse jeudi pour la première fois depuis sa blessure, a affirmé qu’il soutiendrait ses coéquipiers argentins de Barcelone Messi et Mascherano, mais pas l’Argentine, pour la finale du Mondial contre l’Allemagne. «Je souhaite bonne chance à mes coéquipiers Messi et Mascherano (...) Messi a tout gagné (à part le titre Mondial) et il mérite d’être champion (...) Je ne soutiens pas l’Argentine, mais deux personnes que je connais, dont un que j’avais comme idole et référence. Quelqu’un de spécial, même à l’entraînement. Ce sont deux personnes bien», a-t-il déclaré. Puis il a évoqué sa blessure au dos face à la Colombie (fracture de la 3e vertèbre lombaire) en s’écroulant en larmes. «On m’a souvent accusé de tomber facilement, souffle-t-il. Quand je suis de face, j’ai la vision périphérique et je peux me protéger. Mais de dos... Il y a une règle, il faut être protégé et j’ai fini blessé. Dieu m’a aidé. Si cela avait été 2 centimètres de plus, je serais peut-être dans une chaise roulante. C’est compliqué d’en parler. Le moment le plus important de ma carrière... (il coupe alors sa phrase pour pleurer).» «Il m’a appelé, a demandé pardon, il m’a dit qu’il ne voulait pas me blesser. Il a dit des choses sympa. Je n’ai pas de rancœur. Je lui souhaite le meilleur pour sa carrière», a-t-il précisé. Neymar s’est rendu jeudi au centre d’entraînement du Brésil à Teresopolis pour saluer ses coéquipiers. L’Algérien Haïmoudi au sifflet L’Algérien Djamel Haïmoudi arbitrera le match pour la troisième place du Mondial-2014, entre le Brésil et les Pays-Bas aujourd’hui à Brasilia, a indiqué jeudi la Fifa. Haïmoudi sera le premier arbitre de la Confédération africaine de football (CAF) à arbitrer un match pour la 3e place en Coupe du monde. Ce sifflet de 43 ans a déjà arbitré au Mondial brésilien les matches de groupes Australie - Pays-Bas et Costa Rica - Angleterre, de même qu’un 8e de finale, Belgique - Etats-Unis.

Publié dans Sports

Selon les professionnels en agriculture, le stress hydrique, qui a sévi durant les mois d’avril et de mai, a réduit de manière substantielle la production céréalière dans la wilaya de Bouira. Contrairement aux récoltes satisfaisantes engrangées l’an passé, celle de cette année a été frappée par la disette.

