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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 14 mars 2015

Selon le Centre pour la science et l’environnement (CSE, basé en Inde), le transport urbain, incontrôlé, provoque dans les grandes villes africaines une pollution atmosphérique qui constitue un des grands défis écologiques actuels. Des experts réunis récemment à Nairobi (Kenya) ont constaté que l’Afrique est très en retard dans la prise en compte de ce fléau, alors que ses impacts sont très préjudiciables sur la santé, l’environnement et l’économie. Les Algériens qui passent une partie de leurs journées dans les embouteillages au cours de leurs déplacements en véhicules en savent quelque chose. Les records de durée des trajets sont chaque jour battus à Alger et dans sa périphérie, ainsi que dans les autres grandes villes du pays. Les Algériens ont-ils une idée de la pollution atmosphérique créée par les gaz qui se dégagent du flot incessant de voitures,  camions et bus, roulant souvent au ralenti à cause des bouchons ? D’après un journaliste du site Ouestaf.News qui a participé à la réunion de Nairobi, un document du CSE, distribué à la presse à cette occasion, révèle que le contrôle efficace de la qualité de l’air dans les pays du Sud fait largement défaut. L’Algérie entre largement dans ce cas de figure. A Alger, par exemple, depuis que le réseau de surveillance de la qualité de l’air, appelé Samasafia (ciel pur), est à l’arrêt, aucune donnée ne permet de connaître le niveau de pollution atmosphérique. Le réseau avait été mis en place en 2002 à Alger puis étendu à Annaba, pour surveiller en continu la qualité de l’air. Il avait coûté autour d’un million de dollars, financé sur prêt de la Banque mondiale. Les dernières mesures remontent à août 2009. Aujourd’hui, plus aucune information n’est disponible concernant Samasafia sur le site de l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable (ONEDD), un organisme relevant du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, qui gérait le réseau. Or, on a besoin de savoir si les concentrations des polluants atmosphériques dépassent le seuil d’alerte. Il en va de la santé de la population et particulièrement de ses catégories les plus vulnérables. En octobre 2005, le conseil de gouvernement a adopté un décret définissant sur trois polluants - dioxyde d’azote, ozone, dioxyde de soufre - les valeurs limites, les seuils d’alerte et les objectifs de qualité de l’air, en cas de pollution atmosphérique. Une procédure d’information et d’alerte du public existe sur le papier, mais n’a jamais été appliquée. C’est le CSE, basé…en Inde, qui tire la sonnette d’alarme sur la pollution atmosphérique chez nous. Pour information, le CSE travaille sur les questions clés liées à l’environnement et au développement. Ses activités de recherche couvrent des sujets tels que la pollution de l’air, le changement climatique, le transport urbain durable, la mobilité et la sécurité routière, les questions en rapport avec l’eau (gestion des ressources, pollution et le traitement des eaux usées), la pollution industrielle, les énergies renouvelables et les éléments toxiques dans les aliments et l’environnement. Le CSE a été créé en 1980 par Anil Agarwal et est dirigé actuellement par Sunita Narain, deux scientifiques indiens de réputation mondiale.

