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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 12 septembre 2015

Tunis a renoué hier avec les manifestations, malgré l’instauration de l’état d’urgence. Ils étaient, en effet, des centaines dans les rues pour dire non à un projet de loi controversé d’amnistie des délits de corruption.

Trois marches différentes ont eu lieu. La première a été organisée par le Front populaire, Al Massar, le Parti socialiste de gauche, ainsi qu’un collectif de la société civile.
Elle a pour slogan « Pour le retrait du projet-loi de réconciliation et la refondation du processus de justice transitionnelle ». La deuxième manifestation a été organisée par cinq partis, à savoir le Parti républicain, le Courant démocratique, l’Alliance démocratique, le Mouvement du peuple, Ettakatol, ainsi que le collectif de la campagne « Manich Msameh » (Je ne pardonne pas). La troisième et dernière manifestation était organisée par le CPR. Les trois groupes ont manifesté séparément sur l'avenue Habib-Bourguiba, mais pour une même revendication.
Ces différentes manifestations ont vu la participation de centaines de partisans qui se sont rassemblés devant la statue Ibn-Khaldhoun de Tunis et ont commencé à se diriger vers la place du 14-Janvier.
« Le pouvoir pour le peuple » ou encore « la loi ne passera pas », scandaient les manifestants présents à l’avenue Bouguiba, pendant que les dirigeants des partis se faisaient attendre. « Ni peur ni terreur, la rue appartient au peuple ! », ont scandé les manifestants. « Non à une réconciliation qui blanchit la corruption », disait l'une des pancartes brandies sur l'avenue, haut lieu de la révolution qui mit fin en 2011 à une dictature de 23 ans.
Cette artère centrale de Tunis a été fermée aux véhicules mercredi pour plusieurs jours en raison de « menaces terroristes », selon les autorités. Hier, elle était quadrillée par un important dispositif policier, avec plusieurs fourgons de la police et de la Garde nationale (gendarmerie) et de nombreux policiers en uniforme ou en civil. Des barrières ont été installées à tous les accès et certaines rues latérales ont été fermées aux piétons.
Présenté par le président Béji Caïd Essebsi en Conseil des ministres mi-juillet, le projet de loi de « réconciliation économique et financière » prévoit l'amnistie de personnes poursuivies pour corruption en échange d'un remboursement et d'une pénalité financière. Il fait l'objet de vives critiques au sein des partis politiques et de la société civile.
Des manifestations contre le projet de loi ont déjà eu lieu dans plusieurs villes du pays, notamment le 1er septembre à Tunis où le cortège a été dispersé.
Le ministère de l'Intérieur a prévenu que tout rassemblement de ce type était par définition illégal du fait de l'état d'urgence réintroduit après l'attaque djihadiste près de Sousse fin juin (38 morts), tout en assurant que « le refus d'autoriser les manifestations » n'avait « aucun lien » avec des « considérations politiques ». 

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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière était, hier, à Constantine pour un déplacement d’inspection et d’évaluation du secteur dans les régions de l’est du pays. Il a indiqué à cette occasion que quelque 34 000 praticiens du secteur privé, dont des spécialistes, travaillent en dehors de tout contrôle et suivi de l’autorité sanitaire et médicale dans le pays. Il y a besoin de contrôle de cette frange de la profession, a-t-il déclaré, dans le cadre d’une meilleure visibilité et d’un meilleur suivi de ses acteurs. A ce titre, il a annoncé que son département allait mettre en place des mécanismes de régulation devant aboutir à faire connaître qui fait quoi et dans quelle spécialité. Par ailleurs, Abdelmalek Boudiaf a affirmé que le plan d’action 2015 découlant de la feuille de route visant la réhabilitation du service public de santé a permis de mettre au jour certains « déficits ».
A propos des wilayas du sud du pays, qui souffrent d’une couverture médicale médiocre, M. Boudiaf a indiqué que les conventions de jumelage incluses dans le plan d’action 2015 ont permis « la réalisation de 1 500 opérations chirurgicales et 20 000 consultations spécialisées » par des praticiens exerçant dans des hôpitaux du nord du pays. Ce même plan d’action, a poursuivi le ministre, a aussi permis la formation dans les wilayas du Sud de 2 000 cadres paramédicaux dans différentes spécialités.
Un plan qui a également donné lieu à la réalisation de « plus de 400 000 actes médicaux dans les régions enclavées par des équipes pluridisciplinaires ». 

