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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 26 mars 2015

Le Festival de Cannes, dont la 68e édition  se déroulera du 13 au 24 mai, rendra hommage à l'actrice suédoise qui succède à  Marcello Mastroianni, choisi pour la précédente édition. « Icône moderne, femme libre, actrice audacieuse, Ingrid Bergman fut à la fois star hollywoodienne et figure du néoréalisme, changeant de rôles et de pays d'adoption au gré de ses passions, sans jamais perdre ce qu'elle avait de grâce et de simplicité », souligne le Festival de Cannes pour expliquer ce choix, l'année du centenaire de la naissance de la star. Le Festival estime que l'actrice d'Alfred Hitchcock, de Roberto Rossellini et d'Ingmar Bergman, qui a donné la réplique à Cary Grant, Humphrey Bogart ou encore Gregory Peck, est « synonyme de liberté, d'audace et de modernité ». Ingrid Bergman, décédée en 1982, avait présidé le jury du Festival de Cannes en 1973. « Ma famille et moi-même sommes très touchées que le Festival de Cannes ait choisi notre merveilleuse mère pour figurer sur l'affiche officielle, l'année du centenaire de sa naissance », a confié Isabella Rossellini, dans un communiqué du Festival. Pendant le Festival, l'hommage à Ingrid Bergman se prolongera avec un documentaire inédit, In Her Own Words, de Stig Bjrkman, dans le cadre de Cannes Classics. Par ailleurs, le Festival de Cannes s'associera au «Ingrid Bergman Tribute » qu'Isabella Rossellini va organiser en septembre, un spectacle pour célébrer le centenaire de la naissance de sa mère, à partir de la correspondance échangée avec Roberto Rossellini. Le Jury du 68e Festival de Cannes sera présidé par les réalisateurs américains Joel et Ethan Coen.

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Les athlètes de l’EN sont à pied d’œuvre et préparent très sérieusement le rendez-vous, dans l’espoir de réaliser de bons résultats et améliorer leurs anciennes performances. Quelque 444 athlètes, dont 19 Algériens, représentant 51 pays prendront part aux championnats du monde de cross-country (juniors, seniors hommes et dames), le 28 mars à Guiyang, en Chine, a-t-on appris auprès de la cellule de communication de la Fédération algérienne d’athlétisme (FAA). 200 dames figurent parmi les 444 coureurs participants, qui pour plusieurs spécialistes du demi-fond, serviront d’étape de préparation aux Mondiaux d’athlétisme, programmés au mois d’août à Pékin. Les athlètes algériens sont déjà à pied d’œuvre à Guiyang, où ils poursuivent leur préparation dans de « très bonnes conditions », selon la même source, qui cite le chef de la délégation, Tahar Bekhouche, joint par téléphone. « La délégation est arrivée dans de bonnes conditions et les athlètes commencent à s’adapter à l’altitude de la région (1 100 m) et au décalage horaire (+7) », a déclaré M. Bekhouche, précisant que Souad Aït Salem, la dernière à partir d’Alger, a rejoint le groupe tard dans la nuit de mardi à Guiyang. La délégation algérienne est hébergée dans un hôtel situé à 20 km du parcours des championnats du monde. « Toutes les commodités de préparation sont offertes aux athlètes algériens », selon le chef de la délégation, qui s’est dit « satisfait » des conditions de séjour et les athlètes qui ont très bien récupéré et s’entraînent chacun selon son programme initialement établi, ajoute la même source. Pour sa part, l’entraîneur de la sélection nationale militaire, Lamri, rassure que les athlètes s’entraînent convenablement et aucune blessure n’a été enregistrée. « Les athlètes sont concentrés sur ces Mondiaux et ils feront de leur mieux pour occuper des places honorables dans cette compétition mondiale. » Le coup d’envoi des quatre épreuves des Mondiaux sera donné avec la course des juniors filles (6 km) à 12h (5h heure algérienne), suivie par celle des juniors garçons (8 km à 5h30), puis celle des seniors dames (8 km à 6h15) et enfin la course des seniors hommes (12 km à 7h10).

Liste des 19 athlètes retenus Seniors messieurs : Ahmed Dali, Rabah Aboud, Mounir Miout, Rabah Khaouas, Abdelkader Dali et Mohamed Merbouhi Seniors dames : Souad Aït Salem, Nawel Yahi, Drici Barkahoum, Malika Benderbal, Amina Bettiche et Sifi Nabila Juniors filles : Ryma Chennah Juniors garçons : Youcef Boulekdem, Billel Tarabhat, Menad Lamrani, Takeï-Eddine Heddili, Belkacem Lamine Bouziane et Amazigh Amrouni

