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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 19 juillet 2014

L’information a de quoi réjouir les écologistes algériens même s’il s’agit encore d’une simple annonce : la Société nationale de transport et de commercialisation des produits pétroliers (Naftal) lancera «très prochainement» à Rouïba la première station du gaz naturel comprimé-carburant (GNC-C) au niveau national.

C’est l’APS qui donne cette information citant le directeur de la communication à Naftal, Djamel Cherdoud, qui s’exprimait en marge de la 5e édition des portes ouvertes sur l’entreprise à Alger. Les dirigeants de Naftal ont-ils entendu le souhait, rapporté dans ces mêmes colonnes par Reporters, émis par le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) que «d’ici à 2020, tout le continent utilisera des carburants assez propres pour respecter les normes mondiales» en matière de qualité de l’air ? Dans une conférence de presse tenue à la fin du mois dernier, à Nairobi (Kenya), en marge de l’Assemblée environnementale de l’ONU, la responsable des Transports au niveau du PNUE, Jane Akumu, a même promis le soutien de son institution aux pays africains dans cette voie. Le PNUE est alarmé par les niveaux moyens annuels des indicateurs de la qualité de l’air dans les villes africaines qui sont bien au-dessus des normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Et ce n’est pas près de s’arrêter : d’après le PNUE, les émissions de dioxyde de carbone causées par les transports ont augmenté de 53,7 % entre 1990 et 2010 en Afrique. Les polluants qui détériorent la qualité de l’air constituent un lourd fardeau pour l’économie en raison des coûts de santé liés aux maladies respiratoires. Selon les derniers chiffres connus, l’Algérie perd pas moins de 1,4% de son PIB, soient 600 millions de dollars en raison du phénomène de la pollution atmosphérique. La gravité du problème de la détérioration de la qualité de l’air provoquée par la circulation automobile ne semble pas être prise au sérieux en Algérie au point où même les établissements hospitaliers ne sont pas épargnés par ce fléau. L’hôpital Mustapha, au centre d’Alger, est devenu une partie de la ville au même titre que les autres, avec les mêmes problèmes de pollutions de l’air et sonore, sans aucune protection. Les voitures y pénètrent avec leurs gaz d’échappement et provoquent parfois des mini-embouteillages à l’intérieur de l’enceinte hospitalière, rendant problématique y compris le déplacement d’un malade à l’intérieur de l’hôpital d’un service à l’autre, sans compter le bruit provoqué par la circulation automobile. A quelques mètres de l’hôpital Mustapha, place du 1er-Mai, il y a un grand parking qui pourrait réserver des places aux véhicules des professeurs et médecins et autre personnel hospitalier. Quel inconvénient y a-t-il à cette solution qui existe et qui peut être appliquée sans difficulté? Aberration supplémentaire : un écran a été posé à côté de l’hôpital, sur une place publique, pour la projection de films après 22h, pour les soirées du ramadan. A quand le camion avec son écran géant à l’intérieur même de l’hôpital pour la projection de n’importe quoi, l’essentiel étant qu’il y ait du bruit ? En attendant, réjouissons-nous de l’annonce faite par Djamel Cherdoud qui a, en plus, expliqué que le GNC-C est un gaz similaire au GPL-C (gaz de pétrole liquéfié-carburant) tout en précisant que «c’est un gaz naturel propre, car plus écologique, et est moins cher par rapport aux autres combustibles». Sera-t-il moins cher que le gas-oil ? Toujours est-il, a-t-il fait savoir, ces deux produits (GNC-C et GPL-C) sont disponibles «en abondance». Les collectivités locales pourraient faire d’une pierre deux coups avec l’acquisition de bennes à ordures ménagères équipées de moteurs gaz naturel comprimé.

Publié dans Environnement

Djezzy a annoncé jeudi dernier tambour battant le lancement officiel de son offre 3 G+ dans sept wilayas du pays (Alger, Constantine, Oran, Ouargla, Bechar, El Oued et Skikda). Le lancement réel, lui, a eu lieu, le 5 juillet dernier et depuis cette date, l’opérateur de téléphonie mobile affiche déjà une performance de 65 000 abonnés !

Ce chiffre a été donné par André Barakat, son directeur-adjoint chargé du commercial. «En quinze jours, c’est plutôt un très bon résultat», a-t-il confié à Reporters en marge d’un point de presse tenu pour l’occasion à Aurassi et auquel ont pris part les principaux cadres dirigeants de l’entreprise. Pour les observateurs, la «guerre de la 3 G» a maintenant commencé. Pour M. Barakat, «elle sera certainement commerciale» et se jouera sur les offres que son entreprise promet très « attractives » à l’avenir en sus de celles déjà disponibles sur le marché. Aux yeux de Vincenzo Nesci, directeur exécutif de l’opérateur, « ce sera au meilleur d’occuper la place de leader». «Nous avons connu quelques contraintes indépendantes de notre volonté, mais nous avons les moyens de les surmonter», a-t-il commenté non sans amusement, en insistant sur le fait qu’en dépit des péripéties que son entreprise a connues durant ces derniers mois, «sa relation forte» avec le client algérien n’a pas été altérée. Elle s’est confirmée avec l’engouement que suscitent les offres présentées au marché. Il s’agit là, a-t-il dit, d’une « preuve de la confiance que font les Algériens à Djezzy», signe que le retard pris par l’opérateur pour se lancer dans le marché de la 3G n’a pas été un frein, mais une opportunité pour mieux s’y préparer. «Ce n’est pas nous qui étions en retard, ce sont les autres qui étaient en avance», a-t-il lancé lors de son échange avec la presse et pour suggérer que le sens qu’il donnait au mot avance était celui de précipitation. Sur la question du retard, M. Nesci a confié que le réseau 3G de Djezzy était déjà prêt le 10 avril dernier, mais que sa mise en service a été reportée à juillet pour incompatibilité avec le système de double numérotation que l’ARPT voulait mettre en place avant de l’abandonner. Les essais pour la double numérotation n’ont pas été convaincants, selon ce responsable qui a surtout insisté sur la détermination des cadres de Djezzy à se placer en force dans le marché. L’objectif affiché est de compter parmi ses 17 millions d’abonnés actuels 1,5 million d’abonnés à la 3G +. Une prévision basée entre autres sur l’engouement populaire pour l’offre millenium allant jusqu’à des «altercations verbales, voire des agressions physiques depuis quelques jours», témoigne un employé de Djezzy.

