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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 05 mars 2015

Le premier « prime » des postulants à la 6e édition d’Alhan Oua Chabab (Mélodies et Jeunes) se tiendra demain vendredi à Alger, a appris l’APS  auprès de l’Entreprise publique de la télévision (EPTV). « Après sept semaines de diffusion des émissions de casting, de sélection des candidats et des reportages montrant les premiers pas des 22 candidats sélectionnés à l’Ecole Alhan Oua Chabab 2015, qui a ouvert ses portes le 22 février dernier, le premier «prime» d’une série de dix est programmé pour le vendredi 6 mars 2015 », a précisé la même source. L'édition 2015 d'Alhan Oua Chabab sera dédiée à la célébration du répertoire musical algérien classique et moderne et des grands noms de la chanson algérienne des diverses régions du pays, a déclaré le directeur général de l'EPTV, M. Tewfik Khelladi. Cette édition coïncide aussi avec la manifestation Constantine, Capitale de la culture arabe, et dont le dernier prime coïncidera avec le 70e anniversaire des événements du 8 mai 1945. Le ton est, en effet, donné avec une composition inédite du jury qui sera présidé par l’icône de la chanson algérienne authentique, El Hadj Rabah Driassa, assisté de la chanteuse populaire, Nadia Benyoucef, lauréate de l’édition 1975 d’Alhan Oua Chabab et du jeune et talentueux musicien, arrangeur et compositeur, Mohamed Rouane.  L’édition 2015 d’Alhan Oua Chabab devrait également se distinguer par un niveau artistique sensiblement supérieur grâce à un casting rigoureux et à plusieurs paliers qui auront permis de sélectionner, parmi près de 6000 prétendants des 48 wilayas du pays et de France. 22 jolies voix, celles de 15 jeunes garçons et 7 jeunes filles, âgés de 16 à 28 ans et originaires de 15 Wilayas. Malheureusement, et à la veille du premier « prime », un des candidats, Mohamed Tayeb Djeffal d’Oum El Bouaghi, a dû se retirer pour des raisons médicales réduisant le nombre final des candidats à 21, tous éprouvés par cet épisode particulièrement émouvant.  Chaque « prime » accueillera une vedette de la chanson nationale et internationale. Pour ce premier « prime » ce sera Allaoua, l’étoile de la chanson kabyle moderne.

