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Reporters

Le président-directeur général du groupe industriel Cevital, Issad Rebrab, a affi rmé, jeudi à Paris, que la reprise prochaine de la société multinationale Fagor-Brandt par son groupe permettra de sauver les emplois et d’en créer « pas moins de 7000 autres en Algérie » «La reprise, en cours de négociation, de ce groupe permettra de maintenir un peu plus de 1200 emplois en France, plus de 300 en Espagne et environ 750 autres en Pologne, sans compter les agences de distribution au Royaume-Uni, en Suisse, en Chine, à Singapour, aux Etats-Unis, soit plus de 2500 emplois sauvés », a-t-il déclaré à la presse, en marge d’un colloque sur les investissements étrangers en Algérie organisé dans la capitale française. Selon l’industriel algérien, une fois le groupe multinational « bien redressé », non seulement d’autres emplois seront créés dans les pays cités, mais, en parallèle aussi, « 7500 emplois seront créés en Algérie ». « Il y aura des produits qui seront usinés en Europe et commercialisés en Algérie, dans le Maghreb, en Afrique et au Moyen-Orient, alors que d’autres produits, jusqu’à maintenant délocalisés en Chine et ailleurs, seront fabriqués en Algérie et exportés à travers tout le réseau de distribution », a-t-il ajouté. Situant son prochain investissement à l’international sous l’angle de la co-localisation, l’industriel algérien a indiqué que l’objectif est de bâtir un groupe « homogène, prospère et de lui assurer la pérennité dans tous les pays où il compte des salariés ». Selon lui, il y a une « complémentarité » entre les économies française et algérienne. « Quand il y a une certaine complémentarité avec des activités en Algérie, on s’intéresse à des entreprises en difficultés, en essayant de les restructurer, de garder les emplois et les activités rentables en France et développer ces emplois après être redressés, et, enfin, co-localiser (en Algérie) les activités qui sont délocalisées en Chine ou bien dans les pays de l’Est», a-t-il expliqué. Aux yeux du patron de Cévital, l’Algérie présente des «avantages comparatifs beaucoup mieux que la Chine». «Certains pays européens n’ont pas découvert les opportunités existant dans des pays comme l’Algérie où nous sommes à moins d’une heure d’avion, à partir de Marseille», a-t-il souligné, en citant l’exemple des frais d’acheminement de réfrigérateurs entre la Turquie et l’Europe qui seraient de plus de 3000 euros, alors qu’une même opération, à un volume égal, entre l’Algérie et l’Europe coutera moins de 600 euros. «Cela illustre, précisera-t-il, les avantages comparatifs de la logistique et de la proximité, en plus du coût du transport maritime qui serait beaucoup moins cher que le transport routier». Présent dans une dizaine de filières, dont notamment l’agroalimentaire et l’électronique, le groupe Cevital a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires avoisinant les 3,5 milliards de dollars.n
Le groupe d’enseignants universitaires qui ont manifesté leur refus de la candidature du chef de l’Etat sortant, jeudi matin au campus de Bouzaréah, devrait à nouveau réagir par la publication d’une nouvelle déclaration et l’organisation d’un nouveau rassemblement de protestation. «Il s’agit de poursuivre notre initiative», a indiqué à Reporters un universitaire qui a indiqué que les deux actions «devraient intervenir en début de la semaine prochaine», probablement demain ou après demain, «avant que les étudiants ne partent pour les vacances de printemps». Aussi, ajoute notre source, il n’est pas envisagé de tenir un rassemblement jeudi prochain, «car il n’y aura pas grand monde» après la fin de la période des examens. L’objectif, explique-t-on, est de «préciser la réflexion du groupe» par un «nouveau texte» déclaratif et sans doute pour montrer du groupe un aspect plus avantageux que celui sous lequel il s’est exprimé publiquement la première fois. Jeudi dernier, incohérences et une cacophonie étaient visibles dans la façon dont ce groupe d’universitaires de Bouzaréah est apparu sur la scène publique pour appeler la «communauté universitaire » du pays à se mobiliser pour «la préservation du pays » d’un « risque de dérapage». L’un des enseignants, qui a crié «Barakat», s’est vu rappelé à l’ordre par d’autres collègues : «Nous ne sommes pas ici au nom de «Barakat», mais nous y sommes en tant qu’intellectuels et universitaires», a réagi M. Boussaha, professeur de philosophie. Et l’auteur du slogan de «Barakat» de revenir à la charge : «C’est quoi cette manipulation, ils veulent maintenant nous enlever