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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 28 mars 2015

Après la réussite de leur marche du 19 mars dernier dans la wilaya de Tizi-Ouzou, les éleveurs de bovins de différentes régions du pays comptent organiser dans les prochains jours une nouvelle marche dans la wilaya de Sétif, dans le cas où le gouvernement ne donnerait pas suite à leurs doléances. Ils menacent même d’organiser, plus tard, une marche à Alger. Globalement, les éleveurs exigent du gouvernement une aide plus conséquente. Ils estiment que les efforts consentis jusqu’ici par le gouvernement sont insuffisants et interpellent le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour intervenir et assurer une meilleure aide aux éleveurs de bovins et aux producteurs de lait, qui affirment se débattre dans une situation des plus difficiles. « Manque et cherté des aliments de bétail, absence d’assistance des autorités, TVA à la hausse… Comment voulez-vous supporter la situation dans de telles circonstances ? Cela freine le développement de la filière lait en Algérie », se lamente Bouhadou Boubaker, membre de l’association des éleveurs de la wilaya de Béjaïa. Il informe à ce sujet que les prix des aliments de bétail ont connu une hausse vertigineuse, ces derniers temps, atteignant les 3 555 dinars le quintal, signalant que certains aliments sont actuellement introuvables sur le marché algérien. L’avoine, principale céréale fourragère, est à 7 000 DA le quintal, le sorgho à 12 000 DA, le trèfle à 30 000 DA et la luzerne à 50 000 DA. « Il est difficile d’assurer l’aliment au quotidien pour toutes les bêtes », déplore notre interlocuteur. Les éleveurs de bovins exigent la mise à leur disposition de plus grandes quantités d’aliments et le prélèvement sur les taxes sur chaque litre de lait vendu au profit des éleveurs. Ils souhaitent également l’augmentation de la subvention de l’Etat sur le litre de lait cru, actuellement de 12 DA, pour atteindre les 20 DA, soit une augmentation de 80%, et l’accélération du versement de l’argent de la subvention, qui enregistre des retards allant de 3 à 4 mois. Selon M. Bouhadou, « la pérennité de nos projets d’investissement dans le secteur de l’élevage des bovins est en danger, les éleveurs sont abandonnés à leur sort ». Même si la saison printanière s’est bien installée, le problème de l’absence d’aliments et leur cherté demeurent une entrave majeure pour le développement du secteur.

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La ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dalila Boudjemaâ, a procédé mercredi, à Boumerdès, à l’ouverture de la première rencontre nationale des cadres des Maisons de l’environnement. Cette rencontre, dédiée à l’environnement et qui durera trois jours, va permettre aux cadres du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement de se mettre au diapason des évolutions en matière d’environnement et surtout d’acquérir une meilleure formation en matière d’éducation et de sensibilisation à l’environnement et au développement durable. Dans son intervention, la ministre a rappelé les réalisations de son secteur, en évoquant, par exemple, les 49 Maisons de l’environnement à travers le territoire national, lesquelles sont gérées par le Centre national des formations à l’environnement (CNFE). Etant des lieux de rencontre des associations et des clubs verts, ces dernières sont dotées de moyens pédagogiques les plus modernes pour améliorer la sensibilisation et l’éducation environnementale de la population. Pour cette mission importante, qu’est la protection de l’environnement, un personnel qualifié s’avère indispensable, dira la ministre, en appelant les cadres de son département à dispenser une meilleure formation durant cette rencontre aux 80 cadres des Maisons de l’environnement. Durant ces journées, divers thèmes, ayant trait aux aspects environnementaux, aux procédés de protection ainsi qu’à des sujets relatifs au développement durable, y sont dispensés par des experts nationaux et internationaux spécialisés dans le domaine de l’éducation et de la sensibilisation environnementale. La formation des formateurs, le programme d’éducation et de vulgarisation, exemple de réalisation d’un projet, ateliers d’échanges entre les Maisons de l’environnement, outils pédagogiques d’éducation à l’environnement, les techniques d’animation, présentation des guides pratiques des clubs verts, la formation sur le jardinage et la méthode de gestion des infrastructures et des activités sont autant de thèmes qui sont inscrits à l’ordre du jour de cette importante rencontre sur l’environnement et le développement durable. Lors d’un point de presse improvisé au niveau de la Maison de l’environnement de Boumerdès, la ministre a mis en exergue la dynamique de son ministère quant à la prise en charge des problèmes environnementaux, en parlant de la réalisation de nombreux centres d’enfouissement technique à travers le territoire national, de Maisons de l’environnement et surtout d’améliorer le taux de recyclage des déchets, qui devait être porté à plus de 24% durant l’année en cours, sachant qu’il n’est que de 5% actuellement. A propos du schéma directeur de l’aménagement du territoire, la ministre a indiqué que ce dernier vise la restructuration et la redynamisation du territoire national, pour remédier aux dysfonctionnements et réhabiliter les potentialités existantes de chaque région.

