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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 14 juin 2015

Le ministère du Commerce, qui s’est lancé dans une bataille contre la hausse des importations, prenant les concessionnaires, entre autres, pour cibles, joint désormais l’argument à sa cause. Il a rendu publique, hier, une étude qu’il avait réalisée sur leur activité. Cette étude met au jour plusieurs irrégularités et dysfonctionnements dans ce créneau commercial, indique le département d’Amara Benyounès.

Dans les détails de cette nouvelle étude transmise au Premier ministre, dont la période ciblée s’étale sur les deux années 2013-2014, actualisant celle déjà réalisée pour la période 2010-2012, plusieurs anomalies sont mises à nu. L’étude fait constater d’abord, bien que l’activité de vente de véhicules demeure globalement bénéficiaire avec un gain de 18 milliards DA en 2013, que huit concessionnaires ont enregistré, toutefois, des « déficits importants » allant jusqu’à 742 millions de DA pour un concessionnaire d’une marque française. Ce serait un signal extrêmement négatif sur l’existence de cas de transferts illicites de capitaux vers l’étranger. Et c’est le rapport effectué par le ministère du Commerce qui va le prouver noir sur blanc : « Certaines pratiques financières utilisées par les concessionnaires visent à transférer plus de capitaux (vers l’étranger), augmenter les charges et équilibrer leur comptabilité aux moyens de techniques de plus en plus utilisées pour échapper au contrôle financier et fiscal du pays ». L’autre preuve viendra par les chiffres : l’étude note que les importations réalisées par la filière en 2014 ont intégré une hausse des prix à l’importation de près de 9%, faisant apparaître un « réajustement des prix moyens unitaires des véhicules, passant de 955 165 DA en 2013 à 1,054 million DA en 2014, alors que le taux de change nominal dollar/dinar ne s’est déprécié que de 1,1% entre 2013-2014. Décidément, l’on confectionne les artifices financiers qui servent à justifier l’évasion fiscale comme lorsqu’on taille un costume de tous les jours.

Les trois ultra concessionnaires
L’étude du ministère du Commerce parle d’une « inflation importée et provoquée à travers des ajustements tarifaires qui mériterait une attention particulière » du fait que la filière automobile enregistre une régression de ses ventes à l’échelle mondiale devant se traduire, normalement, par une baisse des prix à l’importation. Le rapport recommande également une opération de vérification des déclarations douanières (prix, factures déclarées, origine du produit...). Plus ahurissant encore, le rapport en question fait apparaître une filière monopolisée à hauteur de 50% par trois concessionnaires seulement. Si l’on s’amuse à faire une simple arithmétique, pour un marché de près de 6 milliards de dollars, 50% équivaudra à 3 milliards de dollars, ce qui fait un gain annuel de 1 milliard de dollars à chacun des trois concessionnaires en question (deux marques européennes et une asiatique). Bien que le rapport parle d’un monopole qui pèserait pour 2,5 milliards de dollars dans la structure des importations, à terme, un concessionnaire pourrait mobiliser à lui seul une ressource financière en devises pouvant atteindre un milliard de dollars, note le rapport. Pour un pays appelé désormais à calculer les moindres petits sous, ouvrir une ligne de crédit de 1 milliard de dollars à un concessionnaire serait une partie de poker à haut risque. En ce qui concerne les parts de marché détenues par les filiales des sociétés étrangères et les entreprises, dont l’actionnariat est algérien, il a été constaté « une dégradation prononcée de la participation des filiales étrangères dans le résultat global de la filière ». Ainsi, si les parts de marché détenues par les filiales étrangères en 2014 ont été de 52%, ce montant a participé à hauteur de 25% du bénéfice global de la filière, alors que les entreprises, dont l’actionnariat est algérien, ont détenu 48% de parts de marché, mais avec une participation au bénéfice global de la filière à hauteur de 75%, soit le triple des filiales étrangères.

