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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 02 avril 2015

Depuis plusieurs années, les gouvernements qui se sont succédé à la manette économique ont promis monts et merveilles sans que la contribution des secteurs hors hydrocarbures au PIB, à la création de la valeur ajoutée et à une collecte de devises soit améliorée. L’équipe Sellal va-t-elle y parvenir ? Avec le constat de crise actuelle et de nécessité de réajuster les activités du commerce extérieur vers davantage d’efficacité et de cohérence, le gouvernement est dans la position de «ça passe ou ça casse».

Au bout de deux jours de débats sur les voies et moyens susceptibles de permettre à l’Etat de mieux maîtriser ses achats à l’extérieur, sur fond de raréfaction des ressources financières et de chute des cours de pétrole sur les marchés internationaux, l’initiative du gouvernement a accouché hier d’une feuille de route. On connaît désormais, au moins, les intentions de l’Exécutif. La concrétisation, sur le terrain, des mesures annoncées est une autre paire de manches. Le gouvernement est attendu à nouveau au tournant. En un peu plus de quinze ans, la croissance économique, tirée essentiellement par l’investissement public, se maintenait autour de 3% seulement. Il y avait aussi les recettes en devises générées par les seules ventes d’hydrocarbures. En plus simple, l’économie était l’otage d’un cercle vicieux qui consistait à vendre du pétrole et du gaz, l’usage de l’argent du pétrole était limité au financement de l’investissement public qui se chiffrait à plusieurs centaines de milliards de dollars. Au-delà de ce cercle vicieux dans lequel s’était embourbée l’économie du pays, ce sont des pans entiers de l’économie qui étaient complètement marginalisés. La contribution de l’entreprise privée a été pour ainsi dire réduite à sa plus simple expression.

Peu de temps et peu de moyens Fini les années du pétrole cher, changement de régime, de stratégie et de méthode. Le gouvernement négocie un virage à 380°. Va-t-il le réussir ? Il n’a plus le choix que de réorienter le gouvernail vers l’économie réelle, productive et portée sur les marchés internationaux, non pour le prestige, mais pour tenter d’épauler un secteur de l’énergie en perte de vitesse. La finalité étant d’endiguer aussi l’important déficit prévu de la balance des paiements et de la balance en devises. Cependant, contrairement à toutes les stratégies précédentes, celle de M. Temmar, portée sur les champions de l’économie, de M. Rahmani, qui repose sur les deux piliers partenaires étrangers/opérateurs locaux publics et privée, celle-là intervient dans un contexte de crise, dispose de peu de temps et de moyens pour se concrétiser. Le gouvernement a bien réussi à identifier certaines cellules cancéreuses de l’économie, mais pas toutes. Le commerce extérieur, tel qu’il évoluait jusqu’ici, en est une tumeur. Il en cache plusieurs autres, dont l’informel, la corruption, la fraude fiscale, la mauvaise gouvernance économique et des projets, l’incompétence managériale, la stérilité, en amont, des deux secteurs éducatif et universitaire… C’est dire qu’il ne s’agit pas d’appeler les entreprises à s’investir dans l’acte d’exportation, ô combien difficile, pour se targuer, à l’issue d’une conférence, d’avoir réussi la combinaison magique.

Exporter, un si complexe métier Même à cette échelle réduite, l’acte d’exporter, rendu marginal des années durant, au profit de l’importation, nécessite que l’on s’investisse à lever les écueils auxquels sont confrontées les entreprises, qui, contre vents et marées, se sont mises à exporter. Elles se comptent sur les doigts d’une seule main. Elles font à peine 2 milliards de chiffre d’affaires par an. C’est dire que le gouvernement a bel et bien du pain sur la planche. Car, au-delà des discours, la situation ne se présente pas comme une histoire d’un cadeau à prendre ou à laisser. Les institutions intervenant dans le commerce extérieur, dont le Registre du commerce, l’administration fiscale, les Douanes, les banques, la Banque centrale… manquent de moyens humains et matériels à même de rendre lisibles et traçables toutes les opérations du commerce extérieur. En outre, dans cette quête de mieux maîtriser le commerce extérieur, le gouvernement semble avoir omis une valeur d’une variable sans laquelle l’équation ne pourra se résoudre : le poids de la production nationale. Il faut se rendre à l’évidence que certaines importations sont indispensables, dont les céréales, le lait, l’huile, le sucre… Tout comme certaines dépenses qui deviennent incompressibles, dont les sommes injectées dans le fonctionnement des institutions et des entreprises publiques ainsi que la masse salariale. S’il est vrai que l’assainissement du commerce extérieur s’impose en urgence, le gouvernement est attendu sur plusieurs autres fronts à même de pouvoir redresser un peu le navire. La bataille n’est pas gagnée. Elle s’annonce complexe.

