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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 23 avril 2015

Programmée pour le 20 avril, puis reportée au 21 et dans un lieu qui n’a pas été prévu, la commémoration du 20e anniversaire du printemps berbère a fini par avoir lieu à l’Université Bachir-El-Ibrahimi et comme il le fallait. « Nous sommes habitués aux bâtons dans les roues et aux tergiversations. D’ailleurs, c’est ainsi que le combat a commencé un certain 20 avril 1980 à l’Université de Tizi-Ouzou. Il n’est pas question de céder au chantage. Ils font ça pour disperser la foule et amoindrir l’importance de l’évènement en chamboulant le programme pour organiser une soirée poétique, initiée par le département des lettres arabes de l’Université El-Ibrahimi. C’est de la provocation pure et simple », nous dit un groupe d’étudiants de l’ONEA, organisateur de la journée commémorative, en collaboration avec l’association culturelle berbère Azel. Les invités ont dû se déplacer d’El Annasser centre sur plusieurs kilomètres pour prendre siège à l’amphi du département de sciences po. D’autres, déroutés et désinformés sur le lieu et l’horaire de la manifestation, ont tout bonnement rebroussé chemin. Bref, l’assistance était nombreuse, bien que le début des activités ait accusé un flagrant retard. Après un aperçu chronologique sur les principales haltes de la cause berbère, la parole a été cédée à des conférenciers, fervents défenseurs de tamazight. Pour Nacer Arbouche, membre de l’association Azel, « d’abord, c’est un honneur pour moi de me retrouver face à un auditoire composé essentiellement de cadres de demain, pour parler d’un sujet qui me tient tant à cœur qu’est tamazight. Impossible d’évoquer l’Algérie sans évoquer Massinissa, Jugurtha, la Kahina… Tamazight est parmi les langues les plus vieilles au monde. Son spectre s’étend sur 4 000 km, des îles Canaries à l’Egypte, alors que d’autres langues se sont éteintes, à l’image du latin, qui a laissé place au français, à l’anglais, l’italien… », dira-t il sous un tonnerre d’applaudissements. Il poursuit : « Notre région a connu deux grandes révoltes : la révolte de 1852 sous la houlette de Lalla Fatma n’Soumer et celle de 1871 sous les commandes d’El Mokrani et d’El Haddad. Des figures emblématiques qui ont inspiré Si M’hand Ou M’hand à organiser des poèmes à leur gloire. Et si tamazight existe toujours, c’est également grâce à la femme berbère. C’est elle le porte-drapeau de notre langue, la langue de tous les Algériens, en la transmettant de génération en génération. C’est à nous tous de nous battre bec et ongles pour non seulement la préserver, mais pour la rendre officielle. » Mokhtar Guessous, enseignant à l’université et président de l’association Asirem, prend la parole : « On n’a pas à justifier ou argumenter notre existence, nous les Berbères, pour enfin pouvoir évoquer une éventuelle promotion de la langue amazighe. C’est une langue qui existe depuis des millénaires, et c’est à vous les générations montantes de reprendre le flambeau. » Nacer Arbouche reprend la parole et revient sur le parcours houleux semé d’embuches de l’amazighité de 1945 à la répression manu militari de la conférence que devait organiser feu Mouloud Mammeri à l’université qui porte son nom aujourd’hui, traitant de la poésie berbère, pour dire : « Si, aujourd’hui, nous avons pu organiser cette rencontre ici à l’université, c’est grâce à la persévérance des militants de la cause berbère, malmenés par les autorités d’alors. » Avant de laisser place à un bouquet de chansons juvéniles, en ce 35e anniversaire du printemps berbère, au grand bonheur des étudiants.

