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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 16 mai 2015

Quelle mascarade ! De l’argent jeté par les fenêtres pour une parodie de festival qui a viré au carnaval. Tout ça pour ça ! Une entrée en matière tout ce qu’il y a de folklorique (et encore), où il suffisait d’aligner quatre troupes de zorna, de karkabou et de karabila, question de faire le plus de bruit possible devant les autorités… A leur tête le wali de Ghardaïa, Abdelhakim Chater, qui s’en serait bien passé, lui qui a tant de choses autrement plus importantes à faire pour relancer l’activité économique et ressouder les liens entre toutes les composantes de cette belle région, que de servir d’alibi à tous ces incompétents qui aujourd’hui sont arrivés à ce stade de la déchéance culturelle. Savait-il Monsieur le wali que ces braves responsables ont failli faire injure aux martyrs en ayant oublié de ramener l’enregistrement de l’hymne national. Ce n’est que cinq minutes avant son arrivée que deux personnes parties et revenues « en bolide » ont réussi l’exploit de ramener un sonore. « Ouf ! Les apparences sont sauves. » Dès le départ, tout allait de travers. Parlons d’abord de cette fameuse conférence de presse que Baba Addoune Brahim, qui a fait toute sa carrière à la direction de l’éducation de Ghardaïa sans rien à voir avec l’éducation puisqu’il était chef de service chargé des projets techniques, et qui se retrouve parachuté au poste de directeur de la culture de la wilaya de Ghardaïa. Je veux bien qu’on m’explique qu’est-ce qu’à voir la culture avec le béton. Peut-on vraiment confondre le World Trade Center avec le génie de Tchaïkovski ou alors une symphonie de Beethoven avec le strident bruit d’une scie circulaire ? Mais bon, au point où nous en sommes, la culture, qui chez nous est maintenant considérée comme la cinquième roue de la charrette ou à défaut une soupape pour tous les aspirants crocodiles de deniers publics, peut encore souffrir en silence, comme tous nos grands artistes qui se sont presque excusés d’être et d’avoir été des artistes. Adieu Rouiched, adieu Sid Ali Kouiret et tous les autres qui ont tant donné, de Kateb Yacine à Mustapha Kateb, de Guerouabi au cardinal El Anka, de Thouria à Keltoum. Pour revenir à la pseudo-conférence de presse, depuis quand on convoque une conférence de presse la veille de l’ouverture d’un festival, alors que l’on avait déjà auparavant, et ce, depuis une semaine, communiqué toutes les informations sous cape à ses amis. Sommes-nous donc, à vos yeux, devenus les dindons de la farce, Monsieur le directeur de l’(in)culture ou à défaut nous faire passer pour des faire-valoir ? Quelle humiliation que de se retrouver tout seul sans personne en face à qui parler, n’est-ce pas ? C’est ce qui s’appelle tomber dans son propre piège. Et dire que ce festival a de tout temps drainé des centaines de mélomanes et des dizaines de familles avides de vibrer aux sons et des couleurs de cette millénaire culture du Mzab que vous venez de maltraiter. De grands messieurs de la culture algérienne se sont déjà produits par le passé lors de ce festival à Ghardaïa. Nous citerons à titre d’exemple Lotfi Double Canon, la chorale Ebène de la Radio algérienne, le groupe Freeklan, Thagrawla et son célèbre chanteur Boudjemaâ, et cerise sur le gâteau, Djamel Allam. Toutes les représentations affichaient complet et il fallait un imposant service d’ordre pour renvoyer les retardataires qui étaient toujours plus nombreux que ceux qui avaient le bonheur de suivre ces affiches. Est-ce le fait de soi-disant organiser la cérémonie de clôture dans une résidence au fin fond de la vallée (pour fuir qui ? Ou est-ce pour masquer la désaffection du public pour ces pitreries ?) qui puisse donner à cette insipide édition un semblant de normalité ? Gaver des centaines de personnes aux frais de la princesse ne peut être assimilé à une adhésion à ses lubies, sinon tout au plus à une zaouïa ouverte à tous les vents et aux quatre saisons. Pauvre culture…