Des offres à gogo Il faut dire que l’opérateur, filiale à 49% du russe Vimpelcom, sixième opérateur mondial, n’a pas lésiné sur les offres de lancement de sa 3G+. Il en est ainsi de «Djezzy speed», une offre Internet déclinée en six formules : «Speed jour d’un volume de 50 Mo pour 100 DA, 500 Mo à 750 DA, 2 Go pour 2000 DA, 5 Go à raison de 4000 DA, speed à la demande à partir de 3 DA le MO et enfin la formule 200 MO pour 200 DA». Il est également de l’offre «@migo», un forfait qui permet aux clients Djezzy de rester en contact illimité avec leurs amis via les réseaux sociaux Facebook, Twitter et What’s Up. Cette offre est d’un volume de 200 Mo pour 150 DA avec une durée de validité d’une semaine. La troisième offre est un Pack 3G, «Djezzy Connect». Cette offre contient un Pack Djezzy Connect (clé USB), une carte SIM et un bonus de 500 Mo/mois sur deux mois. Il est disponible sur les 7 wilayas couvertes par la 3G+ Djezzy. Son prix est de 1900 DA TTC avec un accès illimité sur 4 sites Internet, à savoir  www.ouedkniss.com, www.echouroukonline.com,www.lebuteur.com et www.elheddaf.com. Cette offre est limitée à 30 jours à partir du 5 juillet. La dernière n’est autre que le fameux «Millenium», décliné cette fois avec l’option 3G en plus. Djezzy y propose de manière limitée du data de 500 Mo à 2 Go à travers deux formules : «Millenium 3G 1750» qui propose aux abonnés des appels « gratuits et illimités : de 21h00 à 7h00 et 7j/7. Un forfait de deux heures de communication s’étalant sur 1 mois vers tous les réseaux. Une connexion Internet 3G+ sur les zones couvertes par le réseau de 500 Mo. Les frais d’accès répartis sur les 4 premières factures est 1500 DA avec un payement mensuel de 1750 DA et d’une caution d’une année fixée à 4000 DA». La deuxième formule est celle du «Millenium 3G 6000» qui propose 10 heures d’appels de communication vers tous les réseaux nationaux mobiles, d’un débit Internet de 2 Go, avec les mêmes frais et la même caution annuelle que la première formule, mais avec payement mensuel de 6000 DA. En week-end, les communications sont gratuites 24 heures sur 24.

Publié dans Actualite archives

Le P-DG de Mobilis, Saâd Damma, a indiqué que son entreprise a décidé d’accompagner une équipe connue pour avoir formé de grands joueurs qui ont porté les couleurs nationales, à l’image des Madjer, Fergani, Merzekane et autres Diziri et Halliche.

Le premier responsable de l’opérateur historique de la téléphonie mobile a avoué, en marge de la signature du contrat de sponsoring avec le Nasr Hussein Dey, pensionnaire de la Ligue 1, jeudi soir à l’hôtel Hilton, à Alger, qu’il était honoré de faire associer l’entreprise connue pour son engagement pour le sport au prestigieux club du Nasria qui est de retour parmi l’élite après son accession cette saison en Ligue 1. Il révélera que le contrat est d’une durée d’une année renouvelable et qu’il s’agira d’un contrat de programme étant donné qu’il se pourrait qu’il y ait des rallonges financières si ce dernier réussit de bons résultats. Mais le plus important pour lui est que Mobilis accompagne ce club dans la formation de nouveaux talents. « Nous savons tous que le NAHD est connu pour ce créneau et les dirigeants ont l’intention de le relancer, c’est pour cela que nous ferons tout pour les aider », informera M. Dama, qui révélera que la première action sera de sponsoriser le match qui se jouera aujourd’hui samedi à Sétif entre l’ESS et le NAHD en l’honneur du regretté Nabil Hemani, qui a joué pour les deux clubs. Le président du Nasria, Mahfoud Ould Zemerli, a déclaré, pour sa part, que le NAHD est honoré d’avoir Mobilis comme sponsor, souhaitant que ce partenariat dure le plus longtemps.

