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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 08 décembre 2015

C’est cette semaine que Angus Deaton va recevoir un prix Nobel d’économie bien mérité pour «son analyse sur la consommation, la pauvreté et la protection sociale».

Par JOSEPH E. STIGLITZ*
Peu après l’annonce de cette distinction, il publiait avec Ann Case dans les Proceedings of the National Academy of Sciences une recherche dont les conclusions sont des plus surprenantes – et qui mérite au moins autant de publicité que la cérémonie de remise des prix Nobel.
Analysant une énorme quantité de données se rapportant à la santé et aux causes de décès des Américains, Case et Deaton ont montré que l’espérance de vie et la santé des Blancs américains d’âge moyen déclinent, notamment pour ceux qui n’ont pas fait d’études supérieurs. Suicide, drogue et alcoolisme en sont les principales causes.
L’Amérique se félicite d’être l’un des pays les plus riches de la planète et elle peut se vanter d’avoir vu chaque année (à l’exception de 2009) son PIB par habitant augmenter. Or la santé et la longévité sont supposées être des signes de prospérité. Mais alors que les dépenses de santé par habitant y sont plus élevées que presque partout ailleurs dans le monde (et encore plus élevées en terme de part du PIB), elle est loin d’être en tête en ce qui concerne l’espérance de vie. Ainsi la France dépense moins de 12% de son PIB pour la santé – contre 17% aux USA – mais l’espérance de vie des Américains est inférieure de 3 ans à celle des Français.
Depuis des années, nombre d’Américains tentent de justifier cette situation en soulignant que la société américaine est bien plus hétérogène, avec un écart considérable d’espérance de vie entre Noirs et Blancs.
En matière de santé, le fossé entre les races n’est que trop réel. Selon une étude publiée en 2004, l’espérance de vie des noires américaines est de presque 4 ans inférieure à celle des femmes blanches, et celle des hommes noirs est de plus de 5 ans inférieure à celle des hommes blancs. On ne peut considérer cette divergence comme une conséquence sans grande importance d’une société plus hétérogène. En réalité, elle illustre ce qui est une honte pour l’Amérique : la discrimination généralisée contre les Afro-américains. Cette discrimination se reflète aussi dans le revenu médian des ménages noirs qui représente moins de 60% du revenu des ménages blancs. Le fait que les USA soient le seul pays avancé à ne pas reconnaître que l’accès aux soins est un droit fondamental exacerbe encore les conséquences de cette disparité. Certains Blancs font porter aux Noirs la responsabilité de leur espérance de vie plus courte en citant leur «style de vie». Il est peut-être exact que certains comportements qui nuisent à la santé se retrouvent plus fréquemment parmi les pauvres, qui concentrent un grand nombre de Noirs. Mais ces comportements eux-mêmes sont la conséquence de leur situation économique, pour ne pas mentionner le stress lié au racisme.
L’étude Case-Deaton montre l’inanité de l’argument racial. Les USA deviennent une société de plus en plus divisée – non seulement entre Noirs et Blancs, mais aussi entre les 1% les plus riches et le reste de la population, et entre les plus éduqués et les moins éduqués, ceci sans considération de race. Et le fossé se mesure non seulement en écart de revenus, mais aussi en espérance de vie. Les Blancs aussi meurent plus tôt au fur et à mesure que leurs revenus diminuent.
Ce résultat n’est guère surprenant pour ceux d’entre nous qui étudient l’inégalité aux USA. Le revenu médian d’un salarié à plein temps est plus bas qu’il ne l’était il y a 40 ans. Le salaire des bacheliers a chuté de 19% durant la période étudiée par Case et Deaton.
Pour s’en sortir, beaucoup d’Américains ont souscrit des crédits à des taux usuriers auprès des banques. En 2005, le gouvernement de Georges W. Bush a rendu plus difficile la déclaration de faillite personnelle et la renégociation des prêts. Puis est survenue la crise financière qui a coûté leur emploi et leur maison à des millions d’Américains. Quand ils n’ont plus rien touché de l’assurance chômage conçue seulement pour de courtes périodes dans un contexte de plein emploi, ils ont dû se débrouiller par eux-mêmes, sans protection sociale (si ce n’est des bons pour l’alimentation), alors que le gouvernement allait au secours des banques à l’origine de la crise.
Les avantages inhérents à la classe moyenne devenaient hors d’atteinte pour une partie de plus en plus grande des Américains. La Grande récession avait montré leur vulnérabilité. Ceux qui avaient investi dans la Bourse on vu leur patrimoine fondre, ceux qui l’avaient converti en Bons du Trésor réputés sûrs ont vu le montant de leur retraite dégringoler, tandis que la Fed n’avait de cesse de diminuer les taux d’intérêt à court et à long terme. Les frais d’inscription dans les universités étant à la hausse, les étudiants qui croyaient un tant soit peu dans l’éducation étaient contraints de faire des emprunts qui ne pouvaient en aucun cas être restructurés. Aussi, les prêts étudiants semblaient-ils pires que les autres formes de prêt.
La pression montante due à la crise financière ne pouvait qu’accroître le stress de la classe moyenne américaine. Il n’est donc pas étonnant que cela se traduise par une hausse du nombre de suicides, de la toxicomanie et de l’alcoolisme.
J’étais économiste en chef de la Banque mondiale à la fin des années 1990 lorsque nous avons commencé à recevoir des informations analogues sur la Russie. Nos chiffres montraient que son PIB avait chuté de quelques 30% depuis l’effondrement de l’URSS. Nous n’étions pas très sûrs de notre estimation, mais les statistiques qui montraient que l’espérance de vie des hommes diminuaient, alors qu’elle augmentait dans le reste du monde, confirmaient l’impression que la situation n’était pas très bonne dans le pays, notamment hors des grandes villes.
La Commission internationale sur la mesure de la performance économique et des progrès sociaux que j’ai co-présidé et à laquelle Deaton participait avait rappelé auparavant que le PIB est rarement un bon indicateur du bien-être d’une société. Les nouvelles données sur la moins bonne santé des Blancs américains renforcent cette observation. La classe moyenne américaine - la quintessence même de ce qu’est la classe moyenne - est sur la voie de devenir la toute première ex-classe moyenne de la planète. 

* Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie et professeur d’université à l’Université de Columbia, a été président du Conseil du président Bill Clinton, des conseillers économiques et a servi comme vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale..

Publié dans Grand angle

Par IAN BURUMA*
Bien des chemins peuvent conduire au désastre politique : la cupidité, l’orgueil, le charisme démagogique, ou encore le plus dangereux de tous, la peur. Lorsque les populations paniquent, elles peuvent devenir hystériques, et cette hystérie conduit bien souvent à une violence de masse. Lorsque les dirigeants politiques parviennent à persuader leur peuple qu’il se trouve confronté à une situation de vie ou de mort – et que la survie d’un camp exige la destruction d’un autre – alors tout devient possible.
Adolf Hitler a pour sa part combiné tous les éléments désastreux de la politique : orgueil, charisme, cupidité, et idée selon laquelle les « aryens » et les juifs s’opposeraient dans une lutte pour la survie. Bien entendu, aucun des démagogues occidentaux d’aujourd’hui – qu’il s’agisse de Donald Trump aux États-Unis, de Marine Le Pen ou de Geert Wilders en Europe ne peut être comparé à Hitler. Aucun d’entre eux n’aspire à la dictature, et encore moins aux meurtres de masse. Ces différents acteurs adoptent cependant indiscutablement une politique de la peur.
Si l’on s’intéresse tout d’abord à Trump, l’homme fait également la promotion de l’avarice, se vantant ouvertement de sa propre fortune, et a su de manière inédite transformer excentricité, orgueil démesuré, et positions contradictoires, en une forme bien étrange de charisme. D’un côté, Trump promet de résoudre l’ensemble des problèmes de la planète, et de montrer à la Chine, à la Russie, à l’État islamique et à tous les autres qui est véritablement le patron. D’un autre côté, il considère que son vaste et puissant pays ne peut accueillir des réfugiés désespérés en provenance de Syrie, avertissant du risque de voir les musulmans demandeurs d’asile fomenter « l’un des plus importants coups d’État militaires de tous les temps ».
Dans la course à l’élection présidentielle américaine, les collègues républicains de Donald Trump, tels que Ted Cruz, Ben Carson et Marco Rubio, alimentent des craintes similaires s’agissant des réfugiés. Cruz, ainsi que le prétendument plus modéré Jeb Bush, ont même émis l’idée de n’accueillir que des chrétiens aux États-Unis.
Plus de 10 000 personnes sont tuées chaque année aux États-Unis par la violence des armes à feu – pour des raisons qui n’ont dans l’immense majorité des cas rien à voir avec l’islam. L’ensemble des républicains s’opposent toutefois fièrement aux mesures de contrôle des armes à feu, semblant n’avoir aucun problème avec le fait de laisser pénétrer des individus armés dans des écoles ou dans des bars. Et pourtant, l’accueil d’une relative poignée de réfugiés musulmans leur semble trop risqué pour être envisagé.
Il ne s’agit pas ici d’affirmer que de terribles actes terroristes islamistes ne sauraient se produire aux États-Unis, ou ailleurs. Des attentats y ont déjà été perpétrés, et il en viendra probablement d’autres, aussi longtemps que le Moyen-Orient demeurera dans le chaos, et que l’islam révolutionnaire attirera de jeunes Occidentaux désemparés. Mais il ne s’agit pas pour autant d’une menace existentielle.
L’un de mes amis américains a dernièrement formulé ce pronostic : « Il se pourrait bien qu’il suffise d’un seul nouvel attentat terroriste pour propulser Trump à la présidence. » L’éventuelle survenance d’une impressionnante tuerie perpétrée par des islamistes pourrait en effet secouer suffisamment les Américains pour qu’ils votent en faveur du plus grand pourvoyeur de peurs. Bien que tout soit possible, je doute que les électeurs américains fassent un choix aussi stupide.
