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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 07 mars 2015

Une commission transitoire, constituée de membres du bureau fédéral, sera mise en place, en attendant l’installation de la DTN, après le retrait de Habib Kherfi. Lors de sa réunion, tenue jeudi 5 mars au siège de la Fédération algérienne de handball (FAHB), le bureau fédéral a débattu plusieurs points relatifs à l’activité de cette instance. Ainsi, il a été question de revoir la restructuration des services techniques, puisque et dans l’attente de l’installation d’un directeur technique national, il a été décidé l’installation d’une commission transitoire, constituée de membres du bureau fédéral, pour procéder à la mise en œuvre de certaines opérations inscrites dans le plan d’action de la DTN. Un rapport a été aussi lu sur la participation de l’Equipe nationale messieurs au Mondial-2015. Ledit rapport, qui est essentiellement technique, a été présenté au bureau fédéral par un des membres qui était présent à Doha. Il a été élaboré par les observateurs désignés par la FAHB pour suivre et analyser les rencontres de notre EN et la compétition en général. Les conclusions de ce rapport ont été établies sur la base des observations de ces techniciens en relation avec les statistiques établies par les techniciens de l’IHF sur les prestations de notre EN. Pour ce qui est du Mondial-U21 de 2017 en Algérie, on a rendu compte de la visite d’inspection de Bana Philipe (expert de l’IHF). Dans le cadre de cette visite de Bana Philipe, membre de la commission d’organisation et des compétitions de la Fédération internationale de handball (IHF), programmée pour la fin du mois de mars, des membres du bureau fédéral ont été désignés pour assister à une réunion, prévue lundi 9 mars, avec les services du ministère des Sports. Amendement des règlements généraux La commission ayant élaboré le projet d’amendement des règlements généraux et du règlement intérieur de la FAHB a remis ses conclusions au bureau fédéral. Ce dernier a pris acte du travail effectué et le soumettra à une prochaine assemblée générale extraordinaire. Il faut rappeler que les règlements généraux et le règlement intérieur actuel en vigueur à la FAHB datent de 2002 et ne sont plus en adéquation avec la réalité du terrain. Par ailleurs, le directeur de l’organisation sportive a présenté la mouture du guide national pour le compte de la présente saison. Aussi, le projet d’un guide national pour la période allant jusqu’en 2019 a été présenté et débattu. Il sera finalisé prochainement et présenté à une assemblée générale ordinaire. Pour ce qui est de l’affaire du différend entre le GS Pétroliers et les clubs de la JSE Skikda et du MC Saïda, la commission d’audition relative aux réserves formulées par les clubs du MCS et de la JSES à l’encontre du GSP a présenté un exposé relatif à cette affaire.

Publié dans Sports

Le nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), publié en collaboration avec Climate Analytics et African Climate Finance Hub et qui a été présenté à l’occasion de la 15e Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE), porte sur «le fossé de l’adaptation en Afrique (Africa’s Adaptation Gap)». Il montre que l’Afrique est le continent dont les conditions climatiques changent le plus rapidement et estime les coûts de l’adaptation au changement à plus de 50 milliards de dollars par an d’ici 2050, en dépit, précise le rapport, des efforts internationaux pour limiter la hausse des températures en dessous des 2°C au cours de ce siècle. Selon le rapport, même si le réchauffement est maintenu en dessous des 2°C, les coûts de l’adaptation devraient augmenter bien au-delà de la capacité des pays. Le rapport montre que les ressources actuelles du continent ne sont pas suffisantes. «Un financement international sera nécessaire pour combler le fossé croissant de l’adaptation, même si les pays africains augmentent leurs sources domestiques ». Le rapport cite l’exemple du Ghana qui pourrait engager un financement à hauteur de 233 millions de dollars, ainsi que les exemples de l’Éthiopie (248 millions de dollars), de l’Afrique du Sud (961 millions de dollars) et du Togo (18,2 millions de dollars). Les niveaux actuels de financements internationaux, à travers des sources bilatérales et multilatérales, sont insuffisants. Un financement international est prévu sous l’égide de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC). Le PNUE souhaite le respect des engagements de financement pour le climat pris à Cancún avant l’année 2020. Les experts du PNUE font savoir que «les prévisions de réchauffement, selon des scénarios modérés, indiquent que dans de vastes zones d’Afrique, l’augmentation dépassera les 2°C dès les deux dernières décennies du siècle présent, en comparaison à la température moyenne annuelle de la fin du 20e siècle ». Un réchauffement climatique de 2°C menacerait plus de 50% de la population du continent africain de sous-alimentation. Le PNUE évoque le cas extrême d’un fort réchauffement, avec des températures qui pourraient dépasser les 2°C d’ici 2050 dans une grande partie de l’Afrique et atteindre entre 3 et 6°C d’ici la fin du siècle. Ils mettent en garde, dans ce cas, contre la gravité de l’impact sur la production agricole, la sécurité alimentaire, la santé humaine et la disponibilité de l’eau. Ils attirent l’attention sur le nombre particulièrement élevé de personnes menacées par les risques d’inondations dans les villes côtières duMozambique, de la Tanzanie, du Cameroun, d’Égypte, du Sénégal et du Maroc. En effet, si la hausse des températures est de l’ordre de 4°C, «les estimations en ce qui concerne l’Afrique suggèrent que le niveau de la mer pourrait augmenter plus vite que la moyenne mondiale et atteindre jusqu’à 80 cm au-dessus des niveaux actuels le long des côtes des océans Indien et Atlantique d’ici 2100». On sait que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a montré que, sans mesures d’atténuation supplémentaires le réchauffement serait de 4°C. La solution pour épargner le continent des pires effets du changement climatique réside dans «une réduction ambitieuse des émissions mondiales et un financement accru et novateur pour l’adaptation sont nécessaires », affirme le rapport du PNUE.