Le match Real toujours au tableau Le coach des Sang et Or, Azzedine Aït Djoudi, affirmera, lui, que l’arrivée de Mobilis comme partenaire du club le propulsera certainement en avant, même s’il avoue que pour cette première saison, il s’agira de rebâtir une équipe compétitive capable de revenir en force dans les prochaines années. Présent à la cérémonie de signature de ce contrat de sponsoring, le président de la LFP, Mahfoud Kerbadj, signalera être honoré d’être présent à cette cérémonie, surtout qu’il s’agit d’un grand club, ajoutant que Mobilis a prouvé déjà son engagement pour le sport avec le sponsor d’abord de la Supercoupe d’Algérie et ensuite ce contrat pour l’accompagnement et le naming des championnats professionnels des Ligues 1 et 2 pour les trois saisons prochaines. Le P-DG de Mobilis reprendra la parole pour annoncer aussi que son entreprise accompagnera le CSC, dont elle est le sponsor, pour son match international amical le 25 juillet prochain face au Celta Vigo, de même qu’il a annoncé que l’opérateur historique de téléphonie mobile est candidat pour l’accompagnement de l’EN. « Au-delà de l’aspect commercial ou financier, c’est surtout notre amour pour la patrie qui guide notre démarche », dira M. Dama. Pour ce qui est enfin du match amical que devrait jouer le Real Madrid à Alger, le P-DG de Mobilis rappellera que ce match gala est bel et bien d’actualité et qu’il s’agit seulement d’un problème de calendrier. « Nous travaillons à trois (avec le Real et la boîte qui se charge de l’organisation Média Pro) sur ce sujet et nous allons soumettre la proposition aux autorités compétentes dès que cela sera possible », dira le P-DG de Mobilis, qui reste optimiste quant à la concrétisation de cet événement.

Publié dans Der

Le 17 juillet 2013, un séisme de 5,1 degrés sur l’échelle de Richter a secoué la région de Hammam Melouane (35 km à l’est de Blida). Une année après, jour pour jour, même si «ce mauvais» souvenir hante encore les esprits, la localité semble retrouver petit à petit son train de vie normal. Elle s’est surtout transformée en un chantier à ciel ouvert, la secousse ayant causé beaucoup de dégâts aux habitations, les services et les infrastructures de base. Dans une déclaration à l’APS, à la veille du premier anniversaire de cette catastrophe naturelle, le président de l’Assemblée populaire communale de Hammam Melouane (P/APC), Ahmed Aniche, a signalé la réhabilitation en cours de nombreuses structures endommagées suite au séisme, dont deux écoles primaires à Hammam Melouane et Tahamoulte, dont la réception est prévue pour la prochaine rentrée scolaire (2014-2015). La même période verra la réception du CEM Cherifi-Mohamed, destinataire d’une opération de reconstruction et d’équipement pour une enveloppe de 100 millions de dinars. Il est également question, courant de la semaine prochaine, de travaux de reconstruction du centre postal et de l’école coranique, qui ont été totalement détruits. Selon cet édile, un total de 655 familles ont reçu des aides rurales accordées par l’Etat, suite à la prise de mesures d’urgence par les autorités locales, en coordination avec le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, en vue de la réfection de leurs habitations endommagées par le séisme. Ces familles ont «immédiatement entrepris la reconstruction de leurs demeures classées rouge ayant subi des dommages», a souligné M. Aniche, ajoutant que de nombreuses familles ont déjà reçu la deuxième tranche des aides, suite au parachèvement des travaux de la première tranche, parallèlement à une cinquantaine d’aides rurales supplémentaires, dont les bénéficiaires ont reçu les décisions y afférentes. M. Aniche a, en outre, fait part d’une procédure d’accélération de la délivrance des actes de propriété des terres au profit des habitants du camp colonial de Megtaâ Lezreg, au nombre de 270 familles, en vue de les rendre éligibles aux aides rurales accordées par l’Etat. Une trentaine de familles de ce camp ont déjà reçu leurs actes de propriété, a-t-il assuré.

RÉSORBER L’HABITAT PRÉCAIRE D’importants programmes de logements ont été destinés à la commune de Hammam Melouane, suite au séisme du 17 juillet 2013. La source a notamment cité une centaine de logements publics locatifs (LPL) pour la cité El Djedid, théâtre actuellement de la réalisation d’une centaine d’autres logements, avec un taux d’avancement estimé à 80%. Un quota similaire d’aides à la construction rurale a été inscrit à l’actif de la même commune, dont 50 au profit de Megtaâ Lezreg et le reste pour la cité El Djebsia, alors qu’une centaine d’autres aides ont été destinées à la cité Tahamoulte. Ces projets, ajoutés à d’autres opérations en cours dans les secteurs de l’hydraulique, des travaux publics et du tourisme, sont susceptibles de contribuer, de façon significative, à l’amélioration des conditions de vie des habitants de la région, connue pour ses paysages féeriques et ses eaux thermales, qui ont fait sa réputation auprès des touristes et des visiteurs, a estimé M. Aniche.

