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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 28 septembre 2015

Les «principaux acteurs» dans le conflit syrien, incluant les États-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie et l’Égypte, se réuniront en octobre prochain, a annoncé, hier, le ministère russe des Affaires étrangères sans préciser le lieu de cette rencontre.

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Rien ne va plus en République centrafricaine. Bangui, la capitale, était paralysée, hier lundi, par des barricades érigées sur les principaux axes de la ville, dans un climat d’extrême tension après un week-end de violences meurtrières accompagnées de pillages. La circulation était quasi-inexistante le matin sur les boulevards de la capitale centrafricaine. Les forces française Sangaris et de l’ONU (Minusca), toujours présentes pour tenter de stabiliser le pays après les massacres intercommunautaires de 2013-2014, étaient positionnées en différents points de Bangui. En fin de matinée, plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées non loin de la présidence, demandant notamment à la communauté internationale de «ramener la paix» en Centrafrique, selon des sources militaires citées par l’AFP. Craignant, comme les chauffeurs de taxi, d’être agressés ou dévalisés, la plupart des commerçants n’ont pas ouvert leurs échoppes lundi matin à la levée du couvre-feu instauré la veille par le gouvernement de transition pour rétablir le calme. Le couvre-feu n’a d’ailleurs pas été respecté, des pillages ont été signalés pendant la nuit dans divers quartiers et des tirs ont retenti à plusieurs reprises. «La gendarmerie, le ministère de la Défense et la radio d’Etat ont été attaqués cette nuit par des individus armés», a indiqué à l’AFP sous couvert d’anonymat une source militaire centrafricaine. «L’attaque a été repoussée, faisant des victimes parmi les assaillants», a ajouté cette source, sans pouvoir fournir de bilan précis, ni d’identification des assaillants. Dans la journée de dimanche dernier, des barricades avaient déjà été érigées dans plusieurs quartiers de la ville par des groupes de manifestants. La plupart de ces barricades avaient été démantelées par les forces de sécurité centrafricaines qui ont fait usage de gaz lacrymogène, avant d’être réinstallées par ces manifestants. Face à cette situation, le Premier ministre Mahamat Kamoun a décidé de rétablir le couvre-feu dans la capitale. La présidente de transition, Catherine Samba Panza, se trouve actuellement à New York pour l’assemblée générale des Nations unies. Un assassinat - dont les motifs ne sont pas établis - a servi de détonateur à cette nouvelle explosion de violences dont la capitale centrafricaine est coutumière depuis deux ans. Selon des habitants, un conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin au PK-5, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman. Le PK-5 fut l’épicentre des massacres intercommunautaires à Bangui et il représente le dernier bastion des musulmans chassés des autres quartiers par les milices chrétiennes anti-balaka. Violences et pillages de commerces, d’entrepôts et de maisons se sont ensuite étendus aux quartiers limitrophes, faisant plus de 20 morts et une centaine de blessés, selon des sources médicale et hospitalière.

DEUX ANS D’INSTABILITÉ
Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l’ex-colonie française, déjà très instable et un des pays les plus miséreux au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014. Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais des groupes armés sévissent toujours dans certaines parties du territoire. De très nombreuses armes de guerre circulent dans le pays et sont régulièrement utilisées pour des actes de banditisme. C’est dans ce contexte d’insécurité persistante que des élections présidentielle et législatives doivent en principe être organisées avant la fin 2015. Avant ces dernières violences, un referendum sur l’adoption de la nouvelle Constitution - préalable à toute élection - était fixé au 4 octobre. Or, les opérations de recensement électoral ne sont toujours pas achevées, alors que le 1er tour de la présidentielle avait été fixé au 18 octobre.

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Le premier contingent de hadjis algériens était de retour à Alger avant-hier soir. D’autres groupes suivront dans les heures et les jours prochains. Tous les services aéroportuaires dans le pays, a-t-on appris, sont mobilisés pour cette opération et toutes les conditions – «sauf la gestion des retards de vols», nous dit une source de l’EGSA Alger avec humour – sont réunies pour l’accueil des pèlerins.

