Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 08 février 2016

Le directeur général, Tarek Belaribi, de l’Agence nationale d’amélioration et de développement du logement (AADL), a rassuré tous les souscripteurs au programme de 2001-2002 et aussi ceux de 2013 sur l’avancée régulière des travaux et que des pré-affectations seront attribuées.

 

S’exprimant durant le 20 heures de l’ENTV, le directeur général a affirmé que dans certaines wilayas, comme Annaba, il ne s’agira pas de pré-affectations, mais d’affectations, car les logements sont quasiment prêts. Dans quatre autres wilayas, comme Khenchela, qui ne possèdent pas de souscripteurs de 2001 ou 2002, les opérations de pré-affectation concerneront directement les souscripteurs de 2013.
L’opération de remise des décisions de pré-affectation au profit des souscripteurs du programme de logement location-vente a débuté hier.
Selon le site électronique de l’AADL, une moyenne de 300 décisions de pré-affectation/jour seront remises à Alger, 200 à Blida, 100 à Batna, Skikda, Sidi Bel Abbès, Mostaganem et Oran, en attendant la généralisation progressive de l’opération à l’ensemble des wilayas du pays dans les semaines à venir.
Les souscripteurs pourront prendre connaissance des dates de réception à travers le site électronique de l’agence après introduction du matricule du souscripteur et de son mot de passe.
L’agence veillera par la suite à établir des convocations à l’adresse de ces derniers en respectant l’ordre chronologique.
Les décisions de pré-affectation, qui renferment des informations sur le site, l’appartement, le numéro du bâtiment, l’étage et le nombre de pièces, sont considérées comme un premier document attestant de l’attribution d’un logement au souscripteur.
Dans le même temps, la remise des ordres de versement pour la troisième tranche, estimée à 5%, soit 105 000 DA pour un F3 et 135 000 DA pour un F4, est également prévue.
L’Agence AADL envisage dans une première étape l’attribution de 40 000 décisions de pré-affectation, dont 20 000 à Alger. Il s’agit des logements dont l’état d’avancement des travaux a été estimé à 70% en 2015.
Par ailleurs et en fonction de l’avancement des travaux sur les autres chantiers, des décisions seront élaborées pour des logements supplémentaires jusqu’à satisfaire la demande de l’ensemble des souscripteurs du programme 2001 et 2002.
D’autre part, l’AADL avait élaboré les décisions d’affectation sur la base d’un logiciel mis au point par des informaticiens de l’agence et qui permet la répartition des souscripteurs admis sur les différents sites disponibles.
Le logiciel prend en compte pour ce qui est de l’opération de répartition la chronologie de l’inscription des souscripteurs, leur état de santé et le nombre des membres de la famille. Le DG de l’AADL a expliqué que les opérations ont été faites en présence d’huissiers de justice pour donner un cachet plus transparent à l’opération. Après le programme de logements promotionnels publics (LPP), c’est le programme AADL qui se met à la transparence. 

Publié dans Der

50 000 jeunes vont être formés aux métiers du bâtiment. C’est ce que l’on croit savoir après la signature par les ministères de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville et de la Formation et l’Enseignement professionnels d’une convention de coopération.
Le document, signé par MM. Tebboune pour l’Habitat, et Merbarki pour la Formation professionnelle, vient à point après le constat que les métiers de la construction et du bâtiment manquent cruellement de la main-d’œuvre qualifiée. A la faveur de cette convention qui «court» jusqu’en 2019, de nouveaux métiers, a-t-on appris, seront introduits dans la nomenclature de la formation comme la promotion immobilière, la gestion des habitations, la maintenance des ascenseurs, la réhabilitation du vieux bâti.
Selon les chiffres du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, les entreprises du secteur ont intégré 38 700 jeunes dans la formation initiale en 2014 et 42 400 autres en 2015. 15 000 employés ont bénéficié d’une formation continue durant ces deux années.
La nomenclature de la formation sera dotée de 43 spécialités dans plusieurs domaines dont le coffrage, le revêtement, la marbrerie, la gestion des chantiers et des différents réseaux ainsi que la réhabilitation des sites archéologiques.
Le secteur vise à faire passer le taux d’apprentissage des personnes formées de 39% actuellement à 70% durant les prochaines années. M. Mebarki a fait savoir qu’un groupe de travail a été installé pour créer un pôle d’excellence pour la formation qui regroupe plusieurs entreprises pionnières dans leurs spécialités sous la supervision du groupe Cosider, soutenu par plusieurs entreprises dont Knauf, Lafarge et Coral.

