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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 08 mars 2018

Ici comme ailleurs, l’esprit d’entreprise au féminin est l’un des aspects de la réalisation de l’égalité femmes-hommes,  il s’inscrit dans la dynamique du développement économique et dans l’inclusion et la cohésion sociale. Les principes d’égalité des chances entre femmes et hommes dans l’insertion professionnelle et dans la création d’entreprises sont  certes pris en compte. Mais cela donne, jusqu’aujourd’hui, de bons et de moins bons résultats.

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Jacqueline, Jackie pour les intimes, peut passer des heures à vous raconter l’histoire de ces enfants reçus dans la pouponnière, aux regards vides, chétifs, traumatisés par l’abandon de la mère biologique, dont le séjour au sein de la pouponnière a été salvateur.

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Une des frustrations les plus pénibles des adoptants est la privation d’informations sur le vécu de leur enfant avant son adoption.

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« Les enfants sont nés pour être heureux », tel était le slogan de l’Association algérienne enfance et familles d’accueil bénévoles, créée en 1985. C’est une association qui a eu ses lettres de noblesse puisqu’elle a eu les honneurs de l’ONU,

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La tenue de la 35e session du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur au Centre international des conventions (CIC), à Alger, aura été l’occasion de mettre en avant l’expérience et l’expertise algériennes en matière de lutte antiterroriste, mais aussi une réponse aux critiques de certaines ONG internationales au sujet de la question des réfugiés et des immigrés clandestins.

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Le phénomène de l’immigration clandestine, qui touche de plus en plus les pays d’Afrique du Nord, doit être traité en prenant en compte l’impératif sécuritaire et le devoir humanitaire, a souligné le président de la République Abdelaziz Bouteflika dans son message adressé aux participants à la  35e session du Conseil des ministres arabes de l'Intérieur qui se tient dans notre pays.

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Quelque 20% des cas de séparation conjugale dans notre pays se font à travers « le khoul », c’est-à-dire à l’initiative de l’épouse, selon le président du Haut-conseil islamique (HCI) Bouabdellah Ghlamallah. « Nous n’avons pas les statistiques complètes, mais nous disposons de l’indication selon laquelle 20% des cas de divorce se font à travers le khoul », a-t-il affirmé lors d’un point de presse, organisé hier en marge d’une conférence sur la thématique du divorce, où certains participants font état de plus de 60 000 cas chaque année.

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Les enseignants affiliés au Cnapeste et  radiés au niveau de la wilaya de Blida ont été les derniers à avoir rejoint, hier, leurs établissements et leurs postes, après avoir soumis des demandes individuelles de réintégration à leurs administrations respectives. Dimanche dernier, seuls 154 enseignants l’avaient fait sur les 580 grévistes qui ont reçu les décisions de révocation de la part du contrôleur financier.

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Une session extraordinaire du conseil national du Front des forces socialistes (FFS) est prévue demain. Elle a pour mission de trancher la question de la tenue ou pas d’un congrès extraordinaire du parti, tel qu’exigé par les statuts du parti, suite à la démission d’Ali Laskri de l’instance présidentielle.

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Reporters : Comment jugez-vous la situation actuelle de la femme travailleuse dans notre pays et peut-on parler d’évolution ?

Soumia Salhi : La progression professionnelle des femmes se poursuit doucement, mais sûrement. Au lendemain de l’Indépendance, l’emploi féminin était, selon le recensement de 1966, de 3%. À l’époque, l’université ne comptait que quelques milliers d’étudiants et d’étudiantes. Cela signifie que près de 97% des femmes adultes étaient des femmes au foyer, astreintes à l’enfermement domestique. L’espace public, entièrement réservé aux hommes, tolérait à peine ces dizaines de milliers d’ouvrières, de femmes de ménage et d’employées qui retournaient à l’enfermement domestique dès le mariage. C’est la scolarisation massive qui a bousculé l’ordre social traditionnel en faisant déferler dans les rues algériennes des dizaines de milliers de lycéennes puis d’étudiantes. Les diplômées universitaires commencent alors à se présenter sur le marché du travail occupant des postes qualifiés. Il en a résulté une légitimation du travail de la femme et une évolution des mentalités qui généralisent l’aspiration à un emploi. La dernière enquête de l’ONS, publiée en 2014, situe le taux d’activité féminin à 17,6%, pour moitié constitué d’universitaires. Les femmes sont aussi nombreuses que les hommes dans les secteurs de la santé, de l’enseignement, de l’administration, de la presse. Elles sont majoritaires dans l’encadrement (enseignants, médecins). Les femmes représentent près de 40% des magistrats. Cette présence encore minoritaire, mais massive et remarquable par la participation à l’encadrement, constitue une donnée objective qui secoue les traditions et les mentalités encore très conservatrices. L’enquête de l’ONS insiste sur un fait, le salaire moyen féminin est de 33 900 DA, supérieur à celui des hommes qui est de 28 700 DA. Mais le plafond de verre persiste, 11 % seulement accèdent aux postes de responsabilité et un peu plus de 2% arrivent à des postes décisionnels. Dans le monde du travail, les femmes sont toujours désavantagées. Il y a toujours une rareté des femmes aux postes de responsabilité malgré une grande qualification de ces dernières. C‘est aberrant dans un pays où 65% parmi les diplômés sont des femmes. De ce point de vue, la parité professionnelle inscrite dans la nouvelle Constitution est indispensable pour parvenir à l’égalité. Pour ce faire, il faut promouvoir le travail décent, lutter contre la précarisation de l’emploi induite par le recours abusif aux contrats à durée déterminée qui favorise le chantage et le harcèlement sexuel. Cela signifie aussi renforcer ou créer des dispositifs d’appui à l’emploi féminin (garderies d’enfants, cantines et transports scolaires...).
À propos de harcèlement sexuel dans les lieux de travail que vous dénoncez, peut-on considérer que c’est une réalité qui entrave l’évolution de la femme algérienne dans le monde professionnel ?
Le harcèlement sexuel est un problème sérieux et grave. C’est un acte de destruction. Il vise à soumettre la femme à la volonté du harceleur en la réduisant au rôle d’objet sexuel. Oui, c’est un défi qui nécessite une vigilance et une mobilisation permanente des syndicats, car il s’agit d’une souffrance au travail. Une entrave à l’évolution de la carrière professionnelle, un obstacle à la citoyenneté des femmes. C’est pourquoi nous l’avons combattu. C’est la Commission nationale des femmes travailleuses de l’UGTA, que je préside, qui a initié la campagne de sensibilisation et d’information sur le danger de cette violence en milieu professionnel. J’ai, dans une lettre ouverte, interpellé en mars 2003 le ministre de la Justice sur le constat qu’il n’existait pas dans la législation algérienne d’article de loi qui pénalise le harcèlement sexuel. Ce vide juridique faisait que, même lorsque le harcèlement sexuel est établi par des preuves matérielles, le harceleur profite le plus souvent de l’impunité. La victime, elle, n’a ainsi droit à aucune réparation morale et, face à la peur de continuer à être agressée, voire de possibles représailles, elle se trouve dans beaucoup de cas obligée de démissionner de son travail. Le dommage moral subit se double d’un autre dommage, matériel. Nous avions donc attiré l’attention sur l’urgence à légiférer et à combler ce vide juridique afin que le harcèlement sexuel soit considéré comme un délit mais aussi comme une infraction au code du travail.