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Après près de deux mois de grève, les enseignants de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou se tournent vers le Premier ministre afin d’intervenir auprès des responsables en charge du secteur, pour apporter des solutions rapides aux multiples dysfonctionnements que vit l’UMMTO.

Les enseignants affiliés au Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) estiment qu’au fil des années les promesses et engagements auxquels ils avaient bonne foi « se sont avérés que des annonces sans lendemain » et toutes leurs démarches auprès du wali, du recteur et de la tutelle « se sont révélées vaines ». Raison pour laquelle la section syndicale CNES-TO a décidé de s’en remettre à Abdelmalek Sellal. « Nous avons l’honneur de vous adresser cet appel pour vous demander d’intervenir auprès des autorités ministérielles concernées et des autorités locales de la wilaya de Tizi-Ouzou, afin qu’elles apportent rapidement des solutions aux graves déficits et dysfonctionnements dont souffre notre université », écrit le syndicat des enseignants dans un courrier adressé au chef de l’Exécutif, daté du 22 mars dernier. Le document, dont nous détenons une copie, trace un sombre bilan de la situation de l’UMMTO « engluée dans un marasme qui va en s’aggravant ». Des « graves problèmes liés à l’insécurité » à l’intérieur des campus universitaires, au « règne sans partage » de hauts responsables qualifiés d’« inamovibles » et la « négation du droit du partenaire syndical », passant par « le fonctionnement chaotique des rouages administratifs, pédagogiques et scientifiques » qui handicapent gravement, en qualité et en quantité, les activités relevant de la mission de l’université, les enseignants dénoncent les agissements du recteur de l’UMMTO qui tient un langage humiliant envers eux.  A titre d’exemple, le Cnes-TO cite une réponse du même responsable, le 12 mars devant une centaine d’enseignants. « Celui qui va me dire ce que j’ai à faire n’est pas encore né ! », leur a-t-il dit, peut-on lire dans le courrier adressé au Premier ministre. Les mêmes responsables sont accusés de vouloir « dépecer l’UMMTO en deux ou trois établissements », sacrifiant le caractère multidisciplinaire, la stabilité et les normes de travail permettant la qualité des performances pédagogiques et scientifiques. « Au lieu de s’atteler à la mise en place d’une nouvelle université au niveau du campus de Tamda, par la création de facultés et d’instituts », écrit le Cnes-TO, ces responsables «s’enferment dans une démarche de rafistolage ininterrompu avec des conséquences graves sur les facultés existantes ».

MENACE SUR l’ANNÉE UNIVERSITAIRE Le syndicat des enseignants, profitant de la période des vacances pour solliciter l’intervention du Premier ministre, pose également le problème lié aux logements que les autorités locales n’arrivent toujours pas à prendre en charge de façon sérieuse depuis une quinzaine d’années. «L’UMMTO n’ayant reçu aucun quota de logement depuis 2001», se plaint le Cnes-TO, plus d’un millier d’enseignants sont actuellement concernés par ce problème, précise-t-on de mêmes sources. « Faut-il que des enseignants universitaires de l’UMMTO se mettent dans des bidonvilles pour que les autorités soient sensibilisées sur leur sort ? », s’interroge le syndicat qui rappelle «la pression graduelle » exercée sur les responsables locaux et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), pour satisfaire ses revendications. Ainsi, malgré la grève entamée depuis le 11 février, les marches et les sit-in, « malheureusement, tout se passe comme si les différentes institutions concernées ne prennent pas la mesure de la gravité de la situation et des conséquences néfastes et dangereuses qu’un pourrissement ne manquerait pas d’engendrer sur les activités de ce semestre et sur la prochaine rentrée universitaire 2015/2016 », alerte le CNES-TO. Enfin, le syndicat demande à M. Sellal de lui accorder une audience, afin de discuter des problèmes exposés.

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Dès qu’un cours d’eau est partagé, le risque de conflit entre pays voisins existe. C’est le cas du bassin hydrographique du Nil, le plus long fleuve du monde (6671 km, mais au débit en constante diminution), qui couvre 2 870 000 km² (et abrite plus de 300 millions d’habitants) et qui est partagé entre dix pays : Egypte, Ethiopie, Erythrée, Ouganda, Soudan, Tanzanie, Rwanda, Burundi, Kenya et la République Démocratique du Congo.