 

Un dispositif spécifique a été mis en place en raison des évènements dramatiques qui se sont produits jeudi dernier à Mina, où plus de 700 hadjis sont morts dans la bousculade effroyable qui a eu lieu sur le parcours de la lapidation de Satan.

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Dimanche soir, on attendait le retour au pays du premier contingent de hadjis algériens. A l’aéroport international d’Alger, l’ambiance est à l’attente. Une longue attente même, puisque l’appareil venant de Djeddah et qui devait atterrir sur le tarmac de l’aérogare à 19 h 20 n’est arrivé qu’à 3h15.

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Manifestement, les nouveaux critères adoptés par les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Justice pour l’accès à la formation pour l’obtention du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) ont suscité la colère de l’Union nationale des bâtonnats, qui dénonce que des milliers d’étudiants attendent depuis le mois de mai dernier les délibérations des résultats du CAPA.
Selon une source proche du dossier, le retard enregistré dans ces délibérations est dû essentiellement au refus de l’Union nationale des bâtonnats de donner son feu vert pour le lancement de la formation d’avocat, une manière de contester la décision du ministère de l’Enseignement supérieur d’exiger du candidat de passer par le concours, en plus de la hausse des droits d’inscription, qui sont passés à 70 000 DA au lieu de 50 000 DA. Pour l’Union, les changements opérés par les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Justice risquent de pénaliser la majorité des postulants au CAPA, en particulier ceux issus du système LMD. Selon les nouveaux critères adoptés en mars dernier par les deux départements ministériels, le candidat doit justifier d’une inscription en première année de mastère, équivalant à 4 années de formation dans le système classique. Des négociations entre le ministère de la Justice et l’Union des bâtonnats se poursuivent, cette dernière demandant simplement l’annulation des nouveaux critères. Les deux parties n’arrivent toujours pas à trouver un terrain d’entente. 

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Le Front des forces socialistes (FFS) célèbrera aujourd’hui à Tizi Ouzou le 52e anniversaire de sa création, en 1963. C’est le 29 septembre 1963 que la proclamation de naissance du FFS a été lu par son leader historique, Hocine Aït Ahmed, sur l’esplanade de l’ancien marie de Tizi Ouzou. 52 ans après, le FFS a choisi le même lieu pour commémorer plus d’un demi-siècle de lutte, lit-on dans un communiqué signé par son chargé de la communication, Youcef Aouchiche.
Placé sous le slogan «Fidèles à notre héritage historique et à nos valeurs», l’évènement du FFS se tiendra aujourd’hui à partir de 13h sur l’esplanade de la mairie, après «un recueillement à la mémoire des martyrs du FFS observé au niveau de la stèle de M’douha», indique le même communiqué. Le vieux parti de l’opposition algérienne rappelle dans le même communiqué les raisons de la création du FFS, à savoir «faire face au coup de force perpétré contre la légitimité populaire et pour s’opposer à la dictature et au parti unique, installés au lendemain de l’indépendance», ajoutant que «le FFS milite toujours pour un changement pacifique et démocratique du régime politique et la mise en place d’un Etat de droit».

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Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé hier lundi un message à l’occasion de la commémoration du 10e anniversaire de l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. En voici le texte intégral :

 

« Mes Chers compatriotes, 

Il y a dix années, vous avez massivement et souverainement adopté la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale, confortant ainsi le choix résolu que vous avez affirmé, quelques années plus tôt, en endossant la Concorde Civile, un choix dont je voudrais vous entretenir à l’occasion de cette commémoration. 