Publié dans Der

La compagnie algérienne du transport aérien Air Algérie poursuit le renforcement de son déploiement à l’international. Au printemps prochain, elle ouvrira une nouvelle liaison entre Alger et Istanbul-Sabiha Gokcen, sa deuxième route vers la métropole turque après celle vers l’aéroport Atatürk. Montpellier bénéficiera, pour sa part, du retour de la ligne depuis Oran et de l’allongement de la période d’opération de celle en provenance d’Alger, indique le site Internet spécialisé dans le transport aérien Air Journal.
A partir du 27 mars 2016, la compagnie nationale algérienne proposera deux vols par semaine entre sa base à Alger-Houari-Boumediène et l’aéroport Sabiha Gokcen, opérés selon AirlineRoute le vendredi en Boeing 737-600 pouvant accueillir 16 passagers en classe Affaires et 85 en Economie, et le dimanche en 767-300ER (10 places en Première, 16 en Affaires et 167 en Economie). Le départ du vendredi est programmé à 9 h 25 (arrivée 14 h 40) et celui du dimanche à 10 h 10 (arrivée 15 h 25), les vols retour quittant Istanbul respectivement à 15 h 50 (arrivée 17 h 15) et à 16 h 35 (arrivée 18 h) ; Sabiha Gokcen. En France, l’aéroport de Montpellier-Méditerranée connaîtra, de son côté, cet été un regain de présence de la compagnie nationale algérienne après une année 2015 en recul (4 500 passagers seulement, -20%). Selon le communiqué de l’aéroport en question cité par la même source, «grâce à la livraison de nouveaux avions» Air Algérie proposera un vol hebdomadaire pour Alger dès le mois d’avril et jusqu’à fin octobre, qui sera ensuite maintenu durant l’hiver 2016/2017. Par ailleurs, la liaison hebdomadaire saisonnière pour Oran est à nouveau programmée du 24 juin au 16 septembre. Les deux lignes sans concurrence seront opérées avec des 737-800 de 162 passagers. Les tarifs sont fixés à partir de 189 euros l’aller-retour.  

Publié dans Der

L’officialisation de tamazight, en plus du fait qu’elle a été une revendication constante depuis les années 1930 du siècle dernier, a franchi aujourd’hui un « pas de géant », avec la nouvelle Constitution, en permettant un « apaisement identitaire et linguistique » favorable à « l’unité de la nation ». C’est ce que croit intimement le linguiste Abderrezak Dourari, invité hier de la Chaîne III de la Radio nationale. « L’officialisation de tamazight a franchi aujourd’hui un pas de géant, dans la mesure où la société, qui était imprégnée d’une vision monolithique du champ linguistique, est maintenant libérée ; et psychologiquement, le peuple algérien a fait une grande avancée dans la direction d’un apaisement identitaire et linguistique favorable à l’unité de la nation et à la société afin qu’elle reconnaisse ses différences, en même temps qu’elle reconnaît sa citoyenneté algérienne unifiée », a déclaré le linguiste, connu pour ses nombreux travaux sur la langue amazighe. Se pose néanmoins la question de la normalisation graphique de tamazight, en partant du constat que les variétés régionales de la langue amazighe font que chaque région semble pencher en faveur d’une graphie davantage qu’une autre. Si, en effet, en Kabylie, le caractère dominant est le latin, et ce, pour un certain nombre de raisons historiques, la graphie arabe est beaucoup plus diffusée dans les régions des Chaouia et des Mozabites pour qui la langue arabe est (la langue) de la sacralité. Ceux-ci ont tendance à vouloir que leur langue soit retranscrite en caractères arabes. Il y a enfin les Touareg pour qui le tifinagh reste une pratique ancestrale qui représente leur identité dont ils ne comptent pas se défaire aussi facilement. Ce qui ne manquera pas de susciter des tensions. La classe politique nationale, à sa tête les partis islamistes, n’a pas tardé à s’en emparer. En effet, le premier à lancer l’assaut ne fut autre que le chef du FJD (Front pour la justice et le développement), Abdallah Djaballah, qui, s’étant résigné que tamazight soit enfin officielle, n’en plaide pas moins que sa transcription se fasse en caractères arabes pour, a-t-il prétendu, permettre à langue amazighe d’être complémentaire et consolidant la langue arabe.