C’est la ressource principale de l’Egypte, «un don du Nil», qui dispose ainsi d’une disponibilité hydraulique assez satisfaisante, mais qui est, en fait, totalement dépendante de l’eau provenant de pays voisins. En mai 1978, déjà, Anouar al Sadate, qui présidait aux destinées de l’Egypte, avait menacé d’entrer en guerre si l’Ethiopie entreprenait de construire un barrage sur le lac Tana où prend sa source le Nil Bleu. C’est la perspective pacifique de coopération autour du partage de l’eau qui l’avait emporté à l’époque avec l’Initiative du bassin du Nil lancé en février 1999 par les ministres de l’Eau des dix pays traversés par le fleuve, dont la caractéristique commune est de vivre dans une région synonyme de pauvreté, d’instabilité, de forte croissance démographique et de dégradation de l’environnement. Dernièrement, l’Éthiopie a commencé à construire le barrage Renaissance, de 170 mètres de haut et d’une capacité de stockage d’eau de 74 milliards de m3 et d’une capacité de production électrique de 6 000 MW. Construit par la société italienne Salini Impregilo SpA, il sera le plus grand d’Afrique, à son achèvement prévu pour 2017 et coûtera environ 4,2 milliards de dollars à l’Ethiopie. Ce projet, perçu par l’Egypte comme un danger pour son approvisionnement en eau douce, a été à l’origine de la dégradation des relations diplomatiques avec l’Ethiopie. Mais, heureusement, c’est la voie de la coopération qui l’a emporté. L’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan sont parvenus à s’accorder sur une déclaration de principes, signée lundi dernier, qui ouvre la voie à une coopération entre les trois pays sur ce projet, sur la base du principe qui veut que le barrage ne peut altérer le débit du fleuve. «Je réaffirme que le barrage Renaissance ne causera aucun préjudice aux pays en aval», a déclaré le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn lors d’une cérémonie à Khartoum, en présence des présidents égyptien Abdel Fattah al Sissi et soudanais Omar al Bachir. «Vous allez vous développer et croître et je vous soutiens, mais soyez attentifs au fait qu’en Egypte, la population ne vit que de l’eau qui provient de ce fleuve», a répondu le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi qui a rappelé que pour les Égyptiens, «ce barrage est synonyme de peur parce que le fleuve Nil n’est pas seulement une source d’eau, c’est une source de vie». En même temps, il a assuré que les Egyptiens n’ont «aucune réserve concernant le développement du peuple éthiopien». Après avoir signé l’accord, le ministère égyptien de l’Irrigation et de l’Eau a déclaré aux journalistes que l’Égypte et le Soudan auraient priorité quant à l’achat de l’électricité générée par le grand barrage. Selon un expert égyptien, l’’Éthiopie a l’intention de construire trois autres barrages sur le Nil Bleu, après Renaissance. Il fait remarquer que « l’Éthiopie veut produire de l’électricité qu’elle n’aura pas la capacité d’absorber. Les petits pays qui l’entourent ne pourront pas non plus absorber cette électricité, donc son principal client sera l’Égypte. Tout cela sert l’Éthiopie. L’Égypte va devenir dépendante de l’eau et de l’électricité de l’Éthiopie. Cet accord intervient après une série de réunions, associant les ministres des Affaires étrangères et des Ressources hydriques, l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan qui étaient parvenus, le 5 mars, à un premier compromis fixant les principes de coopération entre les trois pays, à partir des préoccupations de l’Egypte et du Soudan, qui sont en aval du grand barrage éthiopien de la Renaissance. Un bureau international a été créé pour élaborer deux études sur le barrage, l’une sur un modèle de simulation du barrage et la seconde sur l’impact économique et social du barrage sur les pays en aval.

