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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 12 novembre 2015

L’Europe a peur, mais ne sait plus comment affronter la menace du flux migratoire, dont les colonialismes et le capitalisme sauvage ont créé les conditions objectives.

Après les programmes migratoires légaux et contrôlés du début du vingtième siècle jusqu’à sa fin, l’étendu de la misère en Afrique notamment, ainsi que le rêve d’une vie meilleure ont poussé des dizaines de milliers d’Africains à l’aventure illégale et risquée à travers tous les moyens et tous les passages dans l’espoir d’atteindre l’Europe occidentale. Ces dernières années, le phénomène a pris des proportions alarmantes pour l’Europe qui se voit envahie par la terre par de la mer par un important flux migratoire encouragé par les crises d’instabilité politique que l’Europe a contribuées à créer en Libye, en Syrie, en Irak et en Afghanistan. Face à ce phénomène qui divise l’Europe, l’UE tente de colmater ses brèches sud et est comme elle peut. L’Union européenne a déjà fait les yeux doux à la Turquie pour la convaincre de retenir les réfugiés en provenance du Moyen-Orient et de l’Extrême-Orient contre une enveloppe de deux milliards de dollars et le silence de l’Occident sur les comportements dictatoriaux et brutaux d’Erdogan à l’égard des Kurdes. Reste la rive sud de l’Europe qui connaît, depuis la chute du régime de Kadhafi, une vraie ruée à partir de la Libye où il n’y a plus d’autorité. Les migrants subsahariens et africains ont trouvé en Libye une zone de non-droit d’où ils peuvent embarquer vers l’Italie au risque de leur vie. Plus de 4000 personnes sont déjà mortes noyées durant l’été dernier. C’est justement pour tenter de faire barrage à ce phénomène qu’un sommet Europe-Afrique se tient depuis hier à la Valette à Malte. L’objectif de l’Europe est justement de faire pression sur l’Afrique, par tous les moyens pour qu’elle joue au gendarme et limite le flux de migrants vers l’UE. Car la crise migratoire, qui menace jusqu’à la cohésion de l’Union européenne, ne connaît aucun répit à l’approche de l’hiver. Hier à l’aube, quatorze migrants, dont sept enfants, sont encore morts noyés au large des côtes turques lors du naufrage de leur embarcation qui se dirigeait vers l’île grecque de Lesbos. «Cette année, selon les statistiques les plus récentes, quelque 1,2 million de personnes sont entrées illégalement dans l’UE, principalement par la mer», a rappelé, mardi dernier, le président du Conseil européen, Donald Tusk. Les Etats membres de l’UE et une trentaine de pays africains ont convenus de s’attaquer ensemble à La Valette aux «causes profondes» qui poussent encore tant d’Africains à partir de chez eux. «Ce sommet est un sommet pour agir», a déclaré Tusk, devant le parlement de la petite île méditerranéenne. Le sommet devait débuter en fin d’après-midi d’hier et se prolonger aujourd’hui. Il sera suivi d’une réunion informelle des seuls dirigeants européens, qui feront le point sur la crise migratoire et sur les tractations avec la Turquie, sollicitée pour freiner l’afflux de réfugiés syriens vers la Grèce. La rencontre de La Valette avait été programmée dès le printemps dernier, au lendemain d’un naufrage dramatique dans lequel 800 migrants étaient morts noyés en Méditerranée centrale, une «route» empruntée par des milliers de migrants africains. Depuis, l’attention s’est déplacée vers les Balkans et les demandeurs d’asile syriens toujours plus nombreux, mais les flux venant d’Afrique n’ont pas cessé. Et les Européens sont décidés à dissuader ceux qu’ils ne considèrent pas comme des réfugiés, sauf exception comme les Erythréens. Ces derniers étaient les plus nombreux parmi les plus de 140 000 migrants arrivés en Italie par la mer en 2015, mais l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a aussi dénombré plus de 19 000 Nigérians, et des milliers de Somaliens, Soudanais et Gambiens.