Publié dans Economie

Les artistes peintres Fatiha Bisker et Amor-Driss Lamine Dokman exposent en duo jusqu’à la fin du mois de mai au Musée public national des beaux-arts (Alger). Intitulée «Expressions plurielles », cette exposition regroupe en tout quelque quatre-vingt tableaux, trente de la plasticienne Fatiha Bisker et cinquante du peintre Amor-Driss Lamine Dokman. La collection présentée par l’artiste Fatiha Bisker est constituée de peintures à l’huile sur toile. « J’aime beaucoup la matière, et même si cela semble plat, il y a un certain relief », a indiqué l’exposante, dont les œuvres sont de style abstrait. « Avant, je faisais du semi-figuratif, mais depuis le milieu des années soixante-dix, je travaille beaucoup dans l’abstrait ou plutôt le style abstrait s’est imposé à moi », a affirmé cette artiste, qui fait beaucoup de recherche dans le domaine de la couleur. « Quand je travaille, les formes viennent après les couleurs, elles s’imposent après », a ajouté la plasticienne, qui, de par sa technique, arrive à établir un dialogue entre les couleurs et les formes, créant ainsi une symbiose entre les deux. L’artiste, qui a un penchant pour les couleurs bleue, rouge et jaune, estime que « la couleur est un thème dès lors qu’elle s’harmonise avec la forme ». « Pour les thèmes, je travaille de mémoire. Ce sont des souvenirs de gens, de lieux et d’objets qui resurgissent et constituent ma source d’inspiration », a confié Fatiha Bisker, dont les œuvres portent des titres poétiques, comme L’eau-songe ou Où chante le vent et qui dégagent beaucoup d’émotion. « De la majorité de ces agréables huiles sur toile rayonne une joie douce, presque un chantonnement, qui s’offre comme un soyeux tissage et ne demande qu’à être partagée, le plus simple, brève ou longue, elle occupe l’espace d’un bleu de mer qui semble murmurer le souvenir des plages de l’enfance heureuse avec le père et les frères… », écrit l’écrivain Abderrahmane Djelfaoui à propos de l’œuvre de Fatiha Bisker. La seconde collection, signée Amor Driss Lamine Dokman, comprend des créations récentes de format carré réalisées dans les techniques mixtes (peinture, collages, journaux…). « Mes dernières œuvres sont constituées à soixante pour cent de papier », a confié cet artiste, qui a toujours travaillé dans le style contemporain et dont les œuvres exposées sont toutes de tendance abstraite, à l’exception de quatre tableaux d’où émergent un visage et surtout un regard donnant ainsi plus d’expression aux tableaux. Amor Driss Lamine Dokman, cet artiste prolifique et très créatif, a opté, pour cette série, pour une palette constituée en partie de couleurs froides et en partie de couleurs chaudes avec un graphisme très fort en relief. « Ce n’est pas du réalisme, ce sont des sensations abstraites intenses, c’est pour cela que je pense que le regard du visiteur est important pour moi », a confié le plasticien, qui a exposé aussi une série qui se veut un petit rappel de l’exposition intitulée « Métamorphoses ». Cette dernière est constituée d’expressions du visage sur papier, de tableaux sur le thème de la main de Fatma et d’œuvres sur des ambiances de nature, telles que celle présentant des coquelicots caressés par la brise ou celle mettant en relief la douce luminosité du ciel le soir à Boussaâda, la ville d’origine de l’artiste. « Peinture claire et gaie, dans l’harmonie des couleurs éclatantes, respectueuse du motif qu’un parfait ton domine dans l’agencement et l’orchestration des valeurs, infiniment respectueuse du motif, infiniment séduisante dans sa réalité méditerranéenne grâce à sa lumière impondérable. Chaque toile de Dokman est un conte féérique qui procède autant de son imagination rêveuse que du quotidien tangible », écrivait le poète Djamal Amrani à propos de l’artiste Dokman. Ajoutant : « Dokman révèle un tempérament de constructeur solide dans son univers bien architecturé. On le voit ainsi s’engager sur le chemin de la couleur, cette primauté qui est à la base des plus fortes individualités de la peinture. »

Exposition de peinture Fatiha Bisker et Amor-Driss Dokman en « Expressions plurielles »
Publié dans Culture