DES PROMESSES ENFIN TENUES ? En mars dernier, Reporters était de retour sur les lieux, neuf mois après le sinistre. A Megtaâ Lazreg, le village le plus touché, une colère mêlée à de « l’incompréhension se lisait sur tous les visages ». Ami Saïd, le premier rencontré non loin d’un pont scindant la localité en deux rives, enveloppé dans son burnous marron, la soixantaine entamée, n’est pas allé par trente-six chemins en tirant à boulets rouges sur les autorités locales, à commencer par le wali de Blida en passant par le chef de daïra de Bouguara et les élus locaux. Non loin de l’auberge de jeunes de la localité de Hammam Melouane, dont les fissures causées par ce séisme étaient encore visibles en attendant leur réfection, se trouvait une école primaire. Le verbe est conjugué au passé, car, il ne restait que… l’assiette foncière, puisque l’école avait été démolie sur « instruction » du CTC. UNE JEUNESSE SANS LENDEMAIN On ne peut évoquer la localité de Hammam Melouane sans rappeler la jeunesse de cette localité qui s’attend encore et toujours « à un avenir radieux », comme il nous avait confirmé le jour de notre virée dans la localité. Ce jour-là, Abdelhamid, attablé avec quelques amis, s’était dit que voir « des journalistes passer - dans leur commune - était l’occasion de rappeler aux ministres d’Alger qu’à Hammam Melouane, la jeunesse se meurt et est laminée par les jours qui se succèdent et se ressemblent». «Si l’avenir était un tableau à dessiner, je l’aurais fait avec le mien. Mais, là, on est dépendant d’une administration centrale qui affichait depuis toujours un mépris sans égal envers les jeunes de l’intérieur du pays. On entend parler de l’aménagement de l’oued El Harrach à coups de milliards, sauf que investir de ce côté de la terre n’a jamais été inscrit dans l’agenda de nos responsables qui se disent républicains au service de tous les Algériens. Faux. Le pouvoir central, y compris ceux que nous avons élus, ne sont au service que d’une minorité d’Algériens habitués à tous les bienfaits de cette Algérie riche de son pétrole », avait-il déploré. Même son de cloche chez son compagnon Nacer. Ce dernier avait affirmé avoir regretté de ne pas avoir rejoint les rangs de l’Armée nationale populaire quand il en avait l’occasion. Marié, père de deux fillettes (5 et 2 ans), sans diplôme aucun, encore moins un poste de travail permanent, il avait assuré qu’il peine chaque jour que Dieu fait à subvenir aux besoins de sa petite famille, n’était l’aide lui parvenant de ses beaux-parents installés à Blida. Jusqu’à quand ? s’était-il interrogé. Assurément, le temps que nos ministres apprennent que l’Algérie n’est seulement pas les « grandes villes ». Le temps que nos responsables se rendent compte qu’au-delà du discours, les faits s’imposent.

Publié dans Région

Les éditions Sédia viennent de mettre dans les librairies et à la disposition des lecteurs en langue arabe le texte superbe d’Assia Djebar, Nulle part dans la maison de mon père. La traduction, confiée par cette « maison » au regretté Mohamed Yahiaten, s’inscrit dans sa politique visant à faire connaitre du public arabophone, en Algérie et à l’étranger, de grands auteurs algériens de langue française. Une belle, mais terrible aventure que nous restitue Nacéra Khiat, responsable éditorial. Reporters : Quand, pour la première fois, les éditions Sedia ont eu l’idée de passer des textes d’Assia Djebar du français à l’arabe ? Nacéra Khiat : Cela remonte à 2010. Ayant déjà traduit des écrivains algériens très connus et lus ces dernières années en Algérie et de plus en plus connus et traduits dans d’autres pays de cultures différentes, penser à traduire des sommités de la littérature algérienne était par la suite évident, surtout lorsque nous avons appris, en nous penchant sur la question, que des écrivains tels que Mohammed Dib et Assia Djebar n’avaient pas encore été traduits dans leur langue natale par des Algériens, car Mohammed Dib avait déjà été traduit par des Syriens depuis bien longtemps et des Libanais, mais jamais avant 2011 (Sedia) par des Algériens. Dans ce contexte, nous avons choisi le dernier livre qu’Assia Djebar a écrit, Nulle part dans la maison de mon père, que nous avions déjà réédité en Algérie en langue française dans notre collection Mosaïque. Cette grande dame mérite au moins ce petit geste qui n’a que trop tardé.

Pourquoi le choix d’une auteure comme Assia Djebar et pas quelqu’un d’autre ? En réalité, Assia Djebar n’est pas la seule auteure traduite par Sedia, nous avions déjà traduit Malika Mokeddem et Nina Bouraoui en plus d’Anouar Benmalek, Yasmina Khadra et sept titres du grand monsieur Mohammed Dib. En procédant à la traduction d’écrivains algériens comment ne pas penser à Assia Djebar ?

Y a-t-il eu accord de l’auteure ? Nous ne pouvons procéder à une traduction, une publication ou une réédition sans avoir l’accord de l’auteur ou de ses ayants droit. Dans le cas  d’un achat de droits auprès d’un autre éditeur, si ce dernier qui se charge d’avoir cet accord. Nous avons évidemment eu l’accord d’Assia Djebar, mais nous n’avons pas traité directement avec elle, c’est avec son agent anglais que nous avons négocié les termes du contrat, c’est lui-même qui a fait par la suite le déplacement à Paris pour faire signer le contrat par Assia Djebar.

Comment le contact avec Mohamed Yahiaten s’est-il produit ? Et comment a-t-il travaillé et pendant combien de temps? Le contact avec feu Mohamed Yahiatène a été établi sur la base d’une recommandation d’un de ses confrères, nous n’avions pas eu l’occasion de travailler avec lui auparavant et malheureusement il est décédé avant de voir sa traduction publiée. Notre relation avec feu Mohamed Yahiatène, ou avec tout autre traducteur, est définie par un contrat déterminant les conditions de travail et les obligations des deux parties. Sur la base des délais accordés, la traduction lui avait pris environ quatre mois de travail.

Lui avez-vous laissé carte blanche où est-ce que les éditions Sédia ont dû valider le texte traduit produit ? Après lui avoir fourni le texte original de l’ouvrage, nous lui avons laissé le temps de le traduire. Il savait qu’il était en train de « réécrire » ce livre dans une autre langue, mais comme tout traducteur professionnel, il savait aussi qu’il avait l’obligation de rester fidèle au texte écrit à l’origine par Assia Djebar. Toutefois, nous ne pouvons publier une traduction sans la relire, la comparer au texte original et vérifier qu’il n’y ait pas d’erreurs d’ordre linguistique. Une traduction est une responsabilité aussi, la valider est une manière de l’assumer.

