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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 20 avril 2015

Pas moins de 700 migrants auraient été victimes d’un naufrage survenu dans la nuit de samedi à dimanche derniers, au large des côtes libyennes, selon le Haut Commissariat aux Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Cette estimation chiffrée, non encore officielle, a été établie sur la base des témoignages de 28 survivants récupérés par un navire marchand, selon Carlotta Sami, porte-parole du HCR en Italie. Un chalutier de 20 mètres de long a chaviré à quelque 110 km des côtes libyennes après avoir embarqué, à partir de ces dernières, les 700 migrants. Si ces chiffres étaient confirmés, il s’agirait de la « pire hécatombe jamais vue en Méditerranée », a déclaré Mme Sami. Selon les médias italiens, 21 cadavres ont été récupérés. Mais aucune information officielle n’est venue étayer ce chiffre. Selon l’AFP, le chalutier avait lancé samedi à 22h GMT un appel au secours reçu par les garde-côtes italiens, qui ont aussitôt demandé à un cargo portugais de se dérouter. A leur arrivée sur les lieux, à environ 120 milles (220 km) au sud de l’île italienne de Lampedusa, les membres de l’équipage du navire portugais ont vu le chalutier chavirer, selon le HCR. C’est probablement quand les 700 migrants à bord se sont précipités tous du même côté à l’arrivée du cargo portugais que le drame est survenu, a encore dit Mme Sami. Tout de suite après le naufrage, les marines italienne et maltaise ont lancé une importante opération de secours. « Il faut une opération Mare nostrum européenne », a déclaré la porte-parole du HCR. L’opération italienne Mare nostrum de sauvetage des migrants a été remplacée par l’opération Triton, un dispositif de surveillance des frontières beaucoup plus modeste. D’autres organisations ont dénoncé de leur côté le laxisme des autorités européennes face à ce phénomène. L’Union européenne (UE) n’a pas tardé à réagir en annonçant la tenue prochaine d’une réunion des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères pour prendre des mesures. « Des vies humaines sont en jeu, et l’Union européenne dans son ensemble a l’obligation morale et humanitaire d’agir », a déclaré la commission, qui prépare une nouvelle stratégie sur l’immigration censée être adoptée mi-mai. Une stratégie déjà jugé insuffisante, l’exécutif européen estimant désormais que des « mesures immédiates sont nécessaires ». La Commission européenne considère que « tant que les pays d’origine et les pays de transit ne prendront pas des mesures pour éviter ces traversées désespérées, des gens continueront à mettre leur vie en péril. Une grande partie de notre approche est de travailler avec les pays tiers ». La chef de la diplomatie de l’UE, l’Italienne Federica Mogherini, a décidé de mettre cette question à l’agenda de la réunion des ministres des Affaires étrangères aujourd’hui à Luxembourg. « Je vais présenter une série de propositions concernant la Libye, une des principales routes du trafic illégal de migrants », a-t-elle indiqué. Les ministres prévoyaient de discuter lundi de l’aide susceptible d’être accordée à un gouvernement libyen d’unité nationale, seul moyen d’endiguer le flot de migrants vers l’Europe. « Nous avons trop souvent dit ‘‘plus jamais ça’’. Il est désormais temps pour l’Union européenne de prendre le problème à bras-le-corps sans plus attendre », a affirmé Mme Mogherini. De son point de vue, les Européens sont dans l’obligation de « continuer à travailler sur les causes profondes de l’immigration et particulièrement sur l’instabilité dans la région, de l’Irak à la Libye ». Vendredi dernier, l’Allemagne, l’Italie, la France et la Slovaquie avaient rendu publique une déclaration commune pour réclamer une solution « forte » au niveau européen pour faire face à ce phénomène. Les troubles qui secouent la Libye, mais aussi le beau temps qui s’est installé sur cette partie de la Méditerranée ont favorisé l’augmentation du nombre de candidats à l’immigration clandestine, mais aussi les risques de naufrages en haute mer. Cette dernière catastrophe vient s’ajouter à deux autres survenues en moins d’une semaine, provoquant la mort et la disparition de 450 personnes. Plus de 900 migrants ont perdu la vie depuis le début de l’année en effectuant la traversée entre la Libye et l’Italie.