Publié dans Sports

La transplantation rénale est toujours «bloquée» en Algérie. Seulement 1252 personnes ont bénéficié d’une greffe rénale de 1986 à ce jour, dont 166 d’entre elles ont été réalisées en 2014, et ce, au niveau des différents services de néphrologie du pays. A l’occasion de la célébration de la Journée internationale du rein, qui coïncide avec le 24 mars, les néphrologues ont mis l’accent sur la promotion et le développement du prélèvement rénal sur un cadavre. Selon eux, vu la hausse de l’hécatombe routière, cette implantation cadavérique pourra annuellement sauver la vie de 1000 insuffisants rénaux au minimum. « Certes que le rein d’un donneur vivant est meilleur que celui d’un cadavre. Mais ce recours est très important pour sauver la vie de nos malades », ont-ils plaidé. S’exprimant lors d’une journée de sensibilisation consacrée à la promotion du don de rein, qui s’est tenue avant-hier au CHU Nedir-Mohamed de Tizi-Ouzou et dont le thème est « Don de rein = Don de vie », le médecin spécialiste en néphrologie, M. Hamouche, est revenu longuement sur l’état des lieux de la greffe rénale en Algérie. Selon lui, « l’Algérie compte 4 millions d’insuffisants rénaux, seulement un quart d’entre eux sont pris en charge d’une manière convenable », a-t-il déploré. De son côté, le DG du CHU, le professeur Abbes Ziri, a signalé que malgré ses complications, le plus souvent traitables, la transplantation rénale reste une alternative à la dialyse pour les patients insuffisants rénaux chroniques. « Nous avons réalisé 94 transplantations rénales au niveau du CHU de Tizi-Ouzou durant la période allant du mois de décembre 2006 jusqu’au mois de janvier 2015. Ces interventions ont été faites à partir de donneurs vivants, mais nous encourageons la greffe sur un cadavre. » Tout en incitant les citoyens à s’inscrire sur les listes de dons d’organes de leur vivant. « Les textes de lois régissant la promotion de la santé publique et les préceptes religieux autorisent la transplantation rénale, malheureusement, elle reste toujours un tabou dans la société », regrette le chef de service de néphrologie au CHU de Beni Messous, le docteur Benabadji. Sur le plan financier, le même conférencier a fait savoir que la greffe revient cinq fois moins chère que l’hémodialyse. « Il faut savoir que l’Etat algérien débourse une enveloppe conséquente pour le traitement par la dialyse, qui peut atteindre 150 millions DA par an. Alors que la greffe revient à seulement 10 ou 20 millions. » En outre, la totalité des intervenants ayant pris part à cette journée de sensibilisation ont appelé à l’élargissement du cercle légalement autorisé des donneurs vivants, aux conjoints ou à la famille par alliance, par exemple.

A quand la concrétisation du plan national de greffe ? Dans une salle pleine à craquer, le docteur Kastali a tiré la sonnette d’alarme quant aux lenteurs administratives pour la concrétisation des édifices spécialisés dans le recensement des insuffisants rénaux en Algérie. « Ces édifices auront pour objectif de dénombrer réellement leur nombre au niveau national et bien sûr afin de leur assurer une meilleure prise en charge au niveau des services de néphrologie du pays. » Et d’enchaîner : « Aujourd’hui, à défaut de l’existence d’un institut national de greffe, nous ne disposons pas de chiffres fiables de ces malades qui sont totalement marginalisés. » Pour y remédier, le même spécialiste a recommandé la concrétisation du plan national de greffe, qui exige l’adhésion et la collaboration de l’ensemble des partenaires de la santé, la mise en place d’un registre national de transplantation rénale, la mise en service des établissements spécialisés dans l’évaluation du nombre de don d’organe et le suivi des malades, et de prioriser l’activité de greffe par rapport aux autres modes de traitement des insuffisants rénaux.

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Tunis est en fête en dépit de l’attentat de mercredi dernier au Musée du Bardo. Le coup d’envoi des travaux de la 12e édition du Forum social mondial (FSM) a été donné en grande pompe avant-hier au campus d’El Manar. Contrairement à l’édition de 2013, qui a eu lieu au même campus, cette année, les Algériens sont venus en force et représentent divers courants et tendances.