Publié dans Environnement

Les animateurs du « Forum mondial des parlementaires», organisé hier en marge du Forum social mondial (FSM), se sont attardés sur la question de la paix dans le monde. La cause palestinienne s’est retrouvée naturellement au cœur du débat. De notre envoyé spécial : Adel Boucherguine D’ailleurs, l’atelier de débat entre parlementaires sous cette thématique a été dédié à la Palestine et à son peuple. «Il faut tout simplement reconnaître l’Etat palestinien », a déclaré, d’emblée, Eléonora Forenza, députée italienne. « En tant qu’Etats, nous avons tous la responsabilité de trouver la solution aux migrants palestiniens, au lieu de les refouler de nos territoires ». Dénonçant les raids israéliens sur la bande de Gaza, Seem Mustafa, députée indienne, est revenue sur le contexte sécuritaire de son pays, qui, selon elle, est « très dangereux ». « Nous avons un gouvernement d’extrême droite. Nous avons une société disloquée dont les uns sont montés contre les autres », raconte avec beaucoup d’émotion Mme Mustafa, avant de témoigner : « Nous subissons la violence et les menaces terroristes au quotidien. » Le député palestinien, Salah Salah, a témoigné, de son côté, de la souffrance de son peuple et de l’injustice « impérialiste » et « colonisatrice » que subit au quotidien le peuple palestinien. Il s’est insurgé contre l’extermination de milliers de ses frères et sœurs dans « l’indifférence totale de l’opinion internationale ». Une présence algérienne timide Hormis les députés du Front des forces socialistes (FFS), aucun représentant du peuple algérien n’était présent à cette rencontre. L’ex-premier secrétaire et député FFS, Ahmed Betatache, a dénoncé avec « force et énergie » les raids et violences israéliens qui ciblent régulièrement la bande de Gaza. « Il ne peut y avoir aucun droit sans celui de la paix et de la sécurité », résume le représentant du FFS, pour qui « le droit à la paix n’est guère reconnu par la pensée capitaliste ». Posant la problématique de qui a droit à la paix, l’être humain, le peuple ou l’Etat, ce docteur en droit international précise : « Chaque être humain, peuple ou Etat a le droit à la paix. » Le représentant du FFS a dénoncé, en outre, « toute intervention militaire », avant d’accuser le Conseil de sécurité de l’ONU d’être une « grande menace pour la paix ». Selon M. Betatache, c’est ce même conseil qui a déclaré plusieurs guerres dans le monde. « Les groupes intégristes, islamistes et impérialistes sont également des grandes menaces pour la paix dans le monde », a-t-il ajouté. Connu pour ses positions radicales quand il s’agit de dénoncer l’impérialisme et sa position en faveur de l’Etat palestinien, le Parti des travailleurs (PT) était bien présent au FSM, mais n’a pas participé au Forum mondial des parlementaires. Rencontré hier matin en marge du FSM, le député PT, Ramdane Taâzibt, justifie son absence par le fait qu’il « ignorait » où se passait exactement la rencontre. Il dit avoir eu des échos sur cette bonne thématique, mais il exprime son « regret » de ne pas y avoir assisté.