Nous nous inclinons d’abord à la mémoire de tous ces héros, militaires, gendarmes, policiers, gardes communaux, citoyens volontaires, qui se sont sacrifiés pour que survive l’Algérie. Nous nous inclinons aussi à la mémoire de tous ces cadres et travailleurs, assassinés alors qu’ils veillaient courageusement au fonctionnement de l’Etat et subvenaient au service des citoyens.
Nos pensées fraternelles vont également vers les familles et les proches des victimes du terrorisme abject et destructeur, auxquels l’Etat réaffirme son soutien et sa solidarité. La Nation se remémore aussi le sursaut de ses enfants qui ont su se ressaisir pour revenir vers elle, faisant prévaloir ainsi les véritables préceptes de l’Islam, notre religion commune, notamment ceux de la paix, du SOLH et de la sacralisation de la vie.
Conscients des intérêts majeurs de la Patrie, vous avez accueilli ces compatriotes de retour, dans le respect des critères que vous avez validés, accélérant ainsi la fin de la Tragédie nationale, de sorte que nous puissions nous atteler à panser nos blessures et à libérer nos énergies pour la reconstruction, le développement et le progrès. Nous relevons aujourd’hui des propos et des actes inappropriés de la part de certains bénéficiaires des dispositions de la Concorde Civile, que nous préférons qualifier d’égarements, mais face auxquels nous tenons à rappeler les limites qui doivent être respectées, et sur lesquelles l’Etat sera intransigeant.
Nous enregistrons aussi, des réactions induites par le réveil de blessures encore vives ou provoquées par la crainte de voir le pays retourner vers un passé douloureux. Devant cela, nous réitérons que les choix du peuple souverain consignés dans la loi portant Concorde Civile ainsi que dans la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale, seront intégralement respectés et préservés, sans concession aucune. Dix années après l’adoption de la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale, nous devons dresser le bilan de ce choix salutaire vers lequel Allah a bien voulu guider nos pas, ce choix qui répondait à votre appel pressant des années durant, pour le retour de la paix, ce choix qui a couronné aussi mon engagement sincère des 1999, à contribuer avec vous à l’extinction du brasier de la FITNA.
Oui, mes chers compatriotes, c’est grâce à ce choix salutaire que nous avons pu prévenir à temps l’internationalisation dans notre pays du terrorisme criminel et sanguinaire que nos vaillantes Forces de sécurité s’attèlent à réduire et à détruire.
En votre nom à tous et en mon nom personnel, je salue le courage, la bravoure et l’abnégation des soldats, sous-officiers et officiers de l’Armée Nationale Populaire, ainsi que des sous-officiers et officiers des Services de Renseignement de la Gendarmerie Nationale et de la Sûreté Nationale, qui poursuivent au quotidien la lutte contre le terrorisme et veillent à la protection des personnes et des biens.
C’est également, pour moi l’occasion de renouveler l’appel de la Patrie clémente aux égarés qui voudront se ressaisir et abandonner la voie du crime, pour bénéficier des dispositions de la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale. Je renouvelle cet appel au nom d’un Etat fort et au nom du Peuple, car nous sommes une Communauté de croyants.
Mes Chers compatriotes,
Nul doute que, chaque matin, en vaquant dans la paix à vos occupations, dans nos campagnes et dans nos villes, vous mesurez tout ce que nous avons cueilli comme fruits de la quiétude rétablie grâce à la Réconciliation nationale. Ajoutez-y aussi, la protection que la Réconciliation nationale a offert à notre pays face aux tempêtes destructrices qui secouent depuis quelques années, plusieurs pays frères, car c’est la réunification de nos rangs qui a été le meilleur rempart de l’Algérie face aux manœuvres et aux complots qui nous ont également ciblés au nom du « Printemps arabe ». C’est également le net recul de la menace terroriste à travers notre pays qui a permis à l’Armée Nationale Populaire de désengager une partie de ses moyens de la lutte contre ces criminels, pour les mobiliser aujourd’hui, sur nos frontières terrestres, face aux turbulences graves qui secouent certains Etats voisins, garantissant ainsi la préservation de l’intégrité, de la sécurité et l’inviolabilité du territoire national.
