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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 29 avril 2015

Reporters : Bonjour (ou plutôt : bonsoir, vu le décalage horaire) Kai Krienke. Le net rend des services insoupçonnés et pourtant devenus évidents, comme notre entretien, n’est-ce pas ?... Alors, quel rapport y a-t-il entre Brooklyn, New York et Jean Sénac l’Algérien ? Kai Krienke : New York est le centre culturel, littéraire et artistique des Etats-Unis ainsi que la Mecque du mouvement Beat des années 50 et 60. Il y a eu la Harlem Renaissance, et tous les écrivains et poètes afroaméricains chers à Sénac. Vu d’ici, Sénac est un Beat algérien. Je vis moi-même à Brooklyn, ainsi que mon directeur de thèse, Ammiel Alcalay, qui est critique et poète et qui fait partie de cette génération d’intellectuels qui ont émergé dans les années 60 et 70. Ammiel Alcalay, qui travaille depuis longtemps sur les poètes dit « Beats », est un habitant de Brooklyn depuis de longue date. Donc, je dirais qu’il y a un lien par l’intermédiaire d’une certaine culture et d’une communauté de poètes qui vivent à Brooklyn…

Tu viens justement d’éditer un livre de documents sociohistoriques et littéraires sur Sénac. Peux-tu nous situer cette édition ? Oui, c’est un livret en deux parties publié par la revue annuelle Lost & Found. La revue est dirigée par Ammiel Alcalay, professeur au département d’anglais au Graduate Center de la City University de New York (université publique de la ville de New York), ainsi qu’à Queens College (également partie de CUNY ) où il enseigne au sein du département de langues et de cultures classiques, asiatiques et moyen-orientales.. Lost & Found publie principalement des travaux inédits d’archives sur la « nouvelle poésie américaine » (New American Poetry) des années 50, 60 et 70, comprenant William S. Burroughs, Langston Hughes, Amiri Baraka, Muriel Rukeyser, Robert Duncan, Joanne Kyger, Jack Spicer, Charles Olson, Jack Hirschman et d’autres. Ce sont des contestataires de l’ordre établi qui ont trouvé dans la poésie un espace politique pour un autre langage, un peu comme Sénac. Quand j’ai commencé à travailler sur Sénac, ayant étudié tous ces poètes, j’ai trouvé que Sénac avait plus de lien avec la New American Poetry qu’avec ce qui se faisait ailleurs.

Ainsi, Sénac pénètre le Nouveau monde, les USA, par le nouveau siècle… Oui, si l’on veut. Jean Sénac est le premier poète non américain de la série (la 5e depuis 2009). Mais c’est évidemment un travail sur la vie active de Sénac, c’est-àdire durant la deuxième partie du XXe siècle. C’est comme cela que les deux livrets que je publie comprennent une sélection de lettres échangées entre Sénac et Mohammed Dib, entre 1951 et 1953, une sélection de notes prises par Sénac lors des « Rencontres de la jeune poésie algérienne de Constantine » en 1972 et à peu près un tiers de son manifeste Le Soleil sous les armes, publié en 1957. Tous les documents sont traduits du français à l’anglais et présentés par moi-même. Les lettres entre Sénac et Dib tout comme les notes de Constantine viennent des archives personnelles de Hamid Nacer-Khodja. Les autres proviennent soit de la Bibliothèque nationale d’Alger, soit des archives des Fonds littéraires méditerranéens de la Bibliothèque de l’Alcazar, à Marseille, en France.

