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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 09 mars 2015

Malgré toutes les actions entreprises par les autorités concernées, le sport féminin reste à la traîne et n’arrive pas à décoller. Le sport féminin en Algérie, qui a prospéré durant les décennies 1990-2000 avec notamment les deux titres olympiques de Hassiba Boulmerka (Barcelone 1992) et Nouria Benida-Merah (Sydney 2000), semble marquer le pas, même si aujourd’hui la gent féminine s’adonne beaucoup plus, du point de vue nombre, à la pratique sportive. Après avoir enfanté de grandes championnes toutes disciplines confondues, à l’image de Boulmerka, Benida-Merah, Azizi Yasmina et Baya Rahouli en athlétisme, Salima Souakri et Soraya Haddad en judo et Lamia Louali en karaté-koshiki, le sport féminin, tout comme le sport national, a connu une régression sur le plan des résultats. A l’opposé, le nombre des pratiquantes a sensiblement augmenté dans les différentes disciplines sportives, même dans les sports les plus masculins, comme le football et la boxe, où l’athlète femme n’a pas beaucoup à envier à son homologue masculin. En fait, les pouvoirs publics cherchent à donner une impulsion au sport, aussi bien chez les messieurs que chez les dames. « Je suis contre le sexisme dans le sport. Le sport appartient aux femmes et aux hommes, et doit les servir de la même manière. L’Algérie a toujours été fière de ses championnes », avait affirmé le ministre des Sports, Mohamed Tahmi, lors du séminaire international sur le sport féminin, organisé le 22 février à Alger, par le Comité olympique algérien (COA), sous le signe de « L’olympisme et le sport au service de l’émancipation de la femme ». Cependant, sur le terrain, cet objectif n’est pas encore atteint, puisque malgré une évolution sensible ces dernières années, la pratique sportive féminine demeure bien faible comparativement à celle des hommes. Outre le faible taux d’accès des femmes aux formations et aux métiers du sport, le sport féminin souffre d’un manque considérable de moyens et d’attention, qui s’est répercuté sur le plan des résultats. Mais le premier responsable du secteur ne voit pas les choses de cet œil, rappelant à titre d’exemple qu’« aux derniers jeux Méditerranéens-2013 de Mersin, en Turquie, les femmes avaient récolté une belle moisson, soit la moitié des médailles obtenues par l’Algérie ».

Sport scolaire et sport féminin : indissociables Pour la championne olympique du 1500 m à Barcelone (1992), la promotion du sport féminin passe à travers l’amélioration du sport scolaire, l’accès de la femme aux postes de responsabilité et l’encouragement des activités « sport pour tous ». Le sport scolaire reste cependant le cheval de bataille des responsables du sport algérien. Beaucoup de spécialistes confirment que la meilleure manière de relancer et de promouvoir le sport féminin (et le sport en général) doit passer par la pratique en milieu scolaire. Un autre défi de taille à relever est celui de la représentation des femmes dans les postes de responsabilité. Elles sont, en effet, sous-représentées aux postes de responsabilité élective au sein des structures d’activités physiques et sportives et aux postes d’encadrement technique. Un manque que la tutelle veut combler par le biais de la nouvelle réglementation, comme l’a indiqué M. Tahmi. « La nouvelle loi du sport et les nouveaux textes la régissant font obligation aux fédérations sportives d’avoir en leur sein une représentativité féminine. C’est une décision du gouvernement qui démontre l’intérêt et l’importance qu’accordent les autorités du pays à la place prépondérante que doit avoir la femme algérienne dans la société, en général, et dans le domaine du sport, en particulier », a t-il dit.