«Deux poids, deux mesures»
Contrairement à l’afflux de réfugiés syriens, les migrations en provenance d’Afrique sont un «problème de long terme», souligne un diplomate européen. L’un des points les plus épineux à La Valette concerne les «retours et réadmissions» en Afrique des migrants irréguliers, que l’UE veut accélérer. Le sommet devrait déboucher sur un «plan d’action», avec des projets concrets d’ici la fin 2016 : des aides financières, mais aussi logistiques seront proposées, avec des plans de réinsertion ciblés. Mais les pays africains sont vexés du «deux poids, deux mesures» entre le traitement de leurs ressortissants et celui des demandeurs d’asile syriens.
Ils demandent aux Européens de ne pas totalement fermer leurs portes, en développant des «canaux de migration légale» (de tourisme, d’études, de travail), mais les dirigeants européens, inquiets des réactions de leurs opinions publiques, sont très frileux en la matière. L’UE se propose aussi d’aider le continent face à ses migrations internes, en aidant des pays accueillant eux-mêmes de nombreux migrants, comme le Soudan, le Cameroun ou l’Ethiopie. «Les migrations africaines concernent surtout l’Afrique : l’émigration économique vers l’Europe est assez faible», a souligné sur ce point un responsable africain expliquant que le sommet chercherait des solutions pour «fixer les Africains qui ne sont pas menacés par la guerre en allouant des fonds au développement de l’emploi». Un accord spécifique de l’UE avec l’Ethiopie doit notamment être annoncé à La Valette. Amnesty international craint justement la multiplication d’accords bilatéraux discrets à La Valette. «L’UE cherche à externaliser son problème migratoire», a déploré Iverna McGowan, une responsable de l’ONG, dans un entretien à l’AFP. Ce sommet, à l’instar d’autres initiatives consacrées au phénomène migratoire ou au développement, ne donnera aucun résultat sérieux.
L’Union européenne, qui n’a pas de politique étrangère commune et qui n’est pas souveraine sur les questions géostratégiques, va tenter de soudoyer certains pays africains qui connaissent des difficultés économiques pour en faire des gendarmes contre le flux migratoire. Les questions de fond telles que l’aide au développement économique, social et politique des pays d’Afrique ne dépasseront pas le stade de vœux pieux tant ces perspectives ont été évoquées dans différentes rencontres entre les deux continents. Les migrants africains sont poussés à fuir le continent pour des raisons économique et politique. Les Africains cherchent une place au soleil européen pour échapper à la misère, mais aussi à l’oppression et à l’intolérance.

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Au moins 13 soldats de l’armée libyenne ont été tués mardi par des attaques «terroristes» dans l’est de la Libye en guerre, a déclaré un porte-parole de l’armée. «La plupart des soldats ont été tués par des mines placées par des organisations terroristes», a déclaré le porte-parole militaire Miloud al-Zawi à LANA, l’agence de presse officielle du gouvernement reconnu par la communauté internationale. M. Zawi a expliqué que 16 militaires avaient été tués, mais n’a énuméré que les noms de 13 d’entre eux, morts mardi, sans préciser quand et comment les trois derniers soldats avaient péri. Selon LANA, les militaires ont été tués dans diverses zones de conflit autour de la grande ville de Benghazi, où leurs forces tentaient de prendre l’avantage. M. Zawi a insisté sur le fait que ses forces avaient néanmoins «fait des progrès et remporté une victoire majeure». Selon lui, les soldats ont réussi à prendre le contrôle d’une base militaire. «Les combats continueront et ne s’arrêteront pas tant que les zones contrôlées par les groupes terroristes ne seront pas libérées», a ajouté le porte-parole, sans donner de précisions sur les zones concernées et les groupes affrontant l’armée. La Libye est dirigée par deux gouvernements depuis août 2014, lorsqu’une alliance de milices, y compris islamistes, avait envahi la capitale Tripoli et mis en place sa propre administration, forçant le gouvernement reconnu par la communauté internationale à s’exiler à Tobrouk, dans l’Est. Le pays d’Afrique du Nord, qui dispose d’immenses réserves pétrolières, avait sombré dans le chaos après la chute de Mouammar Kadhafi à l’automne 2011. Depuis presque un an, les Nations unies ont entamé des négociations visant à former un gouvernement d’union nationale afin de mettre fin aux combats entre l’armée et les milices qui tiennent Tripoli. L’ambassadeur libyen aux Nations unies déclarait la semaine dernière qu’un accord était «imminent». Un nouvel émissaire de l’ONU, le diplomate allemand Martin Kobler, doit reprendre les laborieux pourparlers de paix avec les différentes parties en conflit. Son prédécesseur Bernardino Leon était parvenu début octobre, au terme de près d’une année de négociations, à arracher un accord sur un gouvernement d’union nationale aux représentants des parties en conflit présents à Skhirat (Maroc). Mais cet accord avait ensuite été rejeté par les parlements de Tripoli et de Tobrouk. Dans son dernier rapport devant le Conseil de sécurité, M. Leon avait estimé que les jours à venir seraient «cruciaux» pour l’avenir de la Libye et pressé toutes les parties à conclure un accord qui «épargne à leur pays et ses habitants d’autres destructions et d’autres bains de sang». Le projet d’accord prévoit que la Libye soit gouvernée par un conseil présidentiel comptant neuf membres, dont le Premier ministre et cinq vice-Premiers ministres, et assurant davantage de représentation à Benghazi, deuxième ville libyenne très disputée.

