Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 14 avril 2015

C’est fait ! Hillary Clinton, 67 ans, est candidate à la Maison Blanche. Elle se présentera à la présidentielle de 2016 contre le candidat que choisira le camp rival des Républicains. Car il est quasi sûr qu’aux primaires des Démocrates, son camp politique, elle n’aura pas de rival sérieux susceptible de l’empêcher d’aller à la conquête du pouvoir politique aux Etats-Unis. En outre, elle dispose du soutien précieux de l’actuel président Barack Obama qui a déclaré qu’« elle ferait une excellente présidente », un alignement clair sur sa candidature et qui peut lui être d’un atout considérable au-delà même du camp démocrate. Demain, lors des présidentielles américaines, tous les électeurs qui ont voté ou qui ont de la sympathie pour la politique menée par M. Obama peuvent lui donner leurs voix. Et ce sera considérable pour une femme politique qui a toujours évolué dans les hauts cercles du pouvoir à la Maison Blanche – d’abord en tant que première dame des Etats-Unis à l’époque de l’administration de William Jefferson Clinton, son époux, puis en tant que patronne incontestée du Département d’Etat pendant des années - et qui n’a jamais fait mystère de son désir d’occuper le fameux bureau ovale. Ce ne sera pas facile pour autant face à un camp républicain qui ne va pas lui faire de cadeaux ni sur sa vie de femme politique, responsable pendant des années de la politique étrangère américaine, ni sur sa vie privée et celle de son mari dont les frasques anciennes, notamment sa liaison avec Monica Lewinsky, peuvent être à nouveau utilisées comme une ligne d’attaque. Pour les républicains, où la concurrence est rude – deux candidats se sont officiellement déclarés, les sénateurs Ted Cruz et Rand Paul, et jusqu’à une dizaine d’autres envisagent de se lancer - les « manquements éthiques et moraux » des Clinton disqualifient Hillary Clinton, un thème qu’ils ont relancé avec la découverte, en mars, qu’elle avait exclusivement utilisé une messagerie privée lorsqu’elle dirigeait la diplomatie américaine, au lieu d’un compte officiel. Le Congrès, dominé par les républicains, a prévu de la convoquer prochainement pour une audition parlementaire qui s’annonce tendue. Immédiatement après l’annonce, ils ont dénoncé le retour en politique d’Hillary Clinton. « Nous savons exactement à quoi nous attendre », a réagi Ted Cruz, candidat à l’investiture républicaine, dans une vidéo. « Hillary Clinton représente les échecs du passé. L’Amérique veut-elle un troisième mandat Obama ? ». « Nous devons faire mieux que la politique étrangère d’Obama et Clinton, qui a affaibli les relations avec nos alliés et enhardi nos ennemis », a dit celui qui pourrait devenir son principal rival, le républicain Jeb Bush, 62 ans, frère de l’ancien président George « W » Bush, dans une vidéo.  D’après les premières déclarations d’Hillary Clinton, il est clair qu’elle a l’intention de mener une campagne « à gauche » au sens que l’on donne à cette catégorisation politique aux Etats-Unis, pays du capitalisme et du marché-roi. Qu’on en juge : « Les Américains se sont battus pour surmonter les difficultés économiques. Mais ceux qui sont au sommet sont toujours favorisés». «Les Américains ordinaires ont besoin d’une championne. Je veux être une championne », a-t-elle ajouté dans sa déclaration de candidature. « Je pars sur le terrain pour gagner votre voix », a-t-elle poursuivi, indiquant qu’elle entend mener une campagne agressive bien qu’elle soit la favorite des primaires démocrates avec environ 60% des intentions de vote, selon les estimations données par les médias américains.  Selon le service de presse de la candidate, les six à huit prochaines semaines seront consacrées par la candidate à la rencontre « directe » des électeurs dans la grande tradition américain du « porte à porte », d’abord dans l’Etat rural et clé de l’IOWA qui lancera la saison des primaires au début de l’année 2016 alors que le vote présidentiel est prévu en novembre de la même année. Son premier grand discours n’aura lieu qu’en mai. Il sera sans doute décisif pour celle qui devait devenir la première femme à gouverner les Etats-Unis.

