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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 04 mars 2015

L’avant-première du film Les portes du soleil. Algérie pour toujours, la dernière réalisation de Jean-Marc Minéo, sur un scénario coécrit avec le producteur et acteur Zakaria Ramdane, en prenant pour cadre la ville d’Oran, aura lieu ce jeudi à la salle Ibn-Khaldoun, en présence du réalisateur, ont annoncé hier ses producteurs. La sortie en salle étant pour sa part prévue pour le 18 mars prochain. Long métrage, présenté par Jean-Marc Minéo dans le communiqué de presse comme le premier film d’action algérien, mais aussi comme la première « production totalement indépendante » du pays, le film, déjà très commenté à l’été 2013 au moment du tournage, et plus encore avec la publication de la bande annonce, suscitant notamment un intérêt pour son casting volontairement « improbable », le réalisateur, mettant notamment en scène Smaïn Faïrouze, plus connu comme humoriste, dans le rôle du « méchant », ou encore, faisant appel à la chanteuse française Loire Pester ou au boxeur Mike Tyson, le film aurait, par ailleurs, coûté la modique somme de 4 millions de dollars, d’autant plus modique qu’elle fut entièrement réunie par Zakaria Ramdane, directeur de la boîte de production V Production, qui déclare à ce titre : « J’avais déposé le scénario au ministère de la Culture, mais il n’a pas été retenu par la commission. » Présenté jeudi aux professionnels du cinéma, avant d’être distribué dans une trentaine de pays, notamment en France et en Chine, annonce la production, le scénario du film, qui se classe dans le genre action, Jean-Marc Minéo déclarant, en effet : « Je voulais faire un film à l’américaine. Les Américains se représentent souvent comme les sauveurs du monde. De mon côté, j’ai un agent secret algérien qui combat sous son drapeau et sauve son pays. » Avant d’ajouter, à propos de son style cinématographique, être un fan de Tony Scott. « L’un de mes films de référence est Man on Fire. » Le scénario apparaît, en effet, de part le court synopsis officiel, comme très fidèle aux classiques du genre, c'est-à-dire un scénario « minimaliste », voire presque anecdotique, étant davantage le prétexte aux scènes d’action. Reprenant, en effet, dans ce que l’on peut voir dans la bande annonce, les codes qui font le succès du genre, une lutte entre le « bien » et le « mal » incarné par deux personnages charismatiques, de l’action et surtout beaucoup de rebondissements, le film de Jean-Marc Minéo, Les portes du soleil. Algérie pour toujours, ajoute, par ailleurs, une certaine « dose » d’histoire. En effet, la ville d’Oran revoit surgir le spectre de l’OAS, l’organisation ici dirigée par un certain Slimane, incarné par Smaïn Faïrouze, tente de conquérir la ville en y semant la terreur, mais un homme Jawed (Zakaria Ramdane), membre des services secrets, « va se dresser contre eux». Long métrage, par ailleurs, très éloigné des films financés par le ministère de la Culture, le réalisateur notant à ce titre que « les cinéastes sont obligés d’aller vers des sujets ‘‘sensibles’’ avec un contenu très social pour pouvoir être financés », il ajoute vouloir renouer avec l’âge d’or du cinéma algérien. « Mon but est de retrouver des queues de spectateurs devant les cinémas, comme dans les années 1970. »

Publié dans Culture

Le ministre du Commerce, Amara Benyounès, s’est à nouveau réuni hier avec des membres de l’UGTA et du patronat, dans le cadre du suivi des travaux de concertation relatifs aux grands dossiers économiques et commerciaux. Deux d’entre eux ont été abordés : le commerce extérieur en ces temps de crise pétrolière et de lutte contre le trafic de devises par des importations «bidons». Cette nouvelle réunion, qui met au cœur des problématiques la protection du commerce extérieur des opérateurs fantômes et la production nationale, est « extrêmement importante », a introduit M. Benyounès. Dès le début de son discours, il s’est fait un point d’honneur d’éclaircir un élément important : « Il n’y a aucun problème de gestion. Il est hors de question de revenir en arrière en ce qui concerne le commerce extérieur. » En conséquence, cette rencontre, à laquelle l’UGTA et des représentants des organisations patronales participent, est vue comme une prise de conscience certaine qu’il faut arrêter de discuter et commencer à agir véritablement pour une meilleure politique du commerce extérieur et intérieur en Algérie. C'est pourquoi il a annoncé, avec une grande satisfaction, la mise en place d’une « licence d’importation et d’exportation ». Le principe est simple, cette licence d’importation tant attendue compte encourager l’Algérie à produire local, car « nous avons les moyens de protéger notre production nationale », a-t-il soutenu. Pour cela, la licence doit répondre à une condition essentielle : la transparence. « Il ne doit pas y avoir de discrimination entre les opérateurs », a-t-il précisé. Alors, fini le temps où l’Algérie importait des produits qu’elle est pourtant capable de produire sur son sol, « menaçant par là l’emploi sur le territoire algérien ». En somme, à travers ce plan d’action « vital, nécessaire et obligatoire », selon un représentant des organisations patronales, l’Algérie semble enfin prête à passer ce cap primordial pour un développement de son marché à l’international. « IL FAUT CONSOMMER ALGERIEN » Par ailleurs, certes, il est nécessaire de «booster la production nationale », comme l’indique le secrétaire général de l’UGTA, mais la réussite passe évidemment par la consommation nationale. Mais comment faire pour la favoriser ? Telle est la question aujourd’hui et le thème central des discussions engagées entre les différents participants à la réunion. « Le producteur national doit s’engager à mettre un produit de qualité sur le marché et le commerçant, qui préfère, en général, vendre des produits importés, doit être sensibilisé, tout comme le consommateur », a répondu M. Benyounès. Il ne cessera donc de répéter que « le consommateur doit consommer algérien ! », tout en ajoutant et soulignant que « certains produits sont d’excellente qualité ». Alors, pourquoi importer ? Voilà toute la problématique à ce jour… C'est pourquoi l’Etat est prêt à passer la vitesse supérieure, en décidant de « les accompagner de manière déterminée ». Mais pour que le produit national soit protégé par le gouvernement, il doit répondre à des critères fondamentaux, que sont « la qualité, approchant du standard international, le prix, approchant celui du produit national, et la disponibilité du produit sur le marché de façon permanente », a-t-il énuméré avec précision. Le processus est à ce jour lancé avec l’ouverture, dans une quinzaine de jours, d’une campagne de sensibilisation. « Nous allons engager une grande campagne médiatique et organiser de nombreuses conférences et débats sur le sujet », a ajouté le ministre du Commerce. De plus, vers la fin de l’année, est programmé le Forum africain, « l’occasion de conquérir ces marchés », a-t-il confié. Effectivement, pour que le produit national soit compétitif, l’Algérie doit déjà réfléchir à l’exportation et le territoire africain semble être le premier marché accessible. Rappelons-le, l’objectif de cette politique naissante est « d’arriver le plus rapidement possible à des produits compétitifs sur le plan mondial». Le chemin est encore long, mais les moyens sont là. A suivre…