le mot Barakat du dictionnaire algérien. Ce n’est pas normal », a-t-il tonné avant que le groupe ne se concentre sur ce pour quoi il s’était rassemblé : «Dire que le chef de l’Etat n’a pas la santé pour continuer à diriger pendant cinq ans le pays» et «mettre en garde contre le danger de la situation» un discours qu’a très bien résumé le sociologue Nacer Djabi, dans une déclaration à la presse. Le groupe d’universitaires, parmi lesquels se trouvaient la linguiste Khaoula Taleb Ibrahimi, la sociologue Fatma Oussedik et d’autres a été encerclé par le service d’ordre qui a interdit aux journalistes l’accès à l’enceinte du campus de l’université et obligé les universitaires à sortir dans la rue : « Ceux qui reprochent aux élites de ne pas parler savent maintenant dans quel pays nous sommes et comment on nous empêche de parler librement. La preuve est là, aujourd’hui, un petit rassemblement fait peur à ce pouvoir qui a atteint ses limites», a-t-il déclaré. «Barakat, y en a marre, 15 ans barakat, il faut qu’il y ait une relève», a-t-on ensuite entendu au sein du groupe. Le professeur Bouhbib poursuivra ses déclarations non sans mêler les sujets, sans doute pris par la colère et l’émotion : «Nous sommes contre ce quatrième mandat, l’université algérienne est au bord du gouffre, nous ne sommes jamais arrivés à ce stade de décadence. Nous ne pouvons plus continuer ainsi, il faut sauver l’université algérienne. » Interrogé sur la très modeste participation des enseignants à l’appel, il dira : «Ce n’est que le premier pas. Les gens ne sont pas tous au courant de notre action, mais nous n’allons pas nous limiter à une seule action. Il y en aura d’autres similaires dans les prochains jours qui s’étendront à toutes les universités du pays », a-t-il informé. <
C’est aujourd’hui que «Barakat» prévoit de tenir un rassemblement à Alger-Centre devant le bâtiment de la faculté centrale d’Alger, une tradition depuis que ce mouvement est apparu pour s’élever, disent ses animateurs, contre la candidature du chef de l’Etat sortant. Comment ses militants se préparent-ils et travaillent ? « Sans abandonner notre engagement contre un nouveau mandat pour Abdelaziz Bouteflika, on cherche une approche à long terme », nous dit Nassima Guettal, militante rencontrée dans un appartement à Alger-Centre où le groupe se réunit depuis peu pour préparer ses actions. Il s’agit, nous explique Amira Bouraoui, du « résultat d’une réflexion profonde des animateurs pour se structurer pour le 17 avril et au-delà ». C’est dans la plateforme du mouvement, répète-t-elle, dans cet appartement où on ne parle que de « plan de structuration » et de « besoin croissant de s’organiser », tâche pour laquelle un groupe de travail a été créé et pour lequel un exposé en PowerPoint a été présenté devant une trentaine de militants dans l’après-midi de jeudi dernier. Sur les mêmes lieux, à l’autre bout d’une table couverte de banderoles préparées pour le rassemblement prévu ce matin, des jeunes échangent, débâtent et proposent des « actions », des « méthodes de travail » pour mieux agir et se faire entendre. Au milieu, Lazhari Labter, écrivain et éditeur, fait le modérateur. Dans un pays au « bord de l’explosion. Il faut rêver, mais il faut prendre au sérieux notre rêve », déclare-t-il. Selon lui, ce « sérieux » impose une « structuration urgente du mouvement ». Il répond à certains de ses camardes qui voient dans l’organisation une « bureaucratisation du fonctionnement du mouvement ». Nassima Guettal évoque des commissions à créer, dont celle de la communication. Amira Bouraoui, figure emblématique du mouvement, parle de « l’urgence de répondre aux questions et aux soucis d’organisation des personnes qui appellent chaque jour des quarante-sept wilayas pour rejoindre le mouvement ». Certains camarades pensent qu’« il faut prendre le temps nécessaire pour structurer le mouvement, car ce n’est pas une mince affaire », poursuit-elle. Et d’enchainer sur la difficulté d’agir dans l’urgence et de s’organiser en même temps : « Il faut continuer les rassemblements et agir, car, bientôt on ne pourra plus gérer le flux d’adhérents sans une structure organisationnelle. » Des propositions fusent, des militants cogitent sur le contenu à donner à la « transition démocratique » que leur mouvement revendique, mais tous sont préoccupés par la manière de tenir le rassemblement prévu ce matin. Le temps passe vite, il se fait tard des personnes quittent la réunion l’une après l’autre pour laisser le noyau dur du mouvement terminer son travail de préparation du rassemblement et « au-delà ».