Publié dans Région

L’Etat ne peut plus continuer à faire cavalier seul dans la bataille de la construction et de la gestion des infrastructures de base, ainsi que dans la dynamisation de l’économie nationale. En cette période de récession économique et de faiblesse managériale dans le secteur économique public, l’apport du privé devient une nécessité, voire une obligation pour alléger le fardeau sur le Trésor public et suivre l’évolution de l’économie mondiale en constante mutation. C’est ce qui ressort de la matinale du Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (Care), tenue hier à l’hôtel Hilton, à Alger, ayant pour thème « Partenariat public-privé - Une Solution en période de récession ». Les deux intervenants programmés, à savoir Samy Boukaila, spécialiste en économie et en gestion des entreprises et néanmoins P-DG de la SPA BKL Industries, et Jean Michel Mas, spécialiste en développement du secteur privé et expert senior auprès entre autres de la Banque mondiale, ont mis l’accent dans leurs interventions sur les avantages que peut tirer le pays en se lançant dans un partenariat économique public-privé (PPP). Cette formule, devenue à la mode dans les pays émergents, permettra à l’Etat de rester propriétaire, tout en profitant de l’expérience et des avantages du secteur privé. « Contrairement aux idées reçues, le partenariat public-privé vise à optimiser les ressources et améliorer la qualité du secteur ou du produit », a affirmé d’emblé Samy Boukaila, spécialiste en finance. Il ajoute : « Le PPP ne veut pas dire privatisation. Il s’agit de la délégation de certaines tâches au privé.» Ce modèle, selon lui, a donné de bons résultats ailleurs, notamment dans les pays émergents. Pour le cas de l’Algérie, l’orateur a précisé que cette formule existe déjà, puisque le port d’Alger, celui de Béjaïa, l’aéroport international Houari-Boumediene sont gérés par des partenariats entre des entreprises publiques algériennes et étrangères. Interrogé sur la limitation de ce genre de contrat en Algérie aux entreprises privées étrangères, l’intervenant a rappelé que le secteur privé algérien est à ses débuts. En d’autres termes, il n’a pas encore acquis le savoir-faire et l’expertise dont a besoin le secteur public. Prenant la parole, Jean Michel Mas essayera de donner une définition du PPP. « Le PPP est un arrangement contractuel sur le long terme par lequel le secteur public transfère au secteur privé tout ou une partie des responsabilités de conception, de financement, de construction, d’exploitation et de maintenance d’une infrastructure économique ou sociale », dit-il. En outre, il a tenté de rassurer ceux qui croient que cette formule ouvrira la porte au privé pour brader les richesses et gagner énormément d’argent sur le dos de l’Etat et du citoyen. « Les contrats PPP permettent aux gouvernements de déterminer eux-mêmes les tarifs des usgers », rassure-t-il. Il poursuit : « Les contrats PPP permettent aux gouvernements de déterminer les niveaux de standard à atteindre et les normes à respecter. Le gouvernement est toujours impliqué dans la supervision du contrat PPP et s’assure ainsi que les objectifs de service public sont bien respectés. » Il est courant de voir des acteurs internationaux s’associer à des entreprises locales qui ont une bonne connaissance du terrain. Cela mène souvent à des transferts d’expertises, voire la création de nouveaux « champions » locaux en infrastructures. L’expérience internationale montre en outre que les PPP sont créateurs d’emplois à la fois durant la construction et l’exploitation, avance-t-il, avant de noter que l’expérience montre que malgré les coûts de financement plus élevés, les PPP sont profitables pour le gouvernement du fait des gains d’efficacité apportés par le secteur privé. Toujours concernant les avantages du PPP, il dira que de mode de gestion est conçu pour répondre aux objectifs de ses politiques publiques, compléter les autres méthodes de passation des marchés publics et de fourniture des services publics, et à mettre œuvre en fonction des ressources disponibles dans les secteurs public et privé. En ce qui concerne l’Algérie, il a souligné l’absence d’un cadre juridique spécifique pour ce genre de partenariat. « Le code des marchés publics et le code des investissements ne parlent pas de PPP, néanmoins, nous avons des exemples à citer dans la gestion de l’eau à Alger et Oran, le port d’Alger et autres. Ce sont des exemples réussis qu’il faut valoriser », a-t-il dit. Il précisera que le cadre législatif autour du PPP est un facteur important.  Il a estimé, toutefois, qu’avant d’en arriver au cadre législatif, il faudra s’assurer de la fluidité des capitaux. Les projets dans le cadre des PPP doivent être, selon lui, «bancables». «Le marché des capitaux financiers doit être vigoureux et les partenariats à très long terme. Les deux parties doivent partager les mêmes objectifs. Et c’est l’Etat qui doit non seulement assurer le montage du contrat, mais de plus veiller sur ces objectifs. Il est très important de bien choisir les acteurs, public et privé, dans le PPP. C’est une phase déterminante», a-t-il signalé. Les expériences dans ce créneau ont démontré, a-t-il constaté, que les PPP sont très performants, plus que les marchés classiques, en matière d’efficacité. En termes de compétitivité, elle intervient, a-t-il indiqué, quand l’Etat lance un appel d’offres après l’élaboration d’un cahier des charges. «L’appel d’offres stipule l’accès aux meilleurs entrepreneurs qui présentent les meilleures prestations. En conséquence, on aura les meilleurs services», a-t-il affirmé. Présent dans la salle, l’ambassadeur de Brésil à Alger a présenté brièvement l’expérience de son pays dans ce domaine. « Au Brésil, on s’est doté en 2003 d’une loi spécifique pour encadrer les PPP. Depuis, des projets importants, tels que les stades du Mondial, ont été réalisés avec succès grâce à cette formule que nous avions étendue aux secteurs de la santé et de l’éducation », témoigne-t-il. De plus, il a fait remarquer que le PPP permet la mobilisation des fonds privés pour financer de grands projets. Autrement dit, le PPP offre une opportunité à l’Etat de diversifier ses ressources, notamment pendant les périodes de récession économique.