Publié dans Sports

On se croirait en présence d’une Tricontinentale climatique en prenant connaissance des critiques adressées au Plan climat de l’Union européenne, lancées à partir de Manille, aux Philippines, par la voix de Lidy Nacpil, animateur du Mouvement des Peuples d’Asie sur la dette et le développement, d’Addis-Abeba, en Ethiopie, avec la déclaration d’Azeb Girmai, Point focal sur le changement climatique pour les PMA (pays les moins avancés), et de San Salvadro, à El Salvador, avec l’intervention de Benajmin Correas, militant de la campagne méso-américaine pour la justice climatique.   Ces critiques expriment la même déception concernant l’accord pourtant qualifié d’historique dans les milieux médiatiques proches de l’UE. En fait, les dirigeants de l’UE ont repris les objectifs climatiques et énergétiques qu’ils avaient validés en octobre dernier notamment un objectif de 40 % de réductions d’émissions intérieures des gaz à effet de serre par rapport à 1990, d’ici 2030. Des ONG avaient alors estimé que cet objectif de 40 % était largement insuffisant: «Avec un tel objectif, l’UE repousse à l’après 2030 l’essentiel des efforts à réaliser d’ici à 2050 ». Des écologistes européens ont expliqué que « pour obtenir une réduction de 80 % des émissions, objectif minimal que s’est fixé l’UE d’ici à 2050, cela reviendrait à planifier une diminution de 5 % par an de 2030 à 2050, contre à peine 1,3 % par an jusqu’en 2030». Pour eux, l’objectif de 40 % de réductions d’émissions par rapport à 1990 et d’ici 2030, ne permettra pas d’atteindre les 80 % à 95 % de réductions d’émissions pour être en deçà des 2 °C d’augmentation des températures mondiales d’ici la fin du siècle. Ils rappellent que selon les derniers scénarios rendus publics par le GIEC qui permettent de ne pas aller au-delà des 2°C de réchauffement climatique global, l’UE est invitée à s’orienter encore plus rapidement vers une décarbonification complète de son économie. Ils se demandent si, finalement, ce n’est pas tout simplement cet objectif maximal des 2 °C qui est abandonné. Côté Sud, pour Lidy Nacpil : «Le changement climatique est une réalité dévastatrice aujourd’hui dans les Philippines, mais l’UE a choisi d’ignorer nos vies et nos droits avec cette annonce. Avec cette proposition, l’UE abandonne officiellement son propre objectif de température de 2 °C et donc les besoins et les droits des personnes vulnérables à travers le monde». «La science est très claire que ces objectifs faibles, combinés avec l’utilisation actuelle des marchés de carbone discrédités, signifient que nous ne sommes pas sur la bonne voie pour résoudre la crise climatique et que l’UE est maintenant complice en nous engageant à de nouvelles destructions », a-t-elle déclaré, vendredi, à Manille. Selon les représentants de populations du Sud, le plan annoncé par l’UE n’a pas inclus une référence aux engagements de fournir des transferts de finances et de technologies aux pays en développement et n’a pas abordé les «pertes et dommages» ou comment faire face aux impacts du changement climatique dans les communautés vulnérables. Azeb Girmai a déclaré, pour sa part, que le fait que l’UE n’a pas inclus le financement climatique dans sa présentation à la Conférence de Paris en dit long sur son engagement envers les droits et les besoins des populations africaines. «Comment les gouvernements africains peuvent faire évoluer leur action climatique s’ils ne savent pas quel financement et quelle technologie sont disponibles pour eux ? Un manque d’un engagement de financement est un manque d’engagement à un véritable accord sur le climat à Paris », a ajouté M. Girmai. Quant à Benajmin Correas, il évoque les risques d’échec de la Conférence de Paris. Il reste encore dix mois avant la COP21 de décembre 2015, est-ce suffisant pour espérer renverser la tendance ?

Publié dans Environnement

 Inauguré le 28 février, le 24e Fespaco, grand festival du cinéma africain qui s’est déroulé dans un contexte politique particulier, quatre mois après le soulèvement populaire au Burkina Faso qui a conduit à la chute du régime de Blaise Compaoré, s'est achevé samedi dernier à Ouagadougou.

Par rédaction culturelle Hicham Ayouch a reçu l’Etalon d'or de Yennenga, qui couronne le meilleur long métrage, des mains du président burkinabé Michel Kafando, sous les applaudissements des quelque 4000 personnes venues assister à cette cérémonie de clôture. «Il a présenté une œuvre gigantesque», s'est exclamé M. Kafando. «Je tiens à le féliciter.» Emu, le lauréat a lancé : «Je suis Africain et fier de l'être. On nous a volé notre passé, on a tenté de voler notre histoire, mais notre culture nous appartient et il est temps de prendre les choses en main maintenant.» «Nous sommes un continent beau, noble et riche, nous sommes la mère de toute la Terre, nous sommes les sages du monde. » Son discours s'est par moment mué en diatribe contre le néo-colonialisme : « Je n'ai pas besoin d'aide, j'ai besoin d'une coopération qui cesse d'exploiter notre continent et qui cesse de faire couler des rivières de sang.» Journaliste de formation, Hicham Ayouch est le frère cadet de Nabil Ayouch, lauréat de l’Etalon d'or 2001 avec le film Ali Zaoua. Tourné en France, dans une cité, Fièvres raconte l'histoire de Benjamin, 13 ans, dont la mère ne peut plus s'occuper, et qui part dès lors vivre chez son père Karim. Ce dernier, qui vit lui-même chez ses parents, se retrouve complètement démuni face à ce garçon, aussi attachant qu'insolent, qui bouleverse sa vie. Les Etalons d'argent et de bronze ont récompensé également L'Œil du cyclone du Burkinabé Sékou Traoré. Ce dernier est, d'ailleurs, la grande révélation de ce Fespaco, raflant le prix Oumarou Ganda récompensant une « première œuvre », ainsi que ceux de la meilleure actrice (Maimouna N'Diaye) et du meilleur acteur (Fargass Assandé).  Le Maroc a aussi été mis à l'honneur dans la catégorie court métrage de ce 24e Fespaco : De l'eau et du sang d’Abdelilah Eljouhary a obtenu le premier prix de la catégorie. Quant au film vedette du festival, Timbuktu, il s'est contenté des prix des meilleurs décors et de la meilleure musique, après avoir été auréolé fin février en France de sept Césars, dont celui du meilleur film. Son réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako s'est montré beau joueur, tombant dans les bras du lauréat : « C'est l'Afrique qui gagne. » « Timbuktu a remporté des prix déjà, Timbuktu a une lumière suffisante pour exister et l’Etalon, c'est une lumière de plus, et quand une lumière est donnée à un autre cinéaste, c'est la victoire du cinéma et c'est ma victoire aussi », a-t-il conclu.

