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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 07 décembre 2015

L’ouverture des zones arabe et européenne de libre-échange nécessite une maîtrise dans les exportations que beaucoup de nos opérateurs n’ont pas. Durant une journée d’information sur la logistique des exportations, organisée à l’initiative de la Chambre algérienne du commerce et de l’industrie (CACI), il a été constaté que fabriquer des produits aux normes internationales est loin d’être suffisant pour s’introduire dans les marchés européens.

Dans son amorce, l’expert de la CACI, Sidi Saïd, a tenu tout d’abord, dans sa communication, à rappeler que les échanges entre les pays africains sont très minimes, et ce, contrairement avec l’Union européenne. En attendant que les exportateurs algériens se tournent plus vers l’Afrique, il est essentiel, s’il cible l’UE, de maîtriser le droit européen.

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Le DG du Centre national du registre du commerce (CNRC) a annoncé, hier, le lancement, dans peu de temps, d’une opération de ré-immatriculation des détenteurs de registres de commerce. «Un projet immense pour situer les personnes travaillant dans la légalité par rapport à celles activant dans les circuits informels», a assuré Saïd Benmerad, qui intervenait sur les ondes la Chaîne III de la Radio nationale. Le directeur général du Centre national du registre de commerce (CNRC) s’est également exprimé sur le lancement récent d’une nouvelle application «lecteur RCE» (registre de commerce électronique) permettant d'identifier le détenteur du registre et d'assurer un meilleur contrôle.

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A la lumière d’une étude de sondage menée par l’Office national des statistiques (ONS) sur le comportement de consommation des ménages, dans le segment lié aux équipements domestiques, les Algériens seraient trop «chiches» à acheter des équipements de maison vu qu’ils n’ont consacré que 2,7% de leur budget annuel réservé à cet effet. Dans les faits, cela n’a représenté que 20 000 DA investis dans l’achat d’un bien d’équipement, d’un meuble et l’électroménager. Le rapport d’étude décennal, qui a pris pour référence l’année 2011, ressort que les ménages algériens ont dépensé un total de 122,2 milliards de dinars pour l’acquisition de meubles et de matériels ménagers, soit 2,7% de l’ensemble des postes de dépense d’un foyer, de l’ordre de 4 534,5 milliards de dinars. L’ONS ne donne aucune grille de lecture particulière aux résultats de son enquête, ni ne justifie le niveau de faiblesse des dépenses des ménages dans l’équipement de maison, néanmoins, la frilosité des Algériens à s’équiper pourrait se transformer en «frénésie» d’achats que devrait provoquer le retour du crédit à la consommation, avec la plus-value que pourrait par ailleurs connaître le «made in Algeria», pourvu que le produit soit monté sur le sol national. Le crédit à la consommation, qui a été annulé en 2009, devrait être réhabilité en 2016, sous réserve d’établir la liste des entreprises de production implantées sur le sol algérien ainsi que celle des produits éligibles. Une étape nécessaire avant de voir renaître les produits bancaires encadrant commercialement la consommation des ménages. Cela dit, le rapport en question fait état d’une baisse de 1% des dépenses annuelles des familles algériennes par rapport à l’année 2000 où ce taux est passé de 3,4% à 2,7% en 2011. Les dépenses par ménage sont de 19,504 DA en 2011, tandis que la dépense par habitant, pour ce type de produits, est de 3 328 DA en moyenne.
Les ménages ont dépensé un montant global de 51,1 milliards de dinars pour les biens électroménagers, soit 41,9% de ce budget. Les produits qui ont fait l’objet des plus grosses dépenses sont essentiellement les réfrigérateurs et les réfrigérateurs combinés (12,74 milliards de dinars), suivis des climatiseurs (12,26 milliards de dinars), des lave-linge (7,68 milliards de dinars) et des cuisinières (6,3 milliards de dinars).
Pour ce qui est des dépenses pour l’ensemble «mobilier», l’enquête révèle que les ménages ont dépensé 28,5 milliards de dinars. Dans ce segment, les chambres à coucher viennent en tête des achats des ménages pour 14,3 milliards de dinars, suivies des bibliothèques (5,93 MDS de dinars), des salons (4,8 MDS de dinars) et des salles à manger (1,3 MDS de dinars).
Les plus importants achats de l’ensemble des ménages ont été consacrés essentiellement aux canapés avec 3,8 MDS de dinars, les armoires en bois (2,2 MDS de dinars) et les garde-robes (1,3 MDS de dinars). S’ensuit le linge de maison avec 11 MDS de dinars pour un taux de 8,9%. Selon le milieu de résidence, la population urbaine a accaparé 73,7% de la dépense totale de biens d’équipement en 2011 pour un montant de 90,1 MDS de dinars, soit près du triple par rapport à la population rurale qui en a dépensé pour 32,1 MDS de dinars, indique l’enquête de l’ONS. 

