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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 22 février 2015

Le test-drive valait le détour, mais des risques réels étaient là à nous guetter, à tout moment, entre des couches de verglas de 5 à 10 centimètres par endroits, et des amas de neige de 60 centimètres au le seuil des 1 600 mètres d’altitude. Mais le New Santa Fe de Hyundai 2,2L CRDI (Common Rail Diesel Injection) avait tout, ou presque, pour vrombir sur un terrain propice au 4x4 digne d’embarquer les dernières générations de châssis et de motorisations. Même si parfois on se laissait aller au rythme de conduite en 4x2 et en désactivant l’ESP (correction électronique de trajectoire) sur le verglas, le New Santa Fe de Hyundai s’agrippait à la chaussée quasi-inexistante au vu du climat gâté en Haute-Kabylie. Sa tenue de route est irréprochable, surtout quand on a les trois modes de conduite (Normal, Confort et Sport). Plus avantageux par rapport à ses concurrents qui offrent moins que ça, le New Santa Fe de Hyundai, dans sa troisième génération, épate les occupants, voire les curieux qui s’interrogeaient sur les risques réels de cet essai sur cet axe qui s’étend d’Aïn El Hammam au col de Tirourda, un axe fermé par les autorités à la circulation à cause de la neige. A tel point qu’on avait l’impression de piloter et non de conduire le New Santa Fe ! Des deux côtés de la route, on n’avait que la neige et un passage presque réduit pour un chasse-neige. L’autre essai sera orienté sur les montées impossibles et dangereuses, car inclinées de 15%, sans solliciter le mode Off-Road. Impressionnant, le New Santa Fe n’a ni dérapé, ni été « tenté » par le patinage, alors que le danger était palpable. Bien plus, le New Santa Fe écrasait ce verglas et froissait ces flocons sans recourir aux chaînes de neige pour accéder à des vitesses de 40 et 50 km/h vers ce « petit paradis » du Djurdjura qui surplombe la Vallée de la Soummam, toute majestueuse avec ses fleuves bénis d’une eau plus que jamais pure. A quelques encablures de Lalla Khedidja, nous étions contraints de faire appel au Hold Control sur une descente enneigée sans faire appel aux freins. Là aussi, le New Santa Fe a montré ses capacités d’un véhicule racé et robuste. Bref, nous quittons ces sentiers impossibles, avec cette conduite confortable d’un New Santa Fe qui ne passait pas inaperçu avec son écriteau « Hyundai Experience ». Côté design, ce baroudeur a gagné une belle calandre et des lignes fluides associées à son aérodynamisme. Côté sécurité, il décline l’ABS, l’ESP, l’Auto Hold, le Hold Control, le radar de recul, les airbags, le frein automatique et des ceintures de sécurité aux normes Isofix, rétroviseurs rabattables électriquement et des antibrouillards. Plus confortable, le New Santa Fe recèle un kit cuir, deux accoudoirs avant et arrière, une chaîne audio d’origine avec lecteur MP3, entrée USB et auxiliaires, un toit panoramique, des barres de toit, une malle généreuse et des espaces de rangement à souhait. En termes de fonctionnalités, il est équipé d’un ordinateur de bord multifonctionnel, des commandes au volant, du Bluetooth, de sièges réglables avec mémorisation de la position de conduite, de lève-vitres électriques… Signalons que le New Santa Fe est affiché à partir de 2 999 000 DA (TTC) pour la version 4x2 et à partir de 3 849 000 DA pour la version 4x4.