Que peut bien signifier le retour en grâce d’Ahmed Ouyahia et d’Abdelaziz Belkhadem à la présidence de la République ? Un retour au premier plan et de surcroit dans des rôles stratégiques pour deux hommes qui ont connu des fortunes similaires au sein de leur parti.L’un et l’autre, l’on se souvient, ont eu à affronter un vent de révolte au sein de leurs partis respectifs, en l’occurrence le RND et le FLN, qui les avaient contraints en janvier 2013 à jeter l’éponge. Depuis, les deux responsables se sont murés dans le silence, rompu qu’en de rares occasions. Désormais, Ahmed Ouyahia va diriger le cabinet du président de la République, un poste qu’il avait occupé du temps de l’ex-président Liamine Zeroual, tandis qu’Abdelaziz Belkhadem hérite du poste de ministre d’Etat, un poste qu’il a déjà occupé, avec également le titre de conseiller spécial du président. S’il faut se garder, en l’absence d’éléments d’analyse, de tirer des conclusions hâtives, il apparait cependant que ce retour préfigure des rapports de force en perspective de l’après-élection. On sait que les deux hommes n’ont jamais fait mystère de leur ambition de briguer la magistrature suprême. Tous deux enfants du système, Ouyahia et Belkhadem ont fait leur «classe politique» dans les arcanes du pouvoir. Ils ont occupé de nombreux postes de responsabilité, dont celui de chef de gouvernement. Ils ont également opéré dans la diplomatie. Ils ont aussi dirigé leur parti pendant de longues années, avant d’être poussés à la sortie par des frondes internes. Même si certains les avaient enterrés très vite, beaucoup d’observateurs n’avaient pas manqué de prédire leur retour. Il reste que sur le plan idéologique, les deux hommes, appelés désormais à travailler côte à côte, divergent. Si l’un est catalogué de nationaliste libéral, hostile aux islamistes, l’autre se présente comme l’incarnation du courant islamo-conservateur du FLN. Lorsqu’en 2011, dans la foulée des révoltes arabes, Ouyahia accusait «les forces de l’argent» d’être derrière les émeutes qui ont secoué plusieurs quartiers d’Alger, Abdelaziz Belkhadem essuyait les critiques de certains ténors du FLN, mais aussi de l’opposition de préparer le lit à l’arrivée de ces forces au sein du FLN. Grâce au compromis au sein du pouvoir, les deux hommes ont longtemps appuyé le président Bouteflika au sein de l’alliance présidentielle, avant que celle-ci n’éclate à la veille des législatives. Lors de la récente charge d’Amar Saâdani contre le patron des services de renseignement, les deux hommes se sont confinés dans le silence. Mais leur retour, aujourd’hui, peut suggérer d’un nouveau compromis au sein du sérail. Si Ouyahia aura la main haute sur tous les dossiers, Belkhadem sera toujours là pour conseiller le président des bonnes décisions à prendre. Cela pourrait suggérer aussi qu’ils sont désormais sur une rampe de lancement.