Le Nigeria change de chef d’Etat et réussit sa première alternance démocratique. Dans une élection présidentielle considérée par les observateurs comme la plus serrée de son histoire, les votants de ce pays le plus peuplé du continent africain, 173 millions d’habitants,  viennent de porter au pouvoir Muhammadu Buhari du Parti du Congrès progressiste (APC) et de disqualifier le président sortant Goodluck Jonathan du Parti démocratique populaire (PDP). La victoire de M. Buhari, reconnue par son adversaire, représente un tournant majeur dans le parcours politique de ce pays depuis plus de cinquante ans et sa libération de la tutelle coloniale britannique. Depuis son indépendance en 1960, le Nigeria a connu, en effet,  six coups d’Etat militaires. Après la fin des dictatures militaires en 1999, il était gouverné par le même parti, celui du président sortant. D’après les estimations de la Commission nationale électorale indépendante (Inec), M. Buhari remporte 21 Etats des 36 que compte la fédération nigériane. Il compte 2,57 millions de voix d’avance sur Goodluck Jonathan. Un beau succès politique  pour une opération électorale plutôt réussie si l’on tient compte des descriptions et analyses pessimistes, voire alarmistes qui ont précédé le scrutin. L’élection présidentielle nigériane n’a, en effet, souffert ni  des dissensions politiques ni des tensions ethniques qui caractérisent traditionnellement le paysage politique et partisan du pays. Le  vote, qui s’est déroulé dans le calme, n’a pas donné lieu à des violences majeures pour l’instant qui pouvaient être craintes. Et le groupe islamiste Boko Haram, qui a multiplié les attentats-suicide dans le nord, ces dernières semaines, et qui avait juré de perturber cette élection, n’est pas parvenu à empêcher le processus électoral. Le résultat de ce dernier a surpris de nombreux observateurs, car les  récents succès militaires de l’armée nigériane contre Boko Haram n’ont pas profité au président sortant. Son rival, soutiennent d’autres, a su fédérer les forces de l’opposition à l’échelle nationale, en s’assurant aussi d’une importante réserve de voix aussi bien dans le Nord majoritairement musulman que dans le Sud principalement chrétien avec, notamment, un appui central, à Lagos. Selon un commentateur politique cité par l’AFP, Chris Ngwodo, la victoire de Muhammadu Buhari « instaure une suprématie (...) de l’électorat », dans un pays où, bien souvent, la bataille était gagnée d’avance pour le président sortant. « La dynamique entre les gouvernés et le gouvernement a changé pour de bon », a-t-il poursuivi. Pour la petite histoire, M. Jonathan a téléphoné avant-hier à M. Buhari dès 17h15, mardi, pour le féliciter et reconnaître sa défaite, selon l’opposition, un geste qui a été salué par les politiciens de tous bords. « Au nom des Nigérians, je veux remercier le président Jonathan d’avoir été l’homme d’Etat qu’il a été », a, aussitôt,  réagi l’ancien dirigeant militaire Abdulsalami Abubakar. « C’est la première fois que l’opposition chasse un gouvernement par la voie des urnes dans l’histoire du Nigeria », s’est réjoui à l’AFP Lai Mohammed, porte-parole de l’APC dans l’après-midi. Aisha Buhari, l’épouse de Muhammadu Buhari, a, selon la même source, renchéri : « Nous allons construire un nouveau Nigeria, comme mon mari l’a promis ». Puis, réaliste, elle ajoute : « Ca va être dur. Les attentes sont immenses.»

