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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 18 mai 2015

Les participants à la 16e édition du Salon international du tourisme et des voyages (Sitev) aux Pins maritimes (Safex) ont plié bagage hier sur une note de grande déception. Les agences de voyages ont quitté les lieux bredouilles à cause d’un public qui n’était pas vraiment au rendez-vous. Elles qui, lors des précédentes éditions, décrochaient des marchés et gagnaient des centaines de clients, n’ont réussi à attirer qu’un nombre minime de visiteurs. La saison estivale approche pourtant à grands pas. Mais il semblerait que cette année, les touristes algériens n’éprouvent pas le besoin d’acheter leurs voyages via le Sitev. A moins qu’ils estiment que les produits affichés au Salon n’ont fait l’objet d’aucun changement, et par conséquent, ne méritent pas le déplacement. Il faut dire que cette année encore, la Turquie est la destination fétiche des Algériens et… des agences de voyages. « La demande sur cette destination n’a pas diminué et est encore plus importante cette année », soulignent des agences de voyages présentes à ce salon, dont la thématique centrale a tourné autour des investissements. D’ailleurs, une journée d’étude sur cette question a été organisée hier dans le cadre de ce Sitev, à l’initiative du ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Histoire de convaincre les hommes d’affaires de se lancer dans ce créneau, leur prouver que l’investissement dans le tourisme, c’est vraiment un investissement sûr. Pour cela, les représentants du ministère du Tourisme ont rappelé les objectifs du secteur pour développer le tourisme interne, réceptif et thermal, en passant par les mesures incitatives et les facilités accordées dans l’octroi des crédits et l’accès au foncier. A propos de foncier, M. Terguini, directeur de l’aménagement touristique, a mis en exergue les espaces aménagés par les pouvoirs publics pour l’implantation des campings et des villages touristiques légers, invitant par la même occasion les investisseurs à s’intéresser à ce type de projets. « Nous avons aménagé quatre espaces pour des campings à Tizi-Ouzou, Tlemcen et Béjaïa en 2014. Plusieurs projets du même type sont en cours de réalisation à El Tarf, entre autres, et d’autres projets sont en cours d’identification en vue de leur lancement », a-t-il fait savoir. Le directeur de l’évaluation et du soutien des projets touristiques au ministère du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Zoubir, a insisté sur l’importance de l’investissement local pour la promotion du tourisme. « Dans la plupart des cas, quand les projets d’investissement sont défectueux, c’est parce que le montage financier laisse à désirer, alors que l’étude financière doit inclure chaque centime. C’est pour aider les investisseurs dans ce sens-là que nous avons conclu des conventions avec onze institutions financières », a-t-il expliqué, signalant la validation, de 2008 à mai 2015, de 936 projets touristiques pour un coût global de 382 milliards de dinars et dont les capacités d’accueil dépassent les 115 000 lits, pourvoyant 45 500 emplois directs, sans oublier les emplois indirects. « La commission intersectorielle chargée du traitement des projets touristiques a donné le feu vert à 571 projets sur 1020 projets dans la période allant de 2011 à 2014. Durant le premier semestre de l’année en cours, la commission a examiné 137 projets, dont 106 ont été validés », a-t-il indiqué. Entre 2011 et 2014 également, 280 projets touristiques ont été financés par les banques conventionnées, d’une valeur de 52 milliards de dinars.

Publié dans Der

Qu’il sollicite les services d’un médecin, d’un maçon ou d’une administration publique, l’Algérien est, dans de très nombreux cas, totalement ignorant des règles que sous-tend la notion de prestation de services, accomplie assez souvent en contrepartie du versement de numéraires… Mis en condition, des nationaux sont amenés à considérer que c’est pour leur rendre service, et non pour s’acquitter d’une mission dont ils ont la charge, que des prestataires sont amenés à répondre favorablement, s’ils le veulent bien, à leur demande. Ignorant les lois et règlements, persuadés aussi qu’ils ne peuvent obtenir réparation d’un préjudice causé, rares sont parmi eux ceux qui s’insurgent lorsque des prestations réclamées sont refusées ou mal accomplies. Un sentiment de passivité qui a conduit à de nombreux dépassements. Craignant d’être malmenés, agressés physiquement parfois, touchés dans leur dignité, lorsqu’ils « osent » se plaindre d’un service non ou mal effectué, beaucoup de citoyens sont amenés à abandonner leurs droits légitimes, préférant faire appel à de tierces personnes, en les rétribuant, pour entrer dans leur droit. En matière de prestation de services, perpétuellement bafouée, le cas des taxis est l’un des exemples les plus édifiants. En condition de normalité, une personne hèle un taxi passant à proximité, prend place dans la voiture, puis demande au conducteur d’être déposée au lieu de son choix. Mais ce n’est pas ce qui se passe dans la réalité. Lorsqu’il est fait appel à l’un des conducteurs de ces véhicules et qu’il consente à s’arrêter, il doit prendre soin de lui demander, au préalable et très gentiment, s’il accepte de le mener vers le lieu souhaité. Il ne faut pas s’étonner, parfois, de s’entendre répondre sèchement : « Ce n’est pas mon itinéraire. » Lorsqu’un « taxieur » donne suite à un appel, il ne sert à rien de protester s’il se met à charger de nouveaux clients sur le parcours, le « jumelage », en dépit de son interdiction par la loi, étant devenu le « sport » très prisé de la profession.