Publié dans Grand angle

L’Arabie saoudite a décidé de mobiliser son armée de l’air et de l’engager dans « Tempête décisive », une campagne de raids aériens qui ont visé, depuis mercredi soir, la rébellion houthie, d’obédience chiite. Le royaume wahhabite, sunnite, a justifié son action en affirmant vouloir faire face à l’« agression » de son rival chiite iranien. Dans son sillage, une coalition de plusieurs pays arabes de la péninsule, constituée, entre autres, du Qatar, du Bahreïn, de l’Egypte, et même du Maroc, a participé aux opérations militaires et a bombardé des positions militaires tenues par les rebelles houthis, liés à l’Iran, qui ne cessaient ces dernières semaines de renforcer leur emprise sur le Yémen, menaçant directement le président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui a lancé des appels à l’aide, en particulier adressés à Riyad. Ce dernier se trouvait depuis jeudi dernier dans la capitale saoudienne, à partir de laquelle il devrait se rendre en Egypte pour prendre part au Sommet de la Ligue arabe. Il y a lieu de savoir que les Houthis ont pris depuis septembre 2014 plusieurs régions du pays, dont la capitale Sanaa, et avançaient ces derniers jours vers Aden, la capitale du Sud où était retranché le chef de l’Etat Hadi. Les premières frappes de l’opération ont été qualifiées de « succès » à Riyad par un porte-parole de la coalition, ajoutant que « ces frappes se prolongeront jusqu’à ce que les objectifs soient atteints », toute offensive terrestre dans l’immédiat étant écartée. Pour sa part, dans une première réaction aux raids, le chef des rebelles, Abdel Malek al-Houthi, a condamné une « invasion » et averti que les « Yéménites ne vont pas rester sans réagir ». Mais l’Iran, premier pays visé par cette opération pour son « implication » présumée dans le soutien aux Houthis, a mis en garde contre une propagation du conflit, son président Hassan Rohani dénonçant une « agression » contre le Yémen et accusent l’Arabie saoudite de « grave ingérence » et d’« irresponsabilité ». « Les Iraniens sont ceux qui s’ingèrent dans les affaires des pays arabes, que ce soit au Liban, en Syrie, en Irak, et au Yémen, ce que nous ne pouvons pas tolérer », a pourtant rétorqué l’ambassadeur saoudien à Washington, Adel al-Jubeir, interrogé par la chaîne de télévision Fox News. « Nous devons faire face à l’agression de l’Iran qui veut dominer la région ». L’intervention militaire de l’Arabie saoudite au Yémen intervient en pleines négociations sur le nucléaire avec Téhéran et les Etats-Unis, ces derniers n’ayant pas manqué d’exprimer leur appui à l’intervention saoudienne et annoncé « un soutien logistique et de renseignement » avec l’envoi d’avions ravitailleurs et d’avions radars Awacs. La Maison-Blanche s’est déclarée elle aussi inquiète des « activités iraniennes » au Yémen, parlant d’informations sur « le transfert iranien d’armes » dans ce pays. Ce que l’Iran a immédiatement nié. Cependant, au moment où l’Arabie saoudite bombardait les rebelles houthis au Yémen, les pays arabes adoptaient une résolution « historique » portant projet de création d’une force militaire commune, à l’issue d’une assemblée préparatoire du Sommet de la Ligue arabe, à Charm el-Cheikh, en Egypte, qui a rassemblé leurs chefs de la diplomatie. Annoncée hier par le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, la création d’une force militaire conjointe, qui devrait être avalisée aujourd’hui même, à l’ouverture du sommet, a fait l’unanimité auprès des représentants des pays arabes membres de l’organisation. « C’est la première fois qu’une force sera créée et fonctionnera au nom des pays arabes », s’est réjoui M. Arabi. L’objectif de cette force sera de combattre les groupes « terroristes », selon ce qu’a indiqué M. Arabi dans un entretien à l’AFP. L’Arabie saoudite, qui a ordonné des frappes sur le Yémen, à la demande du « gouvernement légitime yéménite », a accéléré une « prise de position » des pays arabes quant à la mise en œuvre du projet de création d’une force militaire, qui, une fois mise en place, devra conduire des opérations militaires rapides pour parer aux menaces sécuritaires auxquelles pourraient être confrontés les pays arabes même si sa mise en place requiert encore des entretiens avec des représentants militaires des pays membres pour en étudier les détails. Une mission dont se chargera le chef de l’organisation panarabe. Mais certains pays membres n’ont pas attendu l’annonce de ce projet pour lancer des opérations militaires en se joignant à l’Arabie saoudite dans sa campagne militaire. D’ailleurs, au lendemain des frappes aériennes menées par les Saoudiens, plusieurs pays arabes ont confirmé y avoir participé. C’est le cas du Maroc qui a confirmé sa participation militaire à la « coalition » emmenée par l’Arabie saoudite en « soutien » au président du Yémen, Abd Rabbo Mansour Hadi, par le biais de ses forces aériennes stationnées aux Emirats arabes unis, qui servaient jusqu’à maintenant dans les frappes contre Daech. Pour sa part, la Jordanie aussi a confirmé jeudi dernier avoir, participé à l’intervention militaire au Yémen, après l’avoir fait en en Syrie et en Irak. Enfin, l’aviation et la marine égyptiennes ont participé à l’intervention militaire arabe en soutien au président du Yémen face à l’avancée des rebelles chiites. Hier avant l’aube, de nouvelles frappes ont visé des positions des Houthis dans la région d’Arhab, au nord de Sanaa, faisant 12 morts parmi les civils dans des zones résidentielles, ont affirmé des responsables du ministère de la Santé, contrôlé par les Houthis.  Depuis le début de l’opération « Tempête décisive », 39 civils au total ont péri dans les frappes, selon ces responsables. Il n’était pas possible de confirmer ce bilan de source indépendante. Trois autres frappes ont touché hier matin le complexe présidentiel, au sud de Sanaa, dont les rebelles s’étaient emparés fin janvier, ont indiqué des témoins cités par l’AFP.

L’Iran en colère ! Mais l’intervention lancée par l’Arabie saoudite au Yémen a fait grincer des dents l’Iran, qualifiant de « démarche dangereuse » l’intervention militaire lancée contre les rebelles chiites houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa et menaçaient Aden, grande ville du sud du Yémen et fief du président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui devrait être présent au sommet de la Ligue arabe, selon la télévision d’Etat égyptienne. Riyad, qui dit agir pour soutenir le président Hadi, réfugié à Aden depuis sa fuite de Sanaa le mois dernier, a lancé des frappes pour stopper la progression des Houthis qui aurait permis à cette milice issue de l’importante minorité zaïdite d’étendre son emprise sur tout le territoire du Yémen, frontalier de l’Arabie saoudite. Une opération que le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, considère comme inutile. « Toute action militaire de l’étranger contre l’intégrité territoriale du Yémen et son peuple ne donnera aucun résultat si ce n’est davantage de morts et d’effusion de sang », a-t-il déclaré. « Téhéran a toujours averti les pays de la région et les pays occidentaux de faire attention à ne pas  aller dans le même sens qu’Al-Qaïda et Daech », a-t-il encore averti. L’Iran est très impliqué dans la lutte contre l’EI en Irak où le groupe jihadiste contrôle de vastes régions, en fournissant une aide militaire à Bagdad pour reprendre au groupe la ville de Tikrit, dans le nord du pays. Toutefois, l’action militaire saoudienne va « encore plus compliquer la situation et étendre la crise », a prévenu la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Marzieh Afkham. De son côté, le président de la Commission de la sécurité nationale et politique étrangère au Parlement iranien, Alaeddine Boroujerdi, a qualifié l’Arabie saoudite d’« irresponsable », affirmant que « le fait que l’Arabie saoudite ait attisé les flammes d’une nouvelle guerre dans la région montre qu’elle est imprudente ». Et d’accuser Washington d’avoir « initié une nouvelle crise dans le monde musulman ». Le président iranien, Hassan Rohani, a dénoncé une « agression »  contre le Yémen.