Publié dans Environnement

Intervenant mercredi dernier lors d’un débat organisé en marge de la cinquième édition du Salon international des fournisseurs de produits et services pétroliers, une manifestation qui a pris fin hier, vendredi 6 mars, Chems Eddine Chitour, expert en énergie, a fait un exposé sur la situation du pays en matière d’importation, de consommation d’énergie… Il a également sommairement évoqué la conjoncture pétrolière, relevant que le prix moyen du baril de pétrole Sahara Blend (brut algérien) s’établissait autour de 104 dollars en 2013, un seuil qui a flanché depuis juin 2014. Et le Sahara Blend va se situer autour de 58 dollars en 2015, une diminution qui ne sera pas sans conséquence sur les revenus pétroliers du pays. Il y aura certainement une baisse des recettes pétrolières, mais pas forcément une contraction des dépenses. Les dépenses de 2013-2014 sont estimées à 55 milliards de dollars. Pour M. Chitour, tout est importé. La preuve, trois milliards de dollars ont été déboursés dans les portables, six milliards dans les voitures et huit milliards de dollars dans la nourriture. Nous produisons 200 millions de tonnes équivalent pétrole, au total, avec environ 70 milliards de m3 de gaz, pétrole, GPL et produits pétroliers. Les recettes de 2013 étaient de 72 milliards de dollars (98% des exportations : pétrole, gaz ; 2% : fer, phosphate, dattes, vin…), résume-t-il. L’expert souligne, par ailleurs, que l’Algérie dispose de réserves de pétrole qui se chiffrent à 12 milliards de barils, soit 1% des réserves mondiales, et qui peuvent tenir pendant une vingtaine d’années. Quant aux réserves de gaz, elles s’établissent entre 2 500 et 4 000 milliards m3. Le pays peut les exploiter pendant une quarantaine d’années. Les réserves de gaz de schiste sont estimées, elles, à 20 000 milliards de m3. La boulimie en consommation énergétique ne concerne cependant pas que l’Algérie. C’est le mode de vie actuel qui en est la cause. Mais, explique Chems Eddine Chitour, on ne peut pas continuer à consommer huit tonnes équivalent pétrole (TEP) par habitant et par an pour certains, et 200 kg/hab/an pour d’autres. Les inégalités se creusent au fil des années dans le monde actuel, indique-t-il. La preuve, les 29 pays industrialisés membres de l’OCDE consomment 5 100 millions de tonnes équivalent pétrole (MTEP) par an d’énergie primaire, alors que le reste du monde ne consomme que 4 600 MTEP. « Le continent africain est victime d’une forme d’apartheid énergétique », a déclaré le 1er avril le président de la Banque mondiale (BM). « Aujourd’hui, la consommation d’énergie du milliard de personnes vivant sur l’ensemble du continent africain équivaut à ce que la Belgique offre à ses 11 millions d’habitants. » Selon un rapport de la BM publié en 2013 et cité par M. Chitour, 1,2 milliard d’individus vivent sans électricité dans le monde. Un tiers d’entre eux sont concentrés dans vingt pays asiatiques et africains. Et ce n’est pas fini. Des apprentis sorciers manipulent l’atmosphère au lieu de limiter la consommation d’énergie fossile. Pour contrer le réchauffement climatique, quelque 45 techniques de géo-ingénierie de manipulation du climat à grande échelle sont à l’étude. En 1991, les cendres projetées dans l’atmosphère par le mont Pinutabo a fait que la Terre a été refroidie d’environ 0,5°C pendant une année. On estime à cinq millions de tonnes par an la quantité de soufre pour bloquer de 2% le rayonnement solaire ! Tout est fait, selon M. Chitour, pour continuer « l’ébriété énergétique » et ne pas aller vers la « sobriété énergétique », synonyme de développement durable. Toutes les guerres du monde ne pourront pas faire augmenter les réserves en énergie fossile, qui sont un invariant. Méditons, dira-t-il, sur le fait qu’il a fallu des centaines de millions d’années à la Terre pour les « produire ». La civilisation humaine va les gaspiller en moins de deux siècles ! Performance économique, équité sociale, respect de l’environnement et exigence démocratique ne sont pas incompatibles. Ce sont les quatre piliers du « développement durable », ou devrait-on dire d’un « développement humainement soutenable ». « La transition énergétique graduelle nous permettra, soutient-il, de sortir par le haut en retrouvant les vertus du travail bien fait, de l’autonomie et de la diminution de la dépendance, notamment alimentaire. » La formation des hommes est de ce fait déterminante dans la prise de conscience que le futur se forge ici et maintenant. C’est là, affirme-t-il, tout le défi que nous avons à relever. Et de recommander : « Changer maintenant, c’est éviter de subir demain, c’est se montrer à la hauteur de ce que nous sommes. La seule façon de ne pas hypothéquer l’avenir des générations futures, c’est de bien les éduquer, de leur faire respecter la valeur travail et de leur laisser un viatique exploitable, notamment en gaz de schiste, avec des technologies respectueuses de l’environnement. Nous n’héritons pas de la Terre, nous l’empruntons seulement à nos petits-enfants », disait Saint-Exupéry. Je suis « d’accord », approuve Chems Eddine Chitour.