L’annonce des candidats à la présidentielle du 17 avril retenus par le Conseil constitutionnel a désagréablement surpris Ali Benouari, écarté de la course. Ce dernier considère, dans une déclaration rendue publique, hier, sa disqualification de « décision lourde de conséquences pour la stabilité du pays ». Il affirme qu’aucun motif sérieux n’a été avancé par le Conseil constitutionnel. « Le Conseil constitutionnel vient de confirmer ce que la rumeur publique annonçait avant même le dépôt des candidatures, et qui tend à prouver qu’aucun motif sérieux ne saurait être avancé à l’appui du rejet des candidatures non retenues. En effet, cette rumeur établissait que seules six à sept candidatures seront retenues et avançait même les noms des heureux élus », indique le malheureux postulant à l’élection présidentielle, qui regrette de ne plus pouvoir utiliser le cadre de la campagne électorale pour exposer sa vision sur la situation du pays et présenter les solutions pour bâtir, ce qu’il appelle, « une société prospère, plus juste et plus libre ». Bien que démoralisé par cette disqualification, l’ex-ministre délégué au Trésor sous le gouvernement de M. Ghozali n’a pas omis de remercier toutes les personnes qui l’ont aidé dans l’opération de collecte de signatures. « Je remercie les citoyennes et citoyens algériens se trouvant en Algérie et dans le monde, ainsi que les journalistes de la radio, de la presse écrite et télévisée pour l’accueil réservé à ma candidature. Les convictions qui me guident et qui ont servi à établir les premières bases de mon programme sont profondes et reflètent mon attachement indéfectible à notre pays », a-t-il dit. Par ailleurs, il fait savoir que cette disqualification ne va pas le dissuader de continuer à militer pour une rupture « radicale avec le système ». « Comme je l’ai déjà exposé, je continuerai, en tant que citoyen, mon combat politique pour une rupture radicale avec l’ancien système et la construction d’une République libérale, sociale et parlementaire », s’est-il engagé. « Malgré cette éviction injuste, je ne renonce pas. Je me tiendrai toujours au côté des vrais patriotes, femmes et hommes, soucieux de l’avenir national. Je serai aussi au côté de notre jeunesse qui ne demande qu’à se libérer des entraves qui la ligotent et qui lui interdisent de s’exprimer, de s’épanouir et de contribuer à bâtir un avenir meilleur »a-t-il poursuivi. S’exprimant sur l’avenir du pays, il dira que les cinq-prochaines années seront déterminantes pour l’avenir de notre pays. « Si nous ne profitons pas de l’échéance de 2014 pour sortir de la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures, ce sont 1000 milliards de dollars qui auront été dépensés pour produire la plus grande faillite qu’une nation ait jamais enregistrée en un laps de temps aussi court (20 ans). » Enfin, il s’est dit prêt à travailler avec les forces politiques du pays en vue de désamorcer les tensions grandissantes. « Pour l’immédiat, et compte tenu de l’enjeu que représente l’élection à venir, j’affiche ma disponibilité à agir de concert avec les principaux acteurs politiques en vue de désamorcer les tensions grandissantes qui font peser une grave menace sur la stabilité du pays », conclut-il dans sa déclaration.
2001-DossierAlgerie Belaïd Abdelaziz, le nouveau venu Belaïd Abdelaziz est le plus jeune candidat à participer, et pour la première fois, à la prochaine élection présidentielle du 17 avril. Il est né à Batna en 1963, marié et père de cinq enfants. M. Belaïd entame son parcours militant en rejoignant, dès son jeune âge, les rangs des Scouts musulmans où il gravit rapidement les échelons pour en devenir un cadre national. Militant de base dans l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA), il en prendra les rênes de 1986 à 2007. Militant également de l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA), M. Belaïd assurera aussi la présidence de cette organisation. Titulaire d’un doctorat en médecine et d’une licence en droit, M. Belaïd s’est engagé en politique dans le parti du Front de libération nationale (FLN) à l’âge de 23 ans, au sein duquel il sera élu membre du comité central. Il sera élu député à l’Assemblée nationale populaire (APN) pour deux mandatures (1997-2002) et (2002-2007) sous les couleurs du FLN, parti qu’il finira par quitter en 2011 pour créer, avec le concours d’autres militants, sa propre formation politique en 2012, le Front Moustakbal (FM). Sa nouvelle formation avait réussi à obtenir lors des législatives de mai 2012 deux sièges à l’APN. Le FM a également décroché 890 sièges dans les Assemblées communales et de wilayas à l’issue des élections locales de septembre 2012. Il compte un siège au Conseil de la nation. Ali Benflis, l’outsider Ancien chef de gouvernement