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Didier Vignaud, Français expatrié en Algérie, qui avait défrayé la chronique judiciaire l’été dernier pour avoir été accusé d’espionnage, a fini par rentrer chez lui, dans les Landes.
L’ingénieur montois de 44 ans a frôlé la réclusion en raison des accusations d’«espionnage», d’«introduction sans autorisation d’équipements sensibles interdits» (des drones et des mini-caméras) et de «prise de photos aériennes sans accord préalable» des services concernés dans la base de vie et le chantier de la centrale électrique de Hassi R’mel, où il était engagé par General Electrics.
L’accusé, au moment des faits, avait en charge le suivi des travaux de construction d’une centrale électrique dans la région de Laghouat. D’ailleurs, c’est le tribunal de la même wilaya qui a condamné en première instance, le 17 août dernier, Didier Vignaud à un an de prison et à 9000 euros d’amende avant de prononcer, en appel, un allègement de sa peine, qui passe d’une année de prison ferme à une année de prison avec sursis.
Selon RTL, qui l’a approché samedi dernier, l’expatrié français, rentré en France vendredi dernier, maintient sa version des faits selon laquelle son employeur, General Electrics, pour le compte duquel il a pris des clichés aériens de la zone de travail, l’a abandonné à son propre sort. «Il affirmait qu’il avait pris ses clichés à la demande de General Electrics. Pour d’obscures raisons, General Electrics l’a abandonné (…). Ses parents et ses amis se sont mobilisés sans compter», écrit RTL, qui ajoute que «ce père de famille landais n’avait d’ailleurs plus revu sa famille depuis novembre 2014 (…). Il a retrouvé ses deux enfants, âgés de 15 et 18 ans. Une énorme surprise pour eux, puisque leur père ne les avait prévenus de son retour qu’au dernier moment». «Jusqu’au dernier moment, j’ai toujours eu le doute de pouvoir revenir», a confié Didier Vignaud à RTL. «Je les ai prévenus de mon retour que 45 minutes avant mon arrivée à la maison, pour éviter une fausse joie en cas de couac dans la procédure», a-t-il ajouté.
Bien qu’il ne risque pas d’aller en prison, Didier Vignaud tient toujours à clamer son innocence, ce qui laisse penser qu’il introduira un pourvoi en cassation devant la Cour suprême. 

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«La phase des choix des sites par les souscripteurs au programme de logement AADL 2001-2002 s’achèvera fin octobre prochain», a déclaré, hier, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, lors d’un point de presse organisé à Alger, en marge de la réunion des cadres de son secteur.
Sans donner plus de détails sur le nombre de souscripteurs qui ont fait leur choix (cité, bâtiment, appartement et étage) sur le site internet de l’AADL, le ministre a tenu à assurer que l’opération lancée le 5 septembre se déroule dans de «bonnes conditions». Pour M. Tebboune, une fois cette opération achevée, le tour viendra pour les postulants du programme AADL 2.
Pour ce qui est du nombre de souscripteurs au programme AADL1, le premier responsable du secteur a donné le chiffre de 89 152 souscripteurs qui ont versé la première tranche du montant du logement. «Une opération qui se déroule dans la transparence» vu que le choix électronique se fait en fonction d’un numéro de série qui donne la priorité à l’ordre chronologique d’actualisation des dossiers.
M. Tebboune s’est engagé de remette les clés aux souscripteurs avant le premier trimestre 2016. Pour ce qui est du programme LPP supervisé par l’Entreprise nationale de promotion immobilière, «les sites des logements seront également choisis par internet», a indiqué le ministre, qui a ajouté qu’«un programme informatique est en cours de réalisation avant le lancement prochain de l’opération».

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A l’occasion du lancement du festival Montagne art, à Larbaâ Nath Irathen, nombre d’artistes talentueux des divers modes du chant, de la poésie ou du slam ont pu s’exprimer. Parmi eux, un artiste nous a surpris par l’originalité de son profil. Il s’agit de Fares Idir, conteur de Béjaïa qui s’est produit avec sa partenaire Naima Mehailia d’Alger pour jouer un vieux conte de chez nous du nom de Bahloul et sa maman…