Publié dans Grand angle

La sénatrice et l’ancienne secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, dispose d’une perception assez ambiguë sur l’Algérie. Dans son livre Hard Choices, Le Temps des décisions en français, celle qui a désormais 600 jours pour conquérir le pouvoir à la Maison Blanche décrit notre pays  comme un acteur clé en Afrique, au Maghreb et en Méditerranée.  Sa vision procède sans doute de la lecture traditionnelle et invariable qu’a de lui  la politique étrangère américaine : un pays fort par ses hydrocarbures, son armée  et par sa capacité d’expertise dans les questions de sécurité, notamment celles en relation avec la menace djihadiste. Qu’importe la couleur politique dominante à la Maison Blanche, c’est ainsi depuis au moins le début des années 1980,  l’effondrement de l’ordre international bipolaire issu de la Seconde Guerre mondiale, et le rapprochement continue de l’Algérie avec la puissance américaine avec laquelle on partage – dixit Ramtane Lamamara - des relations « stratégiques ». Le regard de Mme Clinton procède aussi d’une « doctrine » propre au camp démocrate américain depuis la première administration de William Jefferson (Bill) Clinton au début des années 1990. D’où le lancement en 1999, pour ceux qui s’en souviennent, de l’initiative Eisenstadt, du nom de l’ex-sous-secrétaire d’Etat aux affaires économiques, qui a scellé un grand projet d’association économique certes avec l’ensemble maghrébin, mais avec une préférence pour l’Algérie en raison de ses ressources en hydrocarbures.   Si ce projet d’association est toujours à l’ordre du jour, il n’a pas beaucoup progressé laissant apparaître dans le cas particulier d’Hillary Clinton une perception assez critique de notre pays. Dans Hard Choices toujours, la candidate à la Maison  Blanche épingle Alger sur les plans économiques comme sur ceux de la politique et des droits de l’Homme. Dans les premiers cas, il s’agit selon elle d’un « pays fermé », dont le bilan des droits de l’Homme est « mauvais », alors que son économie reste peu ouverte au marché et aux investisseurs étrangers.  Cette ambiguïté transparait dans d’autres dossiers dont celui révélé récemment par le Washington Post concernant les activités de la fondation de son mari, la «William J. Clinton Foundation». Cette fondation   a bien accepté en 2010  un don algérien de 500 000 dollars, alors que Mme Clinton était secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et que son discours n’était pas des plus enthousiastes à l’égard d’Alger. Ce dossier peut rebondir à la faveur de la course présidentielle. Car les Républicains soupçonnent que le demi million de dollars  algérien transféré à la fondation Clinton a coïncidé avec un regain d’activité de lobbyistes algériens, à Washington. Ils parlent de conflit d’intérêt, tandis que le Washington Post avait indiqué que le lobbying algérien était présumé lié aux questions des Droits de l’Homme et aux relations entre l’Algérie et les Etats-Unis. Le  Washington Post rappelle que le rapport du département d’Etat sur les Droits de l’Homme, de 2010, notait que les principaux problèmes, en Algérie, résident dans les «restrictions à la liberté de réunion et d’association» et évoque une «corruption généralisée et un manque de transparence». Il faut dire que l’Algérie n’est pas le seul pays duquel la fondation Clinton a accepté des dons. Sept gouvernements l’ont fait, tandis que Hillary Clinton était secrétaire d’État.

Publié dans Grand angle

Hillary Clinton, qui a annoncé dimanche sa candidature à la présidentielle 2016, a passé le plus clair de sa vie sous l’œil du public. Voici 10 des plus importants événements de sa vie.