Publié dans Culture

La CMA continue à souffler le chaud et le froid et à maintenir le suspense sur un processus qui peine à s’enclencher. Après avoir paraphé l’Accord d’Alger, jeudi, la Coordination des mouvements de l’Azawad a déclaré qu’elle ne signera pas l’accord à Bamako du moins pas avant que de nouvelles négociations s’ouvrent. En d’autres termes, le paraphe du document d’Alger par la CMA n’est qu’un acte symbolique visant à rassurer les parties adverses afin de gagner du temps, notamment avec la médiation qui commence à s’impatienter d’autant plus que l’instabilité dans le nord du Mali constitue une menace pour les pays riverains au moment où le groupe terroriste de Mokhtar Belmokhtar, El Moulathamoun, a annoncé qu’il a fait allégeance à l’Etat islamique, élargissant ainsi sa zone d’influence et d’action à la région du Sahel. Le rendez-vous tant attendu était celui d’hier à Bamako, mais avec l’espoir que tous les protagonistes signent les Accords d’Alger afin de permettre la mise en œuvre du processus de paix et de réconciliation inter-malienne. Finalement, la cérémonie de signature de l’accord de paix hautement protocolaire à Bamako s’est faite hier en présence d’une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement, mais la grande absente sera la rébellion à dominante touareg qui réclame des discussions supplémentaires. Juste avant de parapher la veille à Alger l’accord pour la paix et la réconciliation, au bout de deux mois et demi de pressions et d’atermoiements, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion) a prévenu qu’elle n’a pas l’intention de le signer à Bamako. Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) Mounji Hamdi a néanmoins estimé, dans un communiqué, qu’après ce paraphe, le «processus de paix entrera dans une phase déterminante avec la signature» hier. Le président zimbabwéen Robert Mugabe, également président en exercice de l’Union africaine (UA), son homologue guinéen Alpha Condé et la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie Michaëlle Jean, étaient déjà hier matin à Bamako où, selon la présidence malienne, sont aussi attendus les présidents rwandais Paul Kagame, tchadien Idriss Deby, ivoirien Alassane Ouattara, mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, nigérien Mahamadou Issoufou, ghanéen John Dramani Mahama et burkinabè Michel Kafando pour assister à cette signature. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika sera représenté, quant à lui, par le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, qui sera accompagné du Ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. La France est représentée par la secrétaire d’Etat chargée du Développement, Brigitte Girardin. Maintenue contre vents et marées par Bamako et la médiation internationale conduite par l’Algérie malgré les violations répétées du cessez-le-feu depuis deux semaines, la cérémonie s’est largement vidée de sa substance avec l’absence du paraphe de la rébellion, assorti de l’exigence de nouvelles discussions. La CMA a-t-elle réussi à mettre la communauté internationale devant le fait accompli et aurait ainsi gain de cause en contraignant Bamako et la médiation à ouvrir de nouvelles discussions ? Manifestement non, même si  l’espoir de persuader au moins certains des principaux groupes rebelles de signer, afin de revendiquer un succès, semble s’être amenuisé, ceux-ci ayant tenu une ligne commune lors de ce paraphe in extremis. Il reste des réglages avant la signature de l’accord «Mission accomplie, mais pas terminée », a résumé, jeudi dernier à Alger, Ramtane Lamamra, parrain des négociations. Selon une déclaration jointe au paraphe et signée par un des chefs de la CMA, Bilal Ag Achérif, les revendications présentées par la rébellion seront examinées «entre les parties en conflit et la médiation avant toute signature du document final». «Le paraphe de ce document et la signature de l’accord définitif sont et demeurent des actes juridiquement distincts», a réaffirmé Bilal Ag Achérif. «Un engagement a été pris par la médiation, pour qu’après le paraphe il y ait des discussions sur nos demandes», a déclaré à l’AFP Sidi Brahim Ould Sidat, membre d’un autre groupe de la CMA. «Le paraphe est un signe de bonne foi pour aller vers une solution définitive, globale et durable, mais il reste des réglages avant la signature», a renchéri Almou Ag Mohamed, représentant d’une troisième composante de la rébellion. A la fin de la cérémonie d’Alger, Lamamra a annoncé avoir reçu une communication du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui «tend la main (aux rebelles) et est prêt à les recevoir à tout moment et discuter avec eux de l’avenir du pays, de l’avenir des régions du Nord et de la mise en œuvre rigoureuse de l’accord». La CMA réclame la «reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique», la création d’une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de « 80% de ressortissants de l’Azawad » dans les forces de sécurité de la région. Le nord du Mali est tombé à la fin du premier trimestre 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par l’opération militaire internationale déclenchée en janvier 2013 et toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central. Ce qui est certain, c’est que la CMA n’a pas d’autres choix que de s’inscrire dans la dynamique de paix à travers le dialogue et la négociation. Le recours à la violence armée ne peut être à l’ordre du jour comme moyen de pression pour la satisfaction de ses revendications. En fait, la Coordination des mouvements de l’Azawad profite d’une médiation où sont représentés les puissances mondiales en plus des pays riverains et des organisations et entités régionales africaines et européennes en plus de l’ONU pour mettre en avant le programme maximaliste des Touareg et d’essayer d’arracher le maximum de concessions à Bamako. L’Etat malien espère aussi aboutir à un accord même à l’arraché, sans faire trop de concessions, notamment sur les questions de souveraineté territoriale, et de prendre la même communauté internationale à témoin afin de contraindre les rébellions touareg à respecter les termes de tout accord. Il s’agit là d’un vrai dilemme qui, sans compromis et concessions de toutes les parties, fera le jeu des groupes terroristes et autres trafiquants de drogue et d’armes et qui se sentent comme des poissons dans l’eau tant que l’instabilité et l’insécurité règnent dans la région du Sahel.