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Commentant la distinction de deux productions algériennes, le documentaire Akher Kalam (Les dernières paroles) du réalisateur Mohamed Zaoui et la fiction Le Puits de Lotfi Bouchouchi lors du 31e Festival du film méditerranéen d’Alexandrie, clôturé le 8 septembre, le ministère de la Culture a souligné, dans un communiqué publié jeudi par l’APS, que cette consécration «méritée» est un «succès pour le cinéma algérien» lui permettant de reconquérir sa place. Et d’ajouter que «la distinction de deux jeunes réalisateurs de la nouvelle génération avec des œuvres engagées, dans un festival aussi prestigieux, reflète le talent que recèle la scène artistique nationale et devrait permettre au 7e art algérien de reconquérir sa place». Cette déclaration intervient après l’un des plus grands rendez-vous dédiés au cinéma des pays arabes. Le réalisateur Mohamed Zaoui a remporté le Prix du meilleur documentaire. Lotfi Bouchouchi, qui signe avec Le Puits sont premier long métrage, a décroché pas moins de quatre titres dans la compétition ; il a ainsi obtenu le Premier prix, ainsi que les Prix du meilleur scénario, de la meilleure réalisation et de la meilleur interprétation grâce à la prestation de l’actrice Nadia Kaci. Par ailleurs, au-delà de la réaction à l’annonce du palmarès du Festival d’Alexandrie, «ce résultat suscite la fierté», a déclaré le ministre. Le communiqué du ministère de la Culture est également une occasion pour Azzedine Mihoubi de rappeler que l’Etat œuvre «à relancer et développer le 7e art à travers la prise en charge des différents chaînons de la production cinématographique». A ce titre, le ministre avait indiqué, le 31 août dernier, que le secteur de la culture travaillera à récupérer la gestion des salles dépendant actuellement des daïras. «On ne peut pas réhabiliter et équiper des salles si elles ne dépendent pas de la gestion du ministère de la Culture», a-t-il dit, précisant qu’a l’heure actuelle, «le ministère détient environ 80 salles, dont 20 appartenant au réseau de la Cinémathèque algérienne». Le nombre total des salles est, pour rappel, proche des 400, bien que la plupart ne sont pas fonctionnelles. Quant à la distribution des films, le ministère «compte créer, à travers une filiale, un réseau de distribution chargé de diffuser les films en qualité DCP». Cependant, si ces mesures, ces opérations de restauration et d’achat d’équipements sont concrétisées à travers le financement de l’Etat, un appel est également lancé au secteur privé, qui doit contribuer à la relance de l’industrie du cinéma.
Le capital privé est notamment attendu par le ministère de la Culture pour la mise en place de «partenariat public-privé pour réaliser de multiplex», indique Azzedine Mihoubi, ou encore pour la construction de studios de cinéma dans les régions sud, centre et nord du pays, d’autant que des discussions en ce sens avec des walis ont déjà eu lieu.

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Un contrebandier a été arrêté à Ouargla en possession de plus de 1 160 cartouches de cigarettes, a indiqué hier le ministère de la Défense national (MDN) dans un communiqué. « Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la criminalité organisée, et après exploitation de renseignements, un détachement de l’Armée Nationale Populaire relevant du secteur opérationnel de Ouargla/4e Région militaire, et en coordination avec les éléments de la Gendarmerie nationale, ont arrêté un contrebandier et ont saisi un véhicule tout-terrain et 1160 cartouches de cigarettes », lit-on dans le communiqué. D’autre part, un autre détachement relevant du secteur opérationnel d’In Guezzam/6e Région militaire a intercepté le 10 septembre 2015, lors d’une patrouille de reconnaissance, un semi-remorque et 35 tonnes de denrées alimentaires, ajoute le MDN. De même, les éléments de la Gendarmerie nationale de Bordj Badji Mokhtar ont saisi 3000 litres de carburant.
Par ailleurs, et suite à un appel de détresse reçu par le poste d’observation de Ras El-Hamra à Annaba, les unités des Garde-côtes relevant de la Façade maritime Est/5e Région militaire « sont intervenus à l’aube du 09 septembre 2015, à 04 heures du matin, pour une mission d’assistance et de sauvetage de neuf pêcheurs à bord de leur chalutier qui était dans des conditions difficiles, et ayant une deuxième embarcation coulée », a souligné la même source. L’opération d’assistance et de sauvetage des neufs pêcheurs « a pris fin à 05 h30 du matin du même jour », conclut le communiqué.

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C’est fait ! Jeremy Corbyn, figure centrale de la gauche radicale britannique, a été élu hier haut la main chef du Parti travailliste, le Labour, à l’issue d’un congrès exceptionnel du parti.