De notre correspondant à Tunis : Nacer Naït Nemar Pour un seul rêve : retrouver la parole et constituer une société civile suffisamment forte pour défendre les droits humains, la démocratie, l'égalité et l'équité. SOS disparus, Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), LADDH, Tarwa n’Fatma n’Soumer, Djazairouna, UGTA, UNFA, universitaires, Syndicat autonome des étudiants, Adwaa Rights, Collectif des disparus en mer (harraga) et d'autres, tous ont fait le déplacement. « Nous espérons arriver un jour à avoir une société civile qui prendra en charge les problématiques de notre pays avec des solutions qui engloberont toutes les idéologies et être le pont entre le citoyen et le politique », résume Amokrane Aghilas, membre de l’association Tarwa n’Fatma n’Soumer. « Notre présence à ce forum a pour objectif d’assister à tous les ateliers de toutes les associations et mouvements présents pour s’enrichir de leur expérience et surtout participer dimanche prochain à la grande marche internationale pour soutenir nos frères tunisiens dans leur combat contre le terrorisme », ajoute-t-il. A ce propos, Noureddine Benbraham, ancien chef des Scouts musulmans algériens (SMA) et président d’Adwaa Rights, estime lui aussi que la participation algérienne au forum est une étape importante dans la construction d'une opinion associative et civile. «Les thématiques des  droits de l’Homme, des droits des femmes, les conséquences des crises économiques et leur impact sur la situation sociale à travers le monde, sont des questions qui sont plus que jamais à l'ordre du jour. Elles doivent être prises en compte par des acteurs non gouvernementaux, en dépit de leurs différences. » Selon lui, la rencontre d'acteurs politiques et associatifs d'horizons divers dans un pays comme la Tunisie est symbolique de la recherche d'un rôle central pour la société civile. Des militants appartenant à des formations algériennes de gauche, comme le PST, sourient à son discours, mais estiment eux aussi que le forum de Tunis fait ressortir le besoin de construire une parole nouvelle et une action de proximité en direction des couches sociales, notamment vulnérables. Les questions liées au développement et aux libertés (peuples sahraoui et palestinien) et, bien sûr, la grande question des mutations sécuritaires, économiques, sociales et culturelles, créent, dira l'un de ses militants, le débat sur nos sociétés et notre avenir. Le professeur Pierre Beaudet, qui a animé une conférence autour du thème de l'impérialisme et des enjeux géopolitiques actuels, a, par ailleurs, mis l’accent sur deux points importants. Il a noté que l’impérialisme américain et leurs alliés japonais, canadiens, restent très puissants, surtout militairement, mais ils sont en difficulté économique, technologique et aussi militaire, même s’ils sont dominants, car ils ont subi de graves échecs. Le conférencier a tenu à souligner dans le deuxième point que la Chine et les autres pays émergents sont dans une trajectoire ascendante, mais ils restent très fragiles. Car, pour lui, ces trajectoires ascendantes sont entravées, fragilisées par la conflictualité sociale, la crise environnementale et par le fait que leur croissance est trop dépendante des exportations. Il conclut : « Nous sommes dans un monde très instable, où les anciennes puissances sont encore puissantes, mais restent en déclin, alors que les nouvelles puissances sont en montée, mais restent faibles. » Il est à signaler que la délégation sahraouie n'a pas laissé, elle aussi, indifférents les participants à la 12e édition du Forum social mondial qui se déroulera du 24 au 28 mars. Les sympathisants de ce mouvement aspirent à devenir la «voix des peuples qui font face à l'hégémonie impérialiste ». « La présence de la délégation sahraouie vise à étendre la sphère de la solidarité internationale avec la question sahraouie dans le but de permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination », a déclaré M. Cheikh à la presse en marge des travaux de la 12e édition du FSM. La délégation aura une série de contacts avec les différentes composantes de la société civile internationale afin de soutenir le principe du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et de mettre en relief les luttes de ce peuple pour la liberté.

Publié dans Actualite archives

Le directeur général du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) a tenu hier, dans une conférence de presse, à mettre les points sur les « i » à propos des rumeurs qui circulent sur les activités sismiques en Algérie.

Des rumeurs qui annoncent de violents tremblements de terre dans les jours à venir, à Alger notamment. « Celui qui essaie de prédire un séisme, c’est un charlatan, ce n’est pas un scientifique. Ces gens qui parlent de séisme ne sont pas spécialisés dans le domaine et ne sont pas reconnus par la communauté scientifique nationale et internationale. On ne peut pas prédire un séisme dans une boule de cristal ! », a souligné le DG, Abdelkrim Yellès, dans une conférence de presse qui a eu lieu au siège du CRAAG. Dans les pays secoués fréquemment par des séismes de forte magnitude, tels le Japon, la Turquie ou encore l’Indonésie, a-t-il ajouté, on ne parle pas de prédiction, mais de prévention. « Prévention, parce que personne, aucun scientifique, ne peut prédire un séisme. Le nord de l’Algérie est une région sismique, c’est une réalité avec laquelle les citoyens doivent vivre et s’adapter à ce phénomène naturel. 60% de la population mondiale vivent dans des zones sismiques et se sont parfaitement adaptés », a-t-il expliqué, en estimant qu’il est inconcevable de paniquer pour des séismes de faible magnitude qui caractérisent les tremblements de terre de la Méditerranée, dont l’Algérie. Ainsi, il dira que les activités sismiques de ces derniers temps dans le nord du pays sont des activités « normales », « naturelles », dues aux contraintes tectoniques. « En Algérie, les séismes sont modérés. Certes, il y a eu dans notre histoire des séismes de forte magnitude, mais ils ne sont pas fréquents et sont très espacés dans le temps », a-t-il souligné, en affirmant que ce sont les répliques qui donnent l’impression qu’il y a une forte activité sismique. Le DG du CRAAC a tenu à préciser aussi que les tremblements de terre ne peuvent être déclenchés par l’éclipse, les changements climatiques ou la pluie. « Les recherches sur les tremblements de terre sont multiples dans le monde entier et aucun scientifique n’a jamais évoqué le climat, la pluie ou un autre phénomène naturel pour expliquer l’origine du séisme. Tous les scientifiques disent que le séisme est le résultat de mouvement des plaques tectoniques », a-t-il assuré. Se référant toujours aux affirmations des scientifiques, le DG du CRAAG a fait remarquer que l’activité sismique ne s’est pas intensifiée ces derniers temps, mais suit un processus normal. « Aujourd’hui, avec la multiplication des réseaux de détection des séismes et des organes de presse et médias qui s’intéressent de près à ce phénomène, nous avons cette impression que l’activité sismique s’est amplifiée. Ce qui n’est pas le cas », a-t-il fait savoir.