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«L’Algérie et le Mexique aspirent à développer un partenariat fort et diversifié à même de répondre aux attentes des deux pays, lesquels partagent des relations historiques», a indiqué hier M. Lamamra, lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire mexicain aux Relations extérieures, José Antonio Meade Kuribrena, en visite en Algérie. Le ministre a mis l’accent sur le développement de la coopération bilatérale, faisant observer que les entretiens qu’il a eus avec le chef de la diplomatie mexicaine ont permis de percevoir des «perspectives prometteuses» quant à la coopération bilatérale dans divers domaines.  M. Lamamra a appelé à «s’inspirer» des résultats enregistrés par le Mexique, «pays ayant réussi à diversifier son économie et ses exportations», rappelant que le Mexique est un pays producteur de pétrole. Pour ce qui est du partenariat avec l’Afrique, M. Lamamra a indiqué que «l’Algérie pourrait offrir au Mexique la possibilité d’entrer dans le continent à travers cet immense portail qu’est l’Algérie». S’agissant des relations internationales, le chef de la diplomatie algérienne a rappelé que l’Algérie et l’Afrique «ont travaillé ensemble dans le cadre des Nations unies», ajoutant que le continent africain se «réjouit» du soutien que le Mexique «a toujours apporté aux causes africaines». Il a ajouté que les deux pays «coordonnent» leurs efforts dans les relations internationales, notamment à la veille du Congrès international sur la non-prolifération des armes nucléaires, du Sommet mondial sur le climat, prévu en France à la fin de l’année 2015 et du 70e anniversaire de l’ONU. De son côté, le secrétaire mexicain aux Relations extérieures, José Antonio Meade Kuribrena, a indiqué que l’Algérie est un interlocuteur «clé» en Afrique et dans le monde arabe, exprimant l’«appui» de son pays au rôle et efforts en faveur de la paix et de stabilité dans la région. Sur le plan bilatéral, le chef de la diplomatie mexicaine a fait part de la volonté de son pays de «continuer à travailler pour le renforcement de ses relations avec l’Algérie». Au sujet des échanges commerciaux entre les deux pays, il a précisé qu’il était de l’ordre de 300 millions de dollars en 2014, un chiffre, a-t-il relevé, «qui ne reflète pas les potentialités des deux pays».M. Kuribrena a indiqué, à cet effet, que le Mexique «s’engage à œuvrer à hisser ce chiffre à la hauteur des capacités et des moyens des deux pays». Par ailleurs, deux accords de coopération et un mémorandum d’entente ont été signés entre l’Algérie et le Mexique. Il s’agit d’un mémorandum d’entente de coopération académique et diplomatique entre l’Institut de la diplomatie et des relations internationales (IDRI) et l’Institut mexicain Mateas-Romero. Un accord a été signé entre l’agence Algérie presse service (APS) et l’Agence de presse mexicaine Notimex. Un accord de coopération triangulaire entre le Conseil national économique et social (CNES), le Conseil national d’évaluation des politiques de développement social, et l’UNICEF a été également signé.

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Le niveau devrait être assez élevé pour les athlètes qui souhaitent améliorer leurs performances par rapport à la dernière édition. Les épreuves de la 52e édition du championnat d’Algérie d’haltérophilie ont débuté mardi soir au palais des sports Hamou-Boutlelis d’Oran, en présence des membres de la Fédération algérienne d’haltérophilie (FAH). Cet évènement sportif, organisé par la Ligue oranaise, regroupe, cinq jours durant, plus de 300 athlètes de 35 clubs représentant 13 ligues de wilaya du pays dans les épreuves de l’arraché et de l’épaulé-jeté. Les deux premières journées sont réservées aux cadets (garçons et filles) avec la participation de 160 concurrents. Les juniors garçons entreront en lice dans la journée de jeudi, tandis que la catégorie féminine, composée de 50 athlètes, sera à l’épreuve vendredi. Les seniors clôtureront vendredi et samedi cette compétition, officiée par 31 arbitres. Un niveau technique assez relevé est attendu, selon les techniciens, chez l’ensemble des catégories, notamment les jeunes et les féminines, avec la participation de l’élite. Cette compétition, inscrite au programme de la FAH, devra servir de test d’évaluation des athlètes déjà sélectionnés en équipe nationale, dont l’objectif reste les Jeux africains de la jeunesse 2018 (JAJ-2018), qualificatifs aux Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) d’été en 2018, a indiqué le directeur technique national, Yahia Zaïdi. Rappelons la grande performance réalisée par le jeune haltérophile algérien Aymen Touairi, qui a décroché trois médailles d’or lors du 12e championnat du monde d’haltérophilie cadets et cadettes, disputé du 8 au 12 avril à Lima (Pérou), avec la participation de 28 nations représentées par 180 athlètes (garçons et filles). L’Algérie avait pris part à ce championnat du monde avec ses haltérophiles cadets Aymen Touairi (94 kg), Fares Touairi (62 kg), Ismaïl Rabhi (56 kg) et les cadettes Ikram Cherara (69 kg) et Bouchra Hireche (69 kg). Aymen Touairi est monté sur la plus haute marche du podium de la catégorie (94 kg) avec une charge de 142 kg (arraché), 176 kg (épaulé-jeté) et un total de 318 kg. Comme performance, il s’agit d’une première dans les annales de l’haltérophilie algérienne, surtout chez les jeunes catégories. La précédente édition du championnat d’Algérie d’haltérophilie, tenue à Béjaïa en 2014, avait enregistré la pulvérisation d’une vingtaine de records d’Algérie, toutes catégories confondues.

