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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 12 juin 2016

Revenant sur une période charnière, et particulièrement mouvementée de l’histoire récente du pays, l’ouvrage intitulé L’Expérience démocratique en Algérie (1988-1992), paru en mai dernier aux éditions Koukou, a été présenté samedi soir par son auteure, l’universitaire Myriam Aït-Aoudia, à la Librairie des beaux-arts d’Alger.

 

La rencontre, marquée par la participation d’un public relativement important, aura été l’occasion de mettre en avant une étude très approfondie s’étendant sur plus de 300 pages, en faisant le pont entre l’histoire et la politique. Retenant, par ailleurs, l’attention de par le nombre et la diversité des documents d’archives, mais surtout, des entretiens sur lesquels il se base, ce sont pas moins de quatre-vingt et une personnalités et acteurs politiques de l’époque qui ont ainsi été interrogées, notamment le général-major Khaled Nezzar, l’ancien ministre de la Justice de 1988 à 1991, Ali Benflis, l’ancien Chef du gouvernement de 1989 à 1991, Mouloud Hamrouche, ou encore le membre fondateur et dirigeant du FIS Ali Benhadj. «Des généraux, des ministres, des députés membres du FLN, ainsi que des membres fondateurs et des responsables départementaux et locaux du FIS, du FFS ou encore du RCD (…) Ce qui a été le plus difficile fut de retrouver, quinze ans plus tard, notamment pour le FIS dissous, les acteurs de cette période», précise l’auteure.
Myriam Aït-Aoudia, maître de conférences à l’Université de sciences politiques de Bordeaux, a expliqué que son ouvrage est issu d’une thèse universitaire soutenue il y a quelques années en France. «J’ai soutenu ma thèse en décembre 2008 à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Et ce livre est le résultat de ce travail de recherche universitaire, il avait été publié une première fois en France à l’automne 2015.» En effet, le texte, bien que réécrit de manière à être accessible au plus grand nombre, conserve un caractère académique, notamment dans la présentation de chaque information, l’auteur expliquant à ce titre, à propos des déclarations recueillies durant les entretiens, qu’«il fallait toujours recouper les informations (…) notamment du fait que certains amis et camarades de l’époque se sont séparés et sont devenus par la suite des ennemis». Quant aux documents d’archives officiels émanant des institutions ou des partis politiques, et à l’exception des archives saisies à la dissolution du FIS, et qui n’ont pas encore été rendus publiques, Myriam Aït-Aoudia explique : «En fait, je ne dirai pas qu’il a été difficile d’obtenir des archives, mais plutôt que ça demande énormément de temps. J’ai notamment obtenu des documents auprès de membres du FIS mais aussi du FFS, du RCD et du ministère de l’Intérieur, ce qui prouve que la chose est possible (…) L’objectif essentiel à mes yeux était de reconstituer le déroulement des processus de démocratisation du pays (entre 1988 et 1992), mais en suspendant ma connaissance de l’issue de ce processus (…) j’ai voulu mettre entre parenthèses “la fin de l’histoire” pour aborder cette période telle que les acteurs de l’époque ont pu la vivre.» Ainsi, l’objectif de l’étude, qui passe en revue la naissance des partis politiques, les différentes élections locales, mais aussi l’interruption du processus électoral, n’est pas de porter un jugement de valeur sur les décisions qui ont été prises, mais plus de comprendre le cheminement politique et social ayant donné naissance au pluralisme politique, une étape de l’histoire de l’Algérie, qui fera du pays le précurseur en Afrique du Nord et dans le monde arabe, explique Myriam Aït-Aoudia, de ce qui est appelé les «Printemps arabes». L’ouvrage est disponible dans les principales librairies du pays au prix de 1 000 DA, souligne par ailleurs l’éditeur. 

