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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 22 mars 2015

Les leaders des groupes A et B, le GS Pétroliers et le CR Baraki, gardent le cap, malgré leur défaite respective face au MS Saïda et à l’ES Aïn Touta, qui ne change pas grand-chose au classement général. Le GS Pétroliers et le CR Baraki sont toujours leaders respectivement des groupe A et B de la division Excellence de handball, et ne semblent pas vouloir lâcher prise malgré la concurrence de certaines formations. Ainsi, et dans le groupe A, le GSP a été battu par son concurrent direct, le MS Saïda, sur le score de 27 à 21. Malgré cela, les Pétroliers distancent toujours les gars de Saïda avec six longueurs d’avance. Les coéquipiers de Chahbour ne sont pas du tout affectés par cette défaite, étant donné qu’ils savent qu’il sera difficile pour les autres formations de les rattraper. Toujours dans ce groupe, la formation de la JSE Skikda a pris le meilleur sur le MB Tadjenant sur le score de 26 à 22, ce qui lui permet de prendre la deuxième place ex-æquo avec le MCS avec 18 points dans son escarcelle. Il est clair que les gars de Skikda souhaitent rester dans le sillage du leader pour jouer les trouble-fête. Pour sa part, l’O El Oued a disposé du CRB Mila sur le score de 29 à 27, soit avec deux buts d’écart seulement, ce qui prouve que le match a été très serré entre les deux formations. Enfin, il est à noter que le HBC El Biar a été exempt pour cette journée. Dans le groupe B, le CR Baraki a été également battu par son dauphin, l’ES Aïn Touta, par 25 à 20, mais cela ne l’empêche pas de garder le cap et de rester à la tête du groupe, même si l’écart se rétrécit à seulement deux points. Les gars de Baraki devraient donc faire très attention et se reprendre s’ils ne souhaitent pas se voir destituer de cette première place. Le CR Bordj Bou Arréridj, a, lui, frappé fort face au MC Oran qu’il a battu sur le score de 30 à 22. De son côté, le GS Boufarik a été battu par le HB Chelghoum Laïd sur le score de 30 à 26. Maghnia a été exempt de cette journée.

Publié dans Sports

En visite hier à la 18e édition du Salon international de l’automobile d’Alger, Amara Benyounès, ministre du Commerce, a mis l’accent sur la nécessité de rationaliser le marché de l’automobile. Pour le ministre, le pays est devenu « une aire de stockage de voitures ». De ce fait, a-t-il indiqué, « il est inadmissible de continuer sur ce rythme », plaidant pour « une rationalisation du marché des véhicules neufs ». M. Benyounès a fait savoir que les importations ont atteint 5,1 milliards de dollars en 2014. Cela représente un volume net de 400 000 véhicules. « Les concessionnaires sont conscients des énormes problèmes qui pourraient survenir et qui vont se greffer aux contraintes qui règnent actuellement. C’est la raison pour laquelle je suis venu voir de visu ce salon et la qualité des voitures exposées. J’estime que le Salon d’Alger a énormément évolué et que les concessionnaires ont fait un effort énorme pour réduire les importations des véhicules sans la moindre sécurité », a encore souligné le ministre, révélant que le gouvernement est sur le point de lancer le projet de licence d’importation. Cette décision touchera ainsi l’activité de concessionnaire de voitures. Le but, a expliqué le ministre, « est de mettre fin à l’anarchie qui règne en maître dans l’activité », et dont les conséquences « sont subies de plein fouet par le client ». « Cette décision, estime le ministre, va soulager l’Etat, qui fait face à des pertes sèches provoquées par le transfert de devises ». Il a souligné qu’elle apportera des solutions pour rationnaliser un marché dévasté par l’anarchie. A propos des normes de sécurité, M. Benyounès s’est réjoui de la montée en gamme des voitures importées en Algérie, mais il a évoqué un éventuel retrait de l’agrément aux concessionnaires qui ne respecteraient pas les lois promulguées dans le secteur de l’automobile, contenues, pour rappel, dans le dernier cahier des charges régissant l’activité. Dans le même chapitre, le ministre regrette que des problèmes liés aux délais de livraison, à la pièce de rechange et aux termes de la garantie subsistent. « Il est vrai que plusieurs ministères sont concernés par la problématique, mais, s’est-il défendu, il y a un seul gouvernement et ce sont les mêmes lois qui seront appliquées ». Autre annonce faite par l’hôte du salon, celle relative au crédit à la consommation. En ce sens, le ministre a déclaré que la commission interministérielle, composée notamment des ministères du Commerce, des Finances et de l’Industrie, rendra très prochainement ses résultats, avant de décréter un texte de loi régissant ce crédit. « Le crédit à la consommation entrera en vigueur dans quelques semaines. Mais, on est en train de définir et de qualifier le produit national dans toutes ses composantes. Je vous avoue que ce n’est pas une chose aisée pour statuer sur chaque produit. Mais pas seulement le produit en lui-même, mais les législations et les garde-fous qui garantiront un bon fonctionnement des mécanismes de ce crédit », a expliqué le ministre. A souligner que le ministre du Commerce était accompagné du président de l’Association des concessionnaires automobiles algériens (AC2A) lors de cette virée au salon.