Publié dans théma archives

Première réplique après la révision intervenue récemment du programme national de développement des énergies renouvelables, le directeur de l’énergie de la wilaya de Tindouf, Amar Chiker, annonce qu’une proportion de 40 % de la production électrique sera réalisée à partir du solaire, avant la fin de l’année 2015, dans cette wilaya. Quatre centrales électriques d’une capacité de 9 mégawatts chacune sont prévues dans les communes de Tindouf et d’Oum Laâssel, selon Amar Chiker, dont les propos ont été rapportés par l’APS. Au total, ce sont 36 mégawatts qui devront être assurés à partir du solaire, avec la réception de projets d’exploitation des énergies renouvelables. Le projet de centrale à Tindouf occupe un terrain de 20 hectares près de la nouvelle centrale de Merkala. Il produira à son entrée en service, selon la même source, une capacité de 2 MW avant d’atteindre progressivement son plein régime. Trois autres sites, dans les communes de Tindouf et Oum-Laâssel et la localité de Hassi-Khebbi, recevront des projets similaires. Le gouvernement a adopté récemment le nouveau programme national de développement des énergies renouvelables révisé. Cette révision a touché les aspects liés au développement du photovoltaïque et de l’éolien à grande échelle, et a insisté plus sur les autres filières que sont la biomasse, la cogénération et la géothermie. Le solaire photovoltaïque se taille la part du lion avec 13 575 MW suivi par l’éolien (5010 MW) ; le solaire thermique (2000 MW) ; la biomasse (1000 MW) ; la cogénération (400 MW) et enfin la géothermie (15 MW). A l’horizon 2030, la part du renouvelable dans le bilan national de production d’électricité sera de près 27%. Dans sa version originale adoptée en février 2011, le programme algérien, faut-il le rappeler, consistait à installer une puissance d’origine renouvelable de près de 22 000 MW entre 2011 et 2030, dont 12 000 MW dédiés à couvrir la demande nationale de l’électricité et 10 000 MW à l’exportation. Il prévoyait qu’environ 40 % de la production d’électricité destinée à la consommation nationale serait d’origine renouvelable. La réalisation de la partie « nationale », financée par le budget de l’Etat, a commencé alors que la partie prévue pour l’exportation dépend de financements extérieurs qui doivent se manifester, mais aussi d’un marché durable et de partenaires étrangers sûrs. Le gouvernement a également adopté le programme national sur l’efficacité énergétique à l’horizon 2030, imposée par le contexte énergétique national marqué par une forte croissance de la consommation nationale dans le secteur domestique essentiellement, mais aussi par la réalisation d’infrastructures et la relance de l’industrie. Dans le secteur du bâtiment, il s’agit principalement de l’isolation thermique des constructions. Les pouvoirs publics comptent encourager l’utilisation d’équipements et d’appareils comme les chauffe-eau solaires et les lampes économiques pour diminuer la consommation d’énergie. Cette démarche comprend la mise en place d’une industrie locale des isolants thermiques et la fabrication de chauffe-eau solaires et de lampes économiques. Le secteur des transports est également concerné par ce programme : promouvoir les carburants les moins polluants, comme le GPLc et le GNc pour réduire la part du gasoil, et protéger la santé et l’environnement. Dans l’industrie, c’est la maîtrise de la consommation énergétique qui sera privilégiée.

