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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 11 mars 2015

Deux importantes lois, la « 15-03 » relative à la modernisation de la justice et la « 15-04 » fixant les règles générales relatives à la signature et à la certification électroniques, ont été publiées dans le Journal officiel, apportant une transformation majeure, l’une dans l’ensemble du secteur de la justice, l’autre, en des termes plus généraux, dans le domaine de la certification électronique. Elles sont importantes, car toutes deux instaurent de nouveaux mécanismes juridiques et de régulation d’abord dans le système judiciaire, qui se voit propulser sur le devant de la modernité, ensuite dans le volet de la certification électronique qui, lui, profitera à tout un écosystème économique qui reste à construire. Projet phare du département de la Justice, la vidéoconférence pour l’interrogatoire ou l’audition d’une personne ainsi que la confrontation entre plusieurs individus par un juge est désormais en vigueur. Encore dans sa phase pilote il y a à peine six mois, l’utilisation de la visioconférence au cours des procédures judiciaires reste la principale nouveauté que la loi sur la modernisation de la justice introduit. Précurseur en la matière, le secteur de la justice a déjà autorisé la communication des documents et des actes de procédures judiciaires par voie électronique, ainsi que les notifications par le même canal aux justiciables et aux différents personnels du bâtonnat. A partir de ce nouveau texte, le juge d’instruction peut recourir à la visioconférence de même d’ailleurs que la juridiction de jugement pour l’audition des témoins, des parties civiles et des experts. La loi permet aussi au tribunal statuant en matière correctionnelle de recueillir à distance les déclarations du prévenu détenu, sous réserve du consentement de ce dernier et du ministère public. Dans son article 16, le texte précise que « l’interrogatoire, l’audition ou la confrontation par visioconférence a lieu dans le tribunal le plus proche du lieu de résidence de la personne, dont les déclarations sont requises en présence du procureur de la République territorialement compétent et d’un greffier […]. Le procureur de la République vérifie l’identité de la personne à entendre et dresse un procès-verbal. » S’il s’agit d’un détenu, la visioconférence a lieu dans l’établissement pénitentiaire où la personne est détenue. A cette fin, un système centralisé pour le traitement automatisé des données informatiques relatives à l’activité du ministère de la Justice et des établissements qui en relèvent ainsi que des juridictions de l’ordre judiciaire ordinaire, de l’ordre judiciaire administratif et du tribunal des conflits est créé et entièrement chapeauté et géré par le seul département de la Justice. Dans le volet lié maintenant à la certification électronique, la loi, dont le projet a été endossé par le gouvernement l’été dernier lors d’un conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat puis voté par l’APN en fin d’année, installe dès à présent les différentes autorités qui veilleront à identifier les différents intervenants de la certification électronique. La loi y afférente consacre la création de l’autorité nationale placée auprès du Premier ministre, de l’autorité gouvernementale placée auprès de la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la Communication, et de l’autorité économique de certification électronique placée auprès de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), cette dernière ayant à charge de gérer et de contrôler le marché des prestations et de création de certificats électroniques et de leur émission qui est de ce fait ouvert. Une loi dont devraient tirer profit, à leur tour, plusieurs secteurs, en particulier ceux de la banque et des paiements dématérialisés, à leur tête le paiement en ligne.