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Les transports en commun ont commencé à se développer dans les grandes villes algériennes, notamment à Alger, mais sans arriver encore à décongestionner véritablement le trafic automobile. C’est pourtant la solution préconisée par les experts pour faciliter les déplacements en ville et pour réduire la pollution de l’air qui empoisonne le milieu urbain.

Ils proposent même aux pouvoirs publics de réfléchir à la réduction des tarifs pour inciter les automobilistes à laisser leurs voitures au garage, ce qui contribuera à réduire les nuisances liées aux gaz d’échappement. Les aménagements sur le réseau de voies de circulation, à travers, par exemple, la réalisation de trémies, n’ont pas donné de résultats tangibles. Par contre, le développement des transports en commun peut produite immédiatement son effet. Des spécialistes étrangers, se basant sur des études faites dans leur pays, affirment que là où passe le tramway, la qualité de l’air a tendance à s’améliorer. Cette conclusion concerne particulièrement la concentration en dioxyde d’azote qui devient particulièrement faible grâce au tramway. En Algérie, l’absence de réseaux de surveillance de la qualité de l’air en milieu urbain ne permet pas de connaître l’impact des nouveaux transports verts mis en circulation à Alger et dans d’autres villes. Sans instruments de mesure de la pollution et sans études épidémiologiques qui établiraient leur impact, il est difficile d’affronter efficacement les problèmes de pollution créés par la circulation automobile. Il y a une sorte d’insouciance pour les nuisances urbaines qu’il s’agisse de la pollution de l’air ou du bruit, dont l’impact sur la santé de la population est avéré, mais encore indéterminé. Les premières statistiques disponibles concernant la fréquentation des transports verts par les Algérois, montrent qu’ils ont du succès. Ainsi, 180 000 à 200 000 personnes utilisent le téléphérique de Oued Koreiche à Bouzareah (Alger), qui a été mis en service en septembre 2014, pour desservir trois stations en 12 minutes sur une ligne de 2,9 km à une hauteur de plus de 360 mètres, a affirmé le directeur technique des téléphériques de la wilaya d’Alger, Boumediène Larbi, cité par l’APS. La même source indique qu’entre 1500 et 1800 personnes ont emprunté quotidiennement le téléphérique d’El Madania contre 2000 pour celui de Riadh el Feth. Plus globalement, l’entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger (ETUSA), qui gère les lignes de transports urbains à Alger par autobus et par câbles (quatre téléphériques et une télécabine), a transporté 22 millions de personnes en 2014 sur 72 lignes à Alger, dont 22 lignes pour le transport de nuit. Dans une démarche pragmatique, sans rapport évident avec les problèmes de pollution, des projets sont mis en œuvre pour améliorer le transport public en commun. On apprend que l’ETUSA disposera à l’avenir d’un total de 1000 bus contre 250 actuellement pour couvrir les 57 communes de la wilaya d’Alger. Par ailleurs, le leader mondial du téléphérique Poma a annoncé la création d’une société mixte algérienne, l’Entreprise de transport algérien par câbles (ETAC) sur la base de la formule 49/51 : 49 % pour le groupe italo-français, 41 % pour l’ETUSA et 10 % pour l’Entreprise du métro d’Alger (EMA). Elle est appelée à assurer la gestion de l’ensemble des appareils urbains de transport par câble du pays. Selon Poma, l’Algérie possède le plus grand nombre d’appareils de transport urbains par câbles au monde : onze en service à Alger, Blida, Constantine, Oran et Tlemcen et sept en projet.