Publié dans Environnement

Il annonce toujours le mondial algérois de l’automobile. Chaque année, le Salon de l’équipement automobile Equip Auto, qui a démarré le 2 mars pour s’arrêter le 5 mars prochain, ouvre ses portes quelques jours avant celui de l’automobile pour ne jamais coïncider ou faire surface commune avec lui. Un choix qui semble surprenant, mais pas autant que ça quand on écoute ses organisateurs. Selon son commissaire Nabil-Bey Boumezrag, « le choix de déconnecter Equip Auto du Salon de l’automobile est prémédité. Il est motivé par le fait que le nôtre est avant tout professionnel. Il s’intéresse en particulier aux distributeurs en équipements et autres pièces de rechange. Or, les professionnels ont besoin de visiter nos stands dans des conditions qu’un jumelage avec le Salon de l’auto ne peut pas offrir. L’Equip Auto a besoin d’espace d’exposition, de lieux de rencontres et d’échanges, d’aire de stationnement suffisante. Vous imaginez ce que c’est que de le programmer en même temps que le Salon de l’automobile d’Alger ? », s’interroge le commissaire M. Boumezrag pour qui la tendance actuelle dans le monde est à la « déconnexion des lieux » des Salons de l’automobile et des Salons de l’équipement automobile. « S’ils ont des liens certains et indissociables, ils ne drainent pas les mêmes publics », explique le commissaire de l’Equip Auto Algérie 2015.  Depuis 2006, l’année du lancement de la première édition du salon, poursuit Nabil-Bey Boumezrag, « le constat que nous faisons à chaque édition est que les professionnels qui viennent s’informer de nos produits, de nos services et solutions ont besoin d’un espace à part pour établir des relations d’affaires ou décrocher des contrats ». « En 2015, martèle-t-il, la tendance est la même et elle le restera sans doute pour les prochaines années ». L’Equip Auto Algérie 2015 accueille, cette fois, quelque 300 exposants pour plus de 9 000 visiteurs attendus, selon la responsable de la communication Halima Bourouis. En 2014, avance-t-elle, le salon a accueilli plus de 10 000 visiteurs, grand public compris. L’évènement depuis qu’il existe dans notre pays est organisé par Promosalons Algérie, une filiale du pluridisciplinaire de Promosalons International, un groupe basé en France et présent dans 120 pays, dont l’Algérie bien évidemment où il dispose d’une représentation gérée par Nabil-Bey Boumezrag, un professionnel de l’évènementiel depuis le début des années 2000. Son succès, selon son commissaire général, «réside dans la qualité des produits et équipements proposés à la clientèle algérienne dans un contexte où elle s’inquiète de l’informel et de la menace de la contrefaçon». Il réside aussi dans la valeur du marché algérien de l’«aftermarket» ou de l’après-vente automobile, accessoires, pièces de rechange, etc. Ce dernier, d’après les estimations fournies par M. Boumezrag, flirte avec les 2 milliards de dollars et « reste le plus important de la zone Maghreb », voire de l’Afrique, si l’on excepte celui d’Afrique du Sud. Les marques qui y participent, 70% d’entre elles viennent de l’international, y sont aussi pour quelque chose dans le prestige de l’évènement. On y trouve Bosch, Bremse, Knorr, Mahle, Mann, Hummel, Magneti, Marelli, Pirelli, Renault Motrio, SNR, TRW, Total Lubrifiants et d’autres…

Publié dans Grand angle

Les débats ouverts hier à l’APN autour de l’amendement du Code pénal portant sur la lutte contre les violences faites aux femmes - morales et physiques - ont été marqués par des divisions idéologiques et politiques remettant sur le tapis un débat plus vieux que le Parlement algérien. La femme est-elle mineure par définition ? L’amendement voulu par le gouvernement avant le 8 mars est, rappelons-le, l’une des promesses électorales du chef de l’Etat ; un rappel martelé par les députés de la majorité à maintes reprises lors de leurs interventions. Mais les débats sur le contenu de la loi ont fait réapparaître des divergences idéologiques profondes de la classe politique algérienne. Au moins deux tendances se sont dégagées hier lors des débats, et comme à l’accoutumée, les idées des progressistes ont fait face à celles des conservateurs. Ces derniers, représentés par les islamistes de l’Alliance Algérie verte (AAV) et quelques conservateurs du FLN, ainsi que d’autres indépendants, n’ont pas hésité à verser dans des critiques stigmatisant la femme, la rendant responsable des violences dont elle est elle-même victime. Pour Mohamed Daoui, député du parti El Karama, la question des violences à l’égard des femmes doit être traitée profondément et pas nécessairement par une loi répressive. « Il ne faut pas traiter cette question pour des raisons idéologiques », a-t-il affirmé, ajoutant que cette loi « va inciter les femmes à se rebeller contre leurs maris ». Il est allé même très loin en accusant la femme de faire dans la provocation et, sans le dire clairement, « c’est elle la responsable de la violence qu’elle subit puisqu’on ne peut pas criminaliser un homme qui a été excité par une femme ». Les idées de ce député sont claires, « c’est la femme qui provoque l’homme ». Même son de cloche chez les islamistes, y compris les femmes députées de l’AAV. Fatma Zahra Bounar, députée de l’AAV, a déclaré que la lutte contre les violences faites aux femmes est une culture d’abord avant qu’elle ne soit une répression. Elle est même revenue à l’amendement du Code de la famille de 2005 en affirmant qu’il a détruit des familles entières, situation qui risque de s’aggraver par cette loi. Si l’idéologie islamiste en Algérie n’est pas nouvelle, les débats sur le statut de la femme se sont éclipsés il y a quelques années pour revenir cette fois dans l’enceinte d’une institution républicaine. La même députée de l’AAV a même évoqué que cette loi risque d’établir la suprématie de la femme sur l’homme. Une conception pour le moins « réductrice » de la femme dans la société. Elle n’a pas hésité non plus à qualifier les femmes « mal habillées », selon ses dires, « d’actrices de violence contre les hommes ». Pour elle, il n’est pas normal de qualifier une provocation d’une femme dans la rue de violence quand elle n’est pas bien habillée, ce qui veut dire, pour les islamistes, une femme sans voile. Les critiques de la loi n’ont pas été uniquement le fait de la pensée conservatrice du statut de la femme, mais également des courants politiques connus pour être progressistes. Mais ces critiques vont dans la direction de l’amélioration de la protection de la femme. Ainsi, Nadia Chuitem, du Parti des travailleurs, a, lors de son intervention, considéré cette loi comme un pas positif, mais qui « reste incomplète puisqu’elle n’a pas pris en considération les instruments de prévention ». Se basant sur les chiffres de la Gendarmerie nationale de l’année 2012, selon lesquels plus de 200 femmes sont mortes suite à des violences exercées à leur égard, elle a souligné que ce texte n’est pas à la hauteur des risques et du danger de la situation de violence que vit la femme algérienne. Elle a, entre autres, évoqué le Code de la famille qui considère la femme comme mineure. Concernant la violence conjugale, la députée du PT a rappelé que dans ce cas de violence, la femme est condamnée au silence. Alors, elle a proposé de mettre en œuvre des instruments de prévention et d’accompagnement de la femme agressée. Son camarade Djalloul Djoudi, quant à lui, a évoqué l’absence de dispositifs dans cette loi concernant l’agresseur récidiviste, ainsi que les mécanismes d’assistance juridique et d’accompagnement de la victime du moment qu’elle porte la responsabilité de déposer une plainte. Il a néanmoins déploré « le pardon », prévu par la loi comme un motif d’abandon des poursuites, alors que pour lui, la victime dans ce cas-là sera sous pression et risque de rester dans l’omerta. Pour ce qui est des députés du FFS, ils ont martelé les principes de leur parti en la matière. Nabila Adjlout, députée FFS, nous a déclaré que son parti prône les mêmes principes depuis sa création concernant l’égalité homme-femme, mais il refuse que cette question ne soit qu’une vitrine de l’Algérie moderne tout en piétinant les droits des autres catégories de la société. « Nous refusons la séparation entre les droits des hommes et des femmes. Il faut trouver des solutions aux problèmes économiques et sociaux de tous les Algériens. Nous revendiquons tous les droits pour tous les Algériens », a-t-elle souligné. Elle a également donné l’exemple d’In Salah, « où c’est le pouvoir qui utilise la violence contre les hommes et les femmes ». En gros, Nabila Adjlout, même si elle s’est prononcée pour l’abrogation du Code de la famille qui emprisonne la femme dans le statut de l’éternelle mineure, a refusé que cette loi soit utilisée comme « habillage démocratique ».