SERVICE PUBLIC DITES-VOUS ? A la station de la place 1er-Mai, un conducteur de taxi stoppe son véhicule devant trois dames attendant patiemment. Tout de go, celui-ci les prévient qu’elles doivent chacune s’acquitter du prix de la course, si elles veulent être amenées à destination. Ce que ces dernières refusent en protestant. Ces pratiques ne sont pas imputables aux seuls « taxieurs ». C’est pratiquement les mêmes situations auxquelles est confronté un demandeur lorsqu’il fait appel aux services d’un prestataire. quand il découvre que celui-ci s’est mal acquitté de son travail, il est rare qu’il puisse obtenir réparation des préjudices subis. Sofiane, interrogé par le journaliste de la Chaîne III de la Radio nationale, a indiqué ainsi avoir fait l’acquisition d’un véhicule neuf dont il a découvert, quelques jours après, qu’il avait un problème d’embrayage. « L’ayant confié aux soins du concessionnaire auprès duquel je l’avais acheté, il me fut indiqué que celui-ci avait un déficit de graissage, vite réparé. Comme la panne persistait, je l’ai ramené, une nouvelle fois, pour réparation, pour m’entendre dire qu’il s’agissait, encore, d’une mineure question de graissage. Et comme la panne persistait, j’ai dû confier mon véhicule à un mécanicien et payer de ma poche », a-t-il témoigné. Selmi, quant à lui, a affirmé avoir constaté une perte de 20 000 dinars après qu’il eut confié la réparation de sa salle de bains à un maçon. « constatant des vices de forme, je l’ai chassé pour donner ce petit chantier à un autre artisan, qui, lui, s’est plaint de ne pas se voir servir de repas, puis enfin, à un troisième », a-t-il raconté. Un autre citoyen dira avoir confié son automobile à un garagiste et s’être aperçu, après coup, que celui-ci avait omis de lui remplir le carter d’huile. «Quand je suis allé lui faire la remarque, il n’a rien trouvé de mieux que de me dire : mais je t’ai mis de l’huile », a soutenu Selmi. A la suite de pareils aléas, d’autres confrères du mécanicien seraient tentés de répondre « Allah ghaleb ».

LE CLIENT EST-IL VRAIMENT « ROI » ? Quelles que soient les prestations qu’exige le citoyen lambda, ne serait-ce que pour se faire servir une consommation ou bien acquérir un quelconque produit, il lui faut faire profil bas, à s’adresser avec déférence à la personne chargée de le servir et surtout à ne pas la brusquer. C’est ce qui amène certaines personnes à user du «Ya khô», du «H’bibna», voire du «Ch’riki» pour calmer les personnes chargées de répondre à leurs requêtes. Il faut signaler que les services publics ne sont pas non plus innocents des nombreux griefs qui leurs sont reprochés. Jusqu’à récemment, se faire délivrer la moindre pièce administrative relevait de la gageure. Face à l’affluence des demandeurs, il fallait souvent jouer fortement des coudes pour tenter d’approcher les guichets et s’y voir peut-être délivrer les documents souhaités. Il y a quelques décennies de cela, et afin d’inciter leurs personnels à accomplir les missions pour lesquelles ils sont régulièrement rémunérés, les établissements publics de santé avaient été amenés à initier une campagne de sensibilisation intitulée « Khaddam Err’jel Sid’houm », c’est tout dire. En matière d’amélioration de la qualité de leurs services, il faut toutefois reconnaître que les services de la Fonction publique ont consenti ces derniers mois de louables efforts pour faire accélérer la délivrance des actes administratifs, des pièces d’identité et autres documents de voyage. Ces initiatives ont été reprises par d’autres institutions de l’Etat, à l’exemple du ministère de la Justice ou de celui des Affaires étrangères qui ont aussi redoublé d’effort en matière d’accueil du public.

PAROLES, PAROLES, PAROLES… Rappelons dans ce cadre que le directeur des ressources humaines, de la formation et des statuts au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Abdelhalim Merabti, avait annoncé la semaine dernière la création de 8 000 postes de préposé à l’état civil et 30 000 postes de guichetier au niveau de toutes les communes du pays, et ce, pour une meilleure prise en charge du service de l’état civil, avait-il indiqué. Ce responsable avait rappelé que le ministère avait procédé à la faveur de la stratégie qui vise la promotion du service public au niveau des communes, à la prise de mesures ayant pour objectif l’allègement des procédures administratives et la réduction ou la suppression de certains documents et délais d’étude des dossiers, sans compter les progrès enregistrés dans le domaine de la numérisation des registres de l’état civil, sanctionné par la délivrance de documents de l’état civil informatisés, ce qui, a-t-il dit, a contribué à « l’amélioration des prestations offertes aux citoyens ». En dépit des déclarations de bonne foi, pour améliorer substantiellement les relations entre le public et les prestataires de services, quelles que soient leurs activités, c’est d’abord aux institutions publiques qu’il appartient de changer les choses, en commençant notamment à mettre un terme aux dépassements que tout un chacun connaît aujourd’hui. Encouragé de constater que ceux-ci sont désormais susceptibles d’être sévèrement sanctionnées, le citoyen pourra alors être amené à, enfin, défendre ses intérêts et sa dignité et à ne plus se laisser « piétiner » impunément.

