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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 17 mai 2015

Quelque 400 migrants clandestins ont été arrêtés hier par les autorités libyennes avant leur embarquement pour l’Europe, a annoncé l’organisme libyen chargé de la lutte contre l’immigration illégale. Ces arrestations sont intervenues à la veille d’une réunion des ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l’Union européenne à Bruxelles consacrée au lancement d’une opération navale contre les passeurs en Méditerranée, en particulier au large de la Libye. Les migrants, en majorité originaires de Somalie et d’Ethiopie, ont été arrêtés dimanche à l’aube alors qu’ils s’apprêtaient à embarquer à Tajoura, une petite ville à l’est de Tripoli, a indiqué à l’AFP Mohamed Abdel Salam al-Qoeiri, porte-parole de cet organisme dépendant des autorités de Tripoli, non reconnues par la communauté internationale. Plusieurs femmes enceintes figurent dans ce groupe, selon lui. Un photographe de l’AFP a ensuite vu des dizaines d’immigrés arriver successivement en voitures à Tripoli avant d’être rassemblés dans un centre de rétention. « J’ai payé 1400 dollars pour arriver à Tripoli. Je suis resté dans une résidence pendant deux mois et j’ai payé de nouveau 1400 dollars pour me rendre en Italie », a raconté un des migrants.

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L’opération « Eboueurs de la mer », organisée par  la Radio algérienne, Recifs et le mouvement associatif, sera à son rendez-vous annuel, samedi 23 mai 2015, une semaine avant le lancement de la saison estivale qui débute avec le mois de juin, selon le calendrier officiel, et alors que les plages reçoivent déjà les premiers baigneurs venus prendre la température de l’eau. Le coup d’envoi national sera donné au port de Tamenfoust, dans la wilaya d’Alger. Le programme des organisateurs a ciblé 14 plages réparties sur une dizaine de wilayas, mais il ne fait pas de doute que les volontaires mobilisés localement seront partout, sur toutes les plages, là où il faut nettoyer, non seulement pour que les lieux soient propres, mais surtout pour produire un effet d’entraînement et introduire le réflexe écologique chez les estivants. Les pouvoirs publics ont mis le paquet pour préparer de bonnes conditions dans les sites balnéaires. Au total, a-t-on appris de source officielle, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a consacré 99 milliards de centimes à l’aménagement des plages, à travers 14 wilayas côtières, en prévision de la prochaine saison estivale. Il s’agit d’une opération de financement réalisée cette année par la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales. Ainsi, à titre d’exemple, un montant de plus de 220 millions DA été mobilisé au profit des cinq communes côtières de la wilaya de Tizi-Ouzou. Cette somme est destinée, notamment, à la réalisation de travaux de bitumage des axes menant vers les plages, la réhabilitation de l’éclairage public, la réalisation des caniveaux d’assainissement, de structures pour les corps de la Gendarmerie, de la Sûreté nationale et de la Protection civile, et l’acquisition de matériel, dont des cribleuses, camions hydrocureurs et de moyens de collecte des déchets. La wilaya de Jijel a reçu une rallonge budgétaire de 60 millions de dinars pour les mêmes besoins (nettoyer les plages, aménager les parkings, réfectionner et réhabiliter l’éclairage public, les blocs sanitaires, les postes de secours et les réseaux de fourniture d’eau potable). Dans la wilaya d’El Tarf, pour l’aménagement et l’équipement des dix-sept plages autorisées à la baignade, un budget de 68 millions de dinars a été mis en place. L’opération «Eboueurs de la Mer » intervient du côté « société civile » pour contribuer également à «offrir aux estivants un meilleur cadre et des plages propres». Mais, en plus, les organisateurs veulent « susciter l’action éco citoyenne » et associer la population à la préservation de l’environnement. Les organisateurs espèrent que leur initiative permettra aux associations qui œuvrent sur le terrain de l’environnement de se distinguer et de faire jonction entre elles et avec les autorités locales et les entreprises citoyennes. Le souci du recyclage des déchets sera au centre des préoccupations de cette journée de volontariat. Les organisateurs rappellent que durant les précédentes éditions, des milliers de volontaires ont été mobilisés sur les plages des 14 wilayas côtières de notre pays, ce qui fait de ce rendez-vous « la première opération écologique et radiophonique du bassin méditerranéen ». Pour la petite histoire, «l’aventure des « Eboueurs de la mer » a commencé en 1993 lorsqu’un groupe de plongeurs de la toute jeune association Recifs décide de nettoyer la plage et le Port de Tamenfoust ; en 2004 la Chaîne III de la Radio algérienne se fait le relais de cette initiative ; en 2005 Sonelgaz se joint à l’opération ; en 2010 l’ensemble du réseau des radios entre en jeu pour en faire l’opération radio écologique la plus importante de tout le bassin méditerranéen et probablement du monde ». En 2015, ça continue. Les pionniers de Tamentfoust ont de quoi être fiers.