Publié dans Economie

A l’effet d’améliorer la compétitivité des artisans algériens et ainsi contribuer au développement des produits du terroir, deux métiers ancestraux, la confection du bijou de Batna et la dinanderie de Constantine, ont été retenus par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi) en vue de bénéficier du projet de développement des clusters dans les industries créatives et culturelles (ICC) dans le sud de la Méditerranée. Premier du genre en Algérie, le projet de développement de « clusters bijoux » et de « clusters dinanderie », financé à hauteur de 5,6 millions d’euros par l’Union européenne et la Coopération italienne au développement, a été lancé mercredi à partir de Batna par Mme Rebekka Hilz, coordinatrice nationale du projet pour l’Onudi. Sélectionnés d’une manière compétitive par un comité de pilotage national suite à un appel à manifestation, deux arts traditionnels du terroir, à savoir le métier de confection du bijou batnéen et la dinanderie constantinoise, ont été retenus par les concepteurs du projet. Deux dossiers parmi les dix-sept déposés par les artisans algériens ont été approuvés, et cela, en prenant en compte, a souligné Mme Rebekka Hilz, qui s’exprimait jeudi à Constantine à l’occasion du lancement du cluster dinanderie, « leur capacité à concevoir des produits issus du patrimoine culturel». Et, a-t-elle soutenu encore en ce sens, « à générer des emplois et promouvoir le développement industriel inclusif et durable ». Aussi, selon la coordinatrice du projet, qui était accompagnée à l’occasion par M. Kouidmi, agent de développement des clusters, et M. Telaïlia, chef division de l’attractivité de l’investissement au ministère de l’Industrie et des Mines, le projet, qui entre dans sa deuxième phase, « cherche à introduire le concept de clusters pour accroître la compétitivité des PME au sein d’une chaîne de valeurs données dans les industries culturelles et créatives (ICC) ». Les clusters sélectionnés (regroupement d’artisans spécialisés dans une région géographique donnée) vont bénéficier, selon la coordinatrice nationale du projet pour l’Onudi, « d’actions d’assistance et d’accompagnement durant trois ans (2013-2017), à travers une approche participative ». A ce titre, il sera question tout d’abord, note Mme Rebekka Hilz, « du développement de business plan des clusters ». A cette fin, dira la coordinatrice, « un diagnostic va être réalisé pour chaque cluster ». Il sera suivi, poursuit-elle, par « le développement d’une vision commune pour développer chaque cluster, ainsi que des lignes d’actions à traiter dans le cadre du projet ». Notons que le projet ICC couvre sept pays de la rive sud de la Méditerranée, à l’instar de la Tunisie, de l’Egypte et de la Jordanie.