Publié dans Culture

Sur les pas des Etats-Unis depuis qu’ils ont imposé un embargo contre Cuba à la suite de la crise de la Baie des Cochon en 1961, l’Union européenne ne déroge pas à la règle, après les changements qui s’opèrent à Cuba et qui ont poussé Washington à changer d’attitude à l’égard de La Havane. Alors que l’Administration Obama est très avancée dans ses négociations économiques avec les autorités cubaines, l'Union européenne et Cuba ont repris hier leurs négociations en vue de la normalisation de leurs relations. Signe de l’allégeance de l’Union européenne à Washington, la présidence française a annoncé mardi dernier que François Hollande se rendrait en visite officielle à Cuba le 11 mai, ce qui constituera la première visite d'un chef de l'Etat français dans le pays. Prévue sur deux jours à La Havane, la troisième session du dialogue UE-Cuba entamé en mai 2014 doit aborder à huis clos les questions sensibles des droits de l'Homme et de l'ouverture politique. Les parties ont pour objectif de conclure un «Accord de dialogue politique et de coopération» censé tourner la page d'une décennie de brouille. «Nous avons un programme focalisé sur le thème de la coopération avec l'ambition de commencer à évoquer les deux autres points (dialogue politique et commerce) pour poser les bases des prochaines étapes», a expliqué à l'AFP un diplomate européen. Alors que les relations entre l'UE et Cuba sont officiellement suspendues depuis 2003, leurs représentants ont rouvert le dialogue à l'initiative des 28 de l'UE, décidés à changer de politique afin d'encourager La Havane à effectuer des réformes dans le domaine des droits de l'Homme. La proposition a été acceptée par Cuba souhaitant que l'UE abandonne sa «position commune», en vigueur depuis 1996, et qui conditionne la coopération européenne avec le régime communiste à des avancées démocratiques, notamment en matière de droits civiques et politiques. Les droits de l'Homme au cœur de la politique de l'UE envers Cuba Pour rassurer la partie cubaine, les Européens assurent «ne pas négocier de mesures spécifiques dans ces domaines». «Ce que nous sommes en train de négocier, c'est un cadre pour l'accord (...), un cadre légal du dialogue, la coopération et les échanges, y compris dans les domaines de la gouvernance et des droits de l'Homme (...) Nous négocions un cadre pour parler de cela», a précisé le diplomate européen. «La partie cubaine est consciente depuis le début du fait que cela va devoir être intégré dans l'accord», a-t-il encore assuré sous couvert de l'anonymat. Les conversations sont menées par le chef négociateur européen Christian Leffler et le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Abelardo Moreno. Les deux hommes avaient déjà dirigé les débats en avril et août 2014 à La Havane puis à Bruxelles. Initialement prévue en janvier, cette session avait été reportée en décembre à la demande de la partie cubaine peu avant l'annonce du dégel avec les Etats-Unis. L'UE avait alors salué un «tournant historique» et sa chef de la diplomatie, Federica Mogherini, avait dit espérer nouer des relations «avec l'ensemble de la société cubaine », en soulignant que «les droits de l'Homme demeurent au cœur de la politique de l'UE envers Cuba». De son côté, l'Espagne avait en janvier appelé l'UE à accélérer le processus de normalisation avec La Havane, pour ne pas perdre du terrain face à Washington notamment en matière d'échanges commerciaux. Le chef de la diplomatie espagnole, Jose Manuel Garcia Margallo, avait ainsi exhorté à «donner la possibilité aux entreprises de l'UE de concurrencer les entreprises américaines». Pour Cuba, la signature d'un accord de coopération avec l'UE libèrerait l'aide européenne ainsi que de nouveaux débouchés, alors que son économie bat de l'aile, sous l'effet d'une croissance en berne (1,3% en 2014) et de l'embargo américain, toujours en vigueur. Les cigares cubains, un des principaux produits d'exportation de l'île, sont taxés à 26% à l'entrée dans l'UE, pénalisant les ventes du monopole Habanos S.A. par rapport aux concurrents centre-américains et dominicains, exempts de droits de douane. Ces dernières années, le commerce entre Cuba et le bloc européen a gagné en volume, faisant de l'UE le deuxième partenaire de l'île après le Venezuela, avec 3,7 milliards d'échanges en 2012, selon les derniers chiffres officiels publiés. Depuis la reprise de contact entre l'UE et Cuba en 2008, les Européens ont consacré 110 millions de dollars à des programmes d'aide au développement sur l'île. Des hommes d'affaires américains appellent à la levée de l'embargo Côté américain où les enjeux de la normalisation sont énormes, près d'une centaine de chefs d'entreprise américains en visite à Cuba ont appelé à la levée de l'embargo commercial décrété par les Etats-Unis, ont rapporté des médias locaux. Une délégation de 96 membres de représentants du secteur agricole a entamé, lundi dernier, une série de rencontres avec les homologues cubains, visant à «explorer les occasions de commerce et d'échange», a affirmé le quotidien cubain Granma. Leur visite a été organisée par la U.S. Agricultural Coalition for Cuba (USACC), qui a été créée peu après l'annonce conjointe historique sur la restauration des liens bilatéraux faite le 17 décembre par les dirigeants cubain Raul Castro et américain Barack Obama. Le groupe croit qu'un projet de loi au Congrès américain appelant à des exportations sans entraves à Cuba «représente une étape importante pour franchir les obstacles qui bloquent leurs transactions commerciales normales avec un marché de 11 millions de personnes à moins de 150 km de chez nous», a indiqué Granma. La présidente de l'USACC, Devry Boughner, a fait part lors d'une conférence de presse, lundi dernier, des efforts de ses confrères pour que le Congrès américain élimine les restrictions qui empêchent les échanges commerciaux entre les deux pays. L'idée est de faire la promotion des échanges bilatéraux, a mentionné Mme Boughner, ajoutant qu'elle aimerait voir une délégation cubaine visiter les Etats-Unis. John Block, un membre de la délégation, ancien secrétaire américain de l'Agriculture sous l'ancien régime de Ronald Reagan, a admis que la lutte pour faire lever l'embargo ne sera pas facile, mais a mentionné qu'une large portion du secteur agricole américain «comprend le potentiel (commercial)» de la normalisation des liens. Le secrétaire actuel à l'Agriculture Tom VIlsack a indiqué que le commerce avec Cuba représente une «occasion d'affaires en or» pour les fermiers et propriétaires de ranchs américains, a rapporté Granma.

Publié dans Monde

La nouvelle voie ferrée reliant la ville de Thénia à Bordj Menaïel sera opérationnelle au mois d’avril, a déclaré Amar Ghoul, ministre des Transports, lors de sa visite d’inspection et de travail effectuée avant-hier dans la wilaya de Boumerdès. « La première tranche Thénia-Issers du projet d’électrification de la voie ferrée Thénia-Tizi-Ouzou, s’étendant sur 50 km, sera réceptionnée en avril prochain », a précisé le ministre.Pour ce qui est du restant du tronçon devant relier la wilaya de Tizi-Ouzou, la livraison sera effective avec l’achèvement des travaux, a-t-il avancé, en précisant qu’il a constaté une nette amélioration dans l’avancement du projet après la levée de toutes les entraves, notamment celles liées aux expropriations. En revanche, des difficultés subsistent encore sur le tronçon de la wilaya de Tizi-Ouzou, a-t-il indiqué pour justifier les retards relatifs à ce projet. Concernant le secteur, le ministre a insisté sur l’importance de développer le transport ferroviaire à travers tout le territoire national, car il demeure un vecteur essentiel dans la relance de la dynamique du développement économique et social. Dans ce cadre, la wilaya de Boumerdès a bénéficié de quatre projets importants. Il s’agit des lignes Thénia-Tizi-Ouzou, Thénia-Alger, Thénia-Bordj Bou Arréridj et enfin Dellys-Draâ El Mizan, dans la wilaya de Tizi-Ouzou ; les deux dernières étant à l’étude. Le ministre n’a pas omis d’évoquer et d’insister sur la modernisation de ces lignes, avec l’introduction de moyens de communication de haute technologie, la signalisation, le contrôle, le suivi et la prévention. Abordant le volet maritime, le ministre a instruit les responsables concernés à faire preuve de professionnalisme dans la gestion des ports. « Il est indispensable de rendre ces structures portuaires plus performantes, en les dotant de tous les moyens nécessaires et surtout faire la séparation entre la pêche et la plaisance », a-t-il ajouté, avant d’évoquer le projet relatif au transport maritime, qui doit être aussi élargi au transport des marchandises afin d’exploiter au maximum les opportunités maritimes. Le ministre s’est enquis des travaux d’avancement de la voie ferrée au niveau des gares ferroviaires de Thénia, Si Mustapha, les Issers et Bordj Menaïel, avant de terminer sa visite au niveau du port de Zemmouri El Bahri. Le ministre des Transports, Amar Ghoul, a par ailleurs informé que la ligne ferroviaire Alger-Thénia a permis le transport de 1,2 million de voyageurs et de plus d’un million de tonnes de marchandises, durant l’année 2014.  « Ces chiffres attestent de l’importance et de l’intensité du trafic caractérisant le transport ferroviaire des voyageurs et des marchandises dans cette région vitale du pays », a-t-il estimé. Selon le ministre, « ces chiffres seront multipliés par trois, à l’avenir », soit à l’issue de la concrétisation des projets colossaux en chantier, dont ceux de modernisation des voies ferrées des wilayas d’Alger, Boumerdès, Tizi-Ouzou, Blida et Bouira.