FADHMA N'SOUMER A L’HONNEUR Le réalisateur algérien Belkacem Hadjadj a reçu mardi soir à Ouagadougou (Burkina Faso) l’Etalon d’argent de Yennenga du 24e Festival panafricain du cinéma d’Ouagadougou (Fespaco) pour Fadhma n’Soumer, une œuvre qui a été distinguée par quatre fois à ce festival. En plus de l’Etalon d’argent, deuxième distinction du festival après l’Etalon d’or, Fadhma n’Soumer, consacrée à la figure de l'héroïne populaire de la résistance en Kabylie durant les premières décennies de la colonisation française, a également reçu le Prix du meilleur scénario, celui du meilleur montage ainsi que le Prix du meilleur son, portant à quatre le nombre total des prix de cette fiction. L'Algérie a participé à la compétition du festival avec les films Fadhma n'Soumer de Belkacem Hadjadj, J'ai 50 ans de Djamel Azizi (section long métrage), Derniers recours de Mahi Bena (section court métrage) et 10949 femmes de Nassima Guessoum (section documentaire).

SOUS HAUTE SURVEILLANCE Patrouilles aux abords de la manifestation, fouille minutieuse des spectateurs, portiques détectant les métaux : le dispositif de sécurité était inédit pour ce Fespaco, qui a débuté le 28 février. Les autorités avaient craint des « problèmes sécuritaires » en raison de la diffusion de Timbuktu, film racontant la vie quotidienne dans le nord du Mali sous la coupe des djihadistes, qui ont contrôlé plusieurs mois cette région en 2012 et 2013. « Le Fespaco est la traduction de la volonté africaine de s'exprimer et d'exprimer la culture africaine en toute liberté, en toute démocratie, et donc dans ces conditions, nous ne pouvions pas mettre de côté un film soi-disant parce qu'il était plus ou moins menacé par des terroristes », a déclaré Michel Kafando, rappelant qu'il avait été question de ne pas diffuser le film au Fespaco. Fondé en 1969, le Fespaco se tient tous les deux ans au Burkina Faso, pays pauvre dont il constitue la carte de visite à l'international. L'édition 2015 est la première depuis la chute du président Blaise Compaoré en octobre à la suite d'une révolte populaire, présente en filigrane lors de ce festival.

Publié dans Culture

L’adoption il y a peu de jours de la loi contre la violence faite aux femmes a tout l’air de s’inscrire dans une logique de réforme plus ambitieuse que le chef de l’Etat compte entreprendre en matière de code civil et de droit de la famille.

Hier, en effet, dans un message lu par la ministre de la Solidarité, Mounia Meslem, à l’occasion de la Journée du 8 mars, M. Bouteflika a « ordonné » son gouvernement de réviser le Code de la famille et « de charger un comité ad hoc » pour « la révision » et le « réaménagement » de ce texte en vigueur depuis 1984. Le comité en question, a-t-on compris du message présidentiel lu par Mme Meslem, devra en particulier se pencher sur les articles « relatifs au divorce » et qui prêtent à « interprétation » en vue « d’y introduire les clarifications et précisions nécessaires, afin de combler les insuffisances et garantir la protection des droits des deux conjoints et des enfants ». Il s’agit vraisemblablement d’ « ameublir » les « vides » et les dispositions ambiguës, pour les rendre plus clairs à leur traitement par les magistrats et dans les tribunaux. Il s’agit aussi de poursuivre une politique de protection de l’institution familiale même en cas de rupture et de compléter un dispositif juridico-législatif dont l’un des marqueurs forts a été la création récente d’un fonds de pension et d’aide aux femmes divorcées en situation de vulnérabilité économique et sociale et ayant des enfants à leur charge. « Il est bien entendu que notre code de la famille n’est pas exempt de lacunes, et sachant que le divorce, dans toutes ses formes et notamment le divorce à l’initiative de l’épouse (khol’), constitue, aujourd’hui, un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans notre société », a relevé à propos le chef de l’Etat. L’annonce du président de la République d’ordonner la mise en place d’un comité pour se charger d’un nouvel amendement du code de la famille ne manquera pas d’effrayer à nouveau les courants islamistes qui ont très mal accueilli le texte de loi sur les violences contre les femmes. Elle devrait susciter de nouvelles résistances et de nouvelles levées de boucliers dans ces milieux religieux conservateurs, voire ultraconservateurs, encouragés actuellement par un regain de religiosité dans la société que seuls les myopes ne voient pas. Mais il est certain que le chef de l’Etat n’ira pas vers des mesures trop radicales. Le contexte de crispation religieux ne s’y prête pas. M. Bouteflika, lui-même, n’est, dans ce domaine si sensible, pas un adepte du forcing ni des décisions intempestives. A ce propos, il s’est jusque-là montré comme un réformateur, certes, mais prudent et pragmatique. « Un pas en arrière, deux pas en avant » !  En dépit de la formule et de son auteur russe que tout le monde connaît, c’est  ce que l’on pourrait sans provocation dire de sa politique de la famille même si entre le recul et l’avancée, le chef de l’Etat peut prendre dix ans. La dernière fois que M. Bouteflika a touché au code de la famille, c’était en 2005 et, souvenons-nous-en,  après trois ans d’âpres discussions, d’inertie et de résistances islamo-conservatrices combinées face à un tissu associatif féministe déjà faible, mais certainement plus combatif qu’il ne l’est aujourd’hui. Il y a dix ans, le président de la République avait pris une ordonnance qui avait intégré des changements pour la protection de la femme et de l’enfant, mais sans totalement bouleverser la donne héritée du texte original de 1984. L’amendement du code a maintenu l’obligation du tuteur légal pour le mariage de la femme. Il a retenu la polygamie, mais  assortie d’une double condition : le consentement de la première épouse est requis et vérifié par le juge qui effectue une enquête sur les capacités matérielles du mari à «assurer l’équité et les conditions nécessaires à la vie conjugale». Il a mis l’époux dans l’obligation d’assurer, en cas de divorce, le logement à ses enfants mineurs dont la garde est confiée à la mère. En cas de divorce, la priorité est depuis accordée à la mère, alors qu’auparavant elle revenait automatiquement au père. Un autre petit changement a été introduit au sujet de l’âge du mariage qui consacre l’égalité des deux sexes en étant désormais fixé à 19 ans pour tous contre 21 ans pour l’homme et 18 ans pour la femme dans le code de 1984. Dix ans après, M. Bouteflika s’apprête à apporter d’autres changements, sans doute mineurs par rapport à ceux qu’attendent les associations de défendre des droits des femmes qui veulent l’abrogation pure et simple du code de la famille. Mais important quant à leur portée future si comme il le dit l’histoire a un sens et que la femme algérienne « se défait, chaque jour davantage, des hérésies qui inhibent sa détermination, des obstacles et des entraves qui encombrent son chemin et de règles de toutes sortes étrangères à la religion, pour poursuivre sa marche, forte de ses droits consacrés par le Saint Coran et la Tradition du Prophète, et par les lois de la République ». La synthèse qu’il fait dans l’ordre entre les trois références exprime parfaitement la prudence et le pragmatisme qu’il entend observer cette fois aussi.

