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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 12 avril 2015

Efficace dans les secours, la Protection civile veut l’être tout autant dans la prévention des catastrophes. Cette institution organise des journées d’étude sur les risques majeurs en milieu scolaire au profit du personnel enseignant, de l’encadrement des écoles, des inspecteurs de l’éducation, ainsi que pour les sapeurs pompiers eux-mêmes. Des campagnes de sensibilisation sont également menées dans les écoles, destinées autant aux enseignants qu’aux élèves et au personnel administratif pour montrer la conduite à tenir face aux risques majeurs. La première chose à faire, évidemment, est d’adopter des mesures préventives pour sécuriser les élèves des établissements éducatifs contre les risques, en particulier ceux liés aux séismes, cela commence par la construction des établissements éducatifs selon les normes antisismiques ; il ne s’agit pas seulement de préparer les élèves à adopter la bonne méthode pour évacuer les classes quand la catastrophe arrive. Les secousses telluriques, répétées dans la région de Hammam Melouane, dans la wilaya de Blida, ressenties à Alger bien que faibles, rappellent à tous que le risque sismique dans le nord du pays est une donnée permanente ; c’est un phénomène géologique qui va se poursuivre pour très longtemps, insistent les spécialistes qui nous font savoir qu’il y a près de 60 à 80 ou 90 secousses par mois et qu’elles ne sont pas toutes ressenties, parce que très faibles. Mais cette activité sismique a fini par imposer la politique de prévention qui passe essentiellement par la construction parasismique, mais ce n’est pas la seule mesure. Les experts algériens insistent sur la sensibilisation et l’éducation de la population, surtout celle qui est exposée aux risques, dans le but de développer chez elle les réflexes qui la mettent à l’abri. Des progrès significatifs sont constatés dans ce domaine depuis quelques années. Les secteurs concernés par la prévention des catastrophes, et pas seulement la Protection civile, ont mis au point leurs propres programmes et engagent, chacun de son côté avec plus ou moins d’efficacité, des actions concrètes auprès de la population, en priorité en milieu scolaire, à travers les médias ou directement sur le terrain. Le droit de l’ensemble des citoyens à être informés sur les risques naturels est consacré par la loi dans notre pays. L’Algérie est dotée, depuis fin 2005, d’une loi relative à la prévention et la gestion des risques majeurs dans le cadre du développement durable. Cette loi se base sur cinq principes tirés des conventions internationales : principe de précaution et de prudence, principe de concomitance, principe d’action préventive et de correction par priorité à la source, principe de participation et principe d’intégration des techniques nouvelles. Mais il reste encore beaucoup à faire pour convaincre les gens des dangers de la concentration des populations sur la bande nord du pays. Les constructions dans cette partie du territoire exposée aux risques de catastrophes naturelles ne connaissent pas de répit et continuent de plus belle, alors que les spécialistes appellent à redéployer les populations des zones à haut risque sismique vers l’intérieur du pays. A moins que les informations disponibles concernant ce risque sismique ne parviennent pas au niveau des personnes concernées ou qu’elles ne veulent pas y croire.

Publié dans Environnement

Les commandes ont été ouvertes sur ce véhicule. Le new Suzuki SX4 1,6 L BVM est affiché au prix de 2 050 000 DA (TTC) et le Suzuki SX4 1,6 L BVA à 2 252 000 DA TTC. Suzuki Elsecom, représentant officiel de la marque nippone en Algérie, a lancé, mercredi dernier, le nouveau Suzuki S-Cross, baptisée SX4 pour l’Algérie. En présence du patron d’Elsecom, M. Achaibou, les responsables de la marque n’ont pas fait les choses à moitié pour réussir ce lancement, d’autant qu’il avait attiré la grande foule au 18e Salon de l’automobile d’Alger où ce concessionnaire avait, par ailleurs, lancé les nouvelles Celerio, Alto K10 et Alto 800. En effet, ce Crossover atterrit dans la cour des grands dans le segment des Crossover compacts. La cible principale du Suzuki SX4 : le Chevrolet Trax, comme il a été souligné par les responsables d’Elsecom. Décliné dans sa 3e génération avec plus d’esthétique, de dynamisme, de lignes élégantes, d’un design rafraîchi, de surfaces sculptées et d’un aérodynamisme unique dans son segment, le Suzuki SX4 doit son succès notamment à ses mesures revues pour plus d’espaces, avec 4,3 de longueur, des jantes en alliage de 17 pouces, des phares HID, des feux de position en LED, d’antibrouillards et de protection du bas de caisse. Côté habitacle, le Suzuki SX4 est doté d’équipements nobles, sportifs, d’un tableau de bord souple, avec plus de luminosité, de fonctionnalités utiles, d’un radar AV et AR, la Clim Auto, Start&Stop, d’essuie-glaces auto, accoudoirs AV et AR, d’un coffre de 430 L avec planche surélevée… Sous le capot, le Suzuki SX4 embarque une motorisation essence de 1,6 L VVT de 117 Ch à 6 000 tr/mn, associé à une boîte de vitesse manuelle à 5 rapports et une autre automatique CVT à 7 Rapports. Ayant décroché 5 étoiles au Crash-test Euro-NCAP, le Suzuki SX4 adopte le concept TECT (Total Effect Control Technology) et embarque une panoplie d’équipements de sécurité, comme l’ABS, l’ESP, des airbags frontaux…, disponible dans la seule version GLS. Le Suzuki SX4 1,6 L BVM est affiché au prix de 2 050 000 DA (TTC) et le Suzuki SX4 1,6 L BVA à 2 252 000 DA TTC. Quant à la version GLX, elle sera introduite dès le mois de mai prochain.