Publié dans Environnement

Réalisé par Ahmed Rachedi en se basant sur un scénario adapté du roman de Mohamed Maarafia, le tournage des premières séquences du film Les sept remparts de la citadelle a été lancé mardi dernier sur la place Si-El-Haoues de Constantine. Produit par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), avec le soutien du ministère de la Culture, les prises de vues du long métrage devraient, par ailleurs, se poursuivre durant quatorze semaines dans les wilayas de Constantine, Alger, M’sila, Mostaganem et Batna. Quant au casting réalisé par Hamid Aktouf, il retient notamment, a indiqué par la même occasion le réalisateur à l’APS, les acteurs Hassan Kechache et Youcef Sehiri interprétant respectivement les rôles de Mustapha Ben Boulaïd et du colonel Lotfi. Ne révélant pas pour l’instant de sortie précise, la trame du film, normalement reprise du roman éponyme Les sept remparts de la citadelle de Mohamed Maarafia, reste également très vague. Le producteur se contentant de publier un très court synopsis : « En 1830, la France envahit l’Algérie. Après quelques décennies, la citadelle coloniale a été construite et la métropole a exploité l’Algérie. Un vieil homme a été choisi comme un personnage symbolique, Hadj Laïd. En novembre 1954, Thebli, son bien-aimé fils, commence à assiéger l’ancienne maison. Mais il est repoussé à chaque attaque par Lucien. Cependant, il était fou et assoiffé de vengeance qu’il est resté ferme à chaque humiliation… » Apparaissant comme une duel entre deux mondes, deux conceptions, bien qu’il est ajouté que « Lucien est (…) une personne ayant un réel et profond attachement à la terre d’Algérie », le réalisateur a également indiqué à propos de son film que Les sept remparts de la citadelle a pour objectif de porter à l’écran « la colère de l’Algérien dépossédé violemment de sa terre, la dure réalité des colonisateurs, spoliateurs, et l’obstination et la volonté à combattre sans recul pour restituer sa terre ». Par ailleurs, soulignant l’importance de « creuser dans le passé et de recouvrer une mémoire collective millénaire », le réalisateur Ahmed Rachedi a indiqué à l’occasion du lancement du tournage du film Les sept remparts de la citadelle qu’il comptait travailler en parallèle à la réalisation d’une série de films sur la guerre de Libération. Des films visant notamment à «exhumer des pans de l’histoire de l’Algérie et des périodes cruciales ». Considéré comme l’un des plus connus cinéastes algériens, Ahmed Rachedi est notamment l’auteur du célèbre film L’opium et le bâton sorti en 1969 ou plus récemment Mostefa Ben Boulaïd (2009).

Publié dans Culture

Rien ne va plus au barreau d’Oran. Des avocats ont décidé de passer, depuis hier, à une grève de la faim illimitée pour dénoncer « le détournement des fonds de leur bâtonnat par le chef de barreau ».

Maître Naït Salah Belkacem a menacé de saisir les instances internationales, notamment Transparency International (TI), sur cette affaire. Lors d’un point de presse organisé hier à Alger, maître Naït Salah a accusé le bâtonnier, maître Wahrani El Houari, d’avoir détourné l’argent du barreau. « J’estime l’argent disparu du barreau à quelque 27 milliards de centimes », a-t-il révélé. Il a rappelé que le bâtonnier a encaissé 6 millions de dinars pour financer l’entreprise de son fils. Il a précisé qu’il a engagé des actions en justice, mais sans suite. Maître Naït Salah a laissé entendre que son adversaire bénéficie d’un soutien et qu’il est influent, d’où le non-aboutissement des différentes plaintes déposées contre lui. « Je mène un combat pour la vérité depuis plusieurs années, mais j’ai décidé de faire une grève de la faim pour interpeller les concernés sur cette grave affaire », a-t-il encore dit, en présence de maître Belkacem Saidoune Souad, une autre victime du bâtonnier, et d’un jeune avocat stagiaire radié pour avoir « fréquenté les adversaires du bâtonnier ». Les avocats grévistes de la faim ont estimé que les faits dont ils accusent le bâtonnier « sont vérifiés et les dossiers peuvent être consultés ». Ils ont souligné que concernant les cotisations des avocats affiliés au barreau, la somme est de 70 000 DA, sauf qu’à Oran, ils ont décidé d’exiger 76 000 DA. Maître Aït Salah s’est interrogé, pour sa part, sur le silence de la justice, qui, au lieu de poursuivre l’accusé, puisque les faits reprochés sont vérifiés, accuse maître Naït Salah des mêmes délits qu’il reprochait au président du barreau. « Je suis poursuivi pour divulgation de secrets, de diffamation et de déclarations mensongères », a-t-il dit, précisant que maître Belkacem Saidoune était en justice contre son ex-mari, qui exerce une influence sur le barreau, pour empêcher la justice d’appliquer ses décisions dans les 270 millions de centimes qu’il doit payer comme pension alimentaire à ses trois filles. « J’ai été radiée du barreau », a-t-elle ajouté, précisant qu’elle a été orientée vers un autre barreau, mais sans pouvoir y exercer, du fait, justifie le bâtonnier, que le ministre serait contre cette décision. « 94 autres avocats ont été soit suspendus, soit radiés du barreau d’Oran par l’actuel bâtonnier », a-t-elle révélé, avant que maître Debbouz n’interpelle l’Union nationale des barreaux sur cette affaire.