A cause d’une pluviométrie presque inexistante au mois d’avril, période propice à la formation de l’épi, le blé a vu son développement naturel compromis. Les annonceurs de prévisions optimistes, qui avaient considéré les récoltes céréalières à plus de 2 millions de quintaux, se sont retrouvés contraints de revoir leurs chiffres et tirer la production vers le bas, pour l’évaluer à un million et demi de quintaux, avec un rendement médiocre de 19,55%, soit un déficit de production de près d’un million de quintaux par rapport à l’année dernière. En dépit de ce manque de pluviométrie, les récoltes sont satisfaisantes dans certains endroits. Bien que l’itinéraire technique soit respecté par les céréaliculteurs pour s’assurer un meilleur rendement, par l’entame des labours en profondeur, la préparation du lit de semence, du semis en ligne, la fertilisation du sol à l’aide des engrais, le sarclage des mauvaises herbes par des produits phytosanitaires et l’emploi des pesticides pour prévenir les maladies cryptogamiques, telle que la rouille jaune, la moisson a été des plus moyennes. Le stress hydrique a ralenti gravement le développement de l’épi. Au final, le rendement à l’hectare a été amoindri en quantité et non en qualité, car celle-ci est bonne. Dix jours après le lancement de la campagne de moissons-battages, les silos de la Coopérative des céréales et légumes secs (CCLS) ont abrité 230 000 quintaux pour une surface fauchée de 12 000 hectares. Et la superficie totale emblavée dans la wilaya de Bouira est estimée à 71 598 ha. Le blé dur occupe 41 483 ha, l’orge 23 075 ha et le blé tendre 23 082 ha, selon les chiffres avancés par la direction des services agricoles (DSA). Sur un autre volet, une enveloppe financière d’un milliard de dinars a été allouée pour l’aménagement des réseaux d’alimentation en eau potable (AEP) à partir du système des grands transferts du barrage Koudiet Acerdoune, dans la wilaya de Bouira, a-t-on appris jeudi de responsables locaux. Cette enveloppe est répartie sur plusieurs tranches et elle concerne plusieurs communes du nord-ouest et de l’ouest de la wilaya de Bouira, à savoir Bouderbala, Djebahia, Ain Lahdjar, El-Mokrani, Souk Lakhmis, Bir Ghbalou et Aïn Bessam, ainsi que Khabouzia, a expliqué M. Ouslimane Mohamed, responsable à la direction des Ressources en eau, lors d’une visite de travail effectuée par le wali, Nacer Maskri, dans la commune de Bouderbala (nord-ouest). Un montant de plus de 150 millions de dinars a été dégagé pour les travaux d’aménagement de l’AEP, lancés depuis plusieurs mois, dans la commune de Bouderbala qui devra bénéficier, bientôt, des eaux du barrage de Koudiet Acerdoune, a indiqué le même responsable. « Il ne nous reste que la réalisation de 600 mètres de pose de conduites, et nous terminons les gros travaux malgré quelques contraintes liées aux oppositions de certains propriétaires terriens », a-t-il précisé. Destiné à alimenter quelque 17 000 habitants et plusieurs villages de la commune de Djebahia, à l’image de Ben Haroun, Aïn Chriki, Ben Yakhlef ainsi que Aïn Laâzra, un projet similaire a été lancé également depuis fin 2012 dans cette région, où les travaux ont dépassé les 40 %, selon la fiche technique. En outre, la municipalité de Aïn Lahdjar (ouest) a bénéficié d’une opération de réhabilitation de son réseau AEP pour un montant de 50 millions de dinars. Les travaux sont déjà en cours et devraient s’achever bientôt, d’après les prévisions des responsables locaux du secteur.