Publié dans Grand angle

La société civile en Algérie donne l’impression de bouger pour la protection de l’environnement et pas seulement sur la question du gaz de schiste autour de laquelle la mobilisation est impressionnante. Le cadre de vie urbain est une des préoccupations majeures des associations écologiques qui constatent que l’action des pouvoirs publics est nettement insuffisante en la matière. A Constantine, l’Association de protection de la nature et de l’environnement (APNE) a prévu vingt ateliers de formation aux techniques de mise en terre de plans arboricoles dans le cadre du Plan vert 2015 qu’elle a lancé mercredi. Le président de l’APNE, Abdelmadjid Sebih, a indiqué, selon l’APS qui rapporte ses propos, que cette formation est destinée aux élèves des établissements scolaires, aux jeunes structurés dans des associations de quartiers et aux adhérents des maisons de jeunes. Pour le président de l’APNE, de telles actions mettent la pédagogie au service de la protection de l’environnement par le biais du « message vert » qu’elle diffuse. L’objectif est d’arriver à enraciner chez les enfants et les jeunes la culture environnementale à travers une activité de proximité. C’est la meilleure façon de les sensibiliser et de les mobiliser pour la protection de l’environnement et pour préserver leur cadre de vie de toutes les atteintes provoquées par les pollutions et nuisances diverses (déchets, air, bruit...). L’initiative de l’APNE n’est pas isolée. Dans un nombre non négligeable de localités, les habitants ont engagé des actions pour améliorer le cadre de vie dans leurs cités. C’est même un phénomène qui a tendance à se généraliser. Les actions privilégiées concernent les espaces verts et la plantation d’arbres. A Constantine, l’APNE compte organiser un concours de dessin ayant pour thème « Stop à la dégradation de ma cité», en direction des élèves des établissements scolaires, sur les thèmes de la préservation des espaces verts, la santé des habitants, la lutte contre les nuisances et les maladies induites par des déchets ménagers et la lutte contre les décharges sauvages, d’après les indications données par M. Sebih. Le programme du Plan vert de l’APNE, qui s’étale jusqu’au 7 avril prochain, comprend également des rencontres locales sur l’éducation environnementale et des journées d’étude sur la pollution urbaine et son impact sur la santé du citoyen. Quand les conditions sont favorables, la société civile n’agit pas seule. C’est le cas du partenariat encouragé par la direction générale des forêts (DGF) qui sollicite la participation des associations dans le cadre de sa stratégie nationale multisectorielle pour la préservation des zones humides en Algérie. Un atelier est organisé par la DGF, aujourd’hui, dimanche 22 février, au marais de Réghaïa avec la société civile, mais aussi la communauté scientifique et les différents secteurs concernés autour de cette stratégie.  La DGF est engagée déjà sur le programme « Dzair-Environnement » mené par plusieurs associations, pour réhabiliter des espaces verts dans les 57 communes d’Alger, qui a été lancé samedi dernier, à la plage artificielle El Djamila (Ex-La Madrague), dans la commune d’Aïn Bénian, à l’ouest d’Alger. L’action baptisée « The algerian green days » (les journées vertes d’Alger), s’étale jusqu’au 21 mars, avec la collaboration de la direction des forêts de la wilaya d’Alger, la wilaya déléguée de Chéraga et la commune de Aïn Bénian, ainsi qu’une série d’associations écologiques et de quartiers. On le voit, la société civile prend en charge elle-même son cadre de vie sans attendre les campagnes officielles limitées dans le temps et très peu efficaces.

Publié dans Environnement

Le nombre de personnes, tous âges et sexes confondus, qui se donnent la mort ces derniers temps est en hausse inquiétante. Chaque jour, les médias rapportent de nouveaux cas de personnes ayant mis fin à leurs jours. Aucune tranche de la société ni région du pays n’est épargnée par ce fléau qui avance à grande vitesse dans une société pourtant considérée conservatrice. Le suicide tend, en effet, à devenir plutôt une « mode » au sein de notre société et même certaines personnes connues pour être « sages et croyantes » n’hésitent pas à mettre fin à leurs jours. La vie n’a, semble-t-il, pas de grande, sinon aucune importance, et même les responsabilités, de certains pères ou mères de famille, ne constituent plus des obstacles, apparemment. Plus grave, le fléau a atteint même les écoliers, qui, eux aussi, ont appris, on ne sait d’où, à se suicider. Rien que durant les quinze premiers jours du mois de février 2014, pas moins de quatre cas ont été enregistrés à travers différentes régions du pays, où des mineurs ont opté pour l’« option corde autour du cou ». La pendaison est, en effet, la manière préférée de ces écoliers pour se suicider. Le 2 février, un enfant, habitant dans un bidonville à Arzew, dans la wilaya d’Oran, a mis fin à ses jours par pendaison. Selon plusieurs organes de la presse écrite, la victime avait informé ses parents quelques jours avant de passer à l’acte, qu’il préférait mourir que de vivre dans des conditions lamentables. Né à Tripoli, en Libye, où sa famille vivait avant de rentrer au pays à cause de l’insécurité qui règne dans ce pays voisin, cet écolier, qui ne pouvait supporter son nouvel environnement, a fini par rompre avec la vie. Emouvant et intenable. Le 14 février, c’est au tour d’une jeune lycéenne, habitant dans la localité de Chaïba, wilaya de Tipasa, de se suicider par pendaison, sans avoir donné, au préalable, aucun signe de détresse psychologique, selon des témoignages de membres de sa famille et son entourage immédiat. Un jeune également âgé de 19 ans, issu de la localité d’Aïn Oulmène, wilaya de Sétif, s’est aussi donné la mort par pendaison durant la même période.  Des cas qui ont été précédés par le suicide, début janvier, d’un écolier de 14 ans à Biskra. Et la liste de ces innocents emportés par ce fléau ravageur est encore plus longue. L’école et la cellule familiale ont prouvé leur échec à faire aimer la vie aux enfants. Des personnes adultes se suicident, elles aussi, de plus en plus ces derniers temps, abandonnant ainsi leurs familles. A cause de problèmes de logement, de pressions dans le milieu professionnel ou de désaccords conjugaux, un seul chemin se dessine dans les esprits de ces gens, celui de se laisser emporter par la mort. Des policiers, des enseignants, des manœuvres… figurent dans le répertoire macabre des suicidés. C’est dire que même le niveau intellectuel ne sert plus de rempart contre les idées noires.

