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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 25 juillet 2016

Entre les médecins résidents du CHU Mustapha-Pacha d’Alger et la direction de cet établissement, c’est le bras de fer.

Ces derniers sont entrés, depuis hier, en grève illimitée, exigeant la prise en charge de leur plateforme de revendications, dont les deux points essentiels sont le versement des primes des gardes effectuées depuis le début de l’année à ce jour, ainsi que la mise à jour des salaires pour les résidents admis d’une année à l’autre. C’est à l’appel d’un collectif autonome récemment constitué que l’action a été suivie par la majorité des médecins résidents de différents services. Habillés de leurs blouses blanches, plusieurs dizaines de médecins se sont rassemblés devant la direction du CHU Mustapha-Pacha pour dénoncer ce qu’ils qualifient de «mépris» des responsables quant à un droit légitime. «Nous avons trop attendu.

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SYNTHÈSE SOUMIA BERNOU

Les maternités souffrent d’encombrement durant la période d’été. Une situation qui oblige les services concernés à chercher des places d’accueil supplémentaires pour les femmes sur le point d’accoucher, en particulier dans les grands hôpitaux et cliniques, a signalé, hier, à l’APS un responsable. Selon Abdelkader Ghouila, directeur général de l'hô- pital Bachir Mentouri (Kouba), ses services ont commencé à réagir pour contenir la situation, affirmant qu’il a mis en avant l'organisation et l'orientation des femmes enceintes au cas par cas vers les cliniques de Gué de Constantine et d'El Mouradia. Pour sa part, le directeur de la santé de la wilaya d'Alger a annoncé l'ouverture, en septembre prochain, d'un nouvel hôpital spécialisé en maternité et pédiatrie à Douéra (ouest de la capitale) et d’autres à Baba Hassen et Birkhadem, en attendant le coup d'envoi pour la réalisation de trois structures similaires à Rouiba, Ain Benian et Hussein Dey, d'une capacité de 150 lits chacune.

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Le président du Conseil de la concurrence (CC), Amara Zitouni, a indiqué, hier, à Alger que son organisme a statué sur plus de 100 affaires depuis sa réactivation en 2013 mais que le Conseil n’a enregistré durant ces 3 ans d’exercice «aucune plainte ni demande d’intervention des associations de protection du consommateur». « Elles activent seules», a regretté, hier, Amara Zitouni. Ce dernier a encore confirmé, non sans regret, que les opérateurs de té- léphonie mobile n’ont pas sollicité le Conseil avant d’augmenter une nouvelle tarifi cation des communications. Toutefois, il a fait savoir que le Conseil a entamé une enquête sur le marché du médicament pour faire des propositions et modifi er le texte ré- glementaire de l’industrie pharmaceutique bien que le marché des médicaments soit des plus réglementés. «Actuellement, nous sommes au stade de collecte de l’information pour entamer notre étude », a indiqué pour sa part Rachid Hedjaz, membre permanent du Conseil. Il a expliqué que le CC avait envoyé un questionnaire détaillé au Syndicat national des pharmaciens d’offi cine (Snapo) auquel il a ré- pondu. «Maintenant, nous sommes un peu éclairés sur les problèmes que vit l’offi cine», a-t-il ajouté. M. Hedjaz a précisé que le Conseil est en train de pré- parer un autre questionnaire pour l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop) réputé pour ces analyses sur le marché de médicament», ajoute M. Hedjaz. Cette enquête «vise à prévenir à ce que des opérateurs en position de force qui s’entendent illicitement avec d’autres pour évincer les petites entreprises de l’industrie pharmaceutique», a-t-il expliqué. A titre d’exemple, a illustré M. Hedjaz, «une fi rme étrangère qui a une fi liale en Algérie a été sanctionné dans son pays d’origine pour avoir dénigré le gé- nérique d’un concurrent». Ces pratiques incitent le Conseil à être vigilant et veiller à ce que le programme de conformité aux règles de concurrence soit respecté par tous les opérateurs économiques. Certes, l’Etat s’est désengagé de la sphère économique pendant les années 1990, mais a délégué ses missions aux autorités de régulation commerciales que le Conseil de concurrence œuvre à assurer. Sur un autre volet, M. Zitouni a reconnu l’existence de lacunes entachant son organisme pour accomplir ses missions, précisant que les compétences du Conseil de la concurrence demeurent limitées. Ainsi, a-t-il expliqué, le Conseil ne peut intervenir sur toutes les infractions aux règles de la concurrence parce que son organisme est en sous-eff ectif. «Nous avons une trentaine de membres permanents alors que nous pouvons recruter jusqu’à 70», avancera-t-il. «Il est possible que le Conseil réduise le montant de l’amende ou accorde une clémence totale par le Conseil à condition que ces entreprises s’engagent à ne plus commettre d’infractions», a affi rmé le président du CC, mais dans le cas où ces entreprises récidiveraient, «le Conseil peut interdire d’émettre ou produire de nouveau sur le territoire national». Le montant des amendes est fi xé, selon M. Zitouni, à 12% du montant du chiff re d’affaires réalisé par l’entreprise concernée pendant l’exercice fi nancier de l’année précédant l’infraction.  