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Le Programme mondial d’évaluation des ressources en eau, hébergé par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), au nom de l’ONU-Eau, a présenté, vendredi, à New Delhi, en Inde, à la veille de la Journée mondiale de l’eau qui est célébrée aujourd’hui, 22 mars, un rapport intitulé « L’eau pour un monde durable », pour tirer la sonnette d’alarme sur une pénurie d’eau qui pourrait intervenir dans une quinzaine d’années, en 2030, si les modes d’utilisation et de gestion de cette ressource vitale ne changent pas.   Le déficit global en eau pourrait atteindre 40% à cette échéance. La Directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a appelé à changer «notre façon d’évaluer, de gérer et d’utiliser cette ressource qui conditionne notre avenir». Les experts constatent que la demande en eau est en hausse constante - elle devrait augmenter de 55% d’ici 2050 - alors que 20% des eaux souterraines dans le monde sont déjà surexploitées. Les inquiétudes des Nations unies sont fondées également sur d’autres chiffres : «D’ici 2050, l’agriculture, le secteur le plus gourmand en eau, devra produire 60% de nourriture supplémentaire au niveau mondial, 100% dans les pays en développement. La demande en biens manufacturés est elle aussi orientée à la hausse, ce qui accroît encore la pression sur les ressources en eau. Entre 2000 et 2050, il est prévu que la demande mondiale en eau de l’industrie augmente de 400%.» Autres facteurs aggravants : la pollution des eaux à grande échelle et les déperditions considérables. Enfin, inévitable facteur de risque, le changement climatique devrait encore accentuer cette pression avec une plus grande variabilité des précipitations et une augmentation des températures qui se traduiront par une plus forte évaporation et plus grande transpiration de la végétation, sans oublier l’élévation du niveau de la mer qui va affecter les eaux souterraines des zones côtières, comme le montrent déjà maints exemples de villes qui voient leurs réserves d’eaux souterraines contaminées par l’eau de mer, obligeant leurs habitants, de plus en plus, à importer de l’eau pour satisfaire leurs besoins. Pour répondre aux besoins d’une population toujours plus nombreuse - 9,1 milliards en 2050 - accompagnée par l’élévation du niveau de vie dans beaucoup de pays, la planète a besoin d’eau pour permettre aux secteurs agricole et énergétique de produire toujours davantage. D’où, l’urgence, estiment les Nations unies, à gérer l’eau de façon plus durable, autrement dit : tendre vers un équilibre entre la demande et l’approvisionnement en eau. Pour Michel Jarraud, président de l’ONU-Eau et secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, « l’eau et l’assainissement sont inextricablement liés au changement climatique, à l’agriculture, la sécurité alimentaire, la santé, l’énergie, l’égalité, au genre et à l’éducation ». Le rapport cite l’exemple de l’Inde qui comptait en 2000 près de 19 millions de puits mécanisés ou tubés, contre moins d’un million en 1960 et fait remarquer que si cette révolution technique a joué un rôle important dans la lutte qu’a menée le pays contre la pauvreté, le développement de l’irrigation qui s’en est suivi s’est aussi traduit par un stress hydrique important dans certaines régions du pays. A ce propos, le rapport insiste sur «le rôle des pouvoirs publics pour peser sur les choix stratégiques déterminants pour la pérennité des ressources en eau ». Les experts des Nations unies recommandent de limiter la construction et l’utilisation des centrales thermiques qui assurent aujourd’hui 80% de la production d’électricité et sont très gourmandes en eau. Ils conseillent d’aller vers les énergies renouvelables telles que le solaire et l’éolien. Toujours selon cette démarche d’économie d’eau, il faut aider les agriculteurs qui choisissent des systèmes d’irrigation performants. Par ailleurs, ils citent des études qui montrent que chaque dollar investi pour la protection d’un bassin hydrologique peut permettre d’économiser jusqu’à 200 dollars sur les coûts liés au traitement de l’eau.

