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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 26 février 2015

Un tournant ! Il semble bien que le bras de fer entre la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit,  et les syndicats enseignants arrive à un tournant au bout duquel tout peut arriver. Depuis, hier, les positions respectives des deux parties ont pris un caractère plus tranchant et plus dur dont l’issue ou pas pourrait décider du sort de l’année pédagogique en cours. Hier, la ministre a affirmé que « sans la stabilité » et la « sérénité » dans le secteur, il n’y aura pas d’avancée. Elle a précisé qu’il n’y aura pas de révision du statut particulier du personnel de l’éducation, l’une des principales revendications grévistes, sans une reprise des cours. «Le ministère est disposé à dialoguer avec les syndicats et les fonctionnaires de l’éducation nationale qui sont en grève, mais cela doit se faire dans le calme et la sérénité», a déclaré Nouria Benghebrit en marge d’un séminaire sur la rechercher en éducation. «L’étude des revendications du personnel de l’éducation exige un climat de confiance dans lequel chacun aura la possibilité de s’exprimer librement loin de la pression des grèves et des perturbations des cours», a-t-elle ajouté en invitant les partenaires sociaux à signer avec son département une « charte d’éthique », notamment pour éviter le recours aux grèves en série. Ce que les syndicats refusent pour l’instant, une position expliquée par Meziane Meriane du SNAPEST comme étant « un marché de dupes ». « On veut bien la signer cette charte, mais à condition que la tutelle s’engage à régler les contentieux en cours », a-t-il déclaré à Reporters, ajoutant que Mme Benghebrit s’abstient de le faire. Ce qui laisse la voie ouverte à tous les scénarios, y compris celui du pourrissement. Tous les syndicats concernés, en effet, ne semblent pas prêts à mettre fin au conflit. Pour sa part, le syndicat Cnapeste a décidé de réunir son conseil national ce samedi afin de décider des actions à venir du syndicat. Il envisage de durcir son action de protestation et compte investir la rue dès la semaine prochaine avec des rassemblements devant le siège de l’annexe du ministère de l’Education au Ruisseau pour protester, selon lui, « contre la manière avec laquelle le ministère a géré le dossier ». D’un autre côté, une source du ministère a déclaré que ce dernier est prêt à faire appel à des enseignants remplaçants et aux retraités du secteur pour la poursuite des cours et le rattrapage des heures perdues, en particulier pour les classes d’examen. Ce n’est pas la première fois que l’Education nationale fait de telles déclarations. Il n’en demeure pas moins qu’elles interviennent cette fois dans un contexte de vive tension entre les parties en conflit et après que les syndicats aient décidé de camper sur leurs positions. Et après que la ministre de l’Education ait ordonné des retraits sur salaires à l’encontre des grévistes avant d’instruire les directeurs de l’éducation à travers le pays pour le recensement des enseignants qui ont rejoint le mouvement de grève.

Publié dans théma archives

La 7e édition de la Foire apicole se tient à Tipasa du 22 au 26 février avec au programme des expositions-ventes et des communications pour informer les apiculteurs sur les techniques modernes de tenue d’une ruche et autres problèmes qui guettent les élevages. «Les généralités sur l’élevage des abeilles, « Le nourrissement», «Les techniques de transhumance», «La qualité du miel» et «La lutte contre les maladies des abeilles» (la varoise et la fausse teigne) sont les thèmes principaux de cette manifestation, devenue incontournable et très attendue par les consommateurs de miel. Cette fête apicole, organisée sous forme d’exposition-vente d’une dizaine de variétés de miel (carotte sauvage, sedra, leban, multifleurs, agrumes), pendant cinq jours à la Maison de jeunes de la commune de Tipasa, rencontre un grand succès, eu égard au nombre de participants, de plus en plus nombreux, et de visiteurs et autres amateurs de produits de la ruche, en particulier en ces temps frileux où la consommation de miel est bénéfique. Les responsables de la Chambre de l’agriculture de la wilaya, en concertation avec les apiculteurs, ont décidé que cette fête sera désormais itinérante afin de se rapprocher des apiculteurs et en même temps faire connaître cette activité agricole (apiculture) en pleine croissance dans la wilaya et qui mériterait d’être davantage connue par les potentiels investisseurs. En plus de l’exposition-vente des produits de l’élevage des abeilles, comme le pollen, la gelée royale, la cire d’abeille et le miel, sans oublier les produits cosmétiques (savons, crèmes antirides et autres soins), fabriqués à base de dérivés du miel, ainsi que les emballages, la manifestation est une opportunité pour aborder plusieurs questions liées à cette activité qui pourrait être un excellent créneau pour la création d’emplois, sans compter son apport sur le plan sanitaire et économique. Les préoccupations des apiculteurs et les problèmes rencontrés sur le terrain (vol des ruches et présence d’un prédateur féroce, le frelon asiatique, signalé en Algérie) seront également abordés au cours de cette manifestation, à laquelle participent les agriculteurs pour les sensibiliser, entre autres, sur les méfaits des produits phytosanitaires sur les abeilles, en particulier dans les vergers où sont installées les ruches. Ce programme de communications-débats est animé par des spécialistes en apiculture et des présidents d’associations d’apiculteurs, qui seront secondés par les responsables de la Chambre de l’agriculture. La pratique de la transhumance, lancée dans la wilaya de Tipasa à titre expérimental, ainsi que celle de l’attribution de concessions dans les forêts (amodiations) pour installer les ruches ont permis de mettre le doigt sur un certain nombre de problèmes soulevés par les apiculteurs, qui seront pris en charge dans le cadre des journées techniques et de vulgarisation organisées par la Chambre. La wilaya de Tipasa a recensé et identifié à ce jour plus de 800 apiculteurs qui vivent exclusivement de l’activité apicole et sont, par ailleurs, adhérents à la Chambre de l’agriculture. Le nombre de ruches distribuées dans le cadre du PPDRI est de 29 500 unités, qui produisent, bon an mal an, entre 1 300 et 1500 quintaux de miel, contre 3 000 ruches durant l’année 2000, au moment du lancement du Plan national de développement agricole (PNDA), avec une production de 300 quintaux. Les apiculteurs bénéficient, dans le cadre de l’accompagnement, de formations à la carte dispensées par la Chambre au profit des apiculteurs, qui viennent en appoint à celles dispensées par le secteur de l’enseignement et de la formation professionnels, qui a ouvert des sections d’apiculture dans plusieurs CFPA de la wilaya.