Le plus grand danger réside cependant dans la possibilité de voir les démagogues rallier de plus en plus de politiciens modérés dans leur camp. Depuis les attentats terroristes du 13 novembre à Paris, le président français François Hollande, dirigeant impopulaire mais sensé, a si peur d’être accusé de mollesse par les politiciens de droite et d’extrême droite qu’il a proclamé l’état d’urgence national – et déclaré la guerre à l’États islamique (EI).
Aussi longtemps que durera cet état d’urgence en France, la police sera en droit de procéder à des arrestations sans nécessité de mandat, d’enfoncer les portes d’habitations privées au beau milieu de la nuit, d’investir restaurants et autres lieux publics le doigt sur la détente, et globalement de se comporter comme les agents d’un État policier. La plupart des citoyens français sont si terrorisés par les attentats islamistes qu’ils soutiennent massivement de telles mesures. Or ces mesures s’avèrent quasi-certainement contreproductives.
Il est toujours possible pour un chef d’État de déclarer la guerre à un autre pays, mais pas à un réseau de révolutionnaires. Malgré le nom qu’il se donne, l’EI n’est pas un État, et Hollande ne doit pas le traiter comme tel. De même, bien qu’il puisse être judicieux de bombarder les places fortes de l’EI en Irak ou en Syrie, cette démarche ne saurait rompre ce charme de la révolution islamiste auquel succombent les jeunes individus frustrés, lassés et marginalisés des banlieues françaises. Au contraire : les chefs de l’EI sont suffisamment astucieux pour recourir eux-aussi à une vision apocalyptique du monde selon laquelle la survie d’un camp passe par la destruction de l’autre. La plupart des musulmans n’aspirent pas à cette révolution violente. Loin de se réjouir des violences de masse, ils les condamnent fermement. L’EI s’efforce d’élargir son soutien, notamment chez les jeunes musulmans, en tentant de les persuader que les vrais musulmans évolueraient dans un état de guerre existentielle contre l’Occident – et que les infidèles constitueraient leurs ennemis mortels. Pour eux comme pour Donald Trump, la peur constitue l’arme la plus puissante.
Ainsi, plus un gouvernement occidental permettra à sa police d’humilier et de malmener les musulmans au nom de la sécurité, et plus il est probable que l’EI rallie de nouvelles recrues européennes. La seule manière de combattre la violence islamiste révolutionnaire consiste à gagner la confiance des musulmans occidentaux qui respectent la loi. Cela ne sera pas chose facile, mais ce qui est sûr c’est que la multiplication des arrestations arbitraires constitue le plus mauvais chemin pour y parvenir.
De même, lorsqu’il est question des guerres civiles du Moyen-Orient, la retenue de l’Occident constitue généralement une meilleure stratégie que le déploiement d’une intervention militaire précipitée et fondée sur une peur nationale. Aux États-Unis, les candidats républicains se fondent d’ores et déjà sur les récents attentats parisiens pour reprocher au président Barack Obama, et par extension à tout futur candidat démocrate, de faire preuve de faiblesse. Trump a pour sa part promis de « bombarder l’EI jusqu’à le réduire en miettes ».
Cette hostilité guerrière a eu pour effet d’inciter Hillary Clinton, favorite pour la nomination présidentielle démocrate, à prendre ses distances avec Obama. À l’instar de Hollande, il lui faut apaiser les peurs de l’opinion publique en adoptant un discours ferme, et en promettant davantage une intervention militaire.
Obama a toujours résisté à la tentation du déclenchement de nouvelles guerres. Ses politiques se sont parfois révélées incohérentes et indécises. Pour autant, son refus de céder à la panique et aux réactions précipitées témoigne d’un courage bien supérieur à celui de tous les beaux-parleurs qui l’accusent de fébrilité.  


