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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 01 novembre 2015

Les sanctions commencent à tomber à Mostaganem, suite aux opérations d’inspection inopinées effectuées par le wali Abdelwahid Temmar dans les établissements publics de santé à travers la wilaya. Les premiers résultats commencent à tomber.

 

Au moins huit pharmaciens en plus d’autres agents ont été suspendus pour avoir «failli à leurs missions». Des mises en garde ont été aussi adressées aux responsables défaillants. Le bilan exhaustif de ces opérations d’inspection sera rendu public dès sa finalisation, croit-on savoir. Par ailleurs, la nouvelle carte sanitaire n’apporte pas les changements promis, semble-t-il. En effet, ce n’est un secret pour personne, de nombreux établissements de santé à travers le Dahra est de Mostaganem enregistrent des manques multiples. En plus du déficit en ambulances, on déplore les pannes répétées du matériel médical. Ces structures de santé continuent d’offrir une image peu enviable, pour reprendre les mots de nombreux citoyens qui s’y sont rendus. Certes, beaucoup espèrent la réhabilitation des anciens établissements, la réception de nouvelles structures, l’ouverture de nouveaux services…

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Bien que les ressources hydriques soient relativement disponibles dans la région, à l’instar du barrage Oued Kramis, à Achaâcha, les populations de nombreuses localités du Dahra est de Mostaganem souffrent du manque d’eau en cette période caniculaire. Le problème d’alimentation en eau potable est posé depuis le début de cet été. Une forte perturbation est? en effet? enregistrée ces derniers temps. Les habitants sont plus inquiets du fait de la réduction de la plage horaire avec en sus une pression réduite. Ce problème a refait surface depuis début juillet et reste préoccupant. Bon nombre de familles se rabattent alors sur les citernes d’eau à… pas moins de 800 DA.
E. O.

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 Dans le but de rapprocher les structures sanitaires de la population, le directeur de l’hôpital les Sœurs-Bedj de Chlef a décidé il y a quelques mois de transférer plusieurs consultations spécialisées à l’établissement public de santé de proximité de Haï El Badr, dans la banlieue sud-ouest de la ville de Chlef. Cette fois-ci, c’est au tour des consultations de cardiologie d’être déplacées à l’EPSP de Haï Nasr, dans la périphérie de la ville. Selon des sources de l’hôpital, trois cardiologues seront mobilisés pour assurer les consultations médicales spécialisées en cardiologie du dimanche au mercredi, soit quatre jours par semaine. La population locale a salué l’initiative, d’autant plus que l’EPSP en question est accessible. Cette délocalisation permettra aussi bien au personnel de l’hôpital de servir et de prendre en charge les malades et leurs compagnons dans des conditions de travail agréables.

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Le conseil de wilaya élargi s’est réuni en fin de semaine sous la présidence du chef de l’exécutif dans le souci de prendre les mesures nécessaires pour le nettoiement des centres urbains, notamment le chef-lieu de wilaya, par la mise en place de plans urgents et permanents pour préserver la propreté de l’environnement et éradiquer la propagation des ordures ménagères notamment et les décharges sauvages, à l’intérieur, à l’extérieur et dans la banlieue des centres urbains. Quant aux déchets durs, l’Etat a mis en œuvre des moyens humains et matériels gigantesques et mis en application des textes régissant la gestion des ordures dures considérées comme des problèmes de l’environnement qui risque d’avoir des incidences sur la santé des citoyens. Dans le même contexte, une campagne de nettoiement a été lancée ce samedi dans la ville d’Oued R’hiou. Au chef-lieu de Relizane, les services de l’Office national d’assainissement (ONA) en collaboration avec ceux de l’APC ont entamé une opération de nettoyage qui a porté principalement sur le curage des avaloirs dans les endroits réputés inondables au centre-ville notamment. Cette opération se généralisera à tous les centres urbains de la wilaya avant la période des pluies.
E. O.

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L’Association algérienne enfance et famille d’accueil bénévole (AAEFAB) a, au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue, samedi en son siège social de Palm Beach, à Staouéli, élu un nouveau bureau exécutif, présidé par Yasmine Boukadoum Kassab et un conseil d’administration, suite au constat de carence de l’ancienne équipe.