de 2001 à 2003, Ali Benflis est l’autre prétendant à la magistrature suprême retenu par le Conseil constitutionnel en tant que candidat indépendant. C’est sa seconde participation, après celle de 2004. M. Benflis a initié sa carrière en qualité de magistrat au cours de laquelle il a assumé les fonctions de procureur de la République de Batna, procureur général près la Cour de Constantine en plus des responsabilités exercées au sein du ministère de la Justice. M. Benflis a été membre fondateur de la Ligue algérienne des droits de l’Homme, membre de son comité directeur et délégué de la région est du pays de la ligue. Après les évènements du 5 octobre 1988, il a été désigné en qualité de ministre de la Justice dans le gouvernement du défunt Kasdi Merbah, charge qu’il a continué à assumer dans deux gouvernements successifs. En juillet 1991, il démissionne du gouvernement pour marquer son opposition aux mesures de privation des libertés en dehors du contrôle judiciaire. En 1997, M. Benflis est élu député du parti du FLN et désigné par ses pairs membre de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée populaire nationale (APN). En 1999, il est appelé à diriger la campagne électorale du candidat Abdelaziz Bouteflika. A l’issue de l’élection de M. Bouteflika, il est nommé secrétaire général, puis directeur de cabinet de la présidence de la République. En août 2000, il est nommé chef du gouvernement, avant d’être élu en septembre 2000 en tant que secrétaire général du parti du FLN, les militants le désignent comme candidat à l’élection présidentielle de 2004. Né le 8 septembre 1944 à Batna, M. Benflis est marié et père de quatre enfants. Abdelaziz Bouteflika, le président-candidat Abdelaziz Bouteflika a vu sa candidature à l’élection présidentielle du 17 avril prochain validée par le Conseil constitutionnel. Il brigue un 4e mandat, après ceux de 1999, 2004 et 2009. M. Bouteflika a rejoint les rangs des combattants pour la libération du pays très jeune, en intégrant l’Armée de libération nationale (ALN) en 1956. En 1960, le commandant Abdelaziz Bouteflika est affecté dans le sud du pays pour commander le « front du Mali », dont la création entrait dans le cadre des mesures visant à faire échec aux entreprises de division du pays par la France coloniale, ce qui lui vaudra le nom de guerre de Si Abdelkader El Mali. Dès 1962, il sera le plus jeune ministre qu’a connu l’Algérie indépendante en occupant le poste de ministre de la Jeunesse, des Sports et du Tourisme et ensuite celui de ministre des Affaires étrangères à l’âge de 25 ans. Après des années d’exil qui ont suivi le décès en 1978 du président Houari Boumediene, dont il était très proche, Bouteflika revient en Algérie en janvier 1987, et sera signataire de la « motion des 18 » suite aux événements d’octobre 1988. Entre 1989 et 1994, il déclinera plusieurs propositions, comme il ne donnera pas suite aux sollicitations dont il est l’objet en vue de son accession aux fonctions de chef de l’Etat dans le cadre des modalités et des mécanismes de la transition. Il est élu président de la République une première fois en tant que candidat indépendant, en avril 1999, et successivement en 2004 et 2009. Louisa Hanoune, jamais deux sans trois Seule femme à postuler à la présidence de la République, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, issue d’une famille de paysans de Chekfa, dans la wilaya de Jijel, est née le 7 avril 1954. Elle a commencé son parcours professionnel dans l’enseignement dès l’obtention de son baccalauréat, avant de rejoindre le secteur des transports aériens pour financer ses études universitaires. Elle est licenciée par la suite pour s’être battue pour la liberté syndicale et pour l’indépendance de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Elle sera réintégrée et mutée à Alger en 1980, après des mois de combat. Elle fut l’une des fondatrices et présidente de l’Association pour l’égalité devant la loi entre les femmes et les hommes en 1989. A Alger, elle rejoint l’Organisation socialiste des travailleurs (OST) dans la clandestinité, où elle sera arrêtée en 1983. Elle est arrêtée une deuxième fois en 1988. En 1989, après la reconnaissance du multipartisme, la direction de l’OST l’élit comme porte-parole, tâche confirmée par le congrès de la fondation du PT en mai 1990, et qu’elle assumera jusqu’au 5e congrès d’octobre 2003 à l’issue duquel elle est élue secrétaire générale du parti. Louisa Hanoune a été élue députée à l’Assemblée populaire pour trois mandats depuis la première législature pluraliste. Sa première candidature pour la présidentielle fut en 1999 où son dossier s’est vu rejeté par le Conseil constitutionnel. Elle se représente aux deux élections présidentielles suivantes en 2004 puis en 2009. Ali