Publié dans Région

L’opération « Eboueurs de la mer », organisée par la Radio algérienne, Recifs et le mouvement associatif, sera à son rendez-vous annuel, samedi 23 mai 2015, une semaine avant le lancement de la saison estivale qui débute avec le mois de juin, selon le calendrier officiel, et alors que les plages reçoivent déjà les premiers baigneurs venus prendre la température de l’eau. Le coup d’envoi national sera donné au port de Tamenfoust, dans la wilaya d’Alger. Le programme des organisateurs a ciblé 14 plages réparties sur une dizaine de wilayas, mais il ne fait pas de doute que les volontaires mobilisés localement seront partout, sur toutes les plages, là où il faut nettoyer, non seulement pour que les lieux soient propres, mais surtout pour produire un effet d’entraînement et introduire le réflexe écologique chez les estivants. Les pouvoirs publics ont mis le paquet pour préparer de bonnes conditions dans les sites balnéaires. Au total, a-t-on appris de source officielle, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a consacré 99 milliards de centimes à l’aménagement des plages, à travers 14 wilayas côtières, en prévision de la prochaine saison estivale. Il s’agit d’une opération de financement réalisée cette année par la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales. Ainsi, à titre d’exemple, un montant de plus de 220 millions DA été mobilisé au profit des cinq communes côtières de la wilaya de Tizi-Ouzou. Cette somme est destinée, notamment, à la réalisation de travaux de bitumage des axes menant vers les plages, la réhabilitation de l’éclairage public, la réalisation des caniveaux d’assainissement, de structures pour les corps de la Gendarmerie, de la Sûreté nationale et de la Protection civile, et l’acquisition de matériel, dont des cribleuses, camions hydrocureurs et de moyens de collecte des déchets. La wilaya de Jijel a reçu une rallonge budgétaire de 60 millions de dinars pour les mêmes besoins (nettoyer les plages, aménager les parkings, réfectionner et réhabiliter l’éclairage public, les blocs sanitaires, les postes de secours et les réseaux de fourniture d’eau potable). Dans la wilaya d’El Tarf, pour l’aménagement et l’équipement des dix-sept plages autorisées à la baignade, un budget de 68 millions de dinars a été mis en place. L’opération «Eboueurs de la Mer » intervient du côté « société civile » pour contribuer également à «offrir aux estivants un meilleur cadre et des plages propres». Mais, en plus, les organisateurs veulent « susciter l’action éco citoyenne » et associer la population à la préservation de l’environnement. Les organisateurs espèrent que leur initiative permettra aux associations qui œuvrent sur le terrain de l’environnement de se distinguer et de faire jonction entre elles et avec les autorités locales et les entreprises citoyennes. Le souci du recyclage des déchets sera au centre des préoccupations de cette journée de volontariat. Les organisateurs rappellent que durant les précédentes éditions, des milliers de volontaires ont été mobilisés sur les plages des 14 wilayas côtières de notre pays, ce qui fait de ce rendez-vous « la première opération écologique et radiophonique du bassin méditerranéen ». Pour la petite histoire, «l’aventure des « Eboueurs de la mer » a commencé en 1993 lorsqu’un groupe de plongeurs de la toute jeune association Recifs décide de nettoyer la plage et le Port de Tamenfoust ; en 2004 la Chaîne III de la Radio algérienne se fait le relais de cette initiative ; en 2005 Sonelgaz se joint à l’opération ; en 2010 l’ensemble du réseau des radios entre en jeu pour en faire l’opération radio écologique la plus importante de tout le bassin méditerranéen et probablement du monde ». En 2015, ça continue. Les pionniers de Tamentfoust ont de quoi être fiers.

Publié dans Environnement

La formation de l’Entente de Sétif a fait un grand pas vers le sacre. Elle ne devrait pas trouver de problème pour remporter le titre si elle négocie bien ses deux prochaines sorties. L’ES Sétif, auteur d’un nul en déplacement face au CR Belouizdad (0-0) samedi dans le choc de la 28e journée de Ligue 1 Mobilis de football, est tout proche d’un septième titre de champion d’Algérie, tandis que le NA Hussein Dey s’est donné un peu d’air dans sa lutte pour le maintien après la retentissante victoire contre son rival, l’USM El Harrach (2-1). Avec le nul ramené du 20-Août (Alger) et avec les quatre points d’avance sur leurs poursuivants directs, les champions d’Afrique sétifiens ne sont plus qu’à une victoire d’un nouveau sacre. Les hommes de Madoui joueront leur septième titre en recevant le CS Constantine lors de la prochaine journée prévue le samedi 23 mai. « Notre objectif au départ était de prendre un point contre le CRB, c’est désormais chose faite, tant mieux pour nous. Maintenant, il faut penser au prochain match, ce sera notre finale. Nous allons faire le maximum pour remporter les trois points de la victoire et assurer le titre», a indiqué le coach sétifien à l’issue de la rencontre. D’autre part, la lutte pour la seconde place, synonyme de participation à la Ligue des champions d’Afrique l’année prochaine, s’annonce acharnée et palpitante entre plusieurs clubs. Le MO Béjaïa, qui restait sur un nul à domicile face au MC Oran, est revenu avec un précieux point de son déplacement face à l’USM Alger, où rien ne va plus (1-1). Avec ce nul, le détenteur de la Coupe d’Algérie 2015 conserve sa seconde place, en compagnie du MC Oran accroché par l’ASMO (0-0) dans le derby oranais et le CR Belouizdad qui a laissé une belle opportunité de revenir à un point du leader. Dans le bas du classement, le NA Hussein Dey a réalisé la meilleure opération de la journée en allant battre l’USM El Harrach (2-1) grâce à Bendebka et Madi. A la faveur de ce succès, les Sang et Or  (36 points) se hissent à la neuvième position, en compagnie du MC Alger, auteur d’un nul face au CS Constantine (1-1) et de la JS Kabylie qui est allée accrocher le RC Arba (0-0).  A deux journées de l’épilogue, c’est l’ASO Chlef, le MC El Eulma et l’USM Bel Abbès qui sont reléguables. Lors de la prochaine journée, l’ASO accueillera le NAHD dans un choc à six points, l’USMBA se rendra à Béchar pour croiser le fer avec la JSS qui n’est pas encore sortie de la zone rouge, tandis que le MCEE effectuera un périlleux déplacement à Béjaïa. La 28e journée a été marquée par sept nuls dont cinq sur un score vierge (0-0) et seulement sept buts inscrits.