Publié dans Environnement

Le théâtre des non-voyants, un rêve devenu réalité pour quatre non-voyants, et un défi que s’était lancé, en 1980, Sadek Ait Hamouda, animateur culturel et metteur en scène originaire de Tassaft, dans la commune d’Iboudrarene (Tizi-Ouzou), un petit village incrusté dans un écrin de chênes et faisant face à l’exceptionnel mont de Taletat. Rencontré à Tizi-Ouzou, M. Ait Hamouda, qui n’aime pas se mettre sous les feux de la rampe, se souvient que l’idée est née d’une rencontre avec un handicapé visuel, flûtiste, prénommé Messaoud. «Un jour Messaoud est venu me trouver pour me demander si je n’avais pas quelque chose pour lui dans le centre culturel de la défunte société nationale des industries chimiques (SNIC) où j’étais directeur et animateur culturel, j’étais loin de penser à ce moment-là que ça allait être le début d’une belle aventure", une aventure qui marque la première expérience algérienne du théâtre des non-voyants. L’idée du départ était d’intégrer Messaoud dans la troupe théâtrale de la SNIC, mais ayant remarqué que celui-ci se déplaçait aisément sur scène et n’avait aucune difficulté à se repérer, l’idée de travailler exclusivement avec des aveugles s’est progressivement imposée à M. Ait Hamouda qui a chargé Messaoud de trouver des handicapés visuels pour un projet théâtral exceptionnel. Très vite, la troupe se forma, composée de Messaoud le flûtiste, Zanoune un violoniste, Djamel et Loukil, et qui signe la naissance du théâtre des travailleurs handicapés (TTH). Tous les soirs, Sadek Ait Hamouda retrouvait sa troupe dans un dortoir, situé rue Bencheneb dans la basse Casbah (Alger), pour travailler sur une pièce intitulée Oued El Wayl, (le fleuve aux enfers), une triste et poignante pièce qui offrait un aperçu sur le monde des aveugles, "un bout de lumière pour les non-voyants et une façon de jeter à la face des voyants l’enfer vécu par ces handicapés visuels", dit-il. Abordant le travail sur scène avec les aveugles, M. Ait Hamouda se rappelle qu’au début des répétitions, il prenait les aveugles par la main pour les déplacer sur scène et leur apprendre certains gestes. "Mais, j’ai vite compris qu’il s’agit d’hommes et non pas de marionnettes", a-t-il relevé. Alors pour réussir le défi qu’il s’est imposé, il ne pouvait en aucun cas respecter les règles classiques du théâtre, "il fallait tout bouleverser au niveau technique et créer une nouvelle méthode de travail en commençant par éliminer la gestuelle des voyants". Messaoud et ses trois compagnons ont appris à mémoriser la scène et à se guider par la musique qui accompagnait les différents tableaux de la pièce. "Il était important pour moi que le non-voyant puisse se placer exactement au centre de la douche de lumière comme un voyant et voir mieux", se rappelle M. Ait Hamouda. Lorsque la pièce est jouée la première fois, des spectateurs lançaient des "attention ! " lorsqu'un comédien arrivait jusqu’au bout de la scène. Mais ce dernier savait quand il fallait s’arrêter, "les faire avancer jusqu’au proscenium, l’avant-scène, était un choix qui avait pour but de montrer qu’ils peuvent jouer comme des voyants", explique M. Ait Hamouda. Celui-ci a indiqué que "cette pièce a été jouée dans plusieurs villes du pays, entre Blida, Médéa, Hassi Messaoud, invité de l’ex-Alfor actuelle Enafor, le TNA en présence de grands metteurs en scène tels Abdelkader Alloula, Mohamed Benguettaf, Hadj Omar. On avait présenté la pièce plus de 128 fois". Elle avait permis aux non-voyants de comprendre que malgré leur handicap, ils pouvaient accéder à la création artistique dans ce genre (l’art dramatique) généralement réservé aux voyants", a relevé M. Ait Hamouda qui récidive, en 1983, en signant une deuxième pièce pour aveugles, intitulée "Al Mathoum" (l’inculpé). Sadek Ait Hamouda a écrit et mis en scène, dans les années 70 et 80, plusieurs pièces théâtrales dont "Si Moh U Mhand" et "L’araignée", adaptation de Mouloud Mammeri, "la révolution millénaire", "la famille maudite" et "chroniques d’exil" avec une troupe de jeunes émigrés de Saint- Etienne, dans la Loire, en France. En 2014, il signe un travail au théâtre régional de Tizi-Ouzou en montant le poème dramatique de Kateb Yacine, "Le vautour". Source: APS

Publié dans Culture

Depuis le plébiscite de Mohamed Bouallègue à la tête des Scouts musulmans algériens (SMA), lors de leur 11e congrès tenu fin janvier, l’organisation change de trajectoire et semble vouloir enterrer l’ère Benbrahem.

D’ailleurs depuis son élection, le nouveau commandant en chef des SMA ne cesse de répéter que son quinquennat « sera celui du retour au rôle naturel des scouts, loin de la politique et plus dans l’éducation civile et la solidarité ». Lors de la première session du Conseil national sous Bouallègue, tenue les 12 et 13 mars courant au camp international des SMA à Sidi Fredj (Alger), l’ordre du jour était « Stratégie et activité générale pour les quatre ans à venir et pour l’année en cours ». Il est clair que Bouallègue a entamé sa petite révolution au sein des SMA, et en guise de rupture, ce dernier multiplie les réformes et s’éloigne de plus en plus de la politique. Avis partagé par la majorité des militants. Rencontré sur place, lors de tenue de la session du conseil national, Djamel Tchekiken affirme «que nous sommes en train de voir les prémices du changement ». Ce vétéran de l’organisation et fin observateur de son évolution depuis une cinquantaine d’années s’enthousiasme aussi du fait que les scouts reviennent à leur rôle naturel. « Cette cession est la première pour notre commandant en chef en poste, mais c’est la 28e pour l’organisation et je suis plus qu’heureux de voir que nous allons nous en tenir aux principes des scouts, loin de tout calcul partisan ». La nouvelle feuille de route des SMA place la jeunesse au centre de l’instance organique. En effet, sur les dix-huit membres que compte le bureau du commandement général, 50% sont désormais occupés par des jeunes qui ont entre 23 et 34 ans. « La jeunesse représente l’avenir des SMA, mais c’est aussi elle qui marque le chemin parcouru depuis la création de l’organisation », a déclaré, pour sa part, le commandant en chef. Les réformes entreprises par ce dernier semblent satisfaire et plaire. « Ce qu’il faut retenir, c’est que nous sommes en train de regarder vers l’avenir, avec la certitude que notre avenir sera meilleur, puisque les jeunes qui sont aujourd’hui dans nos instances sont passés par toutes les cases de formation qu’offre notre organisation et j’en suis moi-même un exemple », affirme Adel Nessakh, membre de la direction générale et responsable national d’une section de scouts. Les jeunes scouts semblent avoir confiance en l’avenir de leur organisation, mais les vétérans aussi sont ravis du virage qu’entreprend cette association d’intérêt public. Lors de la conférence qu’il a animée, au forum du quotidien d’El Moudjahid, quelques jours après son élection, le commandant en chef avait émis le souhait d’entreprendre des partenariats nationaux à caractère social tels que la réinsertion des prisonniers mineurs. De son côté, le ministre de la Jeunesse, Adbelkader Khormi, a déclaré : « Je mettrais en œuvre tout ce qui est en mon pouvoir pour que cette organisation ait accès à toutes les facilités possibles». Plus généralement, les pouvoirs publics semblent plus enclins à apporter aide et soutien aux SMA.