Publié dans Grand angle

Près de trois ans après la destruction des mausolées par les groupes islamistes armés ayant occupé le nord du Mali, voilà qu’un projet piloté par l’Unesco vise la reconstruction de ces œuvres classées au Patrimoine mondial de l’humanité. En effet, 14 des 16 mausolées de saints musulmans détruits par les islamistes au nom de la lutte contre « l'idolâtrie » sont en cours de réhabilitation à Tombouctou, capitale du tourisme malien. Cette initiative attire l’adhésion de la population locale qui participe activement au projet, puisque l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) n’a pas cherché ailleurs des maçons. « Ce qui est bien, c'est que l'Unesco n'a pas été cherché des maçons ailleurs. Nous, nous avons vu nos parents maçons construire ou reconstruire ces mausolées. Donc nous savons comment on doit faire pour sauvegarder notre culture », déclare un ouvrier à l'AFP que cite son journaliste qui s’est rendu sur les lieux. Ainsi, la restauration de ces monuments du patrimoine mondial dans le nord du Mali s'appuie sur le savoir-faire et les traditions locales séculaires. Selon le journaliste qui a participé à une visite de terrain organisée cette semaine par l'Unesco pour des diplomates européens accrédités à Bamako, deux mausolées reconstruits se dressaient à l'intérieur d'un cimetière de la ville, tandis que trois autres sont en cours de restauration. Par souci de reproduire l’original afin de respecter l'œuvre, cœur du patrimoine culturel de Tombouctou, inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité, le maître d'ouvrage, l'architecte malien Mamadou Koné, les restes des murs détruits par les djihadistes ont ainsi été récupérés. Plus que ça, les anciennes photos ont été consultées et des personnes âgées ont été interrogées avant et pendant les travaux, d’autant que la tradition culturelle se transmettait généralement de bouche à oreille. « La terre de Tombouctou et la pierre alhor (une variété locale) ont été utilisées pour reconstruire ces mausolées », précise Mamadou Koné, en plus des tiges de riz et le banco, un matériau composé de terre argileuse et de paille, pour la restauration. Vouant un grand respect aux saints décédés, considérés comme de grands humanistes, des érudits et des personnes pieuses, la population locale considère qu’avec la destruction des mausolées, c’est tout un pan de la culture malienne qui a été détruit. C’est pourquoi elle s’est réjouie de voir 140 emplois créés par le projet de restauration de l’Unesco. Pour le représentant de l’organisation onusienne au Mali, Lazare Eloundou Assomo, en commençant le projet de restauration par trois mausolées d'un cimetière, celui d'un saint kounta, marabout d'une tribu arabe, d'un saint de Djenné, autre ville malienne renommée plus au sud, et d'un Algérien, l'Unesco a voulu également « participer au processus de réconciliation nationale ». « En d'autres termes, le Mali arc-en-ciel, avec un saint noir, un originaire de Tombouctou, et un Maghrébin », a ajouté le même représentant cité par l’AFP. A signaler que le projet en question concerne également les anciens manuscrits de la ville, dont plus de 4 000 ont été perdus, brûlés ou volés, 10 000 autres étant restés sur place, mais dans des conditions de stockage inadaptées, et quelque 370 000 manuscrits « exfiltrés » clandestinement vers Bamako en 2012 pour les soustraire aux djihadistes liés à Al-Qaïda. L'ensemble des travaux de sauvegarde, de réhabilitation et de restauration devrait durer quatre ans et nécessite la mobilisation de 11 millions de dollars. Cependant, seuls trois millions ont été collectés, jusque-là, grâce au concours de la Banque mondiale, de l'Union européenne (UE), de la Suisse et de l'Agence américaine pour le développement international (USAID). Imam de la grande mosquée de Tombouctou, Abderrahmane Ben Essayouti a, devant la délégation de diplomates en visite pour constater l'avancement des travaux de restauration des mausolées, invité « le monde entier à soutenir le projet » qui, selon lui, « fait rebattre le cœur de la ville de Tombouctou ».