Evasion fiscale
Cette situation, qui était déjà clairement visible en 2013 et 2012, s’est accentuée encore en 2014 du fait de l’inexistence d’instruments permettant à l’administration fiscale d’intervenir pour limiter, voire réajuster le niveau des charges déductibles d’impôts déclarés par ces opérateurs, précise le rapport. L’autre fait relevé est que la filière des concessionnaires a enregistré, pour l’exercice fiscal 2013, un volume d’affaires de 714 milliards DA, soit une hausse annuelle de seulement 4% contre 54% en 2012. C’est pour la première fois, depuis plus d’une dizaine d’années, que cette filière enregistre une croissance aussi faible, et ce, malgré l’augmentation des ventes enregistrées pour la même période, note le document qui précise que l’année 2013 a connu un « pic »» d’importation de 6,17 milliards de dollars. Depuis le début de l’exercice 2014, la facture à l’importation a amorcé une chute, se chiffrant à 5,2 milliards de dollars à fin 2014, soit 9% des importations globales du pays. En dépit de cette tendance à la baisse, « cette filière mobilise encore des ressources financières importantes en devises, qui risquent à moyen terme d’exercer une pression sur l’équilibre de la balance des paiements du pays si des mesures d’encadrement, de régulation de contrôle et de réduction de la demande ne sont pas prises », conclut l’étude du ministère des Finances. Sur les cinq dernières années (2010-2014), les concessionnaires ont importé 1 934 416 véhicules, soit une moyenne de 387 000 véhicules/an avec un pic de 513 566 véhicules en 2013, « qui a contraint le pays à mobiliser une ressource financière inutile », puisque la demande intérieure a baissé de 22% en volume et de 15% en valeur en 2014. Après un long moment d’hibernation, les pouvoirs publics se réveillent enfin et ouvrent les yeux sur des fléaux économiques qui grèvent les finances du pays. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. 

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Le transfert illicite de capitaux vers l’étranger prend des proportions inquiétantes. Les montants sont faramineux, comme l’attestent les chiffres des services des Douanes. En quelques années, les transferts illicites de capitaux « sont passés de 30 à 150 milliards de dinars », a révélé hier le nouveau patron des Douanes algériennes. « Des efforts conséquents sont en train d’être entrepris contre ce phénomène », a indiqué Kaddour Bentahar dans son intervention sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Evoquant les cas de corruption au sein des personnels douaniers « tous grades confondus », qu’il qualifie de cas « isolés », l’invité de la Radio nationale a révélé que 180 membres de son administration ont été révoqués et qu’une vingtaine de dossiers sont en cours de traitement. Le DG des Douanes s’est, par ailleurs, exprimé sur le nouveau code des douanes, à propos duquel il a indiqué qu’il sera soumis prochainement au ministère des Finances, avant sa présentation au gouvernement, ainsi que sur la lutte menée par son corps contre la contrebande aux frontières, aux côtés des forces de sécurité. Le nouveau directeur général des Douanes s’est aussi exprimé dans son intervention sur les ondes de la Chaîne III sur les nouvelles missions de son institution. Les Douanes « sont appelées à s’intégrer beaucoup plus fortement au programme du gouvernement en réaménageant leur organisation aux nouvelles exigences économiques, dans une perspective d’adhésion du pays à l’Organisation mondiale du commerce (OMC)», a estimé à ce propos Kaddour Bentahar. Dans cette perspective, le même responsable a fait part qu’un plan de modernisation et de réorganisation est en cours d’étude pour simplifier et accélérer le traitement des marchandises, réduire les délais de dédouanement des produits importés, revoir les procédures de contrôle et améliorer l’écoute des services douaniers avec leur environnement économique. Dans un entretien à l’APS, le nouveau patron des Douanes algériennes a assuré que l’administration douanière a lancé récemment une évaluation interne qui vise à améliorer essentiellement son dispositif de contrôle du commerce extérieur et de recouvrement des recettes douanières. « La conjoncture actuelle rend nécessaires certaines actions. Nous ne sommes plus dans l’embellie financière des précédentes années », a-t-il observé. C’est ainsi qu’une « feuille de route » a été soumise par M. Bentahar aux cadres douaniers des 48 wilayas afin de constituer rapidement des groupes de travail dont la mission sera de dégager des mesures opérationnelles pour appliquer ces nouvelles orientations. De surcroît, il est question de mettre fin aux conteneurs en souffrance en généralisant l’octroi de facilitations douanières à tous les intervenants du commerce extérieur, « pour peu qu’ils jouissent d’une moralité fiscale et d’une identité connue », a-t-il expliqué.