QUAND LES BOUCLIERS SONT PERCÉS Il n’y a pas si longtemps, on entendait rarement parler de suicide dans notre société et les victimes étaient généralement des personnes atteintes de maladies psychiatriques. Deux facteurs principaux, considérés comme des piliers de nos valeurs sociales, constituaient un solide rempart contre cette tentation. Il y a d’abord l’aspect religieux, qui empêche les gens même de réfléchir à mettre fin à leurs jours quelles que soient les conditions difficiles ou les détresses psychologiques auxquelles ils faisaient face. La foi n’était pas seulement d’ordre personnel, mais avait aussi une étendue collective. Des personnes sages dispensaient des conseils et rassuraient ceux qui étaient en situation de détresse que les choses allaient s’améliorer grâce à Dieu. La patience constituait, en effet, une pièce maîtresse dans la vie des Algériens, complétée par l’esprit de solidarité et d’entraide qui y régnait. Le suicide était considéré comme une honte pour toute la famille et même pour le village, ce qui amenait les gens à s’empêcher d’y penser. Le poids de la société surpassait largement les initiatives individuelles quel que soit leur motif. Jusqu’à un passé pas trop loin, le suicide était réellement classé comme une véritable « ligne rouge » à ne pas franchir. De telles valeurs ont, malheureusement, disparu au fil des années et le suicide est devenu « monnaie courante ». Chacun considère, aujourd’hui, que sa vie lui appartient à lui seul et qu’il peut en faire ce qu’il veut. Même les conseils des parents et des sages ne sont plus entendus. Faut-il rappeler, à ce titre, cette scène émouvante qui s’est déroulée à Tiaret, il y a environ deux années, où un jeune homme s’est jeté du haut d’un immeuble, en dépit des appels de son père et de sa mère, qui le suppliaient de revenir sur sa décision. Même un imam, présent sur place, n’a pas été en mesure de l’en dissuader. Et que peut-on dire de ces pères et mères de familles qui se donnent la mort sans réfléchir à l’avenir de leurs petits enfants ?

MAL VIVRE, STRESS ET ANGOISSE Plusieurs ingrédients de mal vivre minent le quotidien des Algériens, qui se plaignent à longueur d’année d’une multitude de carences dans divers domaines. Dans la rue, les cafés maures, les moyens de transport et autres lieux de rencontre, les discussions portent généralement sur tout ce qui « ne tourne pas rond » dans le pays et des histoires sur le calvaire des uns et des autres sont racontées à satiété. Mais ce genre de discussions s’amplifie à l’occasion de chaque nouveau cas de suicide rapporté par la presse nationale. « Meskin, rahet hyatou khsara » (le pauvre, sa vie est partie en fumée), ce type de commentaire est le plus partagé, comme pour donner raison à cette personne qui a mis fin à ses jours. Une justification qui trouve son argument dans les multiples problèmes qu’aurait vécu cet « accusé et victime en même temps » et face auxquels il ne pouvait résister. En revanche, il est rare de voir des gens dénoncer ce recours automatique au suicide et l’absence de courage et de patience dans la société. On s’accorde plutôt à dire qu’après la fermeture de toutes les portes de solutions et l’absence d’horizons, cette façon de rompre avec la vie est incontournable. C’est dire que le suicide commence à détenir une certaine légitimité auprès d’une large couche de la société, essentiellement ceux qui souffrent, eux aussi, de divers problèmes dans leur vie quotidienne. On arrive parfois jusqu’à qualifier la personne qui se suicide de « brave » et « honnête ». Le suicide est ainsi devenu monnaie courante dans notre société, à tel point que certains individus l’utilisent comme un moyen de pression sur leur entourage immédiat afin d’obtenir certaines faveurs.