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Jamais la revendication de la reconnaissance de tamazight comme langue officielle aux côtés de l’arabe n’a été aussi adoptée par la classe politique. Cette fois-ci, le vent semble souffler en faveur de cette langue parlée dans une grande partie de la vaste Algérie, surtout qu’à l’approche d’une révision de la Constitution, les voix s’élèvent de partout et se multiplient reprenant un vieux slogan pour lequel des vies ont été sacrifiées : « tamazight, langue nationale et officielle ». La célébration, aujourd’hui, du 35e anniversaire du Printemps berbère intervient dans un contexte particulier. L’Algérie s’apprête à réviser sa Loi fondamentale. Le projet, qui est porteur d’espoirs aux Algériennes et Algériens qui aspirent à plus de libertés, de démocratie et de vivre-ensemble, reste « un rêve » pour le président Bouteflika qui veut une « Constitution consensuelle ». Raison pour laquelle, d’ailleurs, la mouture finale tarde à voir le jour ; le chef de l’Etat entretenant l’espoir de voir l’opposition se joindre à son initiative, boycottée lors des consultations précédentes. Fait nouveau donc, plusieurs partis politiques, de l’opposition comme du pouvoir, sont favorable à l’officialisation de tamazight aux côtés de l’arabe. Dans l’actuelle Constitution, l’article 3 bis stipule que « Tamazight est également langue nationale. L'Etat œuvre à sa promotion et à son développement dans toutes ses variétés linguistiques en usage sur le territoire national». Un amendement apporté en 2002 par voie parlementaire, rappelons-le. « Consensus » autour de l’officialisation de tamazight Pour l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, « la cause de l’amazighité est une cause nationale à part entière. Elle a enregistré à son actif des acquis considérables ». « Le plus déterminant entre eux reste encore celui de sa reconnaissance comme langue nationale et officielle du pays », a-t-il estimé dans une déclaration rendue publique, samedi, regrettant que « la réponse à cette attente légitime a été longuement et inutilement retardée ». Le même jour, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) déclarait depuis Tizi-Ouzou où elle animait un meeting populaire que « la révision de la Constitution n’aura aucun sens sans l’officialisation de tamazight », invitant à satisfaire ce « droit fondamental » sans référendum. Le Front des forces socialistes (FFS) de son côté, et pour qui tamazight reste une « question nationale », se positionne « contre les démarches régressives qui veulent l’enfermer dans une région à l’exclusion des autres », pour reprendre les déclarations de son premier secrétaire national, Mohamed Nebbou, samedi devant les cadres, les militants et les sympathisants du parti à la salle Atlas. « Notre mot d’ordre est ni folklorisation ni ghettoïsation : Tamazight langue nationale et officielle », a appuyé le n° 1 du FFS. Il faut dire que cette année, la revendication pour l’officialisation de tamazight n’est pas « spécifique » aux partis de l’opposition. Même du côté du pouvoir, l’on assiste à un changement de discours. Le Front de libération nationale (FLN) l’a clairement mentionnée dans ses propositions formulées au chef de cabinet du président Bouteflika, lors des consultations autour de la révision de la Constitution. Le parti d’Amar Saâdani se dit favorable à l’officialisation de tamazight, bien que certains observateurs et acteurs militants « redoutent » le procédé que propose l’ex-parti unique qui « veut une modification de l’article 3 bis de la Constitution ». Alors que le mieux serait de modifier carrément l’article 3 en y ajoutant tamazight aux côtés de l’arabe, comme deux langues nationales et officielles à part entière. Le parti d’Amar Ghoul, Tajamou Amal El-Jazaïr (TAJ), ainsi que celui d’Amara Benyounès, le Mouvement populaire algérien (MPA), ont aussi fait de la revendication une « proposition » lors de leurs rencontres avec Ahmed Ouyahia en juin 2014. Néanmoins, il faut rappeler que le Premier ministre, recadrant les débats en juin 2014, avait indiqué qu’aucune décision politique n’était prise en faveur de l’officialisation de tamazight. Abdelmalek Sellal a justifié que cette langue a besoins, dans un premier temps, « de moyens et de conditions pédagogiques nécessaires à son enseignement de manière efficace ». Des marches pour l’officialisation Le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, qui n’a pas clairement affiché son intention d’officialiser cette langue, quand son directeur de campagne parlait de « statut supérieur que celui de langue nationale » avant l’élection du 17 avril 2014, répondra-t-il à cette revendication chère à des millions d’Algériennes et d’Algériens et pour laquelle l’Algérie a dû payer un lourd tribut ? En tout cas, tamazight, de l’avis de ses défenseurs, a toujours été une « carte » entre les mains du pouvoir. Une carte que l’on nous sort à l’occasion de débats qui concernent l’avenir du pays, mais dont la satisfaction est, à chaque fois, renvoyée. Cette année, comme lors des précédentes célébrations, la population, en particulier en Kabylie, ne manquera pas à l’appel pour réitérer cette doléance. Plusieurs marches sont prévues aujourd’hui à Tizi-Ouzou comme ailleurs. Le RCD, le MAK (parti revendiquant l’autonomie de la Kabylie) et d’autres figures de l’ancien Mouvement citoyen des archs marcheront chacun de son côté et avec des slogans divers. Un seul, malgré leurs différences, les réunit tous : « tamazight langue nationale et officielle ». Le pouvoir sera-t-il attentif, cette fois-ci, en allant vers l’officialisation de cette langue ? Réponse dans la mouture finale de l’avant-projet de révision de la Constitution.