Publié dans Région

Tirant les leçons de la 20e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui s’est tenue à Lima en décembre 2014 (COP20), le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a déclaré que «l’année 2015 correspond au temps de l’action sur la question du climat, qui culminera à Paris en décembre». A l’occasion d’une réunion d’information avec les Etats membres, organisée, lundi, au siège des Nations unies, il a appelé les Etats membres à saisir l’opportunité qui leur était offerte de prendre des «mesures décisives, inclusives et transformatives» en faveur de la construction d’un «monde plus sûr, équitable, résilient et habitable pour nous-mêmes et ceux qui viendront après nous». Ban Ki-moon sait qu’il reste peu de temps avant le prochain sommet sur le climat qui aura lieu à Paris en décembre. Il estime que des progrès significatifs ont été réalisés ces derniers mois, notamment lors du sommet sur le climat qu’il a lui-même convoqué en septembre 2014 et il souhaite que les Etats membres fassent tout pour capitaliser ces progrès et parviennent à finaliser un accord universel sur le changement climatique. M. Ban rappelle qu’en 2014, «les pays se sont engagés à financer les 10 milliards de dollars nécessaires pour la capitalisation initiale du Fonds vert pour le climat». Il exhorte «tous les pays qui se sont engagés, à s’acquitter de leur contribution dès que possible, afin que le Fonds soit pleinement opérationnel avant Paris et en état de financer les projets prioritaires». Mais, il ne perd pas de vue que les pays développés doivent désormais définir une trajectoire claire pour atteindre l’objectif de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020. Les pays en développement sont très sensibles à cette question du financement considéré comme préalable à tout accord universel destiné à faire suite au Protocole de Kyoto. Par ailleurs, l’Union européenne souhaite faire inscrire dans le droit international l’objectif d’une réduction de 60% des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050, selon l’agence Reuters qui a pu consulter un projet de document qui détaille les engagements européens. La même source indique que ce document suggère également que l’accord de 2015 prenne de préférence la forme d’un protocole, la forme juridique la plus contraignante en matière de droit international. On sait que le protocole précédent, celui de Kyoto, a été ignoré par les Etats-Unis (responsables de 12% des émissions mondiales) et n’a pas eu les résultats attendus. La situation a l’air de se compliquer à quelques mois de la COP21, avec la démission de l’Indien Rajendra Pachauri (économiste de 74 ans), président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) depuis 2002, après l’annonce d’une plainte pour harcèlement sexuel déposée par une femme de 29 ans qui travaille dans son centre de recherche de New Delhi, l’Institut de l’énergie et des ressources (TERI). Elle l’accuse de l’avoir harcelée par textos, courriers électroniques et messages sur l’application WhatsApp. Pachauri rejette ces accusations et affirme que des pirates informatiques ont piraté son ordinateur et son téléphone portable pour lui nuire en envoyant ces messages. Cette démission survient à un moment crucial de la lutte contre le changement climatique, mais ne devrait pas influer sur la préparation du nouvel accord international pour combattre le réchauffement.  «Les actions prises ce jour permettront que la mission du Giec, qui consiste à mesurer le changement climatique, se poursuive sans interruption », a estimé Achim Steiner, directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement. Pachauri, qui avait déjà renoncé à participer à une réunion du GIEC prévue la semaine prochaine au Kenya, a été aussitôt remplacé par un président par intérim. Il s’agit du vice-président Ismail El Gizouli. Les observateurs rappellent que le mandat de M. Pachauri, qui devait s’achever en octobre, n’en est pas à son premier accroc : en 2007, le 4e rapport des experts contenait un certain nombre d’erreurs, affirmant notamment à tort que les glaciers de l’Himalaya «pourraient disparaître d’ici à 2035, voire avant ».

