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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 13 mai 2015

Poursuivant son périple à travers le pays, le ministre de la Communication, Hamid Grine, a eff ectué, lundi dernier, sa première visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Béjaïa. 

La première escale du membre du gouvernement a été l’antenne de transmission de l’Entreprise nationale de télédiffusion (TDA), implantée sur les hauteurs d’Akfadou, où il s’est enquis des conditions très difficiles dans lesquelles travaille le personnel de TDA. Parmi les difficultés que rencontrent ces travailleurs, notamment durant la saison hivernale, on citera la rudesse des conditions climatiques (neige, vent et froid glacial), les coupures fréquentes du courant électrique… Concernant les dysfonctionnements et les insuffisances du système de la radiodiffusion au niveau régional, M. Grine a promis de doter la wilaya de Béjaïa de nouveaux équipements qui lui permettront une meilleure couverture des programmes diffusés aussi bien par les chaînes de télévision nationales que par les radios. Ainsi, le dispositif technique de la wilaya de Béjaïa, qui dispose actuellement de trois relais principaux, implantés à Akbou, Akfadou et Gouraya, en sus de ses 14 émetteurs de retransmission, sera renforcé prochainement par l’acquisition de nouveaux équipements modernes et puissants. Selon M. Grine, l’objectif principal de cet investissement étant d’augmenter le taux de couverture radiophonique dans la région, estimée aujourd’hui pour Radio Soummam à 73%. « Notre programme vise à améliorer la qualité de ces prestations de service, mais aussi à combler tout le défi cit de couverture dont souffrent certaines localités de la région du Sahel (est) et celle de l’ouest de la wilaya », a-t-il souligné. Par ailleurs, le ministre de la Communication s’engagera à mettre un terme définitif aux perturbations dues aux interférences de fréquences des radios espagnoles. Un autre chantier qu’il compte concrétiser avant la fi n de l’année 2017. Pour ce qui est du système de la télévision numérique terrestre (TNT), le ministre ambitionne de le généraliser prochainement pour atteindre une couverture globale de 95% du territoire national. A noter qu’à son retour des hauteurs de l’Akfadou, le premier responsable du secteur de la communication a eu à visiter la place de la Liberté de la presse, sise à la cité Rabéa, où une stèle à l’effigie du billettiste disparu Saïd Mekbel, natif de la ville, a été érigée en sa mémoire. Il inspectera ensuite un chantier relevant de son secteur, celui du nouveau siège de Radio Soummam, situé à côté de la maison de la culture Taos-Amrouche. Avant de clôturer sa tournée béjaouie, M. Grine se fera le plaisir de partager des moments conviviaux avec les travailleurs de Radio Soummam, où il a eu à s’entretenir avec les journalistes présents.

REVENIR AUX «FONDAMENTAUX DU MÉTIER» Sur un autre volet, le ministre de la Communication a estimé que si l’Etat venait à arrêter la distribution de la publicité aux journaux beaucoup disparaîtraient. « Certains pourraient fermer du jour au lendemain, si l’Etat décidait d’arrêter l’octroi de la publicité », a-t-il affirmé, relevant que la manne publicitaire distribuée par l’ANEP est répartie à concurrence de « 80 % au profit des journaux privés et qu’en contrepartie, seulement, six organes publics en bénéficient ». Pour autant, le ministre a dit « ne rien attendre en retour, sinon plus de professionnalisme de tout un chacun, notamment des journalistes, pour qu’ils cherchent l’information, la recoupent, s’abstiennent au doute et évitent d’agresser ». Il a, cet effet, invité les professionnels à revenir aux « fondamentaux du métier ». Animant une conférence de presse en marge de sa visite de travail, le ministre a réexpliqué le concept de « cercle vertueux » qu’il a développé en prenant les destinées du ministère, et dont l’incompréhension a, selon lui, suscité une réaction négative de quelques journaux. « C’était une démarche de communication. L’idée originelle était d’appeler tout un chacun, notamment l’annonceur, l’éditeur et le journaliste, a plus de vertus et de professionnalisme, notamment en évitant les états d’impatience, et la passion dévoyée, et surtout éviter des comptes », a-t-il précisé.

Publié dans Région

Les auditions des inculpés dans le cadre du procès de l’affaire Khalifa se sont poursuivies dans la journée d’hier. Le juge a interrogé Abdelwahab Rédha, un militaire à la retraite, responsable de la garde rapprochée de l’ex-golden boy.  Après sa retraite de l’Armée nationale populaire (ANP), il rejoint en 2001 le groupe constitué par Abdelmoumène Rafik Khalifa.