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Principalement destinée aux étudiants en architecture et aux professionnels du bâtiment, la quatrième édition du Festival culturel international de promotion des architectures en terre, plus simplement dénommé Archi’terre, s’est ouverte samedi soir à la salle Ibn-Zeydoun d’Alger par la projection, en présence d’un public particulièrement important, du film Les Révolutions de la terre de François Le Bayon. C’est un documentaire réalisé en 2004 et mettant en avant le mode de vie ancestral des habitants de la ville malienne de Djenné, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, tout en s’attardant sur des exemples plus récents de réadaptation des constructions en maçonnerie de terre. Notamment ceux entamés dans les années 1940 par l’architecte égyptien Hassan Fathy, ou dès les années 1970 et 1980 par les architectes de la Société immobilière de Mayotte en vue de replacer les bidonvilles de l’île par des habitations en briques de terre crue. Festival institutionnalisé en 2011 et aujourd’hui organisé en collaboration avec le ministère de la Culture, ses principales activités sont, par ailleurs, programmées jusqu’au 23 avril à l’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger (Epau), avant de se poursuivre les 25 et 26 avril à l’Université africaine Ahmed-Draïa d’Adrar. Les ateliers d’initiation aux différentes techniques de construction en terre sont animés par des spécialistes algériens et étrangers venus d’une quinzaine de pays. Evénement dépassant le seul cadre culturel il est présenté au cours de la soirée d’ouverture par son commissaire, Mme Yasmine Terki, comme une rencontre ayant pour but de changer les mentalités sur la nature du bâti en terre, des constructions « associées à tort à la précarité », et de plus en plus replacées chez nous par le parpaing, même dans les régions sahariennes, où elles sont le plus adaptées. Il s’agit, explique-t-elle, d’une « vision erronée de la modernité et du développement. Certains estiment à tort que vivre dans un habitat dit moderne, c’est vivre dans une maison en parpaing, alors qu’aujourd’hui, l’apanage des classes aisées, du moins en Occident, est de posséder des résidences en matériaux locaux ». Elle soulignera, par ailleurs, les avantages économiques de l’habitat traditionnel, de plus en plus pris en compte par les professionnels du bâtiment : « Chaque année, l’intérêt pour la construction en terre, en matériaux locaux, augmente, notamment aujourd’hui. On constate un changement dans l’esprit des architectes, ingénieurs et étudiants en architecture, même s’il est vrai que certains considèrent que c’est une cause perdue. » Laissant entrevoir une nécessaire cohabitation des différents types de bâti, évoquant notamment les qualités du béton « de qualité » pour certains projets urbains. La construction en matériaux locaux, généralement en terre, mais aussi en pierre ou en bois, selon les régions, est, explique François Le Bayon, une solution qui peut « répondre à plusieurs types d’attentes ». Abordant le cas de la nécessité, il ajoute en ce sens, en réponse à notre question : « Si l’on prend le cas de Ghaza, où tout doit être importé à grands frais, utiliser la terre directement disponible sur place permet d’avoir un matériau bon marché, et même construire de petits immeubles. » Construction restant cependant tributaire d’un changement de mode de vie, le bâti en terre serait, par ailleurs, plus rentable sur le long terme. « Si l’on fait abstraction du prix de la plomberie et des installations électriques ou de confort, qui restent dans les deux cas inchangées, construire en parpaing les murs et le toit d’une maison représente 17% du prix total de la bâtisse, et environ 25% pour la même maison faite en maçonnerie de terre, a cause du temps de réalisation plus long. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que dans une construction en terre, les notes de chauffage et de climatisation sont au minimum, ce qui fait qu’en quatre à cinq ans, la différence de prix de construction est largement amortie. » Par ailleurs, adaptées à différents types de climat et relativement résistantes aux séismes, les constructions en maçonnerie de terre ont également de très bonnes durées de vie, mais nécessitent tout de même « un entretien plus régulier dans certains climats », ajoute François Le Bayon. Restant aujourd’hui marginal, bien que la construction en matériaux locaux fut le socle des civilisations, le réalisateur du documentaire Les révolutions de la terre, qui a lui-même, confie-t-il, grandi dans une maison traditionnelle datant du XVe siècle, ajoute : « Je ne crois pas que les conceptions écologiques soient à l’heure actuelle admises par les masses, pour cela, il faudra malheureusement quelques catastrophes. Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est qu’à titre d’exemple, la vente de voitures repart à la hausse en Europe, et cet attachement aux objets, comme signe de richesse, est également présent ailleurs. » Comprendre que l’on n’a pas besoin de tout ce que la publicité nous propose. Mais cela prendra du temps. Par ailleurs et bien que les organisateurs et participants à ce quatrième Archi'terre se sont montrés globalement optimistes, soulignant notamment la création en 2012 du Centre algérien du patrimoine culturel bâti en terre (Capterre), Mustapha Mazouz, président du conseil d’Alger de l’Ordre des architectes, a cependant indiqué, en marge de la cérémonie d’ouverture que par manque de législation spécifique sur les normes de sécurité, la construction de bâtisses en maçonnerie de terre pour un particulier était possible, mais légalement plus compliquée. La mission du Capterre est, en effet, davantage dédiée à la préservation des bâtisses en terre relevant du patrimoine.