Le royaume est à la tête d’une coalition d’autres pays arabes L’Arabie saoudite bombarde au Yémen
Publié dans théma archives

Aujourd’hui se tiennent au Nigéria des élections présidentielle et législative sur lesquelles planent le spectre de Boko Haram, qui a juré de «saigner» le scrutin, alors que la campagne électorale s’achevait jeudi dernier avec le renforcement de la sécurité. D’ailleurs, sur le front du nord-est du Nigeria où l’offensive de l’armée contre les insurgés islamistes bat son plein, une avancée a pu être réalisée avec la reprise de la ville de Gachagar, proche de la frontière avec le Niger, avec l’aide des armées tchadienne et nigérienne. Quelques heures avant la clôture officielle de la campagne électorale, jeudi à minuit, le président sortant Goodluck Jonathan, 57 ans, et son principal rival, l’ancien général Muhammadu Buhari, 72 ans, donnés au coude-à-coude par les commentateurs, ont jeté leurs dernières forces. Le scrutin s’annonce serré d’autant plus que Goodluck Jonathan a été critiqué ces derniers mois pour son incapacité à juguler les violences de Boko Haram, affrontant un opposant populaire, notamment dans le Nord musulman où sévissent les insurgés. Le chef de la commission électorale, Attahiru Jega, répète à l’envi que « tout ce qui est humainement possible » a été fait pour garantir une élection crédible. Le report de la présidentielle, initialement prévue le 14 février, a secoué la première économie et plus grosse productrice de pétrole d’Afrique, déjà mise en difficulté par la chute du prix de l’or noir. Hier encore, l’agence Standard and Poor’s a dégradé la note du Nigeria, le plaçant dans la catégorie des emprunts spéculatifs pour trois raisons : pétrole, instabilité politique et Boko Haram. « Je ne me souviens pas d’un scrutin aussi important dans l’histoire de notre nation, et nous avons besoin de votre soutien », a lancé le président Jonathan, candidat du Parti démocratique populaire (PDP), dans un ultime message relayé dans la presse nigériane. M. Buhari, du Congrès progressiste (APC), qui fut à la tête d’une junte militaire dans les années 1980 et aime à se définir comme un «démocrate converti», a fondé toute sa campagne sur «le changement». Le PDP est aux affaires depuis la fin des dictatures militaires en 1999. Dans son dernier message aux électeurs, il s’est engagé à faire en sorte que « jamais plus les terroristes ne trouvent refuge au Nigeria ». Les deux rivaux se sont à nouveau engagés jeudi à faire régner le calme dans leurs camps respectifs, lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté l’archevêque catholique d’Abuja et le sultan de Sokoto, la plus importante autorité musulmane du Nigeria, dans un pays où les dissensions politiques attisent souvent les tensions religieuses. Mais, pour le porte-parole de la Commission électorale indépendante (INEC), Kayode Idowu, cité par l’AFP, c’est surtout l’acceptation de la défaite, par le candidat perdant et son camp, qui permettra d’éviter des violences après les élections. Les périodes électorales sont souvent très violentes dans le pays le plus peuplé d’Afrique (173 millions d’habitants), première économie du continent. Lors de la dernière présidentielle en 2011, près d’un millier de personnes ont été tuées après l’annonce de la victoire de M. Jonathan contre M. Buhari, qui était déjà son principal adversaire. « Je ne pense pas qu’il y aura de fraude électorale, comme ce fut le cas pour les précédentes élections », a déclaré M. Buhari jeudi à l’AFP à Abuja. Mais un bourrage d’urnes ne serait pas sans « conséquences », a-t-il averti.

