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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 05 avril 2015

L’accompagnement de l’activité agricole a été défini, tout récemment encore, comme axe-phare de la stratégie du secteur des Ressources en eau par le ministre Hocine Necib qui a exprimé le souci de son département d’atteindre les objectifs d’autosuffisance alimentaire et de diversification de l’économie nationale pour rompre avec la dépendance aux hydrocarbures. Ainsi, à titre d’exemple, le système de Beni-Haroun permet l’irrigation de 41 000 hectares, le grand transfert des Hautes Plaines (Sétif) devra irriguer 36 000 hectares et celui de Koudiet Medouar (Batna) arrosera 19 000 hectares, selon les indications données par le ministre. Le secteur de l’agriculture irriguée est fortement consommateur d’eau. La demande y est élevée. Une carte nationale des périmètres agricoles qui doivent bénéficier de systèmes d’irrigation sera mise en place par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, en collaboration avec le ministère des Ressources en eau. Le partage des responsabilités au sein du gouvernement a donné les grands périmètres irrigués (20 % de la demande d’eau agricole) au ministère des Ressources en eau, et la petite et moyenne hydraulique (80% de la demande d’eau agricole) au ministère de l’Agriculture. L’objectif est d’étendre les superficies irriguées d’un million d’hectares supplémentaires pour atteindre une superficie globale de plus de 2 millions d’hectares à l’horizon 2019 afin de développer la production agricole et améliorer les rendements pour garantir la sécurité alimentaire. L’extension des superficies irriguées se fera certainement là où l’eau est disponible et où dotation à l’hectare le permet. Au ministère de l’Agriculture et au ministère des Ressources en eau, on a lancé la chasse aux faibles rendements en rapport avec l’utilisation de l’eau. L’irrigation gravitaire, qui concerne une grande proportion des superficies irriguées, est une source importante de pertes d’eau au niveau des parcelles agricoles où elle est mise en œuvre. C’est un mode d’irrigation qui ne convient pas à la politique d’économie d’eau dans l’agriculture lancée par les pouvoirs publics. Il s’agit d’améliorer l’efficience d’utilisation des ressources en eau dans l’agriculture par la reconversion des systèmes d’irrigation vers des systèmes économiseurs d’eau en développant, notamment, le mode d’irrigation goutte à goutte. Des aides financières pour l’acquisition des équipements économes en eau ont été consenties aux agriculteurs qui en expriment la demande. Cette opération a permis jusque-là de réduire considérablement les pertes dans les surfaces irriguées en gravitaire. En même temps, l’agriculture est responsable du rejet de nombreux polluants qui se retrouvent dans les eaux superficielles et souterraines. Les superficies irriguées ont déjà connu un accroissement non négligeable et représentent actuellement, selon les sources officielles, près de 12% des terres cultivables, soit 1 136 000 ha, dont 520 000 ha utilisent le système d’irrigation économique, alors que le nombre des superficies irriguées ne dépassait pas 350 000 ha en 2000. L’apport des eaux épurées est déterminant. On sait, également, qu’un grand programme de mobilisation des eaux souterraines dans les régions du Sud est mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture qui permettra la création de nouveaux périmètres agricoles.

Publié dans Environnement

Assumant, comme il l’a toujours fait, son passage au sein du gouvernement sous le règne du président Abdelaziz Bouteflika, l’ancien ministre du Commerce, Noureddine Boukrouh, ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’agit de faire le bilan de l’action politique en Algérie. L’opposition comme le pouvoir n’échappent pas à ses critiques. C’est le cas, d’ailleurs, quand, appelé à apporter sa lecture de la situation que traverse le pays, il attaque les acteurs politiques sur leur incapacité à guider une société perdue et critique le pouvoir dont la politique est soumise à la volonté de personnes et non des programmes. Bien qu’il soit discret et distant de l’action politique de terrain, l’ancien ministre continue, 10 ans après avoir quitté le gouvernement, de défendre les idées qu’il avait longtemps portées au sein du Parti du renouveau algérien (PRA). Pour ce, rien ne semble plaire à Boukrouh qui, désormais, se consacre à l’écriture, tout en ayant un œil sur l’actualité politique. Est-ce le prélude à un retour sur la scène au moment où « l’après-Bouteflika » commence à prendre de la place dans les débats ? Tout reste à confirmer, d’autant plus que depuis quelques semaines, l’homme a multiplié ses sorties médiatiques et attire nombre de chaînes TV et de rédactions.