Ce farouche opposant des politiques d’austérité, surnommé Jeremy le «rouge», l’a emporté avec 59,5% des voix, selon les résultats annoncés à Londres. M. Corbyn, qui a fait une campagne électorale intense, centrée notamment sur une tranquille, mais violente critique des politiques d’austérité et de la politique étrangère interventionniste de son pays, notamment en Irak quand Tony Blair était au pouvoir, n’a fait qu’une bouchée de ses trois rivaux, Andy Burnham, Yvette Cooper et Liz Kendall. Sa victoire ouvre une nouvelle page de l’histoire des travaillistes et de la politique en Grande-Bretagne. Elle montre que le «blairisme» et la fameuse doctrine de la «troisième voie» tant vantée dans les années 1990 par l’une de ses éminences grises, Anthony Giddens, est pris d’une sérieuse crise d’essoufflement. Et que le libéralisme économique à visage humain ne fait plus recette au sein du parti créé en 1900 par les syndicats quand la lutte des classes avait un sens. Le marqueur de cette crise, avant l’émergence de Jeremy Corbyn comme nouvelle figure centrale de la politique au Royaume-Uni, a été la cruelle défaite d’Ed Miliband aux législatives de mai dernier, qui était celle aussi d’un Tony Blair qui s’était éloignée des couches populaires et moyennes, base électrice et militante du Labour. Le nouveau patron des travaillistes, le député d’Islington Nord, dans le nord de Londres, a séduit à la fois les déçus du Labour qui avaient déchiré la carte du parti et les jeunes qui ne se sentaient pas concernés jusque-là, indiquent les observateurs. Il a fait bouger les choses, c’est indéniable, souligne pour l’AFP Jon Cruddas, ancien conseiller de Tony Blair, pourtant en désaccord avec Corbyn. Depuis la défaite de mai 2015, le nombre de personnes pouvant élire le nouveau leader est ainsi passé de moins de 200 000 à près de 600 000 grâce à l’ouverture du vote aux nouveaux sympathisants, à qui il a suffi de débourser trois livres pour participer. Une étude de l’institut YouGov a montré que les nouveaux venus étaient plus susceptibles de soutenir Corbyn que les anciens membres du parti. Accréditant la thèse que le député barbu d’Islington North est parvenu à attirer tout un pan d’électeurs qui étaient auparavant désintéressés ou désabusés par la politique. Parviendra-t-il à séduire un autre électorat que celui propre au Labour ? Jeremy Corbyn est proche de Syriza en Grèce et de Podemos en Espagne. Une révolution dans le ciel politique conservateur britannique ! Il n’est pas sûr, disent ses détracteurs, qu’il parvienne à obtenir la même audience et les mêmes scores électoraux dans une Grande-Bretagne conservatrice et où les élections, pour les partis d’opposition, se gagnent traditionnellement au Centre

Le Labour n’est pas la Grande-Bretagne…
«Au lieu de faire ce pas, le Labour a été entraîné encore plus à gauche», constate l’éditorialiste Fraser Nelson dans le Daily Telegraph, déplorant «une charge suicidaire de la brigade rouge» qui est «peut-être magnifique, mais n’est pas de la politique». «Il ne faut pas oublier que l’électorat du Labour ne représente en aucune façon le reste du pays», souligne Freddie Sayer, qui a conduit une étude pour YouGov sur les raisons de la victoire de M. Corybn au Labour. Son sondage indique d’ailleurs que si 85% des 3 777 votants travaillistes interrogés se disent résolument à gauche, ils ne sont plus que 33% sur l’ensemble du pays. Ces chiffres ont apporté de l’eau au moulin de tous ceux qui disent qu’avec Corbyn, le Labour n’aurait aucune chance de reconquérir le pouvoir en 2020. «Le programme que propose Jeremy Corbyn n’est pas nouveau. Ses propositions sont les mêmes qu’en 1980 et vont aboutir au même résultat», a estimé jeudi Liz Kendall, la plus centriste des quatre candidats, rappelant que le Labour avait perdu quatre élections de suite avant l’arrivée au pouvoir de Tony Blair. C’était en 1997 et la carte politique en Grande-Bretagne et dans d’autres pays européens, comme l’Espagne et la Grèce, a sensiblement changé avec la montée en puissance de courants portés par le dégoût populaire pour l’ultralibéralisme et l’austérité. La campagne pour cette élection «a montré que notre parti – et notre mouvement –passionné, démocrate, divers, était uni et résolument déterminé dans notre quête pour une société meilleure et juste pour tous», a déclaré M. Corbyn juste après son élection. Il a condamné « les inégalités qui ont atteint des proportions grotesques» et dénoncé «un système de protection sociale injuste». En ces temps de crise économique aiguë et d’incertitude sur l’avenir du monde, ce sont là des idées anciennes qui peuvent se révéler d’une étonnante jeunesse.