Il affirmera avoir occupé diverses fonctions au sein du groupe avant d’avouer, en raison de l’insistance du juge, qu’il était chargé de sa garde rapprochée. Il finira par reconnaître que lors de l’accomplissement de ses fonctions, il se rendait à la caisse principale de la banque Khalifa à Chéraga pour retirer des sommes d’argent allant de 200 000 DA à 30 000 euros. «Mon chef me le demandait à maintes reprises. Je me souviens avoir retiré la somme de 200 000 DA par deux fois, puis 500 000 DA, 10 000 dollars, et 30 000 euros. Ces sommes étaient mises dans des enveloppes scellées», a-t-il affirmé. Le juge, Antar Menouar, l’interroge sur sa connaissance du contenu d’enveloppes scellées. Il avouera que son supérieur le tenait informé de tout. Il précisera que ces opérations de retrait étaient effectuées par Akli Youcef, alors directeur de la caisse centrale de la Banque Al Khalifa. Après Ridha Abdelwahab, le tribunal a entendu Larbi Salim, steward de la compagnie aérienne Khalifa Airways. Ce dernier avait bénéficié d’un prêt, alors qu’il se trouvait en plein vol. Interrogé par le président sur la manière dont il a bénéficié de ce prêt, l’accusé affirma qu’il se trouvait en plein vol commercial entre Marseille et Alger. Saisissant la présence du P-DG du groupe dans l’avion, il lui demandera un prêt bancaire afin qu’il réalise son rêve celui de construire un logement. «Une fois que je lui ai posé la question, le P-DG m’a donné son accord aussitôt, ce qui m’a permis de me rendre le lendemain à la banque d’El Harrach pour récupérer la somme de 150 millions de centimes», a-t-il déclaré. Le président comme d’ailleurs le ministère public lui ont rappelé qu’il ne s’agissait pas du seul prêt. L’accusé expliquera que le premier prêt il l’avait utilisé pour l’achat d’un véhicule, mais une fois le remboursement effectué, il a sollicité le second prêt. Concernant le remboursement, il dira qu’une fois interpelé par les enquêteurs, il a réuni la somme qu’il a remise aux intéressés. Un autre accusé a été appelé à la barre, Yacine Ahmed, directeur général de l’entreprise pharmaceutique « Digromed». Lors du procès de 2007, il avait bénéficié d’un acquittement alors qu’il lui était reproché d’avoir déposé 375 millions de dinars et en contrepartie il aurait reçu 840 millions de centimes et certains avantages. L’accusé rejettera l’accusation et affirmera que la somme perçue représentait le paiement des heures de cours de management pour le personnel de Khalifa. Il affirma, par ailleurs, que le choix de la banque et l’initiative du dépôt de la somme reviennent au directeur des finances de Digromed. Le juge appellera à la barre l’ancien directeur général adjoint chargé des finances et de la comptabilité, Toudjane Mouloud. Antar Menouar demandera des explications quant à l’existence de deux directeurs généraux adjoints des finances et de la comptabilité, en l’occurrence Toudjane Mouloud et Nekkache Hamou, décédé entre les deux procès. M. Toudjane expliquera qu’il a démissionné en novembre 2002 pour cette raison. Il expliquera que cette situation provoquait des chevauchements jusqu’à l’arrivée de l’actuel ministre des Finances, Mohamed Djellab, comme administrateur de Khalifa Bank. Ce dernier a changé l’organisation en nommant des directeurs centraux et en supprimant la direction bicéphale et le nommant comme unique responsable des finances, a-t-il ajouté. Il a également affirmé ignorer que des retraits se faisaient par ses collaborateurs avec  ou sans les ordres d’Abdelmoumène Khalifa. Il ajoutera que malgré le trou dans les caisses estimé à 3,2 milliards de dinars et jamais réceptionné à la caisse principale de la banque, l’inspecteur général de Khalifa Bank à l’époque, M. Mir Ahmed, n’a effectué aucune inspection ni vérification sur la caisse principale suite aux signalements répétitifs des directeurs centraux des agences. M. Toudjane, témoin avant de devenir accusé en 2007, avait écopé d’une peine de 9 ans de prison suite à une expertise. Tout en occupant la même fonction, M. Toudjane n’a pas été chargé de la signature des EES, contrairement à Nekkache Hamou. Le juge demande s’il s’agissait d’un manque de confiance de la part des dirigeants du groupe. L’accusé explique qu’il se pourrait que cela soit le cas. «Moi, je ne me tairais pas devant des preuves palpables de dépassement», a-t-il déclaré. Concernant le sponsoring des équipes sportives, M. Toudjane accuse Houssou Saâdi qui se chargeait de l’organe spécialisé en la matière. Selon lui, il n’avait pas la possibilité de vérifier ou de recalculer le montant qui ne faisait que survoler sa direction pour aller vers le responsable général de la compagnie. Le procès se poursuivra aujourd’hui avec l’audition d’autres prévenus. La journée d’hier aura été marquée par de premiers aveux en attendant la version des autres prévenus.