 1947 : Naissance Hillary Diane Rodham naît à Chicago (nord des Etats-Unis), le 26 octobre, dans une famille de la classe moyenne installée dans une paisible banlieue.  « Je suis née Américaine, au milieu du vingtième siècle, un moment et un endroit heureux. J’étais libre de faire des choix qui n’étaient pas disponibles aux générations précédentes de femmes dans mon propre pays, et qui sont inconcevables pour beaucoup de femmes dans le monde aujourd’hui », écrit-elle dans son autobiographie, Mon histoire.  1969: Yale Après quatre ans d’université, admission à la prestigieuse école de droit de l’Université Yale, où elle rencontre au printemps 1971 Bill Clinton. Le couple se marie en 1975 dans l’Arkansas (sud). « Je me suis levée de ma table, je suis allée le voir et je lui ai dit : ‘’Puisque tu n’arrêtes pas de me regarder, et que je n’arrête pas de te rendre tes regards, autant qu’on se présente. Je m’appelle Hillary Rodham’’ », raconte-t-elle dans son livre.  1978: Arkansas Bill Clinton est élu gouverneur de l’Arkansas et Hillary Rodham devient Première dame. Quatre ans plus tard, cédant aux pressions du Sud conservateur, elle accepte de prendre le nom de son mari. « J’ai décidé qu’il était plus important que Bill soit réélu gouverneur plutôt que je garde mon nom de jeune fille. Et donc quand Bill a annoncé sa candidature pour un nouveau mandat, le jour du 2e anniversaire de Chelsea, j’ai commencé à m’appeler Hillary Rodham Clinton ».  1995: Pékin Désormais Première dame des Etats-Unis, Hillary Clinton prononce un discours à la 4e conférence de l’ONU sur les femmes, à Pékin. Une phrase reste, qu’elle évoque encore comme un jalon 20 ans après. « Les droits de l’homme sont les droits des femmes, et les droits des femmes sont les droits de l’homme ».  1998 : Lewinsky L’affaire Monica Lewinsky explose. Hillary Clinton croit d’abord les dénégations de Bill Clinton, qu’elle soutient publiquement. « Bill et moi avons été accusés de tout, même d’assassinat, par certains de ceux qui sont derrière ces accusations. De mon point de vue, c’est la même campagne politique contre mon mari qui continue » (interview NBC).  2000: Sénatrice Hillary se lance en politique et est élue facilement sénatrice de l’Etat de New York, deux mois avant de quitter la Maison Blanche. « Pourquoi le Sénat, pourquoi New York, et pourquoi moi? Tout ce que je peux vous dire est que les questions qui sont importantes pour cet Etat m’intéressent profondément », dit-elle aux journalistes en 1999.  2002 : Guerre d’Irak La sénatrice Hillary Clinton vote pour autoriser le président George W. Bush à recourir à la force contre Saddam Hussein en Irak, un vote qu’elle dira regretter bien plus tard. « Je prends le président au mot qu’il fera tout pour faire adopter une résolution aux Nations unies et éviter la guerre, si possible ».  2008 : Primaires Hillary Clinton officialise sa candidature aux primaires démocrates pour la présidentielle en janvier 2007. Les sondages la donnent alors favorite, mais elle sera battue 17 mois plus tard par son collègue sénateur Barack Obama.    « Même si nous n’avons pas été capables de briser le plus haut et le plus dur des plafonds de verre cette fois, grâce à vous, il a désormais plus de 18 millions de fissures », dit-elle à ses soutiens en concédant la défaite.  2009: Secrétaire d’Etat Nommée chef de la diplomatie par Barack Obama, Hillary Clinton se rend dans 112 pays, notamment en Birmanie pour une visite historique et une rencontre avec l’opposante Aung San Suu Kyi. « Je crois de tout mon cœur que c’est une nouvelle ère pour l’Amérique », dit-elle à son premier jour au département d’Etat.  2012 : Benghazi Quatre Américains dont l’ambassadeur sont tués dans les attaques de Benghazi, en Libye, en septembre 2012. La secrétaire d’Etat sur le départ est convoquée au Congrès en janvier 2013 pour des auditions tendues.  «Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, j’en assume la responsabilité ».