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Devenues en quelques années seulement des incontournables des grilles de programmation des chaînes TV du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et même des Balkans, les séries télévisées turques cachent pourtant la face d’un envers très peu avouable. Différentes productions sont confrontées à une féroce concurrence interne et à un système soumis plus qu’ailleurs à la « logique commerciale», presque exclusivement basé sur les chiffres d’audience. Et ce, de l’avis même de professionnels du secteur, qui ont décidé de briser le silence, en parlant de ce que masquent la diversité des titres et scénarios, le jeu et les sourires des acteurs, ou encore le faste des décors qui attirent tant les téléspectateurs. La Turquie, avec pas moins de 150 millions de dollars de ventes, a été classée en 2013 comme deuxième exportateur mondial de séries télévisées après les Etats-Unis. Néanmoins, dans un reportage publié hier par l’AFP, des syndicalistes, des réalisateurs et des acteurs turcs de premier plan « dénoncent ». A la tête des frondeurs, Kenan Imirzalioglu et Elif Nur Kerkuk donnent un aperçu de la précarité des emplois d’un secteur qui compte près de 10 000 travailleurs, confrontés à la dangerosité des conditions de tournage et à une surexploitation des équipes techniques, mais aussi des acteurs. Des conditions de travail qui ont déjà conduit à la mort de plusieurs personnes, notamment d’une assistante vidéo de 26 ans, renversée en 2014 par un chauffeur en manque de sommeil, ou encore d’un technicien mort d’une crise cardiaque après quarante-cinq heures d’affilée de travail. Mais à en croire Tilbe Saran, actrice et secrétaire générale du syndicat des acteurs turcs, il faut « oublier tout ce qui a été dit sur cette industrie », que les tournages se font sans « supervision, ni mesures de sécurité. (…) On ne retrouve de telles conditions de travail que dans les pays du tiers-monde ». Cependant, cette situation a conduit ces dernières années à un rapprochement entre acteurs et syndicats. Leur action a enregistré un premier succès en janvier dernier au moment où le ministère turc du Travail a catégorisé les plateaux de tournage sur la liste des lieux de travail « dangereux », en les soumettant de ce fait à des contrôles de sécurité et à la présence d’une assistance médicale d’urgence. Toutefois, cette décision est uniquement un premier pas pour les professionnels, qui dénoncent toujours les rythmes de travail et la précarité des conditions d’emploi. Esclavagisme Jeune actrice, Elif Nur Kerkuk évoque dans ce sens « l’esclavage » et témoigne de sa « pire journée de travail ». Un tournage de « vingt-sept heures » sur deux sites éloignés l’un de l’autre. « Après avoir tourné des scènes dans le centre de la Turquie pendant vingt-quatre heures d'affilée, toute l'équipe du tournage a été entassée dans un bus en direction des studios d'Istanbul, pour enchaîner illico une autre journée de travail… », témoigne-t-elle. « Je suis restée éveillée toute la nuit à surveiller le chauffeur, en me demandant ce qui se passerait s'il s'endormait au volant ». De son côté, allant plus loin et menaçant de mettre un terme à sa carrière d’acteur, Kenan Imirzalioglu dénonce, pour sa part, l’un des principaux obstacles à la pérennité de l’industrie des séries télévisées en Turquie. « Tant que la durée d'un épisode ne sera pas réduite à 60 minutes, je ne travaillerai plus sur aucune série télé », s’emporte-t-il. L'organe administratif de régulation de la télévision turc (RT-K), qui supervise le secteur, avait imposé en 2014 aux chaînes de télévision, et dans le but de limiter les coupures publicitaires, un minimum de 20 minutes de diffusion de programme entre chaque « pause » publicitaire. Ripostant à cette décision, les producteurs ont, sous la pression des chaînes télé, tout simplement rallongé la durée des épisodes pour continuer à insérer les lucratifs spots publicitaires durant les programmes. A tel point qu’il n’est pas rare aujourd’hui que des épisodes dépassent les 150 minutes, « un cercle vicieux », estime Zafer Aydin, patron du Syndicat turc des travailleurs du cinéma. « Plus les séries sont populaires, plus les acteurs deviennent célèbres et plus les épisodes sont longs », affirme-t-il. Reconnaissant, pour sa part, la surexploitation que cause cette situation sur les acteurs et les équipes techniques, le réalisateur Altan Dönmez met cependant en avant l’impact de la concurrence et « l’avidité » des chaînes de télévision. « Nous ne pouvons pas tourner d'épisodes en avance, par crainte d'une annulation », la règle étant, en effet, pour les producteurs de séries turques de produire vite, à la demande, et souvent « seize heures par jour pendant six jours ». Mais dans ce système dynamique, qui mise presque exclusivement sur l’audimat, c’est en moyenne 50 à 70 séries qui sont annulées en cours de route à chaque saison.