L’assemblée générale extraordinaire (tenue en présence d’un huissier), convoquée par le conseil des sages de l’AAEFAB après plusieurs reunions, dont une tenue en juin dernier en présence du président sortant, Antri Bouzar, qui a reconnu la défaillance de son bureau, a décidé de mettre fin aux activités de l’ancien bureau et d’élire un nouveau. Les membres de l’association ont dû faire appel au tribunal de Chéraga, qui les a autorisés à tenir leur assemblée générale pour changer l’équipe dirigeante de l’association, accusée « de gestion opaque » et d’avoir discrédité l’association qui a perdu la confiance aussi bien des pouvoirs publics que des donateurs qui ne se manifestent plus pour la soutenir. L’AG extraordinaire, présidée par deux membres du conseil des sages, en l’occurrence Ali Bahmane et Hocine Nia, a voté à l’unanimité pour le nouveau bureau et le conseil d’administration et appelé le bureau sortant à la sagesse et à se plier à la volonté de la majorité, dont l’unique souci est de réhabiliter l’association et de défendre les intérêts des enfants. Les participants ont été unanimes à dénoncer la fuite en avant de l’équipe sortante, qui a boycotté l’AG et tenté d’empêcher la tenue de la réunion en intimidant les membres de l’association et en leur interdisant d’entrer dans le siège en cadenassant la porte d’entrée. Après avoir constaté de nombreuses anomalies dans la gestion de l’association par le bureau sortant, qui a refusé de présenter un bilan moral et financier et organisé en juin dernier des élections truquées en faisant voter sous la contrainte les salariés des deux pouponnières, ce qui est interdit par le règlement intérieur, les membres du conseil se sont alarmés de la situation financière catastrophique de l’association, dont le personnel au nombre de 64 (pouponnière de Palm Beach et Hadjout) n’a pas reçu de salaires depuis 3 mois, des transactions jugées hasardeuses et de la non-conformité aux statuts de la loi de 2012. L’AG appelle le nouveau bureau à mener d’urgence plusieurs actions : à savoir réaliser un audit de la situation financière de l’association, des ressources humaines qui ont été fortement perturbées ces trois dernières années et de réhabiliter l’association auprès des pouvoirs publics et donateurs tout en veillant à la réouverture de l’Institut méditerranéen de la petite enfance (IMPTE) situé au parc de Ben Aknoun ainsi qu’à la réactivation de l’aide pédagogique aux pouponnières. Mme Jacqueline Tidafi, qui dispose d’une expérience précieuse en matière de formation des berceuses, a été invitée à occuper le poste de membre d’honneur au conseil pédagogique. Le nouveau conseil exécutif de l’association, dont le bureau exécutif est présidé par Yasmine Boukadoum, est composé de 13 membres, dont 7 femmes, qui ont rejoint en force l’association. L’AAEFAB, créée en 1983 par feu Temi Tidafi, qui gère les deux pouponnières de Palm Beach et Hadjout, a placé à ce jour dans des familles plus de 3 000 enfants.