Publié dans Région

Les éleveurs de bovins et les collecteurs de lait cru de la wilaya de Tizi-Ouzou, ainsi que de Boumerdès, de Bordj Bou Arréridj et de Béjaïa ont organisé une rencontre à la Maison de la culture de Tizi-Ouzou, jeudi 5 mars dans la journée. Une rencontre à laquelle ont été conviés les DG de l’Onil, de l’UNPA et de la DSA. Les délégués de Tizi-Ouzou sont d’emblée montés au créneau pour dénoncer les responsables de la Chambre de l’agriculture locale. « Chambre de l’agriculture, barra ! », ont-ils crié. Ces agriculteurs reprochent aux gestionnaires de la chambre de ne pas défendre les intérêts de leur filière auprès des pouvoirs publics. Des critiques acerbes ont été aussi adressées aux responsables locaux de ce secteur, notamment le directeur de la Chambre de l’agriculture, le président du Conseil régional interprofessionnel du lait, à qui il est reproché de ne pas promouvoir et soutenir l’activité agricole dans tous ses segments. Le prix du lait de vache a été au centre des débats. « Il n’est plus question qu’il continue avec le prix actuel. Nous exigeons une révision à la hausse ! », ont exigé les intervenants, faisant observer que « le prix de revient du lait de vache est de 70 DA, son prix de vente est de 36 DA ». Soulignant dans la foulée ce qu’ils considèrent comme l’iniquité du système qui fait que « les subventions aux agriculteurs et éleveurs ne sont versées qu’après 5 ou 6 mois, alors que la poudre de lait est payée d’avance pour la même période. Les crédits d’accompagnement sont disparates d’une filière à une autre. C’est injuste ! ». Les récriminations des éleveurs et des producteurs de lait sont allées crescendo durant toute la réunion, au point où un délégué de Tizi-Ouzou a exprimé sa colère, en brûlant sa carte d’éleveur délivrée par la Chambre de l’agriculture. Rendez-vous est pris le 9 mars pour une action de protestation consistant en une marche à travers les rues de Tizi-Ouzou pour crier « Halte à l’injustice ! Halte à l’exploitation des fellahs ! ». Les marcheurs prévoient de se rendre à la Chambre de l’agriculture afin de récupérer les dossiers et pour exiger le départ de son directeur. Faisant référence aux directives contenues dans un discours du président de la République, qui invite « les agriculteurs et les éleveurs à s’organiser davantage à travers leurs filières et autour des Chambres nationales et locales, des circuits rénovés (pour) prévenir toute tentative de détournement du soutien public à l’agriculture à des fins spéculatives et parasitaires… », les agriculteurs présents à la réunion comptent saisir le président de la République, à travers une lettre ouverte, où ils disent, notamment : « … Nous voulons vous faire parvenir sans feinte et sans détour la sinistre nouvelle de la condamnation à mort par contumace de l’activité d’élevage en général et des bovins laitiers en particulier, programmée par ceux-là mêmes auxquels vous confiez les rênes de la régulation des produits agricoles de large consommation… Une cagnotte de trois milliards de dollars destinée à la relance de l’agriculture par la réorganisation et la rénovation des circuits (…) ».

Publié dans Der

L’avenir de l’accord de paix et de réconciliation au Mali reste suspendu à la réponse que lui donneront les mouvements de l’Azawad qui ont été les seuls à avoir refusé de le parapher, à Alger le 1er mars dernier. Regroupés dans la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui comprend elle-même le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA), ces mouvements, réfractaires à tout accord avec le gouvernement du Mali qui n’accorde pas l’autonomie à la région de l’Azawad, vaste territoire de plus de 800 000 km² grand comme Tamanrasset et Adrar réunies, ont décidé de réserver leur réponse au lendemain de leur assemblée à Kidal le 10 mars prochain. Interrogé sur l’ordre du jour de la rencontre, le porte-parole du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), Moussa Ag Acharatoumane, n’a pas caché son scepticisme quant au texte d’un accord dont la CMA « ne se retrouve pas ». « Nous allons statuer sur l’accord ces jours-ci, mais au sein de la Coordination, nous ne nous retrouvons pas dans ce texte ; cependant, après la réunion du 10 mars, nous allons faire une déclaration », a-t-il affirmé. La région de l’Azawad reste l’enjeu majeur d’un long processus que l’Algérie a conduit depuis qu’elle a réussi à ramener à la table des négociations le gouvernement du Mali et les principaux acteurs politico-militaires du Nord-Mali. Azawad pour les uns, Nord-Mali pour les autres, c’est aussi l’autre emprise sémantique entre les protagonistes. La CMA veut garder intacte et bien visible dans les pourparlers la revendication ethnico-territorialiste de l’Azawad et refuse de dissocier ce chapitre qu’elle veut voir se transformer en accord d’autonomie. C’est en tout cas la position du MNLA, présenté comme le meneur de la mouvance indépendantiste, qui croit que « l’autonomie est le minimum que le gouvernement malien puisse donner aujourd’hui ». « Nos populations [de l’Azawad] s’opposent au texte », justifie Ag Acharatoumane qui laisse entrevoir un allongement du processus de dialogue inter-malien qui aurait pu portant se clore au début du mois de mars par la signature solennelle de l’accord de paix ; une paix définitive. Et si le gouvernement malien refusait reconnaissance et autonomie à l’Azawad ? « Nous pensons que la poursuite du dialogue et de la négociation est la meilleure réponse qu’on puisse lui donner », renchérit-il. Le discours n’a pas changé. Lors d’un entretien accordé à Reporters au lendemain de l’ouverture de la quatrième phase des pourparlers à Alger, en novembre dernier, Ag Acharatoumane rappelait la principale difficulté que le gouvernement central malien et les mouvements de l’Azawad n’arrivaient pas à dépasser. « Nous reconnaissons l’unicité et l’intégrité du Mali, il faut aussi que le Mali fasse des efforts dans le cadre de la reconnaissance de l’entité Azawad pour donner une chance au peuple malien de sortir grandi de cette crise et épargner au Mali une autre crise. La reconnaissance de l’Azawad et l’acceptation de cette spécificité dans l’ensemble malien sont la seule issue viable pour une paix consensuelle et durable pour tous », tranchait-il. Mais Bamako, elle, a déjà fait son offre, écrite noir sur blanc dans l’accord de paix et de réconciliation : « L’Azawad nécessite une compréhension consensuelle et mérite à elle seule un débat politique national entre les Maliens eux-mêmes [qui vont] aborder cette problématique dans le cadre d’une conférence d’entente nationale. » Encore que cette « conférence nationale » est conditionnée par la signature d’un accord de paix définitif en terre malienne. Auparavant, c’était le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop qui s’était fait l’écho à Alger de l’intransigeance de son gouvernement : « L’Etat malien ne renoncera pas à son autorité sur l’ensemble de son territoire. » Pourtant, l’Etat malien ne s’est jamais opposé à une sorte de gestion déléguée des régions du Nord élargie aux mouvements de l’Azawad, sous réserve d’un contrôle a posteriori qu’il exercera dans les conseils de commune et de région. Ce sont a priori les termes de l’accord de paix et de réconciliation qui comprennent une délégation et un élargissement de l’administration du Nord-Mali, une gestion commune et conjointe de la sécurité, la création d’assemblées régionales élues avec une plus grande représentation des populations du Nord dans les institutions nationales… Seulement, le temps n’attend personne et l’Algérie, à qui a été confiée la présidence du comité de suivi chargé d’appliquer l’accord sur le sol malien, risque de s’impatienter à cause d’un territoire gangréné par le narcotrafic et sous la menace terroriste, d’autant plus qu’en termes de « timing », le dossier libyen s’est engouffré, par son caractère « urgent », dans l’agenda de la diplomatie algérienne.