Publié dans Région

Sur toutes les chaînes du monde arabe ! Sauf sur celles de l’Entreprise nationale de la Télévision algérienne ! Non, le clip Eyyam, réalisé par le cinéaste Mounes Khemar à l’effigie de Warda El Djazaïria, n’a jamais été diffusé sur l’ENTV. Une offense à coup sûr, et si Warda, l’artiste la plus aimée des Algériens, était vivante, elle n’aurait certainement jamais pardonné. Pardonné à ceux qui refusent de voir que le drapeau algérien qu’elle a si souvent porté sur son cœur le temps de ses concerts, le temps d’une vie artistique et de toute son âme, à travers le clip Eyyam, est interdit de diffusion par l’ENTV. Sa famille ne pardonne pas cet affront. Elle ne comprend pas cette négligence pour la mémoire de la femme, de la mère, de l’amie et de l’enfant de l’Algérie partie avant d’achever son ultime hommage pour l’Algérie. Il y a un peu plus de deux ans, Warda El Djazaïria s’est retirée de ce monde. Trop tôt ! Elle n’a pas eu le temps de finir le tournage qu’elle avait entamé avec le cinéaste Mounes Khemar. Le décès de Warda avait tout remis en question pour le réalisateur. Il est reparti sur les traces de la diva. Il la fait revivre à nouveau et pour le plus grand plaisir de ses fans à travers une rotoscopie. Pour l’histoire de ce clip, il devait être réalisé entre le 1er et le 13 mai 2012, seulement Warda avait choisi de décaler les dates du tournage de ses séquences au 1er juin. Sa disparition a bouleversé la feuille de route de l’équipe du film, qui a dû tout stopper. Au final, Mounes Khemar était revenu à la charge. Redoublant d’effort et d’imagination, il a fait appel aux techniques de la rotoscopie pour les séquences de Warda. Il s’agit d’une animation très réaliste et une comédienne avait été choisie pour redonner un dernier souffle de vie à la diva de la chanson algérienne. Mounes Khemar avait, pour parfaire cette œuvre posthume, fait appel aux services du compositeur Bilal Zain, du parolier Mounir Bou Assaf et du producteur Ryad Kesri, qui n’est autre que le fils de Warda. Depuis deux ans, les téléspectateurs de l’ENTV attendent désespérément que le clip de Warda apparaisse sur le petit écran sans avoir à le chercher sur le bouquet satellite arabe. Rien, l’ENTV n’a pas fait les choses à moitié. Elle a exigé du concepteur de ce clip de censurer une partie entière de l’œuvre sous prétexte qu’un sponsor apparaît en deux séquences. Ce même sponsor est le même qui officie avant et après chaque passage de la rubrique météo sur les chaînes de l’ENTV. Mounes Khemar comme Ryad Kesri ont refusé catégoriquement de supprimer ou de censurer un quelconque passage du clip. Mieux encore, l’Agence algérienne du rayonnement culturel (AARC) l’a même offert à l’ENTV. Dans tous les cas, l’entreprise publique n’aurait pas à débourser un sou. Alors, pourquoi ce mépris pour le travail si bien fait du réalisateur ? Pourquoi ce mépris pour Warda, la dame de cœur ? Pourquoi ignorer l’audience que pourrait rattraper l’ENTV auprès des clients qui lui restent encore fidèles ? Pour une pub de Nedjma qui apparaît en toile de fond, les Algériens n’apprécieront-ils pas Eyyam ? En attendant que le miracle ait lieu, les téléspectateurs algériens zappent comme il est de coutume sur les chaînes des autres pays.