Publié dans Sports

La sécurité aux frontières et dans la région a été au centre des entretiens entre les responsables algériens et tunisiens. Les ministres de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires maghrébines ont eu à évoquer longuement ces questions ainsi que la crise libyenne qui tarde à trouver une solution.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé hier que la visite du chef du gouvernement tunisien, Habib Essid, en Algérie « reflétait le niveau privilégié des relations entre les deux pays ». « L’Algérie et la Tunisie sont déterminées à consolider les liens unissant les deux pays et les deux peuples frères afin de concrétiser leurs aspirations à davantage de progrès, de développement et de prospérité », a affirmé M. Sellal dans son intervention lors de l’entretien élargi aux membres des délégations des deux pays. Cette visite « intervient dans un contexte régional marqué par la recrudescence du terrorisme et de l’extrémisme qui menacent la sécurité et la stabilité de notre région, ce qui nous interpelle à davantage de coordination, de concertation et de coopération en vue de trouver les solutions idoines et les moyens à même d’y faire face », a précisé le Premier ministre. Samedi, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a reçu le ministre tunisien de la Défense, Ferhat El Harchani. Les deux parties ont abordé lors de ces entretiens « l’état de la coopération militaire bilatérale, ainsi que les voies et moyens susceptibles de la développer et de la renforcer davantage en ce qui sert au mieux les intérêts des armées des deux pays frères », a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale. Les deux parties ont également échangé « les points de vue et les analyses au sujet du contexte sécuritaire prévalant dans la région, en vue d’instaurer une meilleure coordination dans le domaine de la coopération sécuritaire », a précisé la même source. Hier, ce fut au tour des responsables des Affaires maghrébines de faire le point sur la situation. Dans ce contexte, Abdelkader Messahel a affirmé qu’il existait une « coordination globale » entre l’Algérie et la Tunisie pour la sécurisation des frontières communes. Au terme d’une audience accordée au Secrétaire d’Etat tunisien chargé des Affaires arabes et africaines, Touhami Abdouli, M. Messahel a déclaré à la presse que l’entretien a porté sur la situation sécuritaire dans la région. Il a précisé que l’entrevue a permis d’évoquer « la situation dans la région et particulièrement en Libye en tant que voisins de ce pays frère ». « Nous œuvrons pour le retour de la stabilité dans ce pays frère, partageons la même vision et nous nous employons à trouver une solution pacifique et politique à la crise que connaît la Libye », a-t-il poursuivi, exprimant le souhait de l’Algérie et de la Tunisie de voir la « mise en place d’un gouvernement d’union nationale en Libye comme première étape pour un retour de la stabilité dans ce pays » sous l’égide des Nations unies. Il a estimé que la « sécurité de l’Algérie et de la Tunisie reste liée à celle de ce pays frère ». De son côté, le Secrétaire d’Etat tunisien chargé des Affaires arabes et africaines, Touhami Abdouli, a estimé que « l’expérience algérienne dans la lutte antiterroriste au niveau des frontières est un exemple à suivre », a indiqué M. Abdouli dans une déclaration à la presse. Le responsable tunisien a  indiqué avoir évoqué avec M. Messahel la coopération entre les walis dans les deux pays, coopération qui a enregistré un grand progrès sur les plans sécuritaire et de développement au niveau des frontières. Le Secrétaire d’Etat tunisien auprès du ministre de l’Intérieur, chargé des Affaires sécuritaires, Rafik Chelli, a, de son côté, affirmé que « la coordination sécuritaire est effective, ce qui permet d’anticiper et d’empêcher les actes que pourraient commettre des groupes terroristes », ajoutant que la situation sécuritaire au niveau des frontières était « sous contrôle ». Il a précisé que ces réunions s’inscrivaient dans le cadre des « rencontres ordinaires consacrées à l’évaluation de la situation sécuritaire et au développement des relations sécuritaires, notamment entre les responsables chargés de la sécurité des deux pays respectifs ». La Tunisie, qui a une longue frontière avec l’Algérie, fait face depuis la révolution de 2011 à un essor de la mouvance terroriste, qui a coûté la vie à des dizaines de militaires, de policiers et de gendarmes. La région frontalière de Kasserine est depuis fin 2012 le théâtre de heurts armés réguliers entre des terroristes et les forces armées tunisiennes. Jeudi passé, le ministère de la Défense tunisien a confirmé l’élimination de quatre terroristes et d’autres dont le nombre n’a pas été précisé, blessés à des degrés divers, lors d’un accrochage avec une unité de l’armée à Jebel Salloum, où le groupe terroriste s’était retranché.