Publié dans Culture

Les internationaux ont eu le dernier mot dans ce championnat par agrès, ce qui prouve qu’ils sont bien préparés pour ce rendez-vous. Les athlètes de l’équipe nationale de gymnastique ont dominé le championnat d’Algérie par agrès, qui s’est déroulé en fin de semaine à la salle Trois-Frères-Zerga de Tlemcen. Les internationaux du WA Boufarik ont ainsi décroché les cinq premières places par agrès sur les six mises en jeu chez les seniors garçons. Mohamed Aouicha a réussi à décrocher la première place du podium dans les arçons, Abdeljalil Bourguieg au saut, Mohamed Reghib dans la barre fixe et aux barres parallèles et Hilal Metidji aux anneaux. Au sol, c’est le jeune gymnaste skikdi Ahmed Anis Maoudj qui a décroché le titre de champion d’Algérie. Chez les seniors filles, ce sont les éléments de l’équipe nationale également qui ont dominé ce championnat, notamment la jeune Nahla Salem d’Oran qui a réussi à décrocher trois titres par agrès sur 4. La talentueuse Nahla Salem a réussi au sol, à la poutre et au cheval d’arçon, alors que le titre des barres asymétriques est revenu également à une autre Oranaise, en l’occurrence Ahlem Mokhtari. Dans la catégorie des juniors garçons, c’est le sociétaire du WA Tlemcen, Slimane Mohamed Kaïd qui a raflé trois titres sur trois, notamment en arçons, en anneaux et en barres parallèles, alors que chez les juniors filles, c’est toujours la jeune gymnaste Nahla Salem qui a décroché le titre en poutre. Chaima Temami d’Alger a réussi le doublé en barres asymétriques et au sol, tandis qu’Ayad Mama d’Oran a décroché le titre au saut. Au sujet des perspectives de l’équipe nationale, le président de la Fédération algérienne de gymnastique, Salah Bouchiha, a indiqué à l’APS qu’un travail se fait pour pouvoir au moins qualifier deux éléments de l’équipe nationale aux prochains jeux Olympiques de Rio de Janeiro, prévus l’année prochaine. « Nous avons deux jeunes talentueux gymnastes, en l’occurrence Hilal Metidji et Mohamed Bourguieg qui possèdent des capacités à même de les qualifier à ces jeux », s’est-il réjoui. Par ailleurs, l’équipe nationale féminine sera également renforcée par une jeune gymnaste algérienne établie à l’étranger, en l’occurrence Farah Boufadene, qui a choisi de porter les couleurs de son pays d’origine. A 16 ans, cette jeune gymnaste a déjà réalisé de bons résultats dans différentes compétitions internationales sous les couleurs de l’équipe de France juniors.