Publié dans Actualite archives

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a annoncé à partir du Caire que l’Algérie accueillera demain une réunion regroupant les chefs de partis et les militants politiques libyens dans le cadre du dialogue interlibyen supervisé par la Mission d’appui de l’ONU en Libye (UNSMIL), selon le communiqué de la Mission en date du 3 mars dernier. Dans une déclaration à l’APS, Messahel a ajouté que cette réunion s’inscrivait dans le cadre du processus visant à parvenir à une solution politique consensuelle à la crise libyenne en vue de former un gouvernement d’union nationale qui aura pour mission la gestion de l’étape de transition et de surmonter la crise qui secoue ce pays voisin. La réunion s’inscrit également dans le cadre des efforts consentis par l’Algérie à la demande des parties libyennes et en coordination avec l’ONU pour aider les frères libyens à parvenir à une solution pacifique à la crise. Rappelons que les protagonistes libyens étaient jeudi et vendredi derniers, à Skhirat, au Maroc, où ils ont poursuivi le dialogue interlibyen, mais de façon indirecte. Ce n’est que samedi dernier que les frères ennemis des deux Parlements rivaux se sont trouvés face-à-face. Après deux jours de discussions indirectes par l’intermédiaire de l’émissaire de l’ONU pour la Libye, Bernardino Leon, les représentants du Parlement élu et du CNG se sont rencontrés et auraient réalisé des progrès importants. Les deux parties tentent de se mettre d’accord sur la «forme» d’un gouvernement d’unité nationale et les modalités d’une cessation des hostilités dans un pays miné par la violence et dirigé par deux Parlements et deux gouvernements rivaux depuis la prise en août de la capitale Tripoli par la coalition de milices Fajr Libya.

Des progrès, mais il faut être patient Selon des participants, des représentants des deux camps ont discuté «pour la première fois» face-à-face en présence de M. Léon, du ministre marocain des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar et du directeur des renseignements marocains, Yassine Al-Mansouri. Les discussions devront s’achever en soirée et les délégations libyennes devaient regagner leur pays hier pour consulter leurs directions respectives avant de retourner la semaine prochaine au Maroc. Dans une déclaration à la presse, M. Leon a déclaré qu’il fallait s’armer de «patience». «Nous sommes en train de travailler sur les grandes questions, la question de la sécurité, la question du gouvernement (...) On avance, mais ce sont des questions difficiles, on n’aura pas aujourd’hui ou demain les résultats, il faut être patient, mais je pense que nous avançons dans la bonne direction», a-t-il dit à la presse. De son côté, un membre du Parlement élu libyen, Moussa el-Kouani, a affirmé que les participants avaient convenu d’une «série de principes» qu’ils examineront avec leurs dirigeants avant de revenir au Maroc pour «conclure un accord». Selon lui, les deux camps «se sont engagés à être de nouveau mercredi» à Rabat. Dans un communiqué, la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) a parlé de «discussions positives» et de «progrès importants dans les négociations, les deux camps étant déterminés à résoudre leurs divergences». Les protagonistes «travaillent sur des propositions concrètes» liées à la formation d’un «gouvernement d’union et à des arrangements de sécurité». Le gouvernement reconnu par la communauté internationale continue de demander la levée ou l’allègement de l’embargo sur les armes pour la Libye afin de faire face aux groupes terroristes affiliés à Daech. A ce propos, les experts de l’ONU chargés de veiller au respect des sanctions internationales craignent que les armes réclamées par les autorités libyennes ne tombent entre d’autres mains si le Conseil de sécurité donne son feu vert à de telles livraisons.