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Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a été chargé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika de le représenter au Sommet UE-Afrique consacré à la question migratoire qui se tient depuis hier à la Valette (Malte), a indiqué mardi dernier un communiqué des services du Premier ministre. Selon la même source, ce sommet, qui portera sur les enjeux et les opportunités que représentent les migrations internationales, réunira les Etats membres des processus de coopération existant entre l’Europe et l’Afrique, les représentants de la Commission de l’Union africaine et de la Commission de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO), les Nations unies et l’Organisation internationales pour les migrations (OIM). Le Premier ministre sera accompagné du ministre des Affaires maghrébines et africaines et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel, précise le communiqué.

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Douze heures de voyage sur 800 kilomètres de bitume pour enfin arriver dans la wilaya d’Ouargla, ocre et poussiéreuse oasis qui nous ouvre ses portes sur sa misère et celle de ses habitants. Isolée, marginalisée, ignorée par les pouvoirs publics, la population d’Ouargla semble condamnée à vivre dans la précarité. Une « complainte » à laquelle se joignent même les responsables de la wilaya, qui s’inquiètent : manque d’infrastructures, difficultés dans tous les secteurs, dans l’économie locale, l’éducation, l’état des routes, une électricité parcimonieuse et défaillante, un tourisme à construire dans un contexte contraint…

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Ouargla et sa région sont connues pour deux choses antagoniques : la présence sur son sol du plus grand bassin industriel et pétrolier de Hassi Messaoud et l’émergence depuis le milieu des années 2000 d’un mouvement associatif réclamant de l’emploi pour les jeunes de la wilaya. Les deux ont perdu de leur lustre.