Publié dans Actualite archives

L’Arabie saoudite s’est octroyée, avec le soutien de l’Egypte, des monarchies du Golfe et du Maghreb ainsi que la bénédiction des Etats-Unis et de l’Europe, une zone d’influence à coup de raids, où elle pourra faire et défaire les régimes à sa convenance. Après presque un mois de frappes aériennes où les dégâts collatéraux sont plus importants que la destruction des cibles militaires annoncées, la coalition conduite par la monarchie wahhabite a annoncé, mardi dernier, la fin de l’agression contre le Yémen. Cependant, l’Arabie saoudite s’est réservée le droit de mener des frappes quand elle juge nécessaire de le faire. C’est ainsi que l’aviation de la coalition a lancé hier de nouveaux raids contre des positions houthistes pour soutenir les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi. Ces raids étaient destinés à desserrer l’étau autour de la Brigade 35 blindée, fidèle à M. Hadi et dont le camp près de Taëz (sud-ouest) venait d’être investi par des rebelles chiites Houthistes. Un rassemblement de ces derniers a aussi été visé dans la même ville. Le porte-parole de la coalition, le général Ahmed El-Assiri, a souligné en outre que le blocus maritime du Yémen serait maintenu. L’annonce de l’arrêt des frappes aériennes conduites quotidiennement par Riyad a été saluée aussi bien par Téhéran que par Washington, qui ont appelé séparément à la relance de négociations pour une solution politique. Cependant, en dépit du succès revendiqué par Riyad pour la campagne aérienne de quatre semaines visant à restaurer l’autorité de Hadi, la capitale Sanaa reste aux mains des rebelles et de violents affrontements continuent de secouer le sud du pays. Des combats ont ainsi opposé hier les rebelles aux partisans du président Hadi à Taëz et dans les villes sudistes d’Aden, de Dhaleh et de Houta, selon des résidents. L’agression orchestrée par l’Arabie saoudite vise, au-delà des objectifs géopolitiques de réduire l’influence iranienne et le chiisme dans la Péninsule arabique, à rééquilibrer les rapports de forces militaires afin de permettre au pion de Riyad de pouvoir négocier une solution politique qui leur serait favorable. Ce calcul révèle la méconnaissance des Yéménites au-delà de leur appartenance confessionnelle. Le spectre d’une guerre civile plane de plus belle sur le pays. Washington et Téhéran espèrent que la fin des frappes aériennes ouvre la voie à des négociations pour une solution politique à la crise yéménite.