Publié dans Actualite archives

Notre système national de santé, qui n’a pas évolué ni connu de bouleversement majeur depuis la consécration, par loi sanitaire 85-05 de la gratuité des soins, est à la croisée des chemins, à la faveur d’un projet de loi - examiné en première lecture, mercredi dernier, par le gouvernement, qui prévoit une deuxième lecture mercredi prochain - voulu comme une première réforme et refondation profonde et totale de la santé.

Totale certes excepté justement le principe de gratuité, intouchable ! C’est le premier message délivré hier par Saïd Mekaoui, directeur des études au ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière, lorsqu’il affirmait, sur les ondes de la Radio nationale, que « toutes les obligations de l’Etat qui existaient dans la loi sanitaire 85-05 seront reconduites dans l’avant-projet de loi ». En premier desquelles, l’accès gratuit aux soins qui s’en trouve réaffirmé. Sauf que cette fois-ci, cette gratuité s’accompagnera d’un contrat de performance entre le principal bailleur de fonds des structures de soins, l’Etat, et les établissements de santé à travers la contractualisation, qui instaure un cahier des charges de la santé bien précis qui détermine qui paie quoi et dans quelle mesure, sous la coupe d’un conseil national de santé publique, que cette loi, en projet, mettra en place, aux dires de M. Mekaoui. Pour ce dernier, le premier intérêt de ce texte réside dans le déploiement « d’un nouveau système d’information de santé performant. Il constituera la charnière de la réforme du système de santé, qu’appuieront la carte sanitaire ainsi que la circonscription sanitaire », des outils qui serviront la gestion et l’optimisation des coûts de santé. Ciblage et nouveaux statuts La carte sanitaire, que l’avant-projet de loi actuelle aspire à redessiner, devra apporter une nouvelle répartition équitable des ressources et des moyens, mais cette fois-ci en utilisant les instruments qui avaient jusque-là fait défaut, mais que cet avant-projet de loi va créer. Selon M. Mekaoui, la carte sanitaire « fixera les normes de couverture sanitaire et déterminera les moyens à mobiliser au niveau national et régional dans le souci d'assurer une répartition équitable des soins de santé ». A ce titre, l'objet de la carte sanitaire telle que présentée dans le projet de loi prévoit d'adapter l'offre de soins aux besoins de santé et définir l'organisation du système de soins et selon les conditions de mise en réseau des établissements de santé. Il est question également de « réguler les bassins de population selon ses évolutions épidémiologiques », mais à un niveau régional et non plus national. L’autre nouveauté importante apportée dans cette réforme concerne directement les établissements de santé qui voient leur statut redéfini en « établissement à gestion spécifique » valable pour toutes les structures de santé, leur offrant une « autonomie ainsi qu’une flexibilité de gestion et une décentralisation » qui fait qu’il « n’y aura plus d’interventionnisme du ministère de la Santé », affirme encore M. Mekaoui. « Afin de les évaluer, nous allons introduire des contrats d’objectifs et de moyens, tandis que nous n’allons plus financer des structures, mais des activités de santé ou des projets de services », explique-t-il. Ce qui est entendu par projets de services, c’est que le gestionnaire d’un hôpital ou d’un établissement de santé apporte la « justification scientifique, démographique et économique » pour la mise en place d’un service particulier. Fini le temps complémentaire L’une des plus importantes nouveautés apportées par l’avant-projet de loi sur la santé est indubitablement la fin de la « double activité ». Pourtant, initialement, une première mouture de ce texte, qui remonte à septembre 2014, plafonnait à 20% de l'activité hebdomadaire du médecin dont le nombre d'actes effectués auprès du privé au titre de cette activité ne dépasse pas non plus 20% de ceux exercés au titre de l'activité publique. Ce n’est plus le cas dans le projet de texte, le gouvernement ayant décidé de trancher dans le vif : « Il n’est plus question de l’activité complémentaire, c’est fini ! Le médecin devra choisir d’exercer soit dans le public, soit dans le privé », assène M. Mekaoui, et gare à ceux qui seraient tentés « de faire les deux, car ils seront sanctionnés ». « Les hôpitaux publics souffraient tout simplement d’une présence diminuée des personnels de santé, car ils désertaient leurs postes au profit du privé », plus lucratif. « Le temps complémentaire a perverti le fonctionnement normal de nos hôpitaux ; c’est là qu’il fallait réagir en premier », justifie-t-il avant de poursuivre : « Quand le temps complémentaire est redevenu un temps plein, la situation n’allait plus.» Le système national de santé trouve aujourd’hui difficilement la cohérence et la force que devaient lui donner la synergie et la complémentarité des différents acteurs public et privé, ce dernier, lui, étant incapable de trouver sa place, alors qu’il se nourrit en grande partie dans son fonctionnement des ressources humaines… publiques. L’avant-projet de loi apporte une « réponse radicale» à cette problématique, en plus d’intégrer le privé au système de santé national, en le faisant participer à alimenter le système d’information de la santé d’abord. L’avant-projet de loi compte, à ce propos, «normaliser les établissements privés, mais ce sera à travers des décrets, y compris les tarifs qui seront fixés selon la nomenclature des actes qui interviendront après l’adoption de la loi », a révélé encore M. Mekaoui.