Un mot sur l’expérience de la traduction chez les éditions Sédia. Quel bilan faites-vous de cette expérience et pensez-vous avoir trouvé un répondant chez le lecteur arabophone ? Notre expérience a débuté en 2007 avec le lancement de notre collection Mosaïque en langue arabe : Foussaifissa en traduisant plusieurs titres d’écrivains algériens installés en France comme Malika Mokeddem, Nina Bouraoui, Boualem Sansal, Anouar Benmalek et Yasmina Khadra, ainsi qu’un écrivain algérien publié en Algérie, Hamid Grine, et un Français, Philippe Claudel. Sept titres en tout ont été lancés en même temps et nous avons fait le nécessaire en matière de promotion pour les faire connaitre auprès du grand public. L’initiative était bonne, mais malheureusement la réalité était amère en constatant que les ouvrages traduits ne se vendaient pas et qu’on s’est retrouvé avec un stock immense.

Etait-ce un problème de distribution ? Certes, mais peut-être aussi un problème de prix et de pouvoir d’achat. On répand souvent l’idée que les lecteurs arabophones sont habitués à de petits prix comparés aux lecteurs francophones. Non suivi des libraires ?… L’absence d’études, de données et de statistiques dans ce domaine ne nous permet pas de situer le problème de façon précise. Malgré cette première opération qui a été un « fiasco financier », les éditions Sedia ne voulaient pas laisser tomber la traduction.

A fonds perdus et pour emplir uniquement les rayons de bibliothèques publiques ? Pour être honnête, nous avons été encouragés par le programme du ministère de la Culture qui propose un achat ferme de quelques titres. Cela nous aide beaucoup, car cela nous permet de minimiser les frais de ces traductions qui sont plus que considérables et nous permet aussi de continuer à concrétiser notre objectif : rapprocher les écrivains, surtout algériens, d’une autre catégorie de lecteurs et rendre leurs ouvrages « lisibles » par les lecteurs arabophones, non seulement en Algérie, mais aussi dans le Monde arabe. Nous comptons actuellement 30 titres entre BD, romans et essais traduits, dont le dernier est A quoi rêvent les loups. Une belle traduction d’Abdecelem Ikhlef d’un bel ouvrage de Yasmina Khadra.

Publié dans Culture

Israël est passé dans une nouvelle phase de son agression contre le territoire palestinien en lançant, dans la nuit de jeudi à vendredi, une offensive terrestre. Hier, au deuxième jour de cette offensive terrestre dans Gaza, 33 personnes ont été tuées, portant le total des victimes palestiniennes à 274 et plus de 2000 blessés depuis le début de l’agression israélienne.

Malgré les appels internationaux à éviter l’escalade et à épargner les civils, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui avait déjà annoncé que l’opération contre la bande de Gaza s’intensifierait et que l’Etat hébreu ne reculerait devant rien dans son projet ultime, celui de détruire la Palestine en tant que formation politique et continuer d’occuper impunément le territoire de la Palestine, a, une nouvelle fois promis de faire fi du droit international et qu’il était prêt à « élargir » encore son assaut sur Gaza.

Indifférence Les 70 000 réservistes que l’armée israélienne avait mis sur le pied de guerre dès les premiers jours de la nouvelle agression de Gaza qui a commencée le 8 juillet dernier, étaient déjà un indice de la volonté des responsables sionistes. Et cela a été confirmé jeudi soir lorsque des soldats israéliens ont pénétré dans la bande de Gaza afin de mener la phase terrestre des attaques de l’Etat hébreu contre la Palestine. Hier, l’assaut terrestre s’est poursuivi et il a été conjugué aux frappes aériennes qui, elles, durent depuis onze jours. Le bilan humain, quant à lui, s’alourdit. En effet, 30 personnes ont été tuées en à peine 24 heures, portant le bilan total à 271 Palestiniens tués, auquel il faut ajouter plus de 2000 blessés. Par ailleurs, 30 000 personnes ont été contraintes de quitter leurs domiciles, notamment dans le nord du pays, où des affrontements entre les troupes israéliennes et les hommes du Hamas font rage. Les familles se réfugient souvent dans les locaux de l’organisation islamiste qui représente à elle seule l’unique force militaire qui tente de défendre Gaza tant bien que mal, malgré une asymétrie évidente des moyens en sa défaveur, entre elle et l’entité sioniste. L’Etat hébreu affirme mener ces opérations exclusivement contre le Hamas. Ce dernier utiliserait de nombreux couloirs secrets entre la Palestine et l’Egypte afin d’acheminer des armes, du matériel de guerre et des hommes. C’est ainsi que le Premier ministre sioniste Netanyahu a affirmé qu’il fallait s’attendre à voir l’opération « s’élargir » dans les prochains jours. « Mes instructions sont de se préparer à la possibilité d’élargir de manière significative l’opération terrestre », a-t-il ainsi déclaré. Et de poursuivre : « Ce n’est pas possible de régler le problème des tunnels depuis les airs uniquement, nos soldats font aussi cela sur le terrain. » Seulement, en faisant cela, c’est une population que les sionistes terrorisent et sacrifient volontiers. D’ailleurs, la ville de Gaza est devenue une agglomération fantôme, 70% des foyers sont privés d’électricité, et malgré une trêve humanitaire de 5 heures observée jeudi matin, les produits de première nécessité continuent de manquer à Gaza. Cette dangereuse escalade en Palestine met à mal un nouveau plan de cessez-le-feu que Le Caire avait soumis jeudi aux deux parties avant que l’entité sioniste ne le viole, avant même qu’il n’entre en vigueur légalement. Le ministre sioniste de la Communication, Gilad Erdan, a, pour sa part, affirmé que si l’occupation de Gaza « n’est pas l’objectif, on peut en arriver là », ce qui serait une première depuis 2005. Une déclaration choquante et bafouant le droit international, qui pourtant n’a donné lieu à aucune réaction de la communauté internationale, confirmant l’indifférence des grandes puissances face à la Palestine, voire du cautionnement des actes barbares de l’entité sioniste. L’Egypte, à qui le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé de mener une médiation entre les deux parties, est dans une impasse.