Peux-tu nous détailler plus précisément ces trois séries de documents et à quoi elles correspondent dans la voie littéraire et poétique de Jean Sénac ? Ces trois séries de documents représentent trois étapes dans la trajectoire de Sénac tout comme dans celle de la poésie algérienne dont il est inséparable : - d’abord, la période coloniale et le défi de créer une jeune littérature proprement algérienne, révélée et promue par des revues comme Soleil, Terrasses et d’autres. Cette partie est composée de séries de lettres inédites que Sénac échange avec le romancier Mohammed Dib bien avant la guerre (1951-1953) ; l’objet en est le lancement d’une nouvelle revue littéraire. Sous l’ombre de la guerre de libération qui éclatera en 1954, Sénac veut réunir de jeunes écrivains et de plus anciens dans une tentative visionnaire de forger une nouvelle culture algérienne réunissant toutes les composantes d’alors, à l’exclusion de la fraction coloniale. - deuxièmement, la période de la guerre et le rôle de la poésie comme véhicule de résistance. Cette partie du livre est une sélection de passages du manifeste de Sénac, Le soleil sous les armes écrit à Paris en 1957. Le manifeste s’adresse à la fois aux publics algérien et français, ainsi qu’à son ancien ami Albert Camus (dont il est séparé par des différences politiques concernant l’appréciation de cette guerre et ses objectifs). Le soleil sous les armes est une tentative de réponse poétique à la violence déchirant les deux sociétés durant cette guerre. - la période postindépendance enfi n et le début d’une crise sociale, politique et culturelle importante parmi les jeunes poètes algériens, tant de langue française que de langue arabe. Cette troisième série de documents comprend des notes manuscrites de Sénac prises lors d’une rencontre de jeunes poètes algériens à Constantine, en 1972, dix ans après l’indépendance… Cela étant, il faut dire que bien que clairement situé en Algérie, Sénac était un citoyen du monde et a pris ses modèles poétiques chez Walt Whitman, Arthur Rimbaud, Vladimir Maïakovski, Federico Garcia Lorca, les Beats et le Mouvement des arts nègres. Ces documents uniques représentent les genres et les modes d’intervention distincts, de la correspondance personnelle, depuis l’adresse politique jusqu’à la médiation publique des poètes, et permettent de focaliser l’attention sur une fi gure culturelle majeure du XXe siècle, malheureusement encore en grande partie inconnue. Je crois qu’en dehors d’une collection de poèmes traduits et édités par Katian Sainson et David Bergman publiés en 2010, puis maintenant le mien, il n’existe rien d’autre aux USA sur Sénac… Il n’y a pour l’instant aucun ouvrage disponible en anglais sur Sénac destiné au large public. Oui, c’est un terrain à construire, tant il est mal connu pour l’instant. Ma thèse de doctorat, intitulée « Jean Sénac et le langage commun d’une poétique révolutionnaire » ( Jean Sénac and the Common Language of Revolutionary Poetics), soumise en 2015, est à ma connaissance une première aux Etats-Unis et j’espère pouvoir la publier d’ici quelques années. A mon sens, Sénac est non seulement un poète central en Algérie, mais un des grands poètes du XXe siècle. En travaillant sur ma thèse, je me suis rendu compte que Sénac était très proche d’esprit d’un grand nombre de poètes américains, eux-mêmes méconnus au sein d’une certaine culture américaine, celle des Beats, mais aussi avant eux, de poètes sortis de la guerre froide et désirant produire un langage poétique nouveau. Beaucoup étaient, comme Sénac, homosexuels et revendiquaient une liberté de corps comme une liberté d’action politique.

Et de ton itinéraire personnel, que peux-tu nous dire ? Pour la petite note biographique, je suis moi-même né à New York, j’ai grandi en Suisse et suis retourné vivre à New York en 1998 pour y poursuivre mes études universitaires à NYU (New York University). J’ai continué mes études de doctorat à la City University de New York, en littérature comparée, me dédiant principalement à la poésie américaine du XXe siècle avant de découvrir tout à fait par hasard le travail de Jean Sénac. En fait, je suis tombé sur Sénac tout à fait par hasard : en parlant avec un collègue universitaire qui m’avait parlé de sa correspondance avec Camus. A l’époque, je connaissais encore très peu l’Algérie et même Sénac. Mon premier voyage en Algérie en 2010 et ma rencontre avec Hamid Nacer-Khodja à cette époque ont été décisifs dans mon choix de me dédier pleinement à Sénac, et par son intermédiaire à la poésie algérienne. Je sens que cette double appartenance suisse et américaine me permet d’une certaine façon de créer un pont entre Sénac et l’Amérique. Pour le reste, je vis à Brooklyn avec mes deux enfants, et j’enseigne la littérature dite « mondiale » à Bard Early College (école secondaire de niveau universitaire) dans le Queens.