Une commission nationale chargée de la prévention et de la sécurité routière Sur un autre volet, Amar Ghoul a indiqué qu’une commission sectorielle chargée de la prévention et de la sécurité routière a été installée récemment en vue d’apporter des « solutions d’urgence » aux problèmes des accidents de la route et de réduire leur impact. « Un projet relatif au traitement des accidents de la route a été finalisé il y a quelques jours de cela, et soumis au gouvernement pour étude et approbation », a précisé M. Ghoul, en marge de sa visite d’inspection, ajoutant que ce projet englobe « une série de mesures et de dispositions susceptibles d’endiguer ce phénomène et de préserver des vies humaines ». Le ministre a évoqué, à cet égard, le durcissement des sanctions à l’encontre des automobilistes qui commettent des infractions au Code de la route et mettent en péril la vie des usagers, citant, dans ce contexte, la proposition d’introduire une peine d’emprisonnement pouvant atteindre une durée de 15 ans, en cas de faute grave, le retrait définitif du permis de conduire ou de l’autorisation d’exploitation des lignes de transport. Ces mesures, a-t-il souligné, sont appelées à mettre un frein à l’hécatombe sur nos routes et à engager, pour la première fois, la responsabilité directe du conducteur, annonçant, par ailleurs, l’introduction de nouvelles dispositions dont le système de contrôle « mouchard », le renouvellement du parc roulant national, le renforcement du contrôle technique automobile, ainsi que la révision de certains textes de loi figurent dans le projet en question, a fait savoir M. Ghoul.

Publié dans Région

Si l’Egypte a été dominatrice de ces championnats, l’Algérie s’est contentée de jouer les seconds rôles, ce qui n’a pas inquiété outre mesure le président de la Fédération algérienne qui a été plutôt satisfait… Les athlètes égyptiens ont dominé la troisième journée du Championnat d’Afrique juniors (filles-garçons) d’escrime en raflant les trois médailles d’or en jeu, mardi, à la salle de la Coupole de l’office olympique Mohamed Boudiaf (Alger). En finale du fleuret juniors garçons, la confrontation entre l’Algérien Madi Youcef et l’Egyptien Mohanad Abou Zeid a tenu toutes ses promesses et le dernier mot est revenu à l’athlète égyptien qui s’est imposé à l’arrachée 15-14 remportant ainsi la médaille d’or laissant l’argent à l’Algérien. Les Egyptiens Yahia Messaoud et Nour complètent le podium. Chez les filles, le titre africain de l’épée est revenu également à l’Egypte qui a réalisé un grand coup en s’adjugeant les quatre médailles en jeu. La médaille d’or est obtenue par Gaber Salwa qui a dominé sa compatriote Gaber Sherwit (15-13), tandis que les deux médailles de bronze sont l’œuvre des Egyptiennes Ayat Mehdi et Nessrine Ghrib. L’Egypte s’est adjugée également le titre africain du sabre filles grâce à l’athlète Nada Hafez, vainqueur en finale de sa compatriote Nour Monastir 13-15. Les médailles de bronze sont revenues aux Algériennes Abik Boungab et El-Hafaia Amira. La quatrième journée de la compétition prévue hier était consacrée aux épreuves individuelles avec au programme trois finales (épée garçons, fleuret filles et sabre garçons). Dix pays africains prennent part au championnat d’Afrique : Algérie, Maroc, Bénin, Egypte, Sénégal, Mali, Afrique du Sud, Tunisie, Ghana et Namibie. Par ailleurs, le président de la Fédération algérienne d’escrime (FAE), Abderaouf Bernaoui, s’est félicité des « résultats satisfaisants » obtenus par la sélection nationale des cadets lors du championnat d’Afrique de la discipline qui se déroule à Alger du 1er au 5 mars. « La sélection nationale des cadets a réalisé des résultats satisfaisants », obtenus de surcroît avec « des éléments très jeunes », a estimé Bernaoui dans une déclaration. Le président de la Fédération a révélé qu’il ne s’attendait pas à ce que des athlètes de la catégorie des minimes, en participant dans une catégorie supérieure, puissent monter sur le podium, décrochant à la clé trois médailles d’or. Il a déclaré, à l’occasion, que l’avenir « appartient à ces jeunes, puisque nous disposons d’un excellent effectif chez les minimes que nous préparons pour 2018 ». Le même responsable se réjouit également que ces résultats marquent une amélioration comparativement à ceux enregistrés lors de la précédente édition durant laquelle l’Algérie n’avait récolté qu’une seule médaille en or. S’agissant de la compétition chez les juniors, qui a débuté mardi, le premier responsable de l’instance fédérale a indiqué que « nos athlètes auront leur mot à dire pour gagner des titres ». Les épreuves en individuel chez les juniors (masculin et féminin) se poursuivent dans les spécialités épée (masculin), fleuret (masculin) et sabre (féminin).