Publié dans théma archives

A cause de Vigipirate, Cannes a des airs de western de Sergio Leone. Des files de CRS autour du palais et à chaque coin de rue. Mais le festival a réagi magnifiquement à l’imposture du climat de rejet qui touche toute l’Europe en ce moment. De Cannes Azzedine Mabrouki Le festival a mis dans ses plus prestigieux jurys des artistes originaires de pays musulmans : Abderrahmane Sissako, Tahar Rahim, Rokia Traoré, Nadine Labaki, Haifa Al Mansour… Le Festival de Cannes continue de se frayer ainsi vers de nouveaux horizons, sans frontières. C’est ici où l’on parle toutes les langues de la planète et où l’on respecte les croyances religieuses aussi diverses que possible. C’est le manifeste du Festival de Cannes et de ses dirigeants Pierre Lescure et Thierry Frémaux. Et cela relève d’un vrai courage politique par les temps assombris qui courent. Des œuvres fictions et documentaires ont battu tous les records d’audience. Le Fils de Saul du Hongrois Lazlo Nemes a le mérite de montrer ce qui s’est passé en octobre 1944 à Auschwitz, l’horreur des camps allemands d’extermination. Images insoutenables. Le documentaire sur Sembène Ousmane évoque l’homme entêté à la carrière cinématographique fructueuse et il était suivi par la projection de son premier long métrage fiction La Noire de… qui date de 1966. On ne regrettera pas d’avoir vu Mia Madre (Ma mère) de Nanni Moretti, une œuvre superbement mise en scène et donne une très bonne image de l’Italie, des Italiens éduqués, ouverts, sympathiques. A l’image du bel hommage qu’il rend à sa mère, professeur de latin, spécialiste reconnue de la grammaire latine et qui a laissé des regrets émus à des générations de latinistes romains. Mia Madre est une œuvre autobiographique. Quand il tournait en 2011 Habemus Papam, Nanni Moretti avait perdu sa mère. On voit dans Mia Madre une cinéaste en plein tournage sur une usine en grève, sombrer dans l’angoisse avec l’avalanche de nouvelles concernant la fin probable de sa mère sur son lit d’hôpital. Le tournage pourtant continue, mais devient très chaotique avec la présence de l’acteur américain John Turturo dans le rôle principal. Tout est confus. Margherita (la cinéaste) et John se déchirent, s’insultent et à un moment il semble qu’ils n’ont plus rien à se dire. Au bout du compte, le travail est finalement terminé. Très applaudi à chaque séance, Mia Madre montre aussi Nanni Moretti dans le rôle du frère aimant et rassurant de la réalisatrice. Autre film brillant : Nahid d’Ida Panahandeh (Iran) dans la section UCR. Nahid est une jeune femme au bout du rouleau. Divorcée et gardant son fils à condition qu’elle ne peut se remarier, elle vit l’enfer et finit par tomber amoureuse d’un homme riche Massoud, propriétaire d’hôtels sur la mer Caspienne. Tous deux décident de faire « un mariage à l’essai » secret renouvelable chaque mois, comme c’est possible en Iran. Massoud et Nahid ont des projets de vivre ensemble libres et heureux. Mais cela sera-t-il possible avec le lourd poids social et familial à vaincre ? Ida Panahandeh signe là son premier long métrage. C’est un émouvant manifeste féministe. Sareh Bayat met toute sa conviction dans le rôle de Nahid et le directeur-photo Morteza Gheidi réussit des images magnifiques dans la lumière grise et froide du nord de l’Iran.

Publié dans Culture

Malgré cette élimination, Ibbou peut se targuer d’avoir réussi un bon tournoi, avant de se rendre aujourd’hui à Milan pour participer à un autre tournoi qui sera aussi important pour la tenniswoman algérienne. L’Algérienne, Inès Ibbou et la Française, Lucie Wargnier, ont perdu la finale du double du tournoi international juniors Citta’ Di Santa Croce (6-2, 6-3) contre la paire russe Olesya Pervushina et Anna Blinkova, en match disputé à Florence (Italie). C’était son deuxième échec après s’être inclinée en demi-finale du tableau simple (6-4, 6-3) contre Anna Blinkova. Malgré cette double élimination, la championne d’Afrique en titre chez les moins de 18 ans peut tout de même se targuer d’avoir réussi un bon parcours dans ce tournoi de grade 1, organisé du 11 au 16 mai près de Florence, remportant entre autres une éclatante victoire (6-1, 6-0) au 2e tour contre la Chinoise Wushuang Zheng, classée 19e mondiale. Ibbou (16 ans) se rendra dès aujourd’hui à Milan pour participer à son 3e et dernier tournoi international en Italie, du 18 au 24 du mai courant, et qui sera également de grade 1. La tournée européenne d’Ibbou prendra fin à Paris, après sa participation au tournoi de Roland Garros Juniors. Un prestigieux grand chelem, programmé du 31 mai au 6 juin.