Publié dans Culture

A un mois de l’ouverture de la saison estivale, les plages présentent un aspect plutôt repoussant avec toutes les saletés éparpillées sur le sable ou voguant sur l’eau.

Celles de Kheneg Mayoun (Skikda) sont à part. L’édition d’hier de Reporters nous apprend qu’elles font l’objet d’une campagne de nettoiement lancée par la commune en collaboration avec l’association Planète bleue : des adultes de tous âges et des enfants sont allés enlever les ordures sur  les plages de Marsa-Ezzitoune et de Sidi-Abderrahmane, présentées par les autorités locales comme étant « parmi les plus belles et les plus fréquentées de la wilaya». Dans le reste du pays, les autres plages sont dans l’attente des volontaires qui seront, vers la fin mai, fidèles à leur rendez-vous annuel pour la campagne de nettoyage censée avoir des vertus pédagogiques et un effet d’entraînement sur les estivants, par l’incitation à respecter la propreté des stations balnéaires. On se rappelle que l’été dernier, en plein mois d’août, une délégation de l’Assemblée populaire de wilaya d’Alger (APW) avait effectué une tournée sur les plages autorisées à la baignade, pour en faire le constat général suivant : manque d’hygiène, flagrant, et mauvaise qualité bactériologique des eaux de baignade. En cause : les déchets jetés sur les plages et dans l’eau - constitués en grande partie par les sachets, bouteilles et autres emballages en matière plastique et des restes d’aliments- ainsi que le déversement anarchique des eaux usées en mer. Quelles suites ont été données aux recommandations d’usage que comportent en général les rapports d’inspection adressés aux walis et aux autorités concernées ? On le saura en été 2015. Les Algériens auront-ils droit à un été  un peu plus propre, moins bruyant, avec un air respirable ? La côte algérienne constitue un extraordinaire gisement de déchets plastiques qui ne peuvent pas échapper à la vue : sachets flottants à la surface de l’eau, bouteilles jetées sur les plages et objets divers mélangés aux ordures balancées sur les falaises qui surplombent la mer. C’est la preuve indiscutable que leur récupération n’est pas  bien intégrée à la gestion des déchets, autrement dit : absence de tri ou alors très insuffisant. Pour ce qui concerne les eaux de baignade, les informations ne tarderont pas être données sur les panneaux qui avertissent les estivants à propos du «statut» des plages : autorisées ou interdites à la baignade, sur la base d’une décision prise par les autorités locales à partir des résultats des analyses effectuées sur des échantillons d’eau de mer prélevés selon un dispositif mis en place de longue date. Mais ce n’est qu’en été 2016 que les eaux de baignade seront sûres, si l’on se réfère à l’annonce faite par les responsables, qu’à cette date, il y aura zéro rejet d’eaux usées en mer. Dans l’immédiat, ce qui retient l’attention, c’est la confirmation par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales que les Algériens qui choisiront de passer l’été sur le littoral de leur pays ne seront pas importunés par les «plagistes». La décision de mettre fin à la concession des plages, à partir de la saison estivale 2015, a été annoncée, lundi, à Oran, par le directeur général des collectivités locales de ce ministère qui est la tutelle des walis. «Les contrats de concession des plages ne seront plus autorisés et ceux déjà accordés seront annulés», a affirmé un autre responsable au sein du ministère de l’Intérieur qui est, ne l’oublions pas, la tutelle des walis. Il n’y a pas plus clair.