Publié dans Sports

Malgré un gouvernement bicéphale en Libye et des acteurs « armés » imprévisibles sur le terrain, les efforts de la communauté internationale semblent payer en arrachant d’ores et déjà un premier calendrier de «bilatéraux ». Un mois après la tentative genevoise, qui n’a pas obtenu les résultats escomptés, aujourd’hui au Maroc se tient un round de reprise des pourparlers entre les factions en guerre en Libye, appelées à « un arrêt immédiat des combats ». A Rabat, les discussions se feront sous l’égide de l’ONU et en aparté entre les seuls représentants libyens des parties en conflit. L’étape suivante sera à Alger. Mardi dernier, la Mission d’appui des Nations unies en Libye (UNSMIL) a annoncé qu’une autre réunion de représentants de dirigeants politiques libyens se tiendra la semaine prochaine en Algérie dans le cadre du même processus de dialogue. Un dialogue que le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a appelé de ses vœux lors du paraphe, dimanche dernier, de l’accord de paix et de réconciliation au Mali. « Je ne peux m’empêcher de penser à notre pays frère, la Libye », avait-il affirmé avant d’enchaîner et de poursuivre que « ce que nous venons de faire ici [avec les Maliens] devrait pouvoir être fait en Libye ». Surtout, le chef de la diplomatie algérienne a ajouté que l’Algérie était « mobilisée » aux côtés des Libyens pour apporter sa contribution en « empruntant la voie de la réconciliation, de la paix et de la stabilité ». Une mobilisation réitérée et explicitée hier par le ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, qui révélait sur les ondes de la radio nationale que l’Algérie « a eu des contacts avec toutes les parties libyennes et reçu beaucoup d’acteurs libyens sans distinction, à l’exception des groupes terroristes reconnus comme tels par les Nations unies». « Nous nous sommes beaucoup investis dans la recherche d’une solution politique pour la Libye. Nous avons durant ces dernières semaines, pour ne pas dire ces derniers mois, énormément investi, nous l’avons fait dans la discrétion la plus totale et avons reçu plus de 200 acteurs libyens à Alger. » Il ajoute : « Il y a eu des rencontres à Alger entre des ailes opposées, des rencontres secrètes qui parfois ont abouti à des accords signés entre les parties, et nous continuons à nous investir dans ce dossier ». Dans ce contexte il révélera qu’une réunion avec «tous les leaders politiques libyens et les activistes » aura lieu dans les « tout prochains jours » en Algérie en « accord avec les Nations unies », et ce, pour « discuter des prochaines échéances», a-t-il dit. Un « pas extrêmement important», a encore affirmé Messahel tout en précisant qu’elle va réunir « tous les leaders politiques et les chefs des partis politiques reconnus en Libye ». Cependant, le « dossier libyen » que l’Algérie s’apprête à ouvrir demeure plus complexe et plus difficile que le chapitre malien, et ce, pour au moins deux raisons : la multiplicité des protagonistes sur le sol libyen et le surenchérissement de cette même question à travers la multiplication des initiatives, y compris belliqueuses. D’où le fractionnement de « bilatéraux en vases clos » afin de ressortir et d’identifier des interlocuteurs viables, animés par des positions et des points de vue communs. L’Algérie a néanmoins déjà réussi à imposer « l’option du dialogue » comme seule à même d’obtenir des résultats rapides. Ce que M. Messahel ne manque pas de rappeler : « Il n’y a pas d’alternative à la solution politique, et une intervention militaire ne conduira à rien ; pis, ses conséquences sont inconnues parce qu’on ne peut jamais savoir quand et comment elle se termine. »

