Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 07 mars 2016

Le pétrole iranien revient sur le marché européen 14 années après les sanctions occidentales. C’est le pétrolier Monte Toledo qui a effectué, dimanche, la première traversée de l’Iran à destination du vieux continent, plus précisément vers l’Espagne.

L’Iran devrait alimenter le marché européen à hauteur de 1 million de barils en 17 jours, selon l’agence américaine Bloomberg. Le pétrolier Monte Toledo, de 275 mètres, a commencé à décharger sa cargaison dans une raffinerie appartenant à la compagnie Espanola de Petroleos, près de Algésiras. Alors que le navire s’affairait à décharger son brut, un autre pétrolier algérien était en attente à effectuer la même opération. Visiblement, la concurrence sur le marché européen est relancée de plus belle avec l’arrivée du brut iranien en Europe. Sa première destination, le royaume ibérique en l’occurrence, représente un des principaux débouchés des hydrocarbures algériens, ce qui met davantage l’Algérie sous pression ; celle de défendre son modèle de commercialisation, basé sur des contrats à long terme, mais aussi ses parts du marché, plus que jamais mises à rude épreuve sous l’effet de l’arrivée de nouveaux concurrents, dont l’Iran et les Etats-Unis d’Amérique. Le retour, dimanche, du brut iranien sur le marché européen acte la levée concrète des sanctions imposées par l’Europe depuis la mi-2012. Bruxelles avait imposé alors un embargo sur le pétrole iranien dans une tentative de forcer l’Iran à négocier la fin de son programme nucléaire. L’interdiction a été levée en janvier dernier dans le cadre d’un accord plus large qui a mis fin à plus d’une décennie de sanctions.
Pour les Iraniens, le retour sur le marché européen a été annoncé en grandes pompes. Le président iranien Hassan Rouhani a aussitôt déclaré à Téhéran que son pays œuvre d’ores et déjà à accroître les volumes du pétrole acheminés à destination de la zone euro. En effet, le Monte Toledo a été suivi de 29 navires chargés du brut iranien, dont trois sont actuellement en partance vers l’Europe.
Il s’agit du pétrolier Eurohope qui navigue à destination de Constanta, un port pétrolier en Roumanie, de l’Atlantas qui suit son chemin vers la France et de Distya Akula, actuellement dans du canal de Suez, susceptible de se diriger vers un port de la Méditerranée. Selon Petro-Logistics, une société basée à Genève, les cargaisons du pétrole qui ont quitté en février les installations iraniennes sont estimées à environ 1,4 million de barils. Tout porte à croire que les exportations vers l’Europe vont connaître une croissance sensible dans les prochaines semaines.
On parle déjà d’une augmentation de 500 000 barils/jour en mars. Pourtant, les restrictions bancaires n’ont pas été totalement levées au bénéfice de l’économie iranienne. Le pays veut reconquérir ses parts du marché européen, un signal non des moindres envoyé à ses concurrents de cette zone ; la Russie, l’Arabie saoudite, l’Irak, l’Algérie et désormais les USA aussi. L’Iran prévoit d’atteindre une production de 3,6 millions de barils par jour, le niveau qu’il pompait avant les sanctions de 2012. Après l’embargo européen et américain, la production pétrolière iranienne a chuté à environ 2,8 millions barils par jour.
Avant 2012, l’Iran exportait en moyenne environ 400 000 barils par jour à destination du marché européen, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Une chose est sûre, le retour du brut iranien en Europe ne sera pas sans conséquence et le pays n’entend aucunement coopérer en vue de geler la production, une décision à laquelle adhère l’Arabie saoudite, la Russie, le Venezuela et le Qatar. 