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Raif Mokretar-Karroubi, expert financier et professeur en finances à l’université de New York, nous parle de la situation de l’économie du pays et du « faux débat » autour de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

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Le réseau ferroviaire est paralysé depuis hier sur pratiquement tout le nord du pays, en raison de la grève déclenchée par les employés du service exploitation trains, qui compte 1 200 employés, dont la plupart auraient participé au débrayage.

Par Makaci Thinhinane ET M. Ayane
Ainsi, les wilayas d’Alger, Béjaïa, Oran, Chlef et Bordj Bou Arréridj sont privées de trains depuis hier. Les cheminots, qui ont mis à exécution les menaces lancées depuis quelques semaines, affirment ne pas être près de lâcher prise jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, à savoir la promotion de l’ensemble des travailleurs du service à un échelon supérieur et un audit interne de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF).

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La triche via les nouvelles technologies est devenue un véritable phénomène sociétal. Les candidats des examens de fin de cycle des deux paliers moyen et secondaire se servent de la 3G et d’Internet comme moyen de fraude.
Hier encore, au premier jour de l’examen du brevet de l’enseignement moyen (BEM), le sujet de langue arabe circulait déjà sur les réseaux sociaux, quelques minutes après le début de l’examen, dont le coup d’envoi a été donné depuis Jijel par la ministre de l’Education, Mme Nouria Benghebrit. La ministre, qui avait déclaré ne pas s’attendre à l’usage de la 3G au BEM, s’est retrouvée face à une réalité. Ce nouvel épisode remet en cause encore une fois l’efficacité du dispositif humain mobilisé par le ministère de l’Education pour l’encadrement de ces épreuves. Au-delà du débat important annoncé par la ministre de l’Education sur la réforme du système éducatif, les vraies questions posées par Mme Benghebrit ne sont pas du tout celles qui ont émergé dans le débat public durant le déroulement de ces examens de fin d’année.

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C’est une affaire qui défraye la chronique actuellement au sein de l’Université d’Oran. Un enseignant de la Faculté des sciences humaines et sciences islamiques, anciennement vice-recteur à l’Université d’Oran, est accusé par des représentants d’étudiants incorporés dans l’Organisation des enfants des moudjahidine (Onem) d’avoir « procédé à une large diffusion du livre Paris-Alger, une histoire passionnelle, paru en France, à tous les enseignants au sein de l’Université, mais aussi Oran2 ».
L’accusation est grave, d’abord, parce qu’il s’agit de l’enceinte universitaire censée être protégée des luttes politiciennes et idéologiques. Ensuite, parce que les faits reprochés sont imputés à un enseignant, de surcroît ayant exercé des fonctions de haut responsable au sein de l’université. Mais le plus grave sans doute dans cette nouvelle affaire qui vient ternir la réputation de l’Université algérienne, c’est sans doute l’accusation relative à « l’utilisation de la base de données de l’université pour procéder à la diffusion de ce livre tendancieux », note-t-on. Cela est d’autant plus important, si l’on sait que la base de données en question recèle « plus de 2 000 mails d’enseignants et fonctionnaires de l’université », affirment les détracteurs de ce professeur identifié par les étudiants de l’Onem.
D’autres affaires similaires sont également signalées au sein des Facultés de communication des Universités d’Oran et de Mostaganem, où des enseignants responsables de services et de départements sont ouvertement accusés de « faire de la politique au détriment de la pédagogie ». La question de la sécurité des données de l’Université algérienne est de nouveau sur la table des préoccupations des universitaires intègres et honnêtes, surtout avec les scandales récents de plagiats et de détournement d’informations et de données relatives à des recherches scientifiques et autres. Par ailleurs, on ne peut que s’interroger également sur cette affaire et ses retombées : l’Université algérienne est-elle en passe de devenir, encore une fois, la nouvelle arène de la confrontation idéologique et politicienne en Algérie ? Le bureau ONEM condamne avec la plus « grande fermeté », dans un communiqué, ces dangereuses « manœuvres politiciennes » du clan antinationaliste de la faculté des Sciences humaines et des sciences islamiques, dont « Amrani Ahmed, ex vice-recteur chargé de la post graduation et de la recherche scientifique, est le stratège » et s’interroge sur le but des auteurs de « la sale campagne orchestrée contre l’Algérie après la parution du livre ». Campagne qui n’a de finalité que la déstabilisation de l’Algérie, a encore dénoncé le bureau de l’Organisation nationale des enfants de moudjahidine de l’Université Oran1, Ahmed Ben Bella. Enfin, le bureau ONEM appelle à enquêter sur le passé politique de tous les responsables de la faculté des Sciences humaines et sciences Islamiques et appelle l’ensemble des enseignants à la vigilance. 