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Le président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav) était, hier, l’hôte de l’Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information et de la communication d’Alger. Miloud Chorfi a été invité par le directeur de l’Ecole, Abdeslam Benzaoui, pour présenter aux étudiants venus l’écouter la jeune structure devant réguler le champ audiovisuel algérien pluriel naissant et veiller surtout à ce que ses différents acteurs respectent les règles de l’éthique et de la déontologie du métier.

M. Chorfi a, d'emblée, indiqué que «l’Arav n’est pas un organe de restriction des libertés, mais (qu’)elle a pour mission de veiller à ce que les chaînes de télé privées, puisqu'il s'agit d'elles essentiellement, soient en conformité avec les 113 articles contenus dans la loi relative à l’activité de l’audiovisuel». En gros, a-t-il souligné, la jeune autorité qu'il préside n'est pas un gendarme de l'audiovisuel au sens répressif du terme, mais un poste d'observation chargé de rappeler à l'ordre toutes les formes d'apologie de la violence, de l'extrémisme religieux, du racisme et du sexisme. Sans oublier les questions susceptibles d'être une menace pour l'intégrité et la sécurité du pays. Sur ce point, le président de l'Arav a indiqué que l'Autorité de régulation de l'audiovisuel observe quotidiennement les programmes diffusés par les 45 chaînes de télé privées captées en Algérie et dont la vocation est de rayonner sur ce marché.
«Nous ne cessons d’avertir quotidiennement ces chaînes privées, mais sans faire du tapage médiatique», a-t-il souligné en suggérant que l'Arav fait aujourd'hui dans la pédagogie discrète, voire dans l'indulgence, en attendant que le marché de l'audiovisuel parvienne à maturation, que l'Arav soit pleinement opérationnelle et que des textes réglementaires en préparation voient le jour ainsi que l'a déclaré récemment le ministre de la Communication, Hamid Grine. Ce dernier a annoncé il y a quelques jours que ces textes devraient être dévoilés d'ici la fin de l'année au plus tôt. La posture adoptée actuellement par l'Arav, a-t-il dit, est que «nous, nous patientions face aux dépassements que les chaînes privées commettent». Cependant, a-t-il prévenu, «elles doivent s’adapter à la législation en vigueur».
En résumé, d’après M. Chorfi, le pays traverse une période de «transition médiatique» et que la loi relative à l’activité audiovisuelle encourage la pluralité de l'information ; toutefois, elle veille au traitement déontologique des thèmes délicats sensibles comme, par exemple, celui de la défense, symbole de l’Etat, l’identité nationale… Pour sa part, Mohamed Khodja, enseignant à l’ENSJSI trouve que la régulation de l’audiovisuel est «inéluctable». «L’Etat algérien s’est vu retirer de certains domaines et secteurs» mais «garde toujours la mainmise sur l’audiovisuel vu l’influence qu’il a sur les téléspectateurs», a-t-il relevé pour expliquer dans le même sens défendu par le président de l'Arav qu'il n'est pas conseillé, ni permis de faire n'importe quoi dans le champ d'expression et de création et d'information audiovisuelle. Cet universitaire considère même le média audiovisuel comme un outil de défense des intérêts du pays et a donné l'exemple selon lequel ce média peut-être «un appui, voire un support, pour la diplomatie de chaque pays».
Il a cité le cas du Qatar et du rôle d'Al-Jazeera dans la diffusion et la promotion de sa vision de politique étrangère. A travers leur puissance, ce qu'on appelle le soft power, de tels médias ont la capacité «d’orienter et de faire du récepteur un adepte des doctrines ou tendances sans que le récepteur se rende compte», a ajouté M. Khodja.
De son côté, Ouahiba Belhadji, enseignante à l’ESNJSI, affirme que la loi régulant le paysage médiatique est «prometteuse et n’entrave guère le travail des organes concernés». Toutefois, a-t-elle rappelé, elle veille à ce que «l’accréditation peut être retirée à organe en cas de manquement au professionnalisme et de non-respect de la déontologie». 