Publié dans Actualite archives

Le partenariat entre l’Algérienne des eaux (ADE) et Sonatrach, lancé dans le cadre du développement des capacités de production d’eau dessalée, va prochainement donner naissance au groupe industriel public appelé Activité dessalement d’eau de mer (ADEM), chargé de la gestion du parc constitué de 13 stations de dessalement d’eau de mer, dont neuf sont déjà en exploitation produisant l’équivalent de 11% du volume total d’eau produite au niveau national.   Deux autres unités de dessalement devraient être mises en service durant le mois de mai en cours, apprend-on. Il s’agit de la station de Ténès et celle de Maktaa (Oran). C’est le directeur général de l’ADE, Abdenour Aït Mansour, cité par l’APS, qui vient d’annoncer la décision de créer l’ADEM, prise par un conseil interministériel en décembre 2014. Selon la même source, le capital de l’ADEM sera détenu par l’ADE à hauteur de 66% et par Sonatrach à raison de 34%. Le programme de dessalement de l’eau de mer porte sur 30 stations monobloc et 13 grandes stations en vue de produire 2,26 millions de m3/j d’eau dessalée d’ici 2019. Aux 13 grandes stations sont venues s’ajouter deux projets de nouvelles unités d’une capacité de 100 000 m3/ jour chacune, qui seront réalisées à El Tarf et à Béjaïa. Ce programme s’inscrit dans la nouvelle stratégie en matière de mobilisation des ressources en eau faisant appel aux ressources non conventionnelles. Il a été décidé en octobre 2003, pour faire face à la pénurie d’eau persistante. A l’époque, la situation des ressources hydriques avait fait de l’eau un problème de sécurité nationale et il a été traité comme tel. L’enjeu était à la fois l’approvisionnement en eau potable des populations, dont les principales concentrations se trouvent sur la bande littorale et l’irrigation des cultures agricoles qui entrent dans la stratégie de sécurité alimentaire. Les caractéristiques naturelles de l’Algérie auxquelles s’ajoute l’impact du changement climatique font que notre pays se trouve dans une situation de rareté de la ressource en eau. Depuis quelques semaines, l’absence prolongée de pluies et la chaleur précoce le confirment. La mobilisation de la ressource-eau pour la distribuer aux ménages et aux activités économiques, essentiellement l’agriculture, mais aussi l’industrie, est une des grandes priorités du gouvernement. La « division du travail » entre ADE (qui distribue l’eau dessalée) et Sonatrach (qui la paie) est justifiée par le fait que, dans ce créneau pourtant très rentable, le marché ne pouvant pas garantir un profit rapide et sans risque, l’Etat place un « filet de sécurité » à travers un opérateur, Sonatrach, indiscutable dans sa solvabilité et qui s’engage à acheter l’eau produite par les sociétés étrangères privées qui exploitent actuellement les unités de dessalement qu’elles ont construites. Les spécialistes ont calculé que 27,3% de notre eau proviendra du dessalement. Ils nous font constater également que la construction d’une usine de dessalement comporte autant d’obstacles que celle d’un barrage, car il s’agit de trouver un terrain en zone urbanisée sur le littoral, transporter cette eau ensuite vers d’autres lieux de consommation, parfois lointains, et sur un relief accidenté et, enfin, la consommation d’énergie que nécessite le fonctionnement de ces installations n’est pas à négliger.

Publié dans Environnement

Assurant que le tout nouveau centre de regroupement des équipes nationales de Souidania est devenu une destination de choix, il promet aux fédérations de prendre en compte leurs observations pour l’extension du centre. Le Centre de regroupement des équipes nationales à Souidania (ouest d’Alger), mis en service il y a deux mois, est devenu une destination privilégiée des fédérations sportives, a estimé lundi le ministre des Sports, Mohamed Tahmi. « Après deux mois d’activité seulement, ce centre commence déjà à devenir une destination de choix pour les fédérations qui ont souvent évoqué le manque d’infrastructures. Je suis satisfait pour cette nette amélioration dans le fonctionnement de ce centre », s’est félicité M. Tahmi lors d’une rencontre avec des responsables fédéraux à Souidania. A cette occasion, les besoins des fédérations en matière d’infrastructures sportives ont été transmis au ministère des Sports par des présidents des fédération, en prévision de l’opération d’extension de cette infrastructure. Celle-ci, en phase d’étude, concerne dans un premier temps la réalisation d’une piscine olympique et d’un bassin d’initiation, une salle spécifique pour les sports de combat, un terrain d’athlétisme et une grande salle omnisport avec gradins. « Nous avons regroupé les fédérations pour connaître leurs besoins et inclure éventuellement d’autres installations dans l’opération d’extension à Souidania, en plus de celles déjà inscrites », a fait savoir le ministre, précisant qu’un circuit de footing sera aménagé prochainement. Le centre, réalisé par l’entreprise égyptienne Arab Contractors, compte notamment 400 lits, un grand restaurant, une salle polyvalente, une piscine semi-olympique (25 m), une salle omnisports, une unité de soins et de récupération ainsi qu’un espace de détente.

Le centre régional de Fouka prêt à la fin de l’année Avant de rejoindre Souidania, des présidents de fédérations ont visité le centre de regroupement régional de Fouka. « Nous avons mis énormément de temps pour offrir un cadre de regroupement permanent à l’élite sportive nationale. Après Souidania, le centre de Fouka devrait ouvrir ses portes en fin d’année 2015 », a assuré M. Tahmi. De son côté, le président du Comité olympique algérien (COA), Mustapha Berraf, présent à la rencontre ministère-fédérations, a souligné l’«apport précieux» du centre de Souidania pour la formation des jeunes talents.  «L’Algérie est en train de se doter d’infrastructures qui répondent aux exigences du haut niveau», a jugé M. Berraf, souhaitant la participation de l’Algérie aux JO-2016 de Rio avec «une forte délégation». «Nous devons qualifier le maximum d’athlètes aux prochains JO en vue d’une représentation qualitative et quantitative», a-t-il souligné.