Publié dans Der

La sixième édition du NAPEC (North African Petroleum Exhibition & Conferences) qu’abrite aujourd’hui même le Hilton, à Alger, a la particularité de recevoir un invité de marque, l’Iran, dont c’est la toute première participation, aux côtés de plus de 400 exposants issus de 30 pays. Cette première est loin d’être anodine car l’Iran est revenu dans le concert des nations à la faveur de la levée de l’embargo imposé au pays à cause de son programme nucléaire, et avec lui ses cargaisons de pétrole qu’il a déjà commencé à expédier vers l’Europe. Un marché européen de l’énergie jusque-là acquis à l’Algérie, mais qu’elle doit désormais «partager» avec un nouvel acteur. Or, il en sera justement question lors des débats qui seront organisés en marge de ce salon, animés par des experts nationaux et étrangers de renom, sur des thèmes liés directement à l’actualité de l’industrie pétrolière et gazière, la chute des prix du pétrole et la recherche technologique. Parmi les noms avancés, Francis Perrin, Colin Chapman, Abdelmadjid Attar, Mourad Preure et le Pr Chems Eddine Chitour. Des discussions seront également engagées sous différents angles sur les nouvelles implications dues à la chute des cours du pétrole, le rôle futur de l’Opep, à la lumière d’une nouvelle réunion qui doit se tenir dans les prochaines semaines, et le nouveau déploiement stratégique à adopter par les pays producteurs, les consommateurs et les compagnies pétrolières. De même qu’est très attendu lors de ce 6e NAPEC le mot de Sonatrach, qui sera à l’honneur avec une journée qui lui est entièrement consacrée, où le volet technique sera largement mis en exergue à travers plusieurs communications dispensées par ses cadres et experts à la notoriété mondiale avérée. Les conférenciers de Sonatrach colleront aussi à l’actualité en abordant des thèmes tels que «Le pétrole à l’heure des grandes mutations économiques et financières» et la politique de préservation de l’environnement prônée par la compagnie nationale en mettant l’accent sur les efforts de Sonatrach dans la réduction des gaz à effet de serre. D’autre part, de grandes firmes internationales seront à Alger pour explorer les opportunités de relations d’affaires, de signatures de partenariats et de conclusions de contrats. Plus globalement, les professionnels du secteur trouveront dans ce salon, qui leur est exclusivement destiné, l’objet de leur recherche dans un espace favorable pour la conclusion d’affaires. Intervenant tout de même dans une conjoncture mondiale marquée par la tendance baissière des cours du pétrole et l’émergence de nouvelles sources d’énergies, le salon est organisé par Petroleum Industry Communication, qui mise sur 25 000 visiteurs professionnels. 

Publié dans Der

Un dernier contingent composé de 796 ressortissants de différentes nationalités africaines a quitté hier lundi Ouargla à destination du centre d’accueil de Tamanrasset en prévision de leur rapatriement vers leur pays d’origine, a constaté un journaliste de l’APS. Quelque 311 ressortissants ont été conduits depuis le centre d’hébergement de Touggourt et 485 autres de celui de Ouargla vers le centre de Tamanrasset, a précisé le président du comité de wilaya du Croissant-Rouge algérien (CRA), Hamid Bouzid. Ces ressortissants, issus de huit nationalités (Niger, Mali, Sénégal, Cameroun, Gambie, Guinée, Liberia et Burkina-Faso), ont été acheminés à bord de 21 bus, accompagnés de 10 camions pour le transport de leurs bagages. Diverses institutions ont été mobilisées pour superviser et encadrer cette opération, notamment le CRA, la Sûreté nationale, la Protection civile, la Santé, l’Administration locale et la Gendarmerie nationale. Deux groupes de ressortissants africains, totalisant un peu plus de 1 000 personnes, avaient été acheminés, jeudi et samedi derniers, dans les mêmes conditions d’organisation, de Ouargla vers le centre d’accueil  de Tamanrasset, en prévision de leur rapatriement. Les responsables de la wilaya avaient annoncé auparavant que les ressortissants africains, en situation irrégulière en Algérie, allaient être conduits vers le centre  d’accueil de Tamanrasset pour leur rapatriement. 