L’opposition et le pouvoir manquent de vision Hier, Noureddine Boukrouh s’est violemment attaqué aux partis politiques de l’opposition, estimant qu’ils courent derrière la société, alors que la logique fait que cette dernière devrait suivre la classe politique. « En suivant, à travers la presse, le travail de l’opposition, il se trouve qu’elle court après la société. Pourtant, la logique fait que c’est le contraire qui devrait avoir lieu, c’est-à-dire que c’est l’élite politique ou l’opposition qui doivent créer l’actualité et les sujets à débat et le peuple suivra », a estimé l’ancien ministre dans un long entretien accordé au journal arabophone Echourouk. Pour preuve, il revient sur le mouvement anti-gaz de schiste d’In Salah. Un exemple, selon lui, qui montre comment l’opposition a été menée à lever le slogan « Non au gaz de schiste » après que la population locale eut déclenché la contestation contre le projet. Alors que « normalement, c’est l’opposition qui devait développer l’idée et la question avant les habitants d’In Salah », estime-t-il. Plus critique, il dira qu’« il n’existe pas d’élite politique prospective porteuse d’idées ou d’un programme de société pouvant convaincre les autres ». Raison pour laquelle il refuse de s’inscrire dans les multiples démarches de l’opposition pour une sortie de crise au pays. « Non, je ne m’estime ni dans l’un, ni dans l’autre », a-t-il répondu en allusion aux positions de l’opposition et du pouvoir. D’ailleurs, sur ce dernier, Noureddine Boukrouh s’en prend à la politique prônée par l’Etat. Il estime qu’il s’agit plus « d’une fuite en avant », tout en défendant la conviction selon laquelle, aujourd’hui, « il n’existe aucune vision ni du présent, ni de l’avenir sur tous les plans ». « Nous sommes dans une politique qui dépend des personnes », a-t-il lâché, ajoutant qu’il préfère « agir seul », en tant qu’individu et citoyen « porteur d’une conscience algérienne ». « De ce fait, je ne suis ni avec le pouvoir, ni pour le jeu politicien de l’opposition », a conclu M. Boukrouh.

Quel projet de société algérienne voulons-nous ? Présentant une analyse plus profonde de la crise, Noureddine Boukrouh estime que « le problème se situe au niveau des mentalités et de la pensée ». Selon lui, « la question est de savoir quel projet de société algérienne voulons-nous ? ». Ce qui signifie, ajoute l’ancien ministre, que la révision de la Constitution n’est pas la solution à tous les problèmes. Pis encore, pour lui, le pays n’a pas besoin de réviser sa Constitution, puisque de son point de vue, « l’Algérie n’a jamais été gérée en respect du texte de la Loi fondamentale ». « Un texte qui n’avait, dans le parcours de l’Algérie indépendante, aucune importance », analyse-t-il. Un véritable pavé dans la mare qui remet en cause la volonté du chef de l’Etat à réviser la Constitution, au moment où le débat se focalise sur ce projet qui fut une promesse électorale d’avril 2014 et qui doit intervenir « prochainement », si l’on croit les déclarations de personnalités proches du cercle présidentiel. Pour Noureddine Boukrouh, « la Constitution n’a été qu’un moyen entre les mains du chef de l’Etat pour faire face à ses détracteurs ». Raison pour laquelle il reconnaît « avoir échoué » à concrétiser les idées du PRA durant les années 1990, « parce qu’il y avait en face un mur en béton armé ». Sur ce, M. Boukrouh raconte ses différends avec l’ancien président Liamine Zeroual lors des consultations autour de la révision constitutionnelle de 1996. L’ancien ministre du Commerce sous Bouteflika dit avoir « attiré l’attention des décideurs de l’époque sur l’erreur de tolérer les partis qui activent au nom de l’Islam ou de l’amazighité ».

Plaidoyer pour la réforme de l’Islam Enfin, et sur le plan de la religion, M. Boukrouh a appelé « au retour à l’Islam d’origine où il n’y avait ni sunnites ni chiites ». Pour lui, tous les malheurs des pays arabes viennent de la mauvaise interprétation du Coran, appelant à l’occasion l’ensemble des pays membres de l’Organisation du congrès islamique (OCI) à l’ouverture d’un débat, « quitte à ce qu’il dure 50 ans », dans l’objectif, dit-il, « de s’unir et rétrécir le fossé qui les sépare ». L’auteur de plusieurs publications et contributions sur « la réforme de l’Islam » ne se gêne pas lorsqu’il estime que le livre saint nécessite « une réorganisation », de façon à éviter l’amalgame et la mauvaise interprétation qui incitent à la violence. Ce qui lui a valu des critiques et des réactions, le moins que l’on puisse dire acerbes, de la part de certains islamistes extrémistes. Se considérant comme « disciple » de la pensée du grand théologien Malek Bennabi, l’ancien ministre dit avoir étudié minutieusement et avec une approche objective le Coran, pour en arriver à sa conclusion. Rejetant l’appartenance de « Daech » ou des « Talibans » à la religion, Noureddine Boukrouh estime que « la violence n’a jamais été dictée au prophète (QSSSL), du moins durant les 13 premières années de l’Islam ». « Le terrorisme est le résultat de la mauvaise interprétation de l’Islam », dit-il, appelant les religieux et les théologiens à travers le monde à « se démarquer des groupes qui prennent de la religion une référence pour leurs actes ». « C’est ainsi qu’on gagnera le respect et l’estime de l’autre », pense M. Boukrouh.

