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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 25 février 2015

L’établissement arts et culture de la wilaya d’Alger a organisé lundi après-midi plusieurs activités culturelles et artistiques à l’occasion de la Journée nationale de La Casbah, célébrée le 23 février de chaque année. L’après-midi récréatif, qui s’est tenu au centre d’activités culturelles Abane-Ramdane (Alger-Centre), consistait en la projection d’un court métrage, un défilé de tenues traditionnelles, une conférence, une exposition de photographies et de livres et de la poésie. Le court métrage, projeté en présence d’une nombreuse assistance, a donné un aperçu des monuments de La Casbah, en mettant en exergue les aspects historique et architectural de la cité séculaire. La beauté et la richesse du costume féminin algérois ont été aussi soulignées lors d’un défilé présentant le karako, le seroual, mais aussi le haïk porté avec beaucoup d’élégance par les femmes à l’époque. Des photographies présentant les sites et monuments de la cité, telles que les mosquées, les demeures et les fontaines, ont été aussi exposées à cette occasion. Le public a aussi pu prendre connaissance des titres des ouvrages consacrés à La Casbah d’Alger, particulièrement les beaux livres et les guides touristiques. Ces derniers, bien illustrés, accordent une certaine place aux nombreux sites et monuments. La poésie était aussi au rendez-vous ce lundi avec de très beaux textes intitulés Casbah el mahroussa (Casbah la bien gardée) et Casbah malikate el bouldane (Casbah, la reine des cités) déclamés par le poète Omar Chalabi. « J’écris beaucoup sur La Casbah, c’est une façon de rendre hommage à ma cité », a indiqué ce poète, dont plusieurs quacidas sont un hymne à la glorieuse révolution algérienne. L’un des moments forts de cette après-midi a été la conférence donnée par Rabah Zerdane, un ancien directeur de la culture à la retraite et actuellement chercheur dans le domaine du patrimoine, sous le thème « Les monuments de La Casbah ». Le conférencier a débuté sa conférence en rappelant les noms attribués à cette ville côtière, qui fut notamment appelée par le passé Icosium. « La Casbah d’Alger a commencé à s’édifier dès 1516, du temps de Kheireddine et Baba Arroudj », a affirmé Rabah Zerdane, ajoutant que ce site est passé par quatre étapes, à savoir 1516 à 1600, 1600 à 1817, 1817 à 1832 et 1832 à 1962. « La Casbah a été construite sous forme triangulaire, puis s’est agrandie et s’est enrichie avec la construction des palais, des mosquées et des fontaines », a ajouté l’orateur, qui a évoqué aussi les anciennes portes de La Casbah, citant Bab Edjedid, Bab Azzoun, Bab El Oued, Bab Edzira et Bab El Bahr. Rabah Zerdane a donné ensuite une présentation assez détaillée des monuments de La Casbah, en mettant l’accent sur l’aspect historique et en donnant une description des éléments architecturaux des monuments. « Il serait intéressant d’organiser des visites guidées régulières, notamment pour les élèves des établissements, car cela entre dans le cadre de la préservation du patrimoine et de la mémoire », a conclu le conférencier. Il est à rappeler que La Casbah d’Alger a été classée en 1992 par l’Unesco « Patrimoine de l’humanité » et que la date du 23 février a été retenue en 2001 par le ministère de la Culture comme Journée nationale de La Casbah.

Publié dans Culture

La loi sur la création du fonds de la pension alimentaire destinée aux femmes divorcées et les procédures de son application ont été l’objet d’une journée d’étude animée, hier, à la cour d’Alger (Ruisseau), par des représentants des ministères de la Justice, des Finances et de la Solidarité nationale et de la Famille.   A cet effet, Mme Meriem Chorfi, directrice au ministère de la Justice, a annoncé qu’un guide détaillant les démarches à suivre pour bénéficier de ce fonds sera prochainement mis en circulation. Il devra être utile aux familles concernées, mais également aux magistrats en charge d’affaires familiales. La rencontre a été également l’occasion pour les intervenants de s’imprégner de cette nouvelle loi et de débattre autour des procédures d’application. L’évènement a été également suivi par les interventions des présidents des sections des affaires familiales des 40 cours du pays, et ce, à travers la vidéoconférence. « La création de ce fonds est venue renforcer l’arsenal juridique dans le cadre de la réforme du secteur judiciaire», a déclaré Mme Chorfi. « Ce fonds va en droite ligne dans la promotion des droits de la femme et de l’enfant », a-t-elle ajouté. Selon cette représentante du ministère de la Justice, c’est suite aux difficultés constatées dans la résolution des problèmes familiaux que cette nouvelle loi a été promulguée. Les intervenants comme les animateurs de la conférence ont axé leurs interventions sur «l’impact » financier de ce projet. Cependant, selon une avocate rencontrée sur place, le projet en question « favorisera davantage les divorces ». « Les dernières lois qui octroient beaucoup de marges de liberté à la femme encouragent le divorce et détruisent les familles algériennes », tranche-t-elle avant d’ajouter : « La société algérienne conçoit mal les libertés et elle n’est pas préparée à ce genre de mesures ». Selon notre interlocutrice, « le nombre d’affaires de divorce que j’ai plaidées ces dernières années augmente d’une façon inquiétante », regrette-t-elle.