Publié dans Der

Le prédicateur saoudien Mohamed El Arifi s’est vu refuser, par les autorités, une demande de visa qu’il a formulée pour participer à un colloque dans l’est du pays. Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, qui a confirmé ce refus avant-hier, lors du forum du quotidien régional Ouest Tribune, à Oran, a précisé que « cette demande ainsi que l’octroi du visa ont été refusés, parce que nous savons qu’il est un acteur dans la subversion du système appelé printemps arabe et qu’il est aussi un promoteur de propagande au profit du groupe radical de Jamaat El Nosra relevant d’Al Qaïda en Syrie ».
Pour le ministre, « l’Algérie ne sera jamais un terrain de combat des rites étrangers. Elle est une terre d’Islam et une école de modération et de juste milieu ». « Notre ministère est habilité à dire que tel individu mérite d’être invité ou pas. Nous sommes en mesure de dire que nous pouvons sécuriser intellectuellement notre pays », a encore soutenu Mohamed Aïssa. Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs a, par ailleurs, fait savoir que plusieurs pays des différents continents ont demandé dernièrement à l’Algérie de bénéficier de son expérience pilote en matière de tarissement des sources d’extrémisme.
Le ministre a indiqué à ce propos que, depuis près de deux semaines, de nombreux pays ont exprimé leur vœu de bénéficier de cette expérience pilote dans le monde. « L’Algérie est en mesure de faire partager cette expérience et à l’exporter pour contribuer au retour de la paix et de la sécurité dans le monde », a souligné le ministre. « Nous avons reçu des demandes dans ce domaine par des pays de l’Union européenne, dont la France, des deux continents américains, de pays asiatiques, à l’instar de la Chine, qui ont exprimé leur désir de bénéficier de la méthode adoptée par l’Algérie à assécher les sources de l’extrémisme », a déclaré Mohamed Aïssa. Le ministre a ajouté que la France a formulé, à travers une manifestation d’intérêt, une demande réelle au ministère algérien des Affaires religieuses et des Wakfs portant sur la formation d’imams en mesure d’œuvrer à l’éradication de l’extrémisme au sein de la société française.
UN CONSEIL INTERMINISTÉRIEL CONSACRÉ AUX COûTS DU HADJ
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a annoncé, par ailleurs, la tenue avant fin du mois courant d’un conseil interministériel pour discuter des possibilités de soutenir les coûts du Hadj de cette saison, tout en soulignant que la décision finale revient au président de la République, Abdelaziz Bouteflika. « Nous escomptons dans le cadre de ce conseil revoir comment soutenir les frais du Hadj cette année », a déclaré le ministre, ajoutant que la rencontre sera une occasion pour étudier les diverses données liées à ce sujet. Mohamed Aïssa a ajouté, à ce propos, que « nous sommes parvenus à réduire de 13 millions d’euros les coûts de location pour que le Hadj soit moins onéreux en termes de charges », en faisant remarquer que le frais de restauration et marché des changes sont deux facteurs importants dans la détermination des coûts en général ». D’autre part, le ministre a assuré qu’il n’y a pas de quota supplémentaire pour les hadjis algériens de cette saison, en raison des travaux dont font l’objet les Lieux Saints de l’Islam et qui vont durer encore une année, ajoutant : « Nous nous sommes abstenus de demander un autre quota supplémentaire à titre exceptionnel, afin de ne pas influer sur les préparatifs du Hadj. » Le ministre prévoit pour l’Algérie un quota de 40 000 hadjis la saison prochaine, en rapport avec sa démographie qui atteindra le seuil de 40 millions d’habitants.

