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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 04 avril 2015

Tout indique que la wilaya d’Adar est en passe de devenir le lieu de prédilection des énergies renouvelables en Algérie. Sur les 343 MW en solaire photovoltaïque qui seront réalisés d’ici la fin de l’année 2015, 53 MW seront produits par des fermes en photovoltaïque implantées dans cette wilaya. C’est le directeur du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), le Pr Noureddine Yassaa, qui l’a fait remarquer, dans un entretien accordé tout récemment à la rédaction de la chaîne III de la Radio algérienne. Ces 53 MW seront injectés dans le réseau électrique de la wilaya qui reçoit déjà 10,2 MW d’électricité d’origine éolienne, c’est-à-dire la puissance totale donnée en régime permanent par les 12 turbines (850 kW chacune) de la première ferme éolienne en Algérie, mise en service en juillet 2014 dans le ksar de Kaberten, près de 80 km au nord de la ville d’Adrar, une région caractérisée par un régime de vent entre 6 m/s et 11 m/s. Ces premières installations remplissent en même temps la fonction de stations pilotes qui devraient constituer, selon le Pr Yassaa, des plateformes expérimentales pour les chercheurs du CDER et pour la formation des nouveaux chercheurs, en ce sens qu’elles permettent un retour d’expérience sur la fiabilité, le rendement et l’adaptation de ces technologies, dans les différents domaines (solaire photovoltaïque, solaire thermique, énergie éolienne…), aux conditions géographiques et climatiques très diversifiées dans notre pays. Le Pr Noureddine Yassaa a inscrit cette démarche dans la transition énergétique qui va «permettre à l’Algérie de prolonger la longévité de ses réserves fossiles, de diversifier ses ressources énergétiques, de protéger l’environnement et de contribuer à l’effort global de la réduction des gaz à effet de serre ». La première mouture du programme national des énergies renouvelables adoptée en février 2011 était basée visiblement sur des prévisions de capacités surestimées. Son actualisation pour la période 2015-2030, approuvée récemment par le conseil du gouvernement, l’a ramené à des dimensions plus réalistes. Dans cette nouvelle mouture, l’énergie solaire photovoltaïque se taille la plus grande part avec 13750 MW comparés aux 5000 MW d’éolien et aux 2000 MW en CSP, sans oublier les 1000 MW en énergie de la biomasse, 15 MW en géothermie et 400 MW en co-génération. Le cadre juridique est fin prêt pour les rachats garantis de l’électricité produite à partir de l’énergie solaire photovoltaïque et éolienne. Alimenter en énergie tout un pays en utilisant uniquement les énergies renouvelables n’est plus un défi impossible à réaliser.  Le Costa Rica (certes, petit pays avec une population de moins de cinq millions de personnes), l’a fait durant ces derniers mois, grâce à ses quatre centrales hydroélectriques et aux pluies abondantes. Pendant 75 jours consécutifs, ce pays n’a utilisé que l’énergie renouvelable à 100% sans aucun recours à l’énergie fossile, s’enorgueillit le Costa Rican Electricity Institute qui prévoit de nouveaux projets géothermiques qui éviteront à l’avenir l’utilisation des énergies fossiles pour générer de l’électricité. Le WWF a félicité le Costa Rica pour ses performances dans les énergies renouvelables et également l’Uruguay, le Brésil, le Chili, le Mexique. En Uruguay, pays de 3,3 millions d’habitants, où il n’y a ni pétrole, ni gaz, ni charbon, 96 % de l’électricité a été d’origine renouvelable à la fin 2014.

Publié dans Environnement

Le chef de l’Etat n’a encore rien annoncé d’officiel concernant la date, le contenu et les modalités d’adoption de la prochaine révision constitutionnelle.