Publié dans Environnement

Le recours ou non au gaz de schiste comme énergie alternative à l’épuisement des ressources fossiles conventionnelles est en train de dessiner une nouvelle et profonde ligne de partage entre la majorité et l’opposition politiques dans le pays. Par Younès Saadi et Halim Midouni Plus qu’une ligne, c’est un fossé qui s’est creusé entre les deux parties antagonistes. Au fond, d’autres enjeux que la question énergétique sont apparus avec, en toile de fond, le vieux et désormais décalé contentieux né de la campagne de la présidentielle d’avril 2014 et le schisme apparemment durable qui s’est installé au lendemain de sa réélection entre les partisans du chef de l’Etat et les courants politiques qui lui sont hostiles. Ce désaccord s’est amplifié en « mots-choc » et en bruits durs à entendre après le dernier message du président de la République, le 19 mars dernier, lorsque, dans une distinction entre les « pseudo hommes politiques» qui prônent la politique de la « terre brûlée » pour arriver au pouvoir et les habitants d’In Salah, il a fustigé une partie de l’opposition, notamment celle représentée par le groupe de la CLTD et le leader du futur Talaiou el Houriyet (les avant-gardes des libertés), l’ex-candidat aux présidentielles 2014, Ali Benflis. Depuis jeudi dernier, entre ce groupe et la majorité, c’est désormais une confrontation verbale aux accents violents, notamment chez l’opposition qui a poursuivi hier ses critiques à l’égard du pouvoir, avec des accents dépassant le seul cadre de la discorde née de la question du gaz de schiste pour déborder, côté islamiste, et non sans dérive obscurantiste sur des domaines tels que les droits des femmes et l’éducation nationale. Loin d’Alger, le Comité populaire antigaz de schiste fera face aujourd’hui à une épreuve difficile qui déterminera son poids et sa capacité à continuer à mobiliser la rue. L’écho qu’auront les appels lancés sur les réseaux sociaux pour la tenue de manifestations et de rassemblements à In Salah, Ouargla, Tamanrasset et ailleurs, pour dénoncer l’exploration du gaz de schiste au Sud, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, sera le véritable baromètre qui donnera une indication précise sur l’avenir de ce mouvement depuis le message du président de la République, le 19 mars dernier, où il a réaffirmé la poursuite de l’exploration de l’énergie non conventionnelle avec l’engagement de l’Etat à préserver la santé des habitants d’In Salah et à protéger l’environnement : deux paramètres qualifiés de ligne rouge à ne pas franchir par le chef de l’Etat.

In Salah, l’épreuve du terrain Sur le terrain, l’intervention du président a divisé les animateurs de ce mouvement. Une partie voit en cette nouvelle assurance une preuve de bonne foi de la part des hautes autorités du pays, qui veulent fermer ce dossier, devenu un véritable casse-tête, et une autre estime que ce qui a été annoncé reste, pour le moment, en deçà des attentes. L’argument avancé par les plus sceptiques est que le forage expérimental ne sera pas suspendu, sans compter le fait que les représentants des protestataires ne seront pas autorisés à visiter les chantiers et à suivre les opérations de forage. Le refus d’autoriser les représentants des protestataires d’assister au forage expérimental laisse, selon eux, planer des doutes sur ce dossier. En tout état de cause, la rue sera aujourd’hui l’arbitre qui désignera celui qui contrôle réellement le mouvement. Un membre actif du mouvement nous a révélé que la mobilisation populaire enregistre depuis l’intervention de l’armée un recul. « Il est difficile de mobiliser les milliers de personnes, comme ce fut le cas aux premiers jours du mouvement. Les gens veulent revenir à la vie ordinaire, après près de trois mois de grève et de marches quotidiennes », affirme notre contact. L’autre élément démobilisateur est lié aux conditions climatiques. La chaleur a commencé à In Salah et Ouargla, ce qui démotive les gens. « Il est connu que durant les périodes de chaleur, la vie tourne au ralenti dans toutes les régions du Sud », a-t-il indiqué. Par ailleurs, il note que si les meneurs du mouvement réussissent à revenir à la charge, les choses pourraient se présenter autrement. « Si les appels lancés ont un écho favorable, nous allons assister à un bouleversement du mouvement, voire une mutation », a-t-il dit. « Au cas où les populations du Sud adhérent massivement aux marches initiées par le Comité populaire antigaz de schiste, ce dernier haussera le ton et passera à une étape supérieure dans sa lutte pour annuler toute activité liée au gaz de schiste. » Notons qu’après le FFS, le FLN, le RND, la CLTD, c’est au tour de Ahd 54 qui a dépêché hier une délégation présidée par son président, Ali Faouzi Rebaïne, à In Salah pour discuter avec les habitants de la ville, indique une source locale. A souligner, par ailleurs, que le cas de l’activiste Abdelkader Bouhafs, muté par son employeur, Sonatrach, vers un autre lieu de travail en raison de ses activités militantes, a été réglé. Il a pu reprendre son poste de travail initial, après une vague de solidarité exprimée par ses camarades.

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Née à Aïn Taya, Louiza Hamadi, devenue une pianiste connue et appréciée par les mélomanes en Algérie et à l’étranger, a découvert et aimé le piano dès l’âge de deux ans.