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Toutes les salles devraient être prêtes pour accueillir l’événement, que ce soit à Alger ou à Oran, pour ce rendez-vous très important. Une première réunion a regroupé avant-hier, lundi, au siège du ministère des Sports, des représentants de ce département et ceux de la Fédération algérienne de handball (FAHB), en vue de préparer la visite d’inspection de Philipe Bana, membre de la commission d’organisation et des compétitions à l’IHF, prévue initialement les 30 et 31 mars, mais a été décalée à la deuxième semaine du mois d’avril. Cette tournée entre dans la perspective de l’organisation par l’Algérie du 21e championnat du monde U21 de 2017. Lors de cette première séance de travail, la FAHB était représentée par son président, Saïd Bouamra, et des membres fédéraux, que sont Dahmane Rahmouni, Amrane Stambouli et Abderrahmane Hamlaoui, ainsi que le secrétaire général, Tahar Alioui, le directeur de l’organisation sportive et le responsable de la presse. Du côté du ministère des Sports, il y avait Madjid Djebab, El Hadj Cherak de la direction des sports et Reda Doumi, directeur des investissements. Les présents ont débattu de la préparation de cette visite à travers la détermination des sites d’hébergement et de compétition à retenir pour cette compétition mondiale et à inclure dans le programme de visite de l’expert de l’IHF. Ainsi, les travaux ont abouti au choix d’Alger et d’Oran pour servir de villes hôtes de ce Mondial. Les prochaines réunions de concertation entre le ministère des Sports et la FAHB détermineront les sites existants déjà et ceux en réalisation. Pour Alger, la Coupole OMS du Complexe olympique 5-Juillet, la salle Harcha-Hacene et celle de Chéraga sont retenues, ainsi que le Palais des sports Hammou-Boutlelis d’Oran. Pour les salles en projet, il y aura à Alger la salle du Caroubier de 15 000 places et la salle du Complexe de Bir El Djir, sur la route d’Arzew, avec une capacité de 6 000 places. En outre, une liste de salles affectées à l’entraînement ont été retenues dans le programme de visite. Concernant les sites d’hébergement, la multitude d’infrastructures hôtelières semble faciliter le choix dans les deux villes. Rappelons que notre pays avait déposé, en marge de la Coupe d’Afrique des nations de janvier 2014 à Alger, sa candidature à l’organisation de ce Mondial des U21 (juniors garçons) de 2017. Ensuite, le conseil de l’IHF avait accepté cette demande, lors de sa réunion du 24 octobre 2014.

Publié dans Sports

Un kamikaze a tué hier un civil et légèrement blessé 30 policiers en faisant exploser son camion piégé à l’entrée d’un complexe de la police dans le nord du Sinaï égyptien, bastion de djihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI). L’attaque a eu lieu à Al-Arish, chef-lieu de la province du Nord-Sinaï, l’un des principaux théâtres d’attentats devenus quasi quotidiens en Egypte. Les plus meurtriers visent les forces de l’ordre et sont revendiqués par des groupes jihadistes disant agir en représailles à la très sanglante répression qui s’est abattue sur les partisans de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi, destitué et emprisonné par l’armée le  3 juillet 2013. «L’assaillant a foncé avec son camion citerne à eau contenant des explosifs vers le portail d’entrée à l’arrière de la base » de la police, a raconté à l’AFP un officier sous couvert de l’anonymat. Les policiers ont tiré sur le véhicule « sauvant ainsi un grand nombre de vies », a assuré à l’AFP Hani Abdel Latif, porte-parole du ministère de l’Intérieur. Outre le kamikaze, un civil a péri, deux ont été blessés ainsi que 30 policiers, tous légèrement touchés par les éclats de verre provenant des vitres du camion piégé, selon M. Abdel Latif. Un peu plus tard mardi, au sud d’Al-Arish, une bombe a blessé un officier de l’armée et deux soldats au passage de leur véhicule, selon des militaires. Dimanche déjà, trois soldats avaient été tués dans un attentat similaire non loin de là. Les attaques meurtrières qui secouent régulièrement le nord du Sinaï sont principalement revendiquées par la branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI), Ansar Beït al-Maqdess. Elle avait perpétré fin janvier une série d’attaques-commando qui avaient fait 30 morts, en majorité des soldats. Par ailleurs, de petites bombes rudimentaires explosent presque chaque jour au Caire ou à Alexandrie, dans le nord, ne provoquant dans la plupart des cas que de légers dégâts, le plus souvent devant des enseignes commerciales étrangères, banques, opérateurs de téléphonie mobile, hypermarchés, etc.