Publié dans Culture

La désignation par l’Union africaine d’un envoyé spécial pour le Sahara, le 1er juillet dernier, n’est pas du goût du Maroc qui relance ses attaques contre l’Algérie en l’accusant de saper son « intégrité territoriale ». Jeudi dernier, lors d'une réunion à Rabat avec des parlementaires des chambres des représentants et des conseillers, le chef de la diplomatie et de la coopération marocain, Salaheddine Mezouar, l’a fait savoir en utilisant des termes violents, sortant du langage diplomatique d’usage.

Pour M. Mezouar, qui a été coupable d’un véritable écart de langage diplomatique, l’attitude de l’Algérie sur le Sahara occidental est « minable ». Selon lui, ce n’est pas l’Union africaine -dont le Maroc n’est plus membre depuis 1984 - qui est derrière la désignation de l’ancien chef d’Etat mozambicain, Joachim Chissano, en tant qu’envoyé spécial de l’UA pour le Sahara occidental, mais notre pays. « L’Algérie, a-t-il fulminé, utilise tous les moyens financiers et logistiques pour contrecarrer les efforts du Maroc visant à trouver une résolution » au conflit.  « La dernière chose a été la désignation de cet envoyé spécial de l'Union africaine. (...) Quand on voit les tentatives du régime algérien pour contrer nos efforts, nous constatons que les méthodes utilisées sont vraiment minables », a-t-il dit. « Notre conflit aujourd'hui n'est pas avec le Polisario, mais avec l'Algérie », a-t-il enchaîné. Le ton pour le moins cocardier qu’il a utilisé est somme toute ordinaire pour les familiers du dossier sahraoui et du discours des autorités marocaines sur l’Algérie à ce sujet. Il annonce toutefois des jours d’autant plus difficiles que Rabat, via son ministre des Affaires étrangères, admet non sans dépit que sa thèse de l’autonomie des territoires sahraouis sous souveraineté marocaine, qu’il défend depuis 2007, a perdu des points importants sur le plan international et aux Nations unies en particulier. Le rapport 2014 de l’ONU sur le Sahara occidentale est selon lui « déséquilibré de manière flagrante». Il fait la part belle à la cause sahraouie et porte, a-t-il dit, des « dérives dangereuses » concernant « les éléments du conflit » et « le mutisme fait autour de la responsabilité de l'Algérie » dans ce dossier. M. Mezouar s’offusque que le dossier mette « sur pied d'égalité un état souverain, membre des Nations unies et une entité factice », allusion belliqueuse faite au Polisario. Qui, faut-il le rappeler, a regagné en audience et en visibilité internationale durant cette année et l’année précédente, en multipliant les initiatives de dénonciation de la situation faite aux droits humains et à l’exploitation illégale des ressources naturelles dans les territoires sous domination marocaine. Le Polisario et l’Algérie, qu’il n’oublie jamais de présenter comme les seuls et véritables adversaires du Maroc alors qu’il s’agit d’un problème de décolonisation – parmi les plus anciens à l’ordre du jour des instances onusiennes-, ont recours, dit-il, « au front non gouvernemental » des Parlements, des médias et des sociétés civiles. Ils se « focalisent sur des sujets comme les droits de l'Homme et les ressources naturelles » et jouent « le rôle de la victime en ayant recours à de nouvelles/anciennes techniques telles les manifestations et les mobilisations des coordinations et des associations amies… » Succès des Sahraouis et une année 2015 décisive M. Mezouar faisait allusion aux succès diplomatiques des indépendantistes sahraouis en Europe, en Amérique latine et surtout aux Etats-Unis où le travail effectué en 2012-2013 par la fondation Robert F Kennedy, qui a publié à Washington un brûlot sur la violation des droits de l’Homme dans les territoires sous contrôle marocain, a alerté de nombreuses personnalités politiques et parlementaires américaines. L’audience du rapport a inspiré en 2013 un projet de résolution américain condamnant les autorités marocaines et les appelant à se soumettre à un contrôle plus rigoureux en termes de respect des droits de l’Homme au Sahara occidental. Le texte a été retiré à la dernière minute, mais son caractère inédit aux Etats-Unis, pays considéré comme un soutien inconditionnel au Maroc, a eu l’effet d’un choc.  Une année après, le ministre marocain des Affaires étrangères continue d’en parler pour annoncer que son pays dispose d'une « stratégie parallèle et anticipative aux contours clairs et bien définis », combinant « diplomatie officielle et diplomatie parallèle ». La stratégie annoncée repose sur un plan d'action alliant le volet gouvernemental et parallèle, qui vise des pays et des régions spécifiques comme l'Europe et l'Amérique latine, a-t-il relevé, avouant que dans le cadre de cette stratégie, « une attention particulière est accordée à des questions claires tels les droits de l'Homme, notamment à travers un travail de suivi assuré par des commissions spécialisées ». L’objectif est de riposter à l’offensive politique et diplomatique des Sahraouis. En octobre prochain, le Conseil de sécurité fera une première évaluation de l’envoyé spécial Christopher Ross et de sa démarche basée sur des consultations bilatérales et des navettes diplomatiques. Cependant, le rendez-vous important sera celui de la réunion du Conseil de sécurité en avril 2015. Si aucun progrès n’était réalisé d’ici là, a prévenu le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, les membres du Conseil de sécurité devraient alors procéder à une « révision totale » du cadre du processus des négociations entre le Front Polisario et le Maroc. Selon le représentant sahraoui à l’ONU, Ahmed Boukhari, qui s’exprimait en avril dernier, cela signifierait que « le chef de l’ONU ferait assumer au Conseil de sécurité une lourde responsabilité, et ce, soit pour aller de l'avant et résoudre définitivement le dossier sahraoui, dernier cas de colonialisme en Afrique, soit jeter l’éponge et ouvrir, par conséquent, les portes à l'inconnu dans une région qui a besoin de paix, de stabilité et de certitude pour son avenir ». Cela voudrait dire surtout que le cadre des négociations établi depuis 2007 – qui comprend aussi le plan marocain d’une autonomie contrôlée par Rabat- tombera à l’eau.

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Les initiés en parlaient depuis quelques mois déjà, maintenant les profanes aussi le savent : la minicentrale solaire pilote à cycle combiné, implantée à Oued N’chou, à 10 km au nord de la commune de Ghardaïa, d’une puissance de 1,1 mégawatt (MW) et dotée de 6000 panneaux photovoltaïques, est en phase de production. 