Publié dans Grand angle

Aux Etats-Unis, on le sait, les campagnes électorales sont un moment politique d’une intensité telle que tous les coups sont permis. C’est sans pitié ! Et le cinéma, révélateur « grand écran » de cette réalité, illustre bien la cruauté de cet univers désormais pris en charge par les grandes chaînes de télévision. Le grand filon pour ces networks est de plonger dans les coulisses sombres et fascinantes de l’industrie politique à Washington. Les séries Scandal et House of cards sont là pour témoigner où la fiction audiovisuelle investit le monde politique. Dans le cas d’Hillary Clinton, il est sûr que ses adversaires ne reculeront devant rien pour dévoiler ses talons d’Achille, les gaffes et les scandales de son couple. Florilège.

L’affaire Lewinsky Les infidélités, réelles ou inventées, de Bill Clinton ont longtemps poursuivi le couple Clinton. Il y a d’abord eu Paula Jones, qui a porté plainte pour harcèlement sexuel contre Bill Clinton. Puis Gennifer Flowers, avec laquelle il a reconnu sous serment en 1998 avoir eu des relations intimes, revenant sur ses dénégations prononcées dans une fameuse interview télévisée, avec Hillary à ses côtés. Mais le scandale le plus explosif et le plus humiliant est la relation avec la stagiaire de la Maison-Blanche Monica Lewinsky, étalé sur la place publique mondiale en 1998, et qui a conduit à un vote de destitution (« impeachment ») par la Chambre des représentants républicaine pour obstruction à la justice et mensonge sous serment (le Sénat l’a acquitté). Même si Bill Clinton est redevenu depuis une figure populaire, la ligne d’attaque n’a pas complètement disparu. L’un des candidats républicains à la présidentielle 2016 Rand Paul a estimé que la moralité de Bill Clinton pouvait faire partie du débat sur l’éventuel retour des Clinton à la Maison-Blanche.

Whitewater L’Arkansas a lancé la carrière des Clinton, mais c’est aussi le lieu d’une affaire qui a entaché l’image du couple, à l’époque où Bill était gouverneur dans les années 1970 et 1980. Le couple Clinton s’était associé avec Susan et Jim McDougal dans un projet de développement immobilier, Whitewater Development Corporation. A cause de pratiques douteuses et frauduleuses, les McDougal ont fini en prison. Les Clinton n’ont jamais été poursuivis, mais le nom Whitewater reste synonyme, pour les conservateurs, de l’opacité de la gestion des Clinton.

L’affaire des mails Les républicains du Congrès soupçonnent l’ex-secrétaire d’Etat d’avoir effacé des messages compromettants ou embarrassants de son serveur privé de messagerie, qu’elle utilisait pour ses communications officielles. Une enquête parlementaire est en cours.

Riche ou fauchée Les Clinton sont aujourd’hui riches, millionnaires même. Mais au début de leur carrière politique, le couple vivait modestement. L’année dernière, dans une interview télévisée méticuleusement préparée dans sa maison, Hillary Clinton a surpris en confiant qu’ils étaient «fauchés» en quittant la Maison Blanche et qu’ils avaient eu du mal à boucler les fins de mois. Le couple devait effectivement des sommes astronomiques à ses avocats, à cause de l’affaire Lewinsky, mais il venait d’acheter, en 1999, une maison à 1,7 million de dollars à Chappaqua, dans l’Etat de New York, et une autre à 2,85 millions à Washington. Depuis, Bill Clinton a gagné des dizaines de millions de dollars en prononçant des discours rémunérés à travers le monde. Hillary Clinton a, plus tard, regretté ses propos.