Cependant, des informations insistantes indiquent que les services de la présidence de la République auraient transmis le projet de révision de la Loi fondamentale aux présidents des deux chambres du Parlement. L’objectif est de soumettre les amendements souhaités à un vote parlementaire, et non référendaire, comme cela a été annoncé il y a plusieurs mois, notamment par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Ce retour du débat sur la révision de la Loi fondamentale fait bien sûr réagir les partis de l’opposition. Le dernier à le faire est le MSP. Son leader, Abderrezak Mokri, a publié sur Facebook un texte dans lequel il dit ne voir dans les « fuites » sur l’imminence de la révision constitutionnelle « que de la manipulation ». « Au lieu de faire les choses dans la transparence, comme les dictent les principes de bonne gouvernance, le système politique organise des fuites d’information pour sonder et conditionner l’opinion publique sur des questions vitales », a-t-il écrit, ajoutant qu’il ne reste plus aucun lieu pour trancher les questions qui concernent la gestion des affaires publiques que celui des chambres fermées où se décide l’avenir du pays sur la base des consensus internes au régime ou selon la réalité des rapports de force au sein du même régime, loin de l’arbitrage populaire. A ses yeux, ces « fuites » sont destinées à prendre la température de la société et des différents clans du pouvoir. Il a expliqué que le peuple algérien ne s’intéresse pas à cette révision, puisqu’il sait qu’elle ne va rien changer dans sa vie quotidienne. De plus, il sait pertinemment (le peuple) que ce n’est pas les textes qui décident dans notre pays, mais c’est les responsables, les groupes d’intérêts, ainsi que les corrompus. M. Mokri a « posté » après une deuxième publication soulignant que la révision de la Constitution via le Parlement n’est autre que l’annonce de l’échec du consensus que voulait M. Bouteflika autour de cette révision. Il a, en outre, précisé que la révision qui ne protège pas les libertés et la transparence des élections n’a pas lieu d’être. Abderrezak Mokri, patron du MSP, qui a partagé le pouvoir avec le président Bouteflika pendant treize ans, n’a soufflé aucun mot sur la caution de son parti à la révision de 2008 permettant l’ouverture des mandats présidentiels et à Bouteflika de briguer un troisième et un quatrième mandats. Même son de cloche du côté du Front pour la justice et le développement (FJD) qui appelle à une révision « profonde » de la constitution par « voie référendaire ». Son président, intervenant à l’ouverture d’une conférence de formation organisée par le FJD au profit des jeunes cadres, M. Djaballah, a souligné que la constitution nécessitait « une révision profonde », estimant qu’une révision partielle « n’apportera aucun changement ». « La prochaine révision de la constitution s’annonce partielle » et « par voie parlementaire », a indiqué M. Djaballah, se référant aux informations parvenues de la presse.

Publié dans Actualite archives

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Aïssa Mohamed, a annoncé, jeudi dernier, lors de sa visite à Béjaïa, la création prochaine d’un observatoire de lutte contre l’extrémisme religieux et la mise en place, d’ici le mois de juillet prochain, du dispositif inhérent à l’installation des instances de fetwas (avis religieux). La mouture juridique instituant ces nouvelles instances est d’ores et déjà ficelée, la teneur étant soumise à débat au niveau du ministère, a précisé l’hôte de la capitale des Hammadites. Selon lui, une cinquantaine d’imams muftis devant officier à travers toutes les wilayas ont été également désignés, au même titre, d’ailleurs, que les référents universitaires. « L’objectif et les missions assignés à cette instance nationale, dont l’adoption devrait intervenir en juillet, devrait répondre aux besoins spirituels des Algériens », a souligné le premier responsable du secteur des affaires religieuses. Intervenant devant les cadres de son secteur, réunis en session de formation à la Maison de la culture Taos Amrouche de Béjaïa, M. Aïssa annoncera, en outre, la création d’une mosquée « d’excellence » dans chaque wilaya. Une institution religieuse qui sera dotée, selon le ministre, de tous les moyens et de structures appropriées (salles de prières, salles d’éducation, salles de conférences, salles de projection...). Par ailleurs, le membre du gouvernement estimera que « les Algériens doivent s’immuniser contre toute dérive religieuse ou extrémisme prônant la violence ou l’intolérance ». Il notera, à ce titre, qu’il est impératif de revenir aux fondamentaux de la religion en s’attachant aux valeurs spirituelles de nos parents et aïeux érudits, notamment dans leur portée nationaliste. « Il faudra mettre la foi au service du pays », a-t-il insisté, avant d’ajouter que « les Algériens n’ont pas besoin d’importer de nouveaux modèles religieux ou culturels, compte tenu de la justesse et l’authenticité de leurs propres référents ». Enfin, il est à signaler que le ministre des Affaires religieuses a mis à profit sa virée dans la wilaya de Béjaïa pour inspecter certains chantiers relevant de son secteur, tels que les projets de réalisation de nouvelles mosquées dans les différentes localités de la région.