« Passer par une phase de polygraphie »
Une « revendication » vite relayée par les autres entités de la mouvance islamiste, mais aussi par les milieux conservateurs et arabophones. Abderrezak Dourari ne partage pas cette approche. Selon lui, d’un point de vue de la gestion « politique » de la question de la transcription de tamazight, si on veut apaiser cette tension identitaire et linguistique qui dure depuis un siècle, il est nécessaire de répondre à la demande de chaque région, représentant autant de variétés de tamazight. Le Kabyle a maintenant une pratique ancrée dans la graphie latine ; en région chaouie, ce n’est pas le cas. Ce qui veut dire que « nous sommes obligés de passer par une phase dite de polygraphie », suggère le linguiste, qui espère qu’avec la mise en place d’une académie de la langue amazighe, celle-ci pourra normaliser le tamazight dans les trois graphies tifinagh, arabe et latine. Cela, dit-il, en attendant que la production scientifique, culturelle et artistique fasse le reste, c’est-à-dire trancher en faveur d’un caractère plutôt qu’un autre. Selon M. Dourari, il existe plusieurs variétés de langues en Algérie, lesquelles tirent leur vivacité par le fait qu’elles soient adaptées à leur milieu. Selon lui, il n’y a nul besoin d’unifier ces variétés de langue, affirmant qu’il n’y a pas nécessité d’avoir une seule langue amazighe, c’est ce que l’on appelle l’approche multilingue, voire multiculturelle, qui est aujourd’hui devenue la panacée de par le monde pour gérer les différences dans le cadre d’un modèle citoyen. D’un point de vue sociolinguistique, l’on est bien obligé de tenir compte, affirme M. Dourari, de la polygraphie et pendant « très longtemps », du fait que, souligne-t-il, l’on ne peut aller immédiatement vers la monographie ou la graphie unique. La graphie unique n’est pas pour demain, tranche M. Dourari. « Je crois qu’il faut patienter et laisser faire le temps, nous ne sommes pas obligés de tout unifier dans l’immédiat », martèle le linguiste. M. Dourari accueille favorablement l’annonce de la mise en place d’une académie de la langue amazighe, la qualifiant de décision « pragmatique ». Laquelle académie aura à trouver la parade pour faire face à l’utilisation de la langue amazighe dans des domaines bien précis, comme la justice.

Publié dans Der

Le président de la Fédération algérienne d’escrime (FAE), Abderaouf Bernaoui, a estimé que le niveau de la participation algérienne à la 29e étape de la Coupe du monde de fleuret féminin, organisée du 5 au 7 février à Alger, était en « nette progression » par rapport aux précédentes éditions.

 

Publié dans Sports

Les powerlifteurs handisports algériens bénéficieront d’une dernière chance pour la qualification aux jeux Paramlypiques-2016 (JP-2016) de Rio, à l’occasion des Grands Prix IPC, prévus aux Emirats arabes unis et en Malaisie, a indiqué l’entraîneur national, Mohamed-Salah Ben Atta. Le tournoi de Dubaï (15-19 février) et celui de Kuala Lumpur, programmé du 25 au 28 du même mois, clôtureront les tournois homologués par le Comité paralympique international (IPC) pour la désignation des 140 athlètes dont 60 filles sur les 180 qui auront la chance de prendre part aux jeux Paralympiques de Rio (septembre 2016). «Ces deux compétitions seront les deux dernières chances pour nos quatre athlètes de figurer parmi le gotha mondial qui va animer les concours de powerlifting au rendez-vous brésilien», a indiqué à l’APS Ben Atta. Les athlètes sélectionnés vont se déplacer le 13 février, tout d’abord à Dubaï, pour le tournoi de Fizaâ, avant de rejoindre Kuala Lumpur, juste après la fin des compétitions. A cet effet, le quatuor concerné par les deux Grands Prix IPC --Naïma Saïdi (67kg), Samira Guerioua (45kg), Hocine Bettir (65kg) et Hadj Ahmed Beyor (49kg)-- ont effectué deux stages de préparation de longue durée à Alger, depuis les derniers championnats du Monde-2015 d’Eger (Hongrie) dont le dernier prendra fin le 12 février à Staouéli. «Les athlètes sont prêts pour prendre part aux deux tournois et saisir la chance qui s’offre à chacun d’entre eux pour essayer de décrocher ce fameux billet pour Rio. Ils savent que la compétition sera très relevée et la concurrence rude, car c’est tout le monde qui voudra être présent aux JP-2016. Les places seront donc chères», a expliqué l’entraîneur national. Durant le regroupement toujours en cours, les powerlifteurs, soumis à du bi-quotidien, affichent une grande volonté de faire bonne figure et engranger des points supplémentaires dans le ranking-list de l’IPC. Au dernier ranking-list spécial Rio-2016, les athlètes algériens sont dans le Top 15 : Hocine Bettir est 7è, Naïma Saïda (8è), Samira Guerioua (10è) et Hadj Ahmed Beyor (11è). «Les athlètes connaissent bien leur position et excepté Bettir, qualifié à 99%, les trois autres seront dans l’obligation de maintenir, voire améliorer leur classement s’ils veulent être du voyage à Rio», ajoute Ben Atta. Selon le règlement en cours de powerlifting de l’IPC, seuls les classés de la 1re à la 8e place dans chaque catégorie de poids des dix retenues seront qualifiés chez les hommes, alors que chez les dames, la qualification concernera les athlètes terminant de la 1re à la 6e position au classement final. A ces 140 qualifiés par la compétition, s’ajouteront 40 autres sur invitation. «On garde un espoir de décrocher trois places pour Rio, vu la constante progression de nos athlètes depuis la relance de l’équipe nationale de powerlifting. Notre objectif est d’être présent coûte que coûte aux JP-2016, même avec un seul athlète. On espère réaliser cette mission qui nous permettra de voir plus clair pour le powerlifting algérien», a souligné l’entraîneur national qui est assisté dans sa mission par Rachid Boudjemaâ. 