Publié dans Environnement

La suspension par le Parlement libyen de sa participation au dialogue inter libyen est une erreur tactique qui risque d’affaiblir le camp antiterroriste en Libye. Le Parlement libyen a manifestement fait une mauvaise appréciation des rapports de force aussi bien sur le terrain militaire que sur le terrain diplomatique. Les succès réalisés à Benghazi ont transformé la guerre de front qui oppose les forces légalistes aux groupe djihadistes et autres milices en guérilla urbaine, actes de sabotages et attentats. L’éclatement de la coalition de Fajr LIbya a favorisé cette mutation et a permis aux troupes de Khalifa Haftar de récupérer l’essentiel de la ville de Benghazi. Sur le plan diplomatique, le soutien de la communauté internationale au processus de dialogue en cours a nuancé de facto le soutien aux autorités issues des élections de juin 2014. Le Parlement élu et le gouvernement qui en est issu ne sont pas les seuls représentants du peuple libyen. Un gouvernement d’unité nationale tel qu’exigé par la communauté internationale suppose l’implication de toutes les forces politiques présentes sur la scène libyenne, afin de pouvoir mettre un terme à la guerre civile en premier lieu de sorte à permettre une nette décantation entre les forces républicaines et les forces hostiles à la stabilité. Si le Parlement libyen ne fait pas cette lecture, il risque d’adopter des positions sectaires de nature à aggraver la crise et à faire perdurer le chaos. L’ancien Parlement libyen, le Congrès général national (CGN), a d’ailleurs annoncé que l’ONU l’avait informé du report sine die du nouveau round de discussions interlibyennes prévu jeudi. Le vice-président du CGN Salah al-Makhzoum a, lors d’une conférence de presse à Tripoli, indiqué que « la mission onusienne en Libye a officiellement informé le Congrès du report du dialogue interlibyen prévu jeudi prochain au Maroc ». Est-ce pour cette raison que le représentant du secrétaire général de l’ONU pour la Libye était mardi dernier à Alger ? Bernardino Leon a donc été reçu par Abdelkader Messahel. «C’est une rencontre qui rentre dans le cadre des consultations permanentes entre l’Algérie et les Nations unies, au cours de laquelle nous avons évoqué la situation en Libye et les derniers développements dans ce pays», a indiqué Messahel dans une déclaration à la presse à l’issue de l’audience accordée à Leon. Le ministre a rappelé, à ce propos, la position de l’Algérie qui consiste, a-t-il dit, à encourager et œuvrer en faveur d’une «solution pacifique et politique sur la base d’un dialogue inclusif interlibyen d’où sont exclus les groupes terroristes». En ce sens, l’Algérie a réaffirmé, par la voix de M. Messahel, son soutien au processus des Nations unies et à la mission de M. Benradino pour une solution pacifique dans ce pays. «Nous restons optimistes quant à une solution politique à même de résoudre la crise libyenne par la négociation», a réaffirmé M. Messahel, mettant ainsi l’accent sur le rôle de l’ONU, de l’Algérie, des pays voisins et des différentes parties libyennes, disposées à aller vers une solution politique sur la base de la négociation et du dialogue. De son côté, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye a mis l’accent sur les relations «privilégiées» entre l’Algérie et l’ONU, soulignant à cet effet que l’Algérie demeure un «acteur fondamental et incontournable dans la région». Il a ajouté qu’il était venu à Alger dans le cadre des consultations avec les responsables algériens au plus haut niveau, en vue, a-t-il dit, de s’inspirer de leurs «conseils» et de leur «vision éclairée». Par ailleurs, la France va soutenir des efforts de l’Italie, notamment à l’ONU, pour mettre fin au «chaos» en Libye, tout en cherchant à trouver un accord avec les «pays riverains» pour lutter contre les «trafics d’être humains». «La France soutient tous les efforts de l’Italie pour que nous puissions au niveau le plus élevé, c’est-à-dire les Nations unies, trouver des réponses à une situation qui est celle du chaos et donc du terrorisme », a déclaré le président François Hollande au cours d’un point de presse commun avec le chef du gouvernement italien Matteo Renzi mardin dernier. «La première exigence, c’est de trouver un accord politique entre les différentes factions», a-t-il ajouté à l’issue d’un sommet franco-italien à Paris. Evoquant en outre les «trafics d’êtres humains», M. Hollande a indiqué qu’il fallait faire «davantage» et évoqué «l’idée de trouver un accord avec les pays riverains de la Libye». Pour sa part, Matteo Renzi a qualifié le dossier libyen de «priorité pour l’Europe entière». «C’est une priorité pour la Méditerranée, qui ne peut pas être un cimetière mais qui ne peut pas être non plus une banlieue de notre continent. C’est le cœur de notre continent, et la priorité de la (question) de la Libye (...) est une priorité qu’il faut absolument souligner», a ajouté le chef du gouvernement italien. Les choses s’accélèrent et la clairvoyance s’impose notamment pour les autorités libyennes qui doivent faire une bonne lecture des évènements et des évolutions.