Il a fallu attendre son inauguration, jeudi, par le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, pour officialiser ce fait. Cette mini-centrale, réalisée sur une superficie de 10 hectares, pour un coût global de près de 900 millions de dinars, s’inscrit dans le cadre du programme national de développement des énergies renouvelables. Elle s’ajoute à la centrale hybride gaz-solaire de Hassi R’mel, opérationnelle depuis juin 2011, et à la centrale éolienne d’Adrar qui vient tout juste d’être mise en service. Mais ce qui singularise la minicentrale de Ghardaïa, c’est sa fonction de « laboratoire naturel » pour les études et recherches en matière d’énergie solaire, mais également du matériel utilisé, afin de propager cette technologie à travers le territoire national. Autrement dit, la minicentrale est un centre d’expérimentation des nouvelles technologies en matière d’énergie solaire. Elle contribuera, a fait savoir le ministre, à lancer une «dynamique de promotion» de la recherche spécialisée en matière de développement des énergies renouvelables. Le ministre a fait observer qu’avec la mini-centrale de Ghardaïa, 100% photovoltaïque et qui utilise toutes les technologies connues en la matière, le programme est bien dans sa deuxième étape, celle des opérations pilotes. Dans cette étape, il s’agit, a rappelé le ministre, d’étudier les rendements de chaque technologie dans des conditions climatiques extrêmes, comme la chaleur, les vents de sable et les poussières, pour choisir la meilleure et en tenir compte pour la production de panneaux solaires. Tout ceci se fera en associant les chercheurs avec le double souci de réduire les coûts et de produire localement les équipements, a tenu à souligner Youcef Yousfi. Il reste que la minicentrale de Ghardaïa est une centrale solaire comme les autres, et à ce titre, elle nécessite un entretien spécial, particulièrement sur les panneaux photovoltaïques qui doivent être nettoyés et protégés contre les effets de la température, le vent et la poussière, a insisté le ministre. En évoquant la phase de réalisation, qui portera à l’horizon 2020 sur la réalisation de plus d’une soixantaine de centrales solaires photovoltaïques et solaires thermiques, de fermes éoliennes et de centrales hybrides et surtout en faisant observer que dès cette année une vingtaine de centrales solaires d’une puissance globale de près de 400 MW seront installées, Youcef Yousfi veut, de toute évidence, souligner la détermination du gouvernement à maintenir le cap dans la concrétisation du programme visant l’installation d’une puissance d’origine renouvelable devant couvrir 40% de la consommation énergétique du pays à l’horizon 2030. L’irruption des centrales solaires et éoliennes dans la production électrique en Algérie s’accompagne de l’éclipse, voire la disparition définitive de l’hydroélectricité, dont la part dans la production d’électricité en Algérie était déjà faible. Les deux seuls barrages concernés, Ighil Emda à Kherrata (Béjaïa) et Erraguen (Jijel), seront consacrés à l’alimentation en eau et à l’irrigation agricole. En revanche, le charbon devrait marquer son retour et le nucléaire faire son entrée dans la production d’électricité à côté du gaz qui garde la position dominante dans notre pays.

Publié dans Environnement

A moins d’une semaine de l’ouverture des discussions inclusives intermaliennes à Alger, des groupes armés du Nord-Mali se concentrent dans cette région et mettent en danger la sécurité déjà fragile qui y règne. Bamako a fermement condamné la mobilisation militaire des groupes armés dans le nord du pays, ne respectant pas les accords de cessez-le-feu signés auparavant.