Publié dans Culture

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, se rendra en Chine les 28 et 29 avril. Si l’on se risque à interpréter les déclarations du ministre du Commerce, Amara Benyounes, vendredi, devant son homologue chinois, Gao Hucheng, en marge des travaux à Alger de la commission mixte sino-algérienne, il s’agira probablement d’un déplacement de mise au point et de recherche de nouveaux créneaux d’échange entre les deux pays. En moins de quinze ans, la relation économique et commerciale entre Alger et Pékin est devenue la première du genre du continuum Maghreb-Moyen-Orient. Elle est passée de 200 millions de dollars en 2000, à 10 milliards de dollars en 2014. Cette progression spectaculaire a fait de la Chine, seul grand bénéficiaire de cette relation, le fournisseur numéro un de l’Algérie pour un montant de 8,2 milliards de dollars, selon les estimations de l’année écoulée. Elle a provoqué un bouleversement dans la structure des échanges entre l’Algérie et l’étranger, la France ayant de ce fait perdu du terrain, pour occuper désormais la seconde place des pays approvisionneurs du marché algérien, alors que son commerce extérieur, aujourd’hui en recul, y a réalisé de belles performances durant des décennies. L’accroissement des parts de marché des opérateurs chinois dans notre pays ne s’est cependant pas accompagné d’investissements créateurs de richesses. Amar Benyounes l’a rappelé vendredi dernier, le niveau actuel des échanges entre l’Algérie et la Chine « ne correspond pas réellement aux attentes et aux opportunités » offertes aux deux pays. Décrypté, Alger prend note de la présence économique de la Chine sur son sol. Elle l’encourage, mais elle souhaite aussi qu’elle bascule vers d’autres secteurs que ceux dans laquelle elle se trouve actuellement : le bâtiment, les travaux publics et l’import-export. Le souhait algérien d’un basculement vers l’investissement productif ne concerne pas que la Chine, bien entendu. Il est exprimé aussi pour d’autres pays pour qui l’Algérie est un marché clé pour leurs produits, les grands pays de l’UE par exemple. Mais il prend un sens tout à fait singulier quand on sait que les investissements directs chinois en Afrique ont crû de plus de 44% en 2013-2014. L’économie chinoise se soucie comme jamais auparavant du développement de son implantation sur le continent africain. C’est loin d’être le cas en Algérie où les quelque 790 entreprises chinoises inscrites au Centre national du registre de commerce sont principalement actives dans des secteurs de commande, sans valeur ajoutée. Alger et Pékin feront-ils mieux à l’avenir ? Le plus sûr est qu’ils ont accusé un retard important et que des initiatives ont été récemment prises pour le rattraper. En mai 2014, les présidents algérien et chinois ont signé une importante déclaration politique engageant leurs deux pays à renforcer leur relation. En juin de la même année, les deux parties se sont entendues à Pékin sur un « plan quinquennal de coopération stratégique globale ». Ce plan « court » jusqu’en 2018 et il reste donc moins de trois ans pour l’appliquer pleinement et espérer des perspectives plus intéressantes, principalement pour l’économie algérienne demandeuse d’IDE. Hier, samedi, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, a affirmé que les relations économiques entre l’Algérie et la Chine connaîtront un « bond qualitatif » notamment dans le domaine de l’industrie. La visite prochaine du Premier ministre aura des « résultats positifs au bénéfice des deux pays », a-t-il ajouté, en indiquant que des projets vont être concrétisés dans les secteurs de l’industrie, des mines et dans la formation. Vendredi dernier, le ministre chinois du Commerce, Gao Hucheng, a déclaré à propos des travaux de la commission mixte sino-algérienne, la 7e du genre, qu’elle constituait une « nouvelle ère » de coopération économique entre Alger et Pékin. « Nous nous sommes entendus pour élargir notre coopération dans l’investissement, l’industrie, le bâtiment, les infrastructures, les finances, l’agriculture et dans les nouvelles technologies », a-t-il déclaré. Voilà un discours qui mérite d’être vérifié sur le terrain.