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Après plusieurs rounds de négociations avec différents partenaires, notamment italiens, le groupe Ival a paraphé officiellement trois contrats pour l’industrialisation de l’automobile en Algérie. Annoncé en grande pompe lors du dernier Salon automobile d’Alger par son P-DG, Mohamed Bairi, le groupe Ival se prépare activement pour le lancement de deux unités de production à partir du mois d’août prochain. En effet, deux contrats de partenariat avec deux entreprises italiennes, en l’occurrence Gervasi et Bob Idraulici, viennent d’être signés pour le montage de différents types de véhicules. L’emplacement des entités est situé dans la wilaya de Boumerdès, une région qui offre un cadre idéal à ce genre d’investissements. Profitant des avantages d’investissements instaurés dernièrement en faveur des concessionnaires automobiles et de son savoir-faire acquis depuis 1999, Ival s’offre deux véritables unités de production et de montage. Si la première fabrique de production automobile est en partenariat et sous-traitance avec le constructeur Iveco, le deuxième projet de carrossage industriel et de montage de véhicules sera réalisé en autofinancement. Plusieurs activités et tâches secondaires seront drainées de ce projet, une véritable production s’offrira aux Algériens. Les grandes lignes seront organisées selon les priorités, à savoir production de remorques, transformation de véhicules et construction de tous genres de charpentes métalliques. Ces deux entités devront employer plus de 250 personnes, avec l’intégration locale qui constitue le pilier important de cet investissement. Dans un univers très concurrentiel, la qualité de l’offre, la disponibilité, l’accompagnement, le partenariat et une proposition sur mesure seront les objectifs principaux de tel projet.

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Quatre ans après la révolution, la répression judiciaire contre les adversaires du gouvernement d’Abdel Fatah Al Sissi continue. Les Frères musulmans sont l’un des principaux mouvements à subir le «retour au droit» de la part des tenants du pouvoir en Egypte. Depuis l’arrivée au pouvoir du général Al Sissi, début juillet 2013, entre 16 000 et 40 000 personnes ont été emprisonnées et nombre d’entre elles ont subi des procès «inéquitables», selon Amnesty International (AI). Hier, l’ex-président islamiste égyptien, Mohamed Morsi, destitué par l’armée en 2013, a été condamné à mort en première instance pour des évasions de prison et des violences durant la révolte populaire de 2011 contre Hosni Moubarak. Il était jugé avec une centaine d’autres accusés, dont le guide suprême de sa confrérie des Frères musulmans, Mohamed Badie. Ce dernier figure parmi les dizaines de personnes ayant écopé de la peine capitale, qui doit, pour tous les condamnés, recueillir l’avis, non contraignant, du mufti d’Egypte, avant d’être confirmée ou infirmée le 2 juin. M. Morsi, premier président jamais élu démocratiquement en Egypte, peut faire appel. Il avait déjà été condamné à 20 ans de prison, il