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Le verdict dans l’affaire Khalifa sera prononcé le 23 juin, a annoncé le président du tribunal criminel, près la cour de Blida, Antar Menouar. Le tribunal prendra donc une semaine pour pouvoir délibérer sur cette affaire qui tient en haleine l’opinion publique depuis 2003. Un procès-feuilleton qui aura duré près de 45 jours sans rien révéler de ce qui était supposé, cru ou suggéré à une opinion publique dubitative. Hier, dernier jour du procès, la parole était toujours à la défense de Abdelmoumène Khalifa. Les avocats du principal inculpé ont estimé que les trous financiers ayant entraîné la faillite, puis la dissolution de Khalifa Bank n’ont pas été provoqués par son ex-propriétaire Abdelmoumène Rafik Khalifa, mais par « d’autres parties ». La stratégie de la défense est donc la même que celle soutenue la veille par les avocats. S’il y a eu faillite, c’est le fait de la Banque d’Algérie et du liquidateur du groupe Khalifa, a estimé Me Nacereddine Lazzar. Me Lazzar a affirmé qu’il s’agit d’un dossier « pénal imaginaire et démesurément exagéré », ajoutant que la dissolution de la banque « aurait pu être évitée », car non dictée par une cessation de payement, mais par une décision « corrective ». « Nous ne sommes pas face à une banqueroute simple, mais à une mise en faillite de la banque par d’autres parties qu’Abdelmoumène Khalifa qui a toujours respecté sa solvabilité. Khalifa Bank n’a jamais atteint un niveau de liquidation et plusieurs témoins ont affirmé avoir perçu des intérêts considérables », a-t-il souligné dans sa plaidoirie s’agissant du chef d’accusation de « banqueroute frauduleuse ». L’avocat a déploré que « le parquet n’a pas présenté les preuves matérielles » corroborant ses accusations. Il a, également, réfuté que son client ait usité de « prête-noms » s’agissant de l’activité de sa banque et mis en avant les investissements colossaux consentis « dans le cadre de la loi ». Rappelant le témoignage de l’ex-administrateur de cette banque, Mohamed Djellab, qui faisait état de la solvabilité de ladite banque, Me Lazzar a précisé que son client avait pris des dispositions pour éviter cette situation, dont la suspension des petits placements. Il a, en outre, noté que le retrait de l’agrément du commerce extérieur, puis la campagne médiatique qui s’en est suivie autour d’une prochaine dissolution « ont achevé à l’époque cette institution privée », dès lors que les placements avaient cessé et que ceux qui y avaient été effectués ont été retirés par leurs propriétaires. Au sujet des chefs d’accusations d’« escroquerie et d’abus de confiance », ainsi que de « corruption », l’avocat a estimé que les réductions proposées par l’ex-Khalifa Airways étaient une « pratique dictée par les lois de la concurrence » et que celle-ci évoluait dans un « environnement concurrentiel difficile », en raison du monopole exercé par Air Algérie. Mettant en avant les investissements effectués pour la formation du personnel naviguant de la compagnie Khalifa Airways, Me Lazzar a relevé que c’est Air Algérie qui a récupéré ces ressources humaines qualifiées et estimé, par conséquent, qu’il appartient au liquidateur du groupe défunt, Moncef Badsi, de récupérer auprès de cette dernière les sommes investies pour ces formations. Quant aux recrutements effectués au sein de Khalifa Airways, l’avocat a infirmé l’existence « forcément de liens » entre ces derniers et des placements de fonds auprès de la banque dissoute. S’agissant de l’octroi des crédits par Khalifa Bank à des clients qui y ont effectué des dépôts, Me Lazzar a soutenu que la pratique « est raisonnable » et que ce qui ne le serait pas, c’est de le faire « sans garanties ». Il reconnaitra que cela ait pu avoir lieu, mais dans une proportion « infime » tout en notant, devant le juge Antar Menouar, qu’aucune loi « n’interdisait ce type de procédures ». « Mon client avait une vision futuriste et Khalifa Bank était une entreprise citoyenne », avait-il relevé auparavant, déplorant que le parquet ait construit ses accusations sur des « probabilités », avant de requérir, au terme de sa plaidoirie, « l’humanisme et le sens de la justice du tribunal lors des délibérations en prévision du verdict ». A la fin des plaidoiries, la parole a été donnée aux accusés. Le premier d’entre eux, Abdelmoumène Khalifa, a déclaré au tribunal : « Je suis innocent Monsieur le président ». Les autres accusés ont également plaidé l’innocence. Le procès après cassation de l’affaire Khalifa Bank s’est ouvert le 4 mai dernier au tribunal criminel de Blida, huit années après le premier procès en janvier 2007 au niveau du même tribunal. Au total, 75 prévenus, dont 21 détenus en plus de l’accusé principal Abdelmoumene Khalifa, ont comparu pour la deuxième fois lors de ce procès qui a vu, par ailleurs, la présence de plus de 300 victimes et parties civiles. 