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La coopération entre le gouvernement et la société pour prévenir la pollution de l’eau sera encouragée, selon une annonce publiée lundi par le ministère des Finances et le ministère de la Protection de l’environnement. Ce type de coopération, appelé partenariat public-privé (PPP), sera lancé pour la première fois dans les régions où les voies navigables figurent sur la liste nationale des soutiens clés, ainsi que dans les régions soutenues par des fonds spéciaux de prévention de la pollution de l’eau. Une intégration de méthodes comprenant des incitations financières, des subventions d’investissement et des allocations de financement sera utilisée pour soutenir la mise en application des projets PPP concernant la prévention de la pollution de l’eau. Les gouvernements locaux doivent également encourager les institutions financières à offrir un soutien aux projets en élevant leur ligne de crédit et en améliorant les notations de crédit, selon l’annonce. Le ministère chinois de l’Agriculture a demandé mardi aux paysans d’accorder davantage d’efforts pour lutter contre la pollution de l’eau et de la terre. Par ailleurs, la consommation annuelle d’eau pour l’irrigation agricole ne devra pas dépasser 372 millions de mètres cubes d’ici 2020, a indiqué Zhang Taolin, vice-ministre de l’Agriculture, lors d’une conférence de presse tenue au Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’Etat. Actuellement, un mètre cube d’eau est nécessaire pour produire un kilo de céréales, inférieur à la moyenne de 1,2 à 1,4 kilo pour les pays développés, a indiqué M. Zhang. Il a appelé les paysans à réduire l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques, tout en limitant les déchets, et à passer aux alternatives biologiques. L’utilisation d’engrais chimique a atteint 59 millions de tonnes en 2013, soit une hausse de 5,2% par rapport aux trois dernières décennies, selon un rapport. L’utilisation de pesticide doit être réduite à 300.000 tonnes, contre 320.000 pour le moment, a-t-il précisé. Les résidus fécaux et les déchets, le plastique agricole et les restes de paille laissés après la récolte, devront être traités de manière appropriée. (Source : agences)

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Le gouvernement japonais a préconisé mardi que la part du nucléaire dans le mix énergétique du japon atteigne 20 à 22% d’ici à 2030, et que celle des énergies renouvelables soit légèrement plus élevée, à 22-24%. Cette proposition risque de se heurter à l’hostilité de l’opinion publique, majoritairement opposée à l’énergie atomique depuis la catastrophe de Fukushima. Tous les réacteurs nucléaires du pays sont à l’arrêt en attendant les contrôles de sécurité de la nouvelle autorité nucléaire mise en place après le désastre de mars 2011. Une bonne partie d’entre eux devront être fermés d’ici 2030, car ils auront atteint leur limite d’âge de 40 ans. «Le maximum qu’on peut attendre est 15% de nucléaire d’ici 2030, si tous les réacteurs redémarrent et que la règle des 40 ans est strictement observée», déclare Mutsuyoshi Nishimura, ancien ambassadeur du Japon pour les négociations sur le climat. La proposition sur les renouvelables, estime-t-il, «prouve un manque total de vision». Avant Fukushima, l’accident le plus grave du nucléaire civil depuis Tchernobyl en 1986, la part du nucléaire dans le mix énergétique japonais était de près de 30%. Le ministère de l’Industrie recommande aussi que les parts du gaz naturel liquéfié et du charbon atteignent respectivement 27% et 26%, alors que ces deux sources d’énergie ont fortement augmenté pour pallier l’arrêt du nucléaire, contribuant à une hausse des émissions japonaises de gaz à effet de serre. (Reuters)