* Ian Buruma est professeur de démocratie, droits de l’homme, et de journalisme au Bard College.

Publié dans Grand angle

La concertation entre les pays en développement pour coordonner leurs interventions dans les négociations a particulièrement marqué les travaux de la 21e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (COP21, CCNUCC, Paris).

Dimanche, en marge de la COP21, le deuxième Forum sur la coopération Sud-Sud sur le changement climatique s’est réuni pour «renforcer la communication et la coopération entre les pays en développement». A cette occasion, Wu Hongbo, sous-secrétaire général de l’ONU, chargé des affaires économiques et sociales, est intervenu pour valoriser l’action des pays du Sud et rappeler leurs revendications dans la lutte contre le changement climatique. Il a souligné que « la coopération Sud-Sud est un composant vital de l’effort mondial contre le changement climatique, et les pays en développement dans le monde ont montré leur esprit innovant dans leur pratique». Il est revenu sur « le principe de responsabilités communes, mais différenciées (qui) est une pierre angulaire de nos actions. Les ressources disponibles pour les pays en développement sont limitées. Nous devons trouver des moyens pour amplifier leurs efforts ». Il a appelé les pays développés à respecter leurs promesses et à verser 100 milliards de dollars chaque année aux pays en développement dans le cadre du financement climatique d’ici 2020. Il a insisté sur la coopération Sud-Sud pour «le partage des connaissances et des expériences sur la conception et la mise en place du cadre politique, le transfert des technologies, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles et l’accès aux données ». Pour Youssef Nassef, coordinateur du secrétariat de la CCNUCC, chargé des programmes d’adaptation, qui s’est exprimé, au cours de ce Forum, au nom de Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la CCNUCC, «la coopération Nord-Sud est fondamentale et la coopération Sud-Sud est un bon moyen pour trouver des solutions et peut entraîner la vraie transformation des économies afin de faire face au changement climatique». Quant à Ibrahim Thiaw, directeur adjoint du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), il a souligné que «la coopération Sud-Sud émerge comme élément clef de la réponse mondiale au changement climatique et que de nombreuses économies émergentes se positionnent en ligne de front de la politique climatique internationale, prenant les devants pour définir et mettre en place les voies de développement durable, à faible émission et résistant au climat». Le Forum a confirmé ainsi l’existence de deux camps dans la COP21, le Nord et le Sud, dont les positions sont diamétralement opposées sur les points essentiels du futur accord. Pour accélérer les négociations, qui traînent en longueur, le président de la COP21, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a demandé à 14 ministres de jouer le rôle de facilitateurs dans des discussions informelles pour trancher sur les «crochets » qui «encombrent» encore le projet d’accord, et qui renferment les «options», c’est-à-dire les divergences les plus accentuées, comme le traitement différencié des Etats et la question des financements. Quatre groupes de travail informels créés autour des thèmes les plus délicats seront animés, chacun, par deux ministres facilitateurs au nom de la présidence de la COP21. Six autres ministres facilitateurs travailleront sur d’autres thématiques. Les facilitateurs feront le point une fois par jour avec le président de la COP21, qui estime nécessaire de «disposer d’un texte dès jeudi».