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A l’occasion de ce mois sacré, un programme varié a été concocté par la Direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou au niveau des établissements placés sous sa tutelle, à savoir la Maison de la culture Mouloud-Mammeri, son annexe d’Azazga, le Théâtre régional Kateb-Yacine et la Cinémathèque. Notons que ce programme a débuté jeudi dernier et s’étalera jusqu’au 4 juillet.
Ainsi, une animation artistique et culturelle est prévue au niveau des différentes localités de la région, et ce, en étroite collaboration avec le mouvement associatif.
En effet, une pléiade de chanteurs donneront des galas artistiques en vue de permettre à la population de la ville des Genêts de se détendre et de profiter amplement de ses soirées. La première soirée artistique a démarré jeudi dernier avec les chanteurs Azedine Tareb, Ouahmed, Lyes qui ont enflammé la salle de spectacle de la Maison de la culture de Tizi-Ouzou. Quant à vendredi, c’était au tour de Ramy, Hacène Boutoura et Cherif Douzene de rencontrer leurs fans. La soirée de samedi a été animée par les jeunes talentueux de la chanson kabyle Loualia Boussad, Rachid Zeddek et Karim Bacha. Notons que la soirée d’hier dimanche a été animée par Taleb Tahar et M’henna Ouzayed. Les fans de ces artistes sont conviés à assister aux autres galas qu’ils animeront. Il est bien de souligner que la soirée de d’aujourd’hui lundi verra la présence de figures aimées de la chanson kabyle moderne, il s’agit de Hacène Ahrès et d’Abbes Nath Rezine. Demain mardi 14 juin, c’est l’icône Boudjemaâ Agraw ainsi que les chanteurs Rabah Ouferhat et Ouazib Mohand Ameziane qui rencontreront leur public.
Pour sa part, le Théâtre régional Kateb-Yacine offre l’opportunité aux amateurs du quatrième art de découvrir et de redécouvrir de nombreuses pièces théâtrales œuvres des troupes locales et de celles venues des différentes wilayas du pays, à l’image de la Coopérative Port-Saïd d’Alger, de Skikda, Béjaïa, Bordj Bou Arréridj et Bouira. Les familles et les amateurs de théâtre, avides de ce genre de manifestations culturelles, en quête de moments de détente en ces soirées spécial Ramadan, auront à découvrir chaque soir de ce mois sacré, à partir de 22h, une représentation théâtrale sur les planches du Théâtre régional traitant de nombreux sujets sociaux où le tragique se mêle au comique.
Ainsi, après le premier spectacle intitulé Targit, une production de l’Association Taletat qui a été présentée jeudi dernier au niveau du théâtre régional Kateb-Yacine, qui a été suivi vendredi par un autre produit par le Théâtre régional intitulé Massinissa, samedi c’était au tour de la troupe Fartouna de la commune d’Iferhounène de présenter sa pièce intitulée Tata Batata.
Le public est invité aujourd’hui à découvrir la pièce théâtrale El Talqa El Rabia produite par la Coopérative Port-Saïd d’Alger.

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Le Théâtre régional de Batna, qui a ouvert vendredi soir ses portes, a inauguré le Mois du théâtre par la montée sur les planches de la coopérative Compagnon de Nedjma de Sétif, et ce, à travers un monologue de Taouicha interprétée par Nesrine Belhadj.
Un décor qui semble faire dans le minimalisme, car hormis une chaise, aucun autre élément n’apparaît sur scène. Ce n’est qu’après l’apparition de la comédienne (Taouicha) qu’on apprend qu’il s’agit d’un abribus qui fait office aussi de son domicile, car c’est une SDF, dit-elle au public, sans domicile fixe, pas sans dignité fixe, tient-elle à préciser. Le ton est donné, pour 60 minutes de dérision, d’humour décapant, mais aussi un jugement et condamnation à la moulinette d’une société à la dérive. Taouicha habite un abribus, car elle n’a pas où aller, à part ce lieu fréquenté par toutes les franges de la société, occasion d’en parler sans concession aucune des voyageurs de toutes les couches sociales et de ce qu’ils pensent de la pauvreté, mais surtout du pauvre qui n’a pas choisi de l’être, le rappelle souvent Taouicha. Dari fi l’arrêt (Mon chez-moi est dans un abribus), lieu où règnent l’incivisme, l’impolitesse, le mépris de l’autre, l’usage de la force à qui mieux mieux, Taouicha semble vouloir démentir les illusions qu’on se fait de nous-mêmes. Nous sommes une société pieuse, croyante, conservatrice… ce ne sont que des mots, puisque les actes viennent démentir catégoriquement ces propos pompeux. Ce n’est pas parce que je vous fais rire que je me porte bien et que j’en ris aussi, semble dire la comédienne, qui a fait de sa chaise un acolyte et meubler son monde pauvre et rude. Les passagers n’ont que des regards chargés de mépris. Comment un pauvre, un SDF peut-il supporter à longueur de journée ces regards accusateurs ? Un voyageur hautain, arrogant (un nouveau riche, selon la description de Taouicha) lui propose de travailler chez lui, pour prendre en charge sa mère, une personne âgée. Etre prise en charge, vivre enfin sous un toit, échapper aux insultes, au froid, au soleil, à la poussière à la misère, Taouicha accepte et découvre l’envers du décor. On peut acheter des objets avec de l’argent, beaucoup d’argent, mais on ne peut acquérir les valeurs. Des sujets chers et connus des Algériens sont revus et remis au goût du jour. Le gaspillage, l’amour jusqu’à la folie du trône… Même déjà vu et entendu, les présents apprécient et en redemandent.
D’un abribus à un château, la vie nous réserve bien des surprises, rappelle la comédienne, qui se retrouve dans un bain (hammam) payée à l’unité pour laver les femmes et répondre à leurs caprices. Elle va enfin les laver de leurs mauvaises habitudes, du m’as-tu vu, hypocrisie et leur montrer leur vrai visage, toute une symbolique. Une première soirée réussie, même si le grand public n’était pas au rendez-vous.  