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Les travailleurs de l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger étaient hier en grève, pour le troisième jour consécutif. Durant la journée d’hier, le mouvement semblait quelque peu s’essouffler, le nombre de grévistes étant, semble-t-il, passé de 700 à 300. « Les membres du syndicat ont menacé plusieurs grévistes de geler la grève et de reprendre le travail », accuse Farouk, un gréviste rencontré sur les lieux, avant d’ajouter : « Plusieurs grévistes se sont manifestement pliés à la volonté du syndicat. » Les travailleurs ayant initié le mouvement de grève ne prêtent, nous dit-on, aucune légitimité au syndicat affilié à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). « Nous ne reconnaissons pas ce syndicat », s’écrie l’un des travailleurs. Le mandat de la section syndicale de l’EGSA est, en effet, arrivé à terme le 28 décembre de l’année dernière, selon un procès-verbal dont Reporters détient une copie. Au cours de notre entrevue avec les travailleurs, une délégation du ministère des Transports s’est rendue sur place dans l’objectif de trouver une issue à la crise qui secoue l’aéroport. Une délégation de quatre personnes chargée de négocier avec les délégués du ministère de tutelle a été rapidement mise en place. « On est en train d’élire nos représentants », lâche Sofiane. Visiblement perturbé par les divergences, « le syndicat, à sa tête le secrétaire général, manœuvre pour saborder notre mouvement », confie l’un des grévistes. Pour cet agent d’entretien, « tous les maux dont nous souffrons ont pour origine notre syndicat ». Au bout d’une demi-heure, la réunion qui a mis face à face les cadres du ministère et les grévistes touche à sa fin. Les représentants du ministère demandent aux travailleurs de regagner leurs postes et s’engagent à mettre sur pied des commissions d’enquête chargées de faire la lumière sur la gestion de l’aéroport. C’est précisément le mécontentement des travailleurs quant à la gestion de l’entreprise qui les a poussés à enclencher leur mouvement de grève, dimanche dernier. Mais cet arrangement ne semble pas satisfaire les grévistes. Ils décident de se rendre en masse au siège de l’union locale de l’UGTA pour demander la destitution de la section syndicale et la tenue d’une assemblée générale qui élira une nouvelle section syndicale. Dans le détail, les initiateurs de la grève exigent le départ du directeur général et la réintégration des travailleurs licenciés « arbitrairement ». « Il y a deux ans, nous avons observé une grève. Il (le DG, ndlr) s’est engagé, après avoir reconnu ses torts, à changer ses pratiques », se rappelle l’un des représentants des grévistes. Malheureusement, a-t-il regretté, « douze de nos camarades ont été licenciés, tandis que trente-deux autres sont passés en conseil de discipline, car ils se sont élevés contre les injustices qu’ils ont subies », affirme son camarade. Les travailleurs revendiquent également l’augmentation des salaires et l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles. Hormis celle relative au départ du DG, Nassim soutient « toutes les revendications revendiquées par mes camarades », car, dit-il, « je n’ai jamais entendu le directeur général insulter les travailleurs, comme certains l’affirment », précise ce jeune cadre au service juridique. En fin de journée, les grévistes ont repris le travail, « en attendant de voir la suite des événements», nous dira l’un d’eux.

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Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a une fois encore rassuré les Algériens quant aux capacités de l’Algérie de maintenir ses exportations d’hydrocarbures à l’ère de l’explosion de la demande interne sur cette énergie. Il a choisi le point de presse qu’il a animé conjointement avec le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, au Palais du gouvernement pour tenter de répondre aux voix qui doutent des capacités de l’Algérie à maintenir son volume actuel des exportations à partir de 2020. « Les nouvelles découvertes de gaz et de pétrole nous permettent de rester optimistes quant à l’avenir énergétique de notre pays », a-t-il dit. Chiffres à l’appui, il affirme que les réserves découvertes jusque-là permettent à l’Algérie de maintenir ses capacités exportatrices actuelles. Toutefois, il avoue que l’explosion de la demande interne pose certains problèmes. « La demande interne en énergie se multiplie sans cesse, mais nous pouvons faire face à cela par l’accélération de l’exploration », a-t-il indiqué. Selon lui, il reste encore des périmètres non explorés qui pourraient receler des réserves importantes en hydrocarbures. Interrogé sur les ambitions de l’Algérie de renforcer ses parts de marché européen, il dira que l’Algérie est connue pour être un fournisseur fiable. « Nous allons nous engager sur des contrats que nous pouvons honorer », a-t-il répondu. Il explique : « Nous avons une crédibilité que nous allons préserver. » Par ailleurs, il a fait savoir que le gouvernement veut de nouvelles négociations avec les Européens sur les questions de l’énergie. « L’année prochaine, beaucoup de contrats de fourniture de gaz vont arriver à terme. Il faut lancer les discussions avec nos partenaires pour avoir une approche globale sur le dossier », a-t-il expliqué. En d’autres termes, l’Algérie veut des contrats à long terme qui prennent en compte les investissements engagés dans la canalisation et l’exploration. Sur un autre volet énergétique, le Premier ministre a fait savoir que le pays tient toujours aux projets des énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque. Qu’en est-il de l’actualisation du projet Desertec ? Le conférencier préfère maintenir le suspense et laisser les journalistes sur leur soif. « Nous travaillons pour développer l’énergie solaire et exporter de l’électricité vers l’Europe », répond-il sans dire plus. Pour sa part, le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, a indiqué dans son intervention que l’Europe présente une fragilité structurelle en matière d’énergie. Ce qui renforce la position de l’Algérie, selon lui. « L’Algérie est déjà un fournisseur important d’hydrocarbures de l’UE et nous croyons qu’elle peut contribuer à la diversification énergétique de l’UE », a-t-il dit à propos. Evoquant les échanges économiques entre les deux pays, l’hôte de l’Algérie se montre partiellement satisfait. « L’Algérie est le deuxième partenaire économique du Portugal en Afrique, après l’Angola, avec lequel Lisbonne entretient des relations historiques particulières », a-t-il révélé. Il ajoute que l’Algérie figure dans le podium des 25 premiers partenaires du Portugal au monde. Une place qui doit être renforcée vu que les deux pays disposent de potentialités importantes. Sur ce point, il fait savoir que 359 entreprises portugaises exportent vers l’Algérie des biens et des services. Ce nombre pourrait augmenter et profiter aux deux pays avec l’intensification de la coopération entre les opérateurs économiques. Mais, il n’a pas omis de préciser que son gouvernement ne peut pas imposer aux entreprises privées un quelconque agenda. « Nous encourageons nos entreprises à venir investir en Algérie et tisser des partenariats avec les entreprises algériennes, mais il revient à nos entreprises de prendre la décision finale. Nous ne pouvons imposer quoi que ce soit à nos entreprises privées », a-t-il clarifié. Une déclaration qui signifie que l’économie est d’abord une question privée.