Publié dans Région

Un appel en faveur de la construction d’alliances stratégiques et de partenariats entre les entreprises africaines a été lancé par Ali Haddad, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), qui participait, hier, au huitième Forum des opérateurs pour la garantie de l’émergence économique en Afrique (FOGECA). Dans un discours prononcé devant des chefs d’entreprise et officiels africains, dont le président sénégalais Macky Sall, le président du FCE a plaidé pour un rapprochement plus effectif entre les opérateurs économiques du continent. Il a, dans ce contexte, critiqué « le retard considérable » accusé par le continent africain sur le plan des échanges commerciaux. «Le commerce intra-régional représente 70% en Europe, 50% en Asie, 22 % en Amérique latine et seulement 10% en Afrique. Cette situation est intolérable», a-t-il affirmé. « Nous avons besoin de dégager des perspectives nouvelles à l’intérieur du continent aussi bien en termes d’échanges commerciaux qu’en termes d’investissement, car l’immense potentiel d’intégration dont dispose l’Afrique reste quasiment inexploité », a-t-il ajouté. Il a, en outre, estimé que le peu d’intérêt accordé à l’Afrique sur le plan de l’investissement, avec 3% seulement des volumes d’investissements directs étrangers (IDE), et la rareté des projets de partenariats entre les pays africains sont dus au fait que « nous ne créons pas assez d’entreprises ». Il a mis aussi en avant le manque de compétitivité des entreprises africaines. Une lacune à corriger impérativement, selon lui. Pour le président du FCE, le secteur privé africain représente la clé du développement du continent. « La création massive d’entreprises, le développement et l’intensification des échanges et des partenariats entre les entreprises africaines » seraient la formule à adopter par les pays du continent, d’après lui. « Ces alliances pourraient, de notre point de vue, contribuer à créer des projets viables, attirer et faciliter la circulation des capitaux dans l’espace africain », a-t-il expliqué. Eviter de se mettre en situation de dépendance vis-à-vis des ressources naturelles et s’orienter davantage vers le travail et la créativité sont des choix «inéluctables », a encore plaidé le conférencier. « C’est par la progression de l’esprit d’entreprise, la promotion de l’entrepreneuriat et du partenariat entre nos entreprises que nous pourrons faire face à ces enjeux et réussir l’un des grands défis auxquels notre continent est confronté, celui de la croissance et de l’emploi. Et cela, seule une dynamique d’investissement et de commerce intra-africains peut nous y conduire», a-t-il précisé. Par ailleurs, Ali Haddad a salué le fait que de nombreux pays africains, dont le Sénégal, pays hôte du forum, aient lancé des programmes de développement économique. Des programmes qui, selon lui, pourraient offrir de nombreuses opportunités de partenariat entre les pays du continent. D’autre part, le patron du FCE a pris pour référence le projet NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) proposé en 2001 et dont l’Algérie a été parmi les initiateurs. Il dira à ce sujet que les initiateurs avaient pour « ambition la mobilisation des ressources intérieures de l’Afrique pour l’intégration africaine et la redéfinition des relations de l’Afrique avec les autres pays dans le cadre d’un partenariat de type nouveau qui tient compte des intérêts de l’Afrique », a-t-il rappelé. « Il nous appartient à nous, chefs d’entreprise africains, de traduire, dans les faits, cette politique, d’investir et de commercer, pour construire un grand partenariat économique, à la mesure des ressources exceptionnelles que recèle notre continent, à la mesure des ambitions des dirigeants politiques de nos pays», a-t-il encore déclaré. Ali Haddad a fait part, enfin, de la tenue, les 9 et 10 octobre prochain à Alger, d’un « grand évènement pour débattre ensemble des voies et moyens de lancer cette dynamique africaine ». Les opérateurs africains ont été ainsi invités à participer à cette rencontre qui devra bénéficier de l’appui de la présidence de la République.

Publié dans Economie

Pour la deuxième fois consécutive, le Forum social mondial (FSM) se tiendra à Tunis du 24 au 28 mars. Un comité maghrébin de préparation de l’évènement a été mis en place dès la clôture de la première édition. Pour mieux organiser l’édition de cette année, ce comité s’est réuni entre le 13 et le 15 février au Maroc. « Le choix de la Tunisie n’est pas fortuit, il est motivé par les défis stratégiques de la région du Maghreb et du Moyen-Orient suite aux mutations et aux mouvements sociaux que connaît la région depuis 2011 », a affirmé Abdelouahab Fersaoui, président de l’association Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), à son retour de la réunion préparatoire. « Excepté la Tunisie, qui a réussi à mener une transition démocratique, la majorité des pays de la région du Maghreb se trouvent dans une situation inquiétante », ajoute M. Fersaoui. Dans cette optique et compte tenu du contexte régional et international, le président de RAJ estime que le FSM est non seulement un « espace vivant et ouvert pour les dynamiques et mouvements sociaux qui militent pour les droits politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux », mais également celui « d’articulation, de partage, de débat et d’alternatives aux politiques néolibérales ». Selon notre interlocuteur, la rencontre tenue au Maroc était également une opportunité pour souligner l’impératif de faire du FSM Tunis 2015 « un rendez-vous décisif pour les dynamiques maghrébines en se mobilisant pour une large participation ». Il s’agit, pour lui, « d’amorcer le processus de la construction d’un Maghreb des peuples uni autour des valeurs de tolérance et du vivre ensemble, un Maghreb stable, où les droits de l’homme seront respectés, les libertés garanties, notamment la liberté de circulation des personnes ». Pour ce faire, le groupe FSM Maghreb « a décidé de mettre à l’intérieur du forum un village maghrébin », révèle le président de RAJ. Ce village, explique-t-il, sera un espace physique qui offrira aux dynamiques maghrébines la possibilité de se rencontrer, d’échanger et de partager leurs expériences et de créer des alliances et des réseaux nationaux et régionaux afin de donner de la visibilité à leurs actions. « Il sera également un espace animé par la culture maghrébine, structuré par des thématiques maghrébines et ouvert à la dimension internationale », souligne-t-il. S’agissant de son association, qui a déjà inscrit des activités au programme des travaux du FSM, M. Fersaoui affirme que « RAJ va participer avec un séminaire sur la place et le défi de la jeunesse algérienne et des mouvements sociaux dans le changement démocratique en Algérie », en plus, ajoute-t-il, « de la projection d’un film documentaire sur la jeunesse 50 ans après l’indépendance ».