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 Au terme de deux journées pleines, les travaux des congrès de la Société algérienne de gynécologie obstétrique (SACO) et de la Fédération maghrébine de gynécologie obstétrique (FEMCO) ont pris fin samedi après-midi. Dans le souci d’offrir toutes les conditions aux praticiens venus non seulement des différentes régions du pays, mais aussi des pays du Maghreb, de France et d’Afrique sub-saharienne, les organisateurs de cette double rencontre ont utilisé la salle de Conférence et l’auditorium de l’institut du Rein pour les débats et pour les communications libres des praticiens. Il y a lieu de souligner à cet effet que les communications proposées étaient non seulement nombreuses, mais aussi de haute facture car elles touchaient notamment à l’hémorragie du post partum, cytotec, à l’hystérectomie, la maladie trophoblastique, à l’infertilité, autant de thèmes que les communicants ont mis en relief et que plusieurs participants ont réussi à apporter leur contribution à travers leur débat. Selon Dr Souleimane Ouattara venu du Bourkina Fasso, et qui a pris part au Congrès de la FEMCO, qui a apprécié l’organisation, a présenté un travail réalisé en collaboration avec d’autres praticiens de son pays, sur la rupture des membranes sur grossesse avant 34 semaines d’aménorrhée. Il a été attentivement suivi ce qui donna l’occasion à différents praticiens d’intervenir pour apporter leur contribution dans le cadre des échanges. Pour le Dr Ouattara, ce type de rencontre ne fera que renforcer les relations entre les praticiens et surtout dans le continent africain. Sans doute les praticiens des pays du continent africain connaissent les mêmes problèmes, néanmoins des rencontres bilatérales ou encore de la région peuvent contribuer à l’amélioration de la situation. Il est à souligner que d’autres praticiens africains venus de Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Maghreb notamment ont pris part à ce double évènement.
Par ailleurs, près de 24% des accouchements dans les structures sanitaires en Algérie sont effectués par césarienne, a indiqué, samedi à Blida, le secrétaire général de la Société nationale de gynécologie-obstétrique, le professeur Mohand Saïd Oukid. Le nombre d’accouchements par césarienne a connu une évolution notable, au cours des vingt dernières années, où le taux national n’excédait pas auparavant les 5%, a indiqué le professeur Oukid lors de la deuxième et dernière journée du Congrès maghrébin de gynécologie-obstétrique, tenu à l’hôpital Frantz-Fanon de Blida. Le recours de plus en plus à cette pratique est motivé, selon ce responsable, par des considérations purement médicales, car permettant de réduire les risques de complications ou de décès chez les femmes enceintes ou leurs nouveau-nés, a-t-il expliqué. Le professeur Oukid a évoqué, à ce propos, les nombreux cas d’accouchements difficiles qui ont pu être réalisés, sans risque pour la maman et son bébé, grâce au recours à cette technique, « plus fiable, tant au plan médical qu’au plan de la sécurité », citant, à titre illustratif, l’exemple des Etats-Unis d’Amérique où environ 80% des accouchements se font par césarienne. D’autres pays, telles que la Chine, la Turquie ou la France, ont également recours à cette pratique, avec des taux variant respectivement entre 70, 50 et 30% de l’ensemble des accouchements réalisés à travers les structures spécialisées de ces pays, qui ont atteint, selon le professeur Oukid, un niveau de maîtrise médical assez avancé. A contrario, les taux les plus faibles sont encore enregistrés, a-t-il ajouté, dans beaucoup de pays en voie de développement, à l’exemple de la Mauritanie où ce taux ne dépasse pas les 10%, induisant des risques de complication très élevés qui mettent en danger la vie des parturientes ou de leurs bébés, ou les deux à la fois, a-t-il souligné. Diverses causes de mortalité ou complications graves chez la femme enceinte ont été abordées lors de ce congrès médical, qui a regroupé 800 spécialistes venus du Maghreb, d’Afrique et d’Europe, qui ont débattu notamment des risques d’hémorragie aiguë à l’origine de 40 cas de décès sur 100 000 patientes en Tunisie, et 57 cas de décès en Algérie, d’après le professeur Chiraz Lefkir, spécialiste tunisienne de gynécologie-obstétrique. La prise en charge des femmes enceintes durant les différentes étapes de la grossesse ainsi que l’accompagnement psychologique des cas difficiles et le don de sang, ont été parmi les principaux points évoqués lors de ce congrès.