L’actualité régionale est malheureusement lourde de troubles ciblant singulièrement des pays arabes et musulmans comme s’il s’agissait de détruire leur civilisation, leur potentiel et même d’annihiler leur existence.
Tout cela nous inquiète légitimement mais invite aussi à préserver la paix civile qui n’est pas un programme politique, mais bien un enjeu national pour l’Algérie, notre Patrie à la place de laquelle nul n’a une autre de rechange.
C’est parce que nous avons su ensemble œuvrer au retour de la Paix, que nous avons pu mener, quinze années durant, une grande œuvre de Reconstruction nationale et de relance du développement.
Nous avons reconstruit ce qui a été détruit par la folie meurtrière durant la Tragédie nationale. Nous avons réduit les retards accumulés dans la réponse aux attentes de notre peuple, en matière de logements, de formation, de santé et d’autres besoins.
Dans la paix revenue, nous avons vu les investisseurs nationaux s’engager dans la construction économique du pays. Nous avons également rompu l’isolement de l’Algérie vis-à-vis de l’extérieur et nous l’avons de nouveau rétablie comme l’une des destinations de choix pour nos partenaires économiques étrangers.
Nul doute que tout cela demeure insuffisant pour celui qui est à la recherche d’un toit ou d’un emploi, ou pour celui qui rêve d’une Algérie plus développée jouissant d’une économie plus florissante.
Mais, tout ce qui a pu être accompli à l’ombre de la Concorde civile, de la Paix et de la Réconciliation nationale, constitue une somme d’acquis pour lesquels nous remercions ALLAH et sur lesquels nous pouvons continuer à bâtir davantage et à avancer plus loin encore. La paix retrouvée, la sécurité du pays préservée, et la construction nationale relancée, telles sont les trois réalisations majeures qu’a facilité votre choix en faveur de la Réconciliation nationale et il était utile de les rappeler en cette date commémorative.
J’ai eu l’immense chance et le grand honneur d’initier la concorde civile et la Réconciliation nationale parce que j’ai saisi votre attente et décelé votre disponibilité dans cette direction. Désormais, la Concorde civile et la Réconciliation nationale sont vos propres réalisations et sont les acquis de notre Patrie.
Certes, l’Etat, et je m’y engage, veillera toujours au respect scrupuleux, par chacun, des dispositions consignées dans les lois portant Concorde Civile et paix et Réconciliation
Nationale, car c’est dans le strict respect de ces dispositions que réside la pérennité de ces choix.
Quant à vous, mes Chers compatriotes, veillez à ne pas vous détourner, ou vous éloigner, de ces choix salutaires et grandioses que vous avez pu, grâce à Dieu, réaliser au moment où nos souffrances et nos douleurs étaient vives. Préservez la Réconciliation nationale de toute altération, de toute exploitation politicienne et de toute surenchère, au service de notre unité nationale et de la stabilité de l’Algérie. C’est grâce à cette unité et à cette stabilité nationale que nous poursuivrons ensemble, avec l’aide de Dieu, la modernisation de nos institutions démocratiques, la construction d’une économie plus forte, libérée de la dépendance des seuls hydrocarbures, ainsi que toutes les réformes et engagements autour desquels vous m’avez renouvelé votre confiance l’année dernière.
Gloire à nos martyrs Vive l’Algérie »