Publié dans Monde

Meskine a fait un très honorable parcours, alors que Firass a remporté sa seconde médaille, après celle en argent du triple saut, ce qui est une très belle performance pour lui. Les athlètes algériens Mehdi Meskine (judo) et Bentria Firass (athlétisme) ont ajouté, jeudi à Séoul, deux médailles de bronze dans l’escarcelle de l’Algérie, lors des 6es jeux Mondiaux handisport-2015 (réservés aux visuels), qui prennent fin dimanche. Dans la catégorie des -73kg, Mehdi Meskine s’est classé 3e, après un « honorable » parcours, selon les observateurs, gagnant cinq combats, dont trois en repêchage, contre respectivement Moussa Pourbbas (Iran), Simone Cannizzaro (Italie) et Feruz Sayidov (Ouzbékistan). Lors des 16es de finale, Meskine, qui en est à sa première participation internationale, a écarté de sa route le Sud-Coréen Sangmin Youn, avant de récidiver contre le Russe Gasan Rabadanov (8e de finale). En quarts de finale, le représentant algérien s’est fait battre par l’Ukrainien Serhii Kotenko (médaillé de bronze du tournoi). Nullement découragé par cette élimination, Meskine s’est racheté aux repêchages, réussissant les trois combats qu’il avait eu à effectuer. Dans la même catégorie (-73kg), le jeune Youcef Radjai s’est contenté de la 7e position, après sa sortie prématurée aux 8e de finale face au Russe Shakhban Kurbanov (médaillé d’argent). En 16es de finale, Radjai avait sorti l’Américain Robert Jordan Alcon (USA). Aux repêchages, Youcef Radjai s’est contenté d’un succès contre le Mongolien Davaadagva Enkhtuya, avant de perdre face à Kuralbay Orynbassar (Kazakhstan). Dans la catégorie des -52 kg dames, la médaillée de bronze du dernier championnat du monde (seniors), la cadette Abdelaoui Chérine, ne s’est pas déplacée à Séoul à cause d’une blessure.

Seconde médaille pour Firass (saut en longueur) En athlétisme, l’Algérie s’est adjugée la médaille de bronze en saut en longueur (T11) grâce à Bentria Firass, auteur de 5,66 m, remportant sa seconde médaille des jeux, après l’argent du triple saut, mercredi. Le podium de la longueur a été complété par Elchin Muradov (Azerbaïdjan 6,09 m) et le Russe Andrei Koptev (5,71 m). La journée de jeudi a permis également à l’athlète Abdelatif Baka de se qualifier facilement pour la finale du 800 m (T13), en remportant sa série en 2:03.24, devant le Japonais Hiro Anzai (2:06.54). Lors de la finale, prévue vendredi matin, le lutin algérien aura à cœur d’offrir à son pays, une seconde consécration après l’or du 1 500 m. En goal-ball, la sélection féminine algérienne a réalisé son premier point au niveau international en arrachant le match nul (5-5 ; mi-temps : 2-3) face à la Corée du Sud, pour le compte du groupe B. Néanmoins, elle n’a pas rivalisé, par la suite, face à l’Angleterre, lors de son second match de la journée, perdant sur le score de 3-1, après avoir mené à la mi-temps 1-0. Les autres matches du groupe ont vu la défaite de la Suède face au Canada (2-3) et celle du Japon face à l’Allemagne (2-3). L’Angleterre a été contrainte au nul (1-1) par le Japon, alors que le Canada a perdu face à l’Australie (2-4).  Après quatre journées de compétition, l’Algérie occupe le haut du tableau des médailles, avec cinq médailles (2 or, 1 argent et 2 bronze).

Publié dans Sports

Le tourisme tunisien semble reprendre du poil de la bête. C’est du moins ce qu’affirme le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Abdellatif Hamam, qui a réitéré, jeudi dernier, à l’occasion de sa présence au Salon international du tourisme et du voyage (Sitev), que « l’attaque contre le Musée du Bardo n’a pas été néfaste à l’industrie du tourisme en Tunisie ». Par T. Makaci et R. Bouarroudj « Nous sommes en train de redynamiser le tourisme en Tunisie. D’ailleurs, le choc du Bardo nous a permis de démontrer toute la force de la Tunisie ». « Les mesures décidées par le ministère de l’Intérieur de sécuriser davantage les aéroports, les ports, les postes frontaliers, les sites culturels, les circuits touristiques et les établissements hôteliers ont payé », s’est-il réjoui. Pour preuve, durant les quatre premiers mois de la saison touristique 2015, une hausse de 7,5% a été enregistrée. Selon Abdellatif Hamam, les touristes européens, notamment les Britanniques et les Allemands, sont de retour en Tunisie. D’autre part, il a souligné que l’émergence d’une nouvelle classe moyenne dans des pays tels que la Chine et l’Inde a beaucoup aidé à redynamiser le tourisme mondial de manière globale. « Les touristes de ces nouvelles puissances économiques sont un nouveau marché auquel nous prenons part, surtout que la démocratisation des moyens de transport nous facilite la tâche, et que la Tunisie est une destination phare pour les touristes. » A ce propos, M. Hamam a révélé que durant l’année 2014, « la Tunisie a enregistré une légère hausse, avec plus de six millions de visiteurs ». Selon ce dernier, la Tunisie ambitionne « d’atteindre les dix millions de touristes d’ici à 2020 ». Mais, estime-t-il, « pour ce faire, la Tunisie doit encore améliorer son offre de services et se diversifier, surtout que nous faisons face à un nouveau phénomène qu’est celui de la réservation de dernière minute ». Bien que la Tunisie ambitionne d’améliorer les offres du secteur du tourisme pour s’adapter à sa nouvelle clientèle, c’est le marché algérien qui « demeure prioritaire ». D’ailleurs, selon Abdellatif Hamam, « notre priorité, c’est le marché algérien. Notre approche est que l’Algérie est un marché naturel, car il est stratégique ». Pour M. Hamam, « nous avons besoin d’un partenaire local pour pouvoir mettre en place une stratégie de communication en total accord avec la société algérienne et promouvoir la destination tunisienne auprès des Algériens », explique-t-il, en présentant une agence de communication internationale installée en Algérie comme étant celle qui se chargera de la campagne médiatique de l’ONTT. « Le touriste algérien en Tunisie est roi vu que les deux peuples partagent déjà langue, religion et culture », ajoute-t-il. Le but de cet investissement dans la communication est de professionnaliser le circuit tunisien aux touristes algériens, car « depuis toujours, les Algériens viennent en Tunisie, mais nous voulons que les visites des Algériens en Tunisie ne soient plus anarchiques ». Sur ce point, ajoute-t-il, « nous sommes en train d’étudier des offres commerciales spéciales pour les Algériens avec des réductions et des promotions ». Aux yeux de M. Hamam, ce sont les politiques qui donnent le ton des relations économiques entre les deux pays, faisant allusion à la venue en Algérie demain du Premier ministre tunisien. « Nous, les professionnels, nous transformons le langage politique en réalité économique », poursuit-il. « Lors de la visite du chef de l’Etat tunisien en Algérie, le ton a été donné, et nous travaillons à concrétiser le discours politique. » Il explique également que « la Tunisie aspire à ouvrir les marchés du tourisme médical, événementiel, mais aussi culturel pour les Algériens » avec des offres spécifiques, car la « Tunisie, indique-t-il, vise aussi à toucher la diaspora algérienne ».