Publié dans théma archives

Si les filles se sont bien comportées, les garçons, eux, sont passés complètement à côté de leur sujet et ont été loin des espoirs placés en eux. La sélection algérienne de tennis, catégorie des moins 12 ans (filles), s’est classée à la 3e place au 3e championnat nord-africain, disputé du 29 mars au 3 avril à Casablanca (Maroc), au moment où son homologue masculine s’est contentée de la 5e place. Sur le podium, les jeunes Algériennes ont été précédées par l’Egypte (1re) et du pays organisateur, le Maroc, qui a décroché la 2e place. Chez les garçons, la sélection algérienne a été devancée par le Maroc (1er), l’Egypte (2e), la Tunisie (3e) et de la seconde équipe du Maroc, qui, en sa qualité de pays organisateur, avait engagé deux équipes dans ce tournoi. Les six athlètes qui ont représenté l’Algérie dans ce tournoi sont Aymen Ali Moussa, Mohamed Forkan Lebdi et Ramzi Brahimi chez les garçons, ainsi que Bouchra Mebarki, Feriel Zitouni et Amina Arnaout chez les filles. Les jeunes internationaux algériens, qui avaient bénéficié d’un stage bloqué au Tennis club de Sidi Fredj (du 25 au 28 mars) pour préparer ce tournoi, ont été encadrés par les entraîneurs fédéraux Kamel Mir et Hocine Soltani.

Quatre joueurs algériens aux championnats d’Afrique des U18 Par ailleurs, quatre internationaux algériens de tennis seront engagés dans le championnat d’Afrique 2015 des moins 18 ans, prévu du 4 au 11 avril au Caire (Egypte), a annoncé vendredi la Fédération algérienne de tennis (FAT). Il s’agit d’Inès Ibbou, Saâdia Belhadj et Sihem Sahli chez les filles, alors que Fazil Habouche sera l’unique représentant algérien chez les garçons. « Les quatre internationaux algériens seront encadrés par le directeur des équipes nationales au sein de la Fédération algérienne de tennis, Mohamed Bouchabou », a encore précisé la FAT. La délégation algérienne s’est envolée vendredi au Caire, soit 24 heures seulement avant le début du tournoi. « Le niveau sera certainement élevé, mais la sélection algérienne fera le maximum pour représenter au mieux les couleurs nationales », a ajouté la fédération concernant l’objectif assigné à ses représentants.