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La Radio nationale a lancé, hier, à partir du siège de Radio El Bahdja, à Alger, une campagne nationale de sensibilisation sur la notion de «santé de proximité», en présence du directeur général de la Radio, Chabane Lounakel, et du ministre de la Santé, de la Réforme hospitalière et de la Population, Abdelmalek Boudiaf. Cette campagne vise, selon ses initiateurs, à atténuer un phénomène de société préjudiciable au fonctionnement des grands centres hospitaliers, à savoir le réfl exe généralisé chez les citoyens de s’adresser directement aux hôpitaux pour le moindre malaise, désertant ainsi les structures sanitaires de proximité (polycliniques et dispensaires), alors qu’elles sont de plus en plus dotées des moyens matériels et d’eff ectifs adéquats en mesure de répondre aux besoins. Les structures sanitaires de proximité sont au nombre de 1 652 centres au niveau national, soit plus que le nombre de communes. C’est la deuxième campagne du genre après celle lancée en juin de l’année dernière. La prise en charge des urgences se fait, actuellement, à 80% dans les hôpitaux et CHU et à 20% dans les structures de proximité. Une tendance qui doit être inversée, estiment les spécialistes. Mohamed Bekkat-Berkani, président du conseil de l’Ordre des médecins, a souvent appelé à «redéfi nir carrément les missions du service des urgences» et à réfl échir à la meilleure manière de décharger les CHU de cette pression en optant, par exemple, pour la création d’«hôpitaux d’urgence». Autre solution préconisée par les spécialistes : les soins à domicile. Ce dossier fi gure parmi les «plus lourds» qu'a ouverts le ministère de la Santé dans son programme d’action de l’année 2015, pour permettre au malade de se soigner chez lui. Beaucoup a été dit à ce propos sans que cela se traduise par une réalité sur le terrain. La pression enregistrée par la majorité des hôpitaux du pays «a fortement contribué à la médiocrité des prestations médicales» fournies aux malades, ont affi rmé des médecins et spécialistes de la santé lors d'un colloque national tenu dernièrement à Blida. «Médecins et infi rmiers, dans les hôpitaux, sont soumis à une pression qui est à l’origine de la détérioration des prestations médicales, dont la première victime se trouve être le malade», ont relevé les intervenants à ce colloque.

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Les choses vont plus vite que prévu dans le mouvement El Islah. En l’espace d’un mois, la direction actuelle du parti islamiste a écarté le président de son conseil consultatif, quitté le «Pôle du changement», présidé par Ali Benfl is, et est entré en contact avec le parti TAJ de Amar Ghoul. Et ce n’est pas fi ni. L’appétit du parti de Filali Ghouini, après avoir écarté Djahid Younsi, l’a mené, selon nos informations, au «Front pour la stabilité nationale», lancé par Amar Saâdani, qu’il s’apprête à rejoindre.