Paranoïa sécuritaire Mais selon la commission nigériane des droits de l’Homme, les violences ont déjà fait près de 60 morts pendant la campagne, des violences politiques et islamistes. Mis à mal dans ses fiefs du nord-est par une opération militaire régionale, Boko Haram, qui a fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI), a promis de perturber le scrutin. Initialement prévues le 14 février, les élections ont déjà été repoussées, officiellement en raison de la mobilisation de nombreux militaires contre Boko Haram dans le nord-est. Plus de 1 000 civils ont été tués depuis début 2015 dans les attaques islamistes, selon l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW). La sécurité a été musclée à l’approche de la présidentielle, mais aussi des législatives. Les frontières maritimes et terrestres ont été bouclées mercredi à minuit jusqu’à la même heure ce samedi. En début de semaine, le chef de la police nigériane a ordonné « une interdiction totale » de circuler samedi pour tous les véhicules, sauf ceux utilisés pour des « missions essentielles ». Et le Département des services de sécurité de l’Etat (DSS), l’agence nigériane de renseignements, a appelé à la plus grande vigilance samedi dans les endroits très fréquentés, de crainte d’attentats-suicide. « On demande aux électeurs de se méfier des personnes portant des tenues larges ou volumineuses au niveau du ventre », a déclaré une porte-parole. La sécurité sera particulièrement renforcée autour des bureaux de vote et des cibles considérées comme « vulnérables », telles que les banques et les bâtiments officiels. Quelque 68,8 millions d’électeurs sont appelés aux urnes aujourd’hui. « Tout est en place » pour le scrutin, a assuré le porte-parole de la commission électorale. Signe de l’enjeu de ce rendez-vous pour les partenaires du pays, Linda Thomas-Greenfield, la plus haute diplomate américaine pour l’Afrique, se rendra vendredi au Nigeria pour assister au scrutin.

Publié dans Monde

Disputée sous une pluie battante, cette course a permis au sociétaire de Sovac de prendre une avance sérieuse sur ses concurrents et donc de confirmer la domination des Algériens dans ce tour, même s’ils sont fortement concurrencés par les Erythréens. Le coureur algérien Abderrahmane Mansouri du Club Sovac a remporté la deuxième étape du Tour international cycliste de Constantine, huitième épreuve du GTAC-2015, alors que le maillot jaune de leader a été repris par l’Erythréen Amanuel Ghebreigzbhi. A l’issue d’une étape disputée sous une pluie battante, l’Algérien Abderrahmane Mansouri a bouclé les 134 km (Constantine-Mila-Constantine) en 3h 28min 10sec, devant ses coéquipiers Abdelkader Belmokhtar du GS Pétroliers (3.28:10) et Nabil Baz du Club Sovac (3.28 :14). De son côté, l’Erythréen Amanuel Ghbreigzbhi a endossé les maillots jaune de leader et blanc du meilleur espoir, alors que le maillot rouge du meilleur sprinteur est revenu à l’Algérien Abdelmalek Madani du GS Pétroliers. Le maillot à pois du meilleur grimpeur est porté par l’Erythréen Tesfatsion Mehari. Le parcours de cette deuxième étape a été marqué par de fortes chutes de pluie dans la wilaya de Constantine, qui accueille pour la troisième année consécutive la caravane du Grand Tour d’Algérie. La première échappée de la journée a été l’œuvre de l’Algérien Nadir Benraïs du Club Sovac, déclenchée au kilomètre 13 de l’étape, arrivant même à disputer le premier col de première catégorie, situé dans la localité de Tidis. Mais à la descente de cette montée, l’Algérien s’est fait rejoindre par huit coureurs, pour former un groupe de neuf cyclistes, dont cinq Algériens, qui se sont disputés le sprint d’Oued Rumel et le deuxième col de l’étape, situé à Mila (1re catégorie). Au pied du col de Sidi Khelifa, une montée de première catégorie, trois coureurs se sont détachés du groupe de tête : l’Algérien Nabil Baz (Club Sovac) et les Erythréens Amanuel Ghebreigzbhi et Tesfatsion Mehari. A l’issue du sprint d’Aïn Smara (93 km), l’Algérien Nabil Baz (Club Sovac) et l’Erythréen Amanuel Ghebreigzbhi ont pris seuls les devants de la course, avant d’être rejoints dans les vingt derniers kilomètres de l’étape. A quatre kilomètres seulement de l’arrivée, trois coureurs algériens, Abderrahmane Mansouri (Sovac), Abdelkader Belmokhtar (GS Pétroliers) et Nabil Baz (Sovac), ont décidé de lancer une dernière accélération. Le dernier mot est revenu à Abderrahmane Mansouri au sprint final.

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La plasticienne Amal Benghezala expose sa dernière collection à la galerie d’art Asselah-Hocine (Alger-Centre), et ce, jusqu’au 16 avril. La collection présentée au public comprend vingt-huit tableaux réalisés selon les techniques aquarelle et gouache sur papier et acrylique et pastel sur toile.