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a décidé de mettre fin aux fonctions d’Ahmed Chaalal, directeur de l’Université de la formation continue (UFC), auquel il est reproché d’avoir délivré de faux diplômes et d’avoir abusé de son autorité à la tête de l’université. Cette décision, selon une source proche du dossier, intervient à la suite de rapports d’enquête et d’évaluation sur la gestion de l’université.
Récemment encore, Tahar Hadjar avait vertement critiqué le fonctionnement de l’UFC, affirmant qu’elle « a perdu sa vocation initiale, qui était de permettre à des diplômés de se perfectionner dans leurs spécialités » et qu’« elle était devenue un établissement universitaire comme un autre », promettant que l’UFC retrouvera à partir de l’année prochaine sa vocation première. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a également opéré un léger mouvement de directeurs d’université, en mettant celui du Centre universitaire de Tamanrasset à la tête de l’Université de Ghardaïa, qui, lui, a pris la tête de l’Université de la formation continue.

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Les dix ans de la Charte pour la paix et la réconciliation nationales nous font rappeler que les principes de cette loi sont introduits au préambule du projet de révision constitutionnelle rendu public en mai 2014. Bien que cette révision ne soit pas encore intervenue, elle n’a pas cessé de faire polémique. Et l’introduction de la politique de réconciliation nationale dans le projet de l’amendement l'a fait rebondir à nouveau. Pour des interventions somme toutes intéressantes comme celle de Fatiha Benabbou, constitutionaliste. Pour cette spécialiste du droit constitutionnel, « la réconciliation nationale est une bonne chose, mais, du point de vue du droit constitutionnel, elle n’a pas de place dans un texte fondamental comme la Constitution », avant d’ajouter : « Il n’est pas dans l’objectif d’une Constitution de contenir des dispositions conjoncturelles.
La Constitution a tendance à être pérenne. » Pour la spécialiste du droit constitutionnel, « les dispositions de la réconciliation nationale sont conjoncturelles et on ne peut les introduire dans une Constitution ».
Selon elle, la place de la réconciliation nationale est dans une charte à caractère politique et non dans une Constitution. Madame Benabbou insiste sur le fait qu’il s’agit d’un verbiage politique qui ne devrait en aucun cas être inclus dans des dispositions constitutionnelles. Elle a souligné qu’une Constitution n’a rien d’un verbiage politique. « La Constitution est une norme. Elle doit contenir des droits et des obligations. Elle prescrit et interdit », a-t-elle encore expliqué en mettant l’accent sur le fait que la réconciliation nationale est valable dans une charte parce qu’il s’agit de dispositions non normatives. Elle a cité un des grands constitutionalistes qui prônait la dépollution des constitutions des dispositions non normatives. « Hans Kelsen appelle les dispositions non normatives dans une Constitution de neutron libre », a-t-elle mis en avant. Donc, elle considère la réconciliation nationale comme un « neutron libre » qui n’a pas de relation avec une Constitution. L’imminente juriste n’a pas cessé de répéter que la Constitution est une loi suprême garantie par un juge et le bénéfice de la Charte est à caractère politique et non juridique.
Pour rappel, le texte de l’amendement constitutionnel a introduit un nouveau paragraphe avant le dernier du préambule qui élève les valeurs de paix et de réconciliation nationales au rang de constantes nationales.

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Les familles des victimes des disparitions forcées durant les années 1990 continuent à rejeter les dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationales, la qualifiant, en ce 10e anniversaire, de texte consacrant l’« l’impunité » et non « pas la vérité, justice et réparation ». « Si pour le chef de l’Etat les textes de la Charte ont réglé les problèmes, pour nous, ces textes ont consacré l’impunité totale », a déclaré, hier, à Alger, Mme Nacera Dutour, présidente du Collectif des familles des disparus en Algérie (CFDA). « Il y a d’abord l’article 45 de ladite Charte qui amnistie les agents de l’Etat de toute responsabilité de la question et d’actes commis dans ce sens, suivi de l’article 46 qui menace de 3 à 5 ans de prison toute personne luttant pour l’avènement de la vérité et la justice », ajoute Mme Dutour, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation de la synthèse d’un rapport sur la question des disparus en Algérie, élaboré par l’association SOS-Disparus, intitulé « Les disparitions forcées en Algérie : un crime contre l’humanité ? » « Les textes de cette Charte nous empêchent de continuer notre lutte pour la vérité et la justice », a-t-elle ajouté, avant de rappeler : « Le rejet total des autorités d’entendre les doléances de ces familles », après que des rapports, correspondances et une « Charte alternative », élaborée par les associations SOS-Disparus et le CFDA ont été transmis aux hautes instances du pays. S’appuyant sur le statut de la Cour pénale internationale et la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, l’association estime : « Les disparitions forcées, avec la torture, les exécutions extrajudiciaires et l’esclavage font partie des violations les plus graves du droit international. » Le même document synthétisant le rapport en question pointe du doigt les responsables des services de sécurité durant la tragédie nationale.
« L’analyse des informations laisse apparaître une flagrante similitude dans les circonstances des disparitions d’un bout à l’autre de l’Algérie. Il est dès lors difficile de croire que des disparitions aussi nombreuses (…) aient été perpétrées du fait isolé de ces agents, de manière non organisée et coordonnée », lit-on dans le même document.

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