Publié dans Der

Voilà un peu plus de 5 mois que le sélectionneur national Christian Gourcuff est donné partant. Non pas pour insuffisance de résultats, mais à cause d’un désamour manifeste avec le public algérien qui ne veut apparemment pas l’« adopter ». Le technicien français songeait sérieusement à plier bagage en novembre quand l’Equipe nationale avait frôlé l’élimination contre la Tanzanie dans le tour préliminaire des « qualifiers » du Mondial 2018. Le carton (7/0) lors du match retour n’a pas calmé les rumeurs de départ pour autant. À l’approche du double rendez-vous contre l’Ethiopie (26 et 29 mars), on évoque une possible démission juste après le retour d’Addis-Abeba. Info ou intox ?

Publié dans Sports

La sélection algérienne féminine de football a battu son homologue éthiopienne (1-0 ; mi-temps : 0-0) en match aller du premier tour des éliminatoires de la CAN-2016 de football, disputé dimanche au stade Omar-Hamadi (Bologhine). Le but de l’Algérie a été inscrit par Dalila Zerrouki d’un joli tir des 25 mètres, ayant terminé sa course en pleine lucarne, sous le regard médusé de la gardienne Dagmawet (61e). Il s’agit d’une des rares occasions algériennes, menées à terme, car malgré une bonne organisation tactique sur le terrain, les protégées du coach Azeddine Chih ont eu beaucoup de déchets dans le jeu, notamment dans la transmission de la dernière passe. C’est d’ailleurs pour cette raison que, malgré leurs nombreuses tentatives, notamment par Naïma Bouhenni-Benziane et Sabrina Oumer, les Algériennes ont dû attendre l’heure de jeu pour trouver enfin la faille. Malgré des conditions climatiques difficiles, particulièrement le froid, les Ethiopiennes peuvent se targuer d’avoir réussi, elles aussi, une belle prestation dans l’ensemble, avec notamment un bon déploiement tactique sur l’ensemble de la surface de jeu. Les visiteuses avaient d’ailleurs tellement pris confiance après leur bon rendement en première mi-temps qu’elles ont commencé à se découvrir au retour des vestiaires, et c’est cette prise de risques qui a fini par leur coûter le résultat nul, auquel elles auraient pu facilement prétendre, en continuant à défendre. Même après leur retard au score, les Ethiopiennes ont continué à bien jouer, inquiétant sérieusement leurs homologues algériennes, notamment par la très active Loza, pratiquement dans tous les bons coups de son équipe. La numéro 7 éthiopienne était, en effet, une des principales sources de danger pour les Algériennes, manquant de très peu d’arracher l’égalisation d’un tir puissant à la 65e. La gardienne Kahina Takenint a d’ailleurs dû s’y prendre à trois fois pour dévier le cuir en corner. Le dernier quart d’heure de la rencontre a été très disputé entre une équipe qui cherchait à doubler la mise et une autre qui espérait sauver les meubles, en arrachant au moins l’égalisation. Mais malgré de belles tentatives de part et d’autre, le score est resté d’un but à zéro en faveur de l’Algérie, jusqu’au coup de sifflet final.

Publié dans Sports

Le défenseur international algérien de Montpellier, Ramy Bensebaïni, laissé sur le banc des remplaçants durant deux matches de suite, a rejoué ce week-end en déplacement face au Paris SG (0-0) dans le cadre de la 29e journée du championnat de France de Ligue 1 de football. Le joueur âgé de 21 ans a fait son apparition à la 77e minute de jeu en remplacement d’Hilton. Lors des deux précédents rendez-vous, face à Lille (3-0) et Angers (2-3), Bensebaïni s’est contenté de suivre ses coéquipiers à partir du banc de touche. Pur produit de l’Académie de football du Paradou AC (Ligue 2 Algérie), Bensebaïni a été relégué au statut de remplaçant depuis l’arrivée à la barre technique de l’entraîneur Frédéric Hantz, en remplacement de Rolland Courbis, qui était derrière le transfert du joueur en France. Prêté l’été dernier pour une saison à Montpellier, le natif de Constantine sera fixé en avril prochain sur son avenir avec la formation de l’Hérault. En effet, les dirigeants montpelliérains vont se décider sur la levée ou non de l’option d’achat. Il s’agit de la deuxième expérience européenne de Bensebaïni, après avoir évolué, également à titre de prêt, la saison passée avec SK Lierse, relégué en deuxième division belge. Bensebaïni a été convoqué en sélection algérienne en novembre dernier. Auparavant, il avait disputé le dernier tour éliminatoire de la Coupe d’Afrique des moins de 23 ans avec la sélection olympique en juillet 2015.