Publié dans Sports

Pas moins de quatre ministres étaient hier à Annaba pour l’inauguration officielle de l’usine d’assemblage et de maintenance de tramways, Cital, pour donner à cet événement une dimension internationale parce qu’étant, selon ces responsables, le point de départ d’un grand projet de partenariat et de coopération qui s’étendra à toute l’Afrique. De Annaba Rami B. Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères, Abdeslam Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines, Amar Ghoul, ministre des Transports, et Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères français, ont visité le site et les chaînes de montage, avant de prendre la parole à tour de rôle pour louer ce partenariat qui, pour une fois, a pris forme pour se concrétiser sur le terrain avec cette usine qui sera un premier noyau de l’industrie ferroviaire en Algérie. M. Lamamra dira qu’il s’agit là d’une belle réalisation née d’une volonté politique très forte. « Avec cette usine, c’est tout le potentiel économique qui sera réalisé, ce sera la locomotive industrielle pour tout le continent africain et le bassin méditerranéen et Annaba sera le grand pôle économique de la région », poursuit-il en s’adressant à l’assistance. M. Fabius, qui, à son tour, s’est exprimé, commencera son intervention par un « bravo ! » et des félicitations adressées particulièrement aux employés. « Il y a 6 mois, nous étions à Oran (pour l’inauguration de l’usine Renault, ndlr) et nous voilà aujourd’hui à Annaba pour cette belle réalisation », a-t-il ajouté. « J’ai parcouru le site et visité les rames et je peux dire qu’à partir d’un projet, nous avons une réalisation. Nous vivons aujourd’hui une belle entreprise qui donnera une impulsion à l’activité économique et s’étendra plus tard à toute l’industrie ferroviaire. Savez-vous que je suis quelque part spécialiste des tramways ? J’étais président de l’agglomération de Rouen en Normandie et pour améliorer les transports, je me suis prononcé pour le tramway, un choix excellent des points de vue coût, robustesse, qualité, confort, accessibilité, c’est une certaine conception de la ville et de l’aménagement du territoire. » Parlant du site de Cital (Citadis Algérie) qui vient d’être inauguré, il insistera sur l’emploi, affirmant que dans un premier temps 160 personnes y travaillent et que cela peut aller jusqu’à un millier avec les extensions prévues, puisque les perspectives de développement sont immenses. « C’est de l’emploi pour la jeunesse, pour les Algériens, mais aussi pour les Français, c’est l’exemple d’un partenariat réussi. Des projets considérables nous attendent dans le développement de l’industrie ferroviaire et il faut vraiment travailler la main dans la main. » Il terminera par un « Vive l’amitié entre l’Algérie et la France ! » très applaudi par l’assistance. M. Bouchouareb, quant à lui, axera son intervention sur l’industrie et la sous-traitance qui doivent être développées. « Nous devons aller vers un cluster du rail pour développer d’autres activités. Aujourd’hui, il y a une soixantaine d’entreprises qui activent dans la sous-traitance, il nous faut développer d’autres centres pour d’autres activités et ainsi atteindre les objectifs visant un taux d’intégration important dans la fabrication des rames de tramway. » C’est sous un autre angle qu’Amar Ghoul voit cette réalisation, qui pour lui, est juste un premier jalon qui a été posé, puisque le programme du président de la République est très ambitieux en matière de transport ferroviaire. « 12 500 km de lignes ferroviaires, doublées et électrifiées seront réalisés à court terme, non seulement pour le transport des voyageurs, mais aussi pour les marchandises. Cital produit aujourd’hui des rames selon les normes internationales, c’est un bon début et c’est l’exemple d’un partenariat gagnant-gagnant. Ce sera un pôle pour toute l’Afrique en matière d’industrie ferroviaire », annonce-t-il. Rappelons que Cital est une co-entreprise entre Alstom, EMA (Entreprise du métro d’Alger) et Ferrovial, spécialisée dans l’assemblage et la maintenance des tramways s’étendant sur 46 000 m2 implantée à Annaba au niveau de la zone industrielle d’El Allelik. L’entreprise a une capacité d’assemblage de 5 tramways/mois. A ce jour, 20 Citadis ont déjà été assemblés sur le site.