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Les rues de la ville d’In Salah étaient noires de monde hier pour dire non à toute activité liée au gaz de schiste. Répondant à l’appel lancé par le comité d’organisation contre le gaz de schiste à In Salah, les manifestants ont fait le tour de la ville avant de converger vers la place de la Résistance pour assister au meeting populaire animé par les organisateurs de la protestation, indique une source locale qui parle d’une « journée historique » à In Salah.

« C’est la première fois qu’autant de monde manifeste contre le gaz de schiste. Les organisateurs de la marche sont très contents de la mobilisation », affirme-t-elle. Le fait le plus marquant est la présence en force des femmes. Elles représentaient près de la moitié des marcheurs. Un message clair aux pouvoirs publics pour dire que cette question du gaz de schiste concerne toutes les franges de la société. « Les femmes n’ont pas raté ce rendez-vous, elles se sont fait remarquer par leur détermination et leur capacité organisationnelle », témoigne notre contact. Les manifestants scandaient des slogans hostiles au gaz de schiste tels que : « Non, non au gaz de schiste », « Monsieur le Président, nous attendons votre décision » ou encore « In Salah résistera ». Pour éviter les mauvaises interprétations, les marcheurs ont hissé l’emblème national. Les meneurs du mouvement, qui ont pris la parole lors du meeting, ont renouvelé l’appel aux habitants d’In Salah pour qu’ils restent mobilisés et unis. « Les interventions ont porté sur la nécessité de préserver cette mobilisation populaire et maintenir la pression sur les pouvoirs publics pour qu’ils fassent machine arrière sur le dossier du gaz de schiste », a dit notre source qui fait savoir, en outre, que le ministre de l’Energie et des Mines Youcef Yousfi a été ciblé par les intervenants. « Ce ministre a récolté la grande partie des critiques. » Il est présenté comme un « pyromane » et « fauteur de troubles ». « Les dernières déclarations du ministre de l’Energie écartant tout abandon de l’exploitation du gaz de schiste ont suscité une vague d’indignation dans tout le sud du pays», atteste-t-elle. Par ailleurs, nous avons appris que des citoyens venus d’Adrar, Ouargla, Alger, Illizi, Ghardaïa, Djanet et autres ont participé à la marche. En plus de la démonstration de rue, In Salah était hier ville morte en raison de la grève générale suivie à 100%. Même les élèves des classes d’examens qui ont repris les cours ces derniers jours ont fait grève pour marquer leur soutien au mouvement antigaz de schiste qui dure depuis près de deux mois. En ce qui concerne l’avenir du mouvement antigaz de schiste, particulièrement depuis le message du président de la République à l’occasion du 24 février, qualifiant « de don du Dieu » le gaz de schiste, notre source affirme que les membres du Comité d’organisation ont lancé des réflexions sur la forme que vont prendre leurs actions de protestation futures. L’annonce de la nature de ces nouvelles formes se fera après la prière du vendredi à la place de la Résistance. « Le comité d’organisation de la protestation estime que le message du Président n’a pas apporté les réponses attendues », indique-t-elle. Lundi, les militants antigaz de schiste ont planté des dizaines d’arbres dans les rues de la ville. Le message envoyé : planter l’espoir et insister sur le caractère pacifique de leur mouvement. Le geste purement symbolique a fait le tour des réseaux sociaux. Une avalanche de commentaires saluant cette action a été postée par les internautes sur Facebook. D’autre part, à Ouargla, des dizaines de personnes ont marché dans cette ville symbolique contre le gaz de schiste. La marche a été initiée par la structure locale du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) en collaboration avec la CLTD. Un rassemblement a été tenu à la place de la mairie. A signaler que des manifestations similaires ont été organisées à Tamanrasset, Illizi, Djanet, Aoulef, Metlili, Inghaz et autres.