Nouvelle demande d’exemption de l’embargo sur les armes Le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a demandé l’autorisation d’acquérir 150 chars, une vingtaine d’avions de chasse, sept hélicoptères de combat, plusieurs milliers de fusils et des munitions pour combattre les milices armées, mais réclame également la levée totale de l’embargo. En raison des doutes concernant la composition de l’armée, le comité des sanctions redoute «le transfert de matériel à des acteurs non-étatiques». «Bien que la menace que représentent les mouvements terroristes de Libye pose un problème majeur aux autorités, le comité craint que ce matériel ne soit utilisé contre des zones et des installations sous le contrôle de milices rivales qui ne sont pas des groupes terroristes», écrivent les experts dans une lettre adressée au Conseil de sécurité. Selon l’ambassadeur libyen à l’ONU Ibrahim Dabbashi, qui intervenait devant le Conseil, le gouvernement internationalement reconnu a présenté une nouvelle demande d’exemption à cet embargo. Il s’agit, a-t-il précisé, de «renforcer la capacité de l’armée de l’air libyenne à surveiller le territoire et les frontières du pays afin d’empêcher les terroristes d’atteindre les champs et les installations pétrolières». Il a fait valoir que le gouvernement avait renforcé les contrôles afin d’éviter tout détournement de ces armes. «Nous verrons dans les prochains jours si les membres de ce Conseil ont vraiment le souci de la sécurité et de la stabilité de la Libye et de toute la région», a déclaré l’ambassadeur libyen devant le Conseil. Pour l’ambassadeur libyen, «la lutte contre le terrorisme ne doit pas être l’otage du dialogue politique», mais les deux doivent être «menés en parallèle». «On ne peut pas empêcher le gouvernement de se procurer les armes et les équipements militaires nécessaires pour renforcer l’armée et en même temps critiquer ce même gouvernement de ne pas être capable d’assurer la sécurité, de contrôler les frontières et de prévenir la prolifération des armes», a-t-il encore souligné.

Daech, une grande menace pour la Libye et toute la région sahélo-saharienne La grande menace pour la Libye et toute la région sahélo-saharienne vient essentiellement des groupes terroristes affiliés à Daech. Ces derniers redoublent de férocité aussi bien en Libye qu’au Nigeria en raison de leur isolement de plus en plus perceptible, y compris en Irak et en Syrie. En Libye, les terroristes de Daech visent à affaiblir les ressources financières de l’Etat en s’attaquant aux installations énergétiques. Lorsque la bête agonise, elle peut faire des dégâts imprévisibles. Vendredi dernier, le groupe autoproclamé «Etat islamique» (Daech/EI) a perpétré une attaque contre un champ pétrolier dans le sud de la Libye, tuant huit gardes, selon le porte-parole des gardes des installations pétrolières. «Des extrémistes de la filiale libyenne du groupe EI ont mené une attaque surprise contre le champ pétrolier (d’El-Ghani), tuant huit soldats» qui gardaient le site, a déclaré Ali El-Hassi. La NOC a confirmé de son côté l’attaque qu’elle a attribuée à un «groupe armé d’inconnus», ajoutant que les assaillants ont pillé les infrastructures du site et y ont mis le feu. El-Hassi a affirmé par ailleurs que les «forces gouvernementales ont repris le contrôle du site après l’arrivée de renforts d’autres sites pétroliers proches». Notons que face à ces coups que reçoivent les filiales de Daech dans la région sahélo-saharienne, y compris Boko Haram qui semble être encerclé par la coalition du Nigeria, Tchad, Niger, Cameroun et Benin, ces groupes terroristes pourraient trouver le moyen de coordonner leurs actions et de commettre des massacres là où ils peuvent agir. A ce titre, les pays de la région, même ceux du Maghreb sont appelés à la vigilance. La réactivation de la cellule de Mokhtar Belmokhtar à travers l’attentat de Bamako de samedi dernier, et les tirs de roquettes dans la région de Kidal, sont autant d’indices sur les intentions des groupes terroristes qui sentent l’étau se resserrer.