Publié dans Sports

Depuis plus de deux semaines, l’Afrique du Sud connaît un nouvel épisode de violences xénophobes. Des migrants, dont des commerçants somaliens, font l’objet d’attaques répétées dans les rues de Durban et ses banlieues pauvres. Ils sont accusés de tous les maux par la population comme par certains responsables politiques. Pour les spécialistes, il n’y a jamais de fumée sans feu. Goodwill Zwelithini – chef traditionnel des 12 millions de Zoulous – a demandé fin mars dernier aux « étrangers de faire leurs bagages et de retourner dans leurs pays ». Selon le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, plus de 5 000 étrangers, surtout des demandeurs d’asile et des réfugiés africains, ont été déplacés ces trois dernières semaines. Pour l’instant, ces violences ont causé la mort de six personnes, selon le bilan des forces de l’ordre. Samedi 18 avril, après une nouvelle nuit de violences perpétrées par de petits groupes de pilleurs et casseurs, la police a déployé des renforts dans l’agglomération de Johannesburg, gagnée jeudi par les violences. Dans ce contexte tendu, le président Jacob Zuma a annoncé qu’il annulait son déplacement prévu en Indonésie pour le 60e anniversaire du sommet des non alignés de Bandung. Jeudi, il avait condamné une « violation » des valeurs sud-africaines. « Aucun degré de frustration ou de colère ne peut justifier des attaques contre des ressortissants étrangers ou le pillage de leurs magasins. » L’élite politique participe très largement à cette montée xénophobe. La ministre de l’Eau a jugé en début d’année que le fait d’avoir « autant de petits commerces » tenus par des étrangers ne pouvait mener qu’à un « désastre ». La ministre des Petites entreprises s’est pour sa part engagée à renforcer la réglementation à l’encontre de ces commerçants accusés de pratiquer une concurrence déloyale. « Les étrangers doivent comprendre qu’ils sont ici grâce à notre bonne volonté » et que « notre priorité, c’est d’abord et avant tout notre peuple », a-t-elle insisté. Quant au secrétaire général de l’ANC, le parti au pouvoir, il a encouragé le gouvernement à « durcir l’application des lois sur l’immigration », ce qui fut déjà fait l’an dernier. Gwede Mantashe a même proposé l’établissement de camps de réfugiés pour mieux contrôler les étrangers illégaux.

DE FORTES INÉGALITÉS Si ces déclarations virulentes à l’égard des migrants produisent un écho aussi favorable, c’est que le terrain est propice. Pays d’environ 50 millions d’habitants, l’Afrique du Sud compterait quelque cinq millions d’immigrés originaires pour la plupart d’Afrique australe, de la Corne de l’Afrique et du sous-continent indien. La pauvreté est endémique, le chômage chronique (25% et jusqu’à 40% chez les plus jeunes) et les frustrations énormes parmi la majorité noire, systématiquement brimée par la minorité blanche jusqu’au début des années 1990. Pourtant, l’Afrique du Sud étant le pays le plus industrialisé du continent, il attire de nombreux migrants africains. Ce type d’affrontements n’est pas nouveau dans le pays, notamment dans les provinces où le pouvoir blanc a attisé le plus les violences entre Noirs sous l’apartheid. Le schéma des attaques est presque toujours similaire : des émeutiers s’en prennent à des magasins qu’ils pillent, et ils pourchassent les étrangers. Dans les années 1990, alors que l’apartheid s’effondrait, la province d’Isipingo a connu une quasi-guerre civile. En 2008, une vague de xénophobie avait fait 62 morts, dont une vingtaine de Sud-Africains pris dans les violences, et des dizaines de milliers de déplacés. Depuis, ces épisodes xénophobes sont récurrents, et ce, d’autant plus que les auteurs de violences xénophobes sont rarement condamnés. En janvier, une explosion de violences avait fait six morts à Soweto, près de Johannesburg, après qu’un adolescent sud-africain ait été tué par balles par un épicier somalien alors qu’il tentait de dévaliser la boutique.

APPEL A REJETER LA VIOLENCE XÉNOPHOBE Le gouvernement sud-africain a appelé hier ses concitoyens à faire front contre la violence xénophobe, qui a fait au moins six morts en avril à Durban (est) et Johannesburg. « Il est temps pour l’Afrique du Sud de se dresser unie contre la vague de violence qui a touché le pays », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Malusi Gigaba, lors d’une conférence de presse retransmise en direct par la télévision. « La priorité est de restaurer la paix et l’ordre », a-t-il ajouté. Selon lui, 307 personnes ont été arrêtées en relation avec les violences qui ont visé depuis le début du mois les communautés étrangères africaines établies en Afrique du Sud. Des incidents isolés ont encore eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, ont constaté des photographes de l’AFP, dans la capitale économique Johannesburg et à Durban, même si la vague de violences semblait être partiellement retombée. A Durban, grand port sud-africain sur l’océan Indien, le Zimbabwe avait affrété sept autocars pour rapatrier certains de ses ressortissants, selon l’agence sud-africaine News24. Le gouvernement du Malawi a pour sa part fait savoir que quatre bus d’évacués étaient attendus ce lundi.