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La sélection nationale s’est bien comportée lors des Championnats d’Afrique de beach-volley même si elle a perdu sa petite finale pour la médaille de bronze face à l’Afrique du Sud. La sélection nationale algérienne dames de beach-volley s’est qualifiée au championnat du monde prévu du 26 juin au 5 juillet 2015 aux Pays-Bas, indique le site de la Confédération africaine de volley-ball (CAVB). La sélection algérienne s’est qualifiée à ce rendez-vous mondial grâce à sa 4e position au Championnat d’Afrique de beach-volley (hommes et dames) disputé en Tunisie (15-18 février 2015) et remporté par le Maroc en dames et par la Tunisie chez les messieurs. L’équipe algérienne dames avait perdu la petite finale pour la médaille de bronze face à l’Afrique du Sud 0-2 (6-21, 19-21). Le titre africain est revenu au Maroc, vainqueur en finale face au Nigeria 2-1 (21/12, 22/24, 15/11). Outre le champion en titre (Maroc) et l’Algérie, le continent africain sera représenté par le Nigeria et l’Afrique du Sud, puisque la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) octroie à l’Afrique quatre places chez les dames et autant pour les messieurs. Les sélections de huit pays avaient pris part au championnat d’Afrique des nations de beach-volley (dames), alors que onze pays dont l’Algérie étaient présents chez les messieurs. Chez les messieurs, l’Afrique sera présentée au mondial des Pays-Bas avec également quatre sélections, mais sans l’Algérie. Il s’agit des quatre premières équipes au classement final du tournoi africain : la Tunisie (championne en titre), l’Afrique du Sud (son dauphin), le Ghana (3e) et l’Egypte (4e). Par contre, la sélection algérienne messieurs s’est contentée d’une peu reluisante 8e position, devant le Sierra Leone, le Niger et la Côte d’Ivoire. Dans son parcours, les Verts ont perdu contre le Nigeria et le Maroc sur le même score 0-2, et respectivement (15-21, 12-21) et (19-21, 16-21) pour les matchs de classement de la 4e à la 8e place.

Publié dans Sports

S’il est peu probable que le dossier du Sahara occidental connaisse des avancées significatives  durant les semaines qui viennent, il est certain que la question des droits humains restera  au cœur de la bataille diplomatique que se livrent les parties en conflit. Un des points importants posés depuis plusieurs années est la demande par les indépendantistes sahraouis d’élargir le mandat de la Minurso, la mission de l’ONU chargée de l’organisation d’un référendum, à la surveillance des droits de l’Homme dans les territoires sous domination marocaine.  En cela, le Polisario a trouvé de sérieux appuis en Occident et aux Etats-Unis en particulier, notamment auprès de la prestigieuse Fondation Robert F.Kennedy pour la justice et les droits de l’Homme. Cette ONG dirigée par Kerry Kennedy  milite, en effet,  depuis plusieurs années pour que la question des droits de l’Homme ne soit pas laissée à la seule discrétion marocaine et qu’elle soit prise en charge par les casques bleus déployés en territoire disputé. L’élément déclencheur a été en 2010 les violences marocaines et la répression de manifestants sahraouis pour leur autodétermination à Gdeim Izik. Deux ans plus tard, en 2012, une visite de l’organisation non gouvernementale dans les territoires occupés et à Laayoune en particulier s’est mal terminée. Après avoir rencontré dans des conditions contraignantes la militante indépendantiste Aminatou Haidar, la présidente de la fondation Kerry Kennedy ainsi que la délégation qui l’accompagnait ont été malmenées par « la police secrète ». Dans son rapport préliminaire de mission, à l’époque, la fondation a indiqué que ses membres ont été « physiquement empêchés d’observer une attaque contre des manifestants pacifiques », qu’elle a été « insultée et soumise à une campagne de désinformation largement diffusée visant à saper la crédibilité de la délégation ». Dans sa réplique, Rabat a alors accusé la fondation Kennedy « d’épouser les thèses des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume ». Mais, trois ans après cette visite suivie de deux rapports, la fondation Kennedy maintient sa position sur la nécessité pour la Minurso d’avoir un droit de regard sur le  respect ou non des droits fondamentaux des Saharaouis en territoires occupés.  Dans son dernier rapport, publié il y a quelques jours, elle affirme que « les autorités marocaines continuent de commettre de graves violations des droits de l’Homme contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés ». Elle déplore « l’absence dans le mandat de la Minurso d’un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental ». Elle exhorte à nouveau l’ONU à concrétiser cette démarche, précisant qu’il s’agit de la seule Mission onusienne de maintien de la paix qui n’inclut pas un tel mécanisme.   Dans le document de la fondation, il est fait état de près de 90 cas de violations des droits de l’Homme, notamment « des arrestations arbitraires, la violation du droit à la liberté de rassemblement et de circulation pratiquées contre les Sahraouis dans les territoires occupés ». Lundi dernier, selon l’ambassadeur sahraoui à Alger, Brahim Ghali, des Sahraouis « ont vécu une semaine sanglante et horrifiante dans les territoires sahraouis occupés, en raison des violations des droits de l’Homme commises par les forces de l’ordre marocaines qui ont causé la mort du jeune Mohamed Lamine Haidalla et l’avortement à la citoyenne El-Moussaoui Lala qui a été enlevée et torturée ». « La communauté internationale, en premier lieu l’ONU sont appelées à ouvrir une enquête urgente sur les violations des droits de l’Homme commises par le régime marocain dans les territoires sahraouis occupés », a ajouté M. Ghali.  « L’omerta imposée par les différents acteurs de la communauté internationale à l’égard de ces crimes et graves violations marocaines constitue un crime contre l’humanité », a-t-il précisé. « Face à la grave escalade de la violence contre les citoyens sahraouis dans les territoires occupés, le gouvernement sahraoui insiste sur l’impératif d’élargir le mandat de la Minurso à la protection des droits de l’Homme et la publication de rapports sur la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental ainsi que la dénonciation du pillage des richesses sahraouies par les autorités d’occupation marocaines », a-t-il conclu.