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Le ministre des Transports, Boudjemaâ Talai, a assisté hier aux essais à blanc des rames de métro devant relier le faubourg de Bachdjarrah à celui d’El Harrach centre. Ces essais se sont bien passés et l’ouverture au public du nouveau tronçon est prévue le 4 juillet prochain, veille de la date anniversaire de l’indépendance nationale. La nouvelle ligne, qui va rendre ce transport encore plus pratique et plus fonctionnel pour tous ceux qui se trouvent à proximité de son réseau, s’allonge sur 4 km pour 4 nouvelles stations : Bachdjarrah 1, Bachdjarrah 2, El Harrach gare et El Harrach centre. Ces nouvelles stations, a-t-on appris sur place, seront dotées d’ascenseurs pour les personnes à capacité physique réduite, un équipement qui n’existe pas dans la première ligne Grande poste-Bachdjarrah. Lancée durant l’été 2008, la nouvelle ligne a coûté l’équivalent de 110 millions d’euros et permettra à ses usagers de relier la Grande poste à El Harrach en 20 minutes, un gain extraordinaire quand on sait combien sont embouteillés les tronçons routiers, notamment celui de la Moutonnière, mettant en connexion Alger-Centre à ses faubourgs Est. La ligne reliant la Grande poste-Bachdjarrah - Aïn Naadja devra quant à elle attendre quelques mois avant qu’elle ne soit mise en service. Les retards pris dans les travaux ont repoussé les délais de sa mise en activité jusqu’au début 2016. Cette ligne a ceci d’important, c’est qu’elle desservira la commune de Gué de Constantine où se trouve le réseau ferré de banlieue. La troisième extension de cette première ligne, entre la Grande poste et la Basse-Casbah (1,7 km), n’est pas prévue avant 2017, selon l’entreprise du Métro d’Alger (EMA). Trois autres extensions sont par ailleurs en cours d’étude et leur réalisation dépendra certainement des financements disponibles, une question importante en ces temps de rigueur. Il s’agit des tronçons Place des martyrs-Chevalley, Aïn Naadja-Baraki, ainsi que la ligne El Harrach-Bab Ezzouar, qui sera reliée à l’aéroport d’Alger et de l’USTHB Bab Ezzouar, avec une connexion au Tramway d’Alger près du pôle universitaire. Il est à rappeler que selon une source proche de la direction du Métro d’Alger, ce dernier a transporté plus de 16 millions de voyageurs durant l’année 2014, 8% de plus qu’en 2013, et qu’il devrait transporter davantage de personnes à l’avenir.