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 Plus d’une quarantaine d’entreprises créées dans le cadre du dispositif Ansej ont exposé leurs produits à la salle omnisports de Sidi El Medjni, de Dellys, une localité située à une cinquantaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de Boumerdès. Le choix du lieu du salon relatif aux créations de la microentreprise n’est pas fortuit, puisque les responsables chargés de mettre en valeur les différents dispositifs entrant dans le cadre de l’emploi de jeunes misent sur cette région pour lancer un véritable développement local où les jeunes sont aidés pour concrétiser leurs projets, notamment dans le domaine agricole, qui reste la vocation principale de la localité. L’exemple est cette jeune femme qui s’est lancée dans le domaine de l’élevage. Ayant bénéficié du dispositif Ansej, Mlle Hamlet, qui est ingénieur en agronomie, fait fructifier son activité en se sacrifiant tous les jours pour mieux entretenir ses vaches afin d’augmenter la production laitière. Dans le salon, les jeunes promoteurs ont presque touché à toutes les créations. Cela va des produits pharmaceutiques, à la production des fromages, des détergents en passant par la fabrication des pièces de rechange, sans oublier les autres activités liées aux différents services. Les jeunes promoteurs qui sont contents de participer à ce salon, ont saisi l’opportunité pour interpeller les responsables concernés sur certaines difficultés rencontrées dans leur processus de création de leurs entreprises. Le directeur de l’Ansej locale a réitéré sa disponibilité aux promoteurs quant à la prise en charge des revendications exprimées, notamment en leur apportant assistance et conseils. L’acquisition de locaux, de terrains et surtout l’octroi des 20% de marchés sont des difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes promoteurs. Toutefois, les exposants souhaitent le renouvellement de telles rencontres qui permettent à ces derniers d’exposer non seulement leurs produits, mais aussi d’échanger des expériences dans divers domaines d’activités.

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Dans le cadre de la célébration du 61e anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954, l’association Med-Action d’Akbou a organisé, samedi à l’hôtel Le Majestic de cette ville, un colloque scientifique dédié à l’histoire de la guerre de Libération nationale autour de la thématique « Pourquoi le 1er Novembre 1954 ? ».

 

Des chercheurs universitaires, dont des historiens français et algériens, ainsi que des acteurs de la Révolution, ont pris part à cette rencontre-débat qui se voulait être, selon les organisateurs, « une humble contribution à l’écriture de l’histoire », tout en avouant qu’une telle « entreprise est éminemment délicate lorsqu’il s’agit surtout de la guerre d’Algérie avec, au demeurant, une Révolution en majuscule ».

« Notre initiative vise à donner une dimension scientifique à cette commémoration symbolique, à travers des communications académiques posant la question du 1er Novembre, qui reste cet authentique sursaut populaire héroïque, salvateur qui engendra une date, une révolution libératrice, essaimée à travers le monde, en symbolisant un flamboyant modèle de résistance pour les peuples opprimés », nous a déclaré Hocine Smaâli, président de l’association organisatrice, qui fait sien cette devise : « Pour la jeunesse et la citoyenneté ».
Ainsi, l´historien français Gilbert Meynier, professeur émérite à l’Université de Nancy, a animé une conférence dans la matinée autour de la thématique centrale de la rencontre. Pour le conférencier, le déclenchement de la lutte armée en Algérie, le 1er novembre 1954, ne retentit pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. « En dépit, enchaînera-t-il, des assertions officielles françaises qui voulurent le classer dans le registre fait divers et imputer l’événement à une organisation de malfaiteurs (…). Ils dénoncèrent la main du Caire, comme n’agissant que sous les directives de Moscou ». Pour mieux expliquer l’origine de la naissance de l’idée indépendantiste nationale, l’historien français remontera jusqu’aux années 1920, en affirmant qu’à cette époque, les premiers foyers de résistance au colonisateur français firent leur apparition en France dans les rangs de la première génération d’ouvriers algériens - surtout kabyles - exerçant principalement dans les mines du Nord et de Lorraine, à Paris, Marseille, Lyon et Saint-Etienne. Ces derniers se constituèrent en 1926, avec quelques comparses tunisiens et marocains, en Etoile nord-africaine (ENA), sous la houlette du Parti communiste français (PCF). « Mais l’ironie du sort voulut logiquement que le chef des nationalistes qui émergea bientôt fut un des rares ‘‘Arabes’’, Messali Hadj, de Tlemcen, issu d’une confrérie musulmane populaire. Il fut porteur de la norme sacro-culturaliste à la musulmane, même s’il fut un temps adhérent du Parti communiste », a-t-il soutenu. Lors des débats, l’orateur ne passera pas sous silence « les affrontements terribles entre les partisans de Messali (MNA) et les militants du FLN, notamment au mois d’avril 1956 ».
Le professeur Glibert Meynier estimera que «Messali Hadj était un homme beaucoup plus politique que militaire ». Emboîtant le pas au conférencier qui parlait des affrontements fratricides entre le FLN et le MNA, l’ancien officier de l’ALN et écrivain, Rachid Adjaoud, présent à la tribune, prendra la parole pour asséner : « L’histoire retiendra que les Messalistes nous ont combattus dès le début de l’année 1956, avant même l’avènement des harkis. » Interrogé sur les dessous de la mort d’Abane Ramdane, l’historien français affirmera n’avoir aucun document ou autres justificatifs en sa possession concernant l’assassinat de cet architecte de la Révolution algérienne. Toutefois, il reconnaît qu’il y avait eu des « antagonismes de pouvoir au sein de l’ALN, notamment entre les différents chefs historiques qui voulaient assurer la suprématie au lendemain de l’indépendance ».
Par ailleurs, l’association Med-Action a profité de cette occasion pour diffuser le deuxième numéro de sa revue Mémoire, dédié complètement à l’histoire de la guerre de Libération nationale. Riche en témoignages et contributions, cette seconde édition contient un texte inédit de Mohamed Boudiaf intitulé « Le commencement », écrit à Turquant en 1961 où Si Tayeb El Watani prédisait déjà qu’« un jour viendra où tous les crimes seront connus et, à ce moment, on oubliera volontiers de parler aussi légèrement du 1er novembre 1954 ». Ce n’était nullement une prémonition légère, mais une conviction profonde de l’homme.
Enfin, en marge de cette rencontre, une déclaration d’amitié et de partenariat a été signée par Med-Action et l’association Amitié France-Algérie, établie dans le Gard (Nîmes), en France.