Publié dans Der

Les citoyens de Lakhdaria se souviennent bien de la déclaration faite par l’un des responsables islamistes au début des années 1990. En effet, Abassi Madani, chef de l’ex-parti islamiste dissous avait annoncé, à l’occasion de son passage à Bouira, au début des années de sang, que « l’instauration de la République islamique commencerait par cette ville ». 25 ans après que le pays ait retrouvé sa stabilité et sa sécurité, les quelques citoyens que nous avons rencontrés à la ville de Lakhdaria, située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, dans le cadre de notre reportage, nous livrent leurs témoignages. Les citoyens témoins de ce passage « scandaleux » veulent tourner définitivement la page. La région, regroupant les communes de Bouderbala, Guerrouma, Zbarbar, Boukram et Maâla, était, pour rappel, au début des années du terrorisme, des « zones interdites », où la terreur régnait en maîtresse des lieux. Une situation d’insécurité qui a engendré un exode massif des populations. La politique de réconciliation et surtout la lutte engagée par l’armée contre le terrorisme ont permis après des années un retour des populations dans leurs localités. Ce sont là les principales actions auxquelles les pouvoirs publics ont travaillé pour permettre aux villageois de vivre dans la paix.

Les premiers groupes de Patriotes En effet, marqués par des dizaines d’attentats terroristes, les Lakhdaris ne veulent plus parler de terrorisme. C’est du passé. C’est à l’intérieur de notre véhicule que nous faisons connaissance avec notre contact. « Mrahba, bienvenus, journalistes, on vous invite à partager avec nous un café », nous dira Rachid, un jeune employé de la mairie avec beaucoup de politesse. « C’est fini cette étiquette de terrorisme collée à notre ville. Certes, nous avons vécu des moments difficiles, mais maintenant, c’est la paix», dira, de son côté, le gérant de la cafétéria située en plein centre-ville. Pour certains, la situation géographique est le principal paramètre qui a poussé et amené les décideurs de l’ex-GIA et autres organisations terroristes à tenter de s’imposer. Dans la wilaya de Bouira, on comptabilise des centaines de victimes, notamment durant la période allant de 1991 à 1999. La résistance contre les groupes et le diktat des terroristes est importante et saluée par les populations. C’est à Lakhdaria que les premiers groupes d’autodéfense verront le jour. Des centaines de Patriotes ont été donc engagés et encadrés par feu El Mekhfi. En cette fin de mois de mars, début du printemps, les rues grouillent de monde. Même si le paysage ne change pas, en empruntant la route vers les villages situés en haute montagne, à l’image de Maâla et Zbarbar, nous retrouvons une certaine ambiance chez les villageois de ces localités perdues entre les collines. Les villageois semblent très attachés à la montagne et à la terre, en témoignent les nouvelles  maisons bâties et les habitants qui continuent à cultiver leurs terres. Au début des années de sang, tous ces villages ont été presque vidés. « Les citoyens ont été obligés de déserter leurs villages pour cause de terrorisme. Les conditions de vie étaient très rudes. Les tragiques années du terrorisme étaient en somme à l’origine de ce dépeuplement », nous dira Marouane, un villageois qui a préféré nous accompagner dans notre périple dans la région. « On les surnommes les virages de la mort. Circuler sur ces routes durant les années du terrorisme était une aventure. Souvent, des terroristes dressent des faux barrages et des citoyens y ont laissé leurs vies », témoigne encore notre guide. Cependant, l’image actuelle des communes de Lakhdaria, Zbarbar, Guerrouma, Maâla n’est pas celle des années 1990. La réalité est très perceptible. De nombreux villageois, des jeunes surtout, qui ont contracté des crédits dans le cadre des différents dispositifs de soutien, notamment dans le secteur de l’agriculture, travaillent et cultivent leurs terres. « La réalisation du grande barrage Koudiat Acerdoune avait permis à des centaines de jeunes de notre région de dénicher des emplois. Une partie des eaux de ce barrage est utilisée par les villageois pour cultiver quelques parcelles », dira-t-il encore, souriant, Marouane. En compagnie de notre guide, nous avons effectué une petite virée au niveau du barrage.