Publié dans Sports

Le président du Paradou AC (Ligue 2 algérienne de football), Kheireddine Zetchi, a affirmé dimanche qu’il n’avait reçu « aucune offre concrète » d’un club étranger pour s’attacher les services du milieu international olympique Abderaouf Benguit. «Pour le moment, nous n’avons reçu aucune offre concrète pour Benguit et je tiens à infirmer tout accord avec la formation française de l’AS Saint-Etienne. Le joueur est concentré actuellement avec son équipe et tout sera tiré au clair à la fin de la saison », a indiqué à l’APS le premier responsable du PAC. Abderaouf Benguit (19 ans) s’est révélé lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN-2015) des moins de 23 ans (U23) disputée au Sénégal (28 novembre-12 décembre) qui a vu l’Algérie composter son billet pour les jeux Olympiques-2016 de Rio de Janeiro. « Je n’ai jamais été contre le transfert de Benguit à l’étranger, mais si nous ne recevons pas une offre valable et concrète durant l’intersaison, alors, je préfère qu’il reste », a souligné Zetchi. Benguit pourrait emboîter le pas au défenseur international et ancien coéquipier au Paradou, Ramy Bensebaïni, prêté la saison dernière au club belge de Lierse, puis l’été dernier à Montpellier (Ligue 1 française).

Publié dans Sports

L’entraîneur du CR Belouizdad (Ligue 1 algérienne de football), Alain Michel, est revenu sur sa décision de démissionner de son poste, prise samedi à l’issue de la défaite concédée à domicile face au MO Béjaïa (1-3) dans le cadre de la 22e journée du championnat, a appris l’APS dimanche auprès de l’intéressé. « La direction du club a refusé ma démission et m’a renouvelé sa confiance. Je vais continuer à travailler tout en discutant avec le président sur certains points, pour pouvoir faire sortir l’équipe de la mauvaise passe qu’elle traverse », a affirmé le coach belouizdadi. Le Chabab a aligné une triste série de six matches sans victoire et le dernier succès de l’équipe en Ligue 1 remontre à la 16e journée lors du derby algérois face au MCA (1-0). La défaite face au MOB a fait reléguer le CRB à la 3e place avec 32 points, cédant au passage la place de dauphin à la formation béjaouie. « Je pense que les mauvais résultats concédés par l’équipe sont dus au mental des joueurs. Il n’y a plus de cohésion et de solidarité dans le groupe, chose que je vais essayer de corriger pour renouer avec les bons résultats», a-t-il ajouté. L’ancien entraîneur de Grenoble Foot (France) a regretté ce revers à domicile qui intervient après un an et demi d’invincibilité dans l’antre du 20-Août-1955. « Un an et demi, ce n’est pas rien. Nous aurions pu prétendre à un meilleur résultat, mais des fautes défensives et un manque de concentration nous ont joué un mauvais tour », a souligné Alain Michel.

Publié dans Sports

Une polémique « inutile », c’est ainsi qu’El-Hadi Ould Ali, ministre de la Jeunesse et des Sports, a qualifié l’esclandre engendrée par le fameux article 6 du décret exécutif 15-74 du 16 février 2015. Un segment qui a entraîné un mouvement de contestation initié par les représentants de 6 disciplines du sport amateur.