Hassi Messaoud fait parler de lui sous les accents effrayants de la chute du cours du baril et de l’épuisement des ressources qui ont fait sa gloire depuis le début des années soixante à ce jour, le mouvement antichômage semble, lui, en s’essouffler et ne parvient plus à retrouver l’audience dont il jouissait à l’échelle nationale en 2012-2013. Ouargla, elle, rêve d’une planche de salut et d’une nouvelle voie qui la fait aussi bien sortir de sa dépendance des hydrocarbures que de trouver de nouveaux gisements d’emploi. Et où les trouver sinon dans le tourisme ?
Ouargla n’est pas connue pour être le grand pôle du tourisme saharien. Elle n’est comparable ni à Tamanrasset, ni à Djanet, ni aux grandes haltes de l’espace oasien de la Saoura. Pourtant, elle a plus qu’un atout à mettre sur un marché que tous les experts disent porteurs dans quelques années. Parmi les produits dont la région se targue, c’est le tourisme religieux grâce à la présence importante de mausolées et de sanctuaires de zaouïas implantées dans la région depuis des siècles et qui continuent de drainer chaque année et même en dehors des saisons de pèlerinage des milliers de personnes en quête d’histoire et de spiritualité. L’idée même, aujourd’hui, est de faire connaître de tels produits et de les «vendre ». C’est ainsi qu’à l’initiative de l’office local du tourisme, la commune d’El Alia, dans la daïra d’El Achir, a consacré récemment une semaine dédiée à la thématique « tourisme de culte et agriculture moteurs de développement durable ».
Cette opération a permis aux participants, journalistes compris, de découvrir la richesse et le potentiel touristique de cette région du pays dans le nombre de visiteurs nationaux et étrangers est en augmentation constante ces dernières années dans cette région qui abrite un lieu de culte important pour les fidèles de la Zaouïa Tijania. Pour les responsables locaux, de nombreux projets sont inscrits dans le cadre du programme de développement pour cette région, et lance un appel aux investisseurs pour y participer. Parmi les projets en cours de réalisation et qui pourront apporter leurs touches dans la promotion du tourisme dans la région, le village touristique « Idjdagh tour », une véritable pièce artistique transformant des grottes, creusées dans des roches énormes, en chambres.
Cette infrastructure distante de quelques kilomètres du chef-lieu de la wilaya est située dans un endroit fascinant qui donne sur des forêts de palmiers qui les entourent et offre toutes prestations pour le repos des visiteurs avec également un système de nourriture bio avec l’exploitation des terres autour du complexe dans la production agraire. Ce village n’est pas seulement un endroit de repos, mais également un lieu de pèlerinage pour ses habitants, car parmi les grottes transformées « on trouve une qui date de plus de 200 ans », selon les propriétaires.
Pour les responsables du secteur, la wilaya encourage les initiatives privées qui visent à l’amélioration des prestations d’accueil, un facteur important dans le développement et la promotion du tourisme dans la région qui souffre d’un flagrant manque en la matière. La direction de tourisme dans la wilaya de Ouargla fait état d’énormes projets de réalisation inscrits dans le programme de développement pour les prochaines années espérant que ces projets seront transformés sur le terrain pour que les habitants de la région bénéficient de l’exploitation de leur richesse. Parmi eux, et loin des itinéraires mystico-religieux, un village touristique de « haut » standing, retenu dans le cadre d’un partenariat algéro-italien, qui sera bientôt mis en chantier sur le territoire de la commune d’El-Hedjira. D’un financement estimé à plus de 144 milliards de dinars, ce projet, géré par une Sarl dénommée « Riccardi-Global », associant un investisseur italien et un partenaire algérien privé, est localisé sur un site d’une superficie globale de 150 hectares et équidistant de trois grandes agglomérations urbaines, Ouargla, Touggourt et Hassi-Messaoud. D’une capacité théorique de 2 000 lits, ce futur village touristique « pilote » dans la région, dénommé « Rose du désert », englobera différentes installations autour d’un grand lac artificiel. Il s’agit, entre autres, d’un hôtel, de villas de vacances, d’un hôpital, d’un parc aquatique, d’un centre sportif, d’un terrain de golf, d’un centre commercial et d’une grande mosquée pour 4 000 fidèles, selon la fiche technique du projet. Cet investissement, appelé à consolider les capacités d’accueil et à promouvoir le tourisme saharien, s’ajoute aux 31 projets (complexes touristiques, hôtels et motels) déjà approuvés par le ministère de tutelle et qui totaliseront 3 470 lits et généreront 2 526 emplois.

Publié dans Grand angle

Les bonnes nouvelles sur le front de la conjoncture se font rares. Le crédit à la consommation ne reviendrait pas de sitôt, faute d’avoir établi le listing des produits éligibles à la vente par facilité de paiement. Reprenant le refrain entamé depuis plusieurs mois, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselem Bouchouareb, a ajourné à 2016 le retour du crédit à la consommation qui, sous d’autres cieux, est considéré comme un des outils de relance économique en période de crise.

En Algérie, le crédit à la consommation a été annulé en période de crise, en 2009, par voie réglementaire (loi de finances complémentaire), au lendemain d’une crise financière planétaire qui a mis à genoux les plus puissantes économies du globe. Il n’est pas exclu, si l’on se réfère au planning d’Abdeslem Bouchouareb, que le crédit à la consommation soit réhabilité en 2016, au lendemain d’une autre crise qui affecte lourdement les positions financières du pays.

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Avec le démarrage opérationnel de son usine Renault Algérie Production, il y a un an, le groupe Renault en Algérie est devenu le 1er investisseur automobile du pays. Sur le plan commercial, le constructeur français fait aussi du chiffre. Le groupe Renault est présent en Algérie à travers une filiale commerciale : « Renault Algérie », ainsi qu’une usine « Renault Algérie Production » qui est détenue à 49% par le groupe Renault, 34% par la SNVI (Société nationale des véhicules industriels - Algérie) et 17% par le FNI (Fonds national d’investissement - Algérie).