Publié dans théma archives

La formation des Hauts-Plateaux NRB Bou Arréridj, en battant en finale l’EF Aïn-Azel, remporte son sixième trophée après les éditions de 2004, 2009, 2011, 2012 et 2014. L’équipe du NR Bordj Bou Arréridj a confirmé sa suprématie en s’imposant facilement devant l’EF Aïn Azel sur le score de 3 sets à 0 (25-21, 25-12 et 25-14), en finale de la Coupe d’Algérie (seniors messieurs) de volley-ball, disputée vendredi soir à la salle OMS de Chéraga (Alger). Le public d’Aïn Azel, plus nombreux dans la salle que celui de Bordj, a poussé son équipe, qui a pourtant bien entamé cette finale. Le début de la partie a été équilibré, avec un bon visage montré par l’équipe d’Aïn Azel, qui a même réussi à prendre l’avantage (4-6), mais à partir de l’égalisation des Bordjiens (7-7), le set le plus palpitant a relativement changé de physionomie. «C’est la première fois que notre équipe évolue dans cette salle de Chéraga, ce qui explique le temps qu’on a pris pour trouver nos repères. La suite a été plus facile pour nous», a expliqué l’international du NRBBA, Mohamed El Hachemi. A partir du 15e point pour Bordj (15-13), les camarades du capitaine Rafik Hassissene ont creusé l’écart pour remporter finalement ce premier set 25 à 11. Le même scénario s’est reproduit durant le second set et les gars d’Aïn Azel ont résisté jusqu’au 8e point (8-8) avant de se faire distancer progressivement au score plié par les Bordjiens (25-12) après seulement 17 minutes de jeu. Le rendement physique de la formation d’Aïn Azel a sensiblement baissé, ce qui a permis aux hommes d’Abdelbaki Dif de faire cavalier seul durant le 3e et dernier set qu’ils ont d’ailleurs gagné par (25 à 14). « Nous avons joué un bon match face à une grande équipe qui nous a imposé un rythme que nous n’avons pas pu malheureusement suivre. Atteindre la finale est déjà un exploit pour nous », a déclaré le coach d’Aïn Azel, Abdelhakim Djehiche. Le NR Bordj Bou Arréridj a remporté sa sixième coupe d’Algérie après 1h 12min de jeu. « Nous méritions amplement ce titre après notre parcours en coupe. Nous avons six internationaux dans l’équipe, ce qui explique la différence de niveau entre les deux équipes. Nous allons nous concentrer maintenant sur le championnat où il faut gagner deux matches sur les trois lors du dernier tournoi pour avoir le doublé », souhaite l’entraîneur du NR Bordj Bou Arréridj, Dif Abdelbaki. Le NRBBA a disputé sa 9e finale, la 6e de suite, ponctuées par trois victoires contre le même adversaire, le MB Béjaïa (2011, 2012 et 2014), en plus de la coupe de l’édition 2015 reçue à Chéraga des mains du wali de Bordj Bou Arréridj. Auteurs d’une excellente saison en championnat d’Algérie, les Bordjiens, qui occupent actuellement la tête du classement, sont bien placés pour s’adjuger leur second doublé consécutif.

Publié dans Sports

Le président du Sénat et secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Abdelkader Bensalah, n’a ni confirmé ni infirmé la réception de la première mouture de la révision constitutionnelle, lors de la réunion tenue hier avec des responsables de son parti. Réunissant hier au siège national de son parti les responsables locaux et nationaux du RND, Abdelkader Bensalah a abordé la question de la révision constitutionnelle sans qu’il soit affirmatif sur la réception ou non de la mouture de cette révision, comme l’a révélé la presse nationale il y a quelques jours. Après avoir rendu compte du travail accompli dans le cadre de l’activité organique de son parti, la jugeant « très positive », répliquant ainsi à ses détracteurs à l’intérieur du parti, il a enchaîné sur la question de la révision de la Loi fondamentale du pays. A ce titre, il dira : « Nous souhaitons que cette révision constitutionnelle soit un tournant important dans l’approfondissement de la construction institutionnelle et l’exercice démocratique dans notre pays. » Et d’ajouter : « Je vois que cette révision va renforcer l’Etat de droit, enraciner le principe de la séparation entre les pouvoirs et va donner un rôle et une place constitutionnels à l’opposition. » Laissant entendre que l’amendement de la Loi fondamentale se fera dans les prochains jours, Abdelkader Bensalah a rappelé que son parti a participé à toutes les étapes du dialogue permettant le développement du fonctionnement des institutions de l’Etat. « En matière de construction des institutions, notre parti a participé à cette œuvre de dialogue et a fait les contributions qu’il faut. Aujourd’hui, nous souhaitons que ces réformes renforcent l’indépendance de la justice, (…) qu’elles promeuvent la place de tamazight ainsi qu’elles précisent les relations entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire », a-t-il expliqué. Le SG du RND a affiché à nouveau le soutien indéfectible et infaillible de son parti au président Bouteflika et à la vision défendue dans le dernier message du chef de l’Etat à l’occasion de la fête de la Victoire. Abdelkader Bensalah a par la même occasion décoché des flèches à l’adresse des détracteurs de la révision constitutionnelle. « Nous sommes en train de voir des bizarreries et des choses incompréhensibles dans l’exercice politique en ce moment. Nous ne prétendons pas être les détenteurs de la vérité absolue, mais nous avons le droit de dire qu’aucune personne animant la scène politique algérienne n’a le droit de mépriser les sacrifices consentis par le peuple algérien pour recouvrer sa stabilité », a-t-il martelé. Un message adressé, semble-t-il, à l’opposition, qu’il ne nommera toutefois pas. Il a également souligné la régression de la compétition politique sur la base des programmes et des idées, au profit des pratiques qui sèment le doute et la provocation, surtout, a-t-il appuyé, « en ce moment, où certaines parties utilisent le débat en cours sur la révision constitutionnelle pour véhiculer des préjugés sans aucune réserve politique ». Le premier responsable du parti de la majorité a terminé son discours en incitant ses troupes à accentuer le rythme de travail sur le terrain pour développer le parti, expliquer la révision constitutionnelle et préparer les élections sénatoriales partielles, prévues pour la fin de cette année.