Publié dans Sports

Le Trésor public n’est pas sorti de son cycle de déficits dans lequel il est empêtré depuis maintenant plusieurs années déjà. En effet, la confirmation sans ambiguïté de cette tendance est tombée, hier, à l’occasion de la publication par la Direction générale de la prévision et des politiques (DGPP) du ministère des Finances de son rapport 2014 sur l’évolution de certains indicateurs financiers. Alors que les statistiques de la Banque d’Algérie sur la position financière de l’Algérie font craindre le pire si les marchés du pétrole s’enlisent dans la déprime, certains voyants des finances internes virent également au rouge. Le recours aux avoirs du Fonds de régulation des recettes (FRR) pour le financement du déficit du Trésor n’a jamais été aussi accru, apprend-on auprès du ministère des Finances. Cette institution, par le biais de la Direction générale de la prévision et des politiques, note que les avoirs prélevés du FRR ont atteint 2965,6 milliards de dinars en 2014 (contre 2132,4 milliards de dinars en 2013), soit les plus importants retraits enregistrés depuis 2000. Voilà quatorze années que le Fonds de régulation des recettes traverse une période de forte pression, sollicité chaque année pour faire face au déficit chronique du Trésor public. D’ailleurs, les prélèvements opérés en 2014 ont servi exclusivement à financer le déficit du Trésor de l'année dernière, qui s'est creusé à 2965,6 milliards de dinars, un plus haut jamais atteint depuis 2000. L’année 2014 ne marque néanmoins pas le début du décrochage du Trésor public, puisque le déficit remonte bien à loin et s’est accentué notamment depuis 2009, au lendemain de la crise financière internationale et d’un choc pétrolier qui s’est répercuté en Algérie à travers une baisse de 50% des recettes du pays en devises. Le déficit du Trésor est causé essentiellement par le financement de l’investissement public, dont les montants se chiffraient à plusieurs dizaines de milliards de dollars. A fin 2014, les avoirs du FRR s'étaient établis, après prélèvements, à 4408,4 milliards de dinars (contre 5563,5 milliards de dinars à fin 2013). Le recul des avoirs du FRR est lié, outre les décaissements importants qu’il a subis, à la baisse de la fiscalité pétrolière encaissée durant l’année écoulée. Le bilan de la DGPP fait état d’ailleurs d'un recul de la fiscalité pétrolière recouvrée qui s'est établie à 3388,3 milliards de dinars en 2014, contre 3678,1 milliards de dinars en 2013. Les recouvrements de la fiscalité pétrolière en 2014 ont servi à alimenter le budget de l'Etat à hauteur de 1577,7 milliards de dinars, ainsi que le Fonds de régulation des recettes (FRR) à hauteur de 1810,6 milliards de dinars. C’est dire que tout est accroché tout compte fait au prix du baril de pétrole affiché sur les tableaux du marché londonien. Mathématiquement, les recettes de la fiscalité pétrolière servent en partie à financer le budget de l’Etat, dont la partie restante, libellée en dinar, est versée automatiquement dans le Fonds de régulation des recettes. En termes plus clairs, le FRR, créé en 2000, est alimenté à partir du différentiel entre la fiscalité pétrolière budgétisée, élaborée sur la base d'un baril de 37 dollars, et celle réelle qui est engendrée par des ventes de pétrole calculées sur un prix moyen sur les marchés internationaux. Les avoirs du FRR ont servi, durant les premières années de sa création, à payer par anticipation la dette extérieure de l'Etat. A partir de 2006, le FRR a changé de vocation, ses fonds étant destinés exclusivement à combler le déficit budgétaire. Depuis 2006, les prélèvements du Fonds se sont poursuivis avec une cadence importante et accélérée en raison de la détérioration du déficit budgétaire durant ces dernières années. Le FRR a été sollicité à financer le déficit du Trésor public à hauteur de 91,5 milliards de dinars en 2006, de 531,9 milliards de dinars en 2007, de 758,1 milliards de dinars en 2008, de 364,2 milliards de dinars en 2009, de 791,9 milliards de dinars en 2010, de 1761,4 milliards de dinars en 2011, de 2283,2 milliards de dinars en 2012, de 2132,4 milliards de dinars en 2013 et de 2965,6 milliards de dinars en 2014. Par ailleurs, la note statistique de la Direction générale de la prévision et des politiques fait constater que le Produit intérieur brut (PIB) de l'Algérie s'est établi à 17 731 milliards de dinars (environ 221 milliards de dollars) en 2014, contre 16 570 milliards de dinars (196 mds de dollars) en 2013. La croissance de l'économie algérienne durant l’exercice écoulé a progressé à 4,1% en 2014 par rapport à l'année précédente (contre 2,8% en 2013 par rapport à 2012). La croissance demeure très en deçà des attentes, surtout lorsqu’on sait que le pays injecte annuellement environ un tiers de son PIB dans l’économie. En revanche, la croissance du PIB hors hydrocarbures a reculé en passant à 5,1% en 2014 contre 7,1% en 2013.