Le partenariat dans le logement en stand-by Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, reconnaît que le projet de partenariat avec les Portugais, qui porte sur la réalisation de 50 000 logements, n’a pas avancé. « Il est clair que nos projets de partenariat dans le logement stagnent. Nous essayons de débloquer la situation », a-t-il dit, sans préciser les raisons de ce blocage qui dure depuis plus d’un an. Prenant la parole, son homologue lâche quelques mots sur le sujet. « Le problème de nos entreprises du BTPH est lié à la participation aux appels d’offres », a-t-il expliqué. Il est utile de rappeler que les Portugais devaient participer au programme AADL 2 par la construction de plusieurs milliers d’unités, avant que des problèmes surgissent avec les parties algériennes qui devaient prendre 51% du capital.

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La réunion des chefs de partis et de courants politiques libyens a débuté hier à Alger. Cette rencontre souhaitée par l’Algérie dans le cadre de sa recherche d’une solution politique en Libye - la seule viable selon la diplomatie algérienne - se tient après d’intenses tractations dont certaines ont eu lieu à Genève puis à Skhirat au Maroc.

Elle est bien entendu soutenue par l’ONU qui considère qu’Alger dispose d’atouts non négligeables pour rapprocher les parties en conflit et amorcer un processus de dialogue à double objectif. A ce propos, et au point de vue algérien qui est conforté par tous ceux qui au Maghreb, au Sahel et dans le monde considèrent qu’il n’y a pas d’alternative militaire sérieuse pour mettre fin au chaos libyen, la première finalité est d’aider tous les Libyens de bonne volonté à se doter d’un cadre de concertation leur permettant de sortir leur pays du bourbier dans lequel il se trouve.  Si ces Libyens de bonne volonté se sont rendus à Genève, pour un premier contact, puis au Maroc pour un deuxième, et enfin à Alger, pour un troisième, c’est qu’il y a de la marge pour que le bon sens politique l’emporte sur la logique de la mitraille et de la terre brûlée. La deuxième finalité, et elle n’est pas exclusive de la première, est de tout tenter, politiquement, pour empêcher les groupes extrémistes de proliférer dans le pays. On pense à Daech en particulier dont le mode opératoire vise clairement à provoquer les Etats voisins de la Libye et les Occidentaux capables de monter une opération d’intervention militaire d’envergure et couverte par le Conseil de sécurité de l’ONU. Et les pousser à une réaction qui servirait ses scénarios d’ajouter au chaos actuel la confusion que créerait une ingérence internationale, qui plus est occidentale, dans l’esprit de Libyens ; et, après coup, les inciter à se réfugier dans le giron des adeptes du califat autoproclamé. A ce propos, le chercheur français Pierre-Jean Luizard voit juste quand il affirme à un certain niveau d’analyse que le groupe d’Al Baghdadi, dont l’ambition du califale est de recruter partout dans le monde musulman - et en particulier dans les pays où les Etats sont comme en Syrie, en Irak et Libye en situation d’effondrement - joue sur les « pires phobies » des Occidentaux.