Le tram va jusqu’à Dergana
Il n’y a pas que le métro qui est en train de bouleverser les transports en métropole d’Alger. Le tramway y contribue aussi. La ligne reliant la station des « Fusillés » au Ruisseau à celle de Dergana (Bordj El Kiffan) est désormais accessible dans sa totalité. Inaugurée hier aussi par le ministre des Transports, M. Talai, elle peut transporter jusqu’à 100 000 voyageurs par jour pour le même tarif de 40 dinars. Reliant sur une distance de 2,7 km le lieu dit «Kahouet Chergui » à Dergana, le quatrième et dernier tronçon du tramway d’Alger, est opérationnel depuis hier et couvre trois nouvelles stations. Pour rappel aussi, le premier tronçon (Bordj El Kiffan-Mokhtar Zerhouni, 7,3 km) a été mis en service le 8 mai 2011, le deuxième (Mokhtar Zerhouni-Ruisseau, 9,1 km) le 13 juin 2012 et le troisième (Bordj El Kiffan-Kahouet Chergui, 4,2 km) le 15 avril 2014. Cette ligne de transport urbain peut contribuer grandement à lutter contre la congestion de la circulation au centre d’Alger, « à condition de procéder à une restructuration du transport par bus », selon le P-DG de l’entreprise du Métro d’Alger (EMA), Aomar Hadbi. Le ministre des Transports a de son côté appelé à sensibiliser les riverains du métro et du tramway afin de les amener à laisser leurs véhicules « à la maison » et d’utiliser ces nouveaux modes de transport, d’autant que les tarifs appliqués restent inchangés, même avec les nouvelles extensions. Pourvu qu’il soit entendu. Et que tout le monde paye son ticket ! 