opposition

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Une réunion de l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition (Icso) est prévue pour demain, mercredi. A l’ordre du jour de cette rencontre programmée au siège national du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) à El Biar (Alger) fi gure l’examen des questions de l’actualité politique nationale qui se déclinent essentiellement à travers l’adoption par le Parlement d’une multitude de projets de loi. A commencer par la loi électorale, la loi sur la haute instance indépendante de surveillance des élections, ainsi que le texte de loi imposant l’obligation de réserve aux militaires en retraite. «Nous devons faire une lecture collective de ces textes de loi ainsi que sur leurs incidences sur la scène politique nationale», explique une source proche de l’instance. Mais la question qui risque de focaliser l’essentiel des dé- bats lors de cette rencontre est incontestablement celle de la haute instance de la surveillance des élections. Et pour cause, «cette instance est en contradiction avec la revendication de l’opposition qui a exigé une commission indépendante de pré- paration, d’organisation et de supervision des élections», note un membre de l’ICSO qui fait observer qu’«en instituant la haute instance de surveillance des élections, une entité administrative où ses membres sont désignés et marquée par une absence des représentants des partis politiques, le pouvoir a tout bonnement rejeté l’exigence de l’opposition». Les animateurs de l’Icso, dont essentiellement les cinq partis composant la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), le Pôle du changement de l’ancien chef de gouvernement Ali Benfl is, l’Union démocratique et sociale (UDS) de Karim Tabbou, et le Front démocratique (FD) de Sid-Ahmed Ghozali, auront à essayer de trouver une position commune par rapport à cette instance. «Cette instance, le moins que l’on puisse dire, est qu’elle ne garantit pas une élection transparente», nous explique-t-on au sein de l’Icso tout en notant qu’«il est impératif de trouver des moyens pour faire face à ce fait accompli du pouvoir». La question qui se pose, en l’espèce, est de savoir comment l’opposition réunie au sein de l’Icso peut à la fois contester la loi inhérente à l’instance de surveillance des élections adoptée par le Parlement la semaine dernière, alors que certains de ses membres ont déjà affi ché leur volonté de participer aux prochaines législatives ? En d’autres termes, de quelle marge de manœuvre l’opposition dispose-t-elle encore face à une loi qui entrera en vigueur sous peu, autrement dit une fois publiée dans le Journal offi ciel ? Cette question est d’autant plus pertinente que le choix d’aller ou non vers des élections législatives et locales est d’ores et déjà annoncé par certaines formations, membres de l’Icso, à l’instar du Front du changement de Menasra et du Mouvement de la société pour la paix (MSP) de Mokri. Toutefois, même s’il faut s’attendre demain à une position commune de l’Icso sur l’instance de surveillance des élections, la question de la participation ou non de ses membres aux rendez-vous électoraux risque de semer la zizanie. «Les élections sont loin pour nous, cette question ne peut être abordée qu’au sein des instances du parti habilitées pour ce faire», nous ont expliqué des partis membres de l’Icso. Autre question au menu des débats de demain : l’obligation de réserve imposée aux militaires après la retraite. Cette question, nous dit-on, intéresse des formations politiques, à l’instar de celle d’Ali Benfl is mais aussi d’autres membres qui comptent en leur sein d’anciens offi ciers de l’ANP actuellement à la retraite. Par ailleurs, les membres de l’Icso devront tout autant à l’occasion de leur rencontre traduire sur le terrain les recommandations prises lors du dernier congrès pour, notamment, donner un souffl e nouveau à l’Instance… 