Publié dans Monde

Le Yémen s’enfonce de plus en plus dans la confusion politique et se trouve à nouveau menacé par la division qui existait dans le passé entre Aden et Sanaa, le Nord et le Sud. Le spectre d’un retour à l’avant réunification du pays en 1990 est en l’air depuis plusieurs années déjà avec l’apparition dans le Sud de groupes politiques nostalgiques de l’ex-République démocratique et populaire du Yémen. Il s’est accentué avec la crise qui a éclaté au sommet de l’Etat entre le président Abd Rabbo Mansour Hadi et l’opposition chiite houthi. Après avoir déclaré démissionner de son poste, le président Hadi, désormais libre de ses mouvements et protégé par ses partisans à Aden (sud), revendique maintenant son statut de chef d’Etat légitime face à la milice chiite qui contrôle la capitale. Hier, mardi, il a mis fin au flou entourant sa démission, annoncée avec fracas en janvier dernier alors que sa résidence de Sanaa était encerclée par les miliciens Houthis. Il a finalement « retiré » cette démission présentée au Parlement, a annoncé l’un de ses assistants à Aden où M. Hadi, 69 ans, s’est réfugié après avoir réussi à quitter la capitale samedi. En réaction à cette décision, les Houthis ont dénié, dans un communiqué, toute légitimité à M. Hadi et appelé les pays étrangers à « ne pas traiter avec lui », affirmant qu’il serait poursuivi par la justice yéménite. Dès son arrivée à Aden, M. Hadi a déclaré assumer ses fonctions et a qualifié de «nulles et non avenues » toutes les mesures prises par les Houthis. Aux yeux de Laurent Bonnefoy, chercheur français et spécialiste du Yémen, interrogé par l’AFP, l’installation du chef de l’Etat à Aden « brise une dynamique engagée la semaine dernière via le dialogue entre les partis et les Houthis avec le soutien de l’envoyé spécial de l’ONU ». L’expert fait référence aux progrès annoncés par l’émissaire de l’ONU, Jamal Benomar, dans la recherche d’une solution politique à la crise, alors que les Houthis semblaient être convaincus d’avoir écarté définitivement M. Hadi du pouvoir. « Le retour de M. Hadi dans le jeu (politique) génère une confusion que la communauté internationale va avoir bien du mal à gérer », ajoute-t-il. Mais, dans son retour sur la scène politique, M. Hadi semble avoir plusieurs atouts en main. Il reste le président légitime du Yémen aux yeux des voisins immédiats qui ont rejeté « le coup d’Etat » des Houthis, soupçonnés d’entretenir des liens avec l’Iran chiite.