C’est dans un communiqué officiel du gouvernement malien transmis à l’agence officielle de presse (Apam) que les tensions entre groupes du Nord-Mali ont été établies hier : «Des informations concordantes font état de concentrations militaires et même d’avancées de troupes des groupes armés dans certaines localités du nord du Mali». Plusieurs groupes que les autorités maliennes n’ont pas identifiés ou nommés seraient en train de concentrer d’importantes quantités d’armements ainsi que de nombreuses troupes dans le nord du pays où le calme très précaire et chèrement acquis est ainsi mis en danger. Dans le communiqué, le gouvernement a fermement condamné des manœuvres qui hypothèquent la sécurité des civils dans la région de l’Azawad (NDLR : nom donné à la région du nord du pays) : «De tels actes sont inadmissibles, car constituant des violations de l’accord de cessez-le-feu du 24 mai 2014» qui a été conclu par Bamako avec les groupes armés sous la houlette de Mohammed Ould Abdelaziz, le Président mauritanien, et qui stipule qu’aucune activité militaire ne peut être menée dans le nord du pays tant que les négociations entre l’Etat et les groupes du Nord-Mali sont ouvertes. En outre, plusieurs sources locales ont fait état d’affrontements entre deux groupes armés qui ont confirmé leur présence aux négociations intermaliennes devant s’ouvrir à Alger le 16 juillet prochain. Mohamed Ould Mataly, responsable au sein du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et député à l’Assemblée nationale, a accusé le puissant Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) «d’attaquer ses positions».

Efforts Pour sa part, Mohamed Ag Rhissa, sympathisant du MNLA installé à Kidal, affirme que son groupe de prédilection combat «actuellement les narco-djihadistes» dans le nord-est du Mali. Dans de telles conditions, la première phase des négociations intermaliennes «inclusives» devant avoir lieu à Alger mercredi prochain s’annonce pour le moins tendue entre des groupes incapables de défendre des intérêts communs, d’une part, et entre les groupes armés et le gouvernement de Bamako, incapables de tenir leurs négociations sur le territoire malien et nécessitant la médiation de plusieurs puissances régionales. D’ailleurs, l’Algérie a pu compter sur le soutien et les efforts du Burkina Faso déjà activement impliqué dans le difficile processus de paix malien, comme l’a affirmé Ramtane Lamamra, chef de la diplomatie algérienne à l’issue de sa rencontre avec Basile Compaoré, le président burkinabé : «Nous allons nous mettre ensemble, conjuguer nos efforts, notre rôle étant de huiler la mécanique puisqu’il s’agira de permettre aux Maliens eux-mêmes de se parler directement et d’envisager les solutions les plus à même de les aider à régler les causes de cette situation et de se projeter en tant que nation unie», a-t-il ainsi déclaré. Et de poursuivre : «Incontestablement, l’accord de Ouagadougou du 18 juin a déjà commencé à être appliqué, donc il s’agit d’un prolongement naturel. Il s’agit de bâtir sur des acquis, de se laisser guider par les mêmes principes et je crois qu’il y a absolument sur tout cela un consensus de toutes les parties.» Si les deux pays affichent des efforts communs pour mettre un terme à cette crise qui impacte sur l’ensemble de la région, dans les coulisses, c’est une guerre d’influence qui est lancée depuis bientôt deux ans entre Alger et Ouagadougou. Le Burkina Faso a accueilli une pléthore de réunions intermaliennes formelles et informelles, 46 au total, alors qu’Alger, pour sa part, s’est contentée de réunions de grande ampleur au retentissement médiatique important, mais aux résultats somme toute limités. L’échec partiel des Accords de Ouagadougou a ainsi donné à Alger l’occasion de se repositionner en tant que médiateur de la crise malienne. Plus encore, la diplomatie algérienne dispose de nombreux contacts avec les groupes du Nord et entretient des relations relativement bonnes avec la plupart d’entre eux, hormis un seul, le MNLA, qui est le plus puissant et qui pèsera de tout son poids sur les négociations. En effet, ce groupe regarde plus vers Rabat, qu’il considère à même de jouer un rôle majeur dans les négociations intermaliennes. La réussite de la médiation d’Alger passera par un apaisement des relations avec le MNLA et pour cela, Lamamra a d’ores et déjà affirmé qu’ « un groupe de médiation et des facilitateurs» seront présents. Une opération séduction d’Alger envers le MNLA n’est, dans cette configuration, pas à exclure.