Muhammadu Buhari, un ex-général putschiste converti à la démocratie Muhammadu Buhari est un Peul, originaire du Nord à majorité musulmane. Son élection  à la tête de l’Etat nigérian, après trois échecs successifs, est chargée de symboles. Le général Buhari, en effet,  est l’auteur d’un coup d’Etat qui a déposé le président Shehu Shagari le 31 décembre 1983, un dirigeant élu, mais jugé très largement incompétent. A la tête d’une junte jusqu’en août 1985, il imprime sa marque: il lutte contre la corruption et entreprend une remise au pas de la société baptisée « guerre contre l’indiscipline ». Ses adversaires se souviennent surtout d’une chape de plomb imposée par le régime militaire, certains évoquant un « Etat policier ». Son régime a notamment été marqué par l’exécution publique sur une plage en plein centre de Lagos, la capitale économique, de trois jeunes condamnés pour trafic de drogue. Il fait aussi arrêter Fela Kuti, le célèbre chanteur « afrobeat » et militant des droits civiques, mort en 1997, et provoque un grave incident diplomatique avec le Royaume-Uni, l’ancien colonisateur. En août 1985, le général Buhari est à son tour renversé et disparait de la vie publique pendant une vingtaine d’années. Il fait son retour à la tête d’une agence gouvernementale qui finance des projets de développement grâce aux revenus du pétrole du premier producteur d’Afrique, où son efficacité compense un style plutôt autocratique. « Il n’est pas très communicatif, il est réservé, mais compétent, sans en faire étalage », commente pour l’AFP l’analyste politique nigérian Ayo Banjoko. Par trois fois, en 2003, 2007 et 2011, l’ancien dirigeant militaire échoue à se faire élire président d’un Nigeria revenu à la démocratie depuis 1999. Pendant la campagne, M. Buhari a été dépeint comme un dangereux islamiste par le Parti démocratique populaire (PDP) du chef de l’Etat. L’opposant, lui, n’a eu de cesse d’accabler un pouvoir dépassé par les violences du groupe islamiste Boko Haram. Lui-même a échappé de peu à un attentat suicide en juillet 2014 contre sa voiture dans la ville de Kaduna, dans le nord, où 42 personnes furent tuées. Deux mois avant, il avait traité les insurgés fondamentalistes de « sectaires sans cervelle qui se font passer pour des musulmans » après l’enlèvement de plus de 200 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria.

Publié dans Monde

Excédé par son « incompétence manifeste », le wali de Constantine s’en est pris violemment à l’Assemblée populaire communale du chef-lieu de wilaya et particulièrement à son président, qu’il accuse de « saboter le développement local ». Entre le wali de Constantine et le maire du chef-lieu de wilaya, le torchon brûle et visiblement rien ne va plus. Excédé par « l’incompétence » et « le laxisme » des élus de l’APC, Hocine Ouadah ne rate à vrai dire aucune occasion pour décocher des flèches à l’endroit de ces derniers, responsables, à ses yeux, de « la faillite » inhérente à la gestion de la ville qui se prépare à accueillir dans quelques jours une manifestation de dimension arabe et régionale. Aussi, le wali de l’antique Cirta, qui présidait mardi les travaux de la session ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya, n’est pas allé de main morte pour fustiger « le jeune maire » de Constantine, Seif Eddine Raihani, lequel, notons-le, a encore une fois brillé par son absence à cette occasion. Le ton ferme et menaçant, d’emblée, Hocine Ouadah annonce la couleur : « Il y a une personne qui porte un bâton et joue avec le feu ; je la brûlerai avec. » Reprochant aux élus locaux leur manque de « discernement » et « d’implication » dans le suivi et la gestion de la chose publique, le wali a accusé le maire et son staff d’irresponsabilité et les a mis devant leurs responsabilités. « Il ne se sent nullement concerné », a lâché le wali à propos de l’absence remarquée du maire à l’occasion des sorties d’inspection que le chef de l’exécutif a effectuées en prévision de la manifestation « Constantine capitale de la culture arabe ». Sur ce dernier point précisément, Hocine Ouadah a estimé qu’il était seul sur le terrain, alors que tous les élus s’enfermaient dans leurs bureaux, et que s’il s’acharne pour mener à bien lesdits projets, c’est par engagement personnel vis-à-vis du pays. En ce sens, le wali a estimé que le maire et son staff sont à l’origine du retard observé dans le lancement de plusieurs projets de développement inscrits depuis plusieurs années, mais pas toujours lancés. Il cite, à titre d’exemple, les travaux d’aménagement du centre-ville, de la gare routière, du marché Betou et fils détruit dernièrement par un incendie ou encore le projet de réfection des trottoirs de la ville. S’agissant de ce dernier projet, le wali a refusé d’accéder à la demande du maire d’octroyer ledit projet de gré à gré à cinq entreprises, parce que, a-t-il soutenu, la transaction en question est entachée de « doutes ». « C’est à un mois de l’ouverture de la manifestation que la mairie a soumis à la wilaya la demande de réfection des trottoirs et des chaussées, octroyée à cinq entreprises pour un montant de 40 milliards de centimes. Chose que je refuse catégoriquement » a-t-il noté. A ce titre, le chef de l’exécutif de wilaya a décidé de ne plus recourir à la procédure du gré à gré, utilisée jusque-là pour permettre au maire et à son staff, a-t-il rappelé, de rattraper le retard dont ils sont la cause.