Publié dans Actualite archives

L’OLP vient-elle de découvrir la crise de l’Autorité palestinienne dont la seule prérogative est de gérer la bureaucratie et la répression des Palestiniens ? Cette instance, qui n’a plus de raison d’être, tient aujourd’hui son Conseil central pour débattre de la crise financière qui étouffe l’Autorité et ses démembrements et le blocage d’un processus piège qui tient en otage la cause palestinienne depuis 1994. Les dirigeants palestiniens habitués au chantage de la communauté internationale, faute de capacité d’action visant l’indépendance nationale, menacent de dissoudre l’Autorité palestinienne pour contraindre Israël à «réoccuper» ouvertement la Cisjordanie et Ghaza. Puisqu’Israël refuse de verser les taxes (près d’un demi-milliard de dollars) qu’il a prélevées au profit de l’Autorité palestinienne et refuse d’arrêter la construction de nouvelles colonies dans les territoires occupés, l’Autorité palestinienne menace de compliquer la donne pour l’Etat hébreu. Depuis trois mois, l’Autorité se retrouve incapable de payer ses quelque 180 000 fonctionnaires. De plus, un tribunal new-yorkais vient de condamner l’Autorité et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui la chapeaute à verser plus de 650 millions de dollars de dédommagement aux familles de victimes d’attentats perpétrés durant la deuxième Intifada. Au cours de leur réunion de deux jours à Ramallah, siège de l’Autorité en Cisjordanie occupée, les 130 membres du Conseil central de l’OLP (CCOLP) devront aussi débattre de la crise politique que traverse l’institution. Créée en 1994 dans la foulée des Accords d’Oslo sur l’autonomie, l’Autorité devait s’effacer en 1999, mais perdure depuis faute d’accord de paix. Le mandat de son président, Mahmoud Abbas, a expiré en 2009. Le Parlement, élu en 2006 et où le Hamas détenait pour la première fois la majorité, ne siège plus depuis 2007, lorsque le mouvement islamiste, privé de sa victoire aux législatives, a chassé par la force le Fatah de M. Abbas de la bande de Gaza. L’OLP, dominé par le Fatah et dont ni Hamas ni le jihad islamique ne font partie, a été complice d’Israël et des ses alliés occidentaux dans l’affaiblissement de la résistance armée et dans la profonde crise qui a provoqué la dislocation de la cohésion nationale légendaire qui faisait de la cause palestinienne une question sacrée et au-dessus de toute autre considération. Le Fatah récolte ce qu’il a semé lorsqu’il a troqué la cohésion nationale et l’unité sacrée des Palestiniens, contre une illusion de pouvoir et une autorité chimérique sans territoire, sans prérogatives, sans souveraineté et sans moyens. Depuis l’arrêt de la deuxième Intifadha, la cause palestinienne est orpheline, sans avocat, ni instruments de résistance. Personne ne prend au sérieux les menaces de dissolution de l’Autorité, tant cette menace a été brandie, mais en vain. «L’Autorité ne peut plus perdurer sous sa forme actuelle sans aucune souveraineté véritable sur son territoire sur lequel Israël continue à imposer comme des faits accomplis le morcellement des terres, la colonisation et les attaques contre des villes», prévient Mohammed Shtayyeh, membre de la direction du Fatah, principale force de l’OLP. L’OLP a servi même avant 2007, date du gel du parlement élu, comme un parlement parallèle. Aujourd’hui, l’organisation discutera du devenir de tout un peuple alors qu’elle n’en est plus l’unique représentant encore moins légitime. L’OLP va réexaminer en profondeur ses relations avec Israël, affirme Ahmed Majdalani, l’un des 18 membres du Comité exécutif, la plus haute instance de l’OLP. Ces relations incluent «la coopération sécuritaire et les liens économiques» et sont susceptibles d’être rompues en dépit «des fortes pressions, notamment américaines», menace-t-il. Concrètement, dissoudre l’Autorité reviendrait à forcer Israël, en tant que puissance occupante, à reprendre en main les affaires palestiniennes. C’est-à-dire à assurer les services publics, à s’occuper du trafic routier, de l’état civil ou des hôpitaux et à présider aux destinées de plus de quatre millions et demi de Palestiniens. Et donc à renvoyer ses soldats dans toutes les villes et localités palestiniennes. Ce que veut l’OLP, affirme Xavier Guignard, un expert basé à Ramallah, c’est «envoyer un message à la communauté internationale pour qu’elle fasse pression sur Israël», où se tiennent des élections législatives le 17 mars. Sans exclure une «surprise», il fait remarquer qu’une telle rupture est «une menace souvent brandie, mais qui n’a jamais été mise à exécution», sauf au plus fort de la deuxième Intifada (2000 à 2005). Les dirigeants palestiniens examineront également la situation à Gaza, étouffée par un sévère blocus israélien et des restrictions de mouvement qui empêchaient, hier matin, 17 des 37 membres gazaouis du CCOLP de rejoindre Ramallah. La reconstruction de la petite enclave se fait toujours attendre, alors que quelques dizaines de millions de dollars seulement sont parvenus sur les milliards promis par les donateurs après la guerre de l’été dernier. La menace de dissolution de l’Autorité palestinienne est battue en brèche par la volonté de la même autorité de saisir formellement, le 1er avril prochain, la Cour pénale internationale (CPI) pour y poursuivre les dirigeants israéliens pour «crimes de guerre» lors de ce conflit. Gaza sera aussi à l’ordre du jour parce que le Hamas y rechigne toujours à laisser le pouvoir à l’Autorité, menaçant la réconciliation signée en grandes pompes au printemps 2014.