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Les deux gouvernements rivaux s’entretuent pour le pouvoir et laisse le terrain libre aux groupes terroristes affiliés à Daech qui ne ratent aucune occasion pour s’attaquer à l’un des deux camps. Mardi dernier, au moins sept militaires libyens ont été tués dans deux attentats suicide à la voiture piégée contre l’armée dans la ville de Benghazi, alors que l’ONU espère toujours parvenir à un accord entre les deux parlements et gouvernements parallèles en négociations indirectes à Skhirat au Maroc. Deuxième ville de Libye, Benghazi est l’une des zones les plus instables de ce pays livré aux milices depuis la chute de l’ancien régime. Les troupes du général Haftar ont réussi à libérer de larges secteurs de Benghazi qui étaient partagés entre les différentes milices y compris djihadistes de Ansar Chariâa affiliés à l’Etat islamique. Ces derniers, mieux organisés et plus structurés, sont toujours présents à Benghazi et continuent à harceler les troupes de l’armée régulière dirigée par Khalifa Haftar, désormais chef d’état-major de l’armée fidèle au gouvernement de Tobrouk et soutenu par l’Egypte. Les terroristes de Daech ont ainsi attaqué à la voiture piégée, mardi dernier, deux points de contrôle de l’armée libyenne faisant au moins sept morts, selon des sources militaires. Miloud Zaoui, porte-parole du corps des Forces spéciales, a indiqué que la première attaque avait été menée dans le secteur de Lithi et la seconde non loin de là dans la zone de Massaken. Un autre responsable des Forces spéciales, Fadl El-Hassi, a précisé que les deux attentats ont été commis par des «kamikazes à bord de deux voitures piégées.» Ce double attentat, qui n’a pas été revendiqué, est intervenu alors que l’ONU s’efforce de maintenir le dialogue inter-libyen sur les rails, pressant les protagonistes de s’abstenir de toute escalade sur le terrain. En dépit de cette situation chaotique, la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) ne baisse pas les bras. La Manul a proposé, mardi dernier, une feuille de route pour une sortie de crise et averti les parties prenantes au conflit que «le pays ne pouvait attendre davantage pour régler» la crise, ajoutant que «le terrorisme est une réelle menace» si les protagonistes ne parviennent pas à se mettre d’accord, en référence notamment à la montée en puissance des groupes Djihadistes en Libye. La Manul, qui supervise les négociations en cours entre les autorités rivales libyennes dans la ville marocaine de Skhirat, a soumis ses propositions aux parties en conflit. Selon un communiqué de l’ONU, la feuille de route porte sur «la formation d’un Conseil présidentiel dirigé par des personnalités indépendantes, un gouvernement d’union nationale et un Parlement représentant tous les Libyens». «La période transitoire, dont la durée sera fixée par les parties (libyennes), s’achèvera avec la tenue d’élections qui interviendront après l’adoption par referendum d’une Constitution», ajoute-t-on. Lundi dernier à Bruxelles, le chef de la Manul, Bernardino Leon, a dit espérer poser cette semaine les bases d’un «accord final» concernant notamment la mise en place d’un gouvernement d’union. «Il existe une chance que nous puissions faire des progrès et avoir les premiers noms pour un gouvernement d’unité nationale cette semaine», a-t-il dit.  Vendredi dernier, le gouvernement de Tobrouk, avait annoncé une offensive pour «libérer» Tripoli, contrôlée depuis août par les milices de Fajr Libya. La délégation des autorités dites de Tripoli a alors menacé de se retirer des négociations de Skhirat avant de revenir sur sa décision. «Pour le moment, personne ne repart (en Libye) même si la situation en Libye s’est détériorée ces derniers jours et que cela a évidemment eu un impact sur le dialogue», s’est félicité, dimanche dernier, l’émissaire de l’ONU qui a eu lundi soir des entretiens à Tripoli et Tobrouk avec les autorités rivales et devait rejoindre mardi soir les négociations au Maroc. Le chef de la délégation du parlement de Tobrouk, Mohamed Ali Chouaïb, a qualifié, mardi soir, de «positive» la proposition de la Mission d’appui des nations unies pour la Libye (MANUL) de rapprocher les positions des parties au conflit et d’accélérer les pourparlers, en cours à Skhirate. Dans une déclaration à la presse au terme d’une réunion avec le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Bernardino Leon, M. Chouaïb a indiqué que le document présenté par la mission onusienne comprend «plusieurs idées positives à même d’aider à trouver une solution à la crise». M. Chouaib, également vice-président du parlement élu en juin dernier, a souligné que sa délégation poursuivra les pourparlers politiques et examinera de manière «sérieuse et responsable» les propositions de la MANUL, notant qu’elle présentera au médiateur onusien «dans les plus brefs délais» ses remarques et ses observations concernant ce document. «Après plusieurs semaines de discussions avec toutes les parties, et tenant compte de la détérioration de la situation militaire sur le terrain qui menace d’une nouvelle escalade à un moment où des progrès ont été réalisés dans le dialogue politique, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Bernardino Leon, s’est rendu à Tobrouk et Tripoli où il a présenté quelques idées pour accélérer les pourparlers», avait indiqué plus tôt dans la journée la MANUL. Il s’agit, d’après la mission onusienne, «avant tout d’idées libyennes, formulées après de larges consultations avec les parties», notant que ces propositions «répondent aux préoccupations de toutes les parties», appelées «à faire des concessions». Selon la mission onusienne, ces idées, qui ne représentent pas une solution définitive à la crise politique libyenne et au conflit militaire, représentent la base à partir de laquelle les parties peuvent travailler. Ces orientations s’articulent, d’après la même source, autour notamment du respect des élections et de leurs résultats, du respect de la légitimité de l’Etat et de ses institutions, y compris le pouvoir judiciaire et toutes les autres institutions, ainsi que de l’adhésion aux principes de la révolution du 17 février, notamment la démocratie, les droits de l’homme et l’établissement de l’Etat du droit. La MANUL propose en premier lieu la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigé par un président et un Conseil présidentiel composé de personnalités indépendantes de tous les partis politique et de tout groupe particulier, qui soit accepté par toutes les parties et tous les Libyens. La mission onusienne propose aussi une Chambre de représentants en tant qu’organe législatif représentant tous les Libyens, un Conseil supérieur d’Etat inspiré des institutions similaires dans d’autres pays, en tant qu’institution fondamentale dans la gouvernance de l’Etat, et une Assemblée constituante. M. Leon est arrivé, mardi dernier en fin d’après-midi à Skhirate pour reprendre ses contacts avec les parties libyennes au conflit. Il revenait de Bruxelles où il a pris part à une réunion des maires des villes libyennes, avant de faire le déplacement à Tobrouk et à Tripoli où il a eu des contacts avec notamment le président du Conseil national général et le ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Tobrouk.