Violentes manifestations anti-israéliennes en Turquie Son Président, Abdel Fatah Al Sissi, a rencontré son homologue palestinien Mahmoud Abbas qui s’est inquiété que « l’opération terrestre ne cause plus d’effusion de sang ». Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, est attendu au Caire et à Tel-Aviv dans les prochains jours, où il s’entretiendra avec des responsables égyptiens et israéliens, sans pour autant prendre la peine de dialoguer avec les Palestiniens. Le reflet d’une attitude hautaine, arrogante, mais surtout biaisée face au conflit endémique dont la Palestine et son peuple sont victimes. Hier, à la demande de la Jordanie et de la Turquie, deux pays qui ont condamné l’offensive israélienne, le Conseil de sécurité de l’ONU doit tenir une réunion d’urgence à partir de 19H00 GMT pour discuter des moyens de mettre fin au bain de sang. Des centaines de manifestants turcs réunis à l’appel d’organisations islamistes ont attaqué aux premières heures d’hier le consulat général d’Israël dans le centre d’Istanbul, provoquant une intervention musclée des forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau. Dans la nuit de jeudi à vendredi, de violentes manifestations anti-israéliennes se sont produites à Istanbul et Ankara. En réaction, Israël a décidé de réduire son personnel diplomatique en Turquie, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’ambassade d’Israël. « A la suite des manifestations d’hier, il a été décidé de réduire le personnel diplomatique en Turquie », a précisé cette source. Cette évacuation concerne aussi les familles des diplomates postés en Turquie, a-t-on précisé de même source.

Publié dans Monde

La zone ultra sensible de Jebel Chaambi a été le théâtre, ce mercredi soir d’une attaque djihadiste, sans précédent dans l’histoire de la Tunisie, contre les forces de l’armée faisant 14 victimes et de nombreux blessés. Les autorités tunisiennes se sont d’ailleurs empressées d’attribuer cette tuerie à Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi).

Un deuil national de trois jours a été proclamé. Jebel Chaambi est, depuis le déclenchement des mouvements islamistes armés, le théâtre d’opérations et de contre-opérations. Zone montagneuse, située non loin de la frontière algérienne et en particulier de la wilaya de Tébessa, elle est devenue le sanctuaire par excellence des djihadistes. Et depuis un an et demi, l’armée tente, en vain, de neutraliser ces groupes armés, malgré une coopération intensive avec l’Algérie, et alors que des élections générales sont prévues dans trois mois afin de doter la Tunisie d’institutions pérennes, les premières depuis la chute de Zine El Abidine Ben Ali. Ils étaient environ 40 à 60 terroristes, a rapporté le ministère tunisien de la Défense, armés de mitrailleuses, de grenades et de lance-roquettes à avoir ouvert le feu, ce mercredi soir, donc, sur des soldats, à l’heure du f’tour. L’action s’est déroulée dans les environs de Henchir El Talla. Il s’agirait même de deux attaques simultanées. «Ces attaques nous ont coûté 14 martyrs. Cinq (ont été tués) par balle, neuf ont été brûlés. Le feu s’est déclaré quand la tente dans laquelle ils se trouvaient a pris feu» suite à des tirs de RPG et de grenades, a expliqué Souheil Chmengui, responsable des opérations terrestres de l’armée, ajoutant que 18 soldats avaient été blessés. L’un des assaillants, qui serait de nationalité tunisienne, a été abattu et un soldat tunisien qui avait été porté disparu a été retrouvé mort hier.

ARMES LOURDES Les autorités n’ont d’ailleurs pas tardé à réagir. «Ce crime ne restera pas impuni», a promis le Premier ministre Mehdi Jomaâ, insistant sur la dimension «régionale» du phénomène et en reconnaissant un «changement qualitatif» dans l’organisation de ces groupes utilisant désormais « des armes lourdes ». «C’est une guerre globale qui va durer, il va falloir du souffle (...) et accepter les sacrifices », a-t-il encore ajouté. Jeudi soir, à 22 heures locales, des manifestants, suite à l’appel des principaux partis d’opposition dont Nidaa Tounes de Béji Caïd Essebsi, se sont rassemblés au cœur de Tunis pour dénoncer ces attaques « terroristes » scandant des slogans anti-Ennahda, qui reste la première force politique à l’Assemblée nationale constituante (ANC).  Pour Ghazi Jéribi, le ministre tunisien de la Défense, « la majorité des terroristes se sont infiltrés de l’extérieur de Chaambi, probablement de l’extérieur des frontières», certainement d’Algérie, mais rien n’est mois sûr. Parmi eux, se trouvaient des Tunisiens, des Algériens et des «mercenaires étrangers », a-t-il ajouté, tout en précisant que la Tunisie et l’Algérie continuaient leur coopération en matière de lutte anti-terroriste. Ghazi Jéribi a expliqué que, malgré les bombardements à répétition à Jebel Chaambi, déclaré «zone militaire fermée », les djihadiste n’ont jamais pu être neutralisés. Il a toutefois défendu l’action de l’armée, estimant que la zone restait « sous contrôle » depuis une opération de l’armée lancée en avril mais que « cela n’empêche pas les infiltrations (...), qu’il est très difficile d’empêcher». Il a également ajouté que «plus on approche des élections, plus les terroristes veilleront à saboter le processus transitionnel et électoral. [Ils] ont des plans visant non seulement la Tunisie mais toute la région ».