Gaza, l’oubliée A propos de la situation à Gaza, l’émissaire des Nations unies au Proche-Orient, Robert Serry, a dénoncé lundi dernier l’échec de la communauté internationale à tenir ses promesses d’aide à la reconstruction de la bande de Gaza, lors d’une visite dans le territoire palestinien. Israël et le Hamas se sont affrontés pendant 50 jours l’été dernier, une guerre qui a fait plus de 2200 morts et privé 100 000 Palestiniens de leurs habitations, complètement détruites. Les Nations unies et d’autres agences ont averti que l’échec de la reconstruction de Gaza entraînerait un autre conflit dans un avenir proche et demandé à Israël de lever le blocus imposé depuis 2006 au territoire. «Gaza est plus isolée que jamais avec beaucoup de restrictions aux points de passage avec Israël pour les marchandises et les personnes, et la quasi-fermeture du point de passage de Rafah» avec l’Egypte, a déploré M. Serry dans un communiqué. «Seul un pourcentage infime des 5,4 milliards annoncés à la conférence du Caire pour la reconstruction de Gaza a été déboursé, c’est vraiment inacceptable», a-t-il dénoncé. «Je lance un appel urgent à toutes les parties (...), les factions palestiniennes, Israël, l’Egypte, la communauté internationale et les donateurs, à changer de politique et à adopter une stratégie de ‘‘Gaza d’abord’’», a-t-il ajouté.

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Des étendues d’eau à perte de vue dans la plaine bônoise. Oued Seybouse qui menace de sortir de son lit à son embouchure. Des quartiers d’Annaba inondés. Les pluies qui se sont abattues ces derniers jours ont fait de nombreux dégâts, dont certains mettront du temps à être réparés. « Elle est par endroits impraticable ! », entend-on du côté de Berrahal. Il s’agit de la RN44, voie express reliant Annaba à Constantine. Les fortes pluies qui sont tombées la semaine écoulée ont mis au jour la vétusté de certaines infrastructures, dont la non moins stratégique RN44. Une bonne partie de cette dernière a été littéralement envahie par les eaux du côté des cités Kherraza et Chabbia, relevant de la daïra d’El Bouni. « Je me suis mis à appréhender le trajet, avoue un chauffeur de taxi assurant la liaison Berrahal-Annaba. J’ai à parcourir habituellement 30 kilomètres en une vingtaine de minutes à peine. Avec les inondations que l’on rencontre sur la route, il m’en faut pratiquement une heure pour me retrouver à Annaba-centre ! » Tout le long de la RN44, ce sont des étendues d’eau qui, en temps normal, n’existent pas. Situé entre El Bouni et Berrahal, oued Zied a vu son lit déborder, sans toutefois causer de dégâts aux habitations. Il faut dire qu’il a plu cinq jours sans discontinuer dans la wilaya d’Annaba. Et c’est la plaine bônoise qui en a le plus souffert, en particulier les localités de Cheurfa, Medjez Rassoul, toutes deux situées non loin d’Aïn Berda, et Hadjar Ediss, relevant de la commune de Sidi Amar. Nombreuses sont les routes secondaires (chemins communaux et de wilaya), dont l’état laissait jusqu’à présent à désirer, à être devenues par endroits des mares géantes.

AVALOIRS OBSOLÈTES « Regardez la forêt d’eucalyptus à côté, fait remarquer un habitant de Medjez Rassoul. Elle fait penser à certaines forêts tropicales complètement entourées d’eau. Il est impossible d’y accéder à pied maintenant. » Un autre a certifié que dans cette forêt, le niveau des eaux a atteint jusqu’à 30 centimètres. « La wilaya d’Annaba doit être classée en état de catastrophe naturelle causée par la bêtise humaine », a-t-il ajouté. Le chef-lieu de wilaya non plus n’a pas échappé aux fortes pluies, qui, irrémédiablement, ont entraîné d’importantes inondations. « Cet hiver aura été riche en précipitations pour Annaba, mais en même temps, aura démontré la vétusté de certaines infrastructures dans ce qui est pourtant considéré comme la quatrième ville du pays, observe un habitant de la Plaine Ouest (cité appelée communément les Allemands). Les avaloirs sont obsolètes, ils ne servent à rien. Certaines zones de la cité sont complètement inondées jusqu’aux contreforts de l’Edough. Il va falloir revoir tout de fond en comble ! » Le constat est identique dans les cités Rym, Bougantas ou Boukhadra (ex-Bouhamra). Dans cette dernière, les eaux ont envahi jusqu’à la voie ferrée reliant Annaba à Sidi-Amar et le canal a littéralement débordé. Et ce sont tout de même 87 familles qui ont été évacuées par la Protection civile.