Publié dans Der

Le directeur technique sportif du club de la ville des Hammadites regrette cette situation surtout que son équipe avait pour habitude de jouer ce genre de compétition continentale.   L’équipe seniors dames de volley-ball de l’ASBW Béjaïa ne participera pas finalement à la 25e édition du Championnat d’Afrique des clubs champions prévu du 27 mars au 7 avril en Egypte, la Fédération algérienne (FAVB) n’ayant pas officialisé la participation de cette équipe, a indiqué son directeur technique sportif. « Nous n’avons reçu aucun document officiel de la Fédération désignant notre participation au championnat d’Afrique », a précisé Djamel Cheurfa, mettant ainsi un terme aux informations de presse évoquant une participation de l’ASWB au prochain rendez-vous d’Egypte. En revanche, le GS Pétroliers, champion d’Algérie et tenant du titre africain, et le NR Chlef, seront bel et bien présents à ce rendez-vous continental. « Je suis vraiment étonné. Tout le monde en parle, mais nous n’avons rien reçu de la part de la Fédération. J’ai essayé de prendre contact avec ces responsables pour éclairer la situation, mais je n’ai pas pu les joindre », a-t-il déclaré. «Nous avons l’habitude de participer à des compétitions internationales qui font partie de notre programme de préparation, mais cette fois-ci les choses ne sont pas claires. D’ailleurs, les filles sont actuellement au repos d’autant plus que c’est la période des examens », a-t-il ajouté. De son côté, le président de la Fédération algérienne de volleyball, Okba Gougem, a confirmé à l’APS que l’ASW Béjaïa n’est pas concernée par le championnat d’Afrique des clubs champions. « Vu son classement au Championnat d’Algérie la saison passée, l’ASW Béjaïa n’est pas concernée par la compétition africaine. Ce club prendra part à cette compétition l’année prochaine, en sa qualité de vice-champion d’Algérie 2015 », a précisé le premier responsable de la FAVB.

Le NR Bordj Bou Arreridj signe sa 5e victoire de suite Chez les messieurs, le NR Bordj Bou Arréridj, déjà qualifié pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des clubs champions de volley-ball, a dominé la formation égyptienne d’Al Ahly sur le score de 3 sets à 0 (25-22, 25-23, 25-23) jeudi à Sousse (Tunisie) en match comptant pour la cinquième et dernière journée de la phase de groupes. Avec cette victoire, la cinquième de suite en autant de matchs, le NR Bordj Bou Arréridj prend la tête du groupe C avec 14 points devant son adversaire du jour (12 pts) qui n’avait concédé aucun set lors des quatre premiers matchs joués. L’Etoile de Sétif, le second représentant algérien, s’est également qualifié pour les quarts de finale du championnat d’Afrique des clubs champions de volley-ball messieurs, grâce à sa victoire contre les Libyens du Ahly Benghazi sur le score de 3 sets à 1 (25-18, 25-17, 18-25, 25-21) lors d’un match disputé à la mi-journée dans le groupe D. Au total, sept clubs ont assuré leur qualification pour les quarts de finale de la compétition : l’Etoile du Sahel (club organisateur) et l’IR Tanger du Maroc (Poule A), Zamalek (Poule B), Al Ahly d’Egypte et NR Bordj Bou Arréridj (Poule C), Smouha d’Egypte et Etoile Sétif (Poule D). Le dernier ticket pour les quarts de finale s’est joué jeudi entre l’Espérance de Tunis et les FAR du Maroc (Poule B).

Publié dans Sports

Notre pays célèbre chaque 14 du mois de mars la Journée nationale du handicapé. Une occasion pour chacun de nous d’évoquer les souffrances vécues par nos concitoyens aux besoins spécifiques. Chaque année, les jours passent sans qu’une prise en charge réelle de cette frange de la société ne soit effective. L’Etat s’est engagé à assurer le bien-être de tous les Algériens et considère la protection et la promotion des personnes handicapées comme une priorité de son action dans le domaine de l’intégration sociale, laquelle appelle l’élimination de toutes les formes de discrimination et la prise en charge des besoins spécifiques des individus et des groupes faibles et vulnérables, que sont les personnes handicapées. Mais en dépit des discours, la réalité sur le terrain reste marquée par plusieurs insuffisances. Les participants à une journée d’étude sur les défis du handicapé dans la société ont abordé, mercredi dernier à Mostaganem, les moyens d’insertion socioprofessionnelle de ces personnes aux besoins spécifiques. Ainsi, le président de l’association de wilaya Soundous de lutte contre la pauvreté, Mansour Hatraf, a appelé à la création de postes d’emploi aux handicapés et à l’assistance de cette catégorie de citoyens dans la concrétisation des projets s’adaptant à leur infirmité, en les aidant à bénéficier des différents dispositifs de soutien à l’emploi. L’orateur a mis l’accent sur la nécessité de multiplier les centres d’adaptation des handicapés dans diverses spécialités et la réalisation d’établissements pédagogiques au profit de cette frange. Par ailleurs, les participants ont plaidé pour une valorisation de l’indemnité forfaitaire de solidarité (IFS), pour atteindre 8 000 DA, afin de les aider à acquérir des médicaments, dont les prix sont très élevés. La responsable du bureau d’assistance sociale à la DAS a souligné que 3 563 personnes qui ont un taux de handicap de 100% perçoivent cette indemnité mensuelle de 4 000 DA et bénéficient d’une couverture sociale. 7 235 personnes ayant un taux de handicap inférieur à 100% perçoivent, quant à elles, une prime de 3 000 DA. Mis à part le don de chaises roulantes, aucun des droits revendiqués depuis toujours par les handicapés n’a été concrétisé sur le terrain. Aucun ne pourrait prouver le contraire. Ces oubliés de la société, à travers des rencontres initiées ici et là, ne cessent de revendiquer la revalorisation de la pension et la facilitation de l’accès au travail, aux soins et au logement.