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Contrairement aux années précédentes, où le public bouiri a eu droit à des soirées animées par des stars de la chanson kabyle, cette année, la scène de la salle des spectacles de la Maison de la culture Ali-Zamoum de Bouira est exclusivement réservée aux artistes locaux. En effet, la Direction de la culture de la wilaya de Bouira a, dans son programme mis en place à l’occasion de ces soirées, prévu une vingtaine de soirées musicales programmées durant tout le mois sacré. Outre la Maison de la culture, des galas seront organisés dans d’autres chefs-lieux de commune de la wilaya, à l’image de M’chedallah, Sour El Ghozlane et Lakhdaria. Hormis deux grandes figures de la chanson kabyle, à l’instar de Kamel Chenane et Mohamed Dehak, qui vont se produire ensemble dans une soirée prévue le 23 du mois en cours, les autres soirées seront animées par des artistes locaux. La crise dans laquelle se débat le secteur de la culture - pas uniquement - en raison de la crise frappant le pays, a fait que le budget réservé à ce genre de manifestations est largement diminué. Ce qui explique la non-programmation de grands artistes à l’occasion des soirées ramadanesques à Bouira.
M. H.

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Sans grand tapage médiatique, des rencontres régionales se tiennent autour du thème de la politique nationale de prévention des risques majeurs et de gestion des catastrophes naturelles.

 

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Les clients espagnols et portugais peuvent désormais acheter au rabais des produits expirés. Un supermarché en ligne vendant des produits déjà expirés ou sur le point de l’être a été lancé en Espagne et au Portugal. Les représentants du magasin affirment que ces produits ne sont pas dangereux pour la santé. Les clients peuvent tomber sur des rabais atteignant jusqu’à 70%. L’initiative a été proposée par une société portugaise dans le cadre de la lutte contre gaspillage alimentaire. De plus, elle vise à attirer l’attention des consommateurs sur la différence entre les recommandations «date limite de consommation» et «à consommer de préférence avant». L’entreprise, basée à Vila do Conde, dans le nord du Portugal, vend des produits en ligne sur le site goodafter.com et garantit une livraison dans les 24 heures. Le supermarché a obtenu l’autorisation du service vétérinaire portugais, du service phytosanitaire et du service national de sécurité alimentaire. La société a confirmé qu’elle envisageait d’ouvrir des magasins hors ligne à l’avenir. Dernièrement, un ministre allemand a déclaré qu’il faut opter des « emballages intelligents » pour lutter contre le gaspillage alimentaire. L’Allemagne proposera à l’UE d’annuler une norme obligeant les producteurs à apposer une date de péremption sur les denrées alimentaires afin d’éviter le gaspillage, a déclaré vendredi le ministre allemand de l’Alimentation et de l’Agriculture Christian Schmidt. Selon lui, il vaut mieux utiliser des «emballages intelligents» fournissant des informations sur l’état de fraîcheur des denrées alimentaires dont la plupart «restent consommables longtemps après la date de péremption», rapporte l’édition allemande Funke Mediengruppe. «L’emballage intelligent » doté d’une puce électronique évaluera quotidiennement l’état de fraîcheur d’un aliment et l’affichera sur une échelle allant du vert au rouge, affirme le ministre. Une directive de l’UE appropriée sera prête dans quelques mois, d’après le ministre. Ce projet est destiné à mettre fin au gaspillage alimentaire, précise le journal allemand Die Zeit. Selon une étude réalisée sur demande du ministère allemand de l’Alimentation, 11 millions de tonnes de nourriture sont jetées tous les ans en Allemagne. Il s’agit surtout de légumes (44%) et de pain (15%), précise le journal Der Spiegel. En Europe, 100 millions de tonnes de produits alimentaires consommables sont jetées à la poubelle tous les ans. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que le gaspillage alimentaire dans le monde représente environ un tiers de la production totale de denrées destinée à la consommation humaine.
(Source : agences)