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Hamid Aberkane, élu FFS et signataire de l’appel du groupe des 19, considère que la démarche de ce groupe disparate de personnalités nationales est « un processus évolutif », sans plus de précision. Animant hier à Alger, au niveau du siège du Parti des travailleurs (PT), un point de presse auquel participait un parterre très réduit de journalistes de la presse, le responsable politique et militant FFS a apporté du grain à moudre à ce qu’il a été convenu de qualifier l’appel des 19. En fait, et même si ses initiateurs ne l’ont pas clairement dit, a-t-il déclaré, le groupe des 19 est à l’antipode de la CLDT qui n’a pas manqué de demander ouvertement l’application de l’article 88 de la Constitution. Pour donner sa version des faits, Hamid Aberkane a tenu à accomplir un long voyage d’El Khroub (Constantine), où il officie en tant que P/APC, jusqu’à Alger. Ainsi, il n’a pas manqué de répondre et répliquer en personne aux propos d’Amar Saâdani, qui, en plus d’être tombé à bras raccourcis sur les signataires, usant de propos blessants en direction de l’ensemble, a écorché Hamid Aberkane, le réduisant à « un quelconque P/APC ayant introduit une demande d’audience au président de la République ». « Le petit P/APC que je suis est un élu du peuple et un élu proprement élu », a tenu à affirmer Hamid Aberkane, en poste actuellement à la tête de la municipalité d’El Khroub (Constantine). « C’est également en signe de solidarité avec mes sœurs Louisa Hanoune et Khalida Toumi que j’ai tenu à m’exprimer sur les commentaires générés par l’appel des 19 ». « Nous ne voulons en aucune manière mettre le président de la République dans la gêne. La démarche de l’appel des 19 constitue en fait celle d’un groupe de citoyens qui s’expriment. L’important ne réside pas tant qu’ils soient reçus ou non par le Président, mais de la valeur de la démarche », s’est-il exclamé.
« Nous avons été respectueux des hautes autorités de l’Etat et des institutions du pays », a-t-il également insisté. Sur sa lancée, Hamid Aberkane tient en aversion les attaques de M. Saâdani, lui reprochant ouvertement de se permettre de parler au nom du président Abdelaziz Bouteflika. « Saâdani a parlé. Nous aussi nous avons le droit à la parole », a-t-il encore dit, qualifiant les sorties médiatiques de
M. Saâdani de « méprisantes ». « Les propos du secrétaire général du FLN dénotent une culture du parler avec mépris », a qualifié Hamid Aberkane.
« Chacun est responsable de ce qu’il fait », a-t-il enchaîné, ajoutant : « Je suis solidaire avec Louisa Hanoune et les autres membres de l’appel des 19. » Sur un autre registre, Hamid Aberkane a tenu à signaler que sa présence parmi le collectif des 19 n’était nullement en contradiction avec les règles en usage au sein du parti FFS, dont il fait partie. « Au FFS, nous ne sommes pas astreints. La liberté de ton nous est accordée », a-t-il dit.
Le groupe des 19, actuellement 19-4, est un panel de personnalités politiques et publiques qui ont entamé une action de pression sur les institutions de l’Etat, présidence de la République en tête, demandant une audience, restée sans suite, au président Abdelaziz Bouteflika. S’exprimant en rangs serrés, ils s’évertuent à expliquer que le Président est mis en minorité au sein des institutions de l’Etat. M. Saâdani et les partis se réclamant du pouvoir se sont immédiatement emparés de cette démarche, la vouant aux gémonies et accusant ses initiateurs de vouloir déstabiliser les fondements de la République. Mots pour mots, et pour l’anecdote, c’est bel et bien Louisa Hanoune qui n’a pas ménagé Amar Saâdani, allant même jusqu’à le qualifier lui et Ahmed Ouyahia d’être deux concubines qui se disputent les faveurs du président Bouteflika.
Avant-hier, c’était au tour de l’ex-ministre de la Culture, Khalida Toumi, d’apporter sa solidarité. Récemment, et à partir de Zéralda, à l’occasion de la tenue du conseil national élargi du PT, Louisa Hanoune s’était réjouie de voir que l’appel des 19 ait eu un écho auprès de la population, celle de Djelfa, en l’occurrence, qui s’est demandée, a rapporté Louisa Hanoune, pourquoi le président Bouteflika ne reçoit pas les signataires de la demande d’audience, alors qu’il reçoit allègrement des personnalités étrangères. La lettre rendue publique par l’ex-patron du DRS, le général Toufik, a été bien accueillie par le groupe des 19 qui vient, selon eux, conforter la thèse qui soutient mordicus que le président Bouteflika est mis en minorité dans les rouages de l’Etat. Ceci au moment où Amar Saâdani a lancé l’initiative de son front interne de soutien au Président. 