Publié dans Actualite archives

Les forces de sécurité maintiennent la pression sur les groupes terroristes encore en cavale dans la wilaya de Boumerdès. En effet, les forces engagées dans la lutte antiterroriste continuent la traque des terroristes même dans les maquis retranchés. Au quotidien, des opérations de recherche et de ratissage sont déclenchées, après exploitation de toutes les informations sur les mouvements des groupes terroristes. Cette mobilisation s’est soldée ces derniers jours par l’élimination de pas moins de cinq terroristes dans les maquis à cheval entre les localités de Khemis El Khechna, Kharouba et Boudouaou, au sud-est de la wilaya de Boumerdès. Pour rappel, dans la même région, trois jours auparavant, l’armée a éliminé un djihadiste dans une embuscade ; il appartiendrait au même groupe terroriste que les quatre autres terroristes éliminés lors d’une vaste opération de ratissage déclenchée dans le piémont du massif forestier de Bouzegza surplombant les localités précitées. Lors de cette opération, un arsenal de guerre a été récupéré. Des armes, des munitions et un important lot de matériel logistique. Il s’agit de 2 fusils d’assaut de type Kalachnikov, d’un fusil semi-automatique Seminov, d’un PA de marque Beretta, de 2 appareils de transmission (TSF), de 3 téléphones mobiles, de 21 puces de téléphone mobile, d’une paire de jumelles, de détonateurs et d’un important lot de munitions. Les cadavres des terroristes ont été déposés à la morgue de l’hôpital de Rouiba, trois d’entre eux ont été identifiés. Il s’agit de Rabah Akdif, alias Abdallah Abou Meriem dit Aami L’Hocine âgé de 71 ans, abattu dimanche dernier à Larbaâtache. Originaire de la commune de Khemis El Khechna, il avait rejoint les maquis en 1991 et avait été le lieutenant de l’émir national Abdelmalek Gouri. Les deux autres cadavres identifiés sont Rabah Tarfi et Omar Djamaa Boulal, âgés respectivement de 50 et de 32 ans. Le premier avait rejoint les maquis en 1997 et le second en 2011. Les terroristes éliminés feraient partie de katibat Jund El Khilafa, créée en août 2014 par l’émir Gouri Abdelmalek, alias Abou Selmane, qui a été abattu avec deux de ses acolytes en décembre dernier au centre-ville des Issers. Avec un plan de lutte efficace, les forces combinées engagées dans la lutte antiterroriste maintiennent une véritable pression sur les groupes terroristes, et cela, en les poursuivant jusque dans leurs derniers retranchements dans les maquis reculés de la région. Les opérations de ratissage, les embuscades, l’exploitation de renseignements sont en permanence des méthodes et moyens utilisés par les forces de sécurité pour maintenir la pression sur les groupes terroristes dans le but de les anéantir. Depuis le début de l’année, les éléments de katibat Jund El Khilafa subissent une grande pression de la part des services de sécurité, où pas moins de 30 terroristes ont été abattus dans diverses régions du pays.

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Le dialogue engagé les 10 et 11 mars derniers entre les dirigeants des partis politiques et les militants politiques libyens devra reprendre demain à Alger, a annoncé, vendredi dernier, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines.

« Le dialogue entre les dirigeants des partis politiques et les militants politiques libyens, sous la conduite de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (UNSMIL), dirigée par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, Bernardino Léon, chef de cette Mission, se poursuivra lundi prochain à Alger», a indiqué Abdelkader Messahel dans une déclaration à l’APS. Selon les Nations unies, cette réunion «focalisera sur la formation d’un gouvernement national uni ainsi que sur les arrangements sécuritaires». Lors du premier tour de ce dialogue entre les leaders politiques libyens, les participants avaient rejeté toute forme d’ingérence étrangère et pris l’engagement de trouver une solution politique à la crise pour préserver la souveraineté de la Libye, son unité nationale et son intégrité territoriale. Ils avaient aussi condamné le terrorisme en Libye, notamment par les groupes terroristes appelés «Daech, Ansar el Charia et El Qaïda». En parallèle de ces discussions entre partis et leaders politiques à Alger, Skhirat, au Maroc abrite des négociations difficiles entre les deux Parlements rivaux, alors que Bruxelles avait reçu des élus locaux pour aller dans le même sens d’une réconciliation et d’un gouvernement d’union nationale. Dans cette perspective, des élus libyens du Parlement de Tobrouk seront la semaine prochaine à Washington dans le cadre des initiatives de paix de l’ONU pour accoucher d’un gouvernement d’union dans ce pays en guerre, a annoncé vendredi le département d’Etat. D’après le porte-parole de la diplomatie américaine, «une délégation de la chambre libyenne des représentants sera à Washington la semaine prochaine». «Nous sommes impatients de discuter de leur travail avec le représentant spécial de l’ONU (Bernardino) Leon (...) pour constituer un gouvernement d’unité nationale», a expliqué Jeffrey Rathke, sans dire quels diplomates américains les parlementaires libyens allaient rencontrer. Le Maroc et l’Algérie accueillent depuis mars un dialogue inter libyen entre représentants des Parlements rivaux, sous l’égide de l’émissaire de l’ONU Leon, qui tente d’arracher un accord sur un gouvernement d’unité nationale auprès des deux principaux camps se disputant le pouvoir. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, qui était reçu jeudi dernier, par son homologue américain John Kerry, s’est dit «convaincu que la réunion de la semaine prochaine permettra d’avancer vers une solution définitive». Face à l’optimisme du chef de la diplomatie marocaine, les analystes et experts de la région pensent au contraire que les discussions ont peu de chances d’aboutir et que la guerre civile risque de s’éterniser. Ce qui justifie le scepticisme de ces observateurs, c’est la réalité du terrain militaire qui ne connaît aucun répit d’autant plus que c’est le rapport de force militaire qui détermine les positions politiques et les discours des négociateurs. En d’autres termes, les politiques semblent être des marionnettes entre les mains des chefs de guerre qui décident de la voie à prendre et qui dictent aux politiques l’attitude à adopter, notamment chez les représentants des deux Parlements rivaux.