Arrêt de la campagne aérienne Tempête décisive C’est à ce titre que les Etats-Unis se sont félicités de la décision de la coalition d’arrêter la campagne aérienne et ont appelé à une relance du processus politique. «Les Etats-Unis saluent l’annonce par le gouvernement d’Arabie saoudite et ses partenaires de la coalition de la fin de l’opération ‘‘Tempête décisive’’», a déclaré à l’AFP Alistair Baskey, porte-parole du Conseil de sécurité nationale. «Nous continuons à soutenir la reprise d’un processus politique avec l’aide de l’ONU et la facilitation de l’aide humanitaire», a-t-il poursuivi. L’Iran, pour asa part, a salué la fin de la campagne aérienne, estimant que c’était un «pas en avant» vers un règlement politique. Il n’y a «pas de solution militaire» au conflit yéménite a déclaré la porte-parole de la diplomatie, Marzieh Afkham. Elle a dit espérer que des mesures rapides seront prises pour l’acheminement de l’aide humanitaire et que les conditions seront réunies pour l’établissement d’un dialogue entre les factions yéménites en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale.  Hier, l’Iran a révélé avoir entamé des consultations régionales «dès les premières heures» des frappes au Yémen pour tenter de négocier la fin «inévitable» de ces opérations. L’annonce de la fin de la campagne aérienne est intervenue après des mouvements de l’US Navy qui a rapproché un porte-avions du Yémen pour surveiller un convoi de navires iraniens soupçonnés de se diriger vers ce pays. Ce déploiement permet aux Etats-Unis de «préserver leurs options», selon le Pentagone. Simultanément à l’arrêt des raids, la coalition a annoncé le début d’une nouvelle phase, baptisée «Redonner l’espoir», en vue de la reprise du processus politique au Yémen, la fourniture d’une aide humanitaire et la «lutte contre le terrorisme» dans un pays où Al-Qaïda reste très actite et où la situation humanitaire a atteint un niveau alarmant. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde, mardi dernier, contre un effondrement imminent des systèmes de santé, en raison de pénuries de médicaments et de coupures permanentes d’électricité. L’OMS a fait état d’un bilan de 944 morts et 3487 blessés - civils et militaires - au Yémen entre le 19 mars et le 17 avril. Selon le ministère saoudien de la Défense, les frappes aériennes sont parvenues «avec succès à éliminer les menaces pesant sur la sécurité de l’Arabie saoudite et des pays voisins». Il a fait état de la «destruction d’armes lourdes et de missiles balistiques qui avaient été saisis par la milice Houthiste et les forces de (l’ex-président) Ali Abdallah Saleh dans des bases et camps de l’armée». Dans un discours retransmis à la télévision depuis Riyad, où il est réfugié, le président Hadi a promis «la victoire». «Nous allons bientôt retourner dans notre patrie, à Aden et à Sanaa», a-t-il assuré. On a appris aussi que les houthistes ont libéré le ministre de la Défense, un frère du président Abd Rabbo Mansour Hadi  et un officier de l’armée qu’ils avaient capturés le 25 mars dans le sud du pays, a annoncé une source proche du médiateur. « Le ministre de la Défense, Mahmoud el-Soubeihi, le général Nasser Mansour Hadi (frère du président) et le général Fayçal Rajab ont été libérés », a affirmé cette source à l’AFP. Enfin, des témoins ont fait état de l’élimination de six membres présumés d’Al-Qaïda dans la nuit de mardi dernier, dans une attaque de drone américain contre leur voiture à Moukalla, capitale de la province du Hadramout (sud-est) contrôlée depuis début avril par le réseau.

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Il aura fallu l’intervention de l’armée pour mettre un terme aux violences xénophobes dont est le théâtre ces derniers temps l’Afrique du Sud. L’armée sud-africaine est intervenue pour la première fois dans la nuit de mardi à mercredi pour lutter contre les récentes violences xénophobes qui ont fait sept morts, lors d’une opération menée avec la police sur un point chaud de Johannesburg. Onze suspects ont été arrêtés et le produit de pillages de magasins tenus par des immigrés africains a été trouvé lors du raid. Alors que les militaires encerclaient la zone, des policiers ont lancé le raid contre un foyer de travailleurs sud-africains, théâtre d’incidents, quatre nuits auparavant. Tandis qu’un hélicoptère survolait la zone, la police a perquisitionné un à un les étages du foyer. L’engagement de l’armée et cette démonstration de force nocturne surviennent alors que le calme est quasiment revenu depuis quelques jours. Mais il s’agit aussi d’une opération pour démontrer aux Sud-Africains et au monde entier que le pouvoir ne reste pas passif. Le gouvernement sud-africain a été abondamment accusé de n’avoir pas pris au sérieux ces violences pendant plusieurs jours fin mars et début avril, pour ne réagir finalement que lorsque la société civile et la communauté internationale, et notamment africaine, les victimes étant originaires d’autres pays d’Afrique, se sont émues. La violence xénophobe est pourtant un phénomène endémique dans les townships sud-africains, et des émeutes anti-étrangers avaient déjà fait 62 morts en 2008, ternissant durablement la réputation du pays de Nelson Mandela. Le président, Jacob Zuma, devait d’ailleurs engager, hier, un dialogue avec les parties prenantes sur les questions d’immigration en Afrique du Sud, dont les mines recrutent des travailleurs étrangers depuis plus de cent ans. Le chef de l’État a également prévu de rencontrer aujourd’hui, les représentants des réfugiés et demandeurs d’asile, tandis que de multiples associations appellent à une manifestation à Johannesburg pour dire non à la xénophobie. «Le président entend instaurer un partenariat durable avec les parties prenantes dans le pays afin que les agressions honteuses d’étrangers ne se répètent plus grâce à une meilleure gestion de l’immigration», selon un communiqué de la présidence. Dans un gage donné à ceux qui, comme le roi coutumier des Zoulous, à l’influence morale non négligeable, réclament des contrôles renforcés aux frontières, le président Zuma a déjà annoncé le transfert de 350 militaires au ministère de l’Intérieur «pour travailler comme agents d’immigration aux postes frontières».