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Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), à l’origine de la fuite des Panama Papers – également derrière les SwissLeaks, UBSLeaks, LuxLeaks…– est revenu à la charge en publiant hier un dossier «Afrique», dans lequel il s’attarde sur l’Algérie et le Nigeria. Le fonds documentaire épluché par les journalistes du consortium révèle de nouveaux détails sur Farid Bedjaoui et ses innombrables intermédiations dans la conclusion d’importants contrats pétroliers et gaziers accordés en Algérie, citant une nouvelle fois l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil. Selon les informations publiées par l’ICIJ, dont s’est emparé hier le New York Times, les deux hommes ont utilisé des sociétés-écrans dans le but de dissimuler des sommes colossales issues essentiellement de pots-de-vin et de commissions soutirées de marchés conclus dans le cadre de contrats exécutés et accordés au moment où Chakib Khelil était dans le gouvernement. Il est rappelé que Farid Bedjaoui a fait l’objet d’une plainte en Italie pour avoir distribué 275 millions de dollars de commissions de «récompenses» pour avoir introduit la société Saipem dans les aff aires en Algérie et son aisance à décrocher des contrats, évalués à l’époque à 10 milliards de dollars. Les recoupements réalisés par les journalistes de l’ICIJ ont abouti à une conclusion compromettante pour Bedjaoui et Khelil ; ils ont mis la main sur les documents de l’entreprise de Mossack Fonseca qui avait créé pour le compte des deux hommes une douzaine de sociétés-écrans à un moment où l’un d’eux, Farid Bedjaoui, était déjà soupçonné par la justice italienne d’avoir agi en faveur de Saipem. A titre d’exemple, ils citent la société Collingdale Consultants Inc. de Farid Bedjaoui, à travers laquelle 15 millions de dollars ont été détournés au profi t de Chakib Khelil et autres associés. Cette affi rmation s’appuie sur les accusations contre Bedjaoui prononcées par la justice italienne. En outre, Farid Bedjaoui serait détenteur de plusieurs comptes bancaires dissimulés à travers plusieurs pays : 16 comptes bancaires en Algérie, à Dubaï, à Hong Kong, au Liban, à Londres, à Singapour et en Suisse, rappelant que des biens appartenant à M. Bedjaoui ont fait l’objet de saisies au Canada et en France. Un yacht de 42 mètres et des peintures artistiques d’Andy Warhol, Joan Miró et Salvador Dalí étaient parmi le «butin» récupéré par la police des deux pays. Même aux Etats-Unis, les biens de Farid Bedjaoui ont été passés au peigne fi n par les autorités : un appartement sis sur la Cinquième-Avenue de Manhattan, d’une valeur de 28,5 millions de dollars, fi gure parmi les acquis examinés par les autorités américaines.

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Le Sommet de la Ligue arabe, qui s'est ouvert hier à Nouakchott, en Mauritanie, s’est tenu en présence de six chefs d'Etat. Il est ainsi question des émirs du Qatar, du Koweït, les présidents du Yémen, du Soudan, des Comores, de Djibouti qui ont fait le déplacement en Mauritanie. Cependant, ce rendez-vous a été marqué par l’absence des poids lourds saoudien et égyptien.

ligue arabe

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Les travaux du 27e sommet arabe ordinaire ont commencé, hier, dans la capitale mauritanienne, Nouakchott. La réunion aura à débattre, en cette conjoncture diffi cile que travers le monde arabe, de plusieurs questions liées à la coopération arabe et aux défi s sécuritaires et socio-économiques dans la région. La Mauritanie abrite pour la première fois le sommet arabe depuis son adhésion, il y a plus de 40 ans à la Ligue arabe, après la rétraction, en février dernier, du Maroc qui devait abriter le sommet en avril à Marrakech. L’Algérie y participe. Le pays porte une grande attention aux questions géopolitiques dans le monde arabe. Il s’est impliqué dans plusieurs causes arabes. Cependant, aux plans économique et commercial, l’Algérie ne tire pas grand-chose de la coopération interarabe. Qu’on en juge : en dehors du partenariat dans le domaine de l’énergie qu’il a noué avec la Tunisie, la Jordanie et l’Egypte, le pays n’aura pas réussi à attirer suffi samment de capitaux arabes. Elle en attire moins que le Maroc, par exemple. Aujourd’hui, les pays arabes, à commencer par ceux riches et structurés dans le Conseil du Golfe, se font concurrence en matière de mobilisation de capitaux destinés à l’investissement dans la région arabe. Et dans cette compétition, l’Algérie, sous dotée en lobbying, n’arrive pas à produire de l’infl uence régionale. Du coup, il lui est diffi cile de se faire accepter dans le club très fermé de la redistribution de la rente pétrolière et autres transactions immobilières. Dans les pays arabes, il y a les recettes exponentielles tirées des hydrocarbures. Il y a également des gains excédentaires établis à plus de huit cent milliards de dollars, hors hydrocarbures. Dans la répartition de ces capitaux, l’Algérie compte des miettes. Elle n’a drainé, sur les douze dernières années, qu’environ dix milliards de dollars. Pourtant, ce ne sont pas les opportunités d’affaires qui manquent dans le pays, dans des secteurs aussi importants que l’agriculture, l’agroalimentaire, le tourisme, l’exploitation des eaux minérales algériennes, dont la qualité est l’une des meilleures au monde. Il est vrai qu’il y a des opérateurs arabes qui réalisent de bonnes aff aires en Algérie. Mais, ils demeurent en deçà des potentialités que recèle le pays. L’Algérie a organisé ces dernières années une série de rencontres ayant réuni de belles brochettes d’hommes d’aff aires arabes, l’idée étant de drainer davantage d’investissements arabes. Souvent, les opérateurs arabes font le déplacement en Algérie, font des discours aux accents fl atteurs, parlent aff aires, sans qu’il y ait de projets concrets. Faut-il pour autant leur jeter la pierre ? Les contraintes et les obstacles à l’investissement en Algérie sont mis en évidence, mais pas levés. Le système bancaire, par exemple, est encore jugé trop fermé. Les banques algériennes sont trop lentes par rapport à ce qui se fait actuellement dans le monde arabe où le système bancaire est en phase avec l’économie moderne. Une des défaillances relevées dans le système bancaire algérien, l’absence de vrais banquiers formés aux métiers de la banque. L’Algérie reste par ailleurs un pays moins connu dans beaucoup de pays arabes. Il est ainsi des pays arabes qui ignorent tout ou presque des mutations que connaît l’économie algérienne ouverte à la concurrence, il y a plus de vingt ans. 