Soutien des pays du Golfe Ainsi, les six monarchies sunnites du Golfe - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar, Koweït - ont salué la fuite de M. Hadi de Sanaa, évoquant « un pas important qui affirme sa légitimité ». Elles ont appelé dans un communiqué le peuple yéménite et les partis à « soutenir le président dans l’exercice de toutes ses prérogatives constitutionnelles afin de mettre fin à la dangereuse situation créée par les Houthis ». Les Etats du CCG considèrent le départ de M. Mansour Hadi de Sanaa et « son arrivée à Aden sain et sauf comme un pas important » et exigent la levée de l’assignation à résidence du Premier ministre et de l’ensemble des leaders politiques ainsi que la libération de toutes les personnes enlevées, a rapporté, lundi dernier, l’agence de presse saoudienne SPA.  Selon la même source, les pays du CCG appellent le peuple yéménite et l’ensemble des forces politiques et sociales à s’unir « autour du président et à le soutenir dans l’accomplissement de toutes ses responsabilités constitutionnelles en vue de sortir le Yémen de la situation dangereuse dans laquelle l’ont mis les Houthis ». Ils réaffirment, en outre, leur soutien au processus politique sur la base de l’initiative du Golfe et ses mécanismes ainsi qu’aux résultats du dialogue national. Les pays du CCG appellent, en outre, le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre ses responsabilités à l’égard de la sécurité et la stabilité au Yémen en apportant son appui à la légalité dans ce pays et en considérant l’ensemble des mesures entreprises par les Houthis comme nulles et non avenues. Le 16 février dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà sommé les Houthis de « retirer leurs forces des institutions de l’Etat » et de « céder le contrôle des institutions gouvernementales et de sécurité ». Les Etats-Unis avaient également dès le 7 février rejeté la création par les Houthis d’un « Conseil présidentiel » pour remplacer M. Hadi, qui était un allié de premier plan de Washington dans la lutte contre Al-Qaïda, cible d’attaques de drones américains au Yémen. M. Hadi a également gagné en popularité auprès des Yéménites de confession sunnite, comme en témoignent les nombreuses manifestations de soutien qui ont eu lieu à Sanaa et dans d’autres villes du centre et du sud du pays. Alors que les chiites représentent environ un tiers de la population yéménite, les déclarations du président défiant les Houthis sont de nature à alimenter la résistance de l’administration à ces miliciens perçus comme des intrus. Les Houthis ont sommé les ministres du gouvernement démissionnaire de Khaled Bahah de reprendre du service, n’hésitant pas à les menacer de procès pour « haute trahison », sans obtenir de réponse positive. A Sanaa, les services publics continuent à fonctionner plus ou moins efficacement, mais les habitants commencent à se poser des questions sur la capacité des miliciens à en assurer la continuité et à payer les salaires des fonctionnaires à temps. Parallèlement, le retour de M. Hadi sur la scène risque d’accentuer « la division Nord/Sud qui recoupe pour l’essentiel la division chiites/sunnites », estime l’expert français Laurent Bonnefoy. Toujours est-il que M. Hadi a réaffirmé son attachement à une reprise du dialogue national, sur la base d’une initiative des pays du Golfe prévoyant un Yémen fédéral composé de six régions, à condition qu’il se tienne hors de Sanaa, loin de la pression des Houthis. A suivre.

Publié dans Grand angle

La sûreté de wilaya de Tipasa a prévu la plantation de 1000 arbres au niveau des cités de résidence des agents de la police et des sûretés de daïra et urbaine, et ce, en application des orientations de la DGSN et du lancement du concours national de « la cité de police la plus propre ».