Publié dans Monde

Le décret relatif à la certification de garantie d’origine de l’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables et de système de cogénération vient d’être publié au Journal officiel. La certification d’origine est un mécanisme qui vise à attester que l’énergie a pour origine une source d’énergie renouvelable ou un système de cogénération, donnant lieu à la délivrance par la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) d’un document garantissant cette origine. Ce décret vient en complément du décret fixant les conditions d’octroi des primes au titre des coûts de diversification de la production d’électricité, adopté par le gouvernement en juin 2013. Les arrêtés ministériels qui fixent les tarifs d’achat garantis pour l’électricité produite à partir des installations utilisant la filière solaire photovoltaïque et à partir des installations utilisant la filière éolienne ainsi que les conditions de leur application, ont été déjà publiés dans le Journal officiel en avril 2014. Ces tarifs d’achat, conclus sur la base d’un contrat de 20 ans entre le producteur et le distributeur, sont fixés par tranche de capacité et en fonction du potentiel solaire et du potentiel éolien, de référence, estimés à 1 500 heures pour le solaire et à 1 900 heures pour l’éolien. C’est la CREG qui publie le contrat type d’achat pour l’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables et ou de cogénération. Ce cadre règlementaire, inscrit dans le cadre de la loi de 2004 relative à la promotion des énergies renouvelables pour le développement durable et articulé autour d’un mécanisme d’incitation basé sur le tarif d’achat garanti, fait partie du régime spécial accordé à toute activité de production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables ainsi que la production d’électricité à partir de systèmes de cogénération. La voie est ainsi ouverte à l’octroi des primes qui permettent au producteur, bénéficiant du régime spécial, de vendre son électricité à un tarif d’achat garanti lui permettant d’assurer une rentabilité financière de son installation de production d’électricité. En retour, le producteur sous régime spécial est tenu de « prendre toutes les mesures nécessaires pour produire l’électricité conformément aux termes contenus dans l’autorisation d’exploiter, particulièrement pour les aspects liés  à la sécurité et la fiabilité des équipements et à la conformité aux règles environnementales en vigueur ». Il a également l’obligation de « doter ses installations d’équipements de mesure des énergies électriques et thermiques conformes à la réglementation en vigueur pour déterminer les flux injectés et soutirés du réseau, ainsi que la chaleur utile ». Il doit également « mettre en place un dispositif d’enregistrement graphique et électronique de toutes les données de relève et de facturation des quantités d’électricité produite à partir des sources d’énergie renouvelables et ou de cogénération ». Enfin, il doit « communiquer à l’opérateur du système électrique toute information nécessaire à la conduite du système électrique conformément aux règles techniques de raccordement au réseau de transport de l’électricité et règles de conduite du système électrique » et « se soumettre aux mesures exceptionnelles susceptibles d’être prises par le ministre de l’Energie en cas de crise grave sur le marché, de menace pour la sécurité ou la sûreté des réseaux et installations électriques ou de risque pour la sécurité des personnes ».