Les villageois renouent avec la vie Au chef-lieu de la commune de Maâla, les villageois vaquaient normalement à leurs occupations. « Les conditions de vie deviennent de plus en plus délicates en période d’hiver. Notre région n’est pas encore raccordée au gaz de ville. Ce sont des camions de Naftal qui nous alimentent en gaz butane. Je reconnais qu’en cette période, les dépôts de gaz installés dans la région n’ont jamais été vides. Les autorités ont pris en charge ce volet », nous dira un commerçant. Notons qu’au niveau de cette commune, des centaines de familles avaient quitté sous la menace terroriste leurs maisons. Elles ont pris le chemin de l’exode rural pour fuir l’insécurité et l’instabilité. Ces réfugiés de la décennie noire se sont sacrifiés durant des années à vivre dans des conditions lamentables. Des centaines d’entre eux avaient érigé de simples baraques. Deux décennies après, « de nombreux villageois y sont quand même retournés et d’autres attendent toujours. Il y a un manque de projets de développement au niveau de notre commune », s’accordent à dire des villageois. Dans cette contrée touchée par le terrorisme, des centaines de familles ont quitté leurs terres. Selon des informations recoupées auprès des autorités locales, au début des années 1990, le nombre d’habitants recensés était de 12 000. Selon le recensement de l’année 2008, la commune n’en comptait que 5 000. Près de la moitié des villageois ont quitté leurs villages. Après cette escale inévitable à Maâla, nous rebroussons chemin et nous remontons vers Zbarbar et Guerrouma. Le soleil est toujours chaud aux premières heures de l’après-midi. Selon des informations recoupées, le nom Zbarbar était originellement appliqué à un pic de montagne surplombant l’actuel chef-lieu de commune de même nom. Le massif allant d’El Mokrani jusqu’à la commune de Boukram fait partie du grand ensemble de l’Atlas blidéen. Il constitue l’ensemble humain et écologique des pays de l’Isser et de Soufflat, deux importants cours d’eau dont la confluence se trouve à la sortie nord-ouest d’Aomar. Le pays de Soufflat et de l’Isser se compose de sept communes rurales : Djebahia, El Mokrani, Maâla, Zbarbar, Guerrouma, Bouderbala et Boukram.

L’agriculture de montagne domine Nous croisons des villageois, tous des agriculteurs. « La production avicole domine dans les villages de cette commune. Pour votre information, c’est la seule région du centre du pays qui alimente les marchés des wilayas du centre du pays en viande blanche », dira avec beaucoup de fierté Marouane. Effectivement, aux environs, des dizaines de poulaillers à étages ont été conçus grâce aux aides de l’Etat, attribués dans le cadre des dispositifs d’aide aux jeunes. Lakhdaria est classée comme étant la première région productrice de viande blanche à l’échelle nationale. A Guerrouma, comme dans les villages de la commune de Maâla, nous avons été chaleureusement accueillis par les villageois. En traversant ces villages, nous observons au passage les scènes de la vie quotidienne. Dans ces contrées, évoquer le mot terrorisme semble du passé. Bien que des séquelles existent, mais rien n’a empêché les villageois de vivre et de reprendre à vivre. La paix. Nous reprenons encore une fois la descente vers la case départ, ville de Lakhdaria. Des postes de contrôle de l’armée sont toujours en place. Un signe qui indique que des poches terroristes sont toujours en activité, mais « dans les maquis ». Les opérations de ratissage entamées par les soldats de l’ANP se poursuivent toujours. En somme, dans les villages de ces communes que nous avons visitées, c’est tout simplement un havre de tranquillité.

Publié dans Région

L’attaque des shebabs somaliens contre un centre universitaire de Garissa au Kenya est l’une des plus meurtrières de l’histoire du terrorisme dans ce pays après celle qui avait visé l’ambassade américaine à Nairobi en 1998 et qui avait fait 213 morts.