Publié dans Actualite archives

Après son enquête sur les pieds-noirs, au nombre de 200 000, qui ont choisi de vivre dans l’Algérie indépendante parue dans Ni valise ni cercueil, avec une préface de Benjamin Stora, Pierre Daum, journalise, révèle une autre page enfouie de l’histoire coloniale française avec la sortie de son dernier ouvrage Le dernier tabou : les «harkis » restés en Algérie après l’Indépendance. Sorti jeudi 2 avril en librairie, en France, mais non encore disponible en Algérie, Pierre Daum aborde ici un sujet relatif à la mémoire commune entre la France et l’Algérie. Un sujet qui déchaîne toujours les passions des deux côtés de la Méditerranée. Revendiquant toujours un statut de citoyen à part entière en France, où ils se sentent discriminés, le sort des harkis restés en Algérie n’est guère réjouissant, selon le récit tiré des témoignages recueillis par l’auteur. Selon lui, ces supplétifs de l’armée française durant la colonisation continuent à vivre cachés, pour ne pas raviver les haines dues à leur passé. Jusque-là ignorés par le plus grand nombre, la présence de ces harkis restés en Algérie sans être tués à l’indépendance, à l’instar de beaucoup d’autres de ceux d’entre eux qui ont choisi le parti de la France coloniale contre le choix d’indépendance de l’Algérie fait par la majorité du peuple algérien, constitue un tabou, un sujet presque méconnu en Algérie. C’est dire que le livre de P. Daum constitue un véritable pavé dans la mare qui ne manquera pas de raviver les haines au sein d’une opinion algérienne farouchement opposée à la présence de ceux qui ont trahi et qui ont choisi le camp de l’oppression contre la volonté des Algériens de se libérer du joug colonial. Sur le site dédié à la promotion du livre, qui est le fruit d’une enquête de deux ans menée en Algérie par l’auteur, on apprend que celui-ci « a multiplié les séjours en Algérie, parcourant en bus et en voiture des milliers de kilomètres, munis de quelques vagues contacts disséminés aux quatre coins du pays - le plus souvent dans des villages reculés du bled (la campagne) et du djebel (la montagne). Au terme de cette vaste enquête totalement inédite, il a réussi à recueillir le témoignage d'une soixantaine d'anciens « harkis » qui n'avaient jusqu'alors jamais raconté leur passé. Confrontant ces récits à différents documents d'archives, ainsi qu'à quelques témoignages d'anciens moudjahidine qui n'avaient jamais parlé du sort réservé aux « harkis », le livre dévoile une réalité complètement différente de celle racontée jusqu'à présent. » « (…) En Algérie, comme dans ses autres colonies, lit-on encore le même site, l'Etat français s'est toujours appuyé sur certains éléments du peuple colonisé afin d'exercer son pouvoir sur l'ensemble de la population. D'où le très grand nombre et la très grande diversité de tous ceux qui ont participé au système d'oppression coloniale : militaires (spahis, goums, enfants de troupe, tirailleurs, soldats et officiers de carrière, appelés au service militaire, supplétifs, etc.), ou fonctionnaires dotés d'un pouvoir répressif (caïds, aghas, bachaghas, gendarmes, policiers, membres du corps préfectoral, etc.). Si on y intègre leur famille, on obtient un chiffre supérieur au million de personnes – sur une population de 9 millions d'Algériens en 1962. Dès lors, un livre sur les « harkis » (supplétifs et autres) restés en Algérie est non seulement d'une grande originalité, mais force toutes les parties à remettre en question leurs idées reçues. Que ce soit sur leur nombre, les motivations de leur engagement ou leur sort au moment de l’indépendance. » Dans un extrait publié par l’auteur dans le numéro d’avril du Monde diplomatique, on peut lire qu’à Beni Bahdel, un village situé à une quarantaine de kilomètres de Tlemcen, Abderrahmane Snoussi, 79 ans, continue de vivre de ses quelques chèvres, qu’il emmène paître chaque matin sur le terrain familial, dans les hauteurs. Harki de 1959 à 1962, le vieil homme accepte pour la première fois de parler de son passé avec un journaliste. « Les Français avaient installé ici un poste très important, avec au moins huit cents soldats. Mon père, qui avait fait la Seconde Guerre mondiale, leur servait d’interprète. Le FLN (Front de libération nationale) l’a assassiné en 1955, j’avais 19 ans. Quatre ans plus tard, les soldats français sont venus chez moi. Ils ont pris ma femme et ils m’ont dit de venir travailler avec eux, sinon ils toucheraient à ma femme. C’est comme ça que je suis devenu harki. » Journaliste, ancien correspondant de Libération en Autriche, Pierre Daum a aussi collaboré dans plusieurs journaux : Le Monde, L'Express, La Libre Belgique, La Tribune de Genève, etc. En 2009, il publie aux éditions Actes Sud sa première enquête historique, Immigrés de force. Les travailleurs indochinois en France (1939-1952), qui révèle l'utilisation forcée de vingt mille paysans vietnamiens dans les usines d'armement de métropole, mais aussi dans la relance de la riziculture de Camargue. Le dernier tabou : les « harkis » restés en Algérie après l'Indépendance de Pierre Daum, éditions Actes Sud, dans la collection «Archives du colonialisme » Source : http://lederniertabou.com/index.php