y a trois semaines, dans un premier procès, pour des violences contre des manifestants durant sa courte mandature d’un an. Un verdict qualifié alors de « parodie de justice » par AI. Le tribunal qui le jugeait hier au Caire devait se prononcer dans deux procès. Le premier concernait M. Morsi et 128 coaccusés, dont des membres des Frères musulmans, du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais, pour des évasions massives de prison suivies d’attaques visant la police pendant la révolte de 2011. Dans le cadre de cette affaire, des dizaines de personnes ont été condamnées à mort, dont le prédicateur islamiste qatari, Youssef Al Qaradaoui. Ce dernier était jugé par contumace. Le second procès était relatif à une affaire d’espionnage, entre 2005 et 2013, notamment au profit du Hamas, du Hezbollah et de l’Iran. L’ex-président et 35 autres personnes étaient accusés d’avoir fourni « des rapports de sécurité » à l’Iran et répondaient également d’espionnage en faveur du Hamas et du Hezbollah « en vue de mener des attaques terroristes dans le pays pour y semer le chaos et renverser l’Etat ». Seize personnes ont été condamnées à mort, dont une femme. Ceux qui ont échappé à la peine capitale dans cette affaire, comme M. Morsi, connaîtront leur sort le 2 juin. Sur les 165 accusés au total jugés hier, seul 50 étaient présents dans le box des accusés, dont M. Morsi, qui comparaissait souriant dans une cage insonorisée. M. Morsi avait été destitué et arrêté sur les ordres du général Al Sissi le 3 juillet 2013, après que des millions d’Egyptiens furent descendus dans la rue pour réclamer son départ, lui reprochant d’accaparer tous les pouvoirs au profit de sa confrérie islamiste et d’achever de ruiner une économie déjà au bord du gouffre. Mohamed Morsi doit encore être jugé dans deux autres procès, l’un pour « outrage à magistrat » et l’autre pour espionnage au profit du Qatar. Ingénieur de 64 ans, M. Morsi fut le premier civil élu à la tête de l’Egypte. Issu d’une famille d’agriculteurs, il s’était affiché lors de la présidentielle de 2012 comme le garant des idéaux démocratiques de la révolte de 2011, déclenchée par la jeunesse libérale et laïque, mais à laquelle les Frères s’étaient ralliés, par opportunisme, selon leurs détracteurs. Il avait été surnommé « la roue de secours », remplaçant de dernière minute du premier choix des Frères musulmans, l’homme d’affaires Khairat Al Chater, inéligible, mais avait remporté le scrutin, de justesse, face à un cacique du régime Moubarak. Il s’est rapidement attiré les foudres d’une grande partie de la population, qui l’accusait d’être une « marionnette » aux mains des Frères en les aidant à accaparer tous les pouvoirs, tout en étant incapable de rétablir la sécurité ou de relancer une économie à genoux. Les crises se sont succédé, et un an après son élection, le 30 juin 2013, son tombeur, l’ex-chef de l’armée, le général Abdel Fattah Al Sissi, a invoqué ce mouvement pour justifier la destitution de M. Morsi trois jours plus tard et lancer une sanglante répression contre ses partisans.