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Les nouvelles ne sont pas en faveur d’un rebond des prix du pétrole. L’AIE avait déjà annoncé qu’elle ne voyait pas de reprise des cours avant 2020. Ce rapport, qui s’ajoute à la surabondance de l’offre, a poussé les cours du pétrole à la baisse hier à New York. Hier, vers 14H05 GMT, le cours du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre perdait 45 cents à 43,76 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Vers 11H35 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 47,26 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 18 cents par rapport à la clôture de mardi.
L’environnement reste défavorable aux cours, a résumé un analyste de WTRG mettant comme beaucoup d’observateurs l’accent sur le niveau élevé de l’offre. Comme souvent en milieu de semaine, l’attention des investisseurs se porte sur les Etats-Unis, où le gouvernement publiera aujourd’hui ses chiffres hebdomadaires sur l’offre.
Pour le moment, la fédération professionnelle American Petroleum Institute a publié ses propres estimations sur le sujet et elles ont de nouveau confirmé que l’offre reste considérablement excessive à court terme, ont rapporté les experts de Commerzbank.
Les chiffres montrent que les stocks de brut américains ont augmenté de 6,3 millions de barils la semaine dernière, ont-ils précisé. Les réserves dans le terminal de Cushing (Oklahoma, centre-sud des États-Unis) ont aussi enregistré une hausse prononcée de 2,5 millions de barils. Ces deux chiffres ont largement dépassé les attentes.
A l’international, le marché n’obtient guère plus de soutien de l’attitude affichée par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui contribue à la déprime des cours en s’abstenant depuis un an d’abaisser ses quotas de production.
L’Opep va relever ses quotas le mois prochain, lors de sa prochaine réunion trimestrielle, a-t-on estimé. Si l’on regarde les comportements des pays membres de l’organisation, on observe que les pays du Golfe conservent une activité sans précédent (...) tandis que l’Algérie et l’Angola sont en train de monter en régime. On ne fait pas ce genre de choses si l’on s’attend à ce que l’Opep impose des quotas à tout le monde pour abaisser la production, a-t-on conclu.
Par ailleurs, l’Opep publiera aujourd’hui son rapport mensuel sur l’état du marché, après des publications semblables du département américain de l’Energie (DoE) et de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), basée à Paris, qui n’ont guère relancé le marché.

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Le Conseil de la nation (Sénat) tient aujourd’hui une séance plénière consacrée aux questions orales destinées au gouvernement. Evidemment, les questions, a-t-on appris, seront destinées aux ministres de l’Intérieur et des Collectivités locales, du Commerce, de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, de l’Education nationale et de la Jeunesse et des Sports. Pourtant, des observateurs et des associations de défense des droits des femmes espéraient voir dans la reprise des travaux de la première chambre du Parlement la programmation de la loi contre les violences faites aux femmes.