Il faut donc aller vite pour aboutir à un accord permettant de contenir le réchauffement climatique à 2 °C en 2100. Le suspense va durer jusqu’à la dernière minute, comme dans les COP décisives précédentes, pour finalement aboutir à ce qui était prévu : le compromis habituel qui sauve la façade. 

Publié dans Environnement

La présidente du groupe G77, Nozipho Mxakato-Diseko, de l’Afrique du Sud, a appelé ce lundi, au nom des 134 pays membres du groupe et de la Chine, les pays développés à fournir les soutiens nécessaires à la lutte contre le changement climatique. Elle a tenu ces propos lors d’un discours prononcé à l’ouverture du segment de haut niveau de la 21e Conférence des Parties (COP21) de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC). «Nous appelons à plusieurs reprises les pays développés à fournir les soutiens nécessaires pour permettre aux membres du G77 d’assumer leur part de l’effort mondial», a déclaré Mme Mxakato-Diseko, ajoutant que le groupe «G77 + Chine» s’est engagé à relever le défi global du changement climatique. Elle a noté le fait que les pays en voie de développement, où vit la grande majorité de la population mondiale souffrant de la pauvreté, ont déjà pris des mesures ambitieuses pour lutter contre le changement climatique, dont la plupart n’ont pas bénéficié de soutiens adéquats au niveau du financement, de la technologie et de la construction des capacités. En tant que les premières victimes des effets du changement climatique, presque tous les pays en voie de développement ont remis leurs contributions nationales (intended nationally determined contributions, INDC) qui indiquent leurs actions ambitieuses pour la période post-2020. La présidente a affirmé que beaucoup de pays en voie de développement ont introduit dans leurs INDC les mesures liées à l’adaptation et à l’action contre le changement climatique essentiellement résultant des émissions historiques des pays développés, sans avoir aucune promesse de ces derniers sur les soutiens après l’an 2020. Selon le groupe «G77 + Chine», l’adaptation et l’atténuation doivent être aussi prioritaires comme d’autres éléments et doivent être «soutenues par le financement, le développement et le transfert de technologie, ainsi que la construction des capacités assurés par les pays développés. Mme Mxakato-Diseko a exhorté les pays développés à prendre l’initiative en mettant en oeuvre des engagements ambitieux de réduction des émissions et en fournissant des soutiens au niveau du financement, du développement de technologie et de la construction des capacités. «Le financement, le développement et le transfert de technologie, et la construction des capacités sont essentiels et éléments clés des résultats à Paris», a-t-elle ajouté. Les résultats en matière de financement doivent assurer la clarté sur le niveau de soutien financier qui sera fourni par les pays développés aux pays en voie de développement pour permettre une meilleure application de la Convention dans la période post-2020, ainsi que l’engagement existant sur le financement pré-2020», a souligné Mme Mxakato-Diseko. Afin de consolider le plein potentiel des pays en voie de développement et de permettre à ces pays de s’adapter au changement climatique, les soutiens «avant et après 2020» sont aussi importants. Le groupe «G77 + Chine» s’est engagé à faire face à des questions climatiques en permettant aux pays en voie de développement une «flexibilité de poursuivre leurs priorités de développement durable», a souligné la présidente. Elle a estimé que le futur accord de Paris «doit être basé sur les principes de l’équité, des responsabilités communes, mais différenciées et les capacités respectives».
(Source agences)