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La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune, a pris suffisamment de temps pour réagir au remaniement ministériel opéré jeudi par le président de la République. Contrairement à la quasi-totalité des chefs des formations politiques, la patronne du PT ne s’est exprimée que 48 heures après l’annonce du changement partiel du gouvernement. En effet, elle a choisi l’ouverture des travaux du bureau politique de son parti pour donner sa première appréciation de ce réaménagement. D’emblée, Mme Hanoune indique qu’elle n’a pas été informée auparavant de ce changement, qui relève, selon elle, des prérogatives du chef de l’Etat. «Mercredi, je ne savais pas encore qu’il allait y avoir un remaniement ministériel », a-t-elle dit hier, avant d’indiquer que cette opération devait avoir lieu au début de l’année, mais elle a été retardée, sans pour autant en avancer les raisons. Concernant ses appréciations, l’oratrice a exprimé à la fois une satisfaction et une inquiétude. Une satisfaction parce que certains ministres, dont celle de la Culture, Nadia Labidi, ont quitté l’équipe gouvernementale. « Des citoyens nous ont contactés pour nous dire que le départ de cette femme du gouvernement est le premier acquis de la lutte sans relâche qu’on mène contre les oligarques et leurs relais au sein des institutions de l’Etat », a-t-elle affirmé. Elle croit que ce départ pourrait être un message clair du président de la République au reste de l’équipe. « Nous n’avons pas d’informations précises sur les raisons du départ de la ministre de la Culture, mais il se pourrait que le chef de l’Etat voulait à travers ce changement lancer des messages, voire des avertissements aux autres ministres », a-t-elle estimé. Pour elle, tous les ministres se trouvant en situation de conflit d’intérêt doivent quitter leurs postes. S’agissant de l’inquiétude, la candidate malheureuse à la dernière présidentielle affirme ne pas comprendre le maintien des ministres qui sont en situation de conflit d’intérêt et qui roulent, selon elle, pour les oligarques du FCE. Toujours sur les inquiétudes, elle s’est dite étonnée par le départ de Youcef Yousfi du département de l’Energie. « Youcef Yousfi est connu pour être un nationaliste, un ministre propre, intègre et compétent. Il a su en un laps de temps redresser la situation après les dommages causés par la politique destructrice de son prédécesseur », a-t-elle dit. Elle ajoute : « Personne ne peut lui reprocher quoi que ce soit. » Quant aux raisons de ce départ, selon son analyse, elle craint que le refus de ce dernier de consacrer une réception spéciale au président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, en soit à l’origine. « Le président du FCE a voulu avoir une audience spéciale avec M. Yousfi, chose que ce dernier a refusée. Je crains que cette position de principe soit le motif réel de son remplacement à la tête du plus important département ministériel du gouvernement », suppose-t-elle. Pour lever toute ambiguïté et fermer la porte aux oligarques, elle sollicite l’intervention directe du président de la République. « Nous appelons le Président à intervenir pour mettre fin à la collusion entre l’argent et la politique », a-t-elle lancé. L’autre incompréhension exprimée par Mme Hanoune concerne le partage du portefeuille des Affaires étrangères entre deux ministres, à savoir Ramtane Lamamra et Abdelkader Messahel. « La bipolarité dans les Affaires étrangères nous inquiète. Nous craignons des tensions entre les deux ministres », a-t-elle affirmé. En ce qui concerne les nouveaux arrivés, la SG du PT refuse de faire dans les préjugés. « Nous n’avons pas de commentaires spécifiques à faire sur les nouveaux ministres nommés. On jugera leur politique sur le terrain », a-t-elle souligné, avant de rappeler que son parti milite pour un régime parlementaire ou semi-présidentiel. Sur la plainte déposée par l’ancienne ministre de la Culture, Nadia Labidi, contre sa personne, elle a réagi en rappelant son entière disponibilité à l’affronter en justice. « J’ai saisi le président de l’APN et le ministre de la Justice en les informant de ma décision d’abandonner mon immunité parlementaire pour pouvoir affronter à la barre Mme Labidi. » Situation interne inquiétante Evoquant la situation politique du pays, la secrétaire générale du PT ne cache pas son inquiétude sur de nombreux dossiers. A leur tête l’attribution par gré à gré de marchés publics à une poignée de chefs d’entreprise. « La formule de gré à gré, censée être appliquée dans des situations d’exception, est devenue la règle », déplore-t-elle. Elle enchaîne : « Ce sont les mêmes entreprises qui obtiennent les marchés dans tous les secteurs. Il faut que cette situation s’arrête. » Sur le projet de loi sur la santé, elle dira que la dernière copie est meilleure que la précédente, mais elle reste à améliorer encore. « Certes, la gratuité des soins est garantie, mais, nous avons constaté beaucoup d’ambiguïtés dans les textes proposés », a-t-elle fait remarquer. Toumi, une ministre exemplaire L’ex-ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, a trouvé en la personne de la SG du PT une fervente défenderesse. La pasionaria dira à son propos que Khalida Toumi est l’exemple de la « bonne gestion, du patriotisme, de la bonne gouvernance, de la modestie et de la protection de tout ce qui est algérien », a indiqué Mme Hanoune, qui refuse même qu’on lui parle des rapports rédigés par la Cour des comptes sur la gestion du secteur de la culture. Les anomalies relevées par les juges de cette instance ne concernent pas directement la ministre, défend Louisa Hanoune.