Benghazi L’attentat contre la mission diplomatique américaine de Benghazi, dans l’est de la Libye, le 11 septembre 2012, a terni la toute fin du passage d’Hillary Clinton à la tête du département d’Etat. Quatre Américains, dont l’ambassadeur, ont été tués dans l’attaque, et l’administration américaine est accusée par les républicains d’avoir négligé la sécurité autour de la mission et, pire, d’avoir initialement tenté de dissimuler le caractère terroriste de l’assaut.  Les républicains, avec plus ou moins de mauvaise foi, repassent souvent la vidéo d’une phrase exaspérée d’Hillary Clinton, lors d’une audition parlementaire tendue en 2013, pour l’accuser d’indifférence. « A ce stade, qu’est-ce que cela peut bien faire? », avait-elle lancé à un sénateur républicain. Les républicains ont créé une commission d’enquête spéciale, dénoncée comme partisane, sur Benghazi, et ont promis de convoquer Hillary Clinton à une nouvelle audition.  Source : AFP

Publié dans Grand angle

Les quatre années passées par Hillary Clinton à la tête de la diplomatie américaine (2009-2013) n’ont pas tari les dons d’Etats étrangers à la Fondation créée par son mari en 2001. A sa nomination, pour éviter l’apparence de conflits d’intérêts, la fondation avait accepté de restreindre ce type de dons en signant un mémorandum avec l’administration de Barack Obama. Selon cet accord, si un Etat déjà donateur augmentait «matériellement » ses dons, ou si un nouvel Etat offrait un don, la fondation devait soumettre la contribution au département d’Etat pour identification d’éventuels conflits d’intérêts. Mais six ans plus tard, la Fondation a reconnu qu’elle n’avait pas soumis à cet examen éthique un don de l’Algérie de 500 000 dollars, destinés à aider Haïti après le séisme de 2010. Au total, au moins sept Etats étrangers (Koweït, Qatar, Oman, Australie, Norvège, République dominicaine et Algérie) ont contribué à la fondation pendant qu’Hillary Clinton était secrétaire d’Etat et gérait des dossiers diplomatiques sensibles impliquant parfois ces pays. De nombreux autres, comme l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou l’Allemagne ont donné en 2014, après son départ de l’administration. Il y a aussi les chèques de plusieurs millions de dollars versés par des chefs d’entreprise, philanthropes, millionnaires et groupes étrangers. Parmi eux, le Canadien Frank Giustra, l’Ukrainien Victor Pinchuk, le Saoudien Mohammed Al Amoudi, ou encore Rilin Enterprises, dirigée par le milliardaire chinois Wang Wenliang, membre du parlement chinois. Ces contributions sont légales, mais, venant de la part d’individus ou entités qui ont des intérêts diplomatiques ou économiques importants à défendre à Washington, elles exposent Hillary Clinton aux soupçons de conflits d’intérêts. L’analyse menée par le Washington Post des dons Purement américains montre de son côté que la moitié des grands donateurs du comité ami Ready for Hillary ont donné 10 000 dollars directement ou indirectement à la fondation : un moyen pour eux de continuer à rester impliqués auprès des Clinton pendant le hiatus diplomatique, en attendant une candidature.