« Le piano a toujours fait partie du décor de ma maison familiale. Le piano, je ne l’ai pas choisi, il s’est imposé de lui-même à moi », a confié la jeune pianiste, qui a eu, a-t-elle dit, « la chance » d’avoir des parents artistes - sa mère, Marina Manoukovskaya, est pianiste concertiste et son père Amar Hamadi est spécialiste du cor d’harmonie, un instrument de la famille des vents présent dans les orchestres symphoniques, les orchestres de chambre et les orchestres d’harmonie. Louiza Hamadi, qui a commencé à pianoter dès l’âge de deux ans, débuta à l’âge de quatre ans ses études de piano et sa formation musicale avec sa mère, qui exerçait comme professeur de piano, puis en 1995 entre au Conservatoire professionnel de musique de Ferraz, à Madrid, où ses parents se sont installés. Elle étudiera ensuite pendant deux années (entre 2004 et 2006) à l’école de musique Katarina Gourska, où elle eut comme professeur Nino Kereselidze, lauréat du 4e Concours international P. I. Tchaikovski. « L’influence de ma mère était grande, mais je crois que la musique chez moi est innée. Dès l’âge de trois mois, ma mère m’emmenait avec elle aux concerts », a indiqué cette artiste passionnée de piano en particulier et de musique en général, qui a rejoint le Conservatoire supérieur d’Aragon, de la ville espagnole de Zaragoza, dans la classe de Miguel Angel Ortega, un éminent professeur de piano. Louiza Hamadi, qui termina en 2010 ses études supérieures de musique avec la mention «Excellent», veut toujours aller de l’avant et poursuit sa formation de concertiste à l´Ecole supérieure de musique Reina Sofía, sous la direction du professeur titulaire Dimitri Bashkirov, grâce à une bourse octroyée par le Gouvernement de la Région de Madrid et la Fondation Albéniz. Louiza Hamadi, qui obtint en 2008 le 3e Prix du public au Concours national de musique de chambre Teodoro-Ballo, et en 2010, le Prix Spécial et mention Honorable au Concours international de piano de Villa de Capdepera ( Mallorca), fait partie depuis 2010 du Projet Davidsdundler, une association dont l’objectif est de donner une formation de haut niveau et aider à la promotion des jeunes concertistes européens. « J’ai commencé mes activités comme soliste-concertiste très jeune, à l´âge de 8 ans, en participant comme soliste au concert donné dans la salle du Centre Conde Duque de Madrid », a indiqué Louiza Hamadi, qui se rappelle le « grand trac » qu’elle a eu ce jour-là. « C’était impressionnant. Même aujourd’hui, il m’arrive d’avoir le trac, comme tous les musiciens, car nous avons une grande responsabilité vis-à-vis de notre public », a affirmé Louiza Hamadi, qui aime jouer des concertos, faire de la musique de chambre et se produire aussi en solo, c’est-à-dire donner un concert de piano. « Je me consacre à la musique classique universelle ; je n’ai jamais pensé jouer d’autres musiques », a indiqué cette artiste, qui préfère la musique romantique et aime jouer les œuvres de Chopin, Rachmaninov et Liz. Lauréate en 2012 du 3e Prix du Concours international de piano Eugenia-Verdet à Barcelone et du 2e Prix du Concours de piano Marisa, ainsi que du Prix Clavier podium de Munich (Allemagne), la jeune et prometteuse pianiste donne régulièrement des concerts en Espagne et s’est produite trois fois en Algérie avec l’Orchestre symphonique national. Le 6 décembre 2012, elle a interprété le concerto pour piano et orchestre n°2 de S. Rachmaninov au 5e Festival international de musique symphonique d’Alger, et le 26 mars 2013, le concerto pour piano et orchestre n°21 de W. A. Mozart. En décembre 2014, elle a donné un concert avec l’Orchestre symphonique national au palais de la culture Moufdi-Zakaria, à Alger, et au mois d’avril de la même année, elle a interprété le concerto pour piano et orchestre n°1 de P. I. Tchaykovsky à Alger et Tizi-Ouzou sous la direction du maestro russe Guerassim Voronkov. « J’aime bien me produire chez moi en Algérie et je souhaiterais être invitée plus souvent, car le public algérien est magnifique et il apprécie la belle musique », a confié Louiza Hamadi, qui a participé en juin 2014 à une tournée de l’Orchestre symphonique national en République démocratique de Chine, où elle a interprété le concerto pour piano et orchestre n°21 de W. A. Mozart.