Corbyn l’outsider
Que ce soit sa personnalité de vieil instituteur tranquille et rassurant qui a séduit le jeune acteur britannique Daniel Radcliffe (qui a incarné Harry Potter au cinéma), son parcours ou sa place au sein du parti, rien ne destinait ce fils d’un ingénieur et d’une enseignante à devenir un jour le nouveau leader du principal parti d’opposition britannique. Avant son triomphe, il était considéré comme un outsider au Labour qui a voté 533 fois contre la ligne de son parti à la Chambre des communes depuis 1997 et l’arrivée au pouvoir de Tony Blair. De fait, il est l’exact opposé de l’ancien Premier ministre. Blair a missionné les forces britanniques en Irak. Corbyn, président de Stop the War, est contre toutes les guerres. L’un était le champion du New Labour et de la social-démocratie, l’autre est un membre de l’aile gauche du parti qui milite pour la réouverture des mines de charbon. Blair était un rassembleur au charme messianique, Corbyn est la sobriété incarnée, jamais un mot plus haut que l’autre. Le pourfendeur de l’austérité a toujours tenu à mener la révolution à l’intérieur du parti, plutôt que de trouver refuge dans un Syriza ou un Podemos à la sauce britannique. «J’ai souvent été extrêmement frustré par le Labour. Mais ça a toujours été ma maison. Tony Benn me disait : tu sais camarade, on en fait partie, voilà tout», a-t-il confié un jour. Tout Jeremy Corbyn est dans cette phrase : le mot «camarade», l’héritage de Tony Benn, frondeur vénéré des années 1980, la défiance par rapport au parti. Mais aussi une fidélité à toute épreuve.

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Deux avions russes transportant une aide humanitaire ont atterri hier samedi en Syrie, a rapporté l’agence officielle syrienne Sana, au moment où des informations font état d’un renforcement par Moscou de ses moyens militaires dans ce pays en guerre. « Deux avions russes ont atterri aujourd’hui à l’aéroport international de Lattaquié (ouest) transportant 80 tonnes d’aides humanitaires offertes par la Fédération de Russie au peuple syrien », a précisé l’agence. La ville côtière de Lattaquié est l’un des principaux fiefs du régime de Bachar al-Assad, qui a perdu de vastes territoires depuis le début de sa guerre contre les rebelles en mars 2011. La Russie, allié indéfectible du pouvoir syrien, a défendu jeudi l’envoi de matériel militaire au régime, dont l’armée est en grande difficulté à la fois face aux djihadistes d’Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI). Mais Moscou a rejeté dans le même temps des accusations américaines faisant état d’un déploiement récent de matériel et de soldats près de Lattaquié. La France s’est également dite « inquiète », son chef de la diplomatie Laurent Fabius jugeant qu’il ne fallait pas « ajouter la guerre à la guerre ».

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Le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi a chargé hier samedi, Chérif Ismaïl, ministre du Pétrole dans le gouvernement démissionnaire, de former un nouveau cabinet d’ici une semaine, a annoncé un communiqué de la présidence. La décision de confier cette tâche à Chérif Ismaïl a été annoncée moins d’une heure après l’annonce par la présidence de la démission du gouvernement d’Ibrahim Mahlab sans en préciser les raisons. Un haut responsable a indiqué à l’AFP sous couvert de l’anonymat que le remaniement avait pour but « de donner un nouvel élan » au gouvernement après un scandale de corruption. Lundi, le ministre de l’Agriculture Salah Helal a été arrêté au Caire, juste après avoir été contraint à la démission par le président, pour son rôle dans une affaire de corruption au sein de son administration. M. Helal et son chef de cabinet sont soupçonnés d’avoir « demandé et reçu » des pots-de-vin de la part de l’homme d’affaires Ayman al-Gamil -par le biais d’un intermédiaire - pour « légaliser » l’acquisition de terrains appartenant à l’Etat, selon les autorités. Malgré cette affaire et après plus d’un an de service, le président égyptien a tenu à saluer les « efforts accomplis par M. Mahlab et son équipe durant cette période difficile de l’histoire du pays ».
M. Mahlab, un cacique du parti de Hosni Moubarak renversé en 2011 à la suite d’une révolte populaire, avait été nommé au poste de Premier ministre début 2014. Sa démission intervient à quelques semaines des élections législatives qui doivent débuter le 17 octobre, un scrutin que de nombreux observateurs jugent joué d’avance.

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