RAPPORT SECRET Pour le ministre tunisien de l’Intérieur, il s’agit d’une guerre régionale contre les forces du mal. Ce n’est pas une guerre traditionnelle, nos forces n’étaient pas préparées à ce phénomène, mais c’est le prix à payer pour garder notre souveraineté. Tout le peuple est pris pour cible car c’est une guerre menée par l’extérieur». De son côté, le président Moncef Marzouki a estimé que les djihadistes voulaient empêcher la Tunisie de «construire la démocratie» et d’ «être une exception dans le Monde arabe». «Mais nous irons aux élections, nous construirons nos institutions et nous poursuivrons notre mode de vie, qui concilie modernité et authenticité», a-t-il affirmé avec assurance. Les élections auront lieu le 26 octobre pour les législatives et le 23 novembre pour la présidentielle. Par ailleurs, des sources sécuritaires ont confirmé que les services algériens ont préparé un rapport secret dans lequel ils ont indiqué que des mouvements se préparaient  pour exécuter des opérations terroristes de grandes envergures en Algérie et en Tunisie et plus précisément sur les frontières entre les deux pays pendant le ramadan, a rapporté la radio Mosaïque FM. Ce rapport a été soumis aux autorités algériennes deux jours avant le début du mois de carême et ces dernières les ont transférées à leurs homologues tunisiens dans le cadre de la collaboration entre les deux pays.

EMBUSCADE La Tunisie continue de vivre des attaques sporadiques, comme celle ayant touché, fin mai, le domicile du ministre de l’Intérieur. Il y a presque une année de cela, le 29 juillet 2013, huit militaires avaient été sauvagement tués, dont certains égorgés, dans une embuscade, également pendant le ramadan et dans la même région. Cette attaque avait eu lieu quelques jours après l’assassinat du député de gauche Mohamed Brahmi à Tunis. Avec ces 15 soldats tués ce mercredi, ce sont une cinquantaine de militaires, policiers et gendarmes qui ont été tués dans des attaques attribués aux djihadistes armés

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La franchise algérienne, les Faucons du désert, sera bel et bien présente pour la cinquième saison de la World Series of Boxing (WSB), malgré ses difficultés financières vécues ces derniers temps. Elle devrait se mesurer aux Cubains de Domadores pour sa première sortie. Seize franchises réparties en deux groupes vont s’affronter lors de la cinquième saison de la World Series of Boxing (WSB), avec la présence de l’équipe algérienne Faucons du désert qui participe pour la troisième année consécutive à cette compétition. Les Faucons du désert d’Algérie évolueront dans le groupe A en compagnie de la franchise du Maroc qui fera ses débuts dans cette compétition qualificative aux jeux Olympiques de Rio de Janeiro, au Brésil, en 2016. Le groupe A est composé également de l’équipe Russia Boxing, des Ottomans d’Ukraine, des Domadores de Cuba, des Guerreros du Mexique, de Germany Eagles d’Allemagne et des Dragons de Pékin (Chine). Pour sa troisième expérience dans cette compétition lancée en 2010 par l’Association internationale de boxe amateur (AIBA), l’équipe algérienne se mesurera, pour sa première sortie, à la formation des Domadores de Cuba, finaliste de la saison dernière, selon le tirage au sort effectué mercredi à Istanbul, en Turquie. Le groupe B est composé des Condors d’Argentine, Astana du Kazakhstan, Italia Thunder d’Italie, les Knockouts des Etats-Unis, les Hussars de Pologne, les Baku Fires d’Azerbaïdjan, une franchise du Venezuela et une nouvelle équipe à désigner dans les prochains jours. Le calendrier de la cinquième saison verra des changements en raison de l’arrivée de nouvelles équipes. La saison régulière est passée de 10 à 14 semaines. Cette nouvelle saison sera significative pour les franchises participantes puisqu’elle verra la qualification de 17 boxeurs directement aux jeux olympiques de Rio 2016. Les qualifiés sont les boxeurs classés premier et deuxième dans les catégories des poids mouche, mi-mouche, lourd et super-lourd. Le nombre de boxeurs WSB qualifiés pour ces jeux olympiques est sensiblement supérieur à celui de Londres en 2012, où seulement cinq pugilistes ont bénéficié d’une place parmi le gotha mondial. La World Series of Boxing est une compétition lancée en 2010 par l’Association internationale de boxe amateur mettant en lice des équipes, appelées franchises, réparties dans quatre conférences continentales : Amérique, Asie, Afrique et Europe.

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Le patron de la Ligue professionnelle de football (LFP), Mahfoud Kerbadj, avoue qu’il ne poursuivra aucun club ni aucun joueur qui n’aurait pas respecté les dispositions du plafonnement des salaires des joueurs.