Le lancement de l’opération a eu lieu, hier, avec la plantation de centaines d’arbres au niveau de la nouvelle cité des 08 Logements du chef-lieu de wilaya, inaugurée récemment, et se poursuivra avec un programme de plantations de 1000 arbres organisé en collaboration avec la conservation des forêts et de la direction de l’environnement et de l’aménagement du territoire. Le chef de sûreté de wilaya, Djaidjai Salim, s’est engagé à concrétiser le programme du gouvernement relatif à l’implantation et au développement de la culture environnementale et du travail de proximité afin de protéger le cadre de vie des citoyens et offrir des espaces viables et conviviaux dans les ensembles d’habitats urbains. Le programme de sensibilisation sur la protection de l’environnement et de l’hygiène publique se poursuivra par des interventions dans les écoles qui seront animées par les responsables de la cellule de communication de la sûreté de wilaya et des éléments du service de la police de l’urbanisme.  La sûreté de wilaya de Tipasa s’est distinguée les deux dernières années par un travail de proximité en faveur de l’environnement qui s’est concrétisé par le lancement du « prix vert du quartier le plus propre ». Celui ci, qui a primé en 2014 trois quartiers (sur les 84 participants), à savoir la nouvelle cité Hai El Djedid de la commune de Bourkika classée comme quartier le plus propre de la wilaya suivi par la cité des 128 logements de la Route de Bou Ismaïl (Koléa) et celle des 48-Logements d’Aïn Tagourait, a pour objectif d’encourager leurs résidents à prendre en charge et veiller au cadre de vie dans leurs cités d’habitations et à persévérer dans leurs efforts. Le wali Mostefa Layadi a lancé, à cet égard, un appel aux présidents des communes, daïras et comités de quartiers concernés à encourager ce genre d’initiative en rappelant qu’il y a 15 années, l’Algérie ne possédait même pas un CET (centre d’enfouissement technique). Le concours pour le quartier le plus propre est une initiative louable, car elle permet d’engager un débat sur l’éducation environnementale dans chaque ménage, la formation des élus locaux sur la protection de l’environnement, les actions à entreprendre pour une salubrité de l’environnement et la gestion des déchets, par l’organisation du ramassage des ordures, le tri sélectif des déchets et le recyclage des emballages. «C’est un travail pédagogique qui doit se perpétuer, car il implique toutes les échelles de l’administration, c’est une action de choc psychologique pour toute la wilaya, afin que le fonctionnaire, le citoyen lambda, le policier et le commerçant contribuent concrètement à la lutte contre la saleté dans les quartiers», car, selon le chef de l’exécutif, si les ménages n’investissent pas grand-chose dans la propreté, l’Etat en revanche a dépensé des sommes faramineuses pour préserver l’environnement, alors il faut donner l’exemple et se mettre au travail pour éduquer nos enfants à vivre dans les espaces salubres. Pour les 3 quartiers lauréats du concours, chaque APC doit mettre à leur disposition les moyens matériels (bacs à ordures, éclairage, VRD, locaux… ) pour pérenniser la propreté et l’initiative et penser déjà à faire le tri des ordures dans ces quartiers et valoriser les emballages récupérés.

Publié dans Région

Attendu pour la commémoration du double anniversaire du 24 février, marquée cette année par une « bataille » farouche contre l’exploitation du gaz de schiste, le président de la République a lié, hier, le choix du gouvernement à la sécurité économique du pays et surtout à l’indépendance globale de l’Algérie, c’est-à-dire sa souveraineté nationale. Abdelaziz Bouteflika a, dans un message lu en son nom à Arzew (Oran) par le conseiller à la présidence de la République, Mohamed Ali Boughazi, à l'occasion du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et la création de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), appelé l’ensemble des forces vives à se mobiliser pour garantir cette sécurité économique. « La sauvegarde de la sécurité globale de notre pays, qui accapare tous nos efforts, suppose une mobilisation de l'ensemble de nos forces vives pour garantir notre sécurité économique », a indiqué le chef de l’Etat. À toutes fins utiles, M. Bouteflika n’a pas été par trente-six chemins pour expliquer la nécessité de puiser dans les ressources naturelles, qu’elles soient conventionnelles ou non-conventionnelles. Des richesses dont l’Algérie devrait « tirer profit », a-t-il estimé. « Le pétrole, le gaz conventionnel et de schiste, les énergies renouvelables sont des dons de Dieu. Il nous incombe de les fructifier et d'en tirer profit, pour nous et pour les générations futures tout en veillant scrupuleusement à assurer la sauvegarde de la santé de la population et la protection de l'environnement », a indiqué le Président. M. Bouteflika n’ira pas jusqu’à se montrer comme un fervent défenseur de l’exploitation du gaz de schiste, le jour même où la rue bouillonnait à travers les quatre coins du pays contre ce choix. Son message, venu d’ailleurs sous forme d’un discours classique à caractère commémoratif, n’a contenu qu’un seul paragraphe sur le sujet de l’actualité. Pourtant, une seule liaison aura permis de déceler l’importance de la phrase glissée par le chef de l’Etat sur l’option d’aller vers l’exploitation des gaz non conventionnels. C’est la souveraineté de l’Algérie qui est en jeu, semble dire M. Bouteflika, pour qui, la crise de la chute des prix du pétrole, survenue au milieu de l’année 2014, ne peut être confrontée uniquement par une politique d’austérité, tout en attendant que les cours reprennent. Ce qui est un « pis-aller éphémère », qualifie-t-il. Et d’ajouter sur un ton inquiétant : « Lorsque les puits de pétrole se seront taris, la crise n'en sera que plus dure et plus cuisante ». Évitant toute phrase qui insinuerait une quelconque confrontation avec l’opposition, encore moins un niet catégorique quant à la revendication des populations d’In Salah qui protestent depuis près de deux mois, portant sur l’arrêt des activités menées dans ce sens par Sonatrach, Abdelaziz Bouteflika préfère s’adresser aux consciences, tout en appelant à faire preuve de raison, dans l’intérêt suprême du pays. Pour ce, il semble appeler à mesurer la question du gaz de schiste dans sa globalité, non pas en axant sur les dangers sur l’environnement. En outre, le chef de l’Etat a passé en revue, dans son message, plusieurs questions ayant trait notamment au bilan « largement positif » de la nationalisation des hydrocarbures en 1971, au « rétablissement de la paix» et aux « acquis sociaux », tout en rendant hommage aux travailleurs, mais aussi au secteur privé. Pour les acquis sociaux, le chef de l’Etat estime qu’ils « n’ont pu être obtenus que grâce au rétablissement de la paix et à la stabilité qui ont prévalu tout au long de ces dernières années ». Sur ce registre, il se permettra d’adresser une missive aux citoyens avec une arrière-pensée destinée à discréditer l’opposition qui appelle au changement. Le locataire du palais d’El-Mouradia exhortera ainsi travailleurs et citoyens à « œuvrer à la préservation de la paix retrouvée et chèrement acquise sans laquelle aucun développement n'est possible ». Façon pour lui de dire qu’un changement n’arrangerait pas la voie du développement. En effet, le chef de l’Etat a lancé un « appel solennel » à toutes les Algériennes et a tous Algériens pour qu'ensemble, a-t-il soutenu, « nous œuvrions à la poursuite de l'édification de notre pays et à sa préservation des nuisances que génèrent les tentatives internes et externes visant à le déstabiliser ». Enfin, bien que ça reste pour l’heure un slogan, « la diversification et la compétitivité de l’économie » constituent au regard du chef de l’Etat « une priorité ». Objectif : « exploiter tout le potentiel de croissance que recèlent plusieurs autres secteurs créateurs de richesses et d'emplois, et renforcer la résilience de notre économie notamment face à des chocs externes », a-t-il soutenu. Dans son message, le président Bouteflika a également abordé le Pacte national économique et social de croissance qui constitue, a-t-il affirmé, le cadre privilégié pour la conjugaison des efforts des partenaires. L'objectif de ce Pacte, a-t-il soutenu, est une mobilisation de toutes les énergies pour promouvoir, dans un cadre consensuel, une croissance durable génératrice d'emplois et de richesses reposant sur une plus forte contribution des secteurs productifs public et privé censés, à terme, de prendre le relais du Trésor public dans le financement des programmes de développement.