Un poste officiel pour Khalifa Haftar Est-il nécessaire de créer un poste officiel pour Khalifa Haftar au risque de saper le processus de dialogue ? En effet, mardi dernier, le Parlement libyen a décidé d’instituer un poste de «chef général de l’armée», créé sur-mesure pour le général Khalifa Haftar, dont les forces combattent depuis plusieurs mois les groupes islamistes dans l’Est, ont rapporté des députés. Le Parlement «a adopté mardi dernier une loi relative à la direction générale de l’armée», a déclaré à l’AFP le député Issa Elaribin ajoutant que le président de la chambre, Aguila Salah Issa, serait chargé de nommer «le chef de l’armée qui doit prêter serment devant» les députés. Un autre parlementaire a précisé que «la loi avait été adoptée pour donner de la légitimité au général Khalifa Haftar», assurant que M. Issa le nommerait dans «les prochaines heures». De son côté, l’agence libyenne Lana a annoncé la création par le Parlement du poste de «chef général de l’armée», ajoutant que «les Libyens attendaient la nomination mardi du général Khalifa Haftar» à ce poste. En janvier dernier, les députés avaient demandé à ce dernier, ainsi qu’à 129 autres officiers retraités de reprendre du service. Une éventuelle « officialisation » du poste de Haftar compliquerait davantage la tâche de l’ONU qui cherche à instaurer un dialogue dans le pays, dirigé par deux Parlements rivaux, l’un proche des miliciens de Fajr Libya, et l’autre reconnu par la communauté internationale. Le camp de Fajr Libya est en effet très hostile au général Haftar et exclut toute implication de cette personnalité controversée dans une future solution politique.

Le ministre des AE appelle à armer les forces militaires libyennes De son côté, le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed Dayri, a appelé hier les Occidentaux à armer les forces libyennes qui combattent les éléments de l’Organisation autoproclamée «Etat islamique» (Daech). «Le temps presse», a déclaré M. Dayri lors d’une brève visite mardi soir à Paris. « Le terrorisme ne constitue pas un danger pour la Libye et les seuls pays voisins, il s’agit d’une menace qui s’intensifie contre l’Europe». «En l’absence d’une solution politique, le pays peut être entraîné dans une véritable guerre civile comme en Syrie», a averti le ministre, dont le pays, en proie aux milices rivales, a sombré dans le chaos. M. Dayri a souligné que son gouvernement, reconnu par la communauté internationale, ne plaidait pas « pour une nouvelle intervention militaire occidentale », à l’instar de celle qui avait délogé le régime de Mouammar al-Guedhafi en 2011, mais pour « le renforcement des capacités de l’armée libyenne ». Il avait déjà appelé la semaine dernière, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, à une levée de l’embargo imposé depuis 2011 aux armes destinées à la Libye. « La formation d’un gouvernement d’union nationale est une priorité libyenne, avant d’être une demande internationale », a ajouté le ministre. « Mais si nous parvenons dès demain à former un tel gouvernement, il nous faut de l’aide pour l’armée libyenne ». La Libye est aujourd’hui dirigé par deux Parlements et deux gouvernements rivaux, l’un contrôle la capitale Tripoli et l’autre reconnu par la communauté internationale qui siège à Tobrouk (est).

Publié dans Monde

L’Algérien, qui reste une pièce maîtresse du club français, souhaite aller loin dans cette prestigieuse compétition européenne. La formation de Dunkerque où évolue le pivot international algérien Mohamed Mokrani rencontrera le Paris SG aux 1/8es de finale de la Ligue des champions d’Europe de handball, selon le tirage au sort effectué à Vienne (Autriche). Dunkerque, champion de France en titre, sera opposé au Paris SG, dans une opposition franco-française, alors que Montpellier, l’autre représentant français dans cette épreuve, rencontrera les Polonais de Kielce, la seule équipe à remporter tous ses matchs de poule. Le choc des 1/8es de finale mettra aux prises Kiel à Flensburg-Handewitt, le champion d’Europe, pour la revanche de la finale de l’année dernière. Mohamed Mokrani (34 ans) a pris part avec l’équipe nationale de handball au dernier mondial de la discipline disputé à Doha (Qatar). Les rencontres auront lieu du 11 au 15 mars (aller) puis du 18 au 22 mars (retour).

Tirage au sort du Mondial féminin le 24 juin Par ailleurs et sur un autre plan, le tirage au sort du Championnat du monde dames 2015 de handball dames aura lieu le 24 juin 2015, après toutes les phases de qualifications continentales, a indiqué la Fédération internationale de handball (IHF). Vingt-quatre (24) équipes, réparties en quatre (4) groupes de six (6), se rencontreront à Kolding, Herning, Frederikshavn et Naestved, pas seulement pour le titre de champion du monde, mais aussi pour avoir une place au tournoi de handball, pendant les Jeux olympiques de Rio. Les tournois qualificatifs se sont déjà joués en Afrique. La Tunisie, la RD Congo et l’Angola ont déjà eu leur ticket pour ce grand événement IHF. La Norvège, en tant que championne d’Europe, et le Danemark, en tant que pays organisateur, se sont qualifiés, tout comme le Brésil qui défendra le titre de Champion du Monde. Le mondial dames se déroulera du 5 au 20 décembre 2015, au Danemark.