Publié dans Culture

La grogne sociale grandit dans la wilaya de Tizi-Ouzou, il ne passe pas un jour sans qu’il y est un mouvement de protestation, et ce, au niveau de tous les secteurs. D’ailleurs, une série de protestations ont eu lieu dès l’aube de jeudi dernier. Il s’agit des travailleuses de la chemiserie de LNI, des éleveurs de bovins et des gardes communaux qui sont sortis jeudi exprimer leur ras-le-bol et interpeller les autorités.

De Tizi-Ouzou, S. Oularbi et Sarah A. C’est le cas du collectif des travailleurs de la section syndicale de l’antenne de la chemiserie de Larbâa Nath Irathen (sise à 25 km au sud-est de Tizi-Ouzou), qui ont observé un sit-in devant le siège de la wilaya afin de dénoncer les agissements injustifiés de l’actuelle directrice intérimaire de cette EPE (entreprise publique économique). Cette responsable, selon les protestataires, est à « l’origine » d’un acte de violence et d’intimidation qui a eu lieu le 12 du mois en cours et au cours duquel elle a mobilisé un groupe de jeunes délinquants qui ont saccagé l’entrée de cet édifice et semé la terreur à l’intérieur de cette chemiserie, a-t-on appris auprès des syndicalistes. Une cinquantaine de représentants du collectif de cette unité textile se sont rassemblés jeudi dernier devant le siège de la wilaya de Tizi-Ouzou afin de demander le départ immédiat de l’actuelle directrice par intérim. « Après neuf mois de grève illimitée, un arrêt entamé le 21 juillet, qui a paralysé notre unité de production, nous avons constaté que cette responsable est en train de semer la violence au sein de notre EPE. La preuve, au lendemain de son installation à la tête de cette entreprise, nous avons fait face à une attaque par un groupe de jeunes délinquants qui a ciblé notre EPE. C’est une violation flagrante du règlement intérieur », a regretté Mme B. M., représentante de la section syndicale, qui accusera la directrice d’être derrière ces troubles. « Cette mafia a saccagé l’entrée de notre usine. Nous étions frustrées par ces dépassements. D’ailleurs, plusieurs travailleuses ont été victimes d’une hyperglycémie ; elles ont été évacuées au service des urgences », a-t-on appris auprès des syndicalistes présentes sur place. Notons que les contestataires, dont la majorité sont des femmes, ont brandi des banderoles sur lesquelles on peut lire « Pour sauvegarder l’entreprise, on demande un nouveau directeur », « Neuf mois de grève barakat ». Même son de cloche chez O. K. L., une syndicaliste, qui affirme que les grévistes sont victimes de retenues sur salaires depuis neuf mois. « Le recours à la grève est un droit constitutionnel. Malheureusement, nos grévistes sont menacées quotidiennement », a-t-elle déploré. Avant d’ajouter : « L’objectif de notre rassemblement est d’inciter les autorités compétentes, plus particulièrement le wali, M. Bouazghi, le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Bouchouareb, et le PDG du groupe Confection et habillement à intervenir pour installer un nouveau directeur indépendant et engager une commission d’enquête qui aura pour mission de trouver une solution appropriée à ce conflit. » « Dans le cas contraire, nous menaçons d’entamer dans les prochains jours une grève de la faim afin d’arracher nos droits. » Des agriculteurs de la filière lait et viande manifestent Les éleveurs de bovins de la wilaya ont investi la rue afin de crier leur désarroi aux autorités locales et le marasme dans lequel patauge la filière de la production de lait.  Les éleveurs de bovins de plusieurs wilayas du centre et de l’est du pays ont, en effet, marché jeudi dernier à Tizi-Ouzou. Une action qui se voulait aussi radicale que spectaculaire, puisque les protestataires ont même fait parader leurs vaches. Cette démonstration quelque peu folklorique, même si elle a fait sourire, est voulue comme une manière d’interpeller l’opinion sur la détresse que disent vivre les protestataires, qui se font les représentants d’une corporation de plus en plus inquiète par les multiples problèmes induits par la dérégulation totale du marché et de la filière bovine et qu’ils ont exposés il y a deux semaines à Tizi-Ouzou. Ils étaient près de 300 éleveurs de bovins, producteurs de lait et de viande, venus de Bouira, Béjaïa, Boumerdès, Sétif, M’sila, Jijel, Skikda et Tizi-Ouzou à battre le pavé à Tizi-Ouzou, en direction du siège de la wilaya, dans l’espoir de faire entendre et de transmettre, une nouvelle fois, leurs revendications aux pouvoirs publics concernés, à travers le canal du premier magistrat de la wilaya de Tizi-Ouzou. Plusieurs revendications autour desquelles un consensus a été fait lors d’une rencontre organisée il y un peu plus d’une semaine à l’ITAMS de Boukhalfa. Il a été ainsi question de la faiblesse accrue de leurs revenus, d’où un manque à gagner menaçant l’équilibre financier et peut-être même l’existence de leurs exploitations. Ils préconisent, pour éviter une telle sombre perspective, la révision à la hausse du taux des subventions de l’Etat, établi jusque-là à 12 dinars pour un litre de lait collecté. L’alimentation animale a fait partie des préoccupations soulevées par ces agriculteurs, qui disent ne plus pouvoir supporter les prix de plus en plus chers de l’aliment de bétail et du fourrage. Ils dénoncent, par ailleurs, la mauvaise gouvernance de leur secteur, qu’ils imputent aux chambres de l’agriculture des différentes wilayas, prises en otage, déplorent-ils, par des intrus qui profitent et détournent à leur profit les subventions de l’Etat. Autre marche de protestation, la ville des Genêts a aussi connu un débrayage tenu par les gardes communaux, au cours duquel ils ont exprimé leur mécontentement quant au mutisme des autorités locales quant à leurs revendications.