Publié dans Région

Le constat est perpétuel. La situation vécue par les malades atteints de cancer dans notre pays est scandaleuse et interpelle au plus haut niveau. Une situation qui a fait couler beaucoup d’encre et suscité moult réactions, sans que les choses évoluent favorablement pour autant. Il est temps de cibler avec précision les failles d’un système de soins et de prise en charge défaillant. Outre la lenteur dans l’obtention des rendez-vous, l’éloignement des centres de dépistage et de soins, les cancéreux font face à une contrainte d’une autre nature : l’indisponibilité du traitement au niveau des officines. Cette réalité est admise et reconnue par le président de la Société algérienne de pharmacie (SAP). « Les comprimés et autres produits pharmaceutiques destinés aux malades cancéreux doivent être mis à leur disposition au niveau des officines », a estimé Farid Benhamdine, qui intervenait hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. « Il est inadmissible qu’en 2015, avec tout ce qui a été dit et les textes élaborés dans ce cadre, ces traitements ne soient pas disponibles au niveau des pharmacies », a-t-il déploré. Soulignant qu’il existe un problème entre la sécurité sociale et le ministère de la Santé, l’intervenant a affirmé que cela ne devrait en aucun cas être l’affaire du malade, encore moins du pharmacien. « C’est une affaire entre ces deux entités qui doivent se mettre d’accord pour la mise à la disposition des malades de ces produits, car les personnes atteintes de cette maladie chronique cotisent à la sécurité sociale, donc en droit d’exiger ces produits à l’officine, ne pas les payer et les avoir tout le temps. On en parle depuis quatre ans déjà », a ajouté le président de la SAP. En réponse à la question de savoir quel serait le rôle du pharmacien dans le plan national anticancer qui sera adopté par le gouvernement sur proposition du professeur Messaoud Zitouni, Farid Benhamdine a déclaré que « le pharmacien va s’occuper de la partie médicaments, de la chimiothérapie, des antalgiques et de la préparation de tous ces produits mis à la disposition des malades ». « La facture du médicament destiné aux cancéreux a été multipliée par vingt depuis 2005 à ce jour. 50% du budget de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) sont destinés aux cancéreux », a indiqué à propos Farid Benhamdine. Un budget appelé à augmenter pour maints facteurs, entre autres, l’introduction des thérapies ciblées pour les personnes atteintes de cancer ainsi que l’espérance de vie des Algériens, qui est passée de 50 en 1962 à 77 ans actuellement. C’est pourquoi, il est primordial de faire de la pharmaco-économie. « Et c’est là qu’intervient le pharmacien, qui est appelé à veiller à un meilleur usage de cet argent », a encore estimé le président de la SAP. Aussi, la formation des pharmaciens est-elle une des clés de la réussite de ce plan nationale anticancer. « Dans ce cadre, nous plaidons pour l’introduction d’une spécialité dite pharmacien oncologue dans le cursus universitaire des futurs pharmaciens, comme ce fut le cas un peu partout dans les pays développés, où le pharmacien dispose d’une formation ciblée dans le traitement du cancer », a indiqué Farid Benhamdine, qui a annoncé dans la foulée la tenue initialement en juin d’une journée d’information au profit des pharmaciens d’officine et pharmaciens hospitaliers concernés par le traitement du cancer. « Il faut rendre obligatoire la formation postuniversitaire pour les pharmaciens », a-t-il plaidé, car, a-t-il explicité, la santé et la médecine évoluent très vite.

CES CHIFFRES QUI FONT PEUR Farid Benhamdine a auparavant rappelé des chiffres qui font toujours froid au dos et qui résument en somme la gravité de la maladie. « Le cancer, c’est neuf millions de morts à travers le monde et 14 millions de nouveaux cas annuellement. En Algérie, ce sont 45 000 nouveau cas et 24 000 décès annuellement », a-t-il soutenu. Notant que de gros moyens ont été mis pour l’exécution de ce plan - 178 000 milliards de dinars -, l’invité de la Chaîne III a souligné un peu plus loin que ces efforts ne peuvent s’apprécier sans la mutualisation des personnes chargées de l’exécution de ce plan.

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La justice algérienne prononce de moins en moins de condamnations à mort. En 2014, seules 16 prononciations ont été recensées, contre 40 en 2013 et 153 en 2012, indique le rapport annuel d’Amnesty International (AI) sur la peine de mort dans le monde, présenté hier au siège de l’ONG à Alger.