MONT SAINT-MICHEL Un retraité fin connaisseur de la France a constaté que les eaux avaient envahi le secteur de la Tabacoop (non loin de la gare routière de Sidi Brahim), ainsi que le musée d’Hippone. «Si d’autres pluies de ce genre s’abattent sur Annaba, Lalla Bouna (colline sur laquelle a été construite la basilique Saint-Augustin, ndlr) ressemblera au mont Saint-Michel (île située non loin des côtes normandes régulièrement cernée par les eaux, ndlr) », fait-il remarquer. La rue Emir-Abdelkader (ex-rue Gambetta) a eu, en une seule journée, l’équivalent d’un mois entier de pluie. A tel point que l’eau commençait à s’infiltrer jusque dans certaines boutiques. L’entrée sud de la ville longe le port et la voie ferrée jusqu’à la gare SNTF, et l’entrée du cours de la Révolution a été submergée par les eaux, en particulier sur les deux voies de droite (côté port) de la voie express, entraînant des embouteillages depuis le nouveau pont Y jusqu’à Annaba-Port et Annaba-Centre. « Chaque fois qu’il pleut, c’est toujours la même chose, s’énerve cette automobiliste habitant à El Bouni et se rendant chaque matin à Annaba-centre pour travailler. La route est inondée et nous sommes obligés de ralentir. Du coup, je patiente, au risque d’arriver en retard à mon travail. Mais, tôt ou tard, il va falloir penser à régler ce problème qui empoisonne la vie des citoyens à l’entrée d’Annaba. »

NIDS-DE-POULE Retour sur la RN44, cette fois-ci, dans le sens Annaba-aéroport. Là aussi, les pluies ont causé d’importants dégâts, en particulier du côté de Gharbi-Aïssa et des Salines, sans toutefois que la circulation n’en soit perturbée, sauf pendant quelques heures, non loin de Sidi Salem, obligeant les usagers de la route à emprunter des voies secondaires, comme la route reliant Sidi Salem à Echatt, dans la wilaya d’El Tarf, pourtant dans un très mauvais état. « Emprunter cette route n’est pas un cadeau, explique un chauffeur de taxi assurant la liaison Annaba-El Kala. D’un côté une mer déchaînée, de l’autre des étendues d’eau débordant sur la route par endroits. Il faut dire que cette route est parsemée de nids-de-poule qui nous obligent à slalomer parfois à nos risques et périls, avec, en plus, l’insécurité qui caractérise cet axe routier secondaire. » Visiblement, la wilaya d’Annaba a particulièrement souffert des intempéries de ces derniers jours, ce qui aura suscité la colère d’une partie de la population. « Une fois de plus, nous sommes victimes de hogra, explique un jeune habitant la cité Kherraza. Ça ne peut plus continuer comme ça. A l’heure où on nous parle d’autoroutes, ici à Annaba, les routes nationales deviennent impraticables par temps de pluie. » D’ailleurs, la colère est montée d’un cran ces derniers jours avec la fermeture, par des jeunes en furie, de la RN44, en particulier au niveau de Chabbia et de Kherraza, causant d’importants désagréments aux usagers. Certains ont dû rebrousser chemin ou emprunter d’autres axes, en passant par Cheurfa ou Aïn Berda.

BARRAGES SAUVAGES La colère était aussi exprimée au niveau de Hadjar Ediss, non loin de l’entrée du complexe sidérurgique d’El Hadjar. Il était même devenu dangereux pour certains automobilistes d’emprunter les axes concernés. « J’ai dû repartir à Sidi Amar, explique l’un d’eux. Les jeunes de Hadjar Ediss étaient en colère et certains n’hésitaient pas à molester des conducteurs, sous l’œil complice de leurs parents ! » Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour faire cesser ces barrages routiers que beaucoup à Annaba ont qualifiés de « sauvages ». Mais la tension n’est pas retombée pour autant, malgré le retour du soleil. Le seul point positif de ces précipitations aura été la remontée du niveau du lac Fetzara, situé sur la plaine bônoise, le long de la RN44, un soulagement pour les espèces animales qui aiment s’y retrouver à cette période de l’année.

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« Lorsqu’on évoque le martyr Larbi Ben M’hidi et son combat pour l’indépendance, c’est l’Histoire de l’Algérie, la déclaration de Novembre, le congrès de la Soummam qui nous viennent à l’esprit, en même temps que le passé, le présent et l’avenir de notre pays ».