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Le film franco-mauritanien Timbuktu d’Abderrahmane Sissako, vu à Alger dans le cadre du festival du film engagé, a reçu aux Césars du film français, vendredi dernier en soirée, sept prix, dont les prestigieux trophées du meilleur film et meilleur réalisateur. Ce beau long métrage est une chronique de la vie quotidienne dans le nord du Mali sous la coupe des ddjihadistes. Il est inspiré de faits réels : le nord du Mali est bien tombé en 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Il raconte la résistance de petites gens d’un village du Nord Mali, Tombouctou ou Timbuktu de son vrai nom en Tamachek, face à l’extrémisme et à l’horreur djihadiste et trouve bien entendu une forte résonance dans l’actualité marquée par l’obscurantisme et le sang. « Il faut croire que l'Humanité est capable d'un sursaut » face à l'horreur, a déclaré Abderrahmane Sissako, dont le film en course pour l'Oscar du meilleur film étranger qui sera décerné aujourd’hui a été nommé à huit reprises. Timbuktu - qui a aussi reçu les César du scénario, du montage, du son, de la photo et de la musique -, était le grand favori de la soirée face à Saint Laurent de Bertrand Bonello, sur la vie du couturier français, qui est reparti presque bredouille. La plus souvent mentionnée par les critiques et les échotiers, avec dix citations, cette fiction n'a remporté que le César des meilleurs costumes, éclipsé par le raz-de-marée Sissako. Dès le début de la cérémonie au théâtre du Châtelet à Paris, son président Dany Boon avait donné le ton, en soulignant qu’« en ces temps troublés, nous nous devons de montrer l'exemple et de faire preuve d'ouverture d'esprit, de tolérance, de respect, de générosité et d'amour ». « Le monde a bien besoin en ce moment qu'on lui raconte des histoires, de belles histoires pour que le monde continue de croire en son humanité », a-t-il ajouté. Face à la déferlante Timbuktu, les autres films en compétition se sont partagé les prix restants. Pierre Niney, qui incarne Yves Saint Laurent dans le film Yves Saint Laurent de Jalil Lespert, autre biopic sur le couturier français, a reçu le César du meilleur acteur, l'emportant sur son concurrent Gaspard Ulliel dans le film de Bertrand Bonello. Adèle Haenel, 26 ans, a décroché le César de la meilleure actrice pour son rôle de jeune femme rebelle et impulsive se préparant à l'apocalypse dans le film Les Combattants de Thomas Cailley. Ce premier long métrage d'un jeune cinéaste de 34 ans, œuvre la plus représentée derrière Yves Saint Laurent avec neuf nominations, a aussi obtenu le César du meilleur premier film et celui du meilleur espoir masculin pour son interprète Kévin Azaïs. La comédie La Famille Bélier d'Eric Lartigau a quant à elle été récompensée par le César du meilleur espoir féminin pour la comédienne et chanteuse Louane Emera, 18 ans, découverte dans le télé-crochet The Voice. L'actrice américaine Kristen Stewart, 24 ans, est devenue vendredi la première Américaine à remporter un César, pour son second rôle dans Sils Maria d'Olivier Assayas. L'acteur Reda Kateb a quant à lui reçu le César du meilleur second rôle masculin pour son interprétation d'un médecin dans Hippocrate de Thomas Lilti.

Les principaux lauréats aux César 2015

  • Meilleur film : Timbuktu d'Abderrahmane Sissako
  • Meilleur réalisateur : Abderrahmane Sissako pour Timbuktu
  • Meilleure actrice : Adèle Haenel dans Les Combattants
  • Meilleur acteur : Pierre Niney dans Yves Saint Laurent
  • Meilleure actrice dans un second rôle : Kristen Stewart dans Sils Maria
  • Meilleur acteur dans un second rôle : Reda Kateb dans Hippocrate
  • Meilleur espoir féminin : Louane Emera dans La famille Bélier
  • Meilleur espoir masculin : Kévin Azaïs dans Les combattants
  • Meilleur film étranger : Mommy réalisé par Xavier Dolan

Les principaux lauréats aux César 2015 Meilleur film : Timbuktu d'Abderrahmane Sissako Meilleur réalisateur : Abderrahmane Sissako pour Timbuktu Meilleure actrice : Adèle Haenel dans Les Combattants Meilleur acteur : Pierre Niney dans Yves Saint Laurent Meilleure actrice dans un second rôle : Kristen Stewart dans Sils Maria Meilleur acteur dans un second rôle : Reda Kateb dans Hippocrate Meilleur espoir féminin : Louane Emera dans La famille Bélier Meilleur espoir masculin : Kévin Azaïs dans Les combattants Meilleur film étranger : Mommy réalisé par Xavier Dolan
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L’ES Sétif a remporté haut la main la Supercoupe d’Afrique de football - la 1re de son histoire - en s’imposant devant le club égyptien d’El Ahly aux tirs au buts 6-5 (1-1 après le temps réglementaire), samedi au stade Mustapha-Tchaker de Blida.