Des revendications en attente… Le ministère de la Solidarité nationale célèbre cette journée à sa manière, lui qui semble ignorer qu’en dépit de tout, le handicapé a besoin avant toute autre chose d’être reconnu comme étant un citoyen à part entière. Mis à part le don de fauteuils roulants, aucun des droits revendiqués depuis toujours par les handicapés n’a trouvé une oreille attentive. Ces oubliés de la société, à travers des rencontres initiées ici et là, ne cessent de revendiquer la revalorisation de la pension, la facilitation de l’accès au travail, aux soins et au logement. Ils revendiquent aussi l’aménagement des espaces publics de façon à leur assurer une certaine mobilité. Ce qui leur ouvrira grandes les portes d’accès au monde de l’éducation notamment. Ils appellent l’Etat à améliorer leurs conditions de vie. Cette frange de la société est dépourvue des droits les plus élémentaires. « Même l’allocation qui nous est allouée n’est pas versée de manière régulière », estiment-ils. Disons que l’Etat a consacré depuis plusieurs années une pension mensuelle qui était de 3 000 DA. A partir de 2007, cette somme a été augmentée de 1 000 DA, pour passer à 4 000 DA, en attendant qu’elle soit ramenée à 8 000 DA, comme annoncé en juin dernier par Mounia Meslem, ministre de la Solidarité nationale, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Une question s’impose d’elle-même : est-ce que ça répond à toutes les dépenses du handicapé, lui qui est appelé à assumer parfois deux fois plus de frais qu’une personne valide ? Même la fameuse « carte bleue du handicapé », qui initialement devait garantir la gratuité du transport public, est presque inutile, tant que ce service est assuré par le privé. Cette carte n’offre pas non plus des soins gratuits du fait que le handicapé est souvent envoyé dans des cliniques privées qui n’ont pas signé de convention avec les caisses d’assurances pour pouvoir se faire rembourser. Au plan de la réinsertion professionnelle, force est de constater que le handicapé en Algérie ne dispose que d’un « choix ». Si ce n’est pas pour gérer un kiosque multiservices, c’est travailler comme agent de standard téléphonique dans une administration. Notre pays a au moins une raison de gâter ses handicapés : ils sont les seuls sportifs capables d’exploits internationaux. Eux qui ont de tout temps su se distinguer lors des différentes rencontres sportives, même au plus haut niveau.

Un environnement quotidien hostile Les enfants eux aussi ne sont pas en reste. Ceux-ci sont condamnés à l’inactivité faute de pouvoir se déplacer et d’être pris en charge. La ville ou le village leur sont devenus des milieux dangereux, où la moindre sortie relève du parcours du combattant. Rien n’est fait pour les intégrer, alors beaucoup d’entre eux ne sortent plus. Même se rendre à l’école, dans la plupart des contrées, n’est pas à la portée de tous les parents. D’un côté, l’on mise sur les 100% de leur scolarisation, d’un autre côté, rien n’est fait pour que ces enfants jouissent des mêmes conditions et avantages que les autres enfants. L’application des lois fait défaut. Qu’ils soient hommes, femmes ou enfants, les handicapés ne manquent aucune occasion de clamer que « le problème n’est pas tant leur handicap, qu’ils ont appris à accepter », mais plutôt l’environnement dans lequel ils évoluent au quotidien. Un environnement, qui à leurs dires, « les marginalise ». « Car si une personne invalide peut réussir à oublier son handicap, les boutiques, les trottoirs, les administrations vont vite le lui rappeler », indiquent-ils. Cette catégorie aux besoins spécifiques espère que le décret du 11 décembre 2006, qui prévoit notamment l’aménagement des bâtiments publics, des logements situés au premier niveau des habitations ou encore des voies réservées aux piétons, soit appliqué dans sa totalité, car « sur le terrain rien de cela n’est effectif », insistent-ils encore. Afin de permettre à cette frange sociale de vivre dans la dignité, il faut que l’Etat intervienne dans l’urgence pour améliorer ses conditions de vie en l’intégrant dans le monde du travail ainsi que celui de la formation professionnelle et l’aide à subvenir à ses besoins. La société elle aussi est censée apprendre à respecter ces handicapés qui dans la plupart des cas se voient refouler même par les proches, amis et voisins. La reconnaissance de la dignité des personnes handicapées, c’est avant tout leur reconnaissance comme membres à part entière de la communauté nationale.