Un seul et unique agenda L’autre priorité mise en filigrane, aux yeux de M. Messahel, c’est la nécessité d’obtenir une « coordination parfaite » sur la question libyenne avec plusieurs autres pays voisins et grands partenaires qui ont des intérêts directs ou indirects dans ce pays, principalement pour que « les Libyens aient un seul agenda pour l’avenir de leur pays ». A plus forte raison que les pays du voisinage convergent sur le fait que « la présence terroriste de plus en plus importante en Libye fait que la lutte contre ce phénomène devient une priorité ». Même l’Algérie et l’Egypte n’ont pas de divergence sur cette question. Une fois ce préalable obtenu, il sera alors possible «d’engager les Libyens dans un processus de cohésion qui va lui permettre de construire ses institutions ». En Algérie, et avec les Nations unies, il s’agira pour les leaders politiques libyens et les activistes de discuter des prochaines échéances. Mais tout le processus se fera aux côtés de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (UNSMIL), dont le chef Bernardino Leon a lui-même un agenda chargé, car après la rencontre d’Alger, une autre réunion se tiendra à Bruxelles et regroupera des représentants de municipalités libyennes, puis une troisième réunion concernera les chefs de tribus et d’autres responsables de la société civile libyenne. Mais sur le sol libyen, la situation sécuritaire ne semble pas connaître la moindre amélioration, où des groupes armés se sont emparés mardi dernier de deux champs pétroliers situés dans le centre du pays. Les sites d’al-Mabrouk et al-Bahi situés à quelque 200 km au sud de Syrte et à 500 km à l’est de Tripoli, sont à l’arrêt depuis plusieurs semaines, en raison des violences et du fonctionnement ralenti des terminaux d’exportation. Le personnel des deux sites a été évacué après une première attaque début février qui avait fait au moins 11 morts. Cette attaque qui n’avait pas été revendiquée a été attribuée également par les gardes des installations  pétrolières à des islamistes radicaux. L’industrie pétrolière libyenne, autrefois lucrative, est durement affectée par l’anarchie dans le pays. Avant la révolte de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi, la production s’élevait à plus de 1,5 million de barils par jour, représentant 95% des exportations du pays et 75% de ses revenus. Mais la production est tombée à quelque 350 000 barils par jour en décembre alors que Fajr Libya a lancé une offensive meurtrière pour s’emparer de terminaux pétroliers dans l’Est libyen. En tout état de cause, il est à espérer que les acteurs internationaux, dont l’Algérie, parviennent à faire considérer qu’il n’y a pas d’issue dans ce pays en dehors d’un dialogue politique. Rappelons que la Libye est dirigée par deux Parlements et deux gouvernements rivaux, dont un, reconnu par la communauté internationale, siège à Tobrouk.

Publié dans théma archives

Réuni en session extraordinaire le 1er mars, le conseil de wilaya de Béjaïa du Cnapeste a décidé à la majorité de ses membres de poursuivre le mouvement de grève déclenché depuis le 16 février et de bouder la rencontre avec le directeur de wilaya de l’éducation, prévue aujourd’hui. Dans un communiqué transmis à notre rédaction, le Cnapeste de Béjaïa fait également état d’une autre résolution, à travers laquelle il propose à l’instance nationale d’organiser des rassemblements synchronisés au niveau des wilayas et un rassemblement national dont les modalités de mise en exécution seront décidées par le bureau national. Les responsables du Cnapeste à Béjaïa ont, par ailleurs, décidé de boycotter la rencontre avec le directeur de wilaya de l’éducation, prévue aujourd’hui. « Nous avons décidé de décliner l’invitation du directeur de l’éducation prévue pour aujourd’hui et décidée par le ministère de tutelle. Nous n’avons aucun autre interlocuteur, en dehors de la ministre et de la chefferie du gouvernement », nous a affirmé hier Slimane Zenati, coordinateur de la wilaya de Béjaïa et non moins membre du Conseil national autonome du personnel enseignant des secteurs ternaires de l’éducation (Cnapeste). Pour ce syndicaliste, qui confirme avoir reçu une invitation de la part du directeur de l’éducation de la wilaya de Béjaïa pour assister à la réunion de ce jeudi 5 mars, « hormis le bureau national du Cnapeste, aucune autre instance n’est habilitée à prendre langue avec les pouvoirs publics dans le cadre des négociations autour des dossiers objet de litige ». D’où la décision, d’ailleurs, de décliner l’offre des directeurs de wilaya, considérée comme « une fuite en avant » des hautes autorités concernées par ce conflit, qui risque de perdurer, au détriment des intérêts des élèves, dont le cursus scolaire est sérieusement perturbé. M. Zenati avoue ne pas comprendre l’initiative de Mme Nouria Benghebrit, qui consiste à charger les directeurs de wilaya d’engager un dialogue avec le partenaire social (Cnapeste), alors qu’elle-même, en sa qualité de première responsable du secteur, reconnaît, lors des pourparlers bilatéraux, que certaines revendications des enseignants, bien qu’elles soient légitimes, dépassent ses prérogatives. Cela sous-entend, explique-t-il, que la décision de satisfaire certaines doléances des enseignants protestataires relève des prérogatives des plus hautes autorités du pays. Interrogé sur la mobilisation du mouvement de grève déclenché par son organisation syndicale depuis le 16 février, notre interlocuteur tient à « saluer la formidable mobilisation du corps enseignant des trois paliers », tout en soulignant que « notre grève est une réponse évidente et appropriée au silence et au désengagement du ministère de l’Education nationale et des pouvoirs publics quant au strict respect des accords consignés dans les différents procès-verbaux ». Concernant le taux de suivi de la grève au niveau de la wilaya de Béjaïa, M. Zenati avance un pourcentage de 49% dans les écoles primaires, 60% dans les établissements d’enseignement moyen et 88% à travers les différents lycées de la région. Quant aux chiffres officiels, communiqués par la cellule de communication de la direction de l’éducation, ils contredisent nettement ceux du Cnapeste : primaire 6,27%, moyen 16,40% et secondaire 51,32%. En tout état de cause, tant que les deux parties en conflit ne seront pas parvenues à trouver un compromis à même de mettre fin à ce mouvement de grève, les élèves vont continuer à faire les frais d’un bras de fer qui n’a que trop duré.