Le recours de moins en moins important des juges à la peine de mort est un signe positif pour Amnesty International Algérie, qui réclame, toutefois, la suppression complète de cette peine du Code pénal algérien. «Nous constatons une tendance décroissante en matière de condamnation à mort en Algérie. C’est un bon signe qui doit se traduire par une abolition complète de cette peine inhumaine », affirme la directrice d’Amnesty International Algérie, Mme Hassina Oussedik, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du rapport. La directrice s’est félicitée également de l’engagement de l’Algérie en faveur d’un moratoire antipeine de mort. « L’Algérie a parrainé la résolution 69-186 pour l’abolition de la peine de mort adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 2014», a-t-elle rappelé. Interrogée sur la réaction de l’opinion publique si le gouvernement abolit définitivement la peine, Mme Oussedik refuse l’idée selon laquelle la majeure partie de la population est favorable à la peine de mort. « Il n’y a aucune étude faite sur la tendance générale de l’opinion publique sur la peine de mort. Ce dont on entend parler ne sont que des appréciations », a-t-elle répondu, avant d’appeler les journalistes à jouer un rôle dans le combat pour l’abolition de ce châtiment. Elle poursuit : « Le rôle d’un Etat, c’est aussi d’éclairer l’opinion publique sur ce genre de question. Il a les moyens pour le faire. » Par ailleurs, elle regrette le fait qu’en Algérie, il n’existe pas une coalition antipeine de mort, comme c’est le cas dans les pays voisins. « C’est dommage que la société civile n’arrive toujours pas à constituer une coalition capable de plaider pour une abolition complète de cette peine », regrette-t-elle. A une question sur les conditions de détention des condamnés à mort dans les prisons algériennes, la directrice d’Amnesty Algérie affirme que son organisation ne dispose pas d’informations détaillées sur la question, mais elle suppose qu’elles sont les mêmes partout dans le monde. « Nous n’avons pas accès aux prisons, mais nous avons appris que les condamnés à mort ne sont plus enchaînés, comme ce fut le cas il y a quelque temps », a-t-elle dit, tout en signalant que les résidents du couloir de la mort n’ont toujours pas droit au couffin. En guise d’argument, la conférencière a tenu à préciser que, généralement, la peine de mort est utilisée pour mâter l’opposition politique, régler des comptes, réprimer les minorités et les migrants. Pour l’Algérie, elle cite le cas du colonel Chaâbani, exécuté au lendemain de l’indépendance par le régime du président Ahmed Ben Bella, en raison de ses positions politiques. « Le cas du colonel Chaâbani illustre bien l’instrumentalisation de la peine de mort pour les règlements de comptes et la répression de l’opposition politique », indique-t-elle. Elle enchaîne : « Cette peine a été aussi un moyen de répression utilisé par l’occupant français pour étouffer la Révolution algérienne. » Notons qu’au lendemain de l’assassinat de deux garçons à Constantine, le mois de mars 2013, des voix se sont élevées pour réclamer l’application de la peine de mort contre les personnes impliquées dans l’enlèvement et l’assassinat des enfants. La dernière exécution en Algérie remonte en 1993. Elle concerne les auteurs de l’attentat terroriste à la bombe qui a ciblé l’aéroport international Houari-Boumediene, le mois d’août 1992, et qui a fait une dizaine de morts et des dizaines de blessés. L’attentat avait été revendiqué par le Groupe islamique armé (GIA).