Publié dans Culture

Après le débrayage entamé mardi dernier, les agents de sécurité de la Société de gestion du tramway (Setram) d’Oran ont regagné leurs postes, après avoir fixé la réunion de lundi prochain comme un ultimatum à la direction, apprend-on d’un membre représentant des agents. Notre interlocuteur est allé plus loin en révélant qu’« aucune rame ne sortira de la station si les revendications des agents de carrefours et les stoppeurs ne sont pas prises en considération », faisant ainsi allusion à l’ensemble des agents qui afficheront à travers cette action leur solidarité avec leurs collègues. La menace serait donc de paralyser tout le trafic du tramway d’Oran, jusqu’à satisfaction de la plateforme de requêtes socioprofessionnelles transmise à la direction de la Setram. Cette dernière, selon un agent de sécurité, « au lieu de répondre favorablement aux précédents mouvements de protestation, a procédé à une baisse de salaire - au-dessous de 3 millions de centimes - et au recrutement de nouveaux agents ». Les centaines de travailleurs dénoncent, entre autres, le volume de travail journalier, qui dépasse les horaires réglementaires, la non-comptabilisation des heures supplémentaires, le système des contrats renouvelables (CDD). En attendant de trouver un canal de négociation entre travailleurs et direction, le mouvement de grève sera reconduit, selon les grévistes, qui comptent hausser le ton. « Nous avons opté pour cette alternative pour voir la décision que vont prendre les responsables de la Setram. On veut être traités de la même manière que tous les autres travailleurs qui sont titulaires. Au lieu de cela, eux ont réduit nos salaires. Ce qui n’est pas normal », dira un agent gréviste. Rappelons que les « stoppeurs », représentant 270 agents chargés de réglementer les automobilistes au passage du tramway, à chaque carrefour, tout au long du tracé de 18 km, ont été recrutés à titre provisoire, dans un premier temps, mais semble-t-il, par la suite, ils se sont avérés indispensables pour permettre un trafic sans souci. La balle est donc dans le camp de la direction de la Setram, qui doit trouver un consensus et éviter l’augmentation du taux d’accidents et d’encombrements.

Publié dans Région

L’Etablissement de transport urbain et suburbain d’Alger (ETUSA) va acquérir prochainement 300 nouveaux autobus auprès de la Société nationale de véhicules industriels (SNVI). C’est Krim Yassine, son directeur général, qui l’a déclaré hier. En outre, un programme de transport pour le mois de Ramadan 2015 sera préparé par l’Etusa, qui va présenter un plan spécial avec davantage de bus vers les nouvelles agglomérations. Ce programme sera dévoilé en mai, a indiqué le DG de l’entreprise. Par ailleurs, pour améliorer les prestations de l’entreprise en direction des voyageurs, Krim Yassine a annoncé qu’internet sans fil (Wifi) sera opérationnel cette semaine pour que « les bus soient connectés ». En outre, certains des nouveaux 300 bus seront dotés d’équipements destinés aux personnes à mobilité réduite, en plus d’un service d’aide pour la mobilité fonctionnant par abonnement et appels téléphoniques. Ce service fonctionnera avec deux microbus qui se déplacent au domicile des usagers, les transporter vers l’hôpital ou les structures de santé, a-t-il ajouté.

D’autres lignes vers la périphérie d’Alger D’autre part, Yassine Krim, qui s’exprimait au forum du quotidien DK News, a annoncé que l’Etusa a transporté 22 millions de personnes en 2014 dans le segment transport public. Ces passagers ont tous « payé le billet de transport en 2014 dans les 200 bus en activité, sans compter les abonnements », a-t-il précisé. Pour le transport des étudiants, l’Etusa a transporté durant la même année 22 millions avec 300 autobus affectés à ce segment, alors que le transport dédié aux entreprises publiques fonctionne avec 120 véhicules. La totalité du parc est ainsi de plus de 600 autobus pour une entreprise employant 2 700 travailleurs, soit une moyenne de quatre agents par autobus, contre 6 à 8 par bus au niveau international, a souligné M. Krim. Pour le transport urbain, l’Etusa exploite 72 lignes à Alger dont 22 lignes pour le transport de nuit, quatre téléphériques et une télécabine pour le transport par câble. De nouvelles lignes seront ouvertes en 2015 vers Birtouta, Baraki, Chaâbia et Bentalha, et d’autres lignes suivront vers la périphérie d’Alger. Dans le domaine du redéploiement de l’entreprise, le DG de l’Etusa a indiqué qu’un projet de partenariat avec l’entreprise française Pomagalski (qui construit les téléphériques) est en cours de discussions selon la règle 49/51 pour le montage en Algérie de ce type de structures de transport par câble. L’Etusa (ex-RSTA ou Régie syndicale des transports algérois), gère les lignes de transport urbain à Alger par autobus et par câble (téléphériques et télécabines). Pour rappel, le premier service de transport public à Alger a été lancé en 1882 et assuré par les CFIL (Chemins de fer d’intérêt local), avant la création en 1898 des « TA » (Transports algérois).

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Ces deux modèles viennent enrichir la gamme de Zotye, orientée vers les professionnels avec le T-600, et vers les familles avec la gamme Brilliance.