« SORTIR » DE LA VISION CARITATIVE Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Algérie compterait environ 1,5 million de handicapés. Un chiffre que la Fédération algérienne des personnes handicapées (FAPH) accentue. Sa présidente, Mme Atika Mammeri, invitée récemment par la Chaîne III de la Radio nationale, a révélé le nombre de trois millions de personnes handicapées qui continuent à être confrontées à de grosses difficultés, en dépit d’une législation leur permettant certains avantages. « Dans les faits, en raison notamment de l’absence de mécanismes pour bénéficier de ces lois, ceux-ci restent marginalisés », a déploré d’emblée Mme Atika Mammeri. Plus explicite, elle a cité à titre d’illustration l’absence de structures scolaires pour enfants handicapés et l’impossibilité pour certains « retenus à la maison » de pouvoir entrer en contact avec leurs semblables, elle considère qu’il s’agit là d’une situation « scandaleuse » et d’atteinte aux droits de l’homme. La présidente de la FAPH s’est par ailleurs dite « déçue » de l’absence d’une « loi d’orientation » permettant, selon elle, de définir ce que l’Algérie entend concrètement mettre en œuvre pour assister ses handicapés. « Une telle loi n’existe pas. Il y a bien des textes donnant une définition des personnes handicapées, mais ceux-ci demandent à être mis en conformité avec le contenu de la Convention internationale des personnes souffrant de handicaps », a-t-elle asséné. Plus loin, Mme Atika Mammeri a relevé que l’approche vis-à-vis des personnes handicapées a changé dans le monde. « On considère, désormais, que l’assistance à leur apporter ne relève plus d’une vision caritative, mais d’une question inhérente aux droits de l’homme, en ce sens, poursuit-elle, que celles-ci doivent pouvoir jouir pleinement de leur citoyenneté et avoir accès à tous les services dont bénéficient les autres nationaux », a-t-elle affirmé dans ce cadre. Pour la présidente de la Fédération nationale des handicapés, ceux-ci doivent bénéficier de facilités pour, qu’à travers des moyens d’aménagements spécifiques, ils puissent accéder à leur environnement et pour être insérés au sein de la société, se voir proposer des facilités de scolarisation et de formation professionnelle, d’accès aux postes de travail, entre autres. « Ce qui n’est pas le cas présentement », a-t-elle regretté. Rappelant l’existence d’un Conseil national consultatif pour les handicapés au niveau du ministère de la Solidarité, l’invitée de la Chaîne III a estimé difficile pour celui-ci de faire des propositions parce que « pas assez autonome ». Ce même conseil est, a-t-elle explicité, comme « neutralisé » dans ses actions. C’est pourquoi Mme Mammeri a plaidé pour la création d’un Conseil consultatif autonome où seront représentées les ONG de handicapés, travaillant étroitement avec divers ministères, « dans un esprit de concertation et où ces dernières seraient une force de propositions pour les pouvoirs publics ».

Publié dans Région

A l’invitation du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Arnaud Montebourg a rencontré, jeudi dernier, les chefs d’entreprise conglomérés dans l’organisation patronale en tant que... chef d’entreprise et entrepreneur auxquels il a assuré que sa présence en Algérie ne revêtait aucun caractère politique, encore moins qu’il avait de mandat particulier, bien que, la veille, il ait dîné avec le Premier ministre Abdelmalek Sellal et Ali Haddad - président du FCE -, au cours d’une réception en son honneur, et qu’hier, lors de son escale oranaise, il s’est rendu au site de Renault Algérie Production.

A la tête de « les Equipes du Made in France », un cabinet d’ingénierie entrepreneuriale et, accessoirement, de lobbying, l’ancien ministre « rebelle » de l’Economie dans le gouvernement Valls n’a pas attendu l’immatriculation de sa société au registre de commerce de Paris pour commencer son travail de prospection des opportunités d’affaires entre l’Algérie et la France ; une première mission de bons offices en sa qualité de «militant de l’alliance franco-algérienne», selon ses propres termes. M. Montebourg, entouré du vice-président du FCE, B. Benabdeslam, et de leurs convives, majoritairement des entrepreneurs et des patrons algériens et un peu moins français, était venu défendre un « renforcement de l’alliance industrielle » entre les deux pays, à l’essor de laquelle il avait pris part avec Cherif Rahmani, alors au portefeuille de l’Industrie. Une alliance qui serait dotée d’une « stratégie de production commune » portée par un rapprochement des PME des deux rives. Sans en préciser les mécanismes qui restent à définir, M. Montebourg plaide pour un « savant mélange des capitaux et des travailleurs algériens et français » qu’il souhaiterait voir « s’engager ensemble dans la coproduction et la colocalisation ». De quoi s’agit-il ? « Aujourd’hui, la mondialisation nous permet le partage du travail : au Nord, nous disposons de la maîtrise des technologies, alors que le Sud possède un coût de production moins élevé, du coup, une alliance de PME Nord-Sud peut faire des étincelles dans les marchés par l’acquisition d’une compétitivité que le Nord est en train de perdre et que le Sud n’a pas », a argumenté M. Montebourg.