Publié dans Environnement

Le développement et la promotion de la recherche scientifique sur les bio-ressources locales et la sécurité alimentaire ont été au centre des travaux d’un séminaire international dimanche à Béchar. Cette rencontre scientifique se veut une contribution à la valorisation des bio-ressources pour le développement de plusieurs segments de l’économie locale et nationale, à travers la mise en œuvre des recherches dans ce domaine réalisées par différentes universités du pays, a indiqué à l’APS Lakhdar Mebarki, enseignant et chercheur en biologie à l’Université de Bechar. La mise en valeur des ressources floristiques (plantes médicinales), des ressources végétales pour le traitement biologique des eaux usées, une des préoccupations de plusieurs collectivités de la wilaya, et des potentialités animales à l’exemple de la production de lait de chamelle, figurent parmi les sujets qu’examineront les participants à cette rencontre et issus de plusieurs universités (Algérie, France, Maroc, Belgique, et Kosovo), selon le chercheur et membre du comité d’organisation du séminaire. Cette rencontre de deux jours, à laquelle prennent part aussi les représentants de plusieurs secteurs d’activités de la wilaya, a pour but de sensibiliser en mettant l’accent sur l’importance et la compréhension des enjeux des bio-ressources, et de développer des solutions aux différentes problématiques qu’elles présentent, en plus de faire le point sur les innovations technologiques et l’avancement de la Recherche dans le domaine de la biologie. Elle servira aussi de cadre de concertation et de débat entre universitaires chercheurs, industriels et collectivités locales, impliqués dans la gestion des dites ressources et sécurité des aliments, selon les organisateurs. Plusieurs communications traitant des thèmes liés aux substances bioactives, aux aliments et sécurité alimentaire, à la biodiversité des écosystèmes en zones arides ainsi qu’à l’eau et les procédés de son traitement, sont présentés par les chercheurs nationaux des différentes universités et leurs collègues étrangers présents à ce séminaire.
(Source : APS)

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Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelwahab Nouri, a affirmé, lundi à Tissemsilt, que le recyclage des déchets urbains intéresse un grand nombre d’investisseurs. Animant un point de presse en marge de sa visite d’inspection dans la wilaya, M. Nouri a indiqué que des investisseurs algériens sont prêts à concrétiser des projets de traitement et de recyclage des déchets domestiques urbains, contribuant à donner une valeur ajoutée à l’économie nationale. «Nous ne sommes pas encore au stade où il est du devoir de tous de s’intéresser au recyclage des déchets urbains comme vecteur de l’économie», a-t-il souligné. Le ministre a appelé les investisseurs privés à contribuer à l’aspect écologique par des actions de recyclage et de traitement des déchets urbains partant de l’importance de telles opérations pour l’économie nationale et l’environnement. M. Nouri a invité également les citoyens à davantage de civisme pour la préservation de la propreté des villes, estimant que le problème des déchets «ne peut être résolu définitivement sans les efforts de tous». Le ministre a rappelé, par la même occasion, les efforts du ministère des Ressources en eau qui ont abouti, durant les précédentes années, à lutter contre les décharges sauvages et anarchiques, soulignant que le ministère oeuvre à généraliser les centres d’enfouissement technique des déchets domestiques urbains à toutes les régions du pays. Le secteur de l’environnement dans la wilaya de Tissemsilt a bénéficié d’importants projets dont la réalisation d’un CET de déchets solides urbains et cinq décharges contrôlées qui ont nettement contribué à la protection de l’environnement et de la santé publique, selon le ministre. Par ailleurs, M. Nouri a sommé les responsables du secteur de l’environnement de la wilaya à accélérer l’opération d’équipement de la nouvelle maison de l’environnement en matériels pédagogiques nécessaires pour instaurer une culture environnementale chez les jeunes générations.
(Source : APS)