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You, le phoque a beau aimer la compagnie, il n’en reste pas moins un animal sauvage. Les experts recommandent pour le bien de tous d’éviter les contacts avec l’animal dont les pitreries peuvent parfois mal tourner.  Les surfeurs girondins, en France, ne le connaissent que trop bien. Cet animal surnommé «le phoque You», est devenu leur mascotte. Il évolue du côté du bassin d’Arcachon et a récemment été aperçu près des plages de Lacanau. Selon les spécialistes, le spécimen est une jeune femelle. Peu farouche, elle vient régulièrement à la rencontre des surfeurs pour s’amuser avec eux dans les vagues. Ces moments hilarants sont aussi l’occasion d’échanger quelques caresses. De par son caractère docile, le phoque You est ainsi rapidement devenu la vedette des internautes. Il convient toutefois de ne pas trop s’attendrir devant ses pitreries. « Le phoque You reste un animal sauvage pour qui la fréquentation des humains n’est pas forcément naturelle », avertit le journal Sud Ouest. Cette familiarité inhabituelle a d’ailleurs alerté les scientifiques. Ils ont conseillé aux baigneurs de se tenir éloigné de l’animal afin que celui-ci se déshabitue de leur présence. Une précaution essentielle pour le phoque, mais aussi pour les curieux qui pourraient en subir les conséquences. Il arrive en effet que la créature délaisse son côté joueur pour devenir un peu plus agressive. L’animal ne supporte pas de se faire embêter, mais peut également s’irriter sans motif apparent.  Quelques cas d’attaques de surfeurs ou même de promeneurs ont ainsi été répertoriés dont une récemment. «J’ai vu une masse de couleur brun sable, avec des reflets, foncer sur moi comme une torpille. Vraiment comme une torpille, à pleine vitesse», évoque un nageur de la plage de La Teste-de-Buch, mordu par le phoque au niveau du mollet droit. «J’ai vraiment le sentiment qu’il est venu vers moi pour me mordre, parce qu’il est arrivé de loin». «Peut-être que j’étais dans sa zone et que c’était une morsure d’avertissement. C’était flippant, oui», poursuit-il pour Sud Ouest. Selon les chercheurs, à l’âge adulte un phoque peut atteindre entre 200 à 300 kilogrammes. De ce fait, You représente un potentiel danger pour les baigneurs et mieux vaut éviter tout contact pour éviter que le jeu ne tourne mal. (Source : maxisciences)

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Le gouvernement namibien a annoncé qu’un hélicoptère serait bientôt introduit pour effectuer des patrouilles dans le cadre de lutte contre le braconnage de rhinocéros. Le ministre namibien du Tourisme Pohamba Shifeta a déclaré lundi que le gouvernement était très attristé par le braconnage de rhinocéros et fera tout ce qu’il peut pour y mettre un terme. Il a également proposé une récompense de 30.000 dollars namibiens (environ 2.500 dollars) à toute personne contribuant à la lutte efficace des braconniers. Cette année, le Parc National d’Etosha, qui compte la plus grande population de rhinocéros de Namibie, a perdu 38 rhinocéros. Selon M. Shifeta, le gouvernement pourrait aussi réfléchir sur une révision de la loi que les braconniers soient punis plus sévèrement. Par ailleurs, il a regretté le manque de rangers bien formés capables de surveiller efficacement la situation dans les parcs nationaux et d’enrayer le braconnage. «Nous essayons par tous les moyens de fermer nos frontières et de déployer des rangers bien entraînés aux points d’entrée désignés», a-t-il poursuivi. (Agences)

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Certains salariés continuent à se plaindre auprès de l’Inspection de travail de non-respect à la législation fixant les conditions d’embauche et d’évolution professionnelle des employés. Preuve en est, il a été recensé 10 000 infractions liées au non-respect des conditions durant l'année 2014 en Algérie.