Échange de bons procédés Dans le sillage de ce que Jean-Louis Levet, haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, a déjà dit et fait, Arnaud Montebourg, qui laisse entrevoir le fond de sa pensée, compte beaucoup « sur la nouvelle génération d’entrepreneurs algériens, le ferment du changement », pour nouer des accords avec des PME françaises et, inversement, pour s’attaquer au marché africain ou s’essayer au marché européen, selon la rive dans laquelle les uns et les autres se trouvent. « Un pont humain existe entre l’Algérie et la France, et nous devons nous en servir pour la prospérité des deux rives [...] Nous allons investir beaucoup dans la formation des ressources humaines, spécialement dans le domaine des technologies, et à partir de là, nouer des partenariats Nord-Sud à travers des alliances capitalistiques ou des implantations d’entreprises françaises en Algérie et vice versa. Une alliance d’égal à égal et réciproque », a-t-il précisé, en affichant sa conviction que si l’Algérie, dont le développement socioéconomique dépend «excessivement des hydrocarbures », a décidé de diversifier son économie, c’est parce que c’est devenu une « nécessité publique », au même titre qu’entreprendre est devenu un « choix culturel ». L’ancien ministre français de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique est « heureux » de voir des mastodontes français du CAC 40 répondre à l’investissement public algérien en se montrant toujours prompts à répondre aux avis d’appel d’offres et quelquefois les remporter, mais il serait «encore plus heureux de voir davantage de PME françaises activer dans le marché algérien», au-delà des 500 entreprises répertoriées jusque-là. Une nouvelle fois, il défend ce que le Sud et le Nord ont comme atouts complémentaires, et affirme que la « colocalisation » reste une alternative viable qui permettrait à l’Algérie de créer plus d’emplois et à la France de maintenir les siens.

Made in... Père attitré de la « marinière » qu’il a remis au goût du jour en lançant la campagne «made in France », qui a fait des émules d’ailleurs en Algérie, Arnaud Montebourg a néanmoins insisté sur la distinction qu’il y a lieu de faire entre « patriotisme économique» et « nationalisme », se défendant d’être du second bord ! Le patriotisme, au contraire du nationalisme, n’empêche pas d’être « fier du produit fabriqué et d’être ouvert sur le monde, notre économie est ouverte aux entreprises algériennes. L’économie, c’est dans les deux sens. Nous avons vu de grands groupes reprendre des entreprises en difficulté en France et sauver des emplois - allusion à Cevital et son rachat des sociétés Oxxo et Fagor-Brandt - de même que nous avons vu de grands groupes français colocaliser et coproduire en Algérie - référence à Renault», a-t-il souligné. En écho, son hôte, M. Benabdeslam, saisit la balle au bond pour révéler le label créé par le FCE afin de promouvoir le « made in Algeria », mais en l’appelant « Origine Algérie garantie », histoire de ne pas marcher sur les plates-bandes de l’opération éponyme du gouvernement. L’objectif, vendre algérien, consommer algérien et, avant tout, produire algérien, sachant que le « produit algérien », par sa définition, ne repose plus sur le taux d’intégration, mais sur sa territorialité, dans la mesure où sa fabrication participe à la création de valeur, de l’emploi et du développement local à travers sa contribution au Trésor. L’autre objectif défendu, c’est au moins se réapproprier le niveau de participation de l’industrie dans le produit intérieur brut qu’avait l’Algérie dans les années 1970, de l’ordre de 30% à l’époque, avant de se réduire à 13% dans la décennie 1980 et finir par fondre à 5% actuellement.

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C’est demain que s’ouvrira au tribunal criminel, près la cour d’Alger, le procès Sonatrach 1. Un procès qui captera certainement toute l’attention, d’autant qu’il s’agit d’une affaire dont l’instruction aura duré plus de cinq ans. Le scandale qui touche à la compagnie pétrolière nationale ouvrira donc le bal à une série de « grosses » affaires, dont la programmation est prévue pour la présente session criminelle. « Les pourvois en cassation ayant été récemment rejetés, toutes ces affaires (en suspens) sont désormais prêtes à être programmées lors des sessions du tribunal criminel, conformément à la loi », avait indiqué le ministre de la Justice, il y a quelques semaines, en marge d’une séance plénière à l’APN, citant les affaires Sonatrach, El Khalifa Bank et l’autoroute Est-Ouest. La justice aura-t-elle à s’affirmer en tant que pouvoir indépendant ? C’est le véritable défi à surmonter, au moment où les Algériens ne font plus confiance à leur système juridique et semblent inquiets de son instrumentalisation. Preuve en est, il suffit de tendre le micro dans les trottoirs pour s’apercevoir de cette réalité. Pourtant, l’ouverture d’un tel procès marque une nouvelle ère dans la justice, qui prend conscience de l’urgence de redorer son blason. Il faut rappeler qu’il s’agit de pas moins de 19 ex-responsables de la compagnie, dont l’ancien président-directeur général du groupe Sonatrach, Mohamed Reda Meziane, qui sont poursuivis dans l’affaire, notamment pour des faits liés à la corruption. Eclatée en août 2009, l’affaire est ouverte après que les officiers de la Police judiciaire du Département de renseignement et de sécurité (DRS) commençaient à enquêter sur trois marchés attribués de gré à gré. Le premier avec le bureau d’études privé CAD portant réaménagement du siège sis au boulevard Ghermoul, le second conclu avec la Spa Algeria Saipem Contracting (filiale de l’italienne Saipem) pour la réalisation du lot 3 du gazoduc GK3, tandis que le dernier avec la société allemande Contel Funkwerk concerne l’achat d’équipements de télésurveillance et de protection électronique.