Publié dans théma archives

L’affrontement diplomatique que se livrent Sahraouis et Marocains à l’Organisation des Nations unies et sur les grandes tribunes internationales autour du Sahara occidental a aujourd’hui pour théâtre la ville occupée de Dakhla, dans laquelle Rabat a l’intention d’y tenir le forum économique de Crans Montana. Un forum qui fait de moins en moins l’unanimité auprès de la communauté internationale, mais à la veille de sa tenue, à partir du 12 mars, les autorités marocaines tentent de le « vendre » aux délégations étrangères encore hésitantes à y prendre part, malgré les appels au boycott lancés tant par le Front Polisario que des organisations internationales, y compris sous bannière onusienne. Le Maroc recourt à l’aura du forum, traditionnellement abrité par le canton touristique suisse et qui accueille de hauts dirigeants, des chefs d’Etat et de gouvernement, des ministres, des organisations internationales et régionales, parlementaires, des institutions financières et organisations patronales, ainsi que des acteurs de la société civile dans le cadre de conférences thématiques. Il s’investit dans une stratégie du « fait accompli » qu’il impose à la communauté internationale pour faire valoir et admettre sa « souveraineté » sur une ville occupée de même qu’il fait concourir ses entreprises qui ont quasi entièrement financé l’événement. L’affrontement est également animé par les délégations participantes qui considèrent le choix de Dakhla comme le « meilleur choix » pour y tenir le forum. C’est du moins l’impression de la délégation du think tank italien Il comunicatore italiano dont le président, Pier Dominico Garrone, encense le Maroc auquel il attribue « une histoire millénaire et du dialogue qui sont les principaux traits de ce pays ». Il est relayé par le président de l’Institut italien pour l’Asie et la Méditerranée (Isiamed) et ancien sénateur, Gian Guido Folloni, pour lequel le Maroc est un « modèle ». Pour les Marocains, la tenue du Forum de Crans Montana à Dakhla reflète la vision de Mohamed VI faisant « des provinces du sud du royaume une plate-forme pour un décollage socio-économique et pour la coopération sud-sud », à en croire Abdelfettah Fathi, chercheur des questions du Sahara et des affaires maghrébines, qui en profite pour écorcher l’Algérie dont « les organisateurs du forum ont réduit à néant ses allégations et celles du Polisario qui prétendaient que cette manifestation ne serait pas la bienvenue pour la population locale ». L’Algérie a effectivement dénoncé la tenue du forum dans une ville occupée et a même mis à contribution sa diplomatie pour l’avorter, mais sur ce terrain, ce sont les Britanniques qui lui ont emboîté le pas en décidant de faire appel à la justice afin d’interdire l’importation « illégale » de produits sahraouis au Royaume-Uni. Le cabinet d’avocats britannique, Leigh Day, qui représente l’organisation Western Sahara Compaign (WSC), a menacé le gouvernement d’agir en justice contre le ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales (DEFRA) et l’administration fiscale et douanière (HMRC) sur l’importation illégale de produits originaires du Sahara occidental, précise la même source, citant un communiqué de WSC. Ils ont rappelé que la souveraineté du Maroc « ne s’étend pas au territoire du Sahara occidental ou la mer territoriale adjacente », ajoutant que « les biens et les produits fabriqués au Sahara occidental ne devraient pas être traités comme étant originaires du Maroc aux fins de tarifs préférentiels ou autres avantages conférés par l’accord d’association ». Si le Maroc a réussi à trouver chez certains de ses partenaires régionaux un « cautionnement » à sa politique expansionniste, il n’en demeure pas moins que des pays influents ainsi que des organisations régionales et internationales boycotteront le Forum de Crans Montana. L’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, Ibrahim Ghali, l’a assuré hier. Il a révélé que « des correspondances de plusieurs pays influents, d’organisations régionales et internationales ainsi que de personnalités actives faisant part de leur boycott officiel du forum de Crans Montana » ont été reçues par la RASD, citant « la Suisse où se trouve le siège du forum de Crans Montana, la Grande-Bretagne et bien d’autres pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie ». L’ambassadeur sahraoui a également indiqué que « les campagnes appelant au boycott du forum se poursuivent », ce qui dénote, a-t-il dit, « une large solidarité internationale avec la question sahraouie conformément aux principes de la légalité internationale et au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».

Publié dans Monde

Sale temps pour le secteur de l’éducation, dont le niveau, d’une grève à une autre, ne cesse de régresser. Résultat : la génération des roses et bleus est complètement désorientée. Ces élèves, à la croisée des chemins, font les frais d’un bras de fer qui perdure entre la tutelle et les syndicats autonomes. Ces derniers sont pointés du doigt par les parents d’élèves, touchés par ce débrayage. Un malheur qui fait le bonheur des enseignants, notamment ceux des classes de terminale, qui ne chôment pas en ces moments, puisque la demande pour les cours de soutien est sur une courbe ascendante. Un rush qui a obligatoirement suscité une augmentation de la tarification et un emploi du temps digne des établissements privés. Pour Mohamed, qui s’apprête à passer le bac en juin prochain, « le nombre d’élèves qui assistent avec moi aux cours de soutien est deux fois plus important qu’au début de l’année scolaire. Notre école privée a même établi un emploi du temps spécial pour contenir le nombre de demandeurs ». Certains enseignants qui ont répondu à l’appel de leurs syndicats respectifs trouvent désormais plus de temps libre pour glaner le maximum d’argent avec ces cours d’appui. D’autres ont carrément aménagé des pièces dans leurs demeures pour satisfaire les élèves qui les sollicitent. Pour les parents, notamment ceux dont les enfants préparent les fameuses épreuves du baccalauréat, impossible d’échapper aux frais supplémentaires en cette fin d’année houleuse, à cause des perturbations de cette grève, qui est l’une des plus longues depuis plus d’une décennie. « L’essentiel est que ma fille ne rate rien du programme de cette année. D’ailleurs, à l’instar de tous ses camarades, elle est déjà stressée et inquiète sur sa préparation de ce bac qui s’annonce déjà difficile », nous dira un parent d’élève. La tutelle et les syndicats grévistes s’échangent les accusations, pendant que les parents s’inquiètent de plus en plus sur le sort de leurs protégés. Ce qui est sûr, ce sont les enseignants qui assurent les cours d’appui qui sont les plus heureux dans toute cette crise qui risque de compromettre l’année scolaire. A l’heure où nous mettions sous presse, les deux parties sont en pleine réunion afin de trouver un terrain d’entente et mettre ainsi fin à ce débrayage qui a chamboulé les calculs des responsables du secteur ainsi que les élèves.