Publié dans Région

« Le travail de mémoire, entre nécessité historique et enjeu sociétal ». Tel a été hier le thème du débat organisé hier à Dar Abdelatif par le collectif Ajouad Algérie Mémoires sur le rapport que nous avons avec l’histoire et les mémoires de la « décennie noire » ou de la « décennie rouge », peu importe la couleur qu’on donne à ces années de braise, durant lesquelles des Algériens ont tué et massacré des Algériens au nom d’une idéologie ou d’un camp politique. L’objectif de cette rencontre est de faire du 22 mars une date du souvenir en mémoire des victimes de la « guerre civile ». Il a donné lieu hier à un échange intellectuel de haut vol sur les questions complexes et entremêlées du deuil face à un traumatisme d’envergure, du politique, de l’individu, du groupe et du choix qu’on se donne pour guérir ce traumatisme ou l’occulter pour qu’il rejaillisse à nouveau sous des formes peut-être moins ingérables que celles d’avant et impliquant des générations entières… Le débat a vu l’intervention importante de l’historien Daho Djerbal et de la psychologue et criminologue Nassima Boumazouza. Deux profils, deux regards pour le même constat, que la violence est un phénomène à fragmentation qui dépasse le moment où elle se produit et que son occultation libère dans la société des formes de pathologies parfois difficiles à cerner et donc à prendre en charge par la collectivité nationale et les institutions spécialisées. Ainsi, et sur la question du « devenir du traumatisme de l’enfant », Nassima Boumazouza a estimé sur la base de « cas concrets » que « 70% des personnes victimes de traumatismes durant leur enfance ont eu par la suite un développement impacté à des degrés divers ». Un enfant victime peut plus facilement « tomber dans la délinquance », a-t-elle affirmé. En rappelant les traumatismes de la guerre de libération, Daho Djerbal a indiqué que « si l’on ne fait pas maintenant le deuil de la ‘‘décennie noire’’, les blessures seront encore présentes chez les générations futures ». Selon lui, ce sera toujours des plaies béantes, et l’occultation volontaire d’actes de violence fait qu’ils reviennent toujours à la surface, posant des problèmes de politique et de société. Tournez le dos à l’histoire et elle revient en pleine face, serait la meilleure image pour résumer l’exposé de l’historien qui, entre autres conséquences de l’occultation, a identifié la destruction de la cellule familiale par l’atteinte à l’image du père, la décomposition du tissu social, etc. Le débat d’hier s’est déroulé dans une configuration résolument apolitique pour cerner froidement les problèmes et les enjeux. Il n’en demeure pas moins que le fondateur du collectif Ajouad, Nazim Mekbel, fils de Saïd Mekbel, journaliste assassiné au début des années 1990, a cependant insisté sur le fait que les violences de cette décennie ont « commencé avant l’arrêt du processus électoral » de janvier 1992. La rencontre simultanément organisée à Alger, Oran et Paris a pour objectif de « faire en sorte que le citoyen algérien prenne conscience de ce qui s’est passé ». « Nous essayons de nommer ceux qui sont morts. » La date choisie coïncide presque jour pour jour avec la date des marches contre le terrorisme organisées les 22 mars 1993 et 1994. Le collectif Ajouad se compose aujourd’hui d’un noyau d’une dizaine de personnes travaillant au recensement des victimes du terrorisme, civiles ou militaires, mais aussi des dates et lieux des attentats de ce qui est communément appelé « la décennie noire », un moyen, explique-t-on, de sortir des estimations approximatives citant 150 000 à 200 000 morts.