PROCÈS POLITIQUES ? Les prévenus, dont 7 sont en détention et 12 autres en liberté, doivent répondre des chefs d’accusation d’« association de malfaiteurs », de « passation de marchés illégaux » et de « corruption ». Ils sont également poursuivis pour « blanchiment d’argent », « dilapidation de deniers publics et surfacturation », selon la même source. Parmi les personnes en détention se trouvent les deux enfants de l’ex-PDG de la compagnie, Réda et Fawzi, les trois vice-présidents Belkacem Boumediène, Benamar Zenasni et Mohamed Chawki Rahal. C’est dire l’importance des personnes impliquées dans cette affaire qui a défrayé la chronique des mois durant. Le procès ne sera donc pas une mince affaire exempte de déclarations parfois politiques et de prises de positions qui risquent de faire tomber d’autres têtes. Autre raison pour laquelle la justice se trouvera, dès demain, face à un test de vérité, la programmation de l’affaire El Khalifa Bank durant cette session criminelle. « L’enquête sur l’affaire El Khalifa se poursuit conformément aux procédures judiciaires », a indiqué Tayeb Louh, jeudi, au Sénat, ajoutant que le dossier est « inscrit au rôle de la présente session criminelle ». Extradé depuis le Royaume-Uni vers l’Algérie, le 24 décembre 2013, après avoir épuisé les recours introduits auprès de la justice britannique et la justice européenne, Abdelmoumene Rafik Khelifa, principal accusé dans cette affaire, croupit désormais en prison. L’enquête sur cette affaire a été ouverte en 2007 après que la Banque d’Algérie eut constaté un trou de 3,2 milliards de dinars dans la caisse principale d’El Khalifa Bank, faut-il le rappeler. Plus d’une année après, des spécialistes estiment que pour une aussi « lourde affaire », l’on est toujours dans des « délais normaux ». Pourtant, il faut dire que « plus on diffère » le jugement d’affaires pareilles, « plus on leur donne un caractère politique », reconnaissait maître Khaled Bourayou dans une déclaration. Le temps est-il venu pour en finir avec toutes ces affaires qui pèsent sur la justice algérienne ? La volonté, la transparence et la détermination d’aller vers la vérité des juges apporteront plus d’éléments de réponses, à commencer par l’affaire Sonatrach 1.

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Devenu un événement « traditionnel » du Festival international de la littérature et du livre de jeunesse (Feliv), l’édition 2015, programmée du 23 au 29 juillet, verra la relance du « concours de nouvelles », placé cette fois-ci sous la thématique du « retour ». Annoncé jeudi dernier, en précisant que « la date limite d’envoi des nouvelles est fixée au 6 juillet 2015 », le communiqué du commissariat du Feliv ajoute que les participants au concours, une compétition littéraire ouverte aux « Algériens et Algériennes (…) résidant en Algérie » et dont l’âge se situe de 18 à 30 ans, devront remettre avant la date limite, et en plus des informations relatives à leur identité (nom, prénom, date de naissance, adresse et coordonnées), une nouvelle totalement inédite et « jamais publiée » auparavant, composée d’un maximum de 15 000 signes. Texte à envoyer en trois exemplaires à l’adresse : concours de nouvelles / commissariat du Feliv / 11, rue des Cèdres, El Mouradia - Alger, ou directement par mail (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), les nouvelles pourront être écrites dans l’une des trois langues les plus courantes : arabe, tamazight ou français. Décrivant, par ailleurs, la thématique choisie comme étant « riche en récits, en contes, en légendes », offrant de ce fait « aux concurrents une large palette de situations », les organisateurs ajoutent en guise d’indication sur la thématique que le sujet, « le retour », qui est à percevoir au sens du « retour aux sources, aux origines », un sujet pouvant également être porteur « d’angoisse, d’énigmes, de peur, d’appréhensions multiples, quand il est urgent, inopiné ou tout simplement inévitable », pourrait à titre d’exemple évoquer un « retour à un lieu quitté (et) retrouvé, les changements qui se sont produits, la quête des repères, en bien ou en mal ». Départagé par un jury composé « d’écrivains, d’universitaires et de journalistes », l’annonce des lauréats, ainsi que la remise des récompenses, un chèque d’un montant de 100 000 dinars pour le premier prix, 80 000 DA pour le deuxième prix et 50 000 DA pour le troisième, devrait être organisée le 29 juillet, jour de clôture du huitième Festival international de la littérature et du livre de jeunesse (Feliv), ajoutent les organisateurs.