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C’est en collaboration avec les deux agences des Nations unies, ONU Femmes et le Pnud, que l’Assemblée populaire nationale a ouvert hier une rencontre internationale sur le forum international des femmes parlementaires dans la région MENA. Ce forum, qui est une des perspectives de cette rencontre, se veut un espace d’échange d’expériences dans la région sur le rôle des femmes dans les assemblées élues. Quant à l’Algérie, elle peut se réjouir de sa place parmi les pays arabes en matière de représentation féminine dans les assemblées élues. C’est du moins ce qui ressort des allocutions d’ouverture du président de l’APN, Larbi Ould Khelifa, et de la coordinatrice permanente de l’ONU en Algérie, Mme Cristina Amaral. Pour le président de l’APN, il n’y a pas de raison pour que la femme ne soit pas l’égale de l’homme. Au moment où il a cité l’implication des femmes algériennes dans la vie collective et leur rôle de leadership dans les différentes séquences historiques de l’Algérie avant, pendant et après la colonisation, il a cité les progrès qu’a enregistrés la femme sur les plans juridique et vie pratique, en mettant l’accent sur les lois adoptées ces dernières années visant à promouvoir le rôle politique de la femme et le durcissement de la législation en matière de lutte contre toutes les formes de violences à l’égard des femmes. Le président de l’APN a notamment mis en exergue la place avancée sur le plan mondial en matière de représentation des femmes dans les assemblées élues : « L’Algérie occupe la 26e place dans le monde, le première dans le monde arabe et la deuxième dans le continent africain en ce qui concerne la représentation des femmes dans les assemblées élues. » Larbi Ould Khelifa a conclu en déclarant qu’« une société qui avance, c’est celle qui garantit les droits naturels des femmes ». Mme Cristina Amaral, représentante de l’ONU en Algérie, lors de son intervention d’ouverture, a rappelé qu’une des missions des agences de l’ONU en charge des programmes relatifs aux droits des femmes est « de promouvoir des élections libres et équitables pour les femmes ». Elle a cité la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU de 2011 qui met l’accent sur le rôle des femmes dans les processus démocratiques dans le monde, avant de rappeler que l’Algérie est un des pays leaders en la matière. Elle a également souligné la nécessité de réfléchir sur les défis que rencontrent les femmes en politique dans le monde. Chiffres à l’appui, elle n’a pas manqué de dévoiler que la situation est peut reluisante. « La moyenne mondiale de la représentation dans les assemblées élues est de 21% à 23% en 2013. Seulement 17% des pays de la planète dépassent les 30% de représentation féminine dans ces assemblées. Un seule pay, qui est le Rwanda, qui compte plus de 50% de femmes dans ses assemblées élues », a-t-elle détaillé, en incitant les parlementaires algériennes à travailler davantage pour faire avancer la cause dans d’autres pays, surtout dans la région arabe. Cette rencontre internationale, a mentionné la vice-présidente de l’APN, Mme Zahira Belataoui, posera les premiers jalons du forum parlementaire algérien des femmes ainsi que dans la région MENA. Ce séminaire, qui se déroule depuis hier et se poursuivra jusqu’à aujourd’hui, entre dans le cadre du programme Forum des femmes parlementaires, échange de bonnes pratiques. A ce titre, plus d’une dizaine d’intervenants représentant au moins dix pays communiqueront sur les différentes expériences relatives à la place des femmes dans la vie politique dans plusieurs Etats, dont le Rwanda, l’Indonésie, l’Espagne, le Maroc, le Sénégal, la Finlande et d’autres. 

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Au lendemain de la 4e session du conseil national qui a intronisé Ahmed Ouyahia secrétaire général intérimaire, le Rassemblement national démocratique (RND) a organisé, en fin d’après-midi de samedi dernier, la première réunion de son secrétariat national à huis clos. Ainsi, au cours de cette réunion, il a été question « d’évaluer le débat tenu au conseil national et les décisions prises à l’issue des travaux », indique un communiqué du parti, rendu public hier. « Il s’agissait aussi d’une occasion, pour nous, d’aborder la dernière initiative lancée par Ouyahia », déclare un cadre du parti, contacté par Reporters. Selon notre source, qui a requis l’anonymat, « le RND n’est pas du tout gêné par les déclarations d’Amar Saâdani. Notre objectif est de mettre en avant un front sérieux qui défendra et mettra en œuvre le programme du président de la République », a-t-il indiqué.
Il a été décidé, en outre, le maintien de la plupart des secrétaires de wilayas du parti dans leurs postes à l’exception de ceux des représentations ayant connu des « dissensions ». A l’occasion de la même rencontre, le successeur de Bensalah a également confirmé la nouvelle composante de son équipe au Bureau national tout en procédant à la distribution des tâches. Parmi les nouveaux secrétaires nationaux du RND, figure l’actuel ministre de la Culture, Azedine Mihoubi, chargé de la Culture et de l’Histoire, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslem Bouchouareb, chargé des affaires internationales. Nouara Saâdia Djaâfar, longtemps chargée de la communication du parti, prend en charge le secrétariat à la condition féminine.

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