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La faune du Soudan du Sud est de plus en plus menacée par le braconnage en raison de la forte demande pour la viande de brousse et les effets de plus de deux ans de guerre civile, a affirmé mercredi un responsable du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Le directeur du PNUE pour le Soudan du Sud, Arshad Khan, a déclaré mercredi à la presse à Juba que l’éléphant, l’antilope, les espèces kob aux oreilles blanches et les mangala gazelles du pays diminuent à cause du braconnage. Avec la guerre civile, une partie de la faune risque l’extinction, et le braconnage contre les éléphants s’intensifie, a signalé M. Khan aux journalistes. Selon les estimations, la population des éléphants dans cette région, estimée à 100 000 dans les années 1970, a chuté à seulement 5 000. Les antilopes sont aussi les cibles des braconniers, a révélé M. Khan. « Un autre facteur qui constitue une menace pour la faune est la viande de brousse, car elle est moins chère que le bœuf et le poulet. Par conséquent, les animaux sauvages comme le kob aux oreilles blanches, le mangala gazelle, l’antilope sont chassés en grand nombre dans le Soudan du Sud », a précisé M. Khan. Le 25 mai dernier, dix kilos de viande de pingouin et 30 kilos de défenses d’éléphant ont été saisis à l’aéroport de Juba, avec l’arrestation des suspects qui tentaient de les faire sortir clandestinement du pays. « Il y a un besoin urgent d’arrêter le commerce illégal d’espèces sauvages dans ce pays en entreprenant la sensibilisation du public et en soutenant des communautés locales vivant autour des sites de conservation de la faune », a-t-il ajouté.
La contribution du secteur de la faune et du tourisme, si bien développé, pourrait représenter 10 à 15% du produit intérieur brut (PIB) du Soudan du Sud, selon le PNUE. M. Khan fait savoir que le PNUE a des plans visant à construire des routes migratoires de la faune au Soudan du Sud. « Le Soudan du Sud a la chance d’être considéré comme le foyer de la plus grande migration des antilopes dans le monde », a-t-il dit. L’expert de la faune et l’ancien directeur général du ministère sud-soudanais de la Conservation de la faune, Philip Chol Majak, a confié à Xinhua que les armes illicites dans les mains de la population civile et la faiblesse du cadre juridique ont exposé les animaux aux braconniers qui cherchent de la viande et des défenses d’éléphant. Par ailleurs, l’Association internationale du transport aérien (IATA) a fait savoir que sur 289 saisies d’ivoire au cours des sept ans passés dans les aéroports du monde, 51 ont été réalisées à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi. L’aéroport de Nairobi est le principal point de transit pour le trafic de produits de la faune, ont indiqué les défenseurs de l’environnement. Le commerce illicite de la faune est l’une des activités criminelles les plus lucratives, dont la valeur annuelle s’élève à des milliards de dollars.
(Source : agences)