« J’ai utilisé la technique aquarelle et gouache avec parfois du feutre, des crayons de couleurs et du stylo pour obtenir un dégradé », a expliqué Amal Benghezala, qui fait, par ailleurs, un mélange harmonieux entre l’acrylique et le pastel pour donner du fond et de la profondeur à ses œuvres. Ses œuvres, de style abstrait, tendant vers le semi-figuratif, comportent beaucoup de graphismes et des cercles ainsi que des traits. « J’aime embellir mes œuvres avec du graphisme, tout comme je travaille beaucoup avec des cercles et des traits. Les cercles donnent du mouvement au tableau, tandis que les traits servent à casser la couleur, donnant ainsi plus de fond à l’œuvre », a affirmé Amal Benghezala, dont les peintures comportent toujours un personnage. « Ce personnage est venu spontanément depuis que j’ai repris la peinture. Il s’est imposé à moi », a confié l’artiste peintre, ajoutant que les thèmes des tableaux sont inspirés par ce qu’elle voit, les personnages de son entourage et ce qui la touche. « Ces œuvres, proches du mouvement artistique naïf, portent des titres tels que Pleureuse, Enfant, Ragots, Danse, Complicité, Délivrance, Chimère et Danse. » « Des fois, avant de faire un tableau, je lui donne un titre, et c’est quelquefois en travaillant que le titre s’impose à moi. Dans ce cas, c’est le tableau qui me parle et me donne son nom », a indiqué l’artiste, ajoutant : « A travers ma peinture, je lance parfois des messages mettant en exergue les valeurs humaines et sociales comme l’amour maternel, l’hospitalité, la fraternité, la générosité et la bonté. » « Pour moi, la peinture, c’est un détachement, une évasion, un monde spirituel et un voyage », a affirmé l’artiste peintre, qui « habille » aussi les pièces en céramique (lampes, coffrets, jarres…) avec des peintures du même style que celui utilisé pour ses tableaux. Diplômée de l’Ecole nationale des beaux-arts d’Alger, Amal Benghezala, qui est aussi designer graphiste, compte à son actif plusieurs expositions individuelles et collectives en Algérie et à l’étranger. Elle a plusieurs projets pour l’année en cours, notamment une exposition à la galerie Rochedi d’Hydra avec les artistes peintres Farid Benyaa, Dokman et Hadhoud. Elle a beaucoup d’expositions en vue en Algérie et à l’étranger, mais les dates ne sont pas encore fixées.

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Le nombre de personnes atteintes d’insuffisance rénale est passé de 4 000 cas en 2002 à plus de 13 000 cas en 2010, pour atteindre 19 400 cas en 2013. Leur prise en charge, comme beaucoup d’autres malades d’ailleurs, n’est nullement reluisante. Une des solutions « urgentes » préconisées par les spécialistes serait le prélèvement d’organes sur des personnes décédées et leur greffe sur des demandeurs, qui demeure, selon les spécialistes de la transplantation d’organes, « la solution idéale » pour répondre aux besoins des malades. Et comme souvent affirmé, la « greffe rénale accuse un énorme retard en Algérie », affirmait jeudi dernier le chef de service néphrologie et dialyse et transplantation rénale au CHU Nafissa-Hamoud (ex-Parnet). En chiffres, le professeur Tahar Rayan, qui intervenait sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, a révélé que plus de 10 000 insuffisants rénaux sont inscrits sur une liste d’attente, dont seulement 20% ont un donneur. « Au rythme actuel de prise en charge, qui ne dépasse pas les 166 cas par an, il nous faut 60 ans pour éponger le nombre de patients qui attendent, sans oublier que le nombre d’insuffisants rénaux progresse de 10% chaque année », a déploré le chef de service néphrologie et dialyse et transplantation rénale au CHU Nafissa-Hamoud. La résolution du problème de la transplantation rénale auquel sont confrontés présentement les insuffisants rénaux chroniques (IRC) passe par «l’élargissement du cercle des donneurs, limité actuellement à la seule famille du malade ». En plus de l’absence de donneurs, qui creuse le fossé entre l’offre et la demande, le professeur a évoqué des contraintes d’ordre bureaucratique et législatif. «Les prévisions pour 2015 étaient de 300 greffes, malheureusement, il est constaté un retard à cause de problèmes bureaucratiques concernant, par exemple, l’importation de liquide de préservation des organes, qui a été retardée pendant plus de trois mois », a révélé l’invité de la Chaîne III, qui pointait du doigt « ces magistrats qui, par incompréhension, refusent de signer des documents portant don d’organes, alors que la loi le permet ». Pour ce qui est du prélèvement d’organes sur des personnes décédées, le professeur a regretté « des blocages d’ordre moral ». Sur 5 ans, il n’y a eu que 5 cas de prélèvement sur des cas de mort encéphalique. « Les mentalités de nos concitoyens n’ont pas évolué avec le temps, puisqu’ils sont beaucoup plus sensibles au discours religieux qu’aux arguments scientifiques », a-t-il expliqué. Pour y remédier, le spécialiste recommande d’accentuer la sensibilisation, de clarifier et de vulgariser la loi, et d’instaurer une meilleure transparence dans le programme de transplantation d’organes. Le professeur Rayan espère, par ailleurs, que l’installation de l’Agence nationale de greffe d’organes et de tissus, annoncée pour bientôt, permettra d’encadrer cette « médecine de solidarité ».

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