Publié dans Sports

En grève ouverte depuis le 11 février, la section du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) de l’Université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou compte porter encore une fois ses revendications dans la rue. Une détermination affichée par le coordinateur local du Cnes lors d’une conférence de presse organisée dans l’après-midi d’hier, mercredi. Une rencontre au cours de laquelle Samy Hassani Ould Ouali annonce que les enseignants qui ont eu, au courant de la quinzaine du mois en cours, à observer des journées de protestation tournantes au niveau de plusieurs facultés et des principaux pôles universitaires de l’UMMTO, sont une nouvelle fois appelés à sortir dans la rue, le 2 mars, pour une marche qui les conduira du campus Hasnaoua au siège de la wilaya. Une action qui sera suivie par un sit-in qui se tiendra devant le ministère de tutelle, le 9 du mois prochain. Le coordinateur du Cnes, qui compte sur le soutien des enseignants et des autres coordinations du Cnes, vu qu’ils sont concernés par certaines revendications soulevées par leurs collègues de Tizi-Ouzou, n’a pas manqué de condamner le silence observé par les autorités rectorales, ministérielles et de wilaya devant les nombreuses demandes des enseignants consignées dans une plateforme, où le logement revient avec insistance, à côté d’autres doléances d’ordre socioprofessionnel et relatives à l’exercice du droit syndical. Sur ce dernier point, il est demandé la protection des représentants syndicaux contre toute sanction en rapport avec l’exercice de l’activité syndicale et le respect de ladite activité syndicale (droit de réunion, d’affichage…) et la liste est longue et comporte de nombreuses autres doléances portant sur l’amélioration de la qualité de la formation et de l’activité pédagogique. Pour donner plus de lisibilité à toutes les situations conflictuelles soulevées, le mémorandum élaboré par le Cnesto parle de « problèmes que font subir aux enseignants, au quotidien, les mauvaises gestions et gouvernance orchestrées au niveau local (rectorat), central (ministère de tutelle), de l’enseignement et de la recherche scientifiques de la post-graduation, des œuvres sociales, des ressources humaines et des carrières… ». Dans le même document (mémorandum) de sept pages, le Cnesto évoque l’épineuse question de la valorisation de l’expérience professionnelle, à travers « la révision du statut particulier de l’enseignant chercheur, en opérant une séparation entre les grades de la recherche et ceux de l’enseignement et en étendant les prérogatives de la commission concernée par cette mission de révision du statut à l’évaluation des activités de publication pédagogiques dans le cadre de la promotion aux grades supérieurs de l’enseignant qui seront alors définis ». Le même document parle aussi de « l’introduction du doctorat professionnel pour le couronnement de l’excellence par l’érudition et l’expérience, redéfinir les tâches de chaque grade et de chaque corps à la lumière des nouveaux ajustements, protection des diplômes du système classique (doctorat ès sciences et magister) en alignant le doctorat ès sciences sur le doctorat d’Etat et la suppression de l’habilitation, le magister et le doctorat LMD », lit-on encore dans le mémorandum du Cnesto, qui fait un tour d’horizon exhaustif de l’ensemble des problèmes qui font débat parmi les enseignants universitaires.