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Le projet de loi amendant et complétant le Code pénal, qui a pour objet de renforcer la protection de la femme victime des violences, a été adopté jeudi à l’APN sur fond de protestation des islamistes, qui n’ont pas cessé, depuis le lancement des débats sur ce projet, de répéter que cette loi disloquera la famille.

Les députés islamistes de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont boycotté jeudi la séance du vote de la loi. Il s’agit des parlementaires de l’Alliance Algérie verte (AAV), du FJD, du mouvement El Binaâ et ceux du Front du changement. Il semble que les frères ennemis semblent retrouver leur union contre la femme après avoir été longtemps déchirés par les luttes internes. Ces partis de la mouvance islamiste, faut-il le rappeler, étaient sous la houlette de deux formations politiques avant que la fronde gagne leurs rangs pendant plusieurs années, mais jeudi dernier, ils ont fait preuve d’une solidarité idéologique inégalée. Ainsi, après avoir choqué l’opinion publique par leurs interventions responsabilisant la femme des violences qu’elles subissent, ils ont opté pour le boycott de la séance de vote avant de publier un communiqué expliquant leur position. Nasser Hamdadouche, député du MSP, nous a expliqué que le groupe parlementaire AAV réclame le retrait immédiat de ce projet de loi pour plusieurs raisons. Pour lui, cette loi « consacre la vision occidentale de la femme, ce qui n’est pas le cas pour nous » arguant que l’Islam est basé sur la complémentarité entre les deux sexes et que cette loi les sépare. Et d’ajouter : «Il s’agit avec cette loi de vider le Code de la famille de son sens. Cela va être la même chose avec la loi sur la protection de l’enfant prochainement. » L’alternative à la violence conjugale, comme l’ont présentée les détracteurs de cette loi, « est le retour à la charia ». Pour eux, la question ne doit pas sortir du cadre privé, sinon c’est la porte ouverte à la dislocation de la famille. Par cette réaffirmation de leurs positions, les islamistes devenus opposants, après plusieurs années au gouvernement, remettent sur le tapis le débat sur le projet politique qu’ils défendent. Leur conception rétrograde d’un certain nombre de questions sociétales, dont les droits de la femme, ne les a pas empêchés de se retrouver dans une large coordination démocrate qui est la CLTD. Cette dernière est composée également de partis, comme le RCD, qui ont une conception progressiste du rôle de la femme dans la société. Et pourtant, la coordination existe encore et le RCD n’a soufflé mot sur la polémique qu’ont créée ses partenaires islamistes. Les députés islamistes ne se sont pas contentés de critiquer la loi, ils ont également contesté la légalité du vote estimant que le quorum n’avait pas été atteint allant jusqu’à déclarer que des fonctionnaires de l’APN avaient pris les places de plusieurs députés pour passer la loi. Cependant, le président de l’APN, Larbi Ould Khlifa, a annoncé la présence de 284 députés et 59 procurations. Dans un communiqué distribué à la presse après la séance du vote, l’AAV a noté qu’il y avait uniquement 180 députés ce qui fait que « l’adoption de cette loi représente une violation du règlement intérieur de l’assemblée, notamment l’article 58 ». Il est à noter que le PT s’est abstenu de voter, alors que le FFS a voté en faveur de cette loi. Dans un communiqué, les députés PT ont expliqué leur position par le fait que leurs homologues de la majorité ont refusé plusieurs amendements proposés par leur parti. Même s’ils disent considérer cette loi comme un pas positif, ils ont souligné plusieurs contradictions et lacunes qui n’ont pas été prises en considération par les députés de la majorité. « La loi n’est pas à la hauteur de la gravité et des dangers du phénomène des violences faites aux femmes », indique le communiqué du PT. Le FFS, qui a voté en faveur de la loi, a pointé certaines lacunes constatées au niveau de cette loi. « Etant contre toute forme de violence, notamment celle qui touche les femmes, les parlementaires du FFS ont voté en faveur du projet de loi », a écrit le chef du groupe parlementaire du FFS dans un communiqué. Tayeb Louh, ministre de la Justice, garde des Sceaux, a eu l’occasion de s’exprimer sur le sujet à la fin du vote en soulignant que les débats sur ce projet de loi étaient positifs. Il a, par ailleurs, annoncé l’amendement prochain du Code des procédures pénales qui, certainement, entraînera des débats houleux. Pour lui, ces débats montrent bien que l’Etat est sur la bonne voie.