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Ce sont les ministres en charge des portefeuilles économiques qui semblent avoir le plus de pain sur la planche.

Aucunement gâtés par une conjoncture économique et financière dont les voyants virent au rouge, Salah Khebri, Abderrahmane Benkhalfa ou encore Abdesselam Bouchouareb et Amara Benyounes, chargés respectivement de l’Energie, des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ont à leur charge la lourde mission de redresser le navire avant que la tempête qui s’abat sur les marchés pétroliers ne finisse par avoir raison de lui. L’enjeu majeur est le suivant : réduire la facture des importations, rationaliser les dépenses et diversifier l’économie en un laps de temps aussi court qu’un examen de fin d’année. Le nouveau ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, technicien et théoricien de la sphère bancaire et financière, est comptable surtout de l’aboutissement de la vague des réformes engagées depuis une dizaine d’années dans le secteur sans que celle-ci n’atterrisse sur les larges plages du secteur. Il est tout à fait conscient des défis qui l’attendent. D’ailleurs, hier, lors de la cérémonie de passation des consignes avec son prédécesseur, Mohamed Djellab, Abderrahmane Benkhalfa s’est engagé à poursuivre la dynamique des réformes du secteur financier tout en promettant d'en accélérer le rythme. Le nouveau ministre des Finances s'est dit «conscient » de l'importance du secteur des finances dans la modernisation de l'administration publique et dans le développement économique. Le nouveau premier argentier du pays a également promis de consentir davantage d'efforts pour préserver les équilibres budgétaires du pays sans porter préjudice au pouvoir d'achat du citoyen.  Et c’est là le gros morceau de sa future mission, étant donné que la baisse des prix du pétrole sur le marché international a eu pour effet, sur l’Algérie, de mettre son équilibre budgétaire et tous les indicateurs financiers à rude épreuve. L’économie et la stratégie prendront le pas Un fardeau aussi pesant s’est posé également sur les épaules du tout nouveau ministre de l’Energie, Salah Khebri en l’occurrence. De l’avis des cadres du secteur, le successeur de Youcef Yousfi s’est doté du bagage nécessaire pour assurer les commandes du secteur, à la condition qu’il dispose d’une marge de manœuvre nécessaire en termes de management. Il arrive dans un moment si dur, marqué essentiellement par la baisse de la production des hydrocarbures du fait des longues années de désinvestissement dans l’amont pétrolier, mais aussi par la baisse des quantités exportées de pétrole et de gaz. L’enjeu principal pour le nouveau ministre de l’Energie, ingénieur, ex-professeur et docteur en économie (économie pétrolière), expérimenté, étant la rationalité économique, mariée aux exigences sociales et au paysage nécessairement stochastique. De l’avis de bon nombre de cadres, l’économie et la stratégie prendront le pas. Les mêmes cadres s’attendent à ce qu’il y ait un tournant décisif en matière de gestion de la problématique du gaz de schiste. L’Algérie a besoin aussi d’un bon diplomate en matière de questions énergétiques auprès des organisations multilatérales auxquelles l’Algérie a adhéré, dont l’Opep. Quant aux deux autres ministres en charge des portefeuilles économiques, Abdessalam Bouchouareb et Amara Benyounès, respectivement ministre de l’Industrie et des Mines et ministre du Commerce, l’enjeu principal tourne autour de la diversification de l’économie en investissant dans les secteurs à forte valeur ajoutée, mais aussi autour de l’assainissement de l’activité du commerce extérieur à même de pouvoir réduire un tant soit peu la valeur des importations et d’endiguer leur emballement, décidément une véritable source d’appréhension. Pour les premiers, tout comme pour les seconds, le défi premier étant d’éviter le naufrage de l’économie et le retour à l’endettement externe sous l’effet du choc pétrolier qui semble vouloir mettre le pays à genoux.