Les milices minent le dialogue C’est à ce titre d’ailleurs que l’Union européenne, qui fait pression depuis des mois sur les factions libyennes, a averti, vendredi dernier, «ceux qui continuent de saper les négociations» entre Parlements rivaux pour un gouvernement d’unité nationale qu’ils devront rendre des comptes. «Tous les groupes en Libye devraient s’abstenir de tout acte qui augmente les tensions alors que les parties libyennes sont engagées dans une phase décisive du dialogue politique», a déclaré la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, dans un communiqué. «Ceux qui continuent de saper les négociations seront identifiés par la communauté internationale et tenus responsables de leurs actes», a-t-elle menacé, alors que l’UE a adopté un texte ouvrant la voie à l’établissement d’une liste noire de personnes accusées d’entraver le processus, dont les avoirs pourront être gelés en Europe. L’émissaire de l’ONU, Bernardino Leon, supervise depuis le mois de mars au  Maroc des pourparlers entre les deux Parlements rivaux. L’objectif est de parvenir à un arrêt des violences et la mise en place d’un gouvernement d’union dans un pays sous le joug des milices depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Mais les divisions au sein de chaque camp, l’échec des forces politiques à contenir les puissantes milices armées, les ingérences extérieures et la montée en force des djihadistes du groupe Etat islamique (EI) compromettent les chances de trouver une solution politique, selon les experts. «J’appelle tous les participants à négocier de bonne foi et dans un esprit de compromis et de réconciliation», a insisté Mme Mogherini. Elle doit présenter le 20 avril aux ministres des Affaires étrangères de l’UE différents scénarios pour l’envoi d’une mission européenne en Libye, une fois qu’un gouvernement d’union aura été formé et si celui-ci en formule la demande. Cette mission de soutien au nouveau gouvernement pourrait sécuriser certains sites sensibles comme des aéroports ou bâtiments gouvernementaux,  surveiller un cessez-le-feu ou déployer des forces navales au large des côtes libyennes. «Mais cela ne se fera peut-être jamais», souligne une source européenne, en évoquant parmi les conditions requises une demande des Libyens et une «envie» des Européens. Pour Frederic Wehrey, de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, il y a, au sein des deux camps, «des pragmatiques et des modérés qui veulent la fin des affrontements et voient dans les djihadistes (...) un grand danger qu’il faut combattre via un gouvernement d’unité». «Mais il y a aussi des radicaux qui sont hostiles à un règlement», estime cet analyste. Issandr El-Amrani, de l’International crisis group, souligne également que «les deux gouvernements sont très divisés» et que chaque camp de négociateurs «a aussi ses propres lignes de fracture». Le succès du dialogue dépend selon lui de «la capacité des organisateurs à séparer le bon grain de l’ivraie», selon lui. Autre écueil pour l’arrêt des combats et la recherche d’une solution, «les acteurs (des négociations) ne contrôlent pas forcément les groupes armés sur le terrain», souligne Wehrey, en faisant référence notamment au général Haftar, le chef de l’armée libyenne, d’un côté, et à Fajr Libya de l’autre. Dans ce genre de situation, «l’essentiel est de maintenir une dynamique et un espoir de parvenir à un accord de principe, car plus le temps passe, plus on offre aux partisans du chaos la chance d’opérer sur le terrain», selon Amrani. Comme en Syrie et en Irak, l’EI a tiré profit en Libye de l’instabilité pour se développer. Le groupe ultraradical sunnite a notamment profité des combats entre différentes milices pour s’implanter à Derna et à Syrte, deux villes sur la côte méditerranéenne, perpétrant des attentats et des exactions, comme la décapitation de 21 chrétiens coptes. Pour le professeur de sciences politiques Ali Zlitni, la Libye est belle est bien «installée dans une guerre civile». Selon lui, des pays de la région jouent en outre leur carte en soutenant militairement un camp contre l’autre. C’est le cas d’un côté de l’Egypte et des Emirats arabes unis qui soutiennent selon lui le général Khalifa Haftar, le  nouveau chef de l’armée, et de l’autre côté la Turquie et le Qatar soupçonnés d’aider Fajr Libya. Amrani souligne également que les ingérences extérieures nourrissent un conflit qui «déborde» en l’absence d’une solution politique. «Plus le conflit prend une dimension régionale et plus il se prolonge comme cela a été le cas au Liban», où une guerre civile a duré 15 ans (entre 1975 et 1990), faisant plus de 150 000 morts, souligne l’expert.