C’est en ces termes qu’a résumé le ministre des Moudjahidine le nom de Mohamed Larbi Ben M’hidi, une des grandes figures de la Guerre de Libération nationale, à l’occasion de la commémoration du 58e anniversaire de son assassinat. Une commémoration qui intervient dans un contexte particulier, cette année, vu le débat qui ne finit pas d’alimenter les colonnes de la presse sur l’histoire et ces zones d’ombre. Tayeb Zitouni, en déplacement hier dans la modeste demeure qui a vu grandir Larbi Ben M’hidi, au douar Kouahi, près d’Aïn M’lila, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, a déclaré que cette personnalité  « symbolise l’humilité, mais aussi la grande valeur des hommes et des femmes qui ont déstabilisé le colonialisme jusque dans ses fondements». Des propos sur lesquels les Algériens ne divergent pas, bien que l’histoire de ce grand homme ait fait, il y a un an à peine, objet de dénigrement de la part de Yacef Saâdi, qui s’est dit le seul ancien chef de la Zone autonome d’Alger. M. Saâdi s’est permis de déclarer, rappelons-le, que Larbi Ben M’hidi « n’a jamais tiré un seul coup de feu durant la Guerre de Libération nationale ». Des propos qui ont déclenché une polémique, poussant l’ancien ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, et néanmoins président de l’association des anciens du MALG à lui répondre. « Monsieur Yacef Saâdi, Larbi Ben M’Hidi n’est pas un homme ordinaire. Vous le savez mieux que quiconque. Vos affirmations, mal interprétées, risquent de porter préjudice à la mémoire d’un grand homme, un grand responsable, un meneur d’hommes », lui a-t-il dit dans une contribution publiée dans la presse, après avoir retracé les opérations armées programmées et dirigées par Ben M’hidi au déclenchement de la Révolution. « Larbi Ben M’Hidi a guidé, avec ses pairs, le FLN vers l’exaltante réappropriation de la dignité et de la liberté. Il n’avait donc plus besoin de porter une arme », avait noté Ould Kablia. Hier, le ministre des Moudjahidine a profité de l’occasion pour lancer des messages d’espoir. « Nous devons dépasser tout ce qui nous sépare et œuvrer à l’unité de tous les Algériens en semant autour de nous l’espoir, la fraternité et la solidarité, comme en avaient rêvé Ben M’hidi et tous les martyrs », a-t-il déclaré, en présence des autorités locales, de nombreux moudjahidine et de la sœur de Ben M’hidi, Drifa. Les propos de Tayeb Zitouni visent, même s’il ne le dit pas clairement, à balayer les récentes déclarations de l’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi, sur certaines personnalités dont l’histoire était, jusqu’à présent, intouchable. « BenBella était un agent de Fethi Dib, patron des services secrets égyptiens », avait déclaré le Dr Saâdi, en janvier dernier lors d’une conférence animée à Bejaïa. Sur deux autres figures, Ali Kafi et Messali Hadj en l’occurrence, il dira que le premier n’a jamais été congressiste à Ifri en 1956, était aveuglé par la haine antikabyle », avant de qualifier le second de « traitre ». Ce qui lui a valu l’ouverture d’une information judiciaire à son encontre par le parquet d’Alger. Le ministre des Moudjahidine, lui, n’a pas été épargné des critiques. Nordine Aït Hamouda, fils du colonel Amirouche, a estimé lors d’une conférence animée, fin février dernier, à Tizi-Ouzou, qu’« un ministre qui paye des faux moudjahidine doit se taire ». Il répondait à Tayeb Zitouni qui, avant lui, en visite dans la wilaya, pour les activités officielles de la journée nationale du chahid, s’était attaqué à Saïd Sadi.
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Les athlètes algériens ont tout écrasé sur leur passage réussissant une excellente performance pour nos nationaux qui ont eu une moisson qui dépasse les prévisions.    Les athlètes algériens du handisport se sont distingués au 7e meeting international d’athlétisme de Fizaa aux Emirats arabes unis, comptant pour le Grand Prix du Comité paralympique international (IPC), en remportant une moisson de 22 médailles, dont 12 en or et 8 en argent, agrémentées d’un record du monde et de sept continentaux. La belle récolte des athlètes algériens a été réalisée dans la compétition des concours, avec un total de seize médailles (7 or, 8 argent et 2 bronze). La palme d’or revient à Asmahan Boudjadjar (F33/F34) qui a remporté à elle seule deux médailles d’or. La première au lancer de poids avec un jet de 5,11 m (un total de 715 points) et un nouveau record d’Afrique, et la seconde au javelot avec un jet de 10,45 m et un total de 718 pts (nouveau record d’Afrique). Sa compatriote Safia Djelal s’est adjugée, quant à elle, le vermeil du javelot (F57/F56) grâce à un jet de 23,62 m et un total de 1011 pts, avec à la clé un nouveau record du monde et africain. L’athlète a ajouté une médaille d’argent au poids (10,18 m). Pour sa part, la championne paralympique Nassima Saifi (F56/57) a remporté l’or au disque (34,68 m et un total de 1047 pts) et une bronze au javelot avec 16,88 m et un total de 656 pts. Pour sa part, la sauteuse Lynda Hamri (T12) a ajouté une autre médaille d’or à l’Algérie en remportant la 1re place du concours de la longueur avec un saut de 5,39 m, alors que Mounia Guasmi (F32-34) a gagné une argent au poids (5,09 m et un total de 650 pts) et une autre de même couleur au concours du Club (F32/51) après un total de 929 pts. Les épreuves du concours ont permis également aux messieurs de s’illustrer avec notamment Lahouari Bahlaz (F32), auteur de deux médailles d’or (club et poids) et une argent au disque agrémentées par un nouveau record d’Afrique avec un total de 679 points, derrière le Lituanien Apinis Aigars (875 Pts) et devant le Tunisien Zemzemi Mohamed (672 pts). De son côté, Kamel Kardjena (F33), habitué aux premières loges, s’est contenté lors du meeting de Fizaa de trois médailles d’argent (poids, disque et javelot) et trois records africains aux trois spécialités. Le nouveau record africain de Kardjena au poids est de 9,92 m, au disque 26,00 m et au javelot 21,64 m. Ces médailles s’ajoutent à l’argent de Karim Bettina (F32) au lancer de poids (7,45m). Les sprinteurs confirment Par contre, les sprinteurs Hamdi Sofiane (T37) et Abdelatif Beka (T13) étaient les seuls coureurs algériens ayant tiré leur épingle du jeu, offrant à l’Algérie cinq médailles d’or. Hamdi est revenu avec trois or. Au 100 m, il a parcouru la course en 11.87, s’imposant au finish devant l’Egyptien Mohamed Mostafa Fathall (11.87) et le Hollandais Bos Jelmar (12.15). Dans l’épreuve du 200 m, Hamdi (24.32) a devancé Fathall (24.41) et le Hollandais (25.35), alors qu’au 400 m, l’Algérien a pris la première place en (54.81), devant l’Irakien Al-Darraji Abbas (54.95) et le Tunisien Saidi Abbes (56.65). Pour sa part, son compatriote Abdelatif Beka a remporté le 800 m en 1:55.49, devant le Marocain Benbrahim Youssef (1:57.24) et le Tunisien Hammami Bilel (2:00.14). L’Algérien a récidivé sur le 1500 m, avec une 1re place gagnée en 3:56.74, devançant les mêmes adversaires, le Marocain (4:03.07) et le Tunisien 4:05.44. En plus des médailles et des primes mises en jeu par les organisateurs pour les trois premiers dans chaque épreuve et concours, des sommes d’argent ont été également prévues aux athlètes ayant réalisé des records mondiaux.