Ne pas tomber dans le piège des groupes terroristes L’«Etat islamique» ou ses filiales le font, explique-t-il, en multipliant les provocations macabres comme de décapiter des coptes égyptiens en Libye, en détruisant des statues assyriennes au musée de Mossoul ou en enlevant des chrétiens assyriens. Ils poussent à « une réaction militaire dans l’urgence » qui ferait apparaître les « Occidentaux, Français et Italiens, comme les héritiers du colonialisme ». « J’espère que nos dirigeants auront la sagesse de réfléchir avant une telle aventure. Si nous tombons dans ce piège, l’EI n’aura aucun mal à rallier tous les groupes djihadistes libyens, comme cela s’est produit en Irak. Il réussira à les fédérer et, une fois de plus, il aura l’image de celui qui a porté le fer contre les anciennes puissances coloniales », ajoute avec pertinence le chercheur français. Sous cet éclairage, on comprend mieux la portée des déclarations, hier, du ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines. Abdelkader Messahel a affirmé que la réunion hier à Alger des chefs de partis et militants politiques libyens constituait un « point de départ prometteur » pour la réalisation du consensus national auquel aspire le peuple libyen. Le ministre diplomate algérien a raison d’estimer que cette réunion représente «une solution qui jette les bases pour davantage de stabilité et permet à la Libye de lutter efficacement contre le terrorisme». On comprend mieux aussi le sens des mots prononcés par l'envoyé spécial de la Ligue arabe pour la Libye, Nacer Al-Qodwa, qui a dit qu'« une solution politique était nécessaire en Libye afin d'éviter une détérioration de la situation » dans ce pays. Enfin, on saisit bien aussi pourquoi les Nations unies via leur envoyé spécial pour la Libye, Bernardino Leon, qui a affirmé hier que la rencontre d’Alger est « un forum politique crucial qui doit jouer un rôle important dans le processus politique en Libye », ne reculent devant aucune initiative qui servirait la solution politique dans ce pays où, hormis les groupes terroristes, il existe aussi des groupes politiques qui, par calcul de puissance et de leadership sur d’autres groupes, souhaitent une intervention militaire étrangère. A ce propos, et pour rappel, 7 des 15 membres du Conseil de sécurité ont bloqué lundi dernier une demande du gouvernement libyen de déroger à l'embargo sur les armes pour lui permettre de mieux lutter contre les groupes djihadistes, ont indiqué lundi des diplomates. Cette demande libyenne d'exemption à l'embargo portait sur des dizaines d'hélicoptères, d'avions de combat et de tanks, ainsi que sur des milliers de fusils d'assaut avec leurs munitions. La Libye souhaitait acheter cet arsenal à l'Ukraine, à la Serbie et à la République tchèque.

Un long processus de dialogue Le Conseil s'était donné jusqu'à lundi après-midi pour une décision. Mais l'Espagne a demandé que la requête soit mise de côté en attendant le résultat des efforts de médiation de l'émissaire de l'ONU Bernardino Leon, qui tente de convaincre les factions libyennes de constituer un gouvernement d'union nationale. Il a en effet relevé hier que les différentes personnalités libyennes qui participent à la rencontre ont souligné que « la Libye n'a que deux options : l'accord politique (règlement de la crise) ou la destruction ». « Et nous savons très bien que la destruction n'est pas une option », a-t-il alerté. « On a eu énormément d'échanges avec les parties libyennes qui ont fait des suggestions et des propositions pour ce dialogue politique », a-t-il encore indiqué, se disant sûr que les participants à la rencontre d'Alger vont « envoyer un message d'encouragement au processus politique pour tous ceux qui négocient dans les autres groupes de travail ». Pour finir, l’envoyé onusien a relevé que la rencontre d’Alger « ne sera pas une réunion de deux jours», mais ce sera un « processus qui commence et qui doit être constamment lié aux autres groupes de négociation ».

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Sur instruction du Premier ministre, le wali de Constantine a présidé récemment une réunion de l’exécutif, à laquelle ont assisté les secrétaires généraux des ministères des Travaux publics, de l’Agriculture, des Ressources en eau, le directeur général de la Conservation des forêts et des élus locaux. Ordre du jour : « Décrasser la ville qui croule sous un monticule de détritus ». Chantier à ciel ouvert, la ville, qui se prépare tambour battant à accueillir le 16 avril l’événement « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 », croule sous des montagnes d’ordures de tout genre. Décharges sauvages, gravas solides entassés au pied des immeubles, avaloirs éventrés, sachets noirs accrochés aux arbres… le spectacle qu’offre la ville que l’on veut accueillante, est repoussant. Les pouvoir publics, engagés dans une vaste campagne de nettoiement, en perspective de la manifestation qui retient depuis des mois toutes les attentions, ne disposent en fait que de quelques semaines pour ficeler un plan d’action fiable en ce sens et ainsi espérer débarrasser la ville de milliers de tonnes d’ordures enlaidissant la capitale de l’Est.