LE ROI DES ZOULOUS A JOUE AVEC LE FEU Lorsqu’il paraît drapé d’une peau de léopard, le roi des Zoulous renvoie à ses sujets l’image d’un puissant chef coutumier à l’incontestable autorité morale. Et même si ses pouvoirs ne sont que symboliques, il a été accusé d’avoir déclenché la dernière chasse aux immigrés qui a fait au moins sept morts en Afrique du Sud. Goodwill Zwelithini kaBhekuzulu, 66 ans, a, selon les médias locaux, appelé fin mars les étrangers à «faire leurs bagages et s’en aller». Devant l’ampleur des violences xénophobes qui ont éclaté d’abord à Durban - la métropole du pays zoulou - puis à Johannesburg, le souverain a dû prendre la parole en public cette semaine, et appeler au calme. Pour une fois vêtu d’un costume à l’occidentale, le roi n’a, assure-t-il, jamais ordonné à ses sujets d’attaquer des étrangers. «Si j’avais dit ça, il ne resterait plus rien!», a-t-il ajouté. Si l’Afrique du Sud post-apartheid est une République, l’article 12 de sa Constitution reconnaît plusieurs milliers de chefs traditionnels, dont dix rois et une reine. Nelson Mandela, fondateur de la «Nation Arc-en-ciel», était lui-même issu de la famille royale des abaThembu, qui règne sur un morceau du Transkei, au sud du pays. Goodwill Zwelithini est le plus influent des monarques, sa juridiction s’étendant théoriquement sur près de 12 millions de personnes. Les Zoulous, principale ethnie du pays originaire de l’est, représentent plus du cinquième de la population sud-africaine. Comme ses collègues couronnés, le roi zoulou reçoit du gouvernement sud-africain 1,3 million de rands (100 000 euros) par an. Le gouvernement provincial du KwaZulu-Natal lui verse en outre plus de 50 millions de rands (4 millions d’euros) pour l’entretien de ses sept palais, ses six femmes et ses 28 enfants.

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Ils sont en moyenne dix cas de conjonctivite bactérienne qui sont enregistrés quotidiennement durant ce mois, selon des sources hospitalières. En effet, le printemps à peine entamé que le microbe refait surface. La plupart des cas sont enregistrés au niveau des services d’ophtalmologie relevant des établissements publics de santé de proximité (EPSP). Du coup, le sérum salé est très demandé au niveau des officines, puisque c’est le moyen le plus pratique pour purifier les yeux des symptômes de cette maladie. Selon des médecins, parmi les causes responsables de l’apparition de la conjonctivite, les poussières qui peuvent être chargées de bactéries ou encore la mauvaise qualité de l’eau ainsi que le taux élevé d’humidité. Les spécialistes préconisent ainsi le traitement de la maladie dès l’apparition des premiers signes pour limiter sa propagation aux autres membres de la famille. En effet, un traitement précoce limite considérablement les risques de contagion et permet du coup de circonscrire son caractère épidémique. L’année dernière, la direction de la santé d’Oran (DSP) a recensé plus de 9 000 cas de conjonctivite à travers la wilaya, dont 38% relevés chez des enfants de moins de 15 ans. Soit une moyenne de 30 cas par jour. La grande majorité des cas ont été diagnostiqués dans les établissements du secteur public (EHS et EPSP), où tous les malades ont été pris en charge. Dans le jargon médical, une conjonctivite est une inflammation de la muqueuse recouvrant la face intérieure des paupières et la surface de l’œil. Les principales causes de la maladie sont d’origine virale, bactérienne, allergique et traumatique. C’est pourquoi, les traitements seront adaptés à la cause. Lorsque la conjonctivite est causée par les allergies, il n’y a pas de conséquences graves. Au contraire, une conjonctivite d’origine bactérienne ou virale non traitée peut entraîner des lésions de la cornée et amener à la cécité. Un nettoyage minutieux des yeux avec des compresses stériles suffit généralement à traiter l’infection virale en quelques jours. Mais le médecin peut également prescrire un collyre antibiotique. La conjonctivite virale ou bactérienne peut être très contagieuse. Il faut alors éviter tout contact avec les larmes du patient et éviter d’utiliser les mêmes mouchoirs et les mêmes serviettes. Loin du point de vue des médecins, pour nos mères et même grands-mères, cette situation est tout à fait ordinaire. Une vieille dame nous a dit à ce propos : « On s’attend chaque année durant cette période qu’er-r’med (conjonctivite) refait surface, c’est avec l’huile d’olive qu’on peut la traitée. » En somme, la prévention demeure le meilleur moyen de faire face à la prolifération de cette contagion.

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