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Le représentant de GH Komatsu, Nissan Algérie et Altruck annonce la création d’un mégaprojet industriel pour la fabrication de pièces de rechange, la rénovation de moteurs à neuf, d’organes pour véhicule et le montage de certains engins commercialisés à travers le territoire national.
Le groupe Hasnaoui décide de faire évoluer son modèle économique et de l’adapter aux choix économiques du pays. Le projet qu’il entend lancer prendra en charge l’ensemble de la clientèle du groupe, tant sur le plan des fournitures que sur celui du service après-vente, avec en ligne de mire la baisse de la facture d’importation. Dans un communiqué rendu public hier, le groupe Hasnaoui explique que cette unité industrielle permettra la rénovation de moteurs à neuf (de 100 à 1 000 chevaux) avec pour première capacité de rénovation attendue de 1 200 unités/an, soulignant l’importance du parc d’engins Komatsu commercialisés à travers le territoire national.
De même, à l’issue de cet important investissement, une école de formation de techniciens qualifiés, mise en place sous l’égide du ministère de la Formation professionnelle, permettra de faire face à toute pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie mécanique. Il faut savoir que le groupe Hasnaoui, qui n’a révélé aucun montant par rapport au projet et encore moins son implantation, fait partie des chefs d’entreprises membres du FCE qui se sont engagés dans des projets industriels liés à l’automobile. D’ailleurs, au sein de l’organisation patronale, sept opérateurs économiques vont réaliser des usines de montage d’automobiles et de camions, et ce, en coopération avec des constructeurs étrangers. A cela s’ajoute l’identification d’une trentaine de sous-traitants dans le domaine de la pièce de rechange par une commission du FCE, installée pour recenser les professionnels potentiels dans l’industrie automobile.
Pour information, le groupe Hasnaoui est l’un des pionniers de l’industrie algérienne. Il capitalise une compétence avérée dans des domaines aussi divers que les installations collectives et industrielles, le matériel des travaux publics, l’automobile, les véhicules industriels, les télécommunications et la distribution en partenariat avec de grands groupes internationaux.

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La séance plénière du Sénat consacrée hier à la présentation et au débat autour de l’avant-projet de loi criminalisant les violences contre les femmes s’est déroulée dans une sérénité déconcertante. Elle tranche avec la tempête politico-médiatique qu’a soulevée ce texte de loi à l’Assemblée nationale, le 5 mars dernier, date de son adoption.