Trois ministères mobilisés La rencontre, tenue dimanche au siège administratif de la wilaya de Constantine, « a été instruite, ont soutenu les SG des trois ministères, par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal ». Selon ces derniers, M. Sellal « a demandé aux représentants des seize wilayas de l’Est d’être à la disposition de Constantine dans le cadre de l’opération de nettoiement en prévision de la manifestation ‘‘Constantine, capitale de la culture arabe 2015’’ ». Aussi, a indiqué dans ce sens Hocine Ouadah, « les directions de wilaya (des ministères) concernées des seize wilayas de la région est du pays sont mobilisées pour prêter mainforte aux services de la commune de Constantine ». Un rapport portant à ce titre sur les besoins de la ville à été présenté à cette occasion. L’on saura ainsi que la commune de Constantine aura, à elle seule, selon le SG de l’APC, des besoins incommensurables en engins et employés pour venir à bout « de plus 11 000 tonnes de déchets solides », amassés à travers huit sites, où étaient implantés les anciens bidonvilles, dont les habitants ont été relogés. Le wali, qui a instruit les élus « d’occuper le terrain » en identifiant et ficelant « les missions à accomplir », a demandé à ces derniers « d’accompagner et guider les équipes venues des autres wilayas pour parachever les opérations d’embellissement de la ville et de traitement de l’environnement urbain ». Par ailleurs, le chef de l’exécutif a donné jusqu’à la fin du mois en cours aux services d’Algérie Télécom, de Sonelgaz et de la Seaco (Société des eaux et de l’assainissement de Constantine) pour rétablir la chaussée dans son état d’origine. Le chef de l’exécutif a jugé « timide » l’intervention de ces services en question. Rappelons, en outre, que cette campagne de « lifting » n’est pas la première du genre, puisque l’APC du chef-lieu de wilaya a mobilisé le mois dernier plus de cent agents pour une vaste opération de collecte des déchets ménagers qui devait toucher les cités Sidi M’cid, Hadjrat Ben Arous, la rue des Maquisards, l’avenue Rahmani-Achour (ex-Bardo) et le quartier de la Casbah. La direction de wilaya des travaux publics, de son côté, a organisé une opération du même genre avec l’appui des seize directions de l’Est.