Publié dans Monde

Le meeting populaire organisé samedi par le Front des forces socialistes (FFS) à la salle Atlas (Bab El Oued, Alger) a suscité des réactions diverses chez la classe politique nationale et a relancé le débat sur ce que sera le paysage politique national, les prochains mois.

D’une part, nous avons ceux qui estiment que les attaques du FFS contre le régime et ses partis politiques sont une bonne nouvelle et ceux qui regrettent la ténacité du discours du premier secrétaire du parti. Dans le camp de ceux qui ont applaudi la nouvelle position du FFS, on croit que le refus du pouvoir de tendre la main à l’initiative du plus vieux parti de l’opposition est une preuve tangible de la mauvaise foi des décideurs et de leurs cercles. « Je crois que le FFS a eu le courage de dire publiquement la vérité sur son projet. C’est une bonne chose de tenir le discours de la vérité », a commenté le président de Jil Jadid. Il ajoute : « La réaction du pouvoir à la proposition du FFS donne raison à ceux qui ne croient pas au discours officiel. Avec ce refus, le pouvoir n’a plus le droit de parler de dialogue ou de concertation. » Pour le président de ce parti qui a également rejeté la main tendue du FFS, le résultat obtenu par les démarches ne le surprend pas. « On savait dès le départ que le pouvoir ne cherchait pas de solutions fiables à la crise. Il veut juste se maintenir », a-t-il accusé, avant d’appeler le FFS à investir ses efforts et ses énergies dans le renforcement de l’opposition et la création d’un rapport de force au changement. « Le FFS est le bienvenu chez nous, s’il veut œuvrer pour la construction d’un rapport de force favorable pour le changement en Algérie », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « ce parti a beaucoup de choses à donner au combat démocratique ». Si des membres de la CLTD sont contents de cette sortie, c’est loin d’être le cas pour les partis de la majorité, accusés directement par la direction du FFS d’avoir mis des bâtons dans les roues du consensus national. « Je ne sais pas si le FFS visait le FLN dans son discours », a réagi le chargé de la communication au Front de libération nationale (FLN), Saïd Bouhadja. Pour lui, il est du droit du FFS de choisir le vocabulaire qu’il veut. « Nous n’avons pas à commenter le discours du premier secrétaire du FFS », a-t-il ajouté, avant de tenter de justifier la position de sa formation politique sur la conférence du consensus que voulait organiser le Front des forces socialistes. « On avait dit oui au projet du FFS, car nous avions cru qu’il pourra rassembler autour de lui les partis et les personnalités qui ont refusé de prendre part aux consultations menées par Ahmed Ouyahia », a-t-il répliqué. L’incapacité des camarades de Mohamed Nebbou de convaincre la CLTD, le Front du changement et des personnalités indépendantes de rejoindre son initiative semble être l’argument qui a motivé le FLN à tourner le dos au FFS. « Les discussions menées par ce parti n’ont pas apporté les résultats attendus. Il n’y a rien de plus par rapport aux consultations menées par Ahmed Ouyahia », a-t-il indiqué. Toutefois, il incombe aux membres de la CLTD la responsabilité de l’échec de l’initiative du parti de Hocine Aït Ahmed. « Si les membres de la CLTD avaient accepté de dialoguer avec le FFS et lui avaient fait confiance, les choses auraient pris une autre tournure », regrette-t-il. Même appréciation chez le parti Ennahdha. « Le FFS et la CLTD sont arrivés à la même conclusion selon laquelle le pouvoir actuel ne cherche qu’à se maintenir », estime le chargé de la communication du parti, Mohamed Hadibi. En outre, il estime que le pouvoir a raté une chance extraordinaire en tournant le dos au FFS. « Le pouvoir avait une chance en or pour provoquer le changement et s’ouvrir sur la société. Malheureusement, il a choisi le mauvais chemin », dit-il. Ainsi, selon notre interlocuteur, l’opposition est appelée à souder ses rangs et à penser à créer une véritable alternative au pouvoir. « Il n’y a plus de doute, le pouvoir ne va pas renoncer à ses pratiques en l’absence d’un contrepouvoir soudé », a-t-il affirmé.