Le concessionnaire multimarques Cima Motors a lancé deux nouveautés, à savoir Zotye T600 Deluxe et Brilliance H320 Deluxe. Selon un communiqué rendu public par ce concessionnaire, les deux nouveau-nés bénéficient d’une panoplie d’équipements de haute facture et d’une qualité de finition à la hauteur des attentes des clients de Cima Motors. En effet, selon le même communiqué, Zotye T600 Deluxe embarque, sous le capot, un bloc moteur 1,5 L à 160 Ch à 5500 tr/mn pour un couple maxi de 250 Nm à 2400 tr/mn. Le bloc Euro IV est associé à une boîte manuelle à 5 rapports et une consommation mixte 7,9 l/100/km. Long de 4,63 m et reposant sur un empattement de 2,80 m, soit les dimensions du Tiguan long produit en Chine par Volkswagen, le T-600 s’inspire stylistiquement d’Audi Q5, mais ajoute d’autres éléments. Il est notamment équipé du double airbag, dont deux airbags latéraux, alarme antivol, jantes en alliage 17 pouces, 4 vitres électriques, verrouillage centralisé, colonne de direction inclinable, 6 haut-parleurs, Radio/USB/AUX/CD MP3, climatisation automatique bizone, sécurité enfant, rétroviseurs extérieurs à réglage électrique, sellerie tissu, aide au stationnement A/AR, feux du jour à LED, barres de toit, projecteurs Xénon, régulateur de vitesse, démarrage sans clef, Bluetooth, volant multifonctions en cuir, éclairage ambiant, ABS, EBD, ESC, BA et ouverture des portes à distance. Quant à la gamme Brilliance H320 Deluxe, elle est déclinée en motorisation Euro IV à 16 soupapes, avec un bloc moteur de 1,5 VVT développant 105 Ch accouplée à une BVM à 5 rapports, pour un couple maxi de 143 Nm à 4000 tr/mn, en plus d’une consommation mixte de 6,3 l/100 km. Longue de 4210 mm, large de 1755 mm, haute 1460 mm et un empattement de 2580 mm, Brilliance H320 Deluxe décline aussi un volume du coffre de 320 litres. Côté équipements, elle embarque des jantes en alliage de 15 pouces, 4 vitres électriques, verrouillage centralisé, colonne de direction inclinable, 6 haut-parleurs, Radio/USB/AUX/CD MP3, climatisation manuelle, sécurité enfant, rétroviseurs extérieurs à réglage électrique, sellerie tissu, ABS et EBD, ordinateur de bord, aide au stationnement AV/AR, projecteurs antibrouillard, ouverture des portes à distance, double airbags frontaux et toit ouvrant électrique. Contacté par nos soins, Cima Motors nous a indiqué que ses deux nouveautés «viennent renforcer une gamme déjà rafraîchie avec un rapport qualité/prix/équipements très étudié pour les clients.» Quant aux tarifs, ils seront communiqués ultérieurement par Cima Motors. Il faut noter que ces deux modèles viennent enrichir la gamme de Zotye, orientée vers les professionnels, et la gamme Brilliance, elle, orientée vers les familles. Autrement dit, Cima Motors varie ses gammes, avec cette disponibilité immédiate et des prix étudiés. 

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Le Bureau d’enquêtes et d’analyses français (BEA) a rendu publiques le 2 avril dernier les conclusions de l’enquête qu’il a menée sur les raisons du crash, le 24 juillet 2014, de l’avion affrété par Air Algérie auprès de la compagnie espagnole Swiftair pour assurer la liaison Ouagadougou-Alger.