Publié dans Der

Ali Benflis a animé, hier, une conférence de presse à son ex-permanence électorale de Ben Aknoun (Alger) pour donner plus de détails sur son nouveau parti appelé « Talaiou El Houriyet », autorisé à tenir son congrès constitutif il y a une semaine par le ministère de l’Intérieur.  Il a rappelé, dès le début de son intervention, « les obstacles qu’a mis le pouvoir devant la création de son parti », signalant qu’il a fallu attendre 8 mois avant que le ministère de l’Intérieur ne se prononce en lui accordant l’autorisation de tenir son congrès constitutif. « J’ai déjà annoncé que la tenue de ce congrès interviendra au plus tard au courant du mois de juin prochain », a-t-il réaffirmé. « Nous avons beaucoup travaillé pour nous tenir prêts à toutes les possibilités : celle du refus, du silence ou de l’acceptation de notre dossier », a-t-il expliqué. « Un plan d’action est déjà prêt et nous entamons la mise en œuvre maintenant que l’autorisation nous a été donnée », a-t-il dit. Pour lui, la feuille de route pour arriver au congrès national constitutif de « Talaiou El Houriyet » se décline sur 5 phases majeures. Dès la première semaine du mois de mars, le parti installera officiellement les bureaux de wilaya provisoires sur l’ensemble du territoire national au même moment où la commission nationale de préparation du congrès sera mise en place. Celle-ci sera composée de 8 commissions thématiques. La troisième phase sera celle de la tenue de quatre congrès régionaux dans l’est, l’ouest, le sud et le centre du pays. Ces réunions interviendront, selon lui, au mois d’avril juste après la finalisation des documents relatifs aux préparations du congrès. L’avant-dernière phase, a-t-il poursuivi, sera le parachèvement des préparatifs du congrès national à la lumière des conclusions des congrès régionaux, avant d’arriver à la dernière phase qui est le dépôt du dossier complet au niveau du ministère de l’Intérieur afin d’obtenir l’agrément permettant d’activer conformément à la loi. Benflis a également saisi l’occasion pour dévoiler l’identité politique de son parti qui se dit « nationale démocrate ». À ce titre, il a souligné qu’historiquement parlant, son parti s’inspire des valeurs de la révolution algérienne, notamment la déclaration du 1er Novembre1954. Donc « Talaiou El Houriyet » s’inscrit dans le cadre de la République démocratique et sociale et dans le cadre des principes de l’Islam comme voulu par la révolution algérienne, a-t-il expliqué. « Nous nous inscrirons naturellement dans l’opposition », a-t-il déclaré avant d’ajouter qu’il n’est pas question que son parti devienne une machine électorale. « Notre parti sera le parti des alternatives et des propositions », a-t-il annoncé. En ce qui concerne les enjeux politiques actuels, Ali Benflis n’a pas changé de discours. Il travaillera, dira-t-il, aux côtés de ses partenaires dans le Pôle du changement et de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), pour l’avènement d’une transition démocratique « ordonnée, consensuelle et apaisée ». L’action politique en question est dictée, d’après lui, par la crise qui secoue le pays suite à « la vacance du pouvoir en Algérie ». Rappelons-le, Benflis ne reconnaît pas les résultats des élections du 17 avril dernier lors desquelles il est arrivé deuxième après le président actuel, Abdelaziz Bouteflika. Il a depuis prôné des élections anticipées pour toutes les assemblées élues, ainsi que le poste de chef de l’Etat avant même l’enclenchement de la transition démocratique à laquelle il appelle avec ses partenaires de la CLTD. Répondant aux questions des journalistes, Benflis n’a pas hésité à dénoncer, sans le nommer, Joseph Ged concernant ces dernières déclarations relatives à l’octroi de la publicité à la presse par l’opérateur Oreedoo uniquement aux médias respectant l’éthique et faisant preuve de professionnalisme. Pour Benflis, il s’agit d’une « ingérence dans les affaires internes d’un pays souverain». A une question concernant le rôle de l’armée dans la transition démocratique qu’il prône, il a répondu que ni lui ni ses partenaires n’ont appelé l’armée à intervenir en politique. Par ailleurs, il a expliqué que si la classe politique, (pouvoir et opposition,) parvenait à se mettre d’accord sur une transition démocratique à travers une charte, ce sera à partir de ce moment qu’il sera question de « définir le rôle de l’armée dans la période de transition ».

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L’artiste, Beihdja Rahal, a présenté mardi à Alger son dernier album consacré à la nouba raml maya, en prélude au concert-promotion qu’elle va animer samedi 28 février à la salle El Mougar. «J’ai fait l’enregistrement à Alger en décembre dernier, et juste après, a commencé le travail d’édition », a indiqué Beihdja Rahal lors d’une rencontre avec la presse qui s’est tenue au club des médias de l’Office national de l’information et de la culture (ONCI), organisateur de cet évènement artistique. « La nouba, c’est ma spécialité et ma passion», a souligné l’artiste, dont l’album comprend une touchia raml maya, un msedder intitulé Madhloum oua mouchtaki, un btayhi portant le titre Çabri kad çabr Ayoub, un derdj, nesrafet (au nombre de trois) et un khlass. En ce qui concerne le choix de la nouba raml maya, l’interprète, représentante de l’école Sanaâ (école d’Alger), a indiqué que « c’est par rapport aux pièces qui n’ont pas été jouées et par la même occasion permettre aux élèves des associations et des conservatoires de les apprendre ». « En l’an 2003, j’avais enregistré un album dans le même mode, mais avec des morceaux différents », révèle l’artiste, qui a ajouté cette fois-ci le rbab, et « cela, a-t-elle dit, ajoute un son et donne une couleur particulière et différente ». Pour enregistrer cet album, l’interprète, qui chante et joue en même temps de la kouitra, s’est fait accompagner par un orchestre comprenant Nadji Hamma et Amine Belouni (au oûd), Lhadi Boukoura et Djamel Kebladj (alto), Rafik Sahbi (au quanoun), Youcef Nouar (à la mandoline), Haroun Chettab (au rebab), Halim Guermi (au ney), Sofiane Bouchafa (derbouka)et Khaled Ghazi (au tar). «Enregistrer une nouba demande du temps et un travail de rigueur. Quand on décide de travailler sur une nouba, on ne pense plus à autre chose. C’est un choix », a souligné l’interprète, qui a interprété, a-t-elle précisé, tous les modes qui existent dans la Sanaâ. « Je n’ai pas de préférence pour telle ou telle nouba, elles sont toutes belles et les poèmes d’une grande beauté ont été écrits par de grands poètes. Le plus important est de bien les interpréter », a-t-elle ajouté. « Mon projet est d’enregistrer le maximum de noubas pour les mettre à la disposition du grand public », a affirmé l’artiste, qui, outre l’enseignement de la musique andalouse, fait, a-t-elle confié, « un travail continu de recherche par rapport à la poésie, par rapport à la musique (rythme) et par rapport à l’interprétation».