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Selon une estimation des Nations unies, plus de 10 millions d’enfants au Nigéria ne vont pas à l’école. D’après la même source, c’est là un chiffre parmi les plus élevés au monde et la source d’énormes problèmes d’éducation et d’insertion dans ce pays. Pour beaucoup de parents,  le choix pour leurs enfants  d’aller ou de ne pas aller à l’école n’existe même pas. A cause de la guerre menée par les groupes armés, en particulier l’islamiste Boko Haram, de nombreuses écoles ont été fermées ou détruites au cours des six dernières années, livrant des millions d’enfants à l’inconnu. Pour les experts onusiens et nigérians de l’éducation, les enfants qui ne vont pas à l’école peuvent être recrutés facilement par des bandes criminelles. C’est en tout cas le point de vue de Mohamed Dongel, responsable en charge d’une commission travaillant à la réouverture des écoles primaires dans l’Etat de Borno, le plus touché par le conflit entre le gouvernement et Boko Haram. Selon ce spécialiste, interrogé par l’AFP,  Boko Haram recrute grâce à «l’ignorance, la pauvreté et le manque d’éducation». «Nous sommes assis sur une bombe à retardement», ajoute-t-il  affirmant  que sur les 1357 écoles primaires de Borno, pour 495 000 élèves, seulement 400 ont rouvert.  Dans le nord-est du Nigeria, rapporte l’agence de presse qui cite un rapport de l’ONG nigériane African Health, Human and Social Development, 52,4% des hommes et des garçons de plus de 6 ans n’ont jamais été à l’école. Ce chiffre grimpe à 61,1% pour les filles. « Une exclusion et une marginalisation à cette échelle engendrent un très important ressentiment » et amènent «de possibles sympathisants pour Boko Haram», souligne-t-on en citant le rapport. Dans le nord à majorité musulmane, des efforts sont faits pour relancer l’éducation sur la base d’un système «mixte » comprenant éducation coranique et religieuse et enseignement classique. Le gouvernement et ses partenaires internationaux essaient en particulier d’améliorer l’assiduité des filles, car 60% d’entre elles ne vont pas à l’école dans cette région en raison de Boko Haram et d’une pression religieuse conservatrice qui redouble d’intensité depuis quelques années. Des programmes de formation des enseignants, indique-t-on,  ont été mis en place et un plan pour la sécurité des écoles, soutenu par l’ONU, a bénéficié de 30 millions de dollars.

Boko Haram enlève plus de 400 femmes et enfants Des éléments du groupe armé nigérian Boko Haram ont capturé mardi soir plus de 400 femmes et enfants dans la ville de Damasak (nord-est), reconquise par l’armée il y a une dizaine de jours, ont rapporté des habitants cités mercredi par des médias. « Ils ont pris 506 jeunes femmes enfants. Ils en ont tué environ 50 d’entre eux avant de partir », a dit Souleymane Ali, un habitant de la ville, située à quelques kilomètres de la frontière tchadienne. « Nous ne savons pas s’ils en ont tué d’autres avant de partir, mais ils sont partis avec les autres », a-t-il ajouté. Toumba Mohamed, lieutenant-colonel de l’armée nigérienne et commandantde la force tchado-nigérienne à Damasak, a déclaré que des habitants lui avaient fait part de l’enlèvement de 400 à 500 femmes et enfants. La rébellion de Boko Haram et sa répression par l’armée ont fait plus de 13 000  morts et plus de 1,5 million de déplacés. Borno, Yobe et Adamawa sont les trois Etats du Nigeria les plus touchés par ces violences.