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L’attentat qui a ciblé le Bardo, mercredi dernier, suscite actuellement à Tunis un vif débat sur la facilité qu’ont eu les deux tueurs de Daech à s’introduire dans le musée et commettre le carnage que l’on sait. La facilité avec laquelle ont procédé les terroristes soulève, en effet, moultes interrogations sur les capacités sécuritaires du pays, alors que la menace d’attentats n’a jamais été aussi forte. De notre correspondant à Tunis : Nacer Naït Nemar Le musée du Bardo, rappelle-t-on, se trouve dans la même enceinte que le Parlement tunisien et le site était censé être placé sous forte protection. Le ministre de l’Intérieur Najem Gharsalli, qui a réagi à certaines critiques comme celles qui ont mentionné la présence de gardes à la cafétéria, alors qu’ils devaient être en faction, a minimisé les choses. Il a assuré que ses hommes avaient réussi « à éviter une véritable catastrophe », parce que 300 personnes se trouvaient dans le musée au moment de l’attaque. En revanche, le chef du gouvernement, Habib Essid, a lui reconnu « des failles dans tout le système sécuritaire ». Et le vice-président de l’Assemblée, Abdelfattah Mourou, a affirmé que, mercredi, « il n’y avait pas de police autour du Parlement et du musée ».  «J’ai appris qu’il y avait quatre policiers seulement qui devaient assurer la sécurité autour du Parlement, dont deux étaient au café. Le troisième mangeait un casse-croûte et le quatrième ne s’est pas présenté », a-t-il déploré. Hier, c’est un touriste français interrogé par l’AFP qui a enfoncé le clou. « Il n’y avait aucune sécurité » au musée, a-t-il assuré. Ce ressortissant français était un des passagers du MSC Splendida, l’un des deux navires sur lesquels voyageaient 17 des 21 personnes tuées dans l’attentat perpétré à Tunis. « On est sortis du musée 25 minutes avant l’attaque », a raconté ce témoin. « On a eu beaucoup de chance », a-t-il poursuivi : « Il n’y avait aucune sécurité, on entrait comme dans un moulin, il y avait juste un type avec une mitraillette à l’entrée du parking».  A Tunis, et dans beaucoup de milieux, la tentation d’un tout sécuritaire est prégnante. La suppression des services de renseignements et la mise à l’écart de certains responsables sécuritaires après la chute du régime Ben Ali refont surface dans les conversations dans les cafés et les lieux publics. Si personne ne regrette l’avant « 14 janvier 2011 », tout le monde souhaite une prise en main sérieuse de la question de la sécurité dans le pays.  « Le premier défi est celui de la sécurité et (...) de remporter la guerre contre le terrorisme », a affirmé le président Béji Caïd Essebsi dans son discours de vendredi soir à l’occasion du 59e anniversaire de l’indépendance de son pays. Il ne peut en aucun cas être contredit par des Tunisiens inquiets pour leur intégrité et celle de leur pays ainsi que de son économie, dont le tourisme reste le plus grand et essentiel pourvoyeur de richesses.  Selon des médias locaux, de nombreuses interpellations ont eu lieu après l’attaque outre les neuf annoncées par les autorités, mais le parquet a refusé de fournir des informations à ce sujet. « Le dossier est chez le juge d’instruction. Il y a des développements dans le dossier, mais pour préserver le secret de l’enquête et son efficacité, nous préférons ne donner aucun détail », a affirmé à la radio Shems FM son porte-parole Sofiène Sliti.  Selon les autorités tunisiennes, près de 500 Tunisiens ayant combattu en Syrie, en Irak ou en Libye sont de retour chez eux aujourd’hui. « Des bombes à retardement », avertissait le quotidien Al-Chourouq hier. Les deux auteurs de l’attentat, des « extrémistes salafistes », se sont formés au maniement des armes en Libye, selon le gouvernement.

Une loi d’amnistie et de réconciliation nationale en route Le conseiller auprès du président de la République, Mohsen Marzouk, a évoqué, avant-hier, lors de l’émission Studio Shems, le projet de loi d’amnistie et de réconciliation nationale dont a parlé le président de la République à l’occasion du 59e anniversaire de l’indépendance. Selon Mohsen Marzouk, ce projet de loi vise à apporter des réformes structurelles et fondamentales nécessaires pour réaliser une réconciliation nationale globale. Il a précisé aussi que ce projet permet aussi une réconciliation économique puisqu’il permettra aux hommes d’affaires liés à l’ancien régime de Ben Ali et qui sont désireux de rentrer au pays de revenir et de profiter d’une amnistie générale. Marzouk a aussi indiqué que ce projet de loi permettra de réformer le secteur bancaire et le code de l’investissement avec davantage d’audace pour libérer l’économie de la politique et de la bureaucratie.