Publié dans théma archives

L’utilisation des pesticides autorisés, même rationnellement, dans la lutte contre les maladies parasitaires qui menacent les cultures est un problème universel, mais c’est un passage, pour le moment, obligé, si on veut préserver la production agricole et veiller à son abondance et à sa qualité.

Lundi, à Mostaganem, les participants à un colloque international sous le thème « La protection des récoltes : gestion intégrée en vue d’une culture durable », auquel ont pris part des enseignants et chercheurs de différentes universités du pays, de France, de Tunisie, de Turquie et du Nigeria, ont planché sur la question. Ils estiment nécessaire un traitement complémentaire des maladies affectant les récoltes. L’agriculture biologique, qui est exempte de produits chimiques, reste encore un objectif lointain. Le traitement chimique est inévitable pour nombre d’experts, qui estiment, comme l’universitaire de Mostaganem, Malika Boualem, que l’« on ne peut se passer du traitement chimique, qui doit être renforcé par un traitement complémentaire par des moyens techniques, technologiques et biologiques, afin d’obtenir un produit sain de maladies », selon l’APS qui rapporte l’information. Seulement, il faut agir de façon à préserver les insectes utiles. C’est l’avis du directeur de la station régionale de protection végétale de Mostaganem, Abdelhamid Belkhelfa. Au cours de cette rencontre de trois jours, initiée par le Laboratoire de protection végétale, en coordination avec la Faculté des sciences de la nature et de la vie de l’Université de Mostaganem, l’universitaire de Tunisie, Amrane Belhadj, a insisté sur la nécessité de veiller également à la santé de l’utilisateur des pesticides et du consommateur, qui doit avoir à sa disposition un produit de qualité. La seule façon d’y parvenir est la lutte biologique qui permet de sauvegarder l’environnement. Autrement dit, réduire, sinon abandonner, l’utilisation des pesticides dans l’agriculture. C’est l’objectif visé en France, où le gouvernement veut diviser par deux l’usage des pesticides d’ici 2025. En Algérie, l’usage des produits phytosanitaires, dont les pesticides, se répand de plus en plus avec le développement de l’agriculture intensive. Les spécialistes ont fait observer qu’une telle utilisation peut entraîner une présence de résidus de pesticides partout, et en premier lieu dans nos aliments, c’est-à-dire les fruits et les légumes qui finissent dans nos organismes. La FAO avait fait savoir qu’environ 30% des pesticides commercialisés dans les pays en voie de développement ne sont pas conformes aux standards de qualité internationaux. L’institution onusienne signalait que ces pesticides contiennent beaucoup d’impuretés très toxiques. Les épidémiologistes ne cessent d’avertir sur les risques qui pèsent sur les personnes exposées aux pesticides. Comme dans d’autres domaines sensibles, les chiffres réels sur l’impact de l’utilisation des pesticides sur notre alimentation ne sont pas connus. Les services du ministère du Commerce font état dans leurs rapports de produits non conformes mis sur le marché, mais on ne sait dans quelle proportion les résidus de pesticides figurent comme causes de cette non-conformité.