Publié dans Der

Un an après avoir pris ses fonctions, le gouvernement Sellal III subit un changement. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a procédé jeudi à un remaniement de l’Exécutif, clôturant un dossier qui était sur la table depuis la fin de l’année dernière. Pourtant, ce n’est pas le grand changement à l’occasion de ce « lifting » qui marque l’entrée de 10 nouveaux ministres et le départ de 8 autres, alors que la surprise fut grande pour des têtes que beaucoup d’observateurs croyaient éjectables à tout moment. Premier ministère de souveraineté à connaître un changement de tête reste sans conteste celui de l’Intérieur et des Collectivités locales. Et c’est le désormais ancien ministre de la Formation professionnelle qui est appelé pour remplacer Tayeb Belaïz, rappelé par le chef de l’Etat pour occuper le poste de conseiller au niveau de la Présidence de la République.

BELAIZ, DJELLAB ET YOUSFI, LES GRANDS DEPARTS Nourredine Bedoui aura donc la charge de gérer le lourd ministère de l’Intérieur à un moment où toutes les assemblées locales sont passées au crible, eu égard aux multiples blocages qui caractérisent une bonne partie au niveau national. Aussi, le ministère des Finances subit un changement. Mohamed Djellab cède son poste à un expert en la matière. Il s’agit d’Abderrahmane Benkhalfa. Ce dernier, ancien délégué général de l’Association des banques et établissements financiers (Abef), aura la rude mission de gérer l’argent du pays dans un contexte de crise. Austérité et autres mesures visant à durcir les activités du commerce extérieur ont été les solutions de son prédécesseur. Que fera alors le nouveau ministre pour éviter à l’Algérie de retomber dans des scénarios tels que ceux des années 1990 où l’on a recouru à l’endettement ? Youcef Yousfi, un autre ministre de souveraineté, quitte le gouvernement à l’occasion de ce remaniement. L’ex-ministre n’a pas su prévenir les répercussions de la chute des prix du baril sur l’économie nationale pour en donner les orientations au gouvernement ? Possible. Plus que ça, il faut dire que Yousfi paie aussi pour la gestion du mouvement antigaz de schiste d’In Salah, qui s’est par la suite propagé à plusieurs régions. A son poste, il est remplacé par Salah Khebri. Un expert dans le domaine de l’énergie. Le nouveau ministre de l’Energie a été longtemps à la tête de l’Institut algérien du pétrole et a travaillé pendant près de neuf ans à Sonatrach. Autre départ attendu, du moins depuis quelques jours, la ministre de la Culture. Nadia Labidi, qui a, selon des sources fiables, déjà déposé une démission sans qu’elle ne soit acceptée, est depuis quelques semaines au cœur d’une polémique l’opposant à la patronne du Parti des travailleurs (PT). Mme Labidi, accusée de « conflit d’intérêts » et de « corruption » par Mme Hanoune et ses députés, ne s’est pas contentée de répondre via des déclarations de presse. Mais elle a porté son affaire devant la justice. Un fait inhabituel dans les annales des gouvernements qui se sont succédé. Dans son poste, l’ex-ministre est remplacée par un homme du milieu. Azzedine Mihoubi en l’occurrence.

KHEBRI, BENKHALFA, KHAOUA, HADJAR ET HOUDA FERAOUN, LES NOUVEAUX VENUS Deux autres ministres cèdent leurs postes à l’occasion du remaniement effectué par le président Bouteflika : Hocine Necib et Zohra Derdouri, respectivement ministre des Ressources en eau et ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication. A la tête de ces deux départements, on retrouve désormais Abdelouahab Nouri qui se voit jumeler les Ressources en eau et l’Environnement, et Houda Feraoun. Cette dernière est l’unique femme à faire son entrée au sein du gouvernement Sellal IV. Agée seulement de 36 ans, elle est depuis 2011 directrice générale de l’Agence thématique de la recherche en sciences et technologies (ATRST). Par ailleurs, Mohamed Tahmi, ministre des Sports, Nouria Yamina Zerhouni du Tourisme et de l’Artisanat, Dalila Boudjemaâ de l’Aménagement du territoire, en plus de Khelil Mahi des Relations avec le Parlement ont tous quitté l’Exécutif. Dans la catégorie des arrivées, on retiendra aussi le nom du recteur de l’Université d’Alger. Mohamed Tahar Hadjar devient à la faveur de ce remaniement ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Un secteur en constante ébullition. L’homme aura la tâche de faire passer les amendements sur le texte du statut des enseignants chercheurs. Une révision décriée par le Cnes. Toujours sur la liste des nouveaux ministres, Tahar Khaoua, jusque-là chef du groupe parlementaire du FLN au sein de l’APN, est nommé ministre des Relations avec le Parlement. Abdelkader Ouali arrive à la tête du ministère des Travaux publics, en remplacement d’Abdelkader Kadi, transféré, pour sa part, au département de l’Agriculture. Aussi, Boudjemaâ Talai remplace Amar Ghoul au ministère des Transports, alors que le président de TAJ se voit offrir un lourd ministère composé de l’aménagement du territoire, du tourisme et de l’artisanat. Au secteur de la Formation professionnelle, c’est Mohamed Mebarki qui revient à un département qu’il a quitté lors du précédent remaniement, tandis que la jeunesse et les sports ont été encore une fois jumelés en un seul ministère. Lequel sera géré par Abdelkader Khomri.