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Poursuivant hier les débats à l’Assemblée populaire nationale (APN) sur le projet de loi amendant le Code pénal, en y introduisant la pénalisation des violences faites aux femmes, les réponses apportées par le ministre de la Justice, Tayeb Louh, n’ont pas été très dures à l’égard des députés, surtout islamistes, qui ont tenu des propos pour le moins « inadmissibles » à l’égard des femmes.

Les parlementaires de la mouvance islamiste et d’autres formations politiques conservatrices ont, lors de leurs interventions à l’APN, critiqué ce projet de loi avec des arguments qui font porter la responsabilité de la violence que subissent les femmes aux… femmes elles-mêmes. Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, s’était montré plutôt tendre dans ses réponses aux députés conservateurs de l’APN. Le ministre s’est appuyé sur la charia pour répondre aux islamistes, en essayant de les convaincre que la loi n’est pas en contradiction avec les préceptes de l’Islam. Au contraire, il a déclaré que « cette loi est élaborée sur la base des spécificités religieuses et culturelles de la société ». S’agissant des propos rétrogrades tenus par les députés islamistes, notamment ceux de l’Alliance de l’Algérie Verte (AAV), envers les femmes, qui, selon eux, excitent les hommes en se baladant en « habits légers », justifiant de la sorte le harcèlement sexuel dans la rue et dans les lieux de travail, le garde des Sceaux n’a pas soufflé mot, préférant ainsi défendre la stratégie nationale du gouvernement de lutte contre la violence à l’égard des femmes. A ce titre, et en réponse à certains députés, qui ont estimé que cette loi est venue suite à des pressions étrangères, le ministre a souligné que « le projet de loi relatif à la protection de la femme contre toute forme de violence n’a pas été élaboré sous des pressions étrangères, mais s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale de protection de la femme ». Il a, par ailleurs, expliqué que « le fait de ne pas prendre les mesures nécessaires pour stopper la violence faite aux femmes est contraire aux préceptes de la charia, qui protège la femme et préserve sa dignité ». Concernant les députés qui ont mis en avant « le danger de disloquer la famille » par cette loi, le ministre a répliqué, mais sans être tranchant et percutant. Il a affirmé que le phénomène « est présent dans la société et que le projet a été préparé sur la base des statistiques de la police et des associations, et aussi des rapports des hôpitaux qui font état de cas dramatiques ». Il a également ajouté que le projet de loi, qui sera soumis au vote aujourd’hui, prévoit le principe de réconciliation, qui est également « un des principes de la charia ». En continuant sur le même ton, M. Louh a cité les principes de la charia sur lesquels est basée cette loi, notamment « la punition de l’époux qui usurpe l’argent de sa femme ». Le ministre de la Justice, en choisissant de défendre la politique gouvernementale en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, est un fait ordinaire d’un des membres de l’Exécutif. Mais la réponse était-elle à la hauteur de la gravité des propos de ces députés, qui exhortent les femmes à faire preuve de pudeur pour éviter les violences et le harcèlement sexuel ? En tout cas, l’histoire retiendra que l’Algérie n’a pas discuté suffisamment de son avenir sociétal et le gouvernement n’a fait qu’évacuer les débats de fond.