Y a-t-il des statistiques récentes 
à ce sujet ?
Notre travail a brisé le tabou. Des femmes prennent leur destin en main et dénoncent publiquement les agissements ignobles des harceleurs. La presse rapporte souvent des cas, médiatise des procès. Les associations et les institutions nous livrent régulièrement des statistiques. Ce sont des dizaines de plaintes pour harcèlement sexuel. Il y a une montée de la parole des femmes qui dénoncent de plus en plus. Notre centre d’écoute a enregistré plus d’un millier de cas en quelques années. Les associations qui apportent aide et assistance aux victimes de violences enregistrent plusieurs affaires par mois.

En ce qui concerne la législation en vigueur, pensez-vous que beaucoup reste à faire en la matière ?

Le succès de notre campagne a débouché, en novembre 2004, sur l’amendement du code pénal permettant la criminalisation du harcèlement sexuel. Oui, il y a encore beaucoup à faire. Sur cette question précisément, nous voulons parfaire l’article 341 bis du code pénal relatif au harcèlement sexuel par une clause qui porte sur la protection des témoins. Nous faisons remarquer que cet article figure dans le code pénal dans le chapitre II « Crimes et délits contre la famille et les bonnes mœurs », alors que sa place naturelle est dans le chapitre I « Crimes et délits contre les personnes ». C’est en effet l’intégrité physique et psychologique des victimes qui est d’abord en cause. Nous demandons à revoir son emplacement dans le texte. Nous estimons que la loi sur les violences faites aux femmes, promulguée en décembre 2015, est une réponse positive à nos attentes, mais nous déplorons la clause du pardon qui constitue un message d’impunité pour les agresseurs. Le code de la famille, qui consacre l’infériorisation de la femme, est à abroger et à remplacer par des lois civiles égalitaires, conformes à la Constitution. La législation du travail en vigueur est basée sur un principe égalitaire. Elle prévoit même des discriminations positives en faveur des femmes, par exemple, le travail de nuit.

Vous faites systématiquement un lien entre le code de la famille et la promotion de la femme dans le monde du travail, sous quel angle peut-on les associer ?

La promotion des femmes est un combat global. Il faut des lois justes, garantissant l’égalité politique, économique et juridique. Ce qui n’est pas le cas pour le code de la famille qui consacre la permanence de l’oppression des femmes. Il faut des discriminations positives, des mesures transitoires prises en faveur des femmes dans le but d’établir l’égalité des chances pour compenser l’inégalité de fait. Mais bien sûr, pour améliorer le sort des femmes dans la réalité et pas seulement dans les textes, il faut changer les pratiques sociales.

Que peut-on véritablement reprocher au code de la famille actuel ?

On lui reproche son architecture inégalitaire. C’est un texte en contradiction avec la Constitution, qui énonce clairement l’égalité entre les citoyens et les citoyennes.

Quelles sont vos perspectives d’actions pour 2018 ?

Le programme d’actions de la Commission nationale des femmes travailleuses de l’UGTA, pour cette année, consiste à poursuivre la campagne nationale contre les violences infligées aux femmes, en pointant du doigt la tolérance sociale, la banalisation et la justification des violences ciblant les femmes. Nous avons aussi un chantier en rapport avec le congé de maternité. Savez-vous que des travailleuses enceintes sont souvent pénalisées à cause des arrêts de travail pour cause de grossesse difficile ? Il y a aussi les questions liées à la maternité et à l’allaitement. Nous allons également poursuivre notre action de plaidoyer pour garantir par la loi la protection des témoins contre des représailles administratives dans les cas douloureux de harcèlement sexuel. <

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