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Le secteur informel représente près de 50% du Produit intérieur brut (PIB) et emploie 4 millions de personnes en Algérie, a indiqué Hamadouche M’hamed, expert en économie auprès de la Banque mondiale, invité à animer un débat organisé, lundi, au complexe la Corne d’or de Tipasa. La journée d’information et de sensibilisation portant sur « la place de l’économie informelle en Algérie et ses effets sur la santé du consommateur », organisée par la Chambre de commerce et d’industrie Chenoua (CCIC), se veut, selon son président Serandi Mâamar, une participation au débat déjà important pour trouver une solution à ce phénomène qui gangrène l’économie nationale et pénalise les industriels et les commerçants qui exercent légalement leurs activités. L’analyse de l’expert était implacable eu égard à la place qu’occupent les activités informelles qui représentent 45,6% (contre 24% en 1997), c’est-à-dire près de la moitié du PIB qui se trouve hors circuit avec toutes les conséquences que cela implique. L’orateur ira encore plus loin en tirant la sonnette d’alarme quant au danger qui menace l’Etat, puisque, selon lui, le secteur informel représente « un état parallèle » disposant d’une manne financière importante qu’il peut utiliser même pour des activités criminelles. Selon une enquête de l’Office national des statistiques (ONS), l’économie informelle, qui occupait 1,6 million d’employés en 2001, est passée à 3,9 millions en 2012, soit 45,3% de la main-d’œuvre totale non agricole répartie comme suit (plus de 45% le commerce et les services, 37% le BTP et plus de 17% les activités manufacturières). La fraude fiscale induite par le commerce informel est passée, selon l’économiste, à 41,4 % en 2012, ce qui représente un manque à gagner faramineux pour l’Etat qui tente tant bien que mal de contenir ce fléau en essayant de l’intégrer dans le circuit normal étant donné qu’il est difficile de le combattre, voire de lutter contre. Concernant les mesures prises par les pouvoirs publics pour réguler ce phénomène (qui vont de son interdiction sur la voie publique, le paiement par chèque des transactions, qui a été reporté, à la mise en place d’un fichier national des fraudeurs, aux incitations fiscales, la réalisation de marchés de gros, couverts et de proximité pour un montant de 10 milliards de dinars…), l’expert se montrera pessimiste quant aux résultats, d’autant, dira-t-il, que la même expérience a été tentée en Afrique du Sud sans donner de résultats. Alors que faire se sont interrogés les nombreux participants à cette journée qui ont proposé, pêle-mêle des solutions, à savoir mettre en place une coordination entre les différents secteurs d’activité, faire un recensement exhaustif de ces activités au niveau local en faisant appel, pourquoi pas, à l’université pour réaliser un fichier statistique par commune, de mettre en branle un contrôle fiscal adéquat. Pour certains intervenants, seul le fisc peut démanteler ce système mafieux qui a des tentacules dans tous les rouages de l’Etat. Analysant la genèse du commerce informel dans le monde à travers une variété de terminologies qui a mis du temps à faire l’unanimité (qualifiée tantôt d’économie duale, parallèle, alternative, non déclarée, non enregistrée, invisible, marginalisée, illégale, périphérique, autonome, souterraine…), l’orateur indiquera que le Bureau international du travail (BIT) a opté en 1993 pour l’appellation de « secteur informel », c’est-à-dire qui échappe au regard et à la régulation de l’Etat. Le phénomène, considéré par beaucoup comme une alternative au chômage et autres demandeurs d’emploi, a aussi été analysé dans le monde où il est fortement présent en Asie, comme au Bangladesh où il occupe 90% des travailleurs, ainsi qu’au Maghreb où le commerce informel emploie 67,1% de la main-d’œuvre au Maroc et 35% en Tunisie. L’animateur de la journée n’a pas manqué, au cours du débat, de s’interroger sur l’absence de la société civile et des partis politiques dans la prise en charge de ce fléau véritable fossoyeur et gangrène de l’économie nationale au lieu de manifester contre le gaz de schiste qui est, pour lui, un sujet marginal pour l’instant. Les participants à cette journée que sont les représentants de l’Association de protection des consommateurs et de l’environnement (APOCE), la direction du commerce et celle des impôts ont, tour à tour, évoqué leur point de vue sur ce phénomène qui ne peut être combattu que par une large coordination des efforts et un travail de sensibilisation aussi bien des jeunes qui le pratiquent que des consommateurs qui doivent jouer leur rôle de citoyens en boycottant les produits du circuit informel. Vaste programme à méditer…

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