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La « fournée » 2012 du rapport d’activité annuel de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) vient tout juste de sortir et rend compte d’un bilan sectoriel singulièrement caractérisé par de la croissance ! Qu’y a-t-il lieu de retenir pour l’année 2012 ?

D’emblée, le chiffre d’affaires généré par le secteur des télécommunications a augmenté de 10,73% par rapport à un an auparavant, tiré principalement par la seule téléphonie mobile qui y a contribué pour beaucoup. Le chiffre d’affaires généré en 2012 par les trois opérateurs activant dans le domaine de la téléphonie mobile, qui est de l’ordre de 274,541 milliards de dinars, a connu, à lui seul, une croissance de plus de 11% par rapport au montant des revenus enregistré en 2011, soit 28,475 milliards de dinars en valeur absolue. Pour leur part, les investissements bruts consolidés des trois opérateurs GSM à la clôture de l’exercice 2012 se sont élevés à 515,822 milliards de dinars. Une augmentation de 41,962 milliards de dianrs par rapport au montant comptabilisé à la clôture de l’exercice précédent (473,860 milliards de DA), soit un taux de progression de 8,85%. « Sur le plan financier, la valeur ajoutée, consolidée et dégagée au titre de l’exercice 2012 est de 174,793 milliards de dinars. Une croissance de 12,90%, soit plus de 19,9 milliards de dinars en valeur absolue par rapport au montant obtenu durant l’exercice 2011, a été enregistrée en 2012. Au titre de la même année, les trois opérateurs mobiles ont dégagé un résultat positif net de l’exercice de 67,731 milliards de dinars, alors qu’il était de 51,932 milliards de dinars en 2011, soit un taux de croissance de 30% (+ 15,799 milliards) », écrit l’ARPT dans son rapport d’activité annuel. Au titre des résultats annuels de l’ARPT pour prestations rendues, les activités développées au cours de l’exercice de 2012, entre redevances au titre de l’exploitation des licences, des autorisations, des redevances d’assignation de fréquences radioélectriques, etc., ont généré un chiffre d’affaires de 6 981 822 312 DA, une augmentation de 7,51% par rapport à celui réalisé en 2011. Cette augmentation est imputée à l’ARPT à deux facteurs essentiels : extension du réseau des fréquences radioélectriques et accroissement du chiffre d’affaires des opérateurs de téléphonie mobile. Dans ce dernier volet et au chapitre du bilan analytique, le trafic total échangé entre les abonnés des réseaux fixe et mobiles a vu un accroissement estimé à 8% pour l’année 2012, atteignant les 91 706 millions de minutes échangées. Sur les seuls réseaux mobiles, ce sont 87,578 milliards de minutes qui ont été échangées, 74% correspondent à un trafic au sein d’un même réseau. Pour sa part, après avoir connu une tendance à la baisse entre 2005 et 2011, où il est passé de 11,49 milliards de minutes à 3,42 milliards de minutes en 2011, le trafic total du réseau fixe a connu une croissance en 2012, renouant avec les 4,128 milliards de minutes. Le trafic international du réseau fixe, lui, a été de 1 770 millions de minutes, dont 98% représentent un trafic entrant, ce dernier ayant doublé, en passant de 873 en 2011 à 1 736 millions de minutes en 2012. Le secteur postal, en revanche, demeure de loin moins concurrentiel que le secteur des télécommunications dans la mesure où, durant l’exercice 2012, le trafic postal relevant du régime de l’exclusivité et de celui de la simple déclaration s’est caractérisé par une nette stagnation. Le marché du courrier accéléré international, quant à lui, a dégagé un volume de 684 454 objets traités en 2012, pour un chiffre d’affaires de 1 435 771 989,03 DA. Cependant, c’est l’activité financière de la poste qui génère les plus gros chiffres. Algérie Poste, qui dispose de 8 centres CCP répartis à travers le territoire national, a, en 2012, géré environ 16,3 millions de comptes CCP, contre 15 millions en 2011, une progression de plus de 8%, avec un montant total des avoirs CCP de 561,7 milliards de dinars.

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