Publié dans théma archives

Le processus de paix et de réconciliation au Mali est sérieusement menacé. Lundi dernier, neuf militaires maliens ont été tués au cours d’une embuscade à quatre jours seulement de la signature prévue d’un accord de paix qui paraît de plus en plus illusoire. Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mounji Hamdi, a condamné cette nouvelle «violation du cessez-le-feu», constamment bafoué depuis deux semaines, exhortant tous les protagonistes à «démontrer leurs engagements sur le terrain dans le processus qui doit conduire à la signature d’un accord de paix le 15 mai». Cette escalade de la violence s’amplifie et devient plus meurtrière à l’approche de la date buttoir du 15 mai pour la signature de l’accord de paix entre le gouvernement malien et les organisations politico-militaires de l’Azawad. «Une paix juste, durable et crédible ne peut être réalisée que par les Maliens eux-mêmes», a-t-il réaffirmé, déplorant l’attaque qui aurait été menée, dans la matinée du lundi dernier, par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion) contre l’armée sur l’axe Tombouctou-Goundam. Le ministère de la Défense a annoncé dans un communiqué que neuf militaires avaient péri et quatorze autres ont été blessés dans cette embuscade «tendue par des éléments de la CMA» à une mission de ravitaillement en provenance de Goundam près de la localité de Tin Telout. Le responsable d’une ONG de Tombouctou avait auparavant fait état de «huit militaires tués et plusieurs blessés». «Deux véhicules de l’armée malienne ont été brûlés», alors que les «rebelles ont perdu un véhicule», a précisé cette source sous le couvert de l’anonymat, soulignant que les assaillants étaient repartis avec leurs éventuels blessés ou pertes. Une source militaire au sein de la Minusma à Tombouctou a affirmé à l’AFP que les rebelles, à bord de quatre véhicules, attendaient les militaires maliens qui devaient assurer la relève, expliquant qu’il s’agissait d’une «embuscade minutieusement préparée». Tôt dans la journée, un responsable de la CMA aurait affirmé à l’AFP que des rebelles de la Coordination avaient «tendu une embuscade aux militaires maliens», sans pouvoir fournir de bilan. L’AFP ne cite pas sa source qui revendique l’attaque contre les militaires maliens dans un style qui suscite des interrogations sur l’authenticité de cette source. Mais au-delà de ce constat, la CMA est une coordination d’organisations qui ne sont pas homogènes et qui divergent sur l’attitude à adopter vis-à-vis de l’accord d’Alger. Donc, il revient à la CMA et aux différentes organisations qui la composent de clarifier leurs positions communes ou individuelles de cet attentat qui pourrait compromettre les chances d’une paix et d’une stabilité au Mali. D’autant plus que c’est la première fois qu’une attaque est revendiquée par une organisation impliquée dans le processus de paix engagé à Alger, alors que cette agression ne sert en rien les intérêts de la CMA ni ses revendications. Cette escalade pourrait en effet être l’œuvre de parties qui viseraient à discréditer la CMA et essentiellement sa principale composante, le MNLA. Mais il faut admettre aussi que la CMA autant que le MNLA ont prêté le flanc avec leur surenchère politique et leur refus de parapher l’accord d’Alger. Toutes les agressions et actes de violence qui se produisent dans le nord du Mali seront attribués à la CMA sans que cette dernière ait les moyens de se défendre. Ce revirement invraisemblable de la CMA ne s’explique pas politiquement, alors qu’après quasiment deux mois de blocage, une éclaircie était apparue, lorsque des représentants de la CMA exprimant le 26 avril au chef de la Minusma leur intention de parapher l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, comme l’avait déjà fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger. Est-ce que la prise le 27 avril par des groupes pro-gouvernementaux de ses positions à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne, suffit pour accuser la CMA en tant que telle, d’être derrière une série d’attaques qui ont fait de nombreux morts de part et d’autre. Sa demande d’amendements des accords d’Alger, ayant été rejetée, la rébellion avait de nouveau refusé le 18 avril de parapher en l’état l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui a enjoint les protagonistes de venir tous le signer le 15 mai à Bamako. Le texte prévoit la création d’Assemblées régionales dotées de pouvoirs importants, élues au suffrage universel direct, mais, comme le souhaitait Bamako, ni autonomie ni fédéralisme et reconnaît l’«Azawad», nom par lequel les rebelles désignent le nord du Mali, comme une «réalité humaine», mais sans contenu politique. La CMA réclame la «reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique», la création d’une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de «80% de ressortissants de l’Azawad» dans les forces de sécurité. La balle est dans le camp de la CMA qui risque de réduire à néant tous les acquis de l’Azawad même s’ils sont insuffisants et de retourner la communauté internationale contre le combat légitime des populations du nord Mali pour leurs droits politiques, sociaux, économiques et culturels. Rappelons que le gouvernement et les mouvements engagés dans la plateforme d’Alger, à savoir le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA, dissident), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), avaient paraphé l’accord le 1er mars à Alger. Cependant, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) regroupant le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) avait demandé « une pause » pour consulter leur base militante avant de parapher le document.