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Les énergies renouvelables ont tenu la route en 2014 malgré la chute des prix du pétrole. Avec 270 milliards de dollars d’investissements, les énergies renouvelables (hors grands barrages hydroélectriques, 17% de plus qu’en 2013), les chiffres de 2014 se rapprochent du record enregistré en 2011 avec 279 milliards. Les énergies renouvelables ont ainsi contribué à hauteur de 9,1% à la production d’électricité mondiale, contre 8,5% en 2013. Une étude financée par le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) et préparée en association avec l’Ecole de Francfort-Centre du PNUE et Bloomberg New Energy Finance fait observer que ce sont 103 gigawatts (GW) de capacités renouvelables qui ont été ajoutées dans le monde, contre 86 GW l’année précédente, 89 GW en 2012 et 81 GW en 2011. Le développement très important des installations dans le solaire en Chine et au Japon et les investissements record dans les projets d’éolien offshore en Europe (sept projets à plus d’un milliard de dollars), sont à l’origine de ce bond des énergies renouvelables, selon l’étude du PNUE. Si on examine les détails, on trouve : le solaire (149,6 milliards de dollars, +25%) et l’éolien (99,5 milliards de dollars, +11%) qui  représentent 92% des investissements ; puis, loin derrière, la géothermie (2,7 milliards de dollars, + 27%) ; par contre, toutes les autres sources d’énergies renouvelables sont toujours en recul comme les biocarburants (5,1 milliards, - 8%), la biomasse et l’énergie issue des déchets de (8,4 milliards, -10%) et la petite hydroélectricité (4,5 milliards, - 17%). La Chine est restée le premier marché mondial et a poursuivi son développement avec une hausse de 39% des investissements (83,3 milliards), mais l’étude du PNUE fait ressortir que les pays en voie de développement ont connu dans ce domaine une croissance de 36% par rapport à 2013, contre 3% pour les pays développés. Outre, la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud font maintenant partie des dix pays accueillant le plus d’investissements. Les progrès des pays africains sont tout aussi notables grâce aux facilités accordées pour l’introduction des énergies renouvelables. Ainsi, au Ghana, le gouvernement étudie un projet énergétique qui permettra la fourniture d’électricité aux petites entreprises qui exercent notamment dans les services, grâce à l’énergie solaire. Quant aux populations qui ne sont pas desservies par le réseau énergétique national, ce projet leur permettrait d’avoir un accès à l’énergie solaire. Au Kenya, c’est la Croix Rouge qui a installé dans le village d’Archers Post, l’un des plus arides du pays, un forage solaire alimenté par 36 panneaux solaires d’une capacité de 7 kilowatts qui peut  pomper jusqu’à 18 000 litres d’eau par heure. Il est doté de plusieurs kiosques mis à la disposition de la population. L’eau est acheminée vers ces kiosques pour y être distribuée. Dans ce village, la rivière la plus proche est à plus de 3 km, et son eau, de mauvaise qualité, entrainait de façon cyclique des maladies.  Autre exemple en Afrique : le Fonds africain pour le développement durable (SEFA) vient d’accorder une subvention de 780 000 dollars au Tchad (un pays où moins de 5% de la population a accès à l’énergie) pour le développement de la première étape de construction d’une centrale photovoltaïque, d’une capacité de 40 MW, qui sera construite près de la capitale N’Djamena.

Publié dans Environnement

Après le report des affaires de « Sonatrach 1 » et de «l’autoroute Est-Ouest » en mars dernier, un autre procès important a été ajourné hier. Il concerne la Compagnie nationale de navigation maritime et devait être examiné par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Ces trois grands dossiers ainsi que d’autres sont programmés entre avril et juin à l’exemple de l’affaire Khalifa programmée en mai prochain par le tribunal de Blida. Dans le détail, le procès de la Cnan, prévue pour hier au pôle pénal spécialisé du tribunal de Sidi M'hamed (Alger) est reporté pour le 29 avril. Les affaires de « autoroute Est-Ouest » et « Sonatrach 1 », elles, sont prévues le 19 avril et le 7 juin prochains. L’affaire de la Cnan, indique-t-on, a été reportée pour plusieurs raisons. Parmi elles, la non-comparution des accusés placés sous contrôle judiciaire, mais en liberté et l'absence de témoins. Les prévenus dans cette affaire doivent répondre de plusieurs chefs d'accusation, à savoir la « dilapidation de deniers publics », la « violation de la réglementation relative aux mouvements de capitaux de et vers l'étranger » ainsi que la « passation illégale de marchés ». Selon l’arrêt du renvoi, le principal accusé dans cette affaire, l'ex-directeur général de la Cnan Group (actuellement en détention préventive), M. Boumbar, est accusé « d'avoir bradé 10 navires appartenant à la flotte de la compagnie dans le cadre d'une opération mal maitrîsée selon certains, douteuse selon d’autres. Selon l’arrêt de renvoi, plusieurs autres personnes, jusque-là sous contrôle judiciaire, doivent répondre des accusations de «mauvaise gestion et de dilapidation de biens publics».  En ce qui concerne l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, dont le report a été décidé à la suite d’une rude bataille de procédures et en raison de l’absence de l’avocat du prévenu Medjdoub M. Chani, sa programmation est prévue pour le 16 avril. Rencontré dans l’enceinte de la cour d’Alger, hier, maître Amine Sidhoum, un des avocats de M. Chani, n’a pas reçu la nouvelle de cette date avec optimisme. « Nous avons obtenu le report du procès pour avoir le temps de bien ficeler notre système de défense. Or, ils viennent de nous le reprogrammer pour le 16 avril prochain ». D’après lui, il semble que la stratégie de défense, qui a abouti à un report, n’a pas résisté longtemps. Et il n’est pas exclu que la défense manifeste sa volonté de reporter le procès encore une fois. Idem pour l’affaire de « Sonatrach 1», où la défense exige la présence de deux témoins clés, à savoir l’ex-ministre de l’Énergie, Chakib Khelil, ainsi que Mohamed Bedjaoui.