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Le ministre des Transports, Boudjema Talai, a donné, lundi à Mostaganem, son aval pour l’ouverture d’une ligne maritime de transport de voyageurs reliant Mostaganem à Valence (Espagne).

De Mostaganem, E. Ouail et APS
En visitant le port commercial de Mostaganem, le ministre a insisté pour que cette nouvelle ligne soit régulière et que son exploitation commerciale se fasse dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant. Il a également signalé que son département œuvre à développer cette ligne qui sera exploitée en collaboration avec un partenaire espagnol. Au niveau du même port, Boudjema Talai a mis l’accent sur la nécessité du lancement rapide des travaux d’aménagement des entrepôts situés au niveau du quai « Maghreb » pour les convertir à titre provisoire en gare maritime de transport de voyageurs. Pour sa part, le P-DG de l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV), Ahcène Graïria, dans une déclaration à l’APS en marge de cette visite ministérielle, a annoncé que la première desserte-test de la ligne Mostaganem-Valence se fera en février ou mars prochains et alors que la mise en service commerciale de la ligne est prévue l’été 2016. Le même responsable a ajouté que le programme d’exploitation de cette ligne maritime prévoit deux dessertes hebdomadaires durant la période estivale et une desserte bimensuelle en hiver. La traversée se fera à bord de navires dotés d’une capacité d’accueil de 1 300 voyageurs et 300 véhicules. Le ministre des Transports poursuit sa visite dans la wilaya de Mostaganem en se rendant à l’entrepôt et à l’atelier de maintenance relevant du projet du tramway de Mostaganem en cours de réalisation. Il visitera aussi la gare routière de transport de voyageurs et la gare ferroviaire du chef-lieu de wilaya ainsi que la piste d’atterrissage d’avions dans la zone de Sayada.
A El Amarna, le calvaire du transport persiste
Les villageois du douar El Amarna, une bourgade relevant de la commune de Kheireddine, située à une dizaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Mostaganem, interpellent les responsables de la direction des transports pour mettre fin au calvaire qu’ils endurent depuis longtemps. En effet, chaque jour qui passe, ils sont confrontés au manque de moyens de transport et doivent utiliser tous les moyens possibles pour pouvoir rallier leurs destinations. Cette situation a été exploitée par les transporteurs clandestins, qui n’ont pas hésité à imposer leur diktat en fixant des prix qui dépassent l’entendement, à l’exemple des courses vers El Amarna et Kheireddine (chef-lieu de commune) fixées respectivement à 80 et 150 DA la place. Les malades sont soumis à la même tarification. Les travailleurs souffrent énormément pour rejoindre à l’heure leur travail ; il en est de même pour les écoliers. Les habitants sont obligés notamment en hiver d’emprunter le chemin qui traverse la forêt, qui est une menace constante, car infestée d’animaux sauvages (sangliers, loups…).
Pour mettre un terme définitif à ce calvaire quotidien, les habitants demandent aux responsables chargés de gérer ce secteur névralgique d’intervenir rapidement et de renforcer cette ligne en bus. 