violence femme reunion

Hier, sept sénateurs en tout se sont inscrits pour intervenir à l’occasion des débats, sans pour autant gêner la présentation du ministre de la Justice, auteur du projet de loi. Ce dernier n’a eu, en effet, aucune difficulté pour balayer d’un revers de la main les inquiétudes suscitées par son avant-projet de loi. « La violence contre les femmes est une réalité patente et les chiffres sont là », lance-t-il d’entrée. En 2014, il est question de 7 737 affaires traitées par les tribunaux concernant les violences conjugales, 3 209 cas de violences faites aux femmes par leurs proches, 767 femmes violentées par leurs collègues sur leur lieu de travail et 15 705 cas « d’autres agressions ». « Ce sont ces statistiques effarantes qui nous poussent à élaborer cette loi et il est inconcevable de laisser faire cette violence », dit-il.
«C’est une dérive et une fausse interprétation des choses que de dire que ce texte de loi provoque la cassure de la cellule familiale », tempête-t-il. «Ce texte de loi vient justement souder la famille. » Son argument : «Contrairement à ce que prétendent certaines parties, ce texte de loi a pour but de préserver la cohésion de la cellule familiale à travers le pardon de la victime qui met fin à toute poursuite judiciaire contre le coupable, une clause qui n'existe pas dans le code pénal en vigueur. » Il évoquera dans le même temps la propension du texte « à protéger l'épouse des coups et des blessures volontaires provoquant un état d'invalidité ou causant l'amputation, la perte d'un membre, une invalidité permanente ou la mort de la victime, en introduisant des sanctions en fonction du préjudice ».
Répondant à ceux qui estiment que le texte de loi « rend publics les secrets de familles à travers le recours à la justice », M. Louh explique que « la seule personne qui peut s’enquérir des secrets de la famille, c’est le juge, et la loi préserve la vie privée des gens. Donc, il n’est aucunement question que les secrets de familles soient rendus publics ». Selon le ministre, ce texte vient mettre un terme aux violences subies par les femmes sous toutes leurs formes : « Le projet prévoit la criminalisation de toute forme d'agression, de violence verbale, psychologique ou maltraitance, notamment en cas de récidive.»
M. Louh, qui a fortement dénigré les violences sexuelles, défend l'introduction d'un nouvel article criminalisant toute agression attentant à l'intégrité sexuelle de la victime. Dans les milieux publics, le membre du gouvernement considère qu’il est hors de question de banaliser les violences qui attentent à la femme « qui marche dans la rue ». « Le texte criminalise et lutte contre le harcèlement contre les femmes dans les lieux publics.
La peine est alourdie si la victime est mineure », précise-t-il. S’agissant des droits économiques des femmes, M. Louh évoque la nécessité de les préserver et plaide à travers le texte de loi la pénalisation de « l'abandon de la famille pour ne pas priver l'épouse de ses biens et ressources financières ».

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La violence dans la société et la famille ne se règle pas avec des textes de lois concoctés par une minorité qui ne reflète pas les aspirations et les croyances du peuple algérien. C’est là la sentence de Mohamed Hadibi, responsable de la communication du parti Ennahda, invité à s’exprimer hier sur le projet amendant et complétant le code pénal portant sur de nouvelles mesures de protection de la femme contre toute forme de violences, actuellement au menu des débats au Conseil de la nation.
« Ce projet de loi, contrairement à ce que croient beaucoup, n’est pas venu pour résoudre le phénomène de la violence qui touche toute la société algérienne », affirme-t-il. Il ajoute : «Des objectifs inavoués se cachent derrière cette loi. » Il s’agit, selon lui, de vouloir couper la société de ses préceptes et de ses racines.
«Ils veulent déraciner le peuple algérien avec cette loi. Ils cherchent à multiplier les divorces, les conflits au sein des couples et surtout le déchirement des foyers. » La solution réside-t-elle dans le fait de laisser les hommes disposer de leurs femmes ? Notre interlocuteur répond par la négative.
« Notre refus de ce projet de loi n’équivaut en rien un soutien ni une incitation à la violence contre les femmes », explique-t-il.
Mettre le père de famille en prison parce qu’il a violenté sa femme provoquera une violence plus dangereuse : celle de déstabiliser la famille. La solution, selon lui, c’est de lutter contre la violence dans toutes ses formes. « La violence touche toute la société algérienne. Elle n’est pas spécifique à la femme », fait-il remarquer. Il poursuit : « C’est avec la formation, l’éducation, les campagnes de sensibilisation et des mesures d’accompagnement psychologique que nous allons éradiquer la violence dans notre société, mais pas avec des textes de loi qui l’encouragent dans la réalité.»
Le gouvernement doit mettre en place un plan national qui traite et soigne les violences sous toutes leurs formes et non seulement celles liées à la femme, estime l’ex-député.
« La finalité de cette loi est de plaire à des parties étrangères, dont la France », accuse M. Hadibi. Concernant le timing, il estime que « la programmation de ce projet de loi en ce mois de décembre signifie que le pouvoir veut faire oublier au peuple algérien la loi de finances pour 2016.
Le choix de la date n’est pas fortuit». Pour rappel, tous les partis islamistes représentés à l’Assemblée populaire nationale (APN) se sont opposés au projet de loi en question. Ils ont essayé sans succès d’y apporter des amendements avant de voter non lors de sa présentation à la plénière de printemps.
La loi est passée grâce aux députés FLN, FFS, PT et RND et quelques députés indépendants. Des associations de femmes et de protection des droits de l’homme ont longtemps appelé et milité pour qu’une loi spécifique qui protège la femme de la violence conjugale existe. Ces mêmes associations réclament l’amendement du code de la famille de sorte à aller vers une égalité réelle entre l’homme et la femme.