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Le long et dur mouvement de grève mené par le Cnapeste a laissé des traces dans les rangs de ce syndicat enseignant. Selon une bonne source, et après plus d’un mois d’arrêt de cours repris le 19 mars dernier, le coordinateur national Larbi Nouar et le porte-parole du syndicat Messaoud Boudiba font actuellement l’objet d’une vive contestation de la part des représentants régionaux et de la base. Aux deux responsables, il est reproché de n'avoir pas suffisamment informé les membres du syndicat du suivi des négociations durant la grève et de la nature des discussions qu'ils ont eues durant les pourparlers avec la tutelle. Il leur est également reproché d'avoir opté pour la ligne dure sans concertation suffisante avec les délégués des wilayas et sans « acquis sérieux». Si cette accusation est discutable, estime notre source, celle qui porte sur l'échec du syndicat à arracher la revendication d'une promotion automatique et non plus sur concours du personnel automatique est réelle. Au sein du Cnapeste, nombreux sont ceux qui considèrent que Larbi Nouar leur a « menti » en s'engageant à faire plier le ministère de l'Education sur cette question. Au final, la promotion des enseignants ne se fera pas mécaniquement, mais après examen des compétences pédagogiques. Plus grave, le coordinateur national du syndicat et ses quelques collaborateurs sont accusés d'unilatéralisme et d'avoir décidé seuls de mettre fin à la grève. Sans demander l'avis de la base. Pour certains membres du syndicat, c'est la goutte qui a fait déborder le vase et nombreux parmi eux qui veulent la tête de Messaoud Boudiba et de Larbi Nouar. Selon une autre source proche du syndicat, les dissensions sont apparues très tôt au sein du syndicat quand sa direction a décidé de durcir le mouvement et d'aller jusqu'au bout de sa logique de contestation. Des enseignants, notamment à Blida, ont été sévèrement interpellés par des parents d'élèves qui n'ont pas accepté le jusqu'au-boutisme du Cnapeste. A Blida, toujours, et après la décision de reprendre les cours, on a signalé des incidents entre membres du syndicat et le délégué de wilaya, dont la voiture a été caillassée par un enseignant en colère. A l'heure où nous mettions sous presse, des enseignants contactés évoquaient une démission collective du syndicat et accusent MM. Nouar et Boudiba de « rouler pour leurs propres intérêts ».

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Tout un symbole menacé de disparition, il y a un peu plus de deux ans, la forêt de Canastel, actuellement protégée, a été choisie, cette année, pour abriter les activités liées à la célébration de la Journée internationale des forêts, qui coïncide avec le 21 mars. Une première en Algérie. A l’occasion de cette journée internationale, un protocole d’accord sera signé entre la Conservation des forêts de la wilaya d’Oran et une association de protection de l’environnement pour la création d’une ferme pédagogique au sein même de la forêt de Canastel, qui sera baptisée « Ferme écolo ». La Conservation des forêts de la wilaya d’Oran a prévu, pour cet événement, une vaste campagne de reboisement pleine d’activités éducatives. Le mouvement associatif et tous les citoyens intéressés par la nature sont invités à participer à cette opération. Le choix de la forêt de Canastel, pour marquer cette journée internationale, n’est pas anodin, puisque ce symbole est sujet de convoitise et de voracité de certains promoteurs immobiliers, qui n’hésitent pas à piétiner les espaces forestiers en les bétonnant. Rappelons que la forêt de Canastel a fait l’objet récemment d’un véritable bras de fer entre les habitants du quartier et des promoteurs, qui ont détourné des terres forestières. Fort heureusement, ce conflit s’est soldé par la protection de cette forêt urbaine, véritable poumon de la ville d’Oran. Cette perle naturelle de 22 ha vient de bénéficier d’une clôture visant à la protéger et à mieux l’intégrer au tissu urbain, la région de Canastel, qui verra prochainement le passage des rails du tramway, qui passera par le CW75. Le projet d’aménagement de la forêt de Canastel en forêt récréative, d’un montant de 30 millions de dinars, prévoit, entre autres, la réalisation d’un parking de 500 m², l’aménagement de la voirie principale, la création de chemins pédestres, la réalisation de l’éclairage public et l’implantation de fontaines et d’aires de jeux. Dans la même perspective et selon le décret exécutif n°06-368 du 19 octobre 2006, prévoyant « le régime juridique de l’autorisation d’usage pour les forêts récréatives, ainsi que les conditions et les modalités de son octroi». Ce sont quatre forêts qui ont bénéficié du même type de projet, à savoir les forêts de Cap Carbon, Madagh, la montagne des Lions et Bel Horizon. Notons que la célébration de la Journée internationale des forêts a été placée, cette année, sous le thème « La forêt à l’aube des changements climatiques ». La Journée internationale des forêts offre une plateforme pour sensibiliser sur l’importance de tous les types de forêts et des arbres, en général. Les forêts couvrent environ un tiers des terres du globe terrestre et jouent un rôle fondamental dans les économies mondiales et nationales. Près d’un milliard six cent millions de personnes, dont plus de 2 000 cultures autochtones, dépendent des forêts pour leur subsistance quotidienne et leur survie à long terme.

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