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Pas moins de 760 millions de dinars de créances impayées sont enregistrés par l’Office de promotion et de gestion immobilières de la wilaya d’Oran (OPGI) jusqu’au mois de mars 2015. «Nous utilisons tous les moyens à notre disposition pour recouvrer ces créances, allant jusqu’au porte-à-porte et utilisant même les mises en demeure », a indiqué Mohamed Djebli, sous-directeur de l’OPGI, signalant qu’en 2014, plus de 750 locataires de l’OPGI ont été poursuivis en justice pour cumul de loyers non payés. Si le montant des loyers impayés est important, un calendrier de remboursement s’étalant sur plusieurs mois, voire une année, est proposé au locataire pour régler ses dettes auprès de l’office, a-t-il ajouté. Après l’intervention d’un huissier de justice et une ultime mise en demeure, les locataires récalcitrants sont traduits en justice et se voient signifier sous délai de régler les loyers impayés, au risque, parfois, de se voir expulsés des logements qu’ils occupent, a-t-il encore indiqué. Cependant, la tâche n’est pas aisée pour l’OPGI, qui gère un important parc de logements disséminés à travers les 26 communes de la wilaya d’Oran. A travers ses 12 unités sises au niveau d’Oran (5), Bir El Djir (2), Es Senia (1), Aïn El Turck (1), Gdyel (1), Arzew (1) et Bethioua (1), l’OPGI gère un parc de plus de 35 000 logements et près de 1 800 locaux commerciaux, selon un bilan dressé en janvier 2015. En plus de campagnes périodiques pour sensibiliser les locataires sur des facilités de paiement des loyers, l’office offre la possibilité aux locataires installés avant janvier 2004 d’être propriétaires de leurs logements, a-t-il rappelé. Sur un autre registre, les services de l’OPGI viennent de recenser plus de 550 squatters qui occupent des caves, qui, rappelons-le, sont des parties communes, qui ont fait l’objet d’un aménagement afin de servir d’habitation de fortune ou parfois même les occupants de ce genre de squats défiant toute réglementation n’hésitent pas à investir des sommes colossales pour des travaux d’aménagement d’envergure, transformant ainsi certaines caves en un véritable domicile qui n’a rien à envier aux appartements haut standing. L’OPGI compte saisir la justice pour déloger les habitants qui sont en situation irrégulière. Cela dit, il est à noter qu’une commission spéciale a fait état de 900 logis érigés sur les terrasses des immeubles. Toutefois, signalons qu’aucun quota de logements n’a été réservé pour les habitants des caves et des terrasses, avait affirmé le directeur de l’OPGI.

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L’agro-écologie a fait son entrée dans l’écosystème oasien, en Algérie, par Tolga, dans la wilaya de Biskra, où la Station régionale de la protection des végétaux (SRPV, qui dépend de l’INPV) vient d’installer la première école d’agriculteurs aux champs sur palmier dattier, pour la formation des phœniciculteurs sur la gestion intégrée des palmeraies. Dans cette approche pratique et non académique, tout est basé sur l’observation et l’échange des expériences, expliquent les spécialistes de l’INPV dont le site donne l’information en rappelant que la wilaya de Biskra, avec son potentiel phœnicicole de plus de 41 000 hectares, vient en tête des wilayas productrices de dattes en Algérie. Les promoteurs de cette démarche de vulgarisation participative l’inscrivent «dans le cadre du développement de l’agriculture saharienne et la préservation de l’écosystème oasien » et pensent l’élargir à d’autres exploitations.  L’agro-écologie est un «élément clé de la construction de la souveraineté alimentaire», c’est ce que souligne la déclaration finale du Forum international sur l’agro-écologie qui s’est tenu en février dernier au Centre de Nyéléni, à Sélingué (Mali). En quelques mots, les participants à ce Forum ont résumé ce que l’on peut considérer comme le programme de l’agro-écologie : «la diversité des formes de production d’aliments à petite échelle qui recourent à des processus écologiques, génère des savoirs locaux, promeut la justice sociale, garantit l’épanouissement de la culture et de l’identité et renforce la viabilité économique des zones rurales». En décrivant l’agro-écologie comme «une forme de résistance majeure à un système économique qui place le profit avant la vie », ils en donnent la couleur. Ils estiment que « le modèle des entreprises du secteur agroalimentaire mène à une surproduction d’aliments qui nous empoisonnent, détruit la fertilité des sols, déboise les zones rurales, contamine l’eau et provoque l’acidification des océans, anéantissant par là même les activités de la pêche ». Ils font remarquer que « les ressources naturelles essentielles sont transformées en marchandises, tandis que l’augmentation des coûts de production force les petits producteurs à abandonner leurs terres». A l’occasion d’un symposium international sur l’agro-écologie pour la sécurité alimentaire et la nutrition, organisé en septembre 2014 par la FAO, son directeur général, José Graziano Da Silva a déclaré : «L’agro-écologie continue de croître, à la fois dans les sciences et dans les politiques. Il s’agit d’une approche qui aidera à relever le défi de mettre un terme à la faim et à la malnutrition sous toutes leurs formes, dans le contexte de l’adaptation au changement climatique de plus en plus nécessaire». Cuba est présentée comme un modèle d’agro-écologie depuis plus de 20 ans, après avoir abandonné l’agriculture industrialisée, gourmande en énergies fossiles et en pesticides pour se mettre à une agriculture biologique de proximité, diversifiée, et basée sur la traction animale. Les spécialistes qui se sont penchés sur le renouveau de l’agriculture cubaine, insistent sur le fait que les exploitations agro-écologiques seraient à l’origine de 65% de l’alimentation de Cuba, alors qu’elles n’occupent que 25% des terres agricoles. Le secret ? L’appui sur la dimension « locale» : les ressources, la production, la consommation. Pierre Rabhi, dont le nom est intimement lié à l’agro-écologie, a tout dit en affirmant que « la terre, l’eau, les espèces et les variétés animales et végétales ne sont pas des gisements de ressources, mais des biens communs garants de la vie et de la survie de tous. Ils nécessitent d’urgence d’être affranchis de la spéculation financière qui les dissipe en les livrant à des gagneurs d’argent».