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Présenté comme le premier long métrage d’action algérien, en tout cas le premier réalisé avec des fonds exclusivement privés, le film Les porte du soleil, Algérie pour toujours, réalisé par Jean-Marc Minéo, a été projeté jeudi en avant-première à la salle Ibn-Khaldoun d’Alger. Et ce, avant sa sortie publique, programmée pour le 18 mars.

Mettant en scène les acteurs Zakaria Ramdane, Smaïn Faïrouze et Lorie Pester, cette fiction relate la lutte d’un agent infiltré contre le projet fou d’un ancien de l’OAS qui tente de ressusciter son organisation terroriste. La réalisation a été commentée par le producteur Zakaria Ramdane (V Production) comme « une victoire et un honneur » après plus de « deux ans de travail ». Le long métrage, mais aussi sa distribution, déjà programmée dans une trentaine de pays, dont la France, le Maroc, la Chine, mais aussi la Russie et le Japon, apparaît également, au-delà de l’aspect purement artistique, comme un véritable « pari » financier. En effet, le producteur s’était vu refuser sa demande de subvention par la ministre de la Culture. C’est autour d’une enveloppe de 4 millions de dollars, réunis auprès d’investisseurs, une somme relativement importante pour un film algérien, mais modeste pour un scénario d’action, que le film a été réalisé. Il a été tourné durant deux mois et demi entre Paris et Oran, en prenant notamment pour cadre le Fort Santa-Cruz. Film d’une durée de 130 minutes et qui aura réussi jeudi à surprendre les spectateurs, le scénario, la mise en scène, mais aussi les dialogues vont, en effet, à contre-courant des habituelles productions algériennes, axées généralement sur des thématiques sociales ou historiques. Par ailleurs, relativement bien accueillie par les spectateurs, la réalisation de Jean-Marc Minéo offre, en effet, un divertissement réussi dans ses grandes lignes, avec des acteurs au jeu convainquant, notamment Smaïn Faïrouze, qui est parvenu à faire oublier son image d’humoriste, en incarnant le rôle de Slimane, le chef du groupe terroriste. Cependant, si le film offre un moment de divertissement, on peut tout de même lui reprocher plusieurs moments creux, des scènes de bagarre, certes, réussies, mais qui n’ont que peu d’impact sur le déroulement de l’histoire, mais surtout des cascades et effets spéciaux où les limites du budget se font sentir, notamment lors des courses-poursuites. Basé, par ailleurs, sur un scénario coécrit par le réalisateur et le producteur (et acteur principal), Zakaria Ramdane, qui partagent tous deux une passion pour les arts martiaux, l’idée du film aurait pour origine, a indiqué jeudi Jean-Marc Minéo, le constat que le cinéma maghrébin, « mis à part les films sur les figures de la guerre d’indépendance», n’avait pas produit de personnages de héros. « Je voulais l’image d’un héros moderne, jeune, à l'image de ce qui est fait aux Etats-Unis ou en Angleterre. (…) Et ma volonté a été de travailler en Algérie, montrer le pays, un héros algérien, et avec les codes des films, pour que tous les jeunes dans le monde, et à plus forte raison les jeunes Maghrébins qui sont en France (…), puissent voir qu’il y a des héros partout. » Quant à l’histoire en elle-même et sans en révéler la chute, elle débute en prenant pour toile de fond une boîte de nuit d’Oran, nommée Pharaon, fréquentée par Slimane (Smaïn Faïrouze), qui cherche à prendre possession du lieu avant de semer la terreur dans la ville en kidnappant une délégation étrangère. Jawed, incarné par Zakaria Ramdane, un agent spécial de la police, sera chargé d’infiltrer la boîte de nuit en se servant de ses talents dans les arts martiaux, avec pour objectif de remonter la piste pour découvrir le plan de Slimane. Travail à saluer, réalisé et présenté avec passion, le film Les portes du soleil, Algérie pour toujours retient également l’attention de par l’excellente prestation de Lorie Pester, artiste certainement plus connue du public comme chanteuse que comédienne. Son interprétation du rôle de Sanya, le bras droit de Slimane, une femme au caractère impitoyable, mais qui cache un lourd traumatisme subi durant son enfance et que le spectateur ne découvrira que vers le milieu du film, apporte, en effet, une certaine profondeur à l’histoire. Actrice présente jeudi dernier aux côtés du réalisateur et du producteur pour la présentation du film, elle a indiqué avoir reçu et accepté le rôle, « il y a de cela deux ans, au Festival du film de Pékin », après sa rencontre avec le réalisateur Jean-Marc Minéo. Réalisant elle-même les scènes de bagarre, elle ajoute à propos du caractère de son personnage : « Ça change de tous les autres rôles que j’ai interprétés dans des comédies romantiques. Là, ça nécessite un travail, disons, plus approfondi. Par exemple, on se rend compte durant la scène chez le psychiatre que Sanya a un passé très douloureux, qu’elle a une fragilité en elle, et cela est intéressant à jouer. » Par ailleurs, il est à souligner que la participation très commentée du boxeur Mike Tyson se limite à seulement quelques minutes. Incarnant son propre rôle, le réalisateur précise à ce propos que « Mike Tyson n’est pas un comédien, c’est un boxeur, il est l’une des guest-stars du film ». Ajoutant que « c’est la première fois qu’il fait une scène de boxe dans un film algérien ».