Publié dans Sports

Le Mouloudia de Béjaïa affronte cet après-midi la formation de l’Entente de Sétif pour le compte de la 20éme journée. Le match a été avancé pour permettre aux deux formations de préparer leurs matches comptant pour la compétition africaine. Les Béjaouis s’envoleront dans la soirée de mardi pour la capitale ghanéenne, Accra, pour affronter la formation de l’Ashanti Gold, en match aller prévu le 14 février. La manche retour se jouera le 28 février à Béjaïa. En cas d’un exploit face aux Ghanéens, les Béjaouis devront rencontrer le vainqueur de la double confrontation entre les Tunisiens du Club africain et les Ivoiriens de l’AS Tanda.
Défaits lors de la précédente journée face au CS Constantine, les Béjaouis feront tout leur possible pour se refaire une santé et reprendre goût à la victoire, afin de se réconcilier avec leurs fans, très déçus de cette baisse de régime de leurs favoris. Les poulains d’Amrani savent ce qui les attend lors de cette confrontation qui peut être considérée comme un derby étant donné que les deux formations appartiennent à des villes voisines et limitrophes. Les gars de la ville de Yemma Gouraya sont conscients aussi qu’ils doivent l’emporter pour garder intactes leurs chances de jouer le podium et tenter de terminer la saison à une place honorable et pourquoi pas rééditer le coup de la saison dernière quand ils ont arraché la deuxième place, en plus d’avoir décroché la Coupe d’Algérie, ce qui leur permet de jouer la Coupe d’Afrique cette saison. Toutefois, leur mission ne sera pas de tout repos face à une formation de l’Entente qui est aussi dos au mur et qui devra l’emporter pour éviter un probable naufrage, d’autant plus que le club traverse une étape très difficile. Les Sétifiens, qui ont été contraints au nul par la formation du RC Relizane, qui joue sa survie en Ligue 1, doivent se réveiller et sortir de cette situation critique. L’équipe est, néanmoins, dans une situation difficile, d’autant plus qu’elle sera encore une fois handicapée par plusieurs absences. En effet, il faut savoir que Benamri, Belamiri et El Amri sont blessés et ne pourront pas être, de ce fait, de la partie, ce qui fait que la formation des Hauts-Plateaux aura du mal à évoluer avec un effectif réduit, d’autant plus qu’il s’agit d’une formation redoutable à domicile.