Fawzi Rebaïne, l’homme tranquille Le plus connu, mais paradoxalement le plus discret des candidats à la présidentielle, Ali Fawzi Rebaïne, chef du parti AHD 54, est né le 25 janvier 1955 à Alger. Opticien de formation, il est marié et père de deux enfants. Son dossier a été retenu par le Conseil constitutionnel pour la troisième fois consécutive après les élections de 2004 et de 2009. Membre fondateur de l’Association des fils et filles de chahid de la wilaya d’Alger en 1985, puis son président jusqu’à 1990, M. Rebaïne est également membre fondateur de la première Ligue des droits de l’Homme en juin 1985, puis membre fondateur du comité national contre la torture en octobre 1988. A partir de 1991, il est membre fondateur du parti AHD 54, dont il devient le secrétaire général jusqu’à sa reconduction en tant que président du parti en 1998. Il est réélu président de ce parti en avril 2002, poste qu’il occupe à ce jour. Durant son parcours militant, M. Rebaïne a été arrêté et emprisonné du 23 septembre 1983 au 4 novembre 1984, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il a été arrêté une deuxième fois le 5 juillet 1985 pour « atteinte à la sûreté de l’Etat et constitution d’association illégale, puis condamné à 13 ans de prison, avant d’être libéré le 26 avril 1987 à travers une grâce présidentielle ». Moussa Touati, au nom du «front» Né le 3 octobre 1953 à Beni Slimane, dans la wilaya de Médéa, Moussa Touati, issu d’une famille révolutionnaire connue, figure, lui aussi, sur la liste des candidats à la présidentielle du 17 avril prochain. Ce sera sa troisième tentative d’accéder à la magistrature suprême, après celles de 2004 et 2009. Marié et père de trois enfants, Moussa Touati a poursuivi ses études primaires et moyennes dans des centres pour enfants de chouhada avant de rejoindre le lycée Ibn Khaldoun d’Alger. Il a rejoint l’Armée nationale populaire (ANP) avant d’occuper différents postes au sein des Douanes nationales, au ministère de l’Habitat et à la Société nationale de recherches et d’exploitation minières (Sonarem). Par la suite, Moussa Touati a rejoint les bancs de l’université pour se spécialiser en économie avant de travailler dans le corps de la Sûreté nationale. Il est également membre fondateur du mouvement des enfants de chouhada, de l’Organisation nationale des enfants de chouhada (Onec) et de la Coordination nationale des enfants de chouhada. En juin 1999, M. Touati crée le Front national algérien (FNA) et est élu à la tête de ce parti dont il assure toujours la présidence.
Six candidats parmi les douze qui ont déposé leurs dossiers de candidature pour le scrutin présidentiel du 17 avril prochain ont été retenus par le Conseil constitutionnel. Il s’agit du chef de l’Etat sortant et candidat à sa propre succession, Abdelaziz Bouteflika, de l’ancien chef de gouvernement et candidat à la présidentielle de 2004, Ali Benflis, du numéro 1 du Parti des travailleurs et candidate également à la présidentielle de 2004, Louisa Hanoune, du leader du FNA, Moussa Touati, et du dirigeant du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne, qui était également en course il y a dix ans, et enfin Belaïd Abdelaziz plus jeune candidat. En précisant qu’il s’était réuni du 10 au 13 mars 2014, «à l’expiration du délai légal de dépôt des dossiers de candidature fixé au mardi 4 mars 2014 à minuit», le Conseil a affirmé dans son communiqué rendu public jeudi dernier qu’il a fait également « appel à des magistrats et à des conseillers auprès de la Cour suprême et du Conseil d’Etat pour l’assister dans la vérification de la validité des souscriptions de signatures ». Son président, Mourad Medelci, a par ailleurs souligné que d’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour sélectionner des candidats, notamment en raison du fait que « certains » ont « accompagné leurs dossiers de candidature de formulaires de souscriptions de signatures d’électeurs ou d’élus, ou des deux à la fois ». Les six dossiers de candidature rejetés, a-t-il expliqué, l’ont été pour non-conformité aux « conditions requises », notamment par « l’article 73 de la Constitution et l’article 139 » de la loi électorale. L’article 73 de la loi fondamentale algérienne, doit-on le rappeler, fixe les conditions d’éligibilité à la présidence de la République et contient entre autres dispositions la nécessité de « jouir uniquement de la nationalité algérienne d’origine » ; « d’être de confession musulmane » ; « d’attester de la nationalité algérienne du conjoint » ; de « justifier de la participation à la Révolution du 1er Novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942 » ; et de « justifier de la non-implication des parents du candidat né après juillet 1942 dans des actes hostiles à la Révolution du 1er Novembre 