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Où va l’éducation nationale ? Et où va l’enseignement dans notre pays ? Ces deux questions à sensation ne le sont guère en vérité. Après plusieurs semaines de grève, bientôt un mois, observée par les syndicats enseignants, la maison menace de s’écrouler, en effet, alors que les négociations avec la tutelle  s’enlisent. Le département de l’éducation continue d’affirmer dans son discours que «tout va bien à l’école» et que « les examens se déroulent en grande partie dans de bonnes conditions», sur le terrain la réalité est plus inquiétante. Il existe à Kouba un lycée, Sâad Dahlab pour ne pas le nommer, où les élèves d’une classe de terminale n’ont, en effet, pas reçu de cours de maths, de sciences et de physiques depuis bientôt quinze jours. Face à cela, le scénario du baccalauréat 2013 menace à nouveau. Mardi dernier, des élèves de certaines classes de lycées d’Alger Ouest ont, selon une source syndicale qui n’a pas voulu donner plus de précisions, quitté les salles d’examens. « Nous devions être examinés sur les cours dispensés seulement dans le programme, ce qui n’a pas été fait», auraient réagi ces élèves qui menacent d’investir la rue dans le cas où les grèves continuent, et ce, pour exiger le retour du  fameux « seuil » et du plafonnement des  cours. Sur les réseaux sociaux, l’heure est à la mobilisation alors que le recours à Facebook a déjà montré son efficacité dans le passé comme le témoigne l’expérience du 24 février 2014. Ce jour-là, ils étaient plus de 200 lycéens et lycéennes à se donner rendez-vous à l’annexe du ministère de l’Education au  Ruisseau pour manifester en faveur d’une limitation des sujets d’examen - c’est cela la définition du « seuil » ou de la « aataba » en arabe - en fonction des cours reçus.  Il s’agit en somme de marchander comme le font les syndicats enseignants et faire pression sur un ministère qui ne semble pas disposer de moyens pour désamorcer la crise. Syndicat/Benghebrit : des négociations à l’infini Le Cnapeste boucle, aujourd’hui, sa troisième semaine de grève. Depuis le 16 février dernier, le bilan de ce débrayage est de 108 heures de cours perdues. Une situation de pourrissement qui n’est pas sans rappeler celle vécue par le prédécesseur de Nouria Benghabrit. Abdelatif Baba Ahmed a dû jeter l’éponge face au durcissement du mouvement des syndicats après avoir connu un mois de juin 2013 exécrable marqué comme on le sait par l’émeute et la triche qui ont caractérisé le baccalauréat de cette année-là.  Et la situation risque de s’aggraver. Dans les prochains jours, la coordination des 7 syndicats enseignants entame un nouveau cycle de grève de trois jours à partir du 9 mars prochain. En cas d’échec du nouveau round de discussions prévu le 7 mars, ce sera de mauvais augure.

Cours de soutien  : un marché juteux pour les enseignants Pendant ce temps et à l’approche des examens de fin d’année, les  parents mettent la main dans la poche pour permettre à leurs enfants de suivre des cours de soutiens chez les  particuliers afin de rattraper le retard induit par les grèves répétitives dans le secteur de l’éducation.  Au moment où le département de l’éducation rassure sur le bon déroulement de l’année scolaire avec la prise des décisions pour assurer l’avancement du programme scolaire, les parents d’élèves ont déjà trouvé la solution même si elle est coûteuse. Le marché des cours de soutien, qui sont devenus des « cours tout court », selon l’expression d’une candidate au baccalauréat, bat son plein et est devenu un commerce juteux pour les enseignants. Les tarifs varient entre 800 et 2000 dinars l’heure pour les matières dites essentielles. Sur un autre volet, le département de l’éducation a fixé la fin de la clôture du dépôt de dossiers de candidature au concours de recrutement de plus de 7 000 fonctionnaires dans le secteur pour le 19 mars prochain. Un nombre qui ne répond pas aux besoins du secteur estimé à 20 000 postes budgétaires selon les syndicats.

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Le Maroc reste toujours le premier producteur de résine de cannabis sur le continent et l’un des premiers au monde, selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), qui indique que les deux tiers des toxicomanes traités en Afrique ont affirmé avoir consommé principalement du cannabis. « Environ deux tiers des personnes inscrites pour recevoir un traitement de la toxicomanie en Afrique ont indiqué avoir consommé principalement du cannabis », a affirmé l’OICS dans son nouveau rapport de l’année 2014, dont l’APS a obtenu une copie. La prévalence annuelle de la consommation de cannabis « reste élevée » dans de nombreux pays africains, a indiqué l’OICS, ajoutant que des informations reçues de toute l’Afrique ont révélé que les jeunes représentent une importante proportion des usagers de drogues. S’agissant du traitement des toxicomanes, le rapport a souligné que de nombreux pays d’Afrique n’ont pas les capacités ni les systèmes nécessaires pour surveiller l’abus de drogues et recueillir et analyser des données relatives aux drogues. Par conséquent, a-t-il estimé, l’évaluation de l’ampleur et des caractéristiques de l’abus de drogues dans la région, y compris le calcul du taux de prévalence exact, demeure problématique pour les autorités nationales compétentes. Dans un autre contexte, le rapport a relevé que certains éléments indiquent que l’abus de stimulants de type amphétamines (substances psychotropes) augmente en Afrique, malgré le manque de données complètes et factuelles pour tous les pays de la région. « On constate avec inquiétude que le transit par l’Afrique de l’Est de stimulants de type amphétamines ensuite expédiés par voie aérienne vers l’Asie de l’Est et du Sud-Est se poursuit », selon la même source. L’OICS a estimé que les informations concernant le trafic et l’abus de nouvelles substances psychoactives en Afrique du Nord et de l’Est sont limitées. Toutefois, la prévalence de ces substances semble être moindre en Afrique que dans d’autres régions. Seuls onze pays africains ont signalé l’apparition de nouvelles substances psychoactives entre 2008 et 2013.

AFRIQUE DE L’EST : UN TRANSIT D’autre part, le rapport a également noté que l’Afrique de l’Est sert de plus en plus au transit d’héroïne à destination des marchés d’Afrique du Sud et d’Afrique de l’Ouest, alors que l’Afrique australe demeure une plaque tournante pour l’acheminement d’héroïne et de cocaïne à travers le monde. L’OICS signale dans ce document que certaines parties de l’Afrique ont toujours beaucoup de mal à lutter contre l’augmentation de l’abus et de la production des drogues. La région est aussi touchée par le trafic de précurseurs chimiques (en particulier l’éphédrine et la pseudoéphédrine), substances utilisées dans la fabrication illicite de stimulants de type amphétamines.