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Le coup d’envoi de la 5e édition du grand tour d’Algérie a été donné hier à Alger. Pendant vingt-quatre jours, jusqu’au 30 mars prochain, donc, les coureurs vont parcourir quelque 3500 kilomètres, une longue et belle boucle à l’issue de laquelle seuls les plus endurants auront leur dernier mot.

Le tour sera couru en vingt-deux étapes et dix grandes épreuves dont l’inaugurale, le grand circuit international d’Alger, a eu lieu hier sur un circuit fermé. La suite sera pour demain avec le Tour d’Oran, le Grand prix d’Oran puis le Tour international de Blida. Ensuite, les coureurs attaqueront le circuit de la ville de Sétif, le Tour international de Sétif, le Tour international d’Annaba et le Tour international de Constantine pour revenir à Blida le 30 mars pour le circuit international du nom de la même ville. Le coup de starter, hier, a été donné devant un public malheureusement clairsemé. Il n’en demeure pas moins que les curieux et les passionnés du vélo, présents hier en bordure du circuit, une journée de vendredi, témoignent tout de même de l’engouement résistant des Algériens pour la « petite reine » dont la discipline a connu ses heures de gloire dans le passé. Mais l’essentiel est ailleurs et se trouve dans la volonté constante des responsables de la discipline à lui redonner vie après des années de difficulté.  Depuis 1998, année durant laquelle on a vu le cyclisme reprendre des forces et devenir visible après l’éclipse imposée par la crise sécuritaire aiguë que le pays a connue à partir de 1989-1990, on assiste, en effet, à l’organisation fréquente de compétitions à l’échelle nationale et dans les régions du pays, notamment les championnats du « contre la montre » Le résultat est que le cyclisme commence aujourd’hui à se doter d’une logistique et d’un système d’organisation à la hauteur des ambitions même si la fédération qui s’en occupe vit actuellement un malaise dû à un conflit de leadership. Avant le « top départ », hier le président de la Fédération algérienne de cyclisme (FAC), Rachid Fezouine, contesté par quelques-uns de ses pairs, a indiqué dans une conférence de presse tenue mardi dernier que « tous les moyens matériels et humains ont été réunis pour la réussite de la cinquième édition du Grand Tour d’Algérie cycliste 2015. La Fédération algérienne de cyclisme et les deux organisateurs du GTAC-2015, la société Nord-Sud Organisation et Groupe Tonic industrie, ont mis tous les moyens nécessaires pour le bon déroulement de cette 5e édition », a-t-il ajouté.  Le responsable s’exprimait lors du forum de l’Organisation nationale des journalistes sportifs algériens (ONJSA) au Complexe Mohamed-Boudiaf d’Alger. « Nous sommes passés de 5 à 22 étapes, ce qui fait du GTAC-2015 l’épreuve la plus longue au calendrier international de l’Union Cycliste internationale. C’est un défi lancé par l’instance fédérale pour permettre aux équipes africaines de récolter le maximum de points en vue des prochaines échéances sportives, dont les Championnat du monde de cyclisme et les Jeux olympiques de Rio De Janeiro-2016 », a-t-il expliqué. Les étapes comme les épreuves sont inscrites autour de six wilayas étoiles : Alger, Blida, Sétif, Constantine, Annaba et Oran, à travers 450 communes avec la participation de 18 équipes dont quatre algériennes. Parmi les pays retenus pour prendre part à cette compétition figurent les Pays-Bas, Italie, Angleterre, Malte, Allemagne, Maroc, Emirats Arabes Unis, l’Erythrée et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), invitée d’honneur. De son côté, le co-organisateur du GTAC-2015, Rabah Ouchaoua, a mis l’accent sur les efforts fournis par les pouvoirs publics pour la réussite de cet évènement sportif de grande envergure. « Le ministère des Sports reste le premier partenaire du GTAC-2015 avec bien sûr la contribution des représentants de 12 ministères dont ceux du Tourisme, des Affaires étrangères et de la Défense nationale ainsi que les wilayas d’Oran, de Blida, de Constantine, de Sétif, d’Alger et d’Annaba », a-t-il indiqué.  « Les pouvoirs publics s’engagent à apporter leur contribution à la réussite de cet évènement qui commence à prendre de l’ampleur sur le plan médiatique, mais aussi en matière de tourisme, ce qui va certainement favoriser la promotion de l’image du sport en Algérie », a-t-il dit. Pour ce faire, la FAC a inscrit également les Tours d’Annaba, de Constantine, de Sétif et de Blida dans le calendrier de l’UCI, et ce, pour permettre aux athlètes des différentes équipes de glaner un maximum de points au classement UCI-Africa Tour.  18 formations dont quatre algériennes sont en compétition : Cevital, Sovac, Ooredoo et GSP, en plus d’une équipe régionale Ouest qui fera la première partie de la course. Sur leurs chances, Rachid Zouine dira qu’elles sont meilleures que l’année dernière en raison de leur bonne préparation. 80% de nos athlètes ne dépassent pas les 21 ans, a-t-il précisé.