Publié dans Culture

Le phénomène de la violence en milieu scolaire, on en parle de plus en plus, mais il reste difficile à mesurer et demeure l’objet de polémiques et d’appréciations contradictoires. D’Oran Nawel Merouane Il y a bientôt deux ans, en mars 2013, l’ancien ministre de l’Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed, avait indiqué, que la violence en milieu scolaire dans notre pays reste marginale et qu’elle « ne dépasse pas les 1% » dans une population scolaire de plus de 8 millions d’élèves. De quelle violence s’agit-il ? La question mérite d’être posée d’autant que le phénomène se décline sous différentes formes. A l’époque, M. Baba Ahmed avait confié que « la violence enregistrée au niveau des établissements éducatifs est différemment exprimée et l'on compte des formes verbale, corporelle et morale de violence ». Il a annoncé à cette époque un plan national de prise en charge du phénomène sur la base des recensements réguliers que fait, selon lui, l’éducation nationale depuis l’année 2000 des actes de violence dans les établissements scolaires. Où en est-on ? Personne ne le sait actuellement. La seule certitude est que les « unités de dépistage et de suivi de la violence en milieu scolaire restent très insuffisantes et ne couvrent pas les 25 000 établissements du pays. L’autre certitude, qui ne permet certainement pas d’appréhender sérieusement le phénomène, mais qui reste un révélateur de ce qui se déroule dans les écoles, est que les incidents qui ont marqué le baccalauréat 2013, un examen dont la préparation et l’organisation ont coûté 230 milliards de centimes, resteront dans les annales de l’éducation comme un des grands marqueurs – traumatiques par ailleurs - des nouveaux comportements de violence dans ce milieu auxquels le fonctionnement même de cette institution n’est pas étranger. Avant-hier, lors de la journée d’étude organisée au CRASC d’Oran, Aïcha Benamar, chercheur au CRASC, est revenu sur cet évènement où la violence et les actes de vandalisme ont été banalisés, selon ses déclarations. «Au baccalauréat de 2013, la violence a été complètement banalisée et le vandalisme justifié », dira-t-elle.  En analysant le phénomène à travers des interviews des responsables à l’époque et l’enquête menée par l’ONEC et les rapports écrits par les chefs de centres et des surveillants, la conférencière est arrivée à une seule conclusion : l’allègement des programmes effectué en 2011 est une « première transgression des normes ». Pour la conférencière, « ces programmes de 3e année secondaire, proposés en 2007, se basaient essentiellement sur une nouvelle approche, une « approche par compétence et étude des situations d’intégration ». Ils ont été évalués par des experts internationaux. Ils les ont trouvés cohérents et cohésifs. Une fois mis sur le terrain, « tout le monde les a refusés, soit pour l’approche ou pour les situations d’intégration ». Pourquoi ? Les enseignants du secondaire étaient habitués à une démarche linéaire. Des contenus qui représentaient beaucoup plus de thèmes et à la « pédagogie pas objective ». « Alors, peu tranquilles », souligne-t-elle, « ils passent le relais aux lycéens. Ces derniers sortent dans la rue. Ils organisent des sit-in devant les sièges de l’éducation. Ils organisent des marches et demandent à voir des responsables en particulier des directeurs de l’éducation ». Ces élèves ont exigé des « allègements ». Ils dénonçaient la « surcharge des programmes ». Elle considère que les enseignants qui ont demandé l’allègement du programme n’ont rien compris. Avec l’approche de compétences, il ne s’agit pas de programmes. Il s’agit de « compétences à développer avec certaines ressources et ces ressources constituent le programme ». Il y a eu protestation contre les cours de rattrapage ensuite. La colère a été constatée dans sept wilayas à Oran, Alger, Blida, Tizi-Ouzou, Bouira, Constantine et Annaba. Il y avait aussi d’autres colères insidieuses dans d’autres wilayas.  Des commissions ont été ensuite installées pour l’allègement de tout le programme de 3 AS. Les sujets ont été élaborés, explique-t-elle, sur des programmes allégés en 2011, mais cela n’a pas suffi. En 2012, le ministère publie un communiqué où il explique que les sujets seront élaborés sur la base des programmes allégés. La seconde transgression, selon Mme Aïcha Maâmar, est la fixation du seuil. Les élèves sont passés à une vitesse supérieure et ont exigé le seuil des programmes. Ils sont donc ressortis à la rue, dans toutes les wilayas. Encore une fois, le ministère a cédé. Des inspecteurs ont été dépêchés par la tutelle pour évaluer la progression des enseignements et arrêter ce seuil. La 3e transgression est la transgression en salle d’examens. La violence observée en salle d’examens dans six wilayas marquée de vandalisme a été très importante comme à Tlemcen, Aïn Témouchent, Oran, Alger, Blida, Annaba et Constantine. Dans les rapports de chefs de centres d’examens et de surveillants, le phénomène de la violence a été minimisé. Il était question que de fraude et tricherie, insultes, injures et agressions et violences dans certains établissements seulement. Mais les indicateurs de cette violence étaient omniprésents. Les candidats ont d’abord provoqué les surveillants verbalement et corporellement, puis ils ont insulté le ministère. Les candidats n’ont pas voulu composer ensuite. Ils sont sortis avec leurs feuilles d’examen et procédé au vandalisme ouvert. Dans les rapports des chefs de centres et les enquêtes diligentées par l’ONEC, on trouve, tricherie et fraude par les téléphones uniquement, relève la conférencière. Pourtant, les candidats ont menacé à l’arme blanche les surveillants, ils ont cassé des tables et des chaises, les candidates ont fait des crises d’hystérie. Cependant, les responsables de l’ONEC ont occulté la violence et parlé juste de fraude et tricherie généralisées. C’est la fraude qui est sanctionnée, pas la violence. Cette violence a été banalisée par le politique.