La cause du décrochage de l’appareil en vol qui a conduit à sa chute brutale, tuant les 116 personnes à son bord, est due au « givrage des sondes des moteurs ». Dans le détail, le BEA explique : « Le 24 juillet 2014, le MD-83 immatriculé EC-LTV effectue le vol régulier de nuit AH 5017 au départ de Ouagadougou (Burkina Faso) et à destination d’Alger. Le décollage a lieu à 01h15, la montée jusqu’à l’altitude de croisière est réalisée sans événement significatif, l’équipage effectue plusieurs altérations de cap afin de contourner une cellule orageuse. Le pilote automatique et l’auto-manette sont engagés. L’avion atteint l’altitude de croisière de 31 000 pieds, soit environ 9 500 m. Le pilote automatique passe alors en mode de maintien d’altitude et l’auto-manette en mode de maintien de vitesse (Mach) ». C’est à partir de cette altitude que l’avarie technique intervient : « Environ deux minutes après la mise en palier de l’avion à une altitude de 31 000 pieds, des calculs réalisés par le motoriste et validés par l’équipe d’enquête indiquent que la valeur enregistrée de l’EPR, paramètre principal de conduite des moteurs, est devenue erronée sur le moteur droit puis environ 55 secondes plus tard sur le moteur gauche. Ceci est vraisemblablement le résultat du givrage des capteurs de pression situés sur le cône de nez des moteurs. Si le système de protection contre le givrage des moteurs est activé, ces capteurs de pression sont réchauffés par de l’air chaud ». Mais l’analyse des données disponibles indique que l’équipage n’a vraisemblablement pas activé ces systèmes au cours de la montée et de la croisière. Du fait du givrage des capteurs de pression, l’information erronée transmise à l’auto-manette conduit cette dernière à limiter la poussée délivrée par les moteurs. Dans ces conditions, la poussée devient insuffisante pour maintenir la vitesse de croisière et l’avion ralentit. Le pilote automatique commande alors une augmentation de l’assiette de l’avion pour maintenir l’altitude malgré cette perte de vitesse. « C’est ainsi qu’à compter de l’apparition de l’erreur de mesure des valeurs d’EPR, la vitesse de l’avion a diminué de 290 à 200 nœuds en 5 minutes et 35 secondes environ et l’incidence a augmenté jusqu’au décrochage de l’avion », conclut le BEA. L’avion est parti brusquement en virage à gauche jusqu’à atteindre 140 degrés d’inclinaison, et à piquer jusqu’à 80 degrés. « Les paramètres enregistrés indiquent qu’il n’y a pas eu de manœuvre de récupération du décrochage réalisée par l’équipage », indiquent les enquêteurs. Ils disposaient pour cette analyse des informations du Flight Data Recorder, l’enregistreur de données. Le Cockpit Voice Recorder, l’enregistreur vocal, n’a pu être exploité et était probablement hors service avant le vol AH 5017. Cela prive l’enquête du dialogue entre les deux pilotes face à la panne. L’avion en cause, le McDonnell Douglas MD 83, dérivé du DC 9, était construit par l’avionneur éponyme qui a été repris par Boeing en 1997. Ce dernier en assure le « service après-vente », surveille la navigabilité de l’avion et prescrit les modifications techniques nécessaires. Gourmands en carburant, les MD 83 ont presque disparu des flottes en Europe. Il en reste néanmoins en service aux Etats-Unis. Il y a lieu de rappeler qu’au lendemain du crash, une commission d’enquête a été mise en place par le Mali, qui a réuni au BEA des représentants de l’Algérie, du Burkina Faso, de l’Espagne, des Etats-Unis et de la France. Lors de cet accident, qui a fait 116 morts, 6 parmi les victimes étaient algériennes.

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La pièce Ennasf Edayâa ou La moitié perdue, de la troupe des Artistes libres de la ville d’Azzaba (Skikda), a inauguré, vendredi soir sur la scène du théâtre régional de Guelma, le 9e festival culturel de théâtre professionnel, a constaté l’APS. Ce festival est qualificatif pour la prochaine édition du festival culturel national de théâtre professionnel à Alger, ont expliqué les organisateurs de cette manifestation qui a attiré, dès son ouverture au théâtre régional Mahmoud-Triki, un public nombreux d’amateurs du 4e art. Ennasf Edayâa, une œuvre de 60 mn, dont le texte original est signé de Merouane Mansouri, avait remporté en décembre dernier, à Mila, le second prix (Milo d’argent) des journées internationales du théâtre expérimental. La pièce traite du conflit intérieur auquel sont confrontés les personnes idéalistes qui vouent leur vie à un objectif, en consentant d’immenses sacrifices, mais qui se heurtent, au final, à la dure réalité.  La soirée d’ouverture a également été marquée par une série de sketches de l’humoriste Hamid Achouri qui s’est notamment penché, sur un ton caustique mais non moins espiègle, sur la problématique du «manque de communication » au sein de la famille algérienne. Les membres du jury qui devra désigner les troupes lauréates parmi les six formations en lice, dirigé par l’homme de théâtre bien connu Djamel Bensaber, ont été présentés au public au cours de la première soirée de ce festival qui se poursuivra durant près d’une semaine. Outre Enasf Edayaâ, le public de Guelma pourra apprécier El Haqiqa (La vérité) de la coopérative Espace Bleu de Batna, Thamene ayam el ousboue (Le 8e jour de la semaine), de l’association du théâtre libre de Mila, El mazbala el fadhila (La décharge vertueuse) de la coopérative El Tadj de Bordj Bou Arreridj et Raks el kilab (La danse des chiens) de la maison de la culture de Khenchela.

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