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Le groupe islamo-terroriste de l’« Etat islamique », Daech en arabe, a commencé jeudi dernier à détruire au bulldozer la ville de Nimroud, joyau archéologique du nord de l’Irak, une semaine après la diffusion par les jihadistes d’une vidéo de la destruction de sculptures préislamiques inestimables à Mossoul.

L’EI a « pris d’assaut la cité historique de Nimroud et a commencé à la détruire avec des bulldozers », a dit le ministère du Tourisme et des Antiquités sur sa page officielle Facebook. Un responsable des Antiquités a confirmé ces informations. « Jusqu’à présent, nous ne pouvons pas mesurer l’ampleur des dégâts », a dit ce responsable sous couvert d’anonymat. Nimroud, une cité fondée au 13e siècle avant J.-C., est située sur les rives du Tigre à quelque 30 km de Mossoul, la grande ville du nord de l’Irak, contrôlée par l’EI depuis juin. La ville a été fondée il y a plus de 3300 ans sur les rives du Tigre à quelque 30 kilomètres de Mossoul, elle était jadis une capitale de l’empire assyrien. Les jihadistes estiment que les statues et les tombes favorisent l’idolâtrie.  Après leur saccage à Mossoul, les jihadistes auraient lancé aux gardiens du musée que Nimroud était leur prochaine cible. « C’est l’une des plus importantes capitales assyriennes, on y trouve des bas-reliefs et des taureaux ailés (...) Cela serait un véritable désastre », avait alors indiqué à l’AFP Abdelamir Hamdani, un archéologue irakien de l’Université Stony Brook de New York. La destruction des trésors de Mossoul avait été condamnée par la communauté internationale, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova réclamant à la Cour pénale internationale (CPI) de se saisir du cas.

Un « crime de guerre », selon l’UNESCO Hier, vendredi, l’UNESCO a dénoncé la destruction de la cité historique, l’assimilant à un « crime de guerre » et annoncé avoir saisi l’ONU. « Nous ne pouvons pas rester silencieux. La destruction délibérée du patrimoine culturel constitue un crime de guerre, et j’en appelle à tous les responsables politiques et religieux de la région à se lever contre cette nouvelle barbarie », a écrit dans un communiqué la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Mme Bokova a indiqué avoir « saisi le président du Conseil de sécurité des Nations unies et la procureure de la Cour pénale internationale sur ce sujet », et appelé « l’ensemble de la communauté internationale » à « unir ses efforts » pour « stopper cette catastrophe ». Selon elle, « le nettoyage culturel qui sévit en Irak n’épargne rien ni personne : il vise les vies humaines, les minorités et s’accompagne de la destruction systématique du patrimoine millénaire de l’humanité ».

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