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VimpelCom a publié hier les résultats du dernier trimestre de 2014 par lesquels il clôt une année fiscale plutôt mitigée, ses revenus pour cette seule période se contractant de 21% à 4,39 milliards de dollars, et de 12,9% sur l’ensemble de l’année, à 19,627 milliards de dollars, érodés par un rouble fébrile et faiblard dans son marché domestique, qu’est la Russie, et par une fluctuation des changes préjudiciable dans des pays où la monnaie locale s’est fortement dépréciée face au dollar.

Comparativement à l’exercice de 2013, et hors effets de changes, VimpelCom a déclaré des revenus en baisse de 3%, des recettes en baisse aussi de 2% et un bénéfice en chute de 8%. VimpelCom a affirmé qu’il s’attend à ce que les conditions économiques restent difficiles en 2015, prévoyant même une nouvelle baisse du chiffre d’affaires. Il cite pour principaux facteurs de cette mauvaise performance l’impact de l’environnement macroéconomique en Russie, en Ukraine et au Pakistan, et le lancement retardé de la 3G en Algérie, provoquant un recul « prévisible » des revenus de la filiale du groupe, Djezzy, qui subit une forte pression du fait des ressources engagées dans le déploiement des réseaux 3G. Pour le seul quatrième trimestre de 2014, Djezzy a réalisé un chiffre d’affaires de 33,7 milliards de dinars, et plus globalement dans l’année, 136 milliards de dinars. Des revenus du quatrième trimestre en baisse de 7% sur un an, ce qui est dû, explique VimpelCom, à l’entrée retardée de la marque dans la course à la 3G, bousculée par une politique tarifaire des concurrents, qui ont lancé la 3G six mois plus tôt, des plus agressives. Djezzy a dû également dépenser sans compter pour sa 3G, dégageant en une année quelque 415 millions de dollars, achat de la licence 3G inclus. La maison-mère avertit que bien que Djezzy ait maintenu son leadership dans le marché, avec une base clientèle en hausse de 5%, à 18,4 millions d’abonnés, contre 17,6 millions un an auparavant, la performance ne sera pas immédiatement au rendez-vous, même si Djezzy peut désormais « commencer une pleine transformation accompagnée d’opérations d’investissements accrus dans les 2G et 3G et l’amélioration des offres commerciales depuis le règlement définitif du rachat par l’Etat de 51% de l’opérateur ». Jusqu’à la fin de 2014, Djezzy revendique 1,2 million de clients 3G, qui ont fait croître ses revenus tirés du trafic de données de 36% en glissement trimestriel. En contrepartie, la marque a été fortement et défavorablement impactée par la hausse des coûts de réseau, due au déploiement 3G donc, mais aussi aux coûts de fréquences, qui sont plus élevés, et celui des ressources humaines. VimpelCom annonce aussi la fin de mission de Philip Tohmé en qualité de directeur général de Djezzy, qui quittera ses fonctions fin février, et c’est l’actuel président exécutif, Viscenzo Nesci, qui hérite de la totalité de ses attributions. M. Tohmé avait été nommé à la tête de la direction de Djezzy en janvier 2014, un mois après l’attribution de la licence 3G à Djezzy. Sa mission : déployer en un temps record le réseau 3G de l’entreprise. Philip Tohmé, véritable « enfant de la maison », avait occupé le poste de directeur des technologies du groupe depuis mai 2011 et siège en tant que membre dans son conseil d’administration. Il a également servi comme directeur des technologies chez Orascom Telecom Holding, après avoir été à la tête de la direction des réseaux chez Wind Telecomunicazioni Italie. Selon une source de Djezzy, M. Tohmé a « rempli sa mission auprès de Djezzy, une mission à laquelle il était assigné pour un temps déterminé depuis le début et il devrait probablement retourner en Italie ». La nomination d’un « technicien » de carrière répondait à l’urgence pour Djezzy de déployer au plus vite son réseau 3G. C’est désormais chose faite !

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