L’Entente de Sétif a remporté hier la Supercoupe d’Afrique, après un succès mérité, malgré aux tirs au but (5-4), vu que le match s’est terminé sur le score de parité d’un but partout. C’est le deuxième titre continental de l’Entente, après celui acquis en Ligue des champions d’Afrique. Elle reste précieuse, d’autant plus qu’elle est venue face à un habitué des grands rendez-vous continentaux, à savoir le club égyptien d’Al Ahly du Caire. Les gars d’El Kahla ont bien débuté la rencontre, avec des attaques répétées, notamment par Ziaya, Belamri et Djahnit, mais en face, il y avait une solide défense égyptienne qui a su comment les repousser. Les poulains de Madoui ont bien encadré le terrain et étaient bien organisés, chose qui n’était pas évidente face à une équipe aussi coriace qu’expérimentée. L’Entente, malgré ses offensives répétées, ne trouvera la faille qu’à la 70e grâce à l’inévitable Ziaya, qui délivrera les fans sétifiens, venus en force au stade Mustapha-Tchaker de Blida. Toutefois, les Egyptiens surprendront les Algériens à la 94e par Moteab. Un but qui sciera les jambes des Kahlaouis. Les joueurs n’en revenaient pas, eux qui pensaient qu’ils avaient déjà gagné le trophée. La partie se terminera donc sur ce score de parité et l’arbitre invitera les deux équipes à recourir aux penalties pour se départager. Les tirs au but seront favorables aux Sétifiens, qui l’emporteront 5 à 4 grâce à Khedaïria, le gardien de l’ESS, qui arrêtera le dernier tir au but décisif. Ce fut la délivrance dans le camp de l’équipe de capitale des Hauts-Plateaux. Ce trophée porte à 23 le nombre de titres acquis par le club sétifien sur les plans national et continental. Le président de la Confédération africaine de football, (CAF) Issa Hayatou, a remis le trophée au capitaine d’équipe de l’ES Sétif, Farid Melouli, qui a soulevé ainsi le deuxième trophée continental de l’Entente cette saison. Détenteur de la précédente édition de la Ligue des champions, le club algérien remporte le 23e titre de son histoire, toutes compétitions confondues et confirme sa suprématie sur le plan continental face au vainqueur de la Coupe de la Confédération. L’ES Sétif est le deuxième club algérien à remporter cette compétition continentale, après la JS Kabylie qui s’était imposée en 1982 devant l’Union Douala (Cameroun). L’ES Sétif succède au Ahly du Caire qui s’était imposé la saison dernière face au club tunisien du CS Sfax.

Publié dans Sports

Ashton Carter, le remplaçant de Chuck Hagel à la Défense américaine, s’est rendu, hier, pour sa première sortie internationale, à Kaboul où il s’est entretenu avec des responsables afghans sur « la marche à suivre » dans leur pays. Il s’agit, a déclaré le nouveau secrétaire à la Défense, de discuter 10 000 soldats américains encore présents sur le terrain et de faire sa « propre évaluation » des progrès effectués en Afghanistan. Les observateurs aux Etats-Unis notent que la visite afghane d’Ashton Carter intervient au moment où le président Barack Obama doit prendre une décision sur le calendrier de retrait des troupes en Afghanistan. Selon les prévisions à la Maison-Blanche et au Pentagone, la force de quelque 10 000 Américains doit passer à environ 5000 d’ici à la fin de 2015, avant de se retirer complètement d’ici à la fin de 2016, au moment où le président Obama terminera son mandat. Toutefois, son administration a déjà modifié le rythme du retrait des forces américaines en place permettant à 1000 Américains supplémentaires de rester cette année. Le commandant des troupes américaines sur place, le général John Campbell, a, par ailleurs, fait savoir qu’il serait préférable de ralentir davantage le rythme du retrait. Mais aucun détail n’a été avancé quant aux possibles options qui se présentent à M. Obama. Pour rappel, au début du mois de février, le nouveau secrétaire d’Etat américain à la Défense à fait savoir devant le sénat de son pays qu’il ne serait pas contre un réexamen du retrait des troupes si nécessaire. Les dirigeants afghans et quelques élus américains ont, de leur côté, demandé à M. Obama de revoir le calendrier, en affirmant qu’un retrait trop rapide pourrait mettre en danger la sécurité et décourager l’aide internationale. Le nouveau ministre américain a rencontré hier à Kaboul le général Campbell, ainsi que le général Lloyd Austin, le commandant des forces militaires américaines au Moyen-Orient, qui s’est rendu dans la capitale afghane pour participer aux entretiens. A une question de médias américains sur une présence du groupe Etat islamique en Afghanistan, Ashton Carter a minimisé la menace en estimant que certains talibans essayaient d’opérer un « changement de marque ». « Les informations que nous avons montrent qu’ils restent peu nombreux », a-t-il dit. M. Carter, qui prend ses fonctions après des années d’expérience à plusieurs postes au Pentagone, s’est déplacé à de nombreuses reprises en Afghanistan. Il connaît bien le pays et arrive à Kaboul cette fois-ci au moment où le président Ghani multiplie les efforts en vue de parvenir à des pourparlers de paix avec les talibans, avec un soutien inhabituel du Pakistan. Washington et le porte-parole officiel des talibans ont démenti cette semaine des rencontres entre Américains et responsables talibans au Qatar en vue de négociations de paix, comme l’avaient annoncé plusieurs sources talibanes. Les Etats-Unis sont présents militairement et de manière opérationnelle en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001, en faisant tomber le régime taliban en place à Kaboul et en liaison forte avec Al Qaida d’Oussama Ben Laden. Au plus fort de l’intervention occidentale menée par les Américains en Afghanistan, environ 130 000 soldats étaient présents dans le pays. Il ne reste plus aujourd’hui que 12 500 soldats étrangers, en majorité américains, chargés en principe de la formation des forces afghanes.