Cette fois, au moins 147 personnes, essentiellement des étudiants, y ont laissé la vie dans un bain de sang qui montre que le groupe djihadiste somalien a décidé de faire du Kenya un terrain de guerre. En effet, depuis que l’armée kényane est entrée en Somalie pour combattre les shebab, en octobre 2011, les islamistes somaliens ont multiplié les attentats au Kenya. Ils opèrent jusque dans la capitale Nairobi et sur la touristique côte du pays, notamment à Mombasa, principal port d’Afrique de l’Est. En juin-juillet 2014, ils ont entre autres revendiqué une série de raids nocturnes sur des villages de la côte, au moins 96 personnes y ont été froidement exécutées. En septembre 2013, ils ont commis le spectaculaire assaut contre le centre commercial Westgate de Nairobi (67 morts). Le modus operandi de l’attaque rappelle celui de l’attaque de jeudi dernier contre le campus de Garissa: un commando réduit, munis d’armement léger et prenant durablement le contrôle d’un bâtiment rempli de nombreux civils. D’après les observateurs du dossier de l’antiterrorisme au Kenya, les zones kényanes les plus ciblées par les shebab sont situées le long des quelque 700 km de frontière avec la Somalie - particulièrement celles de Garissa et de Mandera et Wajir (nord-est). Fin novembre, après l’exécution par les shebab de 28 passagers d’un bus - essentiellement des professeurs - près de Mandera, rapportent les agences de presse, des syndicats de médecins, dentistes et enseignants avaient conseillé à leurs membres de quitter les zones frontalières de la Somalie tant que la sécurité n’y serait pas assurée et des professeurs avaient récemment demandé leur réaffectation. Tous ces carnages interviennent alors qu’on présente les shebab comme un groupe terroriste très affaibli. Or, il semble que ce ne soit pas le cas au point que certains au Kenya s’interrogent sur le bienfondé de l’intervention de son armée en Somalie voisine qui ne connaît pas de stabilité depuis la chute du régime de Siad Barré en 1991. Inquiet, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a déclaré que la Somalie et le Kenya doivent renforcer leur coopération sécuritaire. Le dirigeant somalien a dénoncé la mort « d’étudiants innocents » dans l’attentat contre l’université de Garissa, localité de l’Est kényan située à quelque 150 km de la poreuse frontière somalienne. Selon M. Mohamud, ce massacre montre « le besoin de renforcer la coopération antiterroriste entre les deux pays, dans le but d’éliminer cette menace de la région ».

Publié dans Monde

L’Algérie et les Algériens sont de piètres innovateurs et ne brillent pas dans les domaines de l’invention. Les chiffres publiés fin mars par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) sur l’activité liée aux demandes internationales de brevets déposées par l’intermédiaire de l’OMPI en 2014 démontrent le manque d’intérêt pour l’innovation. Ce constat peu reluisant pour un pays qui espère rejoindre le club des pays émergents dans peu de temps concerne les trois modèles de demandes internationales de brevets, à savoir le Traité de coopération en matière de brevets (PCT), le Système de Madrid et celui de La Haye. En chiffres, la part de l’Algérie représente 0,002%. Pour le Traité de coopération en matière de brevets (PCT), sur 214 500 demandes, seules sept émanent de l’Algérie, soit 0,003%. Un taux très faible, voire insignifiant par rapport au nombre d’habitants : 40 millions sur 6 milliards que compte la planète. Ainsi, notre pays arrive dernier au Maghreb, derrière le Maroc avec 45 demandes et la Tunisie avec 8 demandes. En comparaison avec les années précédentes, on constate une régression continue du nombre de demandes. Elles sont passées de 12 en 2007, à 10 en 2008 et à 8 en 2009. En 2013, le nombre est encore descendu à 8. Les sept demandes déposées concernent, entre autres, les systèmes de sécurité, d’alerte, du pompage hydraulique, précise la même source. La Chine et les Etats-Unis d’Amérique ont assuré à eux deux 87% de l’augmentation totale des dépôts de demandes, selon le Traité de coopération en matière de brevets (PCT). Notons que le PCT, auquel l’Algérie a adhéré le 8 mars 2000, est un traité international qui compte plus de 145 Etats contractants. Ce traité permet d’obtenir simultanément la protection d’une invention dans un grand nombre de pays, en déposant une demande « internationale » unique, au lieu de déposer plusieurs demandes de brevet nationales ou régionales distinctes. La délivrance des brevets reste sous le contrôle des offices de brevets nationaux ou régionaux dans ce qu’il est convenu d’appeler la « phase nationale ». Pour les deux autres systèmes, à savoir celui de Madrid et La Haye, le rapport indique qu’aucune demande n’a été déposée par l’Algérie. Pourtant, le nombre total de demandes selon le système de La Haye s’élève à quelque 14 441. Le système de La Haye concernant l’enregistrement international des dessins et modèles industriels permet de faire enregistrer jusqu’à 100 dessins et modèles sur plus de 64 territoires moyennant le dépôt d’une seule demande internationale. Les demandes internationales d’enregistrement de marques déposées dans le cadre du système de Madrid administré par l’OMPI ont atteint en 2014 le nombre record de 47 885, ce qui représente une augmentation de 2,3% par rapport à 2013. Plus de la moitié de cette augmentation est due à l’activité des Etats-Unis d’Amérique qui viennent ainsi se positionner au premier rang des utilisateurs du système en dépassant l’Allemagne. « Les résultats de 2014 montrent que le système de Madrid est en passe de devenir un système véritablement international », s’est félicité M. Gurry. « Traditionnellement, il était axé sur l’Europe, mais le fait que les Etats-Unis d’Amérique soient devenus l’utilisateur le plus important et que de nombreux pays non européens y aient adhéré depuis le début des années 2 000 confirment que ce service fourni par l’OMPI présente un intérêt à l’échelle mondiale. » En ce qui concerne le règlement des litiges relatifs aux noms de domaine, médiation et arbitrage en matière de propriété intellectuelle, aucune sollicitation n’a été déposée par une entité algérienne au cours de 2014, indique la même source, qui précise que la dernière demande dans ce sens remonte à 2013. S’agissant de l’enregistrement des marques internes, l'Institut national algérien de la propriété industrielle (Inapi) a enregistré le dépôt de 1 323 demandes d'enregistrement de marques au niveau national le premier trimestre 2014, contre 1 288 le même trimestre de 2013, soit une évolution de 2,71%. Plus de 70% du total des demandes d'enregistrement de marques concernent les secteurs des produits pharmaceutiques et de l'agroalimentaire.