Le chiffre est officiel et ne souffre d’aucune ambiguïté, bien que, des centaines, voire des milliers d’autres travailleurs font le choix de ne pas s’orienter vers l’Inspection du travail, pour des considérations diverses. Hier, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, a fait, lui, le choix d’en parler. « L'inspection du travail, qui veille à l'application de la législation du travail, a établi 9 484 procès-verbaux d'infractions en 2014 en matière de non-respect des conditions de travail », a précisé le ministre dans une allocution à l'occasion de la commémoration de la Journée mondiale de santé et la sécurité au travail. Les chiffres d’El Ghazi demeurent néanmoins muets et ne spécifient aucunement la nature des employeurs, dont les pratiques vis-à-vis de leurs employés sont pour le moins peu orthodoxes. S’agit-il de l’employeur privé ou plutôt du public qui est le plus concerné par les chiffres de l’Inspection du travail ? On n’en sait pas grand-chose. Ou plutôt rien. Mohamed El Ghazi s’est contenté de faire un constat général, appelant les organismes employeurs à faire de la fonction prévention une « préoccupation permanente » de l'entreprise à travers ses structures internes de prévention. Dans la foulée, le ministre a également rappelé les missions « très importantes » des organismes spécialisés du secteur du travail, notamment, l'Institut national de la prévention et des risques professionnels (INPRP) et l'Organisme de prévention des risques professionnels dans les activités du bâtiment, des travaux publics et de l'hydraulique (OPREBATPH). Le secteur du BTPH est réputé pour être le moins regardant sur l’éthique en matière d’emploi. Les chiffres relatifs à la non-déclaration des salariés à la sécurité sociale en sont une preuve. Encore une fois, excepté certaines bribes d’information, des statistiques fiables peinent à quitter les forteresses des institutions en charge de cette question. Pour ce qui est de la mise en place des structures de prévention citées par le ministre, il a rappelé qu’il s’agit là « d’un signe prometteur qui permet d'encadrer la prise en charge appropriée de toute la problématique de la prévention des risques professionnels à l'échelon régional et au niveau de l'entreprise ». « La responsabilité des pouvoirs publics consiste en la mise en place et le renforcement des cadres de prévention et l'élaboration de normes de protection visant à garantir leur application à travers différents démembrements », a-t-il expliqué. Dans le même contexte, le ministre a rappelé que les partenaires économiques et sociaux « ont l'obligation de les respecter par l'application des textes législatifs et réglementaires sur l'hygiène et la sécurité dans l'entreprise ». Pour peu que ces institutions fassent leur travail d’audit et d’enquête, ne se contentant pas de faire uniquement dans l’enregistrement des plaintes. Là encore, pour absence de conscience et/ou par souci de protection des emplois, tous les salariés victimes d’abus de la part de leurs employeurs ne s’orientent pas vers ces institutions. « C'est à travers une prise en charge soutenue et permanente de tous les acteurs impliqués dans la prévention des risques professionnels qu'il sera possible de diminuer les taux de fréquence et de gravité des accidents de travail et des maladies professionnelles », recommande Mohamed El Ghazi. De son côté, le représentant du Bureau international du travail (BIT) en Algérie, Mohamed Ali Deyahi, a salué les efforts consentis par l'Algérie pour le renforcement de la médecine du travail pour la protection de la santé des travailleurs. Le responsable de l’antenne du BIT en Algérie a fait savoir, par ailleurs, que les dernières statistiques ont démontré que plus de 2 millions de travailleurs dans le monde décèdent chaque année à la suite d'accidents de travail ou d'une maladie professionnelle.

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La Sonatrach est engagée dans des pourparlers avec ses différents fournisseurs auxquels elle a demandé de faire un effort sur les prix qu’ils pratiquent, les appelant à les réduire jusqu'à 15%. A en croire Reuters, qui a relayé l’information, citant une source proche de la compagnie publique, le gouvernement a déjà « freiné » plusieurs projets d'infrastructure et de systèmes de transport de Sonatrach pour économiser de l'argent. Celle-ci, dont la production devient plus coûteuse, car de moins en moins supportée par les niveaux atteints par le brut depuis presque une année, cherche à réduire ses coûts de 10 à 15%. Il est question également de protéger ses réserves de changes, et celle du Trésor surtout, en y recourant le moins possible. Entre-temps, dans le chapitre « dépenses », la Sonatrach a dû acheter 30 000 tonnes de carburants, à raison de 12,75 dollars la tonne, selon Platts, agence d’information américaine spécialisée dans l’énergétique. Elle impute cette importante commande de six cargos livrables en mai à une potentielle « explosion » de la consommation durant le mois de ramadhan à venir, qui devrait coïncider avec la seconde moitié de juin. D’ailleurs, Platts considère « l’intention de Sonatrach d’acheter pour un volume plus important que d'habitude de six cargaisons de 30 000 tonnes en mai a fini par provoquer un surenchérissement des prix dans le marché méditerranéen », sachant qu’il était à 6,75 dollars la tonne il y a moins d’une semaine.