Ils restent ! Excepté ces changements, tous les autres ministres ont sauvegardé leurs portefeuilles. C’est le cas de Tayeb Louh (Justice), Nouria Benghebrit (Education), Abdelmalek Boudiaf (Santé), Abdelmadjid Tebboune (Habitat), Meslem (Solidarité), Abdelkader Messahel (Affaires maghrébines et Coopération internationale), Mohamed Aïssa (Affaires religieuses), Tayeb Zitouni (Moudjahidine), Amara Benyounès (Commerce), Abdeslam Bouchouareb (Industrie), Ramtane Lamamra (Affaires étrangères), Mohamed El Ghazi (Travail), Sid Ahmed Ferroukhi (Pêche) et Hamide Grine (Communication). Il faut dire que parmi ces ministres, certains avaient de lourds dossiers à contenir et étaient donnés partants. Enfin, le chef de l’Etat n’a pas vu l’utilité de chambouler la chefferie du gouvernement. Abdelmalek Sellal est donc reconduit en tant que Premier ministre, sans grande surprise.

Réactions

Saïd Bouhadja, chargé de la communication au FLN: « Nous respectons les choix du Président » « Ce remaniement s’inscrit dans le cadre de la dynamisation de l’action gouvernementale et l’amélioration de la gouvernance. Il permet à des compétences nationales d’accéder à des postes de responsabilité en vue de donner un nouveau souffle au programme quinquennal du président de la République. Au FLN, nous respectons les décisions du Président, qui n’a fait qu’user de ses droits constitutionnels dans ce changement. Nous estimons, par ailleurs, que l’équipe partante a joué pleinement son rôle au sein du gouvernement. En revanche, nous continuons à militer pour un amendement de la Constitution pour donner la formation du gouvernement au parti majoritaire au Parlement. » Soufiane Djillali, président de Jil Jadid: « Un simple réaménagement interne » « C’est un coup d’épée dans l’eau qui n’apporte rien au pays, car il s’agit d’un réaménagement interne destiné exclusivement à résoudre les dysfonctionnements entre ministres. Il n’y a rien à attendre de ce changement technique sans perspectives politiques et sans stratégie de développement. Il a été opéré sans concertation et sans dialogue. » Ali Benflis, Talaie El Houriat (parti en cours de création): « Un gouvernement qui ne gouverne pas » « Les remaniements ministériels auxquels il procède ont atteint un tel degré d’insignifiance politique qu’il est difficile de les astreindre à quelque lecture politique que ce soit. Ces remaniements se suivent, se ressemblent, n’ont pas de sens et il serait bien ardu de leur en donner un. Et enfin la question la plus essentielle : à quoi peut bien servir le remaniement d’un gouvernement qui ne gouverne pas ? En effet, si l’on exclut un Conseil ministériel restreint et une réunion protocolaire de signature de la loi de finances, le Conseil des ministres ne s’est pas réuni depuis près d’une année, jour pour jour. Certains ministres partant n’ont jamais pris part à un Conseil des ministres tenu en bonne et due forme. » Abderrezak Mokri, MSP: « Un changement de gouvernement qui ne répond à aucune exigence politique » « Ce changement de gouvernement ne répond à aucune exigence politique. C’est un réaménagement qui concerne les groupes internes au sein du pouvoir. Bizarrement, les ministres ayant en charge la diversification de l’économie nationale et ceux impliqués dans les scandales de corruption n’ont pas été touchés par ce changement. De même pour les ministres qui tentent d’imposer leur idéologie non conforme à la Constitution et aux constantes du peuple algérien. Le pays a besoin d’un changement qui viendra par une transition démocratique négociée et acceptée par le peuple. » Athmane Mazouz, chargé de la communication au RCD: « Une fausse solution » « Encore une fois, des reclassements et un jeu de chaises musicales dans le même collège qui a miné le destin de la nation. Nous sommes face à une gouvernance qui a atteint ses limites. Ce remaniement attribué au chef de l’Etat porte dans ses gènes l’échec et le blocage. Il confirme le statu quo et intervient à un moment où le gouvernement est éclaboussé par une série de scandales de corruption et de grands déballages sur les errements de nombreux ministres de l’actuel gouvernement. Ce gouvernement, qui, certainement, est le fruit d’une lutte à couteaux tirés, est comme les précédents : une association de prédateurs dévouée aux ordres du clan. Cette manière de faire ne fera pas oublier la panne et l’impasse totale dont souffre le pays. Les Algériens sont à la recherche d’un vrai changement et ne peuvent se contenter de fausses solutions en jouant sur l’usure et la manœuvre. » Youcef Aouchiche, chargé de la communication au FFS « Changer des hommes par d’autres n’apporte rien de nouveau » « C’est un non-événement qui n’apporte pas des changements pour les Algériennes et les Algériens. On assiste au quatrième remaniement en l’espace de trois ans sans que cela se traduise par des changements dans le quotidien des citoyens. Changer des hommes par d’autres sans changer de politique de fond n’apportera rien au final. Pour le FFS, la priorité des priorités est de construire un consensus national en cette période décisive pour l’Algérie. » Le PT s’exprimera aujourd’hui Le Parti des travailleurs (PT) fera connaître sa réaction concernant le remaniement ministériel aujourd’hui, à l’ouverture des travaux de la réunion du bureau politique du parti. Sa secrétaire générale, Mme Louisa Hanoune, qui mène depuis des semaines une bataille féroce contre la ministre de la Culture, Nadia Labidi, fera certainement beaucoup de révélations.