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Le directeur régional des Douanes du port d’Alger, Aïssa Boudergui, a déclaré hier que ses services ont transféré au procureur de la République 45 dossiers de transfert illicite de devises via le port d’Alger.   Intervenant à l’occasion d’une visite de terrain effectuée par la commission des finances de l’Assemblée populaire nationale (APN), le responsable en question a affirmé que les deux premiers mois de l’année 2015 ont vu la saisie de 93 conteneurs de produits sans valeur, utilisés pour des opérations de transfert illicite de devises. La somme concernée par les 45 affaires est de 1,740 milliard de dinars. Ce chiffre dépasse ce qui a été enregistré pendant toute l’année 2014, a-t-il affirmé. La commission des finances de l’APN au port d’Alger, conduite par le président de ladite commission, Zebar Berrabah, s’est également intéressée au fonctionnement de la direction régionale des Douanes. M. Boudergui a souligné « les améliorations considérables » dans le traitement des conteneurs. « La situation a nettement évolué depuis la réorganisation des services des Douanes en 2009. Il n’y a plus d’attente prolongée en rade pour les navires», a-t-il déclaré ajoutant que ce qui se faisait, auparavant, en plusieurs semaines, ne prend désormais plus que quelques jours. Il a également rappelé que le séjour du navire à quai, en 2014, était de 4 jours, en moyenne. Sur un autre registre, le même responsable a déclaré que le port d’Alger se transforme petit à petit en port de transit précisant qu’il y a quelques années, le port enregistrait plus de 70 000 opérations contre 30 000, dernièrement. Malgré cette baisse, le port a « réalisé une performance exceptionnelle en matière de recouvrement de la fiscalité», a-t-il informé. Il a estimé les entrées financières, enregistrées en 2013, à 151 milliards de dinars avec une légère baisse en 2014 suite à l’entrée en fonction de la raffinerie de Skikda, ce qui a réduit les importations en essence, cette année. Il ajouté que les douanes du port d’Alger ont fait entrer, dans les caisses de l’Etat, 89 milliards de centimes suite aux ventes aux enchères effectuées depuis 2011. Défendant bec et ongles le bilan de son département, M. Aïssa Boudergui a informé que les services des douanes du port d’Alger ont gagné le pari de la décongestion du port.  « Le port d’Alger reste le plus grand port d’Algérie en matière de trafic de conteneurs. 59% du trafic des conteneurs passe par ce port. Mais malgré cela, et en plus de la création de ports secs, le système d’informatisation des Douanes permet aux opérateurs économiques d’effectuer leur dédouanement en 8 jours maximum », a-t-il expliqué. Par ailleurs, le directeur a annoncé la commande de cinq scanners modernes au profit du port d’Alger. « Ce sont des scanners de dernière technologie de la marque Nuctech à véhicule conteneur très moderne», a-t-il souligné. Enfin, un des problèmes majeurs qui compliquent le travail des douanes au niveau des ports en Algérie, a-t-il poursuivi, est la non-conformité de ses derniers aux standards internationaux.

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Le wali de Blida a effectué jeudi dernier une visite de travail à travers les localités d’El Affroun et d’Oued Djer, ce qui lui a permis d’évaluer l’état d’avancement de plusieurs projets dont a bénéficiés cette daïra. En entamant sa tournée par la commune d’Oued Djer, le chef de l’exécutif de la wilaya a souligné que la révision du PDAU s’est imposée d’elle-même pour la préservation des terres agricoles. Ainsi, dans le cadre de la stratégie d’occupation des terrains d’assiettes, deux agglomérations ont été retenues sur les piémonts, à savoir El Hachem, qui couvre une superficie de 54 ha, et Maïf, qui s’étend sur une assiette foncière de 24 ha. Au niveau d’El Hachem, un exposé relatif au plan d’occupation du sol, qui est à sa phase d’exécution, lui a été présenté. Quant au second site distant de 4 km du premier, il offre une alternative aussi intéressante dans le cadre du développement grâce à la révision du PDAU. A ce titre, plusieurs actions relevant du plan d’occupation du sol ont été lancées pour une autorisation de programme de 500 millions DA, alors que le taux d’avancement physique est estimé à 20%. Considérée comme une zone d’urbanisation future, la nouvelle agglomération a bénéficié d’un programme de 1 200 logements publics locatifs qui devraient être livrés l’été prochain. Néanmoins, à travers les explications fournies au wali, l’entreprise réalisatrice se heurte au problème des points de rejet des eaux usées et du raccordement de l’AEP. Face à cette situation, le directeur des ressources en eau a été instruit par le wali afin de réunir toutes les parties et lever toutes les contraintes. Tout en poursuivant sa visite, Mohamed Ouchen s’est rendu à El Affroun, où également deux plans d’occupation du sol ont été dégagés dans le cadre de la révision des instruments d’urbanisme. Cette occasion a permis au wali de s’enquérir des projets injectés dans les assiettes foncières délimitées au niveau du POS 7, situé sur les hauteurs à l’ouest de la ville. Sur ce site, il est prévu la réalisation d’un centre médicopédagogique pour handicapés moteurs sur une superficie de 8 ha, pour lequel une tranche de 100 millions DA a été allouée, et d’un institut de paramédicaux africains de 400 postes de formation sur 2,5 ha pour une autorisation de programme de 300 millions DA. Il est à noter que des projets inscrits depuis 2006 et différés plusieurs fois ont pu enfin voir le jour. Il s’agit de la bibliothèque municipale, d’une crèche de 30 places, de l’aménagement d’un bloc de gynéco-obstétrique, dont la réception est subordonnée à la livraison des équipements. Sur l’autre POS situé en continuité du pôle universitaire, le wali a inspecté les travaux de viabilisation primaires et secondaires de ce site pour lequel une enveloppe de 269 millions DA a été dégagée. Ce site recevra 600 logements LPL, un institut de formation des cadres du culte, une école de greffiers, un lycée et un CEM. Saisissant cette opportunité, le wali a ordonné la réservation d’un terrain pour l’implantation d’un complexe sportif. En se rendant au centre-ville d’El Affroun, le wali s’est enquis de l’état d’avancement de la piscine semi-olympique, dont les travaux sont à 85%.