Rencontré en marge de la signature du contrat de sponsoring à l’hôtel Hilton entre l’opérateur historique de la téléphonie mobile, Mobilis, et le nouveau pensionnaire de la Ligue 1, le Nasr Hussein Dey, le président de la Ligue professionnelle de football, Mahfoud Kerbadj, a bien voulu apporter quelques précisions sur la fameuse affaire du plafonnement des salaires et qui ne semble être respectée par aucun des clubs de la Ligue 1 surtout qui restent toujours aussi «généreux» avec les joueurs en leur octroyant des salaires très élevés. Il y a quelques jours seulement, on apprenait que l’ex-joueur de l’ES Sétif, Karaoui, a signé au Mouloudia d’Alger pour un salaire avoisinant les 350 millions de centimes, alors que le nouveau joueur de l’USMA et qui évoluait la saison passée au club tunisien de l’Espérance de Tunis, Belaïli, a arraché un salaire se rapprochant de 500 millions de centimes/mois. Ce sont donc des sommes astronomiques qui sont octroyées aux joueurs, alors que ces mêmes présidents qui ont donné ces sommes se plaignaient du fait qu’ils avaient du mal à respecter leurs engagements envers les joueurs en l’absence d’aides conséquentes. Le patron de la ligue nous avouera qu’il ne compte pas demander de comptes aux clubs qui ont outrepassé la disposition du plafonnement des salaires. « Nous ne poursuivrons aucun joueur ni aucun club qui n’aurait pas respecté le plafonnement des salaires », nous dira Kerbadj dans une déclaration surprise et qui ne cadre pas avec les orientations qui avaient été données aux clubs de ne pas dépasser les sommes de 120 millions/mois pour les joueurs internationaux, et les 80 millions/mois pour les joueurs qui ne le sont pas. Toutefois, Kerbadj nous avouera que des sanctions sévères seront prises à l’encontre des clubs qui ne payeront pas leurs joueurs régulièrement et qui se plaindront du fait qu’ils n’ont pas les moyens nécessaires pour s’acquitter de leurs dettes envers leurs employés, que sont les joueurs.

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«La wilaya de Tlemcen a bénéficié d’un programme conséquent en matière de protection de l’environnement durant la période 1999-2014, matérialisé par 26 projets dont le montant total est de 4,4 milliards de dinars. Il comprend la réalisation de trois centres d’enfouissement technique à Tlemcen, Maghnia et Ghazaouet d’une capacité globale d’un million de mètres cubes pour prendre en charge le traitement des déchets de dix communes de la wilaya et la création de cinq décharges contrôlées au profit des communes de Sebdou, Beni Snous, Beni Smaïl, Beni Boussaïd et Aïn Tellout », a déclaré jeudi Mme Dalila Boudjemaâ, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, à l’issue de sa visite d’inspection et de travail effectuée dans cette wilaya de l’ouest qui lui a permis de s’enquérir des projets en cours. Elle a aussi indiqué qu’un nouveau dispositif de traitement thermique des déchets doté d’un système de traitement des gaz, de récupération d’énergie et de chaleur sera mis en place au courant de l’année 2015 pour une meilleure maîtrise de l’enfouissement des déchets, ajoutant que pour la promotion des activités de tri et de récupération de la fraction valorisante des déchets du genre papier et plastique, deux centres techniques ont été réalisés, en plus d’une unité de récupération et de valorisation du PET et sa transformation en fibre polyester qui alimentera les industries. Concernant la ville de Ghazaouet, confrontée depuis plusieurs années à l’épineux problème de la pollution émanant des cheminées de l’usine d’électrolyse de zinc, qui s’est répercuté sur la santé de la population avec des pics affectant particulièrement les personnes atteintes d’insuffisance respiratoire, Mme Boudjemaâ a souligné qu’« un programme de décontamination du site de la falaise du complexe qui surplombe le port de Ghazaouet a été engagé avec le transfert des 500 000 tonnes de déchets des scories vers le centre d’enfouissement réalisé à cet effet à hauteur de 835 millions de dinars ». Elle a tenu à préciser qu’« il fut un temps où la situation était très préoccupante, mais aujourd’hui, la pollution est passée de 1 500 ppm à 400 ppm, ce qui est quand même remarquable », précisant que « la société Alzinc qui exploite l’usine a mobilisé un financement important pour protéger l’environnement à travers la mise en place d’un nouveau process de production adapté aux nouvelles exigences techniques ». La ministre s’est déplacée par la suite à Hammam Boughrara (daïra de Maghnia) pour visiter le centre d’enfouissement technique, avant d’inspecter le chantier de réalisation du parc citadin d’Aïn Fezza, situé à 10 km de Tlemcen, implanté à proximité des grottes à stalactites et stalagmites, sur une superficie de 5 hectares, disposant d’espaces de repos, de terrains pour différentes activités sportives, d’une pépinière horticole et d’un écomusée. Elle devait par la suite lancer l’opération « Quartier propre à Tlemcen ». Il s’agit d’une action pilote localisée au niveau de la cité d’habitat Pasteur de 300 logements, soit environ 1 800 habitants. Des élèves de l’école du quartier ont été associés à cet évènement sous la devise « La qualité de vie de votre quartier n’est pas acquise pour toujours, mais se gagne au quotidien ». Des dépliants ont été remis aux habitants de la cité pour les sensibiliser à travers leur civisme d’assurer un tri sélectif des déchets ménagers dans les conteneurs flambants neufs mis à leur disposition et expliquant qu’il s’agit là « d’un des enjeux majeurs dans la lutte pour la protection de notre environnement à travers un petit geste pour chacun, mais un grand geste pour notre planète ». A titre d’exemple, il est indiqué dans les prospectus qu’une tonne d’emballage recyclé équivaut à la production de 26 136 bouteilles neuves de 1,5 litre et qu’une tonne de papier recyclé permet de produire jusqu’à 900 kg de papier et de cartons et ainsi économiser 1 000 litres de pétrole. L’opération en question devrait dans les mois à venir être étendue à tout le territoire de la wilaya de Tlemcen avec la création de nouveaux emplois pour les jeunes.

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