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Beka a arraché le deuxième titre après celui du 1500 m, alors que Lynda Hamri a décroché le titre mondial au concours de la longueur.   Deux nouvelles médailles d’or ont enrichi le palmarès de l’Algérie aux 6es Jeux mondiaux handisports-2015 (réservés aux handicapés visuels) de Séoul en Corée du Sud (10-18 mai), grâce à Abdelatif Baka (800 m) et Lynda Hamri (longueur), vendredi, lors de la 5e journée des jeux. Le sprinteur Abdelatif Beka a ouvert le bal par un titre mondial au 800 m (T13) ponctué par un record du monde de l’épreuve couru en 1:50.70 (l’ancien record, détenu par le Cubain Lazaro Rashid depuis 2007 au Brésil était de 1:52.50). Vendredi à Séoul, le petit lutin algérien n’a laissé aucune chance à ses principaux concurrents, les robustes russes Egor Sharov (1:51.52) et Aleksandr Kostin (1:53.92). C’est le second titre pour Baka, après celui du 1500 m, remporté lundi en 3:58.34, devant le Russe Alexandr Kostin (4:00.58) et le Turc Mehmet Nesim Oner (4:02.14). De son côté, la sauteuse Lynda Hamri s’est adjugée également le titre mondial au concours de la longueur (T12) qu’elle a dominé dès son premier essai 5.50 m. D’ailleurs, c’est l’essai qui lui a valu la médaille d’or du concours devant la Polonaise Malgorzata Gnasiak (4.62 m). Par ce titre, Hamri s’est rachetée par la plus belle des manières, après sa 4e position en finale du 100 m (T12), courue en 13.21, derrière la Mozambicaine Maria Elisa Muchavo (12.80), la Mexicaine Daniela Maldonado (12.92) et sa compatriote Carla Sarabia (13.16).

L’équipe féminine de goal-ball perd, mais n’a pas démérité La 5e journée a permis aussi à la sélection féminine algérienne de goal-ball de clore son apprentissage à sa première compétition de haut niveau. Les protégées de l’entraîneur Mohamed Bettahrat ont concédé deux autres défaites dans leur groupe B, face à l’Australie 6-8 (mi-temps 3-4) et l’Allemagne 2-4 (mi-temps 1-1). Les représentantes algériennes terminent ainsi la compétition en 8e et dernière position de son groupe, avec un seul point, récolté du match nul réalisé devant la Corée du Sud (pays hôte). Durant le tournoi, les coéquipières de la meilleure réalisatrice de l’équipe, Benallou, Bakhta (13 buts), ont encaissé 36 buts contre 17 inscrits. « C’est un dur, mais bon apprentissage pour le groupe. On a pu voir à l’oeuvre les joueuses dans une compétition de très bon niveau. On a enregistré évidemment des lacunes (comme il fallait s’y attendre), mais aussi des satisfactions. C’est de bon augure pour les tournois à venir », a déclaré l’entraîneur national, convaincu qu’un travail de longue haleine attend le groupe, car le « championnat d’Afrique d’Alger, qualificatif aux Jeux paralympiques-2016 frappe aux portes », a-t-il conclu. Après cinq journées, la participation algérienne clôt les joutes de Séoul avec un total de sept médailles (4 or, 1 argent et 2 bronze). Lors des derniers Jeux mondiaux (réservés aux visuels), tenus en 2011 à Antalaya (Turquie) et auxquels elle avait pris part en athlétisme, judo et goal-ball (garçons), l’Algérie avait remporté huit médailles  (2 or, 2 argent et 4 bronze). Les lauréats de l’or à l’époque étaient respectivement Hichem Fellahi (or au 800 m T11) et la judoka Hafida Ghanem (-78kg).