Victoire de l’Espagnol Sanz à Alger De son côté, l’Espagnol David Perez Sanz a remporté le tournoi international Futures 2 d’Alger, suite à sa victoire (3-6, 6-1, 6-2) contre le Français Corentin Denolly, en finale disputée samedi au tennis club Les Palmiers de Ben Aknoun. Une 2e victoire pour l’Espagnol, en moins de 24 heures, après avoir remporté la veille la finale du double avec son équipier Néerlandais Mark Vervoort, (6-4, 6-4) contre la paire composée du Brésilien Rafael Camilo et l’Espagnol Adria Mas Mascolo. Ce tournoi international, organisé du 9 au 16 mai au tennis club Les Palmiers de Ben Aknoun (Alger) et doté de 10 000 dollars, a drainé des joueurs de treize nationalités différentes : France, Espagne, Portugal, Brésil, Irlande, Allemagne, Pays-Bas, Turquie, Inde, Chine, Macédoine, Maroc et l’Algérie, pays organisateur. Neuf Algériens ont participé à ce tournoi dirigé par le juge-arbitre tunisien, Kamel Belhadj Alaya : Mohamed Hacène, Yacine Benaissa, Youcef Ghazal, Mohamed Amine Kerroum, Karim Bendjemaâ, Réda Mokhtari, Hicham Yassri, Mohamed Réda Ouahab et Abdelhak Hameurlaine, mais ils ont pratiquement tous été précocement éliminés. Abdelhak Hameurlaine, pourtant âgé de 43 ans, est le seul des neuf joueurs algériens à avoir atteint les quarts de finale, avant de s’incliner face au futur finaliste le Français Corentin Denolly.

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Après le sort que l’Etat islamique a réservé aux sites archéologiques en Irak, l’Unesco et les regards de l’humanité étaient braqués depuis samedi dernier sur Palmyre. Afin justement d’empêcher un autre désastre, l’armée syrienne s’est mobilisée pour chasser les hordes sauvages de l’Etat islamique (EI) du nord de la ville antique de Palmyre, a affirmé hier, un haut responsable syrien, et ce, moins de 24 heures après la prise de contrôle de cette zone par l’organisation extrémiste. «L’attaque de l’EI a été avortée et les djihadistes ont été chassés des périphéries nord et Est de Tadmor (nom de Palmyre en arabe)», a affirmé à l’AFP Talal Barazi, le gouverneur de Homs, province du centre de la Syrie dont fait partie cette ville vieille plus de 2000 ans. Barazi a indiqué, en outre, que l’armée avait repris une série de sites stratégiques, dont des collines, des barrages et la tour de la radio et télévision de Palmyre, dans le nord-ouest de la ville. Samedi dernier, en début de soirée, l’EI avait pris le contrôle de la majeure partie du nord de Palmyre où des affrontements intenses les ont opposés aux forces loyalistes. Selon l’OSDH, ils ont fait au moins 29 morts parmi les djihadistes et 23 parmi les membres des forces gouvernementales. D’après Barazi, l’armée a tué «130 jihadistes». «L’armée continue de nettoyer la zone de bombes plantées (par l’EI) afin de rétablir la circulation», a ajouté le gouverneur. La plupart des ruines monumentales, qui comportent notamment des colonnades torsadées romaines, des temples et des tours funéraires, se trouvent au sud-ouest de la ville. Ce site, qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique, est inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco. L’EI a lancé, mercredi dernier, l’assaut sur Palmyre, qui se trouve dans la province de Homs (centre) et revêt une importance stratégique pour lui puisqu’elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d’Al-Anbar, en grande partie contrôlée par ce groupe ultra-radical. La ville est également importante pour la propagande de l’EI, puisque son importance culturelle attire l’attention des médias du monde entier et a poussé l’Unesco à appeler le Conseil de sécurité de l’ONU à agir pour la préserver. Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, a confié sa peur de voir Palmyre subir le même sort que des sites archéologiques dans le nord de l’Irak, notamment Nimroud et Hatra, endommagés ou détruits par l’EI. Mais le danger n’est pas pour autant écarté, puisque l’EI est toujours présente en Syrie et en Irak et risque de s’en prendre à d’autres sites archéologiques qui caractérisent la région. Opération commando américaine et 4 chefs de l’EI éliminés C’est manifestement pour réduire la menace de l’EI et affaiblir sa direction qu’une opération commando américaine a été menée en Syrie et a coûté la vie à un chef du groupe Etat islamique (EI), Abbou Sayyaf, et a tué au total 32 membres de l’organisation extrémiste dont trois autres chefs, a affirmé hier une ONG. Parmi les morts figurent - outre Abbou Sayyaf qui était en charge du dossier du pétrole au sein de l’EI -, l’adjoint du «ministre de la Défense» du groupe, un responsable des communications et un quatrième chef non identifié, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui s’appuie sur un réseau de correspondants en Syrie. Un responsable de la Défense américaine avait indiqué, samedi dernier, que les forces américaines avaient tué «une douzaine» de combattants en plus d’Abou Sayyaf, au cours de cette opération au sol en Syrie. Aucun autre bilan n’a été communiqué, notamment sur les sites djihadistes. Parmi les chefs tués, «le responsable des communications est de nationalité syrienne, tandis qu’Abbou Sayyaf, l’adjoint d’Abou Omar al-Chichani (responsable présumé de la défense au sein de l’EI) et le troisième chef sont originaires du Maghreb», a précisé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Cette opération au sol, la première revendiquée explicitement par les Etats-Unis contre l’EI pour capturer un de ses responsables, a été menée à El-Omar, l’un des plus grands champs pétroliers de la Syrie, qui se trouve actuellement sous le contrôle de l’Etat islamique. Abou Sayyaf «a été tué lors d’échanges avec les forces américaines», a indiqué la Maison Blanche, en précisant qu’aucun militaire américain n’a été blessé ou tué. Selon Washington, Abou Sayyaf était un haut responsable du groupe djihadiste, qui a déclaré un califat à cheval sur l’Irak et la Syrie, et «a joué un rôle capital dans la supervision des opérations illicites de l’EI dans le pétrole et le gaz, une source clé de revenus qui permet à l’organisation terroriste de poursuivre ses tactiques brutales et d’oppresser des milliers de civils innocents». Par ailleurs, l’Etat islamique poursuit ses efforts de contrôler le maximum de terrain dans le nord de l’Irak. Ainsi, l’EI a tenté samedi dernier de prendre la totalité de Ramadi, capitale de la province d’Al-Anbar, un des bastions de l’EI dans ce pays, au lendemain de sa prise du QG gouvernemental. Bagdad a envoyé des renforts militaires vers Ramadi et d’autres secteurs de cette province, mais il n’y avait, samedi dernier, aucun signe tangible d’une véritable contre-offensive à Ramadi, pourtant annoncée la veille par le gouvernement irakien. S’emparer de la totalité de Ramadi constituerait la plus importante victoire de l’EI cette année en Irak et permettrait au groupe djihadiste de contrôler les capitales de deux grandes provinces d’Irak, avec Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive (nord). Dans le nord-ouest de la Syrie, au moins 48 civils, dont 9 enfants, ont péri samedi dernier dans des raids aériens de l’armée sur trois villes de la province d’Idleb sous contrôle de forces antirégime, d’après l’OSDH. L’armée a subi ces derniers temps une série de revers militaires dans cette province, notamment la perte de la capitale Idleb et de la ville de Jisr al-Choughour, tombées aux mains d’une coalition de groupes islamistes et djihadistes. La province d’Idleb est d’importance stratégique, car elle est à la fois proche de celle de Lattaquié, un fief du régime syrien, et de la frontière avec la Turquie, pays favorable à la rébellion et hostile à Assad. La Turquie a d’ailleurs annoncé, samedi dernier, avoir abattu un hélicoptère syrien qui avait violé son espace aérien près de sa frontière avec la province d’Idleb. La télévision officielle syrienne a de son côté indiqué qu’il s’agissait en fait d’un drone.