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Déterminé à faire aboutir son projet relatif à une conférence nationale du consensus, le Front des forces socialistes (FFS) reprend sa campagne de sensibilisation en poursuivant ses actions sur le terrain pour faire adhérer un grand nombre de militants et de citoyens à sa démarche. Avant-hier, les responsables du vieux parti d’opposition, à leur tête Ali Laskri, membre du directoire du FFS, ont rencontré les militants et les sympathisants au niveau de la Maison de jeunes Saïd-Senani de Boumerdès. Dans son allocution, Ali Laskri a réitéré l’attachement de son parti à son projet relatif à une conférence du consensus national. Il a réaffirmé la poursuite du projet de reconstruction d’un consensus national, considéré comme une alternative pour une issue pacifique, consensuelle et démocratique de la crise complexe que vit le pays. « Ce que nous avons fait jusque-là est considérable, en dépit de certaines oppositions émises par les partis de l’opposition et des partis acquis au pouvoir », a indiqué le responsable du FFS, qui estime que rien n’est perdu et qu’il y a encore des raisons d’espérer que le « consensus » est encore réalisable, car notre projet répond aux besoins de la situation actuelle de notre pays, a-t-il affirmé, en soulignant l’adhésion de la société civile à la démarche. « Nos rencontres avec la base militante et la société civile visent à relancer la dynamique du consensus national », justifiera-t-il aux militants présents dans la salle. « Notre initiative suscite des espoirs auprès de la population et reste une réelle opportunité pour un changement réel dans le pays », insistera-t-il, en exprimant la conviction et la détermination à poursuivre la mobilisation du parti, la mobilisation des Algériennes et des Algériens, la mobilisation des forces politiques et sociales conscientes pour réaliser ce projet. Dans un contexte interne, régional et international instable et préoccupant, l’Algérie a besoin plus que jamais de changement dans tous les domaines politique, économique, social et culturel, a-t-il ajouté. Abordant les sujets d’actualité nationale, entre autres, celui relatif à l’exploitation du gaz de schiste, l’orateur a évoqué la crise de confiance entre les citoyens et les tenants du pouvoir. Il préconise l’écoute, le dialogue et l’association des citoyens dans la prise de décisions et le règlement des conflits. Les habitants des régions du Sud sont confrontés à de sérieux problèmes de développement, d’où il est impératif d’adopter une politique de décentralisation pour amorcer un réel développement, dont la priorité doit être donnée à l’être humain, qui reste un vecteur essentiel pour toute émancipation et progrès. A propos de la révision de la Constitution, le responsable du FFS plaide pour une entente consensuelle sur le projet, avec l’implication de toutes les parties du peuple, sans aucune exception, et cela, loin des pratiques du bricolage. L’officialisation de la langue amazighe et son utilisation dans toutes les institutions et structures de l’Etat est une revendication légitime du peuple algérien, a-t-il rappelé, avant d’insister sur l’importance et la réussite du meeting annoncé pour le 18 avril à la salle Atlas.