Publié dans Grand angle

Le patrimoine universel millénaire de l’Irak propre à l’humanité en entier est tout simplement en train de subir un « effacement » en règle orchestré par les djihadistes de Daech, qui a détruit à coups de barils d’explosifs la cité antique de Nimroud, l’une des plus importantes capitales assyriennes qui remonte au XIIIe siècle avant Jésus-Christ. Cette attaque survient après la destruction d’œuvres dans le musée de Mossoul et filmée par le groupe terroriste qui l’a publiée samedi dernier sur Internet. Un acte qualifié hier par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) « de folie », dénonçant, par la voix de sa directrice générale, Irina Bokova, la volonté des terroristes d’effacer « sciemment l’histoire du peuple irakien ». « Je condamne cet acte de folie destructrice, qui marque une nouvelle escalade dans l’horreur », a-t-elle déclaré. A en croire les images contenues dans la vidéo, non datées, Nimroud, qui se trouve  à une trentaine de kilomètres au sud-est de Mossoul, sur les rives du Tigre, a été complètement rasée au bulldozer, dans le sillage, ces dernières semaines, de la destruction d’autres sites archéologiques, à l’image de Hatra, une cité de la période romaine vieille de 2000 ans inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, où Daech a réduit en poussière des objets, des sculptures et des statuettes archéologiques dans le musée de Mossoul, malgré le tollé international, sous prétexte que les statues ou les mausolées représentent des lieux d’idolâtrie qui doivent être détruits. Selon des témoignages recueillis par Reuters auprès des habitants, « les membres de l’EI sont venus sur le site archéologique de Nimrud et ils y ont pillé les objets de valeur avant de raser le site». Le ministère irakien du Tourisme et des Antiquités a pour sa part confirmé l’information dans un communiqué, dans lequel il a restitué les mêmes images que la vidéo de Daech. « A l’aide de bulldozers, ils ont attaqué l’antique cité de Nimrud, l’ont rasée et se sont appropriés des objets archéologiques vieux de 13 siècles avant Jésus-Christ», déplore le texte. Une opération de destruction dénoncée et condamnée par la communauté internationale qui en appelle à la Cour pénale internationale (CPI) pour se saisir du cas. «Cette attaque est bien plus qu’une tragédie culturelle – elle relève d’une question de sécurité dans la mesure où elle alimente le sectarisme, l’extrémisme violent et le conflit en Irak», avait fustigé Irina Bokova. Elle avait fait «convoquer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur la protection du patrimoine culturel de l’Irak en tant qu’élément constitutif de la sécurité du pays». Avant de conclure : «La destruction systématique de ces éléments emblématiques du patrimoine iraquien, dont nous sommes les témoins depuis plusieurs mois, est intolérable et doit cesser immédiatement.»

Publié dans Der

L'ONG de défense des droits de l'Homme Human Right Watch (HRW) a dénoncé hier lundi dans un rapport « l'exploitation » d'enfants palestiniens dans les fermes des colonies israéliennes de Cisjordanie occupée. Des centaines d'enfants, dont certains n'ont que 11 ans, travaillent pour des bas salaires et dans des conditions « dangereuses » dans des fermes des colonies de la vallée du Jourdain, affirme HRW citée par l'APS. Intitulé « Mûrs pour être exploités », le rapport souligne que « l'Europe et les Etats-Unis constituent d'importants marchés pour les produits agricoles cultivés dans les fermes des colonies ». Des colonies qui « profitent des violations des droits des enfants palestiniens », estime Sarah Leah Whitson, directrice de l'ONG pour le Moyen-Orient. « Des enfants venant de communautés appauvries par la politique de discrimination et les activités de colonisation quittent l'école et se livrent à des travaux dangereux, car ils sentent qu'ils n'ont pas d'alternative, tandis qu'Israël ferme les yeux », ajoute-t-elle. Le rapport, basé sur le cas de 38 enfants palestiniens et de 12 adultes employés dans des fermes de colonies, souligne que les mineurs travaillent parfois plus de 60 heures par semaine en pleine chaleur pour cueillir ou traiter les champs de légumes. De nombreux enfants souffrent de coupures et de blessures provoquées par des couteaux tranchants et des machines, certains sont sujets à des nausées et des étourdissements après avoir pulvérisé des pesticides en étant « peu protégés », poursuit le rapport. « La législation sociale israélienne interdit aux jeunes de lever de lourdes charges, de travailler sous de fortes chaleurs ou avec des pesticides dangereux. Pour le moment, Israël n'a pas appliqué ces lois pour protéger les enfants palestiniens employés dans les colonies », accuse encore l'ONG basée à New York. HRW a appelé les Etats-Unis et l'Union européenne à exclure les produits provenant des colonies des facilités douanières accordées aux exportations israéliennes.