Publié dans théma archives

C’est un véritable coup d’accélérateur que vient de donner le ministre des Sports en instituant ce genre d’équipes qui devraient donner un second souffle au sport scolaire qui était jusque-là en léthargie. Comme dans les années 1970, des équipes sportives seront créées au niveau des établissements scolaires du pays à partir de la prochaine rentrée, a annoncé jeudi à Alger le ministre des Sports, Mohamed Tahmi. « Chaque établissement scolaire aura son équipe sportive. Ces équipes seront sous la tutelle du ministère de l’Education nationale en collaboration avec le ministère des Sports », a indiqué Tahmi dans son exposé devant la commission de la jeunesse, du sport et du mouvement associatif de l’Assemblée populaire nationale (APN). Le ministre a précisé que ces équipes seront présidées par les directeurs d’établissement qui traceront des programmes en concert avec des experts du secteur du sport. « Nous souhaitons que les écoliers bénéficient de trois séances sportives par semaine et participent par la suite à des compétitions inter-écoles. C’est de cette manière qu’on fera un travail profond qui donnera certainement ses fruits », a ajouté Tahmi, reconnaissant que l’évaluation de l’expérience des classes sport-étude n’a pas été « très satisfaisante ». Le ministre des Sports a passé ensuite en revue l’activité de son département en évoquant notamment l’état d’avancement des projets d’infrastructures, le sport amateur, les clubs de football professionnels, ainsi que la lutte contre la violence et le dopage. « Le taux d’exécution du programme d’investissement des trois plans quinquennaux est estimé à 87% », s’est félicité Tahmi, révélant qu’un « programme spécial a été réservé au sud du pays avec 1533 projets qui coûteront plus de 45 milliards de dinars et touchant 10 wilayas : Adrar, Tindouf, Illizi, Laghouat, El Oued, Ghardaïa, Ouargla, Biskra, Béchar et Tamanrasset. D’autre part, le premier responsable du sport en Algérie a révélé qu’une commission chargée de l’organisation des compétitions internationales a été mise sur pied. « Cette structure composée des ministères des Sports, de l’Intérieur, de la Défense nationale, de la Santé, de la Culture, du Tourisme et de la Communication veillera à organiser dans les meilleures conditions possible les évènements d’envergure qui donnent une belle image du pays », a-t-il noté. De son côté, le ministre des Relations avec le Parlement, Khelil Mahi, qui a assisté à une partie de la séance, a salué les efforts du ministère des Sports souhaitant que l’Algérie gagne le pari de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN-2017).

Publié dans Sports

Jeudi dernier, l’Arabie saoudite a certainement digéré difficilement les deux nouvelles qui sont tombées en même temps : la prise du palais présidentielle à Aden par les Houthistes et l’accord entre les puissances mondiales et l’Iran sur les paramètres clés devant conduire à un accord final. Décidément, on ne fait pas l’histoire qu’avec l’armada et l’agression des peuples.