Publié dans Monde

Bien que chacun défende une approche différente de l’autre sur le dossier du Sahara occidental, l’Algérie et le Maroc n’ont besoin d’aucune médiation internationale. C’est le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines qui le dit. Abdelkader Messahel estime que les deux pays ne connaissent aucun différend qui nécessite une médiation internationale. « Il n’existe ni différend ni médiation » entre l’Algérie et le Maroc, a souligné, hier, M. Messahel en marge d’une journée d’étude au Conseil de la nation sur « l’approche algérienne en matière de lutte antiterroriste ». Sa déclaration venait en réponse à une question sur la volonté de certains pays de jouer le rôle de médiateurs entre les deux voisins concernant la question du Sahara occidental. Il ajoute : « Le dossier du Sahara occidental est traité dans le cadre des Nations unies et nous souhaitons qu’il soit résolu dans les plus brefs délais ». Façon d’expliquer que l’Algérie n’est pas une partie de la crise, mais juste un pays voisin qui défend le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Une position qui dérange le royaume chérifien qui propose un plan d’autonomie. Dernier dossier de décolonisation inscrit à l’ONU, le Sahara occidental constitue un sujet de polémique entre l’Algérie et le Maroc. Mais, à travers le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, l’Algérie qui applique le principe de non-ingérence ne s’estime pas dans le besoin d’une quelconque médiation. A une autre question relative à d’éventuelles répercussions négatives de la récente crise diplomatique entre Alger et Nouakchott sur le processus de coordination des efforts entre les pays du voisinage du Mali, M. Messahel a affirmé qu’aucun différend n’existait entre les pays voisins du Mali concernant l’unité et la stabilité de ce pays. Dire que la décision de l’Algérie à appliquer le principe de la réciprocité, en déclarant persona non grata un diplomate mauritanien à Alger, après que la Mauritanie ait expulsé le diplomate algérien Belkacem Cherouati, accusé d’avoir influé un article susceptible de nuire à ses relations avec le Maroc, relève de la relation bilatérale entre les deux pays. Les efforts pour arriver à une solution au Mali doivent être prémunis des questions bilatérales. Dans son intervention, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines avait évoqué la question de la médiation en vue d’unifier les rangs des antagonistes maliens et des belligérants libyens ainsi que les initiatives de certains pays allant dans ce sens. La conjoncture exige la coordination et la conjugaison de tous les efforts, car « une multitude d’initiatives n’apporte point de solutions », a-t-il expliqué. Concernant la Libye, M. Messahel a indiqué que la médiation se faisait actuellement au niveau des Nations unies et l’Algérie, qui « jouit d’une expérience avérée en matière de médiation, soutient l’initiative onusienne, car allant en droite ligne avec sa position qui privilégie les solutions pacifiques et politiques garantissant l’intégrité territoriale de la Libye». L’agenda de la médiation menée par l’Algérie sous l’égide des Nations unies comprend plusieurs réunions à venir entre antagonistes libyens pour mettre fin à la situation critique et « difficile » que vit ce pays, a-t-il ajouté. Enfin, M. Messahel a estimé que « le pire est à craindre en Libye, tant que les Libyens ne sont pas parvenus à une solution politique qui garantisse l’unité du pays et la sécurité de ses citoyens, notamment en l’absence d’un pouvoir central qui impose son autorité sur tout le territoire libyen ».

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Sur le vieux port de Cannes, un bâtiment monumental, sans grand caractère toutefois, accueille les projections-marathon du 13 au 24 mai.