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La saison des grandes chaleurs qui commence à frapper à nos portes relance le débat sur le manque d’infrastructures aquifères dans la wilaya de Guelma qui dispose de deux piscines communales… mais dans un état déplorable.

Lors de la dernière session ordinaire de l’APW, des élus avaient saisi l’opportunité de l’ordre du jour pour évoquer le cas déplorable des deux piscines communales du chef-lieu de wilaya. Des intervenants s’étonnent que ces infrastructures inestimables soient vouées à l’abandon et à l’oubli de la part des édiles, dont la mission est pourtant de répondre aux attentes de leurs administrés. Ces deux piscines réalisées avec l’argent des contribuables sont fermées depuis deux décennies et leur réhabilitation n’a pu être concrétisée par la municipalité, car les devis établis par des promoteurs seraient au-dessus des moyens de l’APC de Guelma-ville. Celle qui est implantée à la cité Gahdour-Tahar, sur les hauteurs de la ville, est livrée à elle-même et offre un aspect désolant. Elle est squattée par une famille depuis des années et les installations se dégradent au fil des ans. La deuxième, située aux abords du collège 8-Mai-1945, juste en face de l’hôtel Mermoura, avait été louée à un investisseur qui l’avait exploitée seulement durant deux ans, puisqu’elle avait fait l’objet d’une fermeture administrative pour des raisons d’atteinte aux bonnes mœurs. La wilaya de Guelma a le triste privilège d’enregistrer chaque été des températures caniculaires et les autochtones sont contraints de se calfeutrer chez eux pour se soustraire à une chaleur étouffante. Des familles et des jeunes s’étonnent que ces infrastructures ne soient pas opérationnelles pendant la saison estivale, car les déplacements vers les plages sont onéreux. De toute évidence, le wali a pris acte de ces doléances citoyennes en annonçant aux mombres de l’APW que la piscine de Gahdour va bénéficier incessamment d’une opération de réhabilitation pour accueillir la population durant l’été. « L’été à Guelma est très dur, dira un père de famille. Se rendre dans les régions côtières coûte excessivement cher pour les gens aux budgets modestes. Les habitants en quête de fraîcheur préfèrent en général leurs jardins publics », avant d’ajouter avec amertume que « les jardins et places publics en tant qu’espaces de rafraîchissement sont en nette régression du fait de l’urbanisation accélérée et de la construction d’habitations ». Ainsi, nombre d’habitants de l’antique ville romaine de Calama et des autres localités de la wilaya ayant souvent des résidences secondaires dans les douars et les montagnes, prennent le chemin de l’exode et s’y installent en famille durant cette période estivale dans leurs jardins où règnent verdure et fraîcheur. Profitant de l’existence d’un environnement verdoyant et de bassins d’irrigation, les enfants, en quête de fraîcheur et de détente, en cette période où le mercure grimpe jusqu’à 48 degrés, voire plus, s’adonnent à leur jeu favori de l’été, en particulier le plongeon et la compétition en apnée sous l’œil vigilant des parents. Toutes les idées possibles sont mises en avant pour échapper aux dards de la canicule qui sévit durant la saison estivale dans la wilaya de Guelma, notent les jeunes que nous avons rencontrés.

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