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Un projet de décret exécutif visant à donner aux associations la qualité d’utilité publique est en cours de préparation au niveau du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales (MICL), a indiqué, jeudi, à Oran, Mohamed Talbi, directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques au MICL, cité par l’APS. Le but est de renforcer les mécanismes de la démocratie participative. Les associations écologiques algériennes qui ont un rôle irremplaçable dans le travail de sensibilisation pour faire émerger l’écocitoyenneté auront beaucoup à gagner grâce à ce texte réglementaire, notamment pour ce qui est de l’octroi de subventions par le gouvernement, ou à l’échelle locale par la wilaya et par la commune. Beaucoup d’entre elles ont maintenant au moins une vingtaine d’années d’activité et leur présence sur le terrain commence à se manifester grâce, notamment, au mouvement associatif local. Seulement, elles continuent à agir isolément et se heurtent au manque de moyens et aux difficultés financières. Elles bénéficient rarement de subventions publiques, alors qu’elles doivent louer des bureaux, les équiper (mobilier, téléphone, fax, micro-ordinateurs, imprimantes…), se connecter à Internet, organiser des rencontres, des séminaires ou des actions sur le terrain, et faire face aux dépenses courantes. La recherche de financements, nationaux et extérieurs, et d’une aide en moyens matériels accapare une bonne partie de leurs efforts. Pour des raisons différentes, pouvoirs publics algériens et bailleurs de fonds étrangers financent un panier très réduit d’associations, dont les projets ont parfois un caractère symbolique. Pourtant, le développement du mouvement associatif est, en principe, encouragé par l’Etat. Les expériences menées à l’échelle internationale ont été examinées et débattues, tout en prenant les spécificités et le contexte national, a précisé M. Talbi, au cours de la réunion d’Oran, toujours selon la même source. Un fossé immense sépare le mouvement associatif algérien qui œuvre dans le domaine de la protection de l’environnement des ONG internationales qui travaillent dans le même domaine et qui interviennent sur de grands problèmes et pas du tout sur des questions locales qui relèvent de comités de quartiers. Ainsi, tout récemment, Greenpeace, les Médecins en faveur de l’environnement et la Fédération romande des consommateurs (FRC) ont lancé une pétition pour interdire le glyphosate. Ce pesticide, utilisé dans le monde entier comme désherbant, est toxique pour l’environnement. Il pourrait être dangereux pour la santé. Pour leur part, les organisations suisses de consommateurs ont demandé à de grands magasins de retirer volontairement les produits contenant du glyphosate de leurs rayons. Une pétition «Interdire le glyphosate – maintenant » s’adresse aux conseillers fédéraux dans le même sens. Par ailleurs, plusieurs ONG internationales, dont le WWF, multiplient les cris de détresse à propos d’environ 230 millions d’hectares de forêts qui sont en péril à travers le monde. WWF a averti : «Si la tendance actuelle se poursuit, d’ici à 2030, 230 millions d’hectares de forêt disparaitront.» Cette ONG a publié un rapport sur l’état des forêts dans le monde, à l’occasion du sommet des paysages tropicaux qui s’est déroulé à Jakarta en Indonésie. La distance est trop grande entre les ONG environnementales algériennes et celles, de statut international, qui interviennent au niveau des problèmes planétaires.