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Trois grandes institutions financières internationales ont rendu publique récemment une étude dans laquelle ils insistent sur le rôle moteur que peut, et doit, jouer le secteur privé dans la croissance et la création de richesses dans les pays de la région Moyen-Orient/Afrique du nord, Mena. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque mondiale (BM) indiquent que cette étude sur les «obstacles au développement du secteur» dans cette région a été réalisée sur la base d’une enquête qui a concerné plus de 6 000 sociétés. Ces entreprises, en fonction de la zone géographique et du pays où elles se trouvent, répondent qu’elles souff rent de l’instabilité politique, la corruption, de l’accès difficile à l’énergie et de l’accès inadapté au financement. Autant de facteurs qui freinent leur développement, indique l’étude en ajoutant que l’une des questions non résolues jusqu’à aujourd’hui est celle des barrières commerciales : un dossier que la Ligue arabe en sommet, hier, en Mauritanie tente de lui trouver une réponse, en évoquant notamment le projet de création d’un marché économique intégré, mais sans espoir de succès à court et à moyen terme. Autre obstacle aussi, le manque de personnel qualifié, une «entrave à l’innovation et à la croissance». Les conclusions de l’étude réalisée par les trois institutions financières insistent sur le «décalage» entre les entreprises et les canaux de financement formels qui empêchent de saisir les opportunités de croissance. «Les pouvoirs publics de la région Mena ont tout intérêt à inscrire parmi leurs principales priorités l’adoption de stratégies pour accroître la productivité des entreprises ainsi que la réaffectation des ressources aux plus productives d'entre elles», recommandent-elles. Elles appellent à l'amélioration du climat des aff aires et de l’accès au financement du secteur privé et des PME, tout en préconisant la promotion du commerce, de la concurrence et de l’innovation. Le rapport de la BERD, de la Banque mondiale et de la BEI souligne l'«importance de la stabilité politique pour aboutir à un meilleur climat des affaires et l'intérêt apporté par les institutions financières internationales à la lutte contre le chômage, en particulier chez les femmes, les jeunes et les diplômés». Bien que le secteur bancaire dans la région Mena soit relativement développé, de nombreuses entreprises demeurent éloignées des canaux de financement formels, déplorent la BERD, la BEI et la BM. Leur document souligne la nécessité de réorienter le système éducatif de la région vers l’acquisition de compétences professionnelles pertinentes pour tirer profit de la révolution technologique afin de dynamiser l’entrepreneuriat et promouvoir la création d’emplois. En matière de commerce, de concurrence et d’innovation, le rapport appelle à une plus grande ouverture à l’international pour les entreprises avec la mise en place de lois favorables à l'import, l'export et à l’investissement. 

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