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Si la diplomatie algérienne reste pour l’heure discrète sur l’affaire, l’exécution « présumée » de trois Algériens dans la prison de Nassiriyah, en Irak, se transforme peu à peu en joute verbale entre la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), à l’origine de l’information, et l’ambassade d’Irak en Algérie qui a « catégoriquement » démenti hier ce qu’elle a appelé « une allégation montée de toutes pièces ». Une clarification à laquelle la LADDH a immédiatement réagi le jour même de sa publication en diffusant son « lot » d’arguments, constitués de recoupements de rapports ou de notes d’information d’organisations internationales de défense des droits humains. La genèse de cette affaire remonte à quatre jours lorsque la LAADH publie un communiqué dans lequel son secrétaire national, Houari Kaddour, alerte sur l’exécution de 3 Algériens emprisonnés dans le centre pénitentiaire de Nassiriyah, parmi 16 autres personnes de différentes nationalités, toutes sous le chef d’inculpation d’activité terroriste. En réaction, l'ambassade d'Irak à Alger « nie dans leur totalité les allégations contenues dans la déclaration de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme dans laquelle elle affirme que les autorités irakiennes ont exécuté trois Algériens dans la prison de Nassiriyah ». « Ce sont des allégations et cette déclaration ne constitue pas moins un mensonge et une rumeur fabriquée de toutes pièces », poursuit la chancellerie irakienne qui a estimé nécessaire de « confirmer officiellement que la prison de Nassiriyah n’a ni de détenus arabes ni étrangers et n'a pas procédé à des exécutions contre des citoyens de nationalité arabe ou étrangère ». Autre rappel : « L’exécution des peines capitales contre des ressortissants étrangers en Irak se fait seulement après avoir informé la représentation diplomatique accréditée du pays d’origine du condamné, selon les règles diplomatiques. » « Faux », renchérit Houari Kaddour, qui considère le démenti de l’ambassade d’Irak en Algérie comme « une réponse destinée à la consommation des médias » et lui rappelle le cas de la famille Rif, originaire de Baraki, dans la périphérie de la capitale, dont le fils, Tarek, est « bien la preuve de l’existence de prisonniers algériens dans Nassiriyah ». Son frère, Mourad Rif, le confirme lui aussi, contredisant les affirmations de l’ambassade d’Irak selon lesquelles « la prison de Nassiriyah ne renferme pas de détenus algériens ». Sauf que, nuance-t-il, « il est possible que mon frère ait été transféré de cette prison sans que nous le sachions ». Il explique : « Mon frère Tarek est détenu en Irak depuis 2009. D’abord dans la prison de Taji [20 km au nord de Bagdad, NDLR] jusqu’à la moitié de 2013 où il a été transféré vers le pénitencier d’Al Rassasi [dans la région de Samara, au sud NDLR] pour son jugement. A partir de décembre 2014, nous apprenions de lui, au cours d’un échange téléphonique, qu’il allait être emmené à la prison de Nassiriyah. Depuis, nous n’avons plus aucune nouvelle. » Toutefois, Mourad Rif se garde de remettre en cause dans le fond la déclaration de l’ambassade d’Irak en Algérie, car, explique-t-il, « il est possible que mon frère n’ait pas été exécuté, mais qu’il a pu être de nouveau envoyé vers une autre prison sans qu’il ait eu la possibilité de nous en avertir ».

Contacts avec le MAE et appel à Lamamra Interrogé si sa famille a approché la représentation diplomatique d’Irak pour connaître le sort de son fils, il a immédiatement répondu « n’avoir jamais contacté l’ambassade », mais « le ministère des Affaires étrangères [MAE] que nous avons sollicité sans pour autant parvenir à trouver une issue ». La famille Rif, qui s’est rendue à maintes reprises au département des ressortissants algériens à l’étranger au niveau du MAE, « en est toujours ressortie bredouille », déplore Mourad Rif, qui n’a pas caché son « ras-le-bol de ce calvaire que subit sa famille ». « J’en appelle au ministre Lamamra et au gouvernement algérien pour intervenir dans cette question et clarifier sa position quant aux Algériens partis en Irak », lance-t-il, exaspéré de rester dans « le flou » sur leur sort en terre irakienne. « Nous en avons marre de sortir du MAE avec chaque fois la même inaction. Nous voulons savoir si l’Algérie compte rapatrier les prisonniers algériens en Irak comme mon frère ainsi que plusieurs autres dans son cas, parmi lesquels des voisins. Si elle veut les récupérer, morts ou vifs, qu’elle le fasse savoir, qu’elle entreprenne ce qu’il faut avec l’Irak pour ce faire, mais nous avons ras-le-bol de rester dans cette ignorance et cette passivité », clame-t-il exaspéré. Mourad Rif, au-delà de son appel, relance la question des Algériens partis en Irak combattre l’invasion américaine en 2003, au même titre d’ailleurs que ceux partis deux décennies plus tôt en Afghanistan. « Mon frère Tarek, nourri sans cesse par les images d’enfants déchiquetés passées en boucle par Al Jazeera sur l’invasion américaine en Irak l’a poussé à partir, tout comme d’autres dans le voisinage », se remémore son frère qui précise qu’« en 2003, alors qu’il avait 25 ans, il a décidé de partir sans nous souffler mot sur ses intentions ». « Depuis cette date, nous ne savions plus où il était, jusqu’en 2010, où nous avons vu son image diffusée sur la chaîne de télévision Al Arabiya qui le présentait comme un important terroriste lié à Al Qaïda et à Oussama Ben Laden », se rappelle-t-il. Jusqu’à aujourd’hui, le nombre d’Algériens partis combattre en Irak reste méconnu et le plus souvent relève d’informations sécuritaires confidentielles, au même tire que celui d’Algériens partis combattre sous la bannière de l’Etat islamique en Irak ou en Syrie, dont la dernière estimation établie par des organismes internationaux de surveillance des activités terroristes fait part d’un chiffre de deux cents ressortissants d’origine algérienne partis au djihad.

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