Publié dans Der

Hier, le Liban, s’est souvenu de la guerre civile qui l’a ravagé pendant quinze ans. Les premiers coups de feu de ce conflit ont été tirés le 13 avril 1975, rappellent les historiens. Les hostilités ne se sont achevées qu’en 1990 au prix de milliers de morts et de destruction et après une loi d’amnistie des chefs de guerre. Pour le souvenir, plusieurs dirigeants libanais ont insisté hier pour que ne soient jamais oubliées les leçons de la guerre civile qui a fait 150 000 morts et 17 000 disparus. Parmi les personnalités présentes, le chef druze Walid Jumblatt, qui mena une guerre féroce contre la milice chrétienne des Forces Libanaises (FL) pour l’expulser de la montagne libanaise en 1983, reconnait selon l’AFP que son opinion sur le conflit ne peut être considérée comme « équilibrée et objective ». « J’ai représenté une des factions mues par le fanatisme et la haine. Je conseille à mon fils Taymour (appelé à lui succéder à la tête de la communauté druze, ndlr) et à tous les jeunes libanais à se méfier de la violence et de l’ignorance », dit-il dans un tweet. Pour sa part, le ministre de la Justice (sunnite) Achraf Rifi a tweeté que cet anniversaire doit rappeler à tous les Libanais de « protéger leur pays et leur nation et rejeter la violence et la mort ». D’autres dirigeants, comme l’ancien Premier ministre Saad Hariri, dont le père fut Premier ministre après la guerre avant d’être assassiné en 2005, ont mis en garde les Libanais. « Plus jamais. Nous ne permettrons jamais que cela se reproduise », a déclaré  M. Hariri. Dans un communiqué, il a ajouté : « Nous n’avons pas mis un terme à notre guerre civile pour précipiter notre pays dans le brasier des guerres arabes. Nous ne pouvons pas protéger le Liban si nous n’empêchons pas les incendies environnants de l’atteindre, ou pire, si nous continuons à nous jeter dans leurs flammes ». A Beyrouth, apprend-on, d’anciens miliciens de tous bords, rejoints par des militants pacifistes, ont décidé de lancer un groupe intitulé « Les combattants de la paix », qui se donne pour objectif de prévenir une autre guerre. « Il n’y a pas d’avenir sans pardon et sans dévoiler toute la vérité », a déclaré Assaad Chaftari, un ancien chef des services de renseignements des FL durant la guerre, soupçonné d’avoir torturé et assassiné avant de se repentir. « Si nous n’agissons pas ainsi nous préparons des guerres futures pour nos enfants », a-t-il dit. Par ailleurs, au Musée, qui fut durant la guerre un des points de passage entre les deux secteurs de Beyrouth, des cheikhs et prêtres ont, selon l’AFP, récité une prière pour la paix alors que des acteurs ont mimé les horreurs de la guerre. Plus de deux cents personnes se sont rendues en bicyclette sur la place des Martyrs, au centre ville, qui était un no man’s land durant le conflit. Le Liban a vu s’approfondir récemment les lignes de fractures confessionnelles avec la guerre en Syrie voisine. La majorité des sunnites et une partie des chrétiens soutiennent la rébellion contre Bachar al-Assad alors que l’autre partie des chrétiens et une grande partie des chiites appuient le régime de Damas.

Publié dans Der

La rencontre prévue pour hier entre le département de l’éducation et ses partenaires sociaux pour la désignation de la composante de la commission chargée de la révision du statut particulier du personnel de l’éducation et la signature de la charte d’éthique, a été reportée à une date ultérieure par le département de l’éducation. Contacté hier, le porte-parole du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), Meziane Meriane, explique ce report par l’organisation de portes ouvertes sur « l’orientation scolaire » qui débuteront aujourd’hui et s’étaleront jusqu’au 18 avril. Selon les organisateurs de cette initiative, cette rencontre sera un espace d’échange et d’orientation au profit des élèves des classes d’examen, ce qui va leur permettre de recevoir des conseils de la part des spécialistes, des psychologues, des pédagogue etc… sur les techniques de préparation et d’organisation de leur temps lors des préparatifs des épreuves du baccalauréat programmées pour le 7 juin pour les classes de terminale, et le 14 juin pour les épreuves du BEM.