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Une nouvelle édition du Colloque international sur la Biodiversité marine est en préparation à l’Université d’Oran-1 Ahmed Benbella, a-t-on appris du président de cette manifestation scientifique, Pr Zitouni Boutiba. Cette rencontre vise à mettre en relief « le rôle prépondérant que joue l’Algérie dans la préservation de la biodiversité marine et littorale à différentes échelles », a précisé Pr Boutiba, également directeur du Laboratoire Réseau de surveillance environnementale (LRSE), relevant de l’Université d’Oran-1 Ahmed Ben bella. Un appel à contribution, adressé aux spécialistes en sciences de la mer, est ouvert jusqu’au 1er juillet en perspective de la nouvelle édition programmée pour novembre sous l’égide de la Direction générale de la Recherche scientifique et du développement technologique (DG-RSDT), a-t-il indiqué. Le colloque, a-t-il expliqué, constitue un espace d’échange de connaissances entre scientifiques, opérateurs économiques et cadres institutionnels, avec pour objectif «d’ouvrir des pistes de réflexion à même de consolider la sauvegarde des espèces et espaces marins et côtiers». Les participants présenteront dans ce cadre les résultats de leurs travaux scientifiques, ainsi que leurs plans d’actions et projections futures, à l’effet «d’une protection efficiente des espaces comme des espèces, actuellement menacées de disparition, et ce, pour le bien et l’avenir des populations méditerranéennes et mondiales», a fait valoir Pr Boutiba. Le Laboratoire Réseau de surveillance environnementale dirigé par ce spécialiste compte 7 équipes de recherche investies dans les champs « Géo-sciences marines», «Biosurveillance marine littorale», «Gestion des ressources halieutiques», «Microbiologie marine», «Parasitologie marine», «Ecologie marine littorale», et «Eco-toxicologie marine». La rencontre en préparation fait suite à trois précédentes éditions tenues en 2007, 2010 et 2013 à Oran, rappelle-t-on.

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Les forces progouvernementales libyennes ont progressé rapidement dans leur offensive à Syrte contre le groupe terroriste Daech en s’emparant du port et de plusieurs quartiers ces dernières 72 heures malgré la résistance des terroristes dans leur retranchement, évalué à une portion de 5 km², entièrement encerclée.

 

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Quelque 600 civils sont parvenus à s’échapper dimanche de Minbej, fief du groupe djihadiste Etat islamique (EI), avec l’aide des forces soutenues par Washington qui assiègent cette ville du nord syrien, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées prises au piège cette semaine dans cette ville après que l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) eut coupé toutes les routes aux alentours de ce carrefour vital pour l’EI entre la Syrie et la Turquie. «Près de 600 civils ont fui Minbej à pied et ont rejoint les positions des FDS à l’entrée sud de la ville», a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Les FDS «les ont transportés vers des lieux sûrs», a-t-il ajouté. Il a précisé que malgré le siège total de la ville, ces habitants ont pu s’échapper des quartiers sud car les combats se concentrent au nord et à l’est de la ville. D’après l’OSDH qui cite des sources locales, la population qui reste bloquée vit dans la peur des bombardements de la coalition internationale dirigée par Washington. La bataille pour reprendre Minbej, durant laquelle les FDS ont pris près de 80 villages, a fait au moins 292 morts - 223 djihadistes, 28 combattants FDS et 41 civils, ces derniers tués en majorité par les frappes de la coalition -, d’après l’OSDH. L’envoyé spécial de Barack Obama auprès de la coalition antidjihadistes, Brett McGurk, avait qualifié Minbej de plaque tournante de l’EI vers l’Europe, où le groupe djihadiste a revendiqué plusieurs attentats meurtriers. Minbej «est l’endroit par lequel les assaillants de Paris et les assaillants de Bruxelles ont transité», avait-il dit. Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 par la répression de manifestations réclamant des réformes, s’est complexifié au fil des ans avec une multitude d’acteurs syriens, régionaux et internationaux. Il a fait plus de 280 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés. Dans ce cadre, le président du CICR, Peter Maurer, s’est alarmé que les pourparlers de Genève pour une sortie de crise en Syrie «restent précaires» et «la dynamique dans son ensemble n’indique pas que la guerre pourrait bientôt se terminer» dans le pays. «Les pourparlers de Genève restent précaires (...) nous sommes loin d’une quelconque perspective» d’une fin proche du conflit syrien, a déclaré le président du Comité international de la Croix-Rouge dans un entretien publié dimanche par le journal suisse SonntagsBlick. «La dynamique dans son ensemble n’indique pas que la guerre pourrait bientôt se terminer», a-t-il relevé. Depuis le début du conflit syrien en mars 2011, plus de 280.000 ont été tuées et des millions personnes déplacées.
Une trêve initiée par les Américains et les Russes était entrée en vigueur le 27 février mais elle a été violée à plusieurs reprises, et les pourparlers de paix sont au point mort. Pour le président du CICR, il était nécessaire d’avoir des négociations «d’une qualité différente», sans plus de précision. Alors que le conflit en Syrie est entré dans sa sixième année, il constitue la crise humanitaire la plus grave et la plus complexe au monde, selon le CICR. «L’infrastructure du pays est fortement touchée.
C’est probablement une des raisons pour lesquelles le conflit syrien provoque un tel déplacement de population», a jugé M. Maurer.  

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