 

Une commission mixte (MJS-clubs protestataires) a été installée pour se concerter et trouver la formule adéquate qui sera soumise officiellement au Premier ministre Abdelmalek Sellal pour parvenir à une solution finale. En attendant, il est question de geler la procédure comme démarche d’urgence. « Dépasser la situation dans le respect des formes pouvant garantir la pérennité du mouvement sportif et de ses règlements », telle sera la mission du comité ad-hoc, composé de cadres centraux du MJS ainsi que des représentants du Comité olympiques et sportif algérien (COA) et de clubs sportifs amateurs, qui a tenu une première réunion dimanche soir en présence du premier homme de la tutelle. Il était question de « se pencher sur le contenu de ce décret afin de le soumettre officiellement au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et qui sera certainement prêt et compréhensif envers toutes les parties, afin de trouver une solution adéquate», comme l’a déclaré El Hadi Ould Ali en marge de la cérémonie de remise de diplômes, tenue à l’INFS/STS Abdallah Fadhel (Aïn Bénian - Alger), d’éducateurs sportifs aux étudiants maliens formés en Algérie, comme stipulé dans le protocole d’accord entre les deux pays. Lors de son intervention, le successeur de Mohamed Tahmi a jugé que « l’appel au boycott collectif des clubs de la compétition nationale en raison de l’article 6 du décret exécutif 15-74 a provoqué une polémique inutile », en assurant que « les textes ne sont pas figés, mais adaptables ». Toutefois, les clubs protestataires sont revenus à la charge en menaçant de recourir à la grève, avant que les contacts n’aboutissent à une décision de mise en place de cette commission mixte pour discuter de ce sujet. Une déclaration qui confirme la thèse de la lecture univoque du traité par les responsables des sports en question, à savoir le handball, le basketball et le volley-ball imités par leurs semblables du judo et la boxe ainsi que l’athlétisme. Pour rappel, la partie qui pose problème est celle qui prévoit des sanctions pénales contre tout responsable de club qui verserait des indemnités à un athlète à partir des subventions accordées par le ministère de la Jeunesse et des Sports. La révision de ce texte s’impose plus que jamais. Il y a aussi certaines précisions qui s’imposent et un éclairage afin de mettre la lumière sur toutes les zones d’ombre qui viennent secouer le secteur du sport amateur. Pour éviter que les menaces de grève ne perturbent la quiétude des disciplines concernées, la décision de créer cette commission mixte a été entérinée mardi dernier suite «aux sollicitations des clubs sportifs amateurs, dans l’esprit de concertation et de dialogue avec les partenaires et soucieux de préserver la quiétude au sein desdits clubs et la saison sportive». Avant que cette « cellule de crise » ne voie le jour, les clubs des championnats nationaux de basket-ball, de volley-ball et de handball avaient menacé en janvier dernier de suspendre la compétition en raison de cet article applicable depuis février 2016. Par la suite, ils sont revenus sur cette décision après s’être entretenus avec le premier responsable du sport algérien qui s’était engagé à différer l’application de cette loi. Cependant, officiellement, rien n’a été communiqué depuis et les clubs « frondeurs » ont décidé de revenir à la charge en brandissant une menace de grève lors du week-end sportif écoulé après l’expiration de l’ultimatum, fixé au 29 du mois précédant, avant que M. Ould Ali ne décide d’installer la commission spéciale pour trouver un compromis. En dépit de cette avancée dans l’affaire, la 8e journée du championnat national de volley-ball (messieurs) disputée vendredi, a été sérieusement perturbée. Plusieurs matchs n’ont pas eu lieu comme un sérieux signe de désaccord. Une situation tendue avec certains responsables qui décident d’agir seuls malgré les efforts consentis par le ministre qui remet même la crédibilité de son institution en décidant de réviser un texte émanant des plus hautes instances de l’Etat algérien. Le consentement s’impose pour que le sport amateur ne s’enlise dans une crise qui n’a pas lieu d’être.

Publié dans Sports
Page 1 sur 7