Publié dans Der

Le directeur technique national pense que la réussite de ce jeune talent du tennis national devrait inciter d’autres jeunes à pratiquer et à s’affirmer dans cette discipline qui a connu d’autres champions par le passé. La joueuse de tennis Inès Ibbou, fraîchement sacrée championne d’Afrique U18 en Egypte, servira de « locomotive » pour les étoiles montantes de cette discipline en Algérie et contribuera ainsi à leur essor, a indiqué le directeur technique national, Samir Amier. « La réussite d’Ibbou va encourager les plus jeunes, notamment chez les moins de 12 et 14 ans, à travailler plus, car désormais convaincus que leur réussite est possible, même au plus haut niveau, comme cela a été le cas pour Inès au précédent championnat d’Afrique », a déclaré Amier. La Fédération algérienne de tennis (FAT) s’est livrée, en effet, à un gros travail au niveau des jeunes catégories au cours des deux dernières années et « la réussite d’Ibbou en représente le premier fruit », a affirmé la même source. « Nous avons également Youcef Rihane, médaillé de bronze au championnat d’Afrique U14 (du 17 au 22 mars en Tunisie), ainsi que les fillettes de 12 ans, 3e au championnat nord-africain (du 29 mars au 3 avril au Maroc), auxquels nous prédisons un avenir tout aussi radieux », a ajouté Amier. Concernant les besoins de la Fédération pour mener à bien cette mission, le DTN a mis l’accent sur un supplément de moyens pédagogiques, notamment « un bon centre d’entraînement » permettant aux athlètes « de travailler régulièrement dans de bonnes conditions ». « Nous avons saisi le ministère des Sports à ce propos et il a promis de nous aider » dans cette quête de développer le tennis en Algérie, a ajouté Amier. Revenant sur le sacre d’Inès Ibbou au Caire, le directeur technique national a considéré que c’est « un bonheur immense pour le tennis algérien, qui n’avait plus décroché un titre continental chez les jeunes depuis dix ans, et ce fameux sacre de Yasmine Alkema en île Maurice ».

« Ibbou pourrait intégrer une académie sportive en Espagne » Par ailleurs, la joueuse de tennis algérienne Ibbou pourrait « intégrer prochainement une académie de niveau mondial en Europe, pour progresser et améliorer son niveau », a confié le directeur technique national (DTN), Samir Amier. « Le projet est en cours d’étude. S’il se concrétise, Ibbou intégrera une académie sportive, probablement en Espagne, où elle pourra s’installer de manière permanente », a encore précisé le DTN. Une décision que la Fédération algérienne de tennis « n’est pas la seule à pouvoir prendre », car Ibbou (16 ans) « est encore mineure », le consentement de ses parents étant indispensable pour rendre possible son établissement en Europe. « Ce choix comporte plusieurs sacrifices, notamment en ce qui concerne les études et la famille, d’où la difficulté pour les parents de prendre une décision », a encore expliqué Amier. Ibbou, championne d’Afrique en titre, était encadrée par le coach Zine El Abidine Midoune, avant de passer dernièrement sous la direction de la Fédération algérienne de tennis. Pour parer au plus pressé, surtout que les précédents championnats d’Afrique arrivaient à grands pas, la FAT avait désigné Nabila Bouchabou pour encadrer Ibbou, en attendant de lui trouver un entraîneur permanent. Finalement, et pour un meilleur suivi, la FAT a décidé d’envisager le placement d’Ibbou dans une académie sportive en Europe. La championne d’Afrique U18 se trouve actuellement au Monténégro, en compagnie de sa coéquipière Amira Benaïssa, pour représenter l’Algérie à la Fed Cup prévue du 13 au 18 avril, et considérée comme l’équivalent de la Coupe Davis chez les messieurs. C’est encore une fois Nabila Bouchabou qui a été désignée pour encadrer cette sélection, qui s’est envolée le samedi 11 avril au Monténégro, soit 48 heures avant l’entame de la compétition.

Publié dans Sports
Page 1 sur 6