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Le procès de l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, ouvert dans la matinée d’hier au tribunal criminel d’Alger, a été reporté à la prochaine session criminelle, essentiellement en raison de l’absence de l’avocat du principal prévenu dans ce dossier, l’homme d’affaires algéro-luxembourgeois, Medjdoub Chani. L’avocat William Bourdon, de nationalité française, n’aurait pas pu obtenir son visa pour l’Algérie. De même que le prévenu avait refusé qu’un avocat lui soit commis d’office. Les 23 accusés, 16 personnes et 7 entreprises étrangères, poursuivis dans cette affaire, qui a éclaté, rappelons-le, en 2009, devront donc attendre la prochaine session criminelle du tribunal criminel d’Alger pour être jugés pour, entre autres chefs d’inculpation, corruption, blanchiment d’argent et dilapidation de deniers publics. Le projet de l’autoroute Est-Ouest, réévalué à 13 milliards de dollars, aurait attisé les convoitises de certains intervenants. Le déroulement du procès a rappelé, du moins en partie, celui de l’affaire Sonatrach 1, ouvert le 15 mars dernier et au cours duquel les avocats avaient rejeté la possibilité que le Trésor public se constitue partie civile. La même scène s’est donc reproduite hier lors du procès de l’autoroute Est-Ouest. Après la suspension de la séance pendant 40 minutes pour décider si le Trésor public pouvait ou non se constituer partie civile, le président du tribunal a indiqué que cette demande était « prématurée » et qu’elle devrait « être présentée au début de l’action civile, qui commence à la fin de l’action publique ». Maître Miloud Brahimi, venu en retard et n’ayant pas pu plaider contre la constitution du Trésor public, a demandé au juge de se prononcer clairement sur le fait que la défense du Trésor n’a pas le droit de plaider ou d’intervenir pendant le procès pénal. Quant à maître Khaled Berghal, malgré qu’il soit un des avocats de la défense, il a été pour que le Trésor public se constitue partie civile. Pour lui, juridiquement parlant, n’importe quelle personne physique ou morale qui estime qu’elle a subie un préjudice dans cette affaire peut se constituer partie civile. D’autre part, la défense des entreprises étrangères, dont celle de l’entreprise espagnole Isolux Corsan, a estimé que le parquet devait se prononcer sur « l’extinction des poursuites judiciaires », car l’accusation n’a désigné aucune personne physique représentant cette entreprise. « Comment une personne morale peut corrompre ou faire du trafic d’influence », s’est interrogé l’avocat de la société Isolux Corsan, en se basant sur le document de renvoi du juge d’instruction, qui, selon lui, ne désigne pas son client comme ayant fait du trafic d’influence, ainsi que son implication dans l’acte de corruption. Mais cette demande de la défense a été contrecarrée par celle du procureur général pour le maintien des poursuites, estimant que l’article 51 du code pénal permet les poursuites contre une personne morale ainsi qu’une personne physique. Pour lui, les mêmes demandes ont été projetées devant le juge d’instruction, puis la chambre d’accusation, et enfin la Cour suprême, qui les ont tous rejetées. A côté d’Isolux Corsan, il y avait Citic-CRCC (Chine), Cojaal (Japon), SM Inc (Canada), Pizarotti (Italie), Garanventas (Suisse) et Coba (Portugal). Des interprètes chinois, anglais, espagnol et italien étaient également présents dans la salle d’audience. La défense de ces entreprises avait, en automne dernier, introduit un recours pour que l’affaire soit jugée par un tribunal correctionnel, estimant que les crimes économiques reprochés à leurs clients étaient de simples délits. Une demande qui a été invalidée par la Cour suprême. La bataille des procédures a dévoilé clairement la stratégie de la défense, qui cherchait coûte que coûte un report. Ainsi, les avocats de la défense ont plaidé le report à cause de l’absence de l’avocat du principal accusé, Medjdoub Chani, maître William Bourdon. Le juge a donc demandé solennellement à l’accusé de donner son avis sur la question, sans que les autres avocats interviennent, alors qu’il n’est pas leur client. « Je demande le report de l’affaire en l’absence de mon principal avocat et je n’accepte pas un avocat commis d’office », a déclaré l’accusé. Une raison valable pour que le juge sorte avec ses conseillers afin de délibérer sur les demandes de la défense. Résultat : le magistrat du siège a refusé toutes les demandes, sauf celle de l’accusé, et a décidé le report du procès à la prochaine session criminelle. Cette stratégie de la défense a été commentée par certains avocats qui n’étaient pas contents du report, qui voient en elle une tactique pour éviter les projecteurs de la presse. « L’objectif de la défense, au détriment de ses clients qui sont en détention, est de laisser le bruit qui entoure cette affaire passer afin de la juger dans un climat moins tendu », nous a confié un avocat qui a requis l’anonymat. Il y a lieu de noter que l’ex-ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, qui fait partie encore de l’Exécutif, a été auditionné comme témoin, par écrit, lors de l’instruction, et le juge est dans l’obligation de lire son témoignage écrit lors du procès. Maintenant qu’il est reporté, il faut attendre la prochaine session criminelle pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette affaire qui fait partie des feuilletons les plus longs de la grande corruption en Algérie.

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