De Cannes Azzedine Mabrouki C’est le palais du festival appelé le « Bunker ». C’est une sorte de monastère cinématographique moderne où l’on parle toutes les langues de la planète et d’où l’on ne sort pas du matin jusqu’à tard dans la nuit. Pendant dix jours, la ville laisse sa vie de province, son rythme endormi. Sous les néons, les affiches et le clinquant de la Croisette, le changement est radical. Des milliers de journalistes, photographes, cameramen, professionnels du 7e art, debout aux aurores, se glissent entre les barrières en exhibant leurs badges. Ils n’ont (tous) littéralement pas un instant de libre. Au Festival de Cannes, le programme est forcené. Tout ce beau monde est sur la brèche. Il se produit un enivrant rituel d’accélération de la fonction de critique, de marchands de pellicules ou de capteurs d’images. Dès le matin, les photographes, certains ont gardé leur smoking, hantent les couloirs des palaces de la Croisette. Les journalistes, envoyés spéciaux des quotidiens, savourent leur chance d’éviter à l’entrée des salles les énormes bousculades. Leurs badges avec pastille rose leur donnent un sentiment de supériorité puisqu’ils prennent le couloir prioritaire et ont tout loisir à choisir leur siège dans la grande salle Lumière ou au cinéma Debussy. À la tombée du jour débute la cérémonie, aux pompes spectaculaires, de la montée des marches. Rituel ahurissant où les stars arborent leurs bijoux et des robes haute couture toutes voiles dehors. Au même moment, songeant aux éditions du matin, les journalistes, qui ont mené une journée monastique, cloués devant les écrans, pas très heureux d’avoir raté les réceptions qui se tiennent sur les plages et où pétillent les bulles de grandes marques, font retraite dans la salle de presse pour entamer l’envoi de leurs articles. Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes, a sélectionné 19 films pour la compétition officielle et 19 autres pour Un Certain Regard. Sans compter le programme hors compétition, le cinéma classique et populaire (sur grand écran à la plage). Harassante, mais ô combien stimulante, commence alors la ruée sur les salles. A l’ouverture, La Tête Haute d’Emmanuelle Bercot (France), l’histoire d’un jeune qui ne trouve pas sa place dans la société en dépit du soutien du juge pour enfant joué par Catherine Deneuve. Thierry Frémaux a dit, à propos de Gérard Depardieu : «Certains donnent leur corps à la médecine, Gérard Depardieu a donné le sien au cinéma», en parlant d’un autre film français en compétition : The Valley Of Love de Guillaume Nicloux. Isabelle Huppert et Gérard Depardieu, couple désuni, vivent un drame avec la disparition de leur fils qui leur envoie un message et leur donne rendez-vous dans «La Vallée de la Mort», en plein cœur de l’Amérique. Ils font le voyage. Une production italienne de haut niveau Le niveau de qualité de la production italienne est si haut cette année qu’on retrouve pas moins de trois films italiens en course pour la Palme d’Or. A commencer par Mia Madre (ma mère) de Nanni Moretti. Un récit autobiographique : une jeune cinéaste en plein tournage apprend que sa mère est à l’hôpital, sur son lit de mort. En faisant Habemus Papam, en 2011, Nanni Moretti avait perdu sa mère. Les deux autres films italiens sont : Il Racconto di Racconti, tourné en anglais sous le titre The Tales of Tales par Mario Garrone. Selma Hayek, Vincent Cassel, Toby Jones et JC Reilley font partie du casting de contes du XVIIe siècle, une adaptation d’un recueil du Napolitain Granbattista Basile, qu’en Italie on compare à William Shakespeare. Les trois épisodes sont intitulés : The Queen, The Flee, The Two Old Women. Quant à Youth de Paolo Sorrentino, tourné en anglais aussi, c’est l’histoire d’un chef d’orchestre à la retraite et en vacances en Italie appelé à Londres à l’occasion de l’anniversaire du Prince Philip. Michael Caine, Jane Fonda, Harvey Keitel, Rachel Weisz sont ici dirigés par Paolo Sorrentino, l’auteur de La Bellezza (la beauté) œuvre magnifique montrée à Cannes il y a deux ans. Tourné à la frontière du Mexique et du Texas (Ciuda Juarez), Sicario du Canadien Denis Villeneuve a pour héros un tueur à gages et pour interprètes Benito Del Toro, Emily Brant, Josh Brolin. Le dossier de presse dit ceci : «A very dark film, a dark poem, quite violent». Sur la guerre civile du Liban, Denis Villeneuve avait fait en 2010 : Incendies, nommé la même année aux Oscars du meilleur film étranger. Une bonne dizaine de films d’Asie au programme de la compétition et d’Un Certain Regard C’est la très talentueuse cinéaste japonaise Naomi Kawase qui ouvre Un Certain Regard (UCR) avec : AN, Sweet Red Bean Past, sur la peur et la méfiance de la société japonaise par rapport à la maladie. Dans une pâtisserie, une employée fait des gâteaux à base de haricots rouges. Son affaire marche très bien. Mais une rumeur se répand qu’elle a été atteinte de la lèpre. De Taïwan, en compétition, Assassins de Hou Hsiao Hsien, film d’arts martiaux qui se passe à l’époque des Tang. L’héroïne jouée par Shu Qi est une guerrière, une mercenaire. Un jour, elle tombe amoureuse de l’homme qu’elle est chargée d’exécuter.  Mountains May Depart (les montagnes peuvent bouger) du Chinois Jia Zhang-Ke, l’auteur de Touch Of Sin et Still Life (Lion d’Or à la Mostra de Venise en 2006), c’est l’histoire d’un mariage arrangé où la femme mariée contre son gré finit par retrouver l’homme qu’elle aime. Our Little Sister (notre petite sœur) du Sud-Coréen Kore Eda Hirokazu montre le retour à Séoul de deux sœurs pour l’enterrement de leur père et qui découvrent qu’elles ont une demi-sœur.  Celle-ci ira vivre avec elles. D’Inde, de Philippines et d’Ethiopie, l’enrichissant programme d’Un Certain Regard montre : Fly Away Solo (Masaan) de Neeraj Ghaywan tourné à Bénares, The Fourth Direction (Chauthi Koot) de Gurvinder Singh, sur le Penjab après l’assassinat d’Indira Gandhi. Taklub de Brillante Mendoza (Philippines) sur les terribles ravages du typhon Yolanda. Lamb de Yared Zéléké (Ethiopie) sur un jeune garçon nommé Ephraim qui vit avec son mouton.  Il a perdu sa mère et va vivre avec son oncle loin de sa famille, toujours avec son mouton auquel il est très attaché. Mais un jour l’oncle décide de sacrifier le mouton... Un désastre qui va gâcher la vie du petit Ephraim.