Publié dans Environnement

Dans ce que d’aucuns considèrent comme un changement brutal d’attitude, le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale a décidé lundi dernier de surseoir à sa participation au dialogue onusien censé ramener toutes les parties impliquées dans le conflit libyen sur une même table de discussions.

Une annonce inattendue d’autant plus qu’injustifiée, dans la mesure où il a « promis » d’expliquer ultérieurement les motivations de son choix. La seule précision faite est que cette décision intervenait «après les attentats terroristes de vendredi à Al Qoba (est)» qui ont fait plus de 40 morts, une opération revendiquée par la branche libyenne du groupe Etat islamique (EI). Un député, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, a expliqué cette décision par la crainte de pressions de la part de la communauté internationale pour intégrer des islamistes dans un futur gouvernement d’union. Un nouveau round de discussions était prévu jeudi au Maroc, à l’invitation de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul), entre représentants du Parlement élu et reconnu et ceux de son rival, le Congrès général national (CGN), le Parlement sortant qui a été réactivé par la coalition Fajr Libya. Livrée aux milices et plongée dans le chaos, la Libye est dirigée par deux  Parlements et deux gouvernements rivaux, l’un est proche de la coalition de milices Fajr Libya qui contrôle la capitale Tripoli et l’autre est reconnu par la communauté internationale et siège à Tobrouk, dans l’est du pays. Des représentants des deux Parlements avaient tenu le 11 février à  Ghadamès, dans le sud libyen, des discussions « indirectes » sous l’égide de  l’ONU, les premières du genre depuis le lancement du dialogue national fin septembre 2014. Un processus auquel tient la diplomatie algérienne et qu’elle veut voir aboutir dans les délais les plus courts, d’autant que plusieurs puissances occidentales soutiennent la position de l’Algérie sur la question libyenne, parmi lesquelles les Etats-Unis, par la voix de leur représentante diplomatique dans le pays, Mme Polaschik. L’ambassadeur des Etats-Unis à Alger a justement affirmé lundi dernier le soutien de son pays à l’approche algérienne pour la résolution des crises qui sévissent dans la région du Sahel, en particulier au Mali et en Libye. « Les capacités dont dispose l’Algérie lui permettent de jouer le rôle de guide au sein de l’Organisation de l’Union africaine (UA) et de contribuer à trouver des solutions pacifiques aux crises qui sévissent au Mali et en Libye », a-t-elle indiqué lors d’une conférence sur la politique africaine des Etats-Unis d’Amérique, animée à l’Ecole nationale supérieure des sciences politiques (ENSSP). « L’administration américaine soutient l’approche algérienne pour la résolution de la crise libyenne, qui, a-t-elle souligné, représente une menace pour la sécurité régionale et internationale », réitérant que la solution à la crise libyenne « ne peut pas être militaire ». A Washington, la porte-parole du département d’Etat Jen Psaki a affirmé lundi dernier que les Etats-Unis continuaient de soutenir « avec force les efforts de l’ONU pour faciliter la formation d’un gouvernement d’union et trouver une  solution politique à la crise» en Libye. «Nous réitérons notre appel à toutes les parties concernées à participer au dialogue parrainé par l’ONU. Ceux qui choisissent de ne pas le faire s’excluent de négociations qui sont décisives pour combattre le terrorisme, comme pour rétablir la paix et la stabilité », a-t-elle dit. « Seuls les Libyens peuvent régler leur conflit à travers le dialogue (...) » et le processus lancé par  l’ONU « est le meilleur espoir pour les Libyens » en vue d’une sortie de crise.

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