D’IMPORTANTES SAISIES S’agissant de l’héroïne, le rapport a fait savoir que des pays d’Afrique du Nord ont signalé d’importantes saisies de ce type de drogues. Par ailleurs, la même source a évoqué un plan d’action de l’Union africaine (UA) sur la lutte contre la drogue et la prévention du crime pour la période 2013-2017, qui représente « un cadre stratégique » devant guider l’élaboration des politiques en matière de lutte contre la drogue. « Les domaines prioritaires pour 2013-2014 comprennent notamment la mise en pratique de la position africaine commune sur les substances placées sous contrôle et l’accès aux médicaments de gestion de la douleur », a indiqué cet organe de contrôle. Ces domaines prioritaires portent également sur « le renforcement de la recherche sur la lutte contre les drogues, sur le suivi et l’évaluation de l’abus de drogues et des tendances du trafic et sur la facilitation à l’échelle continentale de la formation au traitement de la toxicomanie ».

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« Economie de montagne et développement local durable en Kabylie », tel est le thème d’un colloque international organisé avant-hier par l’Assemblée populaire de wilaya de Tizi-Ouzou au niveau de l’hémicycle Rabah-Aïssat. A cette occasion, le wali Abdelkader Bouazghi a mis l’accent sur la nécessité de la mise en place d’une feuille de route sur la revalorisation et l’exploitation du gisement des ressources naturelles que recèlent les reliefs montagneux du massif du Djurdjura en vue de contribuer réellement au développement local durable dans la région. « La wilaya est par excellence un espace d’activité et de développement. Pour preuve, 80% de son territoire est constitué de reliefs montagneux qui demeurent riches et diversifiés et disposent de ressources naturelles, financières et humaines très favorables », a-t-il insisté. Selon lui, plusieurs efforts ont été consentis pour assurer une vie décente pour la population montagneuse, mais il reste encore du travail à faire. A cet effet, le wali a appelé toutes les parties concernées (société civile, autorités locales, en l’occurrence les P/APC) à mettre une certaine synergie pour revaloriser ce riche patrimoine matériel et immatériel dont dispose la région et aussi de capitaliser les activités ancestrales dans les comités de villages traditionnels. « Si ces conditions sont réunies, je dirais que la wilaya peut être un champ d’expérience par tous les ingrédients naturels existants dans l’espace territorial », a-t-il précisé. Tout en mettant en exergue la prise en charge de l’environnement, puisque, selon lui, l’insalubrité environnementale constitue la tache noire de la région. « Nous ne pouvons pas parler de développement local durable sans la promotion de l’environnement. Il est impérativement essentiel que ces décharges sauvages soient des espaces attractifs et de loisir. Une stratégie qui s’inscrit dans le cadre de la diversification de l’économie nationale hors hydrocarbures. » De son côté, le directeur général des collectivités locales au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Belkacem, a tenu à rassurer que le département de Tayeb Belaïz est disposé à assurer un véritable développement dans le massif du Djurdjura. « Nous avons décidé à ce que 2015 soit une année du développement local et de la démocratie participative. D’ailleurs, au début de l’année en cours, l’avis d’appel d’offres national restreint n°02/2015 a été lancé par le ministère de l’Intérieur pour l’élaboration du règlement d’aménagement du territoire du massif montagneux du Djurdjura», a-t-il réitéré. Dans le même ordre d’idées, le président de l’APW, Hocine Haroun, a plaidé pour l’engagement efficient pour la capitalisation des ressources permettant un développement économique et social durable et viable.

Les élus dénoncent la dégradation des conditions de vie de la population villageoise Lors de son intervention, l’expert en développement agronomique, Akli Moussouni, a mis en relief l’implication de la Kabylie dans la diversification de l’économie nationale. « Il fat savoir que la superficie des reliefs du Djurdjura est estimée à 2 958 km2. Cette étendue montagneuse est caractérisée par l’absence de structures de production économiques et la progression de la disparition des bases productives traditionnelles. Ce qui incite les villageois de rejoindre les agglomérations. C’est pour cela qu’il est temps de mettre à la disposition de cette population les conditions d’une vie décente. » Tout en avouant que les villageois sont livrés à eux-mêmes. « Je pense qu’il est temps de mettre en place des fonds de développement à leur égard. » En outre, il a réitéré sa volonté de promouvoir le tourisme écologique qui s’inscrit dans le cadre de la diversification de l’économie hors hydrocarbures. Notons que la quasi-totalité des intervenants ont tenu à dénoncer ouvertement les contraintes « bureaucratiques » qui freinent l’application de la loi 04-03 mise en vigueur en 2009 et qui stipule l’orientation des actions de développement en fonction des spécificités des zones de montagne initiée par le ministère de l’Intérieur. Qui est à l’origine du blocage de l’application de cette loi dans notre région ? Est-il possible de parler d’un développement local dans un pays caractérisé par des décisions centralisées ? s’est interrogé le P/APC d’Aghribs, Rabah Yermèche.

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