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La concession des plages par le privé, un feuilleton sans fin à près d’un mois seulement avant le coup d’envoi officiel de la saison estivale. Entre le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et celui du tourisme, c’est une « véritable guerre de prérogatives ». « Les contrats de concession des plages ne seront plus autorisés et ceux déjà accordés seront annulés. Des mesures concrètes seront prises pour mettre en application cette décision », a indiqué Azzedine Belkacem Nacer, directeur général des collectivités locales au ministère de l’Intérieur, lors d’une réunion tenue au siège de la wilaya d’Oran et consacrée à la préparation de la prochaine saison estivale. Il a souligné dans ce sens que cette décision a été prise pour mettre fin à l’anarchie constatée dans l’exploitation des plages. « Les pouvoirs publics ont décidé de mettre un terme aux irrégularités liées à l’octroi des concessions pour l’exploitation des plages et qui pénalisent les estivants, à travers une série de mesures concrètes, dont la gratuité des parkings », a-t-il expliqué. Tout en reconnaissant la difficulté de la tâche, le représentant du ministère de l’Intérieur a insisté sur le caractère public des plages, soulignant également que 2015 sera une année test en ce qui concerne l’application de cette décision ministérielle et des correctifs seront apportés les années à venir. Le responsable a enfin annoncé qu’un directeur des plages sera nommé au niveau de chaque site balnéaire et sera une interface pour faire le point et le suivi avec le wali sur la situation prévalant au niveau de sa zone d’intervention. De son côté, Haïder Khaldi, directeur central au ministère de l’Intérieur, a précisé que les parkings seront gratuits pour les estivants, mais que les communes peuvent fixer un tarif symbolique de 15 ou 20 DA pour les stationnements et non pas des sommes faramineuses exigées par certains concessionnaires, atteignant parfois les 1 000 dinars au niveau de certaines plages. Enfin, le directeur central des finances au ministère de l’Intérieur, Azzeddine Kerri, a signalé que des contrats de concession peuvent être accordés pour, entre autres, le ramassage des ordures et la préservation de l’environnement. En visite de travail récemment dans la wilaya d’Oran, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mme Nouria Yamina Zerhouni, était claire à ce sujet. « La concession des plages au profit du privé sera maintenue », a-t-elle affirmé, soulignant que cette mesure est stipulée par la loi. « Les dépassements dans l’exploitation de ces espaces sont dus à l’absence de contrôle des collectivités locales », a indiqué la ministre, tout en insistant sur la multiplication des contrôles et la délimitation des espaces réservés à chaque promoteur pour éviter tout dépassement. Elle a ajouté qu’elle a adressé une instruction à tous les walis des régions côtières pour réserver deux tiers de ces espaces aux investisseurs privés et le tiers restant aux citoyens. Le flou demeure total, en attendant une autre sortie médiatique portant sur le sujet.

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L’équipe d’intervention de la Protection civile, composée de 70 secouristes, qui devait se rendre avant-hier au Népal n’a pu le faire qu’hier suite à des « problèmes techniques ». En tout, 70 secouristes algériens, dont des médecins, font partie de cette équipe. De même que 200 tentes, 2 000 couvertures et 4 tonnes de médicaments ont été acheminées vers ce pays. L’équipe de secours s’est rendue au Népal par un vol spécial assuré par le ministère de la Défense nationale à partir de la base militaire de l’aviation de Boufarik, dans la wilaya de Blida. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a décidé l’octroi d’une aide financière d’un montant d’un million de dollars au Népal, de même que la mobilisation de moyens conséquents en guise d’assistance d’urgence aux victimes du séisme. Le tremblement de terre, de magnitude 7,8, qui a frappé le Népal a fait plus de 3 700 morts, a été suivi de près de cinquante répliques, dont deux de magnitudes 6,6 et 6,7.

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