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« L’insurrection du 1er Novembre 1954 est déclenchée contre la France coloniale, mais aussi pour casser le zaïmisme de Messali Hadj et son monopole sur le PPA/MTLD», a déclaré, le 31 octobre dans l’après-midi à Tizi-Ouzou, l’ex-député du RCD, Nordine Aït Hamouda, qui animait une conférence-débat sous le thème « Novembre 1954 : sacrifices et trahisons ».
Des propos qui ne manqueront pas de relancer la polémique sur le leadership nationaliste de Messali Hadj et son positionnement par rapport au déclenchement de la lutte armée contre le colonialisme français, le 1er novembre 1954. Le conférencier fera un long rappel historique, revenant sur les événements marquants du mouvement nationaliste et sur les hommes qui les ont façonnés. Il s’attardera sur les crises qui ont jalonné ce processus et qui ont opposé ces acteurs, dont certains finiront par faire le choix des armes pour en finir avec la nuit coloniale.
Dans ce contexte, il rappellera que le déclenchement de l’insurrection armée du 1er novembre 1954 est le fait d’une poignée de jeunes déterminés et qui ont fait le choix de la révolution armée, contre l’attentisme de certaines élites politiques de l’époque. Il citera dans ce sens les membres de l’OS qui sont issus du PPA/MTLD et qui se sont opposés à Messali Hadj dont ils ont rejeté le culte du zaïmisme et de la personne que celui que d’aucuns appellent le père du nationalisme algérien a érigé comme mode de gouvernance du parti nationaliste, suscitant des ralliements, non pas aux principes fondateurs de l’organisation qu’il dirige, mais beaucoup plus à sa personne. Ce qui fera dire au conférencier que le choix de la date du 1er novembre pour le déclenchement de la guerre qui aboutira à l’indépendance de l’Algérie n’est pas seulement dirigé contre la France coloniale, mais aussi contre le monopole de Messali Hadj sur le PPA/MTLD et sur la trajectoire et les objectifs du mouvement nationaliste. Opposant le sacrifice des jeunes militants issus du parti nationaliste qui ont formé le noyau révolutionnaire dans le cadre de l’OS (Organisation secrète), qui ont décidé de passer à l’action révolutionnaire contre le choix attentiste de Messali et de ses partisans ainsi qu’à une partie des centralistes du parti, Nordine Aït Hamouda n’hésitera pas à parler du positionnement antirévolutionnaire de Messali Hadj qui « au mois de janvier 1955 décide de créer un mouvement antirévolutionnaire, le MNA, armé par la France pour combattre l’ALN et le FLN et qui est derrière le massacre de beaucoup d’Algériens en France et en Algérie ».
Nordine Aït Hamouda ne manquera pas dans ce sens de stigmatiser l’attitude de tous ceux qui glorifient le parcours de Messali. « Tout dirigeant algérien actuel qui glorifie Messali est un traître à la Révolution au même titre que Messali. »