Publié dans Sports

L’écrivain et journaliste Chawki Amari, auteur, en 2014, du roman L’Ane mort, a été désigné par l’Association des écrivains de langue française (Adelf) lauréat 2015 dans la catégorie «Auteurs d’Afrique méditerranéenne», a annoncé hier son éditeur, Barzakh.

 oCHAWKI AMARI facebook

Publié dans Culture

Les stars hollywoodiennes Colin Firth, Emma Thompson et Kirsten Dunst ou encore le cinéaste français André Téchiné auront les honneurs de la Berlinale 2016 qui donnera en outre un coup de projecteur à la crise des réfugiés. Le festival berlinois dont le jury est présidé par l’actrice américaine Meryl Streep, débute jeudi avec, hors compétition, le nouveau film des frères Coen, «Ave César !», réunissant George Clooney, Channing Tatum et Tilda Swinton. La compétition et ses 18 films débuteront le lendemain et jusqu’au 20 février lorsque le jury de sept personnalités (dont l’acteur britannique Clive Owen, la photographe française Brigitte Lacombe et le comédien allemand Lars Eidinger) décernera l’Ours d’or.
Fidèle à sa réputation de festival engagé, l’an passé, c’est le dissident iranien Jafar Panahi qui avait remporté la récompense suprême pour «Taxi Téhéran», tourné en secret en Iran. Cette année, l’un des films les plus attendus est l’adaptation du best-seller «Seul dans Berlin» de l’écrivain allemand Hans Fallada, troisième long-métrage du Suisse Vincent Pérez. L’acteur-réalisateur a mis Emma Thompson et Brendan Gleeson dans la peau du couple Quangel qui se lance dans la résistance au nazisme après la mort au front de leur fils unique. La littérature sera aussi à l’honneur avec «Genius» qui marque les débuts au cinéma du metteur en scène de théâtre britannique Michael Grandage. Le film s’intéresse à Max Perkins (Colin Firth), l’éditeur de Hemingway (Dominic West), F. Scott Fitzgerald (Guy Pearce) et Thomas Wolfe (Jude Law). Nicole Kidman complète ce casting de haut-vol. L’Américain Jeff Nichols, remarqué pour «Mud» et «Take shelter», présente lui un thriller de science-fiction, «Midnight Special» avec son acteur fétiche Michael Shannon et Adam Driver, nouvelle figure du mal dans le dernier «Star Wars». Côté français, on retrouve le réalisateur André Téchiné, 72 ans, qui vient à Berlin avec «Quand on a 17 ans» et Sandrine Kiberlain. Gérard Depardieu sera là mais hors compétition dans «Saint-Amour», un road-movie viticole dans lequel Benoît Poelvoorde incarne son fils. «La France fait des films qui prennent vraiment le pouls de l’époque, ils reflètent les dures réalités de ce monde», se félicite Dieter Kosslick le président du festival. Première depuis 20 ans, la Berlinale a sélectionné un film en arabe se déroulant dans le monde arabe. «Hédi», du Tunisien Mohamed Ben Attia, raconte une histoire d’amour avec la révolution de 2011 en toile de fond.
Droit au bonheur et réfugiés
«Le thème principal de cette année, c’est le droit au bonheur, le droit à un logement, à l’amour, le droit de choisir sa vie», résume Kosslick. Il n’est donc guère surprenant que la Berlinale porte son attention à la crise des réfugiés. D’autant que l’Allemagne a accueilli en 2015 plus d’un million de demandeurs d’asile. Pour le documentaire en compétition Fuocoammare (Fire at Sea), le réalisateur Gianfranco Rosi a passé sept mois sur l’île italienne de Lampedusa, racontant l’histoire de la communauté locale en première ligne face à l’afflux migratoire. L’attention portée aux grandes problématiques contemporaines est d’ailleurs une marque de fabrique du festival, né en pleine Guerre froide. «Depuis 1951, la Berlinale a contribué à promouvoir la paix entre les peuples et cette année ne fait pas exception», rappelle M. Kosslick. Plus d’une douzaine de films dans les sections parallèles se penchent sur ceux qui fuient la guerre, l’oppression et la misère. La Berlinale organisera aussi des initiatives pour les réfugiés : collectes de dons, invitations aux projections, ou stages avec l’équipe du festival. «Nous avons besoin de nous confronter à la réalité autour de nous et pas seulement de rigoler sur le tapis rouge», insiste Kosslick. Pour le critique du quotidien berlinois Tagesspiegel, Jan Schulz-Ojala qui suit la Berlinale depuis 20 ans, le festival arrive au bon moment. «On assiste à un repli par rapport à l’accueil des réfugiés en Allemagne et à une montée des groupes d’extrême droite», dit-il dit à l’AFP. «La Berlinale a la possibilité d’aborder le problème avec un angle différent (...) et l’art du cinéma peut aider à lutter contre les réactions fondées sur les préjugés», espère-t-il. 
(AFP)

Publié dans Culture
Page 1 sur 6