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Après quelques mois de retour au calme dans la vallée du M’zab, voilà que la nuit de samedi à dimanche a été longue et même très longue pour les habitants de la cité El Korti, prolongement du tronçon de Chaâbet Etteli, qui a vu la reprise des violences entre jeunes des deux communautés. Tout a commencé vers 19h30 lorsqu'un véhicule appartenant à un habitant de la cité El Korti a fait l’objet d'un caillassage en règle par d’autres jeunes habitant le pâté de maisons de Chaâbet Etteli. Il s’en est suivi une course-poursuite entre les agresseurs et le propriétaire du véhicule et ses occupants, qui ont été roués de coups avant d’être relâchés. Ces derniers ont alors rameuté des dizaines de jeunes de leur communauté qui ont essayé d'investir la cité El Korti, protégée depuis le début des évènements par un important contingent de gendarmes. Voyant arriver ces jeunes décidés à en découdre avec ceux du quartier, les gendarmes se sont alors interposés, interdisant vigoureusement aux assaillants de s'en prendre aux habitants de la cité. Non contents de cette intervention, les jeunes de Chaâbet Etteli se sont alors retournés contre les gendarmes sur lesquels ils ont déversé toute leur colère avec toutes sortes de projectiles, tels que des pierres et des objets hétéroclites. Il a fallu aux unités antiémeute de la gendarmerie user à profusion de grenades lacrymogènes pour faire reculer les assaillants, qui ont quand même, et ce, jusqu'à 4h du matin, réussi à tenir tête aux gendarmes, blessant une dizaine d'entre eux et saccageant trois véhicules et deux demeures. Malgré l'intensité des violences, aucune arrestation n'a été opérée, selon le commandant du groupement de gendarmerie de Ghardaïa, le colonel Ali Rouane. Au petit matin d’hier, la situation restait tendue, les deux camps s'observant de loin. Mais vers 11h, un bus de l'entreprise publique de transport de voyageurs a été partiellement incendié à coups de cocktails Molotov par des jeunes dans le tronçon de Chaâbet Etteli. Les forces antiémeute de la police sont intervenues rapidement et ont procédé à l'arrestation de sept personnes, dont un mineur. L'hélicoptère de la police tournoyant au-dessus de cette chaude zone laisse penser que des rassemblements de jeunes continuent de se produire sur les collines et les crêtes qui enserrent ce quartier.

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