Un texte qui tarde à être programmé pour des raisons inexpliquées en dépit de l’assurance du président du Sénat, Abdelkader Bensalah, le 6 septembre dernier, de le soumettre à l’examen et au vote des sénateurs. Or, ce texte de loi, un précédent dans la législature nationale consacrée à la protection de la femme dans la société, est plus que jamais d’actualité particulièrement au lendemain du drame de Magra, à Msila, qui aurait dû accélérer sa programmation. Votée par l’Assemblée populaire nationale le 5 mars dernier, cette loi a suscité un débat et beaucoup de polémique, « inutile », diront certains, car émanant de courants en déphasage avec les nouvelles réalités socioéconomiques du pays. Une controverse qui continue tant que le texte reste bloqué, c’est le mot, au palais Zighoud Youcef. Une nouvelle fois, cela même au moment où on assiste à des faits gravement inquiétants comme cet homicide dont a été victime une femme de 40 ans, écrasée par le véhicule d’un homme qui la harcelait, à Msila. L’auteur de cet acte ignoble, qui serait âgé de 33 ans, a été depuis arrêté par les services de sécurité alors que le jour même, des habitants de la ville de Magra ont organisé une marche pour dénoncer ce crime et exiger plus de sécurité pour les femmes dans les espaces publics. Une revendication à laquelle aurait pu répondre ce texte de loi s’il avait suivi son cours législatif ordinaire. Quoi qu’il en soit, si la population locale a été prompte à réagir à ce drame, il y a eu peu de réactions de la part des politiques, des associations féministes, encore moins de sénatrices, au nombre de trois. Quelques rares sorties publiques de femmes militantes ont été observées, mais loin de ce qu’aurait dû provoquer comme émoi « national » le crime de Magra.
Cependant, hormis un communiqué de l’association Tharwa Fadhma N’soumer qui condamne publiquement cet acte, l’attention est attirée par l’absence ainsi que le silence des associations féministes, totalement détachées des réalités des femmes qu’elles sont censées défendre. L’urgence est là, et pour Soumia Salhi, membre de l’association pour l’émancipation des droits de la femme, l’un des rares mouvements féministes à s’être exprimé sur cette affaire, « les raisons réelles de la non-programmation par le Sénat du débat et de l’adoption de cette loi [contre les violences faites aux femmes] ne sont pas encore connues ». Et d’ajouter : « Nous estimons urgent de promulguer cette loi, qui nous ne satisfait pas pleinement, mais qui répond à notre demande. Nous pensons qu’il n’y a pas plus urgent que la préservation des vies humaines et de la dignité de la femme ». Concernant l’interpellation faite par l’association pour l’émancipation des droits de la femme au président du Sénat lors de la clôture de la session du printemps de la deuxième Chambre parlementaire, notre interlocutrice a indiqué que « suite à notre interpellation, en juillet dernier, nous avons eu par la voie d’un communiqué à la clôture de la session du printemps l’affirmation du président du Sénat que le texte de loi n’est ni bloqué, ni violé, mais qu’il y avait d’autres dossiers plus importants ». Rappelant l’urgence de la promulgation de cette loi, particulièrement à la veille de la célébration de la journée internationale commémorative à la lutte contre la violence faite à l’égard des femmes, Mme Salhi considère que « le silence est une impunité contre les auteurs de ces actes ». Toutefois, la militante féministe estime que l’assassinat dont a été victime une femme, âgée de 40 ans, à Msila, est une victime de la violence « sexiste », plaidant pour que sa mort ne passe pas pour un fait divers. « Nous sommes tous concernés par cette violence quotidienne qui se manifeste par le harcèlement par ses différentes formes, particulièrement le harcèlement sexuel », a-t-elle clamé.
En 2013 et selon des statistiques présentées par des ONG, qui estiment toutefois que ces chiffres sont loin de la réalité, quelque 30 000 cas de violences contre les femmes ont été enregistrés en Algérie.
Rappelons que l’affaire de la jeune femme Razika Chérif, âgée d’une quarantaine d’années, a été tuée dans des circonstances inhumaines par un chauffeur en plein centre-ville de Magra, dans la wilaya de M’sila. Pour avoir refusé de céder aux avances de son meurtrier automobiliste, ce dernier n’a trouvé rien mieux que de l’écraser délibérément en passant sur son corps par trois fois. L’assassin a été présenté devant le parquet de Magra. 

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De constantine, Rachid B.
La commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918 marquant la fin du premier conflit mondial a été célébrée mardi en fin d’après-midi à l’Institut français de Constantine en présence notamment de Hocine Ouadah, wali de Constantine, Bernard Emié, ambassadeur de France à Alger, et de son homologue allemand.
La cérémonie a été marquée, d’une part, par une conférence donnée par le professeur Gibert Meynier sur la participation des Algériens au conflit et ses différentes conséquences et, d’autre part, par l’inauguration d’une exposition de photos et de travaux réalisés par les élèves du lycée français d’Alger sur la même thématique.
Dans une prise de parole, l’ambassadeur de France a remercié le wali de sa présence à la manifestation et mis en exergue la présence de Constantine dans les différents chantiers de la coopération algéro-française.
Tout en saluant quelques enfants de la ville – Smaïn, Georges Morin, Benjamin Stora, Enrico Macias – le diplomate français s’est félicité de la tenue de « Constantine, capitale de la culture arabe ».
Relevant la qualité de la participation de son pays – invité d’honneur de l’édition 2015 – au Salon international du livre d’Alger, il a tenu à rappeler l’invitation de Constantine au prochain Salon du livre de Paris par le gouvernement français. La cérémonie, qui a rassemblé, outre des familiers de l’Institut français, des universitaires et des hommes de culture de la ville, devait avoir un prolongement dans la matinée d’hier sur le site du monument aux morts. Surplombant le ravin, le monument aux morts, l’une des curiosités de la ville, avait été inauguré dans le sillage de la célébration du centenaire de l’occupation et trois stèles dédiées à la mémoire de soldats constantinois morts lors de la Première Guerre mondiale y avaient scellées.
La cérémonie inédite de recueillement devait aussi sanctionner la pose de ces stèles restaurées à l’identique.

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