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Le remaniement ministériel opéré, jeudi, par le chef de l’Etat aura, pour ainsi dire, la particularité d’avoir créé trois nouveaux ministères. Il s’agit d’abord de la promotion du secrétariat d’Etat chargé des Affaires maghrébines et africaines à celui d’un ministère à part entière. Son titulaire, Abdelkader Messahel, est désormais ministre avec comme autre nouveauté la coopération internationale. Son département sera donc indépendant de celui de Lamamra surtout que ce dernier n’a pas été promu au rang de ministre d’Etat. Deux autres postes, l’un de SG du gouvernement et l’autre de chef de cabinet du Premier ministre sont promus au rang de ministères. Ils étaient créés en application de l’article 78 de la Constitution. Il s’agit d’Ahmed Noui, SG du gouvernement, qui sera dorénavant ministre. Mustapha Karim Rahiel fait son entrée au gouvernement pour occuper le poste de ministre directeur du cabinet du Premier ministre. Quant aux compressions opérées, il était prévisible que le département des Sports et celui de la Jeunesse retrouveraient leur ancien fonctionnement. Ainsi, Abdelkader Khomri hérite des deux portefeuilles qui en feront désormais un seul. Tahmi, sur la sellette depuis la tentative ratée pour organiser la CAN 2017, est débarqué du gouvernement. La polémique qui l’avait opposée à des responsables du football national autour du lieu de la finale de la Coupe d’Algérie était perçue comme un signe avant-coureur que les jours de Tahmi à la tête du ministère des Sports étaient comptés. Amar Ghoul quitte les Transports pour occuper celui de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat. Il faut préciser, dans ce contexte, que c’est tout le département de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire qui a sauté pour le répartir sur deux autres ministères. Donc, celui de l’Environnement est rattaché aux Ressources en eau, et l’Aménagement du territoire à celui du Tourisme. Le chef de l’Etat est resté sur l’ancien schéma concernant le poste de ministre délégué chargé de l’Artisanat. Aicha Tagabou conserve ce poste qui est toujours relié à celui de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat. Pour ce qui est des jumelages opérés, l’idée a fait son apparition pour faire face à la chute des prix du pétrole depuis l’an dernier. Austérité oblige, le gouvernement en a décidé ainsi afin de réduire les budgets, mais cette orientation est vite démentie par la création de nouveaux ministères, ce qui implique inexorablement des budgets supplémentaires.

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Le remaniement partiel du gouvernement opéré jeudi 14 mai a touché le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement (MATE) qui éclate et disparaît, cédant son département Environnement au ministère des Ressources en eau (qui devient MREE) confié à Abdelouahab Nouri.