L’Iran vient de prouver le contraire en résistant vaille que vaille à l’arrogance de l’Occident qui lui refusait le droit à l’acquisition des technologies du nucléaire. Le bras de fer qui dure depuis des années entre Téhéran et les 5+1 connaîtra son épilogue dans moins de trois mois. Jeudi dernier, les grandes puissances et l’Iran ont trouvé un terrain d’entente à Lausanne. Il s’agit, en fait, d’un compromis «historique» qui s’est traduit par un accord d’étape sur le nucléaire iranien, ouvrant la voie à la possibilité d’un accord final, sans toutefois lever toutes les inquiétudes et la méfiance réciproque. D’ailleurs, même ces inquiétudes et méfiances, décelables en filigrane des déclarations des uns et des autres, font partie du jeu et des cartes des négociations. Ce qui est certain, c’est qu’un grand pas a été franchi quant aux grandes inquiétudes et méfiances qui ont toujours caractérisé les relations Iran-Occident, et ce, depuis la révolution islamique de 1979. Après un incroyable marathon de tractations de 18 mois entre Genève, Vienne, New York et Lausanne, et une dernière ligne droite de discussions ininterrompues pendant huit jours et nuits au bord du lac Léman, les négociateurs sont parvenus à s’entendre sur la majorité des points clés du dossier. «Une entente historique», a salué le président américain Barack Obama, qui, «si elle est pleinement appliquée, empêchera l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire». Barack Obama a immédiatement souligné que l’accord final, censé être défini d’ici le 30 juin, ferait l’objet de «vérifications sans précédent» quant à son application. Si l’Iran triche, «le monde le saura», a lancé le président américain. Les déclarations d’Obama s’apparentent, en fait, à des garanties adressées à ses alliées, l’Arabie saoudite et Israël, aussi courroucés qu’inquiets d’un rapprochement stratégique entre Washington et Téhéran. A Téhéran justement, l’accord a été accueilli par des scènes de liesse. Une partie de la grande avenue Vali Asr, qui traverse la capitale iranienne, était bloquée par une longue file de voitures, dont les conducteurs actionnaient leur klaxon. Des piétons chantaient et dansaient sur la chaussée en faisant le V de la victoire et en agitant des mouchoirs blancs, selon un journaliste de l’AFP. «Maintenant on va pouvoir vivre normalement comme le reste du monde», estimait Davoud Ghafari, âgé d’une cinquantaine d’années. L’accord-cadre conclu entre Téhéran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) marque un tournant dans le dossier du nucléaire iranien, qui empoisonne les relations internationales depuis plus de 12 ans. Si cet accord est mis en œuvre, il pourrait contribuer «à la paix et à la stabilité dans la région» du Proche-Orient, a estimé le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Le compromis obtenu, comme l’ont souligné les Occidentaux, ne marque toutefois pas la fin de l’histoire, car tous les détails techniques de ce dossier extraordinairement complexe devront être gravés dans le marbre d’ici trois mois. «L’écriture (d’un accord final) doit commencer immédiatement, pour être terminée d’ici le 30 juin», a déclaré le président iranien Hassan Rohani, sur Twitter.

Contenu de l’accord Selon l’accord-cadre, l’Iran a accepté de réduire des deux tiers le nombre de ses centrifugeuses, les machines servant à transformer l’uranium qui, enrichi à 90 %, sert à la fabrication d’une bombe. L’Iran maintiendra près de 6000 centrifugeuses contre 10 000 en activité actuellement. A l’origine, la communauté internationale exigeait que l’Iran ne puisse en garder que quelques centaines. Téhéran a également accepté de ne plus enrichir d’uranium pendant au moins 15 ans dans le site de Fordo, enfoui sous la montagne et de ce fait impossible à détruire par une action militaire. Le site exploitera un programme à des fins médicales. Sur la très délicate question de la levée des sanctions, l’accord prévoit que les mesures unilatérales américaines et européennes seront suspendues dès que le respect de ses engagements par l’Iran aura été certifié par l’AIEA, l’Agence internationale de l’Energie atomique. Elles seront rétablies si l’accord n’est pas appliqué. Les résolutions de l’ONU seront levées dès que l’Iran respectera tous les points clés de l’accord. Tout accord final devra être endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU, a en outre souligné la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, qui a été au cœur des discussions à Lausanne. Autre acteur de la négociation, la Russie, qui s’est félicitée du compromis de Lausanne, estimant qu’il constituait une reconnaissance du droit «inconditionnel» de l’Iran à développer un programme civil. La France, traditionnellement plus dure sur ce dossier, a salué «un accord d’étape positif», mais «il reste du travail à faire», a souligné son chef de la diplomatie Laurent Fabius.