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Pas moins de 50 enseignants ont été formés à Oran en prévision du lancement d’une prochaine opération-pilote du tri sélectif à la source des déchets ménagers. « Ces enseignants sont appelés à devenir, par la suite, des formateurs dans leurs établissements scolaires respectifs, pour encadrer des actions pédagogiques au profit des élèves leur permettant d’acquérir des connaissances utiles en matière de tri sélectif à la source des déchets ménagers », a souligné à l’APS le directeur du bureau du R20 Oran, Rachid Bessaoud, en marge d’un atelier de formation d’un 2e groupe d’enseignants à l’école Frendi Mohamed, sise à la cité AADL pépinière. Issus de 26 établissements scolaires des trois paliers (primaire, moyen et secondaire), ces enseignants sont chargés d’expliquer aux élèves l’importance de cette opération, notamment dans la perspective de l’amélioration de la gestion des déchets ménagers, la préservation de l’environnement et la promotion de la création de projets de recyclage des déchets, a-t-il ajouté. Encadrés par ces enseignants, des élèves ont déjà initié nombre de projets pédagogiques, à travers des travaux manuels et des dessins et posters, traduisant leur implication dans cette démarche et leur capacité de sensibiliser leurs environnements sociaux, voire leurs familles et voisins, a-t-il soutenu. Dans ce cadre, deux quartiers-pilotes sont concernés par cette opération, lancée dans le cadre du partenariat entre le ministère de l’Aménagement du territoire et l’Environnement et le bureau de R20 Oran, à savoir les cités AADL pépinière et Akid Lotfi, sachant que les établissements ciblés par cette formation sont implantés dans ces deux agglomérations urbaines. Pour le lancement de l’opération, prévu avant la fin du premier semestre en cours, la majorité des dispositions ont été prises, souligne Rachid Bessaoud, notant l’acquisition, dernièrement, de bacs à ordures caractérisés par un système de séparation des déchets récupérés (verre, plastique, papier et métal). Ces bacs sont dotés d’affichettes indiquant le système de tri des déchets de chaque matière en arabe et en français, ainsi que par le biais de pictogrammes, a-t-il précisé, notant que trois camions consacrés à cette opération sont en voie d’acquisition. Par ailleurs, il est à relever que le circuit de gestion des déchets récupérés dans le cadre de cette opération comprend également le Centre d’enfouissement technique (CET) de Hassi Bounif, qui s’apprête à acquérir l’équipement nécessaire à cet effet. Menée avec le soutien de la direction de l’éducation d’Oran, la formation des enseignants se poursuivra en prévision de la généralisation de cette opération-pilote à d’autres quartiers de la wilaya. Dans cette même optique, d’autres cycles de formation sont prévus au profit des animateurs de la société civile, notamment les comités de quartiers concernés par ce projet-pilote, a conclu le même responsable. (APS)

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Le fossé se creuse davantage entre le ministère de l’Education et le Conseil national autonome du personnel enseignant des secteurs ternaires de l’éducation (Cnapeste). Ce dernier a décidé de maintenir sa grève illimitée, qui entre demain dans sa cinquième semaine et qui sera suivie, lundi prochain, par des sit-in devant les sièges des directions de l’éducation à travers le pays. Une décision qui a bouleversé les cartes du ministère, qui croyait que le Cnapeste a finalement compris qu’il devait mettre fin à son mouvement de protestation. Mais le syndicat, qui s’est lancé dans la radicalisation de son mouvement de protestation, affirme qu’il « n’est pas question de reprendre le chemin de l’école après quatre semaines de grève illimitée sans avoir réussi à faire aboutir la plateforme de revendications ». Le syndicat maintient sa grève, affirmant que le dialogue « autiste » engagé avec le ministère « n’a rien apporté de nouveau au secteur ». Les mouvements de protestation ne cessent de perturber les cours depuis le début du deuxième trimestre. Après la protestation des enseignants, une nouvelle grève risque d’être enclenchée à partir de demain par les élèves du cycle secondaire afin d’exiger le report des examens du deuxième trimestre. La ministre de l’Education, Mme Nouria Benghebrit, a été pourtant très claire sur cette question. « Les sujets des examens ne porteront que sur les cours effectivement dispensés, et les directeurs des établissements scolaires ont la liberté d’organiser les épreuves en fonction de la spécificité de chaque région. » Le ministère de l’Education fait à nouveau face à une situation délicate, après la grève du Cnapeste, dont la majorité écrasante des adhérents sont des enseignants du cycle secondaire. De leur côté, les coordinations des enseignants techniques des lycées techniques et les enseignants contractuels se démarquent de la position des syndicats de l’éducation, qui, selon eux, « n’ont pas défendu les intérêts de ces deux catégories et se contentent seulement de les utiliser comme bouclier ». Si le cas des enseignants contractuels est assez connu, celui des enseignants des lycées techniques l’est moins. A partir de 2008, les lycées techniques ont disparu et pas moins de 600 enseignants qui y travaillaient ont été transférés vers des lycées d’enseignement général. Mais le problème, c’est que les nouveaux postes ne sont pas au même échelon que ceux qu’ils occupaient dans les lycées techniques. Si le ministère de l’Education a affirmé récemment que le cas des enseignants techniques sera résolu dès le mois de juin prochain, ces derniers restent pessimistes et exigent une indemnisation de 600 000 dinars. Les enseignants en question contestent à la fois la position des syndicats de l’éducation, censés porter leur voix, et le ministère, qui « poursuit sa politique de marginalisation ».

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