1954 ». Générations et profils différents L’article 139 du Code électoral précise, pour sa part, les pièces que chaque candidat à la candidature doit présenter dans le dossier destiné à la délibération du Conseil constitutionnel. Parmi elles, il est mentionné l’obligation d’une « liste comportant au moins six cents signatures individuelles de membres élus d’assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires et réparties au moins à travers 25 wilayas. Soit d’une « liste comportant soixante mille (60 000) signatures individuelles, au moins, d’électeurs inscrits sur une liste électorale », recueillies à travers au moins 25 wilayas. « Le nombre minimal des signatures exigées pour chacune des wilayas ne saurait être inférieur à 1500 », est-il précisé. Dans son rendu officiel, le Conseil constitutionnel n’a pas donné de détails sur les « motivations » de rejet des six autres dossiers de candidature que ses services ont eu à examiner, se contentant simplement de rappeler que son verdit a été dicté par les articles cités de la Constitution et du Code électoral dans sa dernière version du 12 janvier 2012. Un point sans doute pour lequel l’ex-candidat à la candidature Ali Benouari, dont le dossier a été rejeté, a réagi en déclarant que son exclusion de la course à l’élection présidentielle obéit à des motifs peu sérieux (lire compte rendu de sa déclaration). M. Benouari, qui a été le seul parmi les « recalés » à réagir, fait rappeler qu’il était la dernière personnalité politique en course pour le scrutin présidentiel du 17 avril prochain à se réclamer sans complexe d’un projet économique libéral et d’un système économique de marché. Il renvoie au passage aux candidats retenus et à la représentation qu’ils fournissent en termes de profils et de programmes : de vieux routiers de la politique pour la plupart et même pour le nouveau venu dans le « casting » de l’élection présidentielle et le plus jeune d’entre eux, Abdelaziz Belaïd. Des profils militants différents s’expliquant par leur appartenance à des générations différentes : guerre de libération pour le chef de l’Etat sortant ; grand militant du FLN et grand commis de l’Etat pour Ali Benflis ; lutte pour les droits politiques et syndicaux durant le parti unique et après pour Louisa Hanoune et Ali-Fewzi Rebaine ; un produit tardif de l’ouverture politique depuis février 1989 : Moussa Touati et le FNA, parti qu’il a créé en 1999. Abdelaziz Belaïd, plus jeune candidat a milité, entre autres, dans l'Union nationale des étudiants algérien. <

Six candidats parmi les douze qui ont déposé leurs dossiers de candidature pour le scrutin présidentiel du 17 avril prochain ont été retenus par le Conseil constitutionnel. Il s’agit du chef de l’Etat sortant et candidat à sa propre succession, Abdelaziz Boutefl ika, de l’ancien chef de gouvernement et candidat à la présidentielle de 2004, Ali Benfl is, du numéro 1 du Parti des travailleurs et candidate également à la présidentielle de 2004, Louisa Hanoune, du leader du FNA, Moussa Touati et du dirigeant du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne, qui était également en course il y a dix ans, et enfi n Belaïd Abdelaziz plus jeune candidat. Ces personnalités vont mener campagne dans un contexte inédit et marqué par des appels au boycott.
ghrdayaDécidément, Ghardaïa n’est pas près de sortir de la zone de turbulences. Il a suffi que l’imposant dispositif sécuritaire soit quelque peu allégé pour que de nouveaux affrontements éclatent entre groupes de jeunes mercredi soir au niveau de plusieurs endroits de la wilaya et qui se sont poursuivis jeudi et vendredi.A la tombéede la nuit, des groupes de jeunes se sont aff rontés en se jetant des pierres et des cocktails Molotov dans les quartiers de Hadj-Messaoud et Melika. Déployées en grand nombre, les forces antiémeute de la police, appuyées par des unités de la gendarmerie, ont été  mobilisées  pour  faire  cesser  les heurts et sécuriser les diff érents quartiers de Ghardaïa. Les forces de l’ordre  ont  dû  utiliser  des  grenades  lacrymogènes pour faire cesser les affrontements  dans  les  quartiers  de Hadj-Messaoud et Melika, avant que les  heurts  ne  s’étendent  à  d’autres quartiers, notamment le carrefour de Merakchi et la limite administrative entre  la  commune  de  Ghardaïa  et Bounoura, où des échauff ourées sporadiques sont observées. Deux locaux situés à Hadj-Messaoud ont été vandalisés avant d’être incendiés. Selon des sources locales de Berriane jointes  hier  par  téléphone,  «  pas  moins d’une  cinquantaine  de  locaux  entre habitations  et  commerces  ont  été vandalisés et incendiés de mercredi à eudi dans la ville de Ghardaïa, dans de  nouvelles  échauff ourées  entre groupes de jeunes. Ces violences, qui n’ont  pas  fait  de  morts,  ont  cependant  causé  des  dizaines  de  blessés légers  ».  