La création, en août 2000, du MATE avait constitué une première en Algérie, mettant fin, pour l’environnement, à près d’un quart de siècle de «nomadisme» institutionnel, depuis la création, en 1974, du Comité national de l’environnement. Près de 15 ans après, on a l’impression de revenir à la conception qui avait cours en 1977 quand une réorganisation du gouvernement, opérée en avril 1977, avait fait apparaître pour la première fois de façon explicite la «protection de l’environnement» dans l’intitulé d’un ministère chargé également de l’hydraulique et de la mise en valeur des terres. On peut espérer que les ressources en eau seront dorénavant bien protégées. Leur ennemi n°1 est, aujourd’hui, la pollution qui vient de partout : habitations non raccordées au réseau d’assainissement ou alors défaillances dans le fonctionnement du système, eaux issues des activités de l’agriculture et surtout les activités industrielles dépourvues de système d’épuration des eaux usées, comme le montre l’exemple significatif de la contamination du lac de Reghaïa, dont l’eau est utilisée pour l’irrigation des cultures qui sont pratiquées dans ce périmètre. Dans ce paysage institutionnel remodelé, le risque pour l’écologie est qu’elle soit de nouveau oubliée en Algérie, alors que la protection de l’environnement correspond à l’intérêt de tous. Chacun, à tout âge,  peut y contribuer de diverses formes, depuis les plus classiques, par exemple, participer aux campagnes de reboisement en plantant des arbres, ou faire preuve de civisme en évitant de jeter les déchets ménagers n’importe où, et en s’abstenant de faire du bruit qui importune le voisinage, jusqu’aux formes les plus sophistiquées de l’action écologique malheureusement inaccessibles au plus grand nombre parce qu’elles correspondent à un «niveau  de développement humain optimum» que nous n’avons pas encore atteint, comme l’a fait remarquer Iman Houda Feraoun, dans une contribution publiée par un confrère. La chercheure qui est devenue ministre des PTIC nous a rassurés en nous rappelant que nous sommes encore très loin du niveau de développement où «nous nous sentirions coupables devant les accusations de crime contre l’environnement». Economiser l’eau et l’énergie, prévenir les catastrophes et ne pas construire dans les zones inondables ou à risque sismique, cela reste incompréhensible dans un contexte où nous avons toutes les peines du monde à tenir nos villes propres et à faire respecter le modus vivendi qui est à la base de la cohésion sociale en milieu urbain. L’Algérie est considérée comme un pays « moins regardant » sur les questions écologiques ce qui se traduit dans notre cadre de vie par la saleté ambiante, la pollution de l’air et le bruit qui empoisonnent la vie des citadins, insensiblement. Le nouveau ministre chargé de l’Environnement, Abdelouahab Nouri, saura-t-il exploiter le potentiel qu’offre le mouvement associatif pour donner une plus grande impulsion aux efforts visant à faire émerger l’écocitoyenneté et faire renaître le civisme qui existait dans notre pays ? Evidemment, les institutions de l’Etat, particulièrement à l’échelle locale, celui de la commune, doivent donner l’exemple en matière de respect des dispositions législatives et réglementaires de protection de l’environnement. Sinon, inutile de se faire des illusions, rien ne changera. Cela dit, beaucoup de tâches attendent le ministre, notamment revoir le programme national de gestion des déchets ménagers (PROGDEM) ainsi que le plan national de gestion des déchets spéciaux (PNAGDES), remettre en marche et développer le système surveillance de la qualité de l’air (Samasafia), pour ne citer que ces quelques aspects.

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La direction de l’administration locale organise, aujourd’hui, à la salle de conférences de la wilaya de Tipasa, un cycle de formation sur la gestion des ressources humaines au profit des collectivités locales.

Destinée aux secrétaires généraux ainsi qu’aux responsables chargés de la gestion des ressources humaines des communes et des daïras, cette journée de formation sera animée par le directeur de l’administration locale, Mohamed Benkeltoum, assisté des experts et des enseignants de l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP) d’Alger. Ce stage entre dans le cadre de la poursuite d’un vaste programme de formation initié par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales qui a débuté en 2014 pour améliorer la gestion de collectivités locales de base. Cette démarche vise également à mettre les élus locaux au même niveau d’information que les autres responsables et à les imprégner de la réglementation en vigueur qui régit les multiples instruments de gestion locale qu’ils auront à utiliser dans le cadre des prérogatives qui leur sont dévolues. La wilaya de Tipasa a bénéficié de nombreux cycles de formation organisés par la DAL au profit des P/APC sur, entre autres, la gestion financière, les techniques de gestion du budget communal, sur les modalités d’élaboration du budget primitif, du budget supplémentaire et du compte administratif, en tenant compte des délais impartis pour leur consommation. Le financement des investissements publics et la nomenclature qui permet la mise en place d’un plan d’aménagement communal concerté (PACC) et l’importance de ce dernier ont été soulignés lors des rencontres de formation en mettant en exergue le fait que le PACC constitue un tableau de bord donnant au P/APC un droit de regard sur ses plans de développement de la collectivité confectionné sur la base de ses priorités et non plus imposé d’en haut. D’autres formations ont porté sur les relations entre les maires et les secrétaires généraux des communes et autres services techniques afin de clarifier les missions du président de l’APC, en sa qualité d’ordonnateur des dépenses publiques, et le comptable et autres instances de contrôle, dont le trésorier et le contrôleur financier. Le thème relatif à l’amélioration du service public par la modernisation des structures et de leur fonctionnement n’était pas en reste dans ce programme de formation des édiles et des SG des communes, qui doivent veiller à faciliter la vie de leurs concitoyens. Ces formations sont très utiles aux édiles, selon leurs propres aveux, d’autant que beaucoup d’entre eux n’ont pas été choisis sur la base de leurs connaissances en matière de gestion locale, mais plutôt selon leurs affinités au sein des partis politiques. Les nombreuses malversations dont sont responsables certains maires sont, le plus souvent, dues au manque d’expérience, à la méconnaissance de la réglementation en vigueur et des limites de leurs missions.

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Le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) a appelé les pays africains à investir dans les énergies vertes pour le développement de leurs économies. L’organisation a incité les gouvernements à transformer les défis du développement durable et du changement climatique en opportunités de croissance verte et en amélioration du niveau de vie des populations. « En capitalisant sur l’abondance de ressources naturelles et de compétences, l’Afrique est en position de devenir un acteur de premier plan de la transition vers des économies plus vertes et plus intégrantes», a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner aux plus de 200 ministres de l’environnement, députés et experts financiers réunis à Nairobi dans le cadre d’une rencontre organisée sous l’égide du Global Green Growth Forum (3GF) par le Kenya, le Danemark et le PNUE. Le forum réunissant les acteurs gouvernementaux, les institutions internationales et les investisseurs avait pour objectif l’identification des obstacles au développement durable en Afrique et les moyens de transformation de ces obstacles en opportunités de croissance. « Des mentalités et modes de vie différents, des stratégies de faibles émissions carboniques, une gestion durable des ressources, une augmentation des financements, et des politiques et cadres réglementaires appropriés peuvent favoriser la transition africaine vers l’économie verte », a affirmé M. Steiner. « Nous devons libérer le potentiel africain et mondial pour la croissance verte. Pour ce faire, tous les acteurs doivent travailler plus étroitement et être des «agents puissants». Ensemble, nous pouvons créer une voie commune de croissance verte, en facilitant des solutions de partenariat avec des actions concrètes», a recommandé pour sa part Martin Lidegaard, le ministre danois des Affaires étrangères. (Source : Agences)