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Les deux chroniques japonaises des cinéastes Hirozaki Koréda (Unimachi Diary / Notre petite sœur) et Naomi Kawase () ont eu un très vif écho et ont été fortement ovationnées… De Cannes Azzedine Mabrouki Tous les matins à 8h30 tapantes débute dans la salle Lumière la première projection de presse. Pas de public ordinaire. Le festival ne donne pas d’invitation. Les journalistes couchés tard doivent se lever aux aurores, ceux du moins qui habitent à bonne distance du palais et de la Croisette, où les hôtels pratiquent des tarifs exorbitants, insensés. Micros et caméras sont postés à la sortie de la salle. C’est de là que partent les rumeurs, les jugements expéditifs sur les films. Applaudi par les critiques, le film verra sa carrière assurée. Hué, il passera aux oubliettes. Cannes, c’est la vox-populi mondiale du cinéma. Fort heureusement, à part le film américain The Sea of Trees (La folie des songes, en français), très hué vendredi, deux chroniques japonaises ont été justement fortement ovationnées. Premier en compétition, le cinéaste japonais Hirozaki Koréda a fait un quasi chef-d’œuvre : Unimachi Diary (Notre petite sœur). C’est l’histoire de trois sœurs Sachi, Yoshino et Chika qui vont par devoir à l’enterrement de leur père qui les avait abandonnées il y a 15 ans. Là, elles font connaissance de leur toute jeune demi-sœur Suzu. Celle-ci ira vivre dans la grande maison de Kamakura héritée par ses aînées. C’est une histoire toute simple et c’est aussi une œuvre splendide, tournée dans une petite ville en bord de mer et qui respire un air de liberté (la vie cool des grandes sœurs) et d’épanouissement (dans la manière de Suzu grandissant dans sa nouvelle famille). Le jeu des actrices, toutes très belles, Haruka Ayase, Masami Nagasawa, Kaho et Suzu Hirose (la jeune fille), est une merveille de talent, de sensibilité et d’intelligence. Au début du film, la famille est éclatée. Le père est mort. La mère est allée vivre à Saporo, dans le nord du Japon. Il ne reste plus que la grande tante qui fait le lien. Il y a aussi un personnage émouvant et très généreux, Ninomiya, qui tient le restaurant du quartier et qui couvre les quatre sœurs de sa grande tendresse. L’arrivée de Suzu va progressivement servir de catalyseur avec le souvenir du père et la présence lointaine de la mère. Chaque jour, Suzu s’inscrit dans la famille et retrouve ses marques. Elle participe au culte des ancêtres et prend part à la préparation des repas (les repas, le partage, c’est aussi ce qui relie les sœurs entre elles). Le travail de mise en scène, les images, la musique, la nature, le cycle des saisons, le temps qu’il fait : tout cela concourt à rendre cette œuvre bouleversante, attachante et extrêmement belle. Un future palme peut-être… En 2013, Hirokazu Koréda a reçu le prix du jury du Festival de Cannes pour Tel Père, tel fils. Steven Spielberg, président du jury, lui avait demandé son accord pour en faire un remake américain. Très vifs échos et applaudissements pour l’autre film japonais AN de Naomi Kawase. C’est aussi une histoire extrêmement poignante. Un jeune pâtissier engage une vieille dame pour faire des dorayakis, dessert favori des Japonais, parce qu’elle seule connaît le secret de fabrication depuis 50 ans. Les affaires marchent très fort. Mais une rumeur malveillante se propage vite sur l’ancienne maladie de la vieille qui était atteinte dans sa jeunesse de la maladie de la lèpre. C’est l’effondrement des espoirs du jeune gérant endetté à vie. Naomi Kawase filme un tableau étouffant du Japon en crise, où tout un échantillon de la population est marginalisé. Cette œuvre très brillante cependant provoque beaucoup d’émotion. Œuvre originale et sans concession. Pourtant, ce film montre bien que les plus démunis peuvent aussi transmettre leur savoir et apprendre beaucoup de choses aux jeunes générations.

Publié dans Culture
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