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Les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estiment que les gouvernements ont le devoir d’imposer des réglementations strictes sur le bruit dans les lieux publics. Les autorités locales, en divers points de notre pays, à commencer par la capitale, devraient suivre à la lettre cette recommandation et, au moins, arrêter d’organiser des activités bruyantes sur la voie publique. Ces activités sont soumises à étude d’impact et donc pratiquement interdites par la loi algérienne, y compris le jour. La musique amplifiée - à Alger-centre, le volume est « à fond la caisse » lors des activités officielles ou de promotion commerciale - ainsi que l’exposition à des niveaux sonores trop élevés constituent des menaces sérieuses de troubles auditifs, a averti l’OMS. Mais dans notre pays, ces menaces sont ignorées par les autorités. Les personnes qui subissent les nuisances sonores sont ou seront concernées par des altérations parfois irréversibles de leur système auditif (cellules ciliées détruites), précise l’agence onusienne. Une exposition à des niveaux sonores trop élevés et de manière prolongée peut conduire à des dégâts de l’ouïe irréversibles. Dans son bilan, l’Agence européenne de l’environnement parle d’un « problème de santé publique » et cite des chiffres qui font peur : au niveau européen, les nuisances sonores génèrent environ 910 000 cas d’hypertension, dont 790 000 uniquement liés au trafic routier, et 10 000 morts précoces chaque année sur le continent. Un quart de la population européenne serait exposé à un niveau de décibels trop élevé, qui peut entraîner des crises cardiaques et des AVC prématurés, en plus du stress, des insomnies ou de l’hypertension. Pour cet organisme, «c’est à partir de 55 décibels que la pollution sonore permanente liée au trafic routier peut entraîner des problématiques de santé, mais également sociétales, puisque le rapport considère également que ce bruit peut rendre plus complexe l’apprentissage des enfants». Une directive européenne oblige dorénavant les autorités compétentes à établir des cartes du bruit et mettre en place des plans de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE). La lutte contre les nuisances sonores, complètement ignorée chez nous, fait l’objet d’un projet de plan qui sera soumis au Conseil de Paris le 16 mars prochain. L’hebdomadaire français le Journal du dimanche (JDD) a publié une carte des nuisances sonores en 2015 à Paris qui sert de base de données à la Ville pour ce projet. La version finale PPBE doit être adoptée en septembre 2015, jusqu’en 2020. D’après le JDD, « la ville entend agir sur trois axes : évaluation, sensibilisation, et action ». Le nombre de stations de mesures du bruit, qui sont inconnues chez nous, va passer, à Paris, de 5 à 8. La capitale française programme une campagne de mesure des émissions sonores des deux roues. Dans plusieurs villes algériennes, les motos provoquent un boucan de jour et de nuit insupportable à cause du comportement incivique des utilisateurs ou de dispositifs d’échappement dégradés ou non conformes. En France, c’est le code de santé publique qui régit les nuisances sonores : « Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme [...]». Les spécialistes font remarquer que «l’un de ces trois critères suffit à constituer un trouble de voisinage, qu’elles qu’en soient les circonstances, même si l’immeuble est mal isolé ou qu’il n’y a pas de faute avérée et quelle que soit l’heure du jour et de la nuit (le délit pour tapage diurne existe bel et bien)». Le constat est facile : les agents assermentés n’ont besoin d’aucune mesure acoustique, une constatation auditive suffit. Toujours en France, «le tapage nocturne concerne tout bruit perçu d’une habitation à l’autre ou en provenance de la voie publique. Les officiers ou agents de police judiciaire (gendarmerie ou commissariat) sont habilités à constater l’infraction pour tapage nocturne ». Le tapage diurne, de jour, est tout aussi réprimé. La loi sur l’environnement comprend des dispositions concernant les nuisances sonores, mais elles ne sont pas appliquées. D’autres dispositions sont envisagées dans le futur Code de la santé publique. Seront-elles respectées ?

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« Dialogue avec la création » est le titre de l’exposition d’arts plastiques mettant en relief le travail de l’artiste-peintre Lynda Bougherara, présente jusqu’au 20 mars à la galerie Sacré Art (Alger-Centre). Au cours de cette exposition, organisée par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), la plasticienne a présenté quelques soixante-dix œuvres ainsi qu’une quinzaine de livres peints. L’exposition se décline sous trois techniques, à savoir le travail avec un support en matière végétale, des gravures et des aquarelles aux pigments et à l’encre. « Je transforme les végétaux et les algues en papier », a indiqué l’artiste, ajoutant : « Comme je touche un peu à tout, je voulais présenter toutes ces séries et montrer les étapes par lesquelles je suis passée. » L’artiste, qui travaille surtout avec des pigments et des végétaux qu’elle traite, a surtout mis en exergue, selon ses termes, « le côté merveilleux et précieux, mais aussi fragile du papier». « Ce sont des heures de travail et chaque papier réagit autrement. Cette aventure me donne l’impression d’être une peintre universelle», a confié l’exposante, qui « veut redonner la parole au végétal ». « C’est une histoire de mots, de paroles sans qu’il y ait le verbe. J’ai l’impression de dialoguer avec cette matière », a ajouté l’artiste, qui malgré qu’elle se sent très à l’aise dans la toile, préfère le papier végétal ou fabriqué à partir des algues, une technique qu’elle a apprise lors d’un atelier-résidence organisé par Marie-Jeanne Lorrente, une artiste française spécialiste du papier et qui a regroupé des artistes de plusieurs nationalités. La collection exposée comprend les séries intitulées Ombre du désert, Les ruines, Lumière d’Alger, des encres et pigments sur papier Afriqu’Art Sculpture, réalisée selon la technique papier végétal, papier d’algues et pigments, et Entre terre et mer, papier végétal et papier d’algues. La série Ombre du désert, réalisée en 2013, comprend treize œuvres portant le titre de la série et mettant en valeur la grandeur du désert. La série Lumière d’Alger évoque la beauté d’Alger, particulièrement sa lumière particulière et ses couleurs. Afriqu’Art Sculpture est constituée d’œuvres à trois dimensions portant les titres Africaine de sang, Africaine de mer, Africaine meurtrie et Africaine de terre. Entre terre et mer comprend des dessins portant le même titre que la série, ainsi que celles intitulées Champs de coquelicots, Palmeraie d’algues, Danse des ancêtres, sans oublier Esprit volant, une installation en papier végétal. Lynda Bougherara a aussi exposé une quinzaine de livres peints ornant des textes des écrivains Tahar Djaout et Kateb Yacine ou des poètes Gibran Khalil Gibran (Liban), Tahar Bekri (Tunisie) ou Ibn Al Labana (Andalousie). « Lynda Bougherara y puise la matière qu’elle remodèle à l’image de son fantasme, de son imaginaire pour nous la restituer, utilisant les pigments ramassés. (…) Couleurs chaudes, ocres, rouges, orangées, couleurs de braise tel un volcan en éruption desservant ses laves brûlantes sur une toile en mal d’amour. Couleurs froides réajustées avec du minéral pour laisser les aquarelles s’envoler », est-il écrit dans le catalogue consacré à cette exposition.

