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Reporters - Filtrer les éléments par date : vendredi, 08 juillet 2016

Hier, le Front Polisario a commencé une nouvelle page de la cause indépendantiste sahraouie, en tenant son congrès extraordinaire à l’issue duquel sera désigné aujourd’hui le successeur de son ancien secrétaire général et président de la RASD, Mohamed Abdelaziz.

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Publié dans théma archives

De tous horizons, mais de gauche surtout !  Les invités au congrès extraordinaire du Polisario viennent de partout : d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, d’Europe, mais tous ont en partage les idées de gauche et la lutte pour l’émancipation des peuples, affirment-ils. Espagnols venus en grand nombre, Français, Vénézuéliens, Cubains, et d’autres, tous ont fait le déplacement au congrès extraordinaire du Polisario pour «soutenir une cause».

 

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Les Sahraouis connaîtront dès aujourd’hui, à l’issue d’un vote qui se tient à l’occasion du 14e Congrès extraordinaire du Front Polisario, celui qui prendra leur destin en main et qui poursuivra, en leur nom, la lutte pour recouvrer l’indépendance du Sahara occidental, la plus ancienne colonie d’Afrique. Le nouveau président de la Rasd, qui sera également le secrétaire général du Front, fera sans doute face à Rabat qui continuera sans surprise à privilégier la solution de l’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine. Dans un contexte, il est vrai, paradoxal marqué par des gains diplomatiques importants remportés par les Sahraouis sur la scène internationale et à l’ONU, un lieu dont le grand représentant, le secrétaire général Ban Ki moon a parlé d’« occupation », une première dans les annales onusiennes ; par des incertitudes, puisque M. Ban est en fin de mandat, et par l’affirmation plus franche des soutiens marocains, notamment dans les pétromonarchies du Golfe.
Un contexte difficile, donc. Doublé d’une succession dont le gagnant, on parle de Brahim Ghali, doit faire preuve d’un sens de la mobilisation aiguë. Le prochain leader sahraoui, en effet, va succéder au défunt Mohamed Abdelaziz, un chef charismatique qui a laissé sa marque dans l’histoire de la cause sahraouie. La cause sahraouie, quarante ans durant associée à l’image du défunt Mohamed Abdelaziz, devra plus que jamais recouvrer un nouveau souffle, voire un nouveau style qui contrasterait avec celui de son emblématique chef : ne rien concéder sur la ligne idéologique du front, mais peut-être reprendre des discussions plus ou moins directes avec le Maroc, ce que ne fit plus Mohamed Abdelaziz depuis… 2010, à New York, sous l’égide des Nations unies. Aller davantage peut-être vers le renforcement des liens avec les Sahraouis des territoires sous domination marocaine, sachant que ce sont eux, quand ils se révoltent, qui ont fait bouger les lignes durant ces dernières années, au moins depuis la révolte de Gdim Izik près de Laayoune.

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L’Assemblée générale des Nations unies a achevé avant-hier ses débats sur l’antiterrorisme avec l’adoption d’une résolution de 13 pages pour demander à la communauté internationale d’appuyer les initiatives africaines de prévention des conflits. Cette résolution intervient dans un contexte international particulièrement sanglant et qui s’est caractérisé par une série d’attaques terroristes contre des pays musulmans ou abritant des communautés importantes de musulmans à la veille de l’Aid. Son importance réside néanmoins dans le fait qu’il s’agit d’un appui clair aux efforts des pays africains dans la lutte contre le terrorisme.
Dans cette résolution, l’Assemblée générale des Nations unies a souligné qu’il est «d’une importance fondamentale» d’envisager la prévention des conflits sous un angle régional, en particulier les questions transfrontières telles que la criminalité transnationale organisée, le trafic de drogues, les programmes de désarmement, de démobilisation, de rapatriement, de réinstallation et de réintégration, la prévention de l’exploitation illégale des ressources naturelles et du trafic de marchandises de valeur, et le commerce illicite d’armes légères et de petit calibre sous tous ses aspects, sans oublier «la menace croissante» du terrorisme. L’Assemblée encourage l’ONU à collaborer avec les pays africains, l’Union africaine et les communautés économiques régionales pour appuyer le développement et la mise en œuvre de plans d’action régionaux et nationaux de lutte contre le terrorisme.
Le tout sécuritaire ne suffit pas, selon l’Algérie
Pour l’Algérie, l’antiterrorisme est un impératif pour lequel il n’est pas question de sacrifier les causes justes comme celui des peuples à s’autodéterminer, une approche rappelée alors que les indépendantistes sahraouis tiennent leur congrès extraordinaire pour élire un successeur au président défunt Mohamed Abdelaziz. Conduite par M. Mohammed Bessedik, la délégation algérienne a souligné par ailleurs que la lutte contre le phénomène du terrorisme exige une mobilisation quotidienne à tous les niveaux. Dans son intervention, M. Bessedik estime que la lutte doit se mener au quotidien et dans tous les domaines d’activité qu’il s’agisse du politique, de l’institutionnel, de l’économique, du culturel, du religieux, de l’éducationnel ou du social. «Tout espoir de succès doit s’appuyer sur l’implication active de toutes les institutions nationales, de toutes les parties prenantes de la société et de tous les citoyens. Ce point de vue est concrétisé dans le Plan national pour la déradicalisation et la prévention de l’extrémisme violent», a-t-il affirmé, tout en insistant sur l’importance d’une coopération bilatérale, régionale et internationale soutenue. Par ailleurs, le chef de la délégation algérienne s’est félicité de la résolution sur la Stratégie antiterroriste mondiale et a prévenu que toute approche sélective des principes et objectifs de la Charte des Nations unies est tout simplement «inacceptable». De telles approches sont «contre-productives», car la communauté internationale ne saurait s’affranchir de sa responsabilité vis-à-vis du droit à l’autodétermination de tous les peuples vivant sous occupation ou domination étrangère, a-t-il précisé. Saluant les dispositions de la résolution en la matière, le représentant a aussi voulu que la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme s’accompagne du rejet de la xénophobie et de l’islamophobie, «les nouveaux visages émergents de l’extrémisme violent». L’Algérie, a confié le représentant, a tiré des enseignements précieux de son expérience amère dans la lutte contre l’extrémisme violent, le terrorisme et ses racines. Elle a appris que les moyens sécuritaires ne suffiront jamais parce que le terrorisme exploitera toujours les faiblesses des sociétés.  


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