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Les cours du pétrole ont touché, hier, leur plus bas niveau depuis près de sept ans après la décision, vendredi, de l’Organisation des pays exportateurs (Opep) de laisser faire les marchés.

En effet, les dernières décisions de l’Opep, issues de la réunion de vendredi dernier, n’ont pas été sans conséquences sur le marché. Hier, à l’ouverture hebdomadaire des marchés, les cours du brut ont fortement déprimé, comme en novembre 2014, au lendemain de la précédente réunion de l’Opep qui a été sanctionnée avec le maintien du statu quo quant à la stratégie commerciale de l’Opep, alors que les prix étaient alors en forte chute. Comme en novembre 2014, les prix accusaient le coup après la réunion de l’Opep de vendredi dernier, anticipant sur des fondamentaux en déprime.
Comme prévu, les cours du brut étaient repartis à la baisse, hier, dans un marché déprimé par le refus de l’Opep de baisser sa production afin de réduire les excédents. Sur les deux marchés de référence européenne et américaine, le Brent et le Light Sweet Crude (WTI) restent fondamentalement orientés à la baisse, et les indications persistantes selon lesquelles l’Opep souhaite laisser ses niveaux de production inchangés malgré une surabondance d’offre continue, dans l’espoir de regagner des parts de marché, vont rendre les prix vulnérables à de nouvelles pertes. Le patron de la firme française Total a enfoncé hier le clou, anticipant sur des tendances baissières pour 2016. Patrick Pouyanné a exclu, hier, au Qatar un rebond significatif des prix du pétrole en 2016. «Nous ne nous attendons pas à une reprise en 2016», a déclaré M. Pouyanné en marge d’une conférence internationale sur les technologies liées au pétrole. «Cela dit, je ne sais pas si le prix (du baril) sera à 40, 45, 50, 60» dollars, a-t-il dit. «En 2016, la croissance de la capacité sera plus forte que la croissance de la demande», selon lui. Il y a quelques jours, la patronne du Fonds monétaire international (FMI) est passée par là et tenait le même langage à l’adresse des pays exportateurs de pétrole. L’Opep, se souciant peu de la vulnérabilité de certains de ses membres, a eu le mérite d’avoir engagé les cours dans une tendance baissière à caractère structurel. C’est-à-dire qu’il ne faut pas s’attendre à une reprise des cours au-dessus de 70 dollars le baril avant 2020. La réunion de vendredi a étouffé dans l’œuf l’espoir ultime de voir les prix reprendre des couleurs. Le marché a été négativement surpris par le fait que l’Opep ait finalement échoué à se mettre d’accord sur un objectif officiel de production et ait simplement convenu que les Etats membres devaient étroitement surveiller les tendances du marché. L’absence d’indicateurs chiffrés quant à l’offre de l’Opep accentue les incertitudes. C’est pourquoi il y a eu une forte chute des prix hier, quand bien même le dollar serait sur une tendance d’affaiblissement. Résultats de la séance post-réunion de l’Opep, le cours du Brent, le pétrole de référence pour l’Algérie, a atteint hier de nouveaux plus bas depuis six ans et demi. Vers 16 h 30 heure algérienne, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 41,33 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, soit son niveau le plus faible depuis le 12 mars 2009. Le cours du Brent, qui évoluait à la baisse depuis le début de la séance, a franchi à la baisse vers 13 h 40 GMT le seuil de 42,23 dollars le baril, soit son précédent plus bas atteint le 24 août. Les moments les plus durs sont à venir, semble-t-il, mettant le budget de bon nombre de pays exportateurs de pétrole à rude épreuve.
Par ailleurs, les producteurs de pétrole de schiste sont frappés de plein fouet par la chute endémique des cours du brut. Un tiers des entreprises qui se sont avérées dans l’incapacité d’honorer leurs dettes cette année étaient issues de ce secteur. Ces sociétés ont des coûts de production plus élevés que les cours actuels de l’or noir et produisent donc à perte. Les marchés ont immédiatement sanctionné les sociétés exploitantes. Les actions de nombre de producteurs de pétrole de schiste américains étaient en nette baisse. Les pays comme l’Algérie, la Russie et le Venezuela vont ressentir fortement cette baisse des cours. Certains analystes estiment que le baril pourrait atteindre les 20 dollars pour l’exercice prochain.

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