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Le Mercedes Zetros 6x6, véhicule militaire en version de transport de troupes, est le dernier modèle de camion sorti hier de l’usine de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) de Rouiba (Alger), dans le cadre du partenariat algéro-germano-émirati. Dans un communiqué rendu public hier, la SNVI informe que « la cérémonie de sortie du véhicule a été présidée par le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), au niveau du siège de la Société algérienne pour la production de poids lourds de marque Mercedes-Benz Rouiba (SAPPL-MB), en présence des représentants des partenaires allemand et émirati ». Ce nouveau modèle a été précédé par la sortie en avril 2014 de l'Actros 2041S et qui, comme lui, devra être livré au ministère de la Défense nationale. « La sortie de ce camion militaire est le couronnement d'un processus devant aboutir à la satisfaction de l'essentiel des besoins nationaux en moyens de transport routier selon un assortiment et une qualité strictement identique à celle prévalant au niveau du groupe Daimler », informe le communiqué. La SAPPL-MB, créée en 2012 avec un capital de 103 millions d'euros, est détenue à 51% par la partie algérienne à travers la SNVI (34%) et le ministère de la Défense nationale (17%), et à 49% par l'émirati Aabar, tandis que l'allemand Daimler/Mercedes-Benz en est le partenaire technologique. Trois sociétés à capitaux mixtes avaient été créées en juillet 2012 dans le cadre de la mise en œuvre de protocoles d'accords algéro-germano-émiratis pour le développement de l'industrie mécanique nationale. Il s'agit de la Société algérienne de production de poids lourds de marque Mercedes-Benz/SPA Rouiba, de celle de fabrication de véhicules de marque Mercedes-Benz/SPA/Tiaret et de celle de fabrication de moteurs de marque allemande (Mercedes-Benz, Deutz et MTU) SPA/Oued Hamimine (Constantine). La concrétisation de ce projet constitue « l’une des facettes du plan de relance économique »,a-t-on expliqué lors de cette inauguration. Ainsi, la Société algérienne pour la production de poids lourds de marque Mercedes-Benz Rouiba (SAPPL-MB va livrer une première commande de 35 véhicules de ce type au ministère de la Défense nationale (MDN), a indiqué pour sa part le président du conseil d’administration de cette société mixte, Hamoud Tazrouti. Il est également prévu la livraison, en 2015 et 2016, de 1296 véhicules Zetros de toutes gammes au MDN, a-t-il ajouté, soulignant que c’est la première fois que le constructeur allemand Mercedes-Benz produit en CKD (Complete Knock down) ce type de camions dans le monde. Pour sa part, le Général major, Rachid Chouaki, directeur des fabrications militaires au MDN, a indiqué que ce projet, qui devrait générer, d’ici cinq ans, près de 3000 emplois, s’inscrit dans le cadre de la relance de la filière mécanique nationale. L'usine de Rouiba, dont la production est destinée à satisfaire les besoins du marché national, dont notamment les institutions militaires, les entreprises publiques ainsi que le secteur privé, atteindra en 2018 et 2019 quelque 15 000 camions, cars et bus par an. Inaugurée en octobre 2014, la capacité productive annuelle de l'usine d'Aïn Bouchekif (Tiaret) est de 6 000 véhicules de type Sprinter destinés à différents usages, et de 2 000 autres véhicules 4x4 Classe C tout-terrain de la catégorie G destinés aux fins militaires et paramilitaires. Quant à l'usine de Constantine (Oued Hamimine), elle devrait atteindre une capacité annuelle de production de 25 000 moteurs de cars.

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