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Présenté le mois dernier en avant-première à la salle Ibn-Khaldoun, Certifiée Halal, le dernier film du réalisateur Mahmoud Zemmouri, débute aujourd’hui son exploitation en salle. Les projections se feront à raison d’une à deux séances par jour, en commençant par la salle Ibn-Khaldoun jusqu’au 24 mai et la salle Algeria jusqu’au 27, avant d’être proposé à la salle El Khayam (ex-Debussy) du 28 mai au 13 juin. Le prix des tickets est quant à lui fixé à 300 dinars, a précisé hier l’organisateur des projections, l’Etablissement arts et culture de la wilaya d’Alger. Long métrage de 85 minutes se situant entre la comédie sociale et le film d’aventure, et basé sur un scénario écrit par Mahmoud Zemmouri et la scénariste et productrice Marie-Laurence Attias, il est à noter que sa thématique générale, même si elle est volontairement accompagnée de bout en bout par un aspect comique, suscitera certainement les réactions les plus diverses du public. En effet, prenant pour cadre une véritable caricature d’une « région rurale », Certifiée Halal s’attaque par la dérision au poids des traditions, à la compréhension biaisée de la religion, aux mariages arrangés, aux dots, mais aussi à la multiplication des demandes de « certificat de virginité » au Maghreb et en Europe. Le film, en partie tourné en France, traite également de la perte des repères d’une partie des membres de la communauté européenne d’origine maghrébine. Diffusé aujourd’hui à partir de 13h, Certifiée Halal est à ce titre un film également destiné « à lancer le débat », espérait le réalisateur lors de la présentation de son film. « Quand on fait un film, ça ne doit pas être pour faire plaisir aux gens, surtout à ceux qui se reconnaissent dans ce qui est dénoncé dans le scénario. C’est comme cela que l’on suscite le débat. » Relativement réussi sur le plan technique, avec un casting faisant appel dans les rôles principaux aux acteurs Smaïn Fairouze, Mourade Zeguendi, Hafsia Herzi ou encore Nadia Kounda, le scénario mêle deux mariages arrangés dans une région rurale du pays, avec pour aspect comique l’échange malencontreux des mariées, deux jeunes filles aux origines et conception des choses très différentes, mais qui seront unies par un combat commun. L’idée est de « confronter la tradition et la modernité. Il existe des femmes émancipées en Algérie, mais elles ne le sont jamais autant que celles qui vivent en France », souligne Mahmoud Zemmouri. Réalisateur s’étant notamment fait connaître avec le film 100% Arabica sorti en 1997, il avait, par ailleurs, déclaré à propos de son dernier film, produit en collaboration avec l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et tourné durant « huit semaines à Biskra et deux semaines à Paris », qu’il avait bénéficié d’un budget global de 2 millions d’euros, en grande partie réunis sur fonds privés, la subvention du ministère de la Culture étant, elle, de 500 000 euros.

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Le Collectif contre la cherté des transports vers l’Algérie (CCTA) cherche des financements pour pouvoir ester en justice les trois principales compagnies de transport aérien qui assurent les liaisons entre les villes algériennes et françaises. Elles sont accusées d’entente sur les prix, indique un communiqué de l’organisation. Un appel au don a été lancé sur internet pour mobiliser les fonds qu’il faut pour attaquer devant la justice Air Algérie, Aigle Azur et Air France. « Chaque année, de plus en plus de voyageurs algériens désireux de visiter leurs chères familles en Algérie se voient rackettés, dépouillés et même plumés par toutes ces pseudo-compagnies sans scrupules, alors que chez nos voisins tunisien ou marocain, le voyageur est traité dignement et surtout il n’est pas ‘‘sucé’’ jusqu’à la moelle par ces pseudo-concurrents qui pratiquent une concurrence déloyale », peut-on lire dans le communiqué. C’est un secret de Polichinelle de dire que les tarifs appliqués sur les vols vers l’Algérie pour la plupart des compagnies aériennes et maritimes sont quasi-identiques, à quelques euros près. Ce qui constitue, selon la même source, un début de preuve d’une entente entre Air Algérie, Aigle Azur et Air France, qui est à tout point de vue illégale dans l’économie de marché régie par l’offre et la demande et surtout la concurrence loyale. Au contraire, on pratique des prix parfois jusqu’à deux fois plus chers que la norme et avec un service catastrophique. L’objectif de cette campagne est de dénoncer devant la justice l’entente illégale entre Air Algérie et ses pseudo-concurrents, notamment la compagnie Aigle Azur, qui rafle la majorité de ce marché du côté du pavillon français/européen. De plus, exiger l’instauration et l’application de lois protégeant les droits des passagers au départ de l’Algérie en cas de retard/annulation de vols. « Notre collectif ne recherche que l’intérêt des usagers des transports aériens et maritimes vers l’Algérie et par conséquent notre démarche n’est pas à caractère commercial, mais uniquement associative et bénévole », tient à rassurer le collectif. Il ajoute : « Le collectif CCTA s’est rapproché d’un grand avocat parisien de renommée prêt à défendre les intérêts de la diaspora contre les excès des compagnies aériennes desservant l’Algérie. Chacun donc est invité à participer financièrement, bien sûr en fonction de ses moyens, à ce combat pour la baisse des tarifs pratiqués par ces compagnies qui nous pourrissent la vie depuis bien trop longtemps. ».

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