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S’il est vrai que l’arrivée d’Abderrahmane Benkhalfa à la tête du ministère des Finances est quelque peu surprenante, le départ de Mohamed Djellab, le désormais ex-premier argentier du pays, l’est moins.

Pour une seule raison au moins : pendant que les indicateurs financiers du pays plongent sous l’effet de la chute vertigineuse des cours du pétrole, le désormais prédécesseur d’Abderrahmane Benkhalfa a brillé par son absence, excepté les quelques sorties médiatiques obligatoires qu’il avait faites aux deux chambres du Parlement. La situation des positions financières internes et externes du pays ne laisse plus aucune marge à l’inaction et à la nonchalance. Reste à savoir si Abderrahmane Benkhalfa serait l’homme de la situation, capable de briser un ordre établi : celui de maintenir les mêmes comportements et réflexes qui ont caractérisé jusqu’ici la gestion des politiques financières et budgétaires du pays. Abderrahmane Benkhalfa a en tout cas blanchi sous le harnais dans le domaine de la réflexion financière. En étant à la tête de l’Association des banques et des établissements financiers (Abef) et, ensuite, membre du Conseil de la monnaie et du crédit de la Banque d’Algérie, Abderrahmane Benkhalfa évoluait bon gré, mal gré dans deux organismes purement orientés sur la réflexion financière et bancaire. Contrairement à son prédécesseur qui, lui, était plutôt dans la gestion bancaire, d’abord comme directeur régional du Crédit populaire algérien (CPA) à Annaba avant qu’il ne soit complètement aux commandes de cette même banque. Le remaniement qui s’est opéré à la tête du département des Finances fait ressortir un choix qui a été édicté par la situation financière du pays. Une chose est sûre, Mohamed Djellab n’est pas l’homme de la situation. Quant à son successeur, en l’occurrence Abderrahmane Benkhalfa, il serait trop tôt de le juger, quand bien même il s’imposait depuis quelques années déjà comme étant un producteur d’idées et de réflexions. Face à une équation budgétaire qui ne fait que se compliquer chaque jour davantage, Abderrahmane Benkhalfa est appelé plutôt à transformer ses réflexions en variables à valeurs sûres à même de pouvoir résoudre l’équation budgétaire. Abderrahmane Benkhalfa a au moins le mérite de dire les choses crûment lorsque les finances du pays sont en danger, mais aussi de suggérer des pistes de travail afin d’y remédier. La promotion dont a bénéficié Abderrahmane Benkhalfa risque toutefois de se révéler comme un cadeau empoisonné, étant donné que la situation financière actuelle du pays est loin d’être une affaire d’une simple réflexion. Il serait intéressant de savoir quels seront ses choix pour la gestion des institutions-clés qui sont directement dans l’action opérationnelle, dont l’administration fiscale, les douanes, l’inspection des finances… Il faut reconnaître que les choix du nouveau ministre des Finances déterminent l’efficacité de l’action opérationnelle au niveau de ces institutions, d’autant plus que ces mêmes institutions sont appelées désormais à introduire sur le terrain les nouvelles orientations économiques et financières, portées sur la lutte contre les importations superflues et les dépenses inutiles. La mission du nouveau ministre des Finances s’avère impossible, à moins qu’il se mette à s’attaquer d’abord aux dogmes et traditions par lesquels ont été jusqu’ici gérées les finances du pays.

Appliquera-t il ses propres recommandations ? Connu pour son franc-parler et ses positions économiques, l’actuel ministre des Finances avait, en janvier dernier, dans son intervention sur les ondes de Radio M, a appelé les autorités à «reprendre la main» et ne pas se contenter de laisser la monnaie nationale dériver. « Le statu quo sur la valeur du dinar algérien qui dure depuis des années n'est pas tenable. L’écart croissant entre un dinar officiel cédé à 106 dinars pour un euro, alors qu'il s'échange 160 dinars pour un euro sur le marché parallèle doit être traité », avait-il estimé. « Il faut faire converger les deux taux. Dévaluer l’officiel. Et s’il le faut, un jour, aller vers la double parité », avait-il recommandé. S’agissant de la gestion des ressources financière, Abderrahmane Benkhalfa avait estimé que le recours au Fonds de régulation des recettes (FRR) pour combler le déficit budgétaire « ne doit plus être systématique, comme c’est le cas actuellement ». « Considérer le recours au FRR comme une ressource ordinaire n’est pas bon dans la rationalité budgétaire du pays », avait expliqué Benkhalfa qui avait recommandé en outre que les règles de recours à ce fonds soient « corsées » et rendues plus difficiles que l’usage d’une ressource ordinaire. Et les critiques et recommandations du nouvel argentier du pays ne manquent pas. Reste à savoir si Benkhalfa, qui a du plain sur la planche, appliquera ses propres recommandations.

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