Publié dans Monde

Enseignants, inspecteurs, étudiants, tous sont d’accord sur un point : le niveau de la langue française en Algérie est en chute libre. Il a suffi d’une cinquantaine d’années pour passer d’un enseignement de qualité donnant accès aux grands textes d’expression française ou traduits en français, y compris ceux des auteurs les plus ardus, à un enseignement qui, de l’avis même des professionnels, ne garantit plus ni la compétence de lecture, encore moins celle de l’écriture ; celle, orale, reste trompeuse et dépend de paramètres (médias, conversation, musique…) qui ne garantissent pas la maîtrise d’une langue étrangère, familière soit-elle. Le quasi-abandon de toute politique d’enseignement des langues étrangères dans le pays depuis le milieu des années quatre-vingt, une période à laquelle on a commencé sans raison à réduire le temps d’enseignement de l’espagnol et de l’allemand par exemple, est présenté aussi comme la première cause du recul du français. La cible principale, cependant, reste aujourd’hui la formation aux pratiques des langues étrangères et le niveau, pour le moins médiocre, de la nouvelle génération d’enseignants, qui accuse de lourdes défaillances dans les compétences de base à des niveaux d’enseignement clés comme les cycles primaire, moyen puis secondaire. Mme Oumelkheir Ayad, pédagogue, praticienne et inspectrice à l’ENS de Bouzaréah, pense précisément que «la baisse de niveau nous vient du primaire » et des nouvelles techniques d’enseignement. Depuis l’avènement de la réforme en 2002-2003, avec le passage d’une approche par objectif à une approche par compétence, explique-t-elle, les enseignants sont « perdus et ne savent pas l’appliquer ». L’approche globale, c'est-à-dire par les textes, imposés dès les classes du primaire, « ne fonctionne pas », insiste-t-elle. Il est vrai que la logique voudrait que les enfants acquièrent les trois compétences primordiales, que sont la lecture, l’écriture et le calcul, avant de pouvoir travailler correctement sur un texte. « C’est seulement à partir de ce moment qu’on peut appliquer l’approche par compétence au collège en partant d’un texte », a-t-elle ajouté. En voulant mettre la charrue avant les bœufs, le fossé n’a fait que se creuser un peu plus chaque année, et à ce jour, les enfants arrivent au collège sans les bases requises. Le constat est clair : « Il faut changer la méthode » et revoir la formation des enseignants. A cela, il faut ajouter, selon certains spécialistes, le fait important que le plus grand nombre de candidats à l’enseignement ne vient pas des écoles et des instituts spécialisés, mais de facultés diverses dans un contexte où l’enseignement supérieur, lui-même, souffre d’un affaissement du niveau. « En 2014, les ENS (écoles normales supérieures) ont formé uniquement 3 000 enseignants dans toutes les disciplines, et parallèlement, il y a plus de 20 000 enseignants recrutés », indique M. Djilali Attatfa, professeur et inspecteur à l’ENS de Bouzaréah. Voilà tout le paradoxe et la clé du problème… « Avec cinq ou six ENS seulement, on ne peut pas répondre à la demande, alors, on prend du personnel qui n’est pas formé pour exercer ce métier », résume-t-il. Formation au rabais et approche erronée Néanmoins, ajoute un enseignant du secondaire au lycée Al-Idrissi d’Alger, il ne faut pas blâmer uniquement les enseignants, d’autres facteurs participent à l’alimentation de ce cercle vicieux dans lequel l’enseignement s’est inscrit depuis une vingtaine d’années. La surcharge des classes, pouvant atteindre entre une quarantaine et une cinquantaine d’élèves et ne donnant aucune possibilité de mettre en place « une pédagogie différenciée », à laquelle s’ajoutent des « programmes inadaptés », ne permet pas d’offrir des résultats concluants et favorables. De plus, en dépit d’un engagement récent de l’éducation nationale à réhabiliter l’enseignement des langues étrangères, celles-ci sont victimes d’une restriction du volume horaire au primaire et au collège. Les conséquences sont parfois lentes et inattendues : Oumelkheir Ayad reste abasourdie de voir que certains médecins, ingénieurs, avocats ou architectes, qui ont négligé la langue à l’école, sont seulement au niveau A1. Face à ce résultat, une question survient: « Comment ont-il réussi à en arriver là sans maîtriser la langue ? » En effet, les études universitaires, scientifiques notamment, ont lieu uniquement en français, menant certains à l’échec. Quant aux autres, ils affluent par centaines vers les écoles privées (dont l’audience va grandissant auprès d’élèves soucieux de ne pas voir le niveau de français de leurs enfants décrocher) et vers l’Institut français afin de rattraper au mieux le retard accumulé toutes ces années. Au département de français à Ben Aknoun, sa nouvelle adresse après avoir déménagé du campus de Bouzaréah, le temps où les étudiants surfaient sur des textes de Barthes (dont on fête cette année le centenaire de sa naissance), d’Henri Mitterrand et de Meschonic semble bien lointain et révolu. Pourtant, il s’agit d’une faculté qui fournit l’essentiel des futurs professeurs de français. A l’ENS, aussi, l’ambition de s’attaquer aux grands textes des sémioticiens et critiques littéraires inscrits au panthéon des grandes universités françaises et dans le monde (Barthes et consorts étant traduits dans des dizaines de langues) est revue nettement à la baisse. «Le français est devenu un outil pour accéder à une documentation, non pas comme un bagage culturel », intervient M. Djilali Attatfa, professeur et inspecteur à l’ENS de Bouzaréah. Partisan de la génération adepte d’un français de qualité et parfaitement bien enseigné, il relativise tout de même. « Le texte n’est pas l’essentiel. Ne plus étudier Barthes n’est pas une catastrophe », confie-t-il, en soulignant que le plus important est de travailler pour que le français standard soit compris et bien utilisé. Pour autant, le ministère de l’Education semble avoir des œillères et continue d’imposer des programmes trop ambitieux en exigeant des élèves « des choses supérieures à leurs capacités ». Pour expliquer ce phénomène, M. Attatfa utilise une jolie métaphore en s’appuyant sur un passage du célèbre Petit Prince de Saint-Exupéry. « Dans un extrait, le Petit Prince visite les planètes et demande au roi de provoquer un coucher de soleil. Le roi répond et dit : si je demande cela, je ne serai pas obéi, alors je le demanderai à l’heure où le soleil va se coucher », raconte-t-il, le sourire aux lèvres, sous-entendant par là qu’« en demandant trop, on n’obtient rien ». Tout est dit. Mais alors, si solutions il y a, quelles sont-elles ? Bien qu’elles puissent être utopiques, un changement radical est nécessaire pour revenir simplement au b.a.-ba de l’apprentissage. Les solutions résident donc dans une révision des programmes afin de « ne pas viser aussi haut » et en favorisant « un enseignement de la langue, et non un enseignement sur la langue », nuance M. Attafta. En effet, la théorie est, certes, essentielle, mais la pratique est primordiale. Comme le constate Mme Melkhir, la pratique de l’expression orale est inexistante en cours, tandis que le « bain sonore est essentiel » pour appréhender et apprivoiser une nouvelle langue. A l’origine de la mise en place de cours d’oral de français à l’Institut français, c’est à cet instant qu’elle a véritablement pris conscience de cette baisse de niveau. Ses travaux s’orientent alors essentiellement vers la « dédiabolisation de l’oral » afin de stopper ce complexe du « parler » auquel la nouvelle génération est confrontée.