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A la veille de la réunion d’avril prochain du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée au Sahara occidental considérée comme étant « un virage décisif », les responsables du Forum de Crans Montana veulent mettre la communauté internationale devant le fait accompli de l’occupation du Sahara occidental, en maintenant l’organisation de la prochaine édition dans la ville sahraouie de Dakhla occupée. A travers son soutien actif et les dispositions et autres facilités qu’il accorde à la tenue d’un forum dans ce qu’il appelle « Dakhla (Maroc) », d’une manière malveillante et trompeuse, le Maroc s’engage de nouveau dans des activités qui violent le droit international et la position claire de la communauté internationale aux côtés de l’autodétermination du peuple sahraoui. Pour les Sahraouis les choses sont claires. « La tenue du forum Crans Montana dans la ville de Dakhla occupée est une violation flagrante du droit international », a souligné à propos Mohamed El Amine Aba Ali, chargé de la communication à l’Ambassade de la République arabe sahraouie démocratique à Alger dans sa déclaration hier à Reporters. Pour le même responsable, la tenue de ce même forum « est contraire à toutes les résolutions onusiennes » réaffirmant le droit inalliable des Sahraouis à un référendum d’autodétermination. « Le Sahara occidental est inscrit en tant que territoire non autonome en vertu de la Charte des Nations unies et est la dernière colonie en Afrique. La RASD est un État souverain qui exerce son autorité sur le territoire du Sahara occidental », a encore soutenu le chargé de la communication à l’ambassade de la RASD à Alger et d’insister dans la foulée que l’organisation de cette réunion risquerait également de saper les efforts déployés (notamment par l’envoyé personnel du SG de l’ONU au Sahara occidental) pour l’avènement d’une paix juste, durable et mutuellement acceptable entre les deux parties, à même d’assurer une solution politique juste, garantissant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux nombreuses résolutions du Conseil de sécurité.

LE MAROC DOS AU MUR Mohamed El Amine Aba Ali a d’autre part rappelé que l’Union africaine, qui avait «conseillé» au forum suisse «l’annulation» de la réunion prévue dans la ville occupée de Dakhla, a considéré le choix comme «une violation flagrante du droit international». Aussi le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, vient de donner une instruction ferme pour qu’aucun représentant du système onusien ne prenne part, même à titre privé, à la session Crans-Montana à Dakhla, jugée illégale. L’Union européenne (UE) par la voix du président de la commission, Jean Claude Junker, et celle de la Haute Représentante pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, a confirmé officiellement sa décision de ne pas prendre part à cette initiative malvenue. Ceci, au moment où la directrice générale de l’Unesco, Irina Bukova, dont la présence à Dakhla est annoncée à grand renfort de propagande par les relais du Makhzen, vient de rejeter officiellement et sèchement les sollicitations pressantes de la chancellerie marocaine à Paris. C’est dire que ce n’est pas l’organisation d’une telle réunion « sous le haut patronage de sa majesté le roi Mohamed VI » qui attestera de la souveraineté d’un Maroc expansionniste sur les territoires occupés illégalement depuis 1976, y compris la ville de Dakhla. Ce faisant, il a agi au mépris de la Charte des Nations unies et du droit international, y compris l’opinion, claire, de la Cour internationale de Justice, publié en 1975, qui stipule qu’il n’y a jamais eu aucun lien politique ou territorial entre le Maroc et le Sahara occidental. En plus, aucun pays au monde ne reconnaît au Maroc une souveraineté sur le Sahara occidental. Malgré les pires conditions d’exil du peuple sahraoui, soumis depuis 1975 aux aléas de la nature, vivant dans un environnement inhospitalier et dans des conditions inhumaines, la RASD s’est dotée d’institutions politiques et démocratiques qui fonctionnent à plein rendement. Transposées sur le terrain après l’indépendance, ces institutions, fondées dans le feu et le sang, seront à même de concrétiser les aspirations des Sahraouis à la liberté, la paix, le progrès et le bien-être, pour lesquels ils continuent à consentir d’énormes sacrifices. La RASD est une réalité que le Maroc doit admettre.
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