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Le coach des Pétrolières pense que le tirage au sort n’a pas été favorable à son équipe, surtout qu’elle a joué l’une des meilleures formations du tournoi, en plus du manque d’efficacité dans la réception. L’entraîneur de l’équipe de volley-ball du GS Pétroliers (dames), Salim Achouri, a qualifié de « grosse déception » l’élimination de ses joueuses en quarts de finale du championnat d’Afrique des clubs champions, mardi au Caire, par les Kényanes de Pipeline (3-0). Pour lui, le tirage au sort défavorable et le manque d’efficacité dans la réception comptent parmi les principales raisons qui ont provoqué la sortie précoce de son team. « Contrairement aux autres équipes, notamment Al Ahly du Caire, qui ont hérité d’adversaires prenables, nous sommes tombés sur l’une des meilleures équipes du tournoi. Notre match était vraiment une finale avant l’heure et le fait de ne pas avoir été suffisamment bons, notamment dans la réception, nous a été fatal », a déclaré Salim Achouri, joint par téléphone depuis Alger juste après l’élimination. Une élimination qui constitue une grosse déception pour le GSP, tenant du titre, qui devra se contenter de jouer, au mieux, pour la 5e place. « Notre objectif était d’atteindre au moins la finale. Le fait de se faire éliminer en quart de finale représente donc une très grosse déception pour notre équipe. Les joueuses ont vraiment pris un sérieux coup au moral et il faudra se livrer à un travail psychologique pour les requinquer », a ajouté l’entraîneur des Pétrolières. Les camarades de Fatima-Zohra Oukazi avaient abordé ce tournoi par une défaite contre Al Ahly du Caire (3-1) avant de se ressaisir contre le Commercial Bank Kenya (3-0), arrachant au passage leur billet pour les quarts de finale. Un match que le GSP perdra finalement 3-0 (25-15, 25-21, 25-21) contre Pipeline, un club au riche palmarès aux niveaux local et africain. Le GSP se contentera, donc, des deux titres nationaux décrochés cette saison, à savoir la Coupe et le championnat national.

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Glossaire de l’eau, Atlas des plantes ornementales des Ziban et Guide faunistique, sont les titres de trois nouveaux ouvrages édités récemment par le Centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides (CRSTRA) Omar El-Barnaoui de Biskra. Qualifiés d’« ouvrages de référence », ces nouvelles éditions constituent des outils pour accompagner les étudiants et les chercheurs dans leurs travaux scientifiques dans les domaines de la faune, l’eau et les plantes, lit-on dans une fiche de présentation élaborée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ainsi, l’ouvrage intitulé Glossaire de l’eau vise l’harmonisation du vocabulaire utilisé dans les domaines liés à l’eau et aux milieux aquatiques, pour « faciliter l’échange, améliorer la compréhension des termes et promouvoir l’usage d’un vocabulaire commun », a-t-on précisé. Ce guide sous forme d’un dictionnaire de poche, premier du genre, rassemble les principales définitions des termes autour de l’eau et comporte, lit-on dans son préambule, « plus de 500 mots présentés par ordre alphabétique et des illustrations techniques ». Quant au deuxième ouvrage, Atlas des plantes ornementales des Ziban, il constitue « un inventaire floristique des Ziban », ce qui facilitera « une meilleure connaissance de la région ». Il traite notamment de la classification des espèces (les arbres, les palmiers, les grimpantes, les herbacées et les succulentes) et procède également à une indexation des plantes par catégorie. En plus de l’amélioration des connaissances scientifiques relatives aux plantes ornementales des Ziban, l’ouvrage révèle notamment « la richesse de la biodiversité végétale ornementale » au profit des décideurs, des acteurs, des aménageurs et de l’ensemble de la population saharienne», indique-t-on dans l’introduction de cet Atlas, qui, par ailleurs, « contribue au développement du territoire ». Pour ce qui est du troisième ouvrage, Guide faunistique, il est considéré comme un almanach des bio ressources de la région de Biskra (plaine d’El-Ouataya), « jusque-là inconnues du grand public », a-t-on souligné. Les concepteurs de cet almanach ont, à travers un sommaire basé sur une méthode scientifique, défini et classé la faune de la région, qui comprend « les invertébrés » (insectes, myriapodes, arachnides, crustacées), « les vertébrés » (reptiles, oiseaux et les mammifères). En somme, l’ouvrage répertorie les espèces et rassemble les données scientifiques relatives à chaque groupe de faune et à chaque espèce, afin de donner au lecteur « un aperçu le plus complet possible ».

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