Notre  source  ajoute  que« ces aff rontements ont éclaté dans la soirée de mercredi entre des groupes de  jeunes  des  quartiers  Hadj-Messaoud et Ksar Melika, avant de s’étendre  aux  quartiers  Sidi  Abbaz,  aux carrefours de Bounoura et Merakchi et  à  Theniet  El  Makhzen,  et  par  la suite  à  Salem-Ouaissa  ».  L’intervention  des  sapeurs-pompiers  a  permis de circonscrire les fl ammes et d’empêcher  qu’elles  ne  s’étendent,  sous l’eff et du vent, à d’autres magasins et habitations de ces quartiers populaires  de  Ghardaïa.  Ces  violences  ont été émaillées par des jets de cocktails Molotov et divers projectiles, lancés à partir des terrasses des maisons par ces  jeunes  qui  s’accusent  mutuellement  d’être  responsables  de  ces  affrontements  déclenchés  sans  raison apparente.Du mobilier urbain, des murs de cimetières et des véhicules ont été également visés par ces actes de vandalisme,  commis  par  des  groupes  de jeunes non identifi és, selon le témoignage de cheikh Balhaj Naceredinne, un élu local de Berriane et acteur très actif de la vie associative locale. « Le mur du cimetière de Ami-Saïd a encore été détruit hier après avoir été reconstruit récemment par l’APC de Ghardaïa. » Selon une source hospitalière, quelque 20 blessés par jets de pierres ont reçu des soins à l’hôpital de Ghardaïa. Plusieurs magasins ont baissé rideau de peur d’agressions et d’actes de vandalisme et de pillage.Fin décembre, de violentes émeutes avaient déjà secoué la ville de Ghardaïa avant de connaître une période d’accalmie.  Certains  quartiers  de  la ville  ont  connu,  durant  les  mois  de janvier  et  février  derniers,  des échauff ourées et heurts sporadiques entre des groupes de jeunes. Ces évènements ont été marqués par des actes de vandalisme, de pillage et d’incendie  de  locaux  commerciaux  et d’habitations. Un important dispositif des forces antiémeute de la police, appuyées  par  des  unités  d’intervention  de  la  gendarmerie,  a  été  redéployé dans les diff érents « quartiers chauds » de la ville pour faire cesser les heurts et ramener le calme et la quiétude dans la région. Ces dernières  ont  fait  usage  de  bombes  lacrymogènes  pour  disperser  les  antagonistes.
L’ancien Premier ministre et désormais directeur de campagne de Abdelaziz Boutefl ika a procédé hier à l’installation de ses grands assistants au niveau des wilayas. Ces directeurs de campagne régionaux devront assumer la charge d’organiser et d’animer les meetings et autres manifestations destinés à défendre leur candidat, ainsi que son programme. La cérémonie s’est déroulée, hier à l’hôtel Riadh de Sidi Fredj, dans une salle comble. Lors de cette courte réunion, M. Sellal a fait une allocution d’ouverture où il a promis une «campagne propre», axée sur un «programme», ainsi que des propositions dans une élection qu’il a présentée comme «ouverte» et «transparente». Après cette courte intervention au cours de laquelle il a appelé à une campagne loyalement disputée et un scrutin régulier, le directeur de campagne du chef de l’Etat sortant a présidé une séance de travail à huis clos.Peu avant dans l’après-midi, et à Zéralda, le leader du MPA, Amara Benyounes, a lui aussi présidé une rencontre du «Big-meeting» de partisans de Boutefl ika prévu aujourd’hui. Devant des responsables et des élus du parti, il appelé les électeurs à «voter massivement» et indiqué que lui et son parti vont axer leur campagne sur deux axes : le «bilan» du chef de l’Etat sortant et son «programme» qui contiendra, selon lui, des réponses aux questions et aux besoins à court et moyen terme. M. Benyounes, qui a, lui aussi, parlé de «campagne propre », a estimé qu’« elle ne sera pas facile» et qu’elle demandera de l’eff ort et de l’énergie. Aux partisans du boycott, il a estimé que «c’est de leur droit d’exprimer leur point de vue », mais en faisant attention aux dérapages et en évitant le recours à la rue. Pour sa part, Taj d’Amar Ghoul, lors de sa deuxième rencontre avec les directeurs des permanences de wilayas, a indiqué que sa formation politique appelle les candidats à œuvrer pour « la mobilisation générale » des électeurs pour les convaincre de leurs programmes en évitant les attaques personnelles et la diff amation. «Il faut élever le nive de la compétition à la hauteur du poste de président de la République», a-til ajouté, d'où, a-t-il dit «la nécessité d'œuvrer dans le cadre du respect de la morale politique et des choix d'autrui». Son président, M. Ghoul, a fustigé les partisans de « l'arrêt du processus électoral », soulignant que «l'Algérie poursuivra ce processus, étant loin d'une crise nécessitant une étape transitoire ».24 HEURESAU PAYSsamedi 15 mars 2014