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 « Donnez-nous vos chars et vos avions et on vous donnera nos couffins. » Ce fut là la réponse de Larbi Ben M’hidi lors de son arrestation par l’occupant le 23 février 1957 à une question sur les attentats à la bombe qui avaient secoué Alger à l’époque. Une phrase aux sous-entendus flagrants et pertinents au moment où l’aviation française avec ses bombardiers rasait des villages et des douars entiers, un ensemencement aérien de bombes qui pleuvaient, tuant sans distinction hommes femmes et enfants. Un génocide à grande échelle que « le monde libre » feignait d’ignorer en se détournant de la question algérienne. Larbi Ben M’hidi se savait condamné ; déterminé et convaincu de la justesse de son combat, il forçait le respect de certains de ses ennemis qui lui avaient présenté les armes, il disait que si lui disparaissait, il y aura un autre qui prendra sa place et qui poursuivra le combat car il n’était plus possible de revenir en arrière. Ce monument de la Guerre de libération nationale avait été assassiné, pendu dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, un assassinat maquillé en suicide avec un rapport préétabli constatant ledit suicide qui aurait été lu par un juge avant les faits. L’Algérie avait perdu ce jour-là l’un de ses enfants les plus chers, ces enfants qui ne vivaient que pour l’Algérie, qui la portaient dans leur cœur, ces hommes comme on n’en fait plus. En ces temps héroïques où tous se donnaient la main et se pressaient de se sacrifier sur l’autel de la liberté, la vie se résumait au combat, à la lutte contre l’occupant. Il n’y avait alors aucune distinction, riche ou pauvre, maître ou soumis, paysan ou citadin, travailleur ou chômeur, tous étaient rangés derrière un seul idéal, celui de l’indépendance, de la liberté. L’amour de la patrie, l’identité nationale, l’entraide et la solidarité, le courage de dire non à l’occupant, l’abnégation étaient des valeurs sûres que tout le monde chérissait. L’emblème national était jalousement gardé, un signe d’appartenance, mais aussi de refus et de rébellion qu’on brandissait en toute occasion. C’était cela l’Algérie, cette Algérie qui faisait, et qui fait toujours, notre fierté d’Algériens. 1er Novembre 1954, 1er novembre 2015, tant de chemin parcouru pour nous Algériens mais un tout petit bout de chemin dans l’Histoire d’une nation dont les aspirations ne peuvent dévier des idéaux de cette date historique. Aujourd’hui, le devoir de mémoire, de respect de ces valeurs pour lesquelles tant de sacrifices ont été librement consentis nous impose de veiller à ce que cette Algérie tant convoitée soit toujours indépendante et souveraine. « Cette terre est sacrée, nous disait hier un haut cadre à la retraite, rencontré sur le Cours de la Révolution, et tous ceux qui lui ont fait du mal le payeront tôt ou tard, car ce peuple qu’elle porte est son enfant, il la défendra comme ses ancêtres de Massinissa à Amirouche, de Lalla fatma N’soumer à Hassiba Ben Bouali. Et nos chouhadas, ces hommes tombés sur le champ de bataille, ces hommes guillotinés pour s’être opposés à l’occupant nous regardent. » Asseoir dans les mémoires des générations l’esprit de Novembre, consolider et bien ancrer les repères de l’identité nationale en puisant dans les hauts faits de leurs aînés sont un devoir pour tous, particulièrement dans les milieux jeunes qui n’ont pas tout à fait conscience des sacrifices de leurs ancêtres, ces hommes grâce auxquels nous sommes aujourd’hui libres.

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