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« La morosité de la conjoncture économique mondiale, qui prévaut depuis deux décennies, a laissé son impact sur bon nombre de pays. Et l’Algérie n’est pas en reste. D’où la nécessité d’opter pour une nouveau mode de gestion à travers l’implication du citoyen dans la prise de décisions sous la formule de démocratie participative. » C’est ce qui ressort du 2e séminaire international sur la gouvernance et le développement local qu’a abrité la Faculté des sciences économiques de l’Université Bachir-El-Ibrahimi, les 7 et 8 décembre, animé par des universitaires venus de différentes universités du pays et d’ailleurs. « Gouvernance et développement local : quelle liaison efficace ? » Un thème développé par Rahim Hocine, enseignant à l’Université de Bordj. Pour le conférencier, vu la corruption qui gangrène les économies, bon nombre de pays ont tendance à décentraliser leurs activités sur leurs territoires, ce qui se répercute positivement sur l’ensemble de la société. A l’instar du programme des Nations unies pour le développement (Pnud), qui incite les collectivités locales à l’implication des citoyens dans la gestion des affaires dans un climat de transparence. Plusieurs ateliers ont été installés avant d’être débattus par des experts.
Entre autres, Habiba Ameur Mokhfi du laboratoire LERDR (Laboratoire d’études et de recherches sur le développement rural) de l’Université de Bordj et le docteur Amine-M. Assia Hadjar du laboratoire Poidex de l’Université de Mostaganem, qui ont fait un exposé sur le développement local en Algérie et les PME : gouvernance et subsidiarité ; de l’Université de Béjaïa, Abdellatif Naït Chaâbane a étayé le thème « Gouvernance territoriale et stratégies des acteurs au service du développement local ». 

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Des dizaines de chefs de famille du douar El Mekadid, situé dans la zone éparse d’El Matmar, se sont donné dimanche après-midi rendez-vous devant le siège de la daïra pour, disent-ils, exprimer leur désappointement devant les irrégularités ayant entaché l’opération d’attribution des logements ruraux. « Si nous sommes-là, c’est pour faire entendre notre cri de détresse et surtout dénoncer des passe-droits », a souligné un des présents qui ont barricadé le boulevard principal de la ville. Ainsi, les manifestants n’ont pas manqué de réclamer l’ouverture d’une enquête pour débusquer les intrus. Le chef de daïra a répondu favorablement à leur requête, soulignant au passage que trois cas ont été évincés de la liste. Après des pourparlers avec le chef de daïra, les protestataires se sont dispersés dans le calme.

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186 crimes et délits ont été traités et élucidés par les éléments de la police judiciaire des divers commissariats du territoire de la wilaya de Mila durant le mois de novembre, indique un communiqué de la cellule d’information de la direction de la sûreté de wilaya. Les délits et crimes contre les personnes et les biens viennent en tête avec 111 affaires, 28 affaires contre les biens leur emboîtent le pas suivies de 15 affaires ayant trait à divers délits condamnés par la loi et de 15 affaires de trafic, commercialisation et consommation de drogue et de stupéfiants. Les 186 affaires ont incriminé 172 individus, dont 93 ont été mis en détention préventive, 41 appelés à ester directement le jour du procès, 25 mis sous contrôle judiciaire et 15 autres libérés. La quantité de drogue saisie durant ce mois s’élève à 1,288 kilogramme et à 100 comprimés psychotropes. Dans un autre cadre, la police judiciaire a procédé à 17 opérations «coup-de-poing» qui se sont soldées par le contrôle de 608 individus et de 340 véhicules et l’interpellation de 60 individus parmi lesquels 5 mineurs. Présentés devant les parquets des différentes circonscriptions judiciaires, 33 personnes parmi celles appréhendées ont été mises en détention préventive pour répondre de leurs délits. 

Publié dans Région
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