Conséquences géopolitiques Deux grands perdants avec cet accord : Israël et l’Arabie saoudite qui n’ont pas caché leur colère contre leur allié américain qui a piloté les négociations avec l’Iran. Si l’Arabie saoudite a anticipé sur cet accord en s’attaquant à l’Iran à travers son agression contre les chiites yéménites, l’annonce du compromis a suscité la réaction d’Israël, qui n’a cessé de monter au créneau ces derniers jours. «C’est un mauvais accord-cadre qui conduira à un mauvais et dangereux accord final », a décrié un responsable israélien sous couvert de l’anonymat. Peu avant l’annonce de l’accord-cadre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait estimé que «tout accord doit réduire considérablement les capacités nucléaires de l’Iran et stopper son terrorisme et ses agressions». Un peu plus tôt, le ministre israélien des Renseignements, Youval Steinitz, avait assuré que l’option militaire restait sur la table, mais une telle éventualité reste très faible, selon les experts. Barack Obama a assuré jeudi, après la conclusion des discussions à Lausanne, qu’il allait téléphoner à M. Netanyahu. Mais le président américain devra aussi faire face aux détracteurs d’un accord dans son propre pays. Jeudi soir, les républicains du Congrès ont exprimé leur scepticisme et annoncé qu’ils persisteraient à demander un droit de regard sur tout accord final sur le nucléaire iranien. Les sanctions levées si l’Iran respecte ses engagements. C’est cette opposition républicains-démocrates qui encourage d’ailleurs Israël et l’Arabie saoudite à critiquer le processus de négociation entre les 5+1 et l’Iran. Ce que redoutent Tel-Aviv et Riyad n’est pas seulement le retour en force de l’Iran sur la scène internationale, mais surtout le bouleversement des alliances stratégiques des Etats-Unis pour faire de l’Iran l’Etat pivot du Moyen-Orient, figure de proue du Chiisme comme c’est le cas pour la Turquie qui est la puissance régionale sunnite et membre de l’OTAN.

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Jeudi 2 avril, à la salle Ibn-Zeydoun, le public algérois a vibré aux sons du Cap-Vert. La chanteuse Nancy Vieira a donné un concert où elle a rendu hommage à sa célèbre compatriote, la diva aux pieds nus, Cesaria Evora, décédée en 2011. Le spectacle a été monté à l’initiative de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC). La jeune chanteuse, elle, s’est produite pour la première fois devant le public algérien qu’elle a trouvé « réactif » et « subjuguant ». « Ce n’était plus un concert, c’était une fête », a-t-elle confié en coulisses à la fin de son tour de chant. Pour un spectacle unique de 90 minute, la saudade, mot portugais intraduisible, mais qui pourrait renvoyer aux mots tristesse ou plus juste de spleen en anglais, a imprégné le temps et l’espace dans cette salle Ibn-Zeydoun qui n’a pas connu pareille atmosphère artistique et musicale depuis longtemps. « Cesaria Evora est pour moi, comme pour toutes les jeunes chanteuses, une inspiration, une lumière qui nous éclaire et nous guide, un repère à travers le temps », a déclaré la belle et jeune Nancy Vieira. Pour sa prestation, qui fut une performance, quelques-uns des musiciens qui ont accompagné jadis la diva aux pieds nus étaient là aussi : Lucio Vieira à la basse, Carlos Paris Remco à la batterie percussion, Khaly Angel au piano et Vaiss à la guitare et au cavaquinho. Cesaria Evora (1941-2011) a eu une carrière artistique fulgurante, laissant derrière elle quelque 54 années de créativité et de don de soi, durant lesquelles elle a chanté le pays, l’amour, la nostalgie, la mélancolie et la vie. Plusieurs fois distinguée, Cesaria Evora jouit d’une discographie et d’une filmographie conséquentes, qui constituent un legs important à la Culture capverdienne et mondiale. Sa voix rauque et ses nombreuses chansons reprises de par le monde ont considérablement contribué à la promotion de l’image du Cap Vert. Née en 1975 en Guinée Bissau, Nancy Vieira rejoint avec ses parents la ville de Praia, capitale de l’archipel du Cap Vert qui vient alors de recouvrer sa souveraineté. Enfant de la liberté, elle grandit sous l’influence d’un père, par ailleurs guitariste et violoniste amateur, avant d’étudier la gestion et la Sociologie à l’université de Lisbonne (Portugal). Nancy Vieira compte à son actif quatre albums : Noce Raca (1996), Segred (2004), Lus (2007) et No Ama, son dernier opus, sorti en 2012.

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