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Le baroudeur de l’Olympique lyonnais, même s’il ne le dit pas directement, semble plus emballé par l’équipe de France, surtout qu’il sait qu’il aura plus d’opportunités pour percer et opter ensuite pour un grand club européen. Le feuilleton Fékir est, semble-t-il, sur le point de prendre fin. Ainsi, le milieu offensif de l’OL révèle dans L’Equipe d’hier qu’il choisira le mois prochain s’il optera pour la France ou pour l’Algérie. S’il a déjà joué pour les espoirs français, la révélation de la saison en Ligue 1 peut encore rejoindre les Fennecs de Christian Gourcuff, puisque la réglementation le lui permet. Nabil Kéfir est à la croisée des chemins. Le milieu de terrain offensif lyonnais de 21 ans annonce, dans une interview accordée à L’Equipe ce samedi, qu’il choisira de jouer pour l’Algérie ou la France le mois prochain. Alors qu’il s’était donné la saison entière pour réfléchir et digérer sa première - très - bonne saison pour le maillot rhodanien, Fékir a revu ses plans. « La décision de choisir entre l’équipe d’Algérie et l’équipe de France sera très compliquée. Je vais peser le pour et le contre, et j’annoncerai ensuite ma décision finale », dit le joyau lyonnais dans l’entretien. Fékir, qui a fait partie de l’équipe de France espoirs, éliminée contre la Suède (2-0, 4-1) dans la course à l’Euro-2015, subit de plus en plus de pression sur ses choix. Si Jean-Michel Aulas a déclaré : « Je sais que Didier Deschamps n’aime pas trop qu’on lui donne des consignes, mais si j’étais à sa place, je me rapprocherais de Fékir rapidement », le père du milieu offensif, Mohammed Fékir, souhaiterait voir son enfant porter le maillot des Fennecs. Fékir choisira donc sa sélection en marge des matches amicaux de la fin mars, contre le Brésil pour la France, et contre le Qatar et Oman pour l’Algérie. Buteur à huit reprises avec son club en championnat, Fékir avoue qu’il sera difficile de refuser l’appel de l’équipe de France. « Si Didier Deschamps m’appelle le mois prochain, ce sera difficile de dire non. » Et s’il ne le fait pas, son choix se portera-t-il de lui-même sur le maillot des Fennecs ? Pour le moment, aucun des deux sélectionneurs n’a contacté le milieu offensif.

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