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Reporters

La production laitière à Annaba a sensiblement baissé cette année, pour atteindre quelque 17 millions de litres, soit un repli de l’ordre de 40% par rapport à l’année 2014, où il a été mis sur le marché local 33 millions de litres de ce produit alimentaire stratégique.

La situation, qualifiée d’alarmante par des représentants de la Chambre de l’agriculture, doit être impérativement examinée avec les producteurs et les responsables de la direction des services agricoles de la wilaya pour situer les difficultés et problèmes et ainsi y remédier pour au moins maintenir le seuil de production enregistré les années précédentes.
Au niveau des exploitations, les vaches laitières, qu’elles soient montbéliardes, des Holstein ou de race locale, la production laitière a baissé. « Nous sommes confrontés à une situation difficile à surmonter, à moins que les pouvoirs publics n’interviennent pour la régler. D’une part, la plupart des éleveurs producteurs ne possèdent pas de terres qu’ils peuvent exploiter comme pâturages et, d’autre part, les prix des aliments du bétail ont augmenté, avec en plus une TVA de 17%. Le foin, qui se vendait entre 550 et 600 DA la balle, est aujourd’hui cédé entre 800 et 900 DA ; les coûts de production sont élevés et les prix de vente pratiqués ne couvrent pas les dépenses, et donc certains ont dû vendre leurs bêtes, car devenues non rentables, elles ont toutes connu le chemin de l’abattoir pour se retrouver sur les étals des bouchers », nous a confié un éleveur de la région. Aujourd’hui, la production laitière à Annaba couvre à peine 16% des besoins exprimés de la wilaya, qui avoisinent les 105 millions de litres par an. Le soutien à la production, décidé par les pouvoirs publics dernièrement et consistant à accorder 14 DA par litre livré à la transformation, s’avère insuffisant, selon un autre. « C’est une bonne initiative du gouvernement, nous confie-t-il. On percevait avant 12 DA par litre. A partir du mois prochain, ce sera 14 DA, mais cela reste en deçà des attentes des éleveurs, qui sont confrontés à la cherté de l’aliment du bétail. Nous demandons à ce que tous les aliments du bétail soient exonérés de la TVA. Cela nous permettra de respirer et d’être plus à l’aise. Autrement, les exploitations fermeront l’une après l’autre. » A Souk Ahras, bassin laitier de l’Est avec près de 100 000 bovins, dont 50 000 vaches laitières, la situation est pire. Des centaines d’exploitations d’élevage laitier sont menacées de disparition. A Aïn Sennour, dans les monts de Mechroha, d’Ouled Driss, la Mazrâa ou M’daourouch, les éleveurs se plaignent de la cherté des aliments du bétail. « Il y a un grand business qui s’est créé ces derniers temps, le business du foin et de la paille, nous dit Khelil Rouainia, un éleveur établi à Aïn Sennour. J’ai 46 vaches et j’ai un lopin de terre qui ne suffit pas comme pâturage. Donc, je suis obligé d’acheter du foin. Cela se faisait normalement ; aujourd’hui, il y a des intermédiaires qui achètent tout sur le champ même de production et à n’importe quel prix, pour le revendre très cher sur un marché improvisé au bord de la RN16, un marché illégal et qui plus est s’impose comme étant une sorte de monopole de ce produit accaparé par des gens qui n’ont rien à voir avec l’élevage, mais qui en profitent à fond. Si bien que l’éleveur est soumis à ce diktat au risque de fermer son exploitation et vendre le bétail. Il y a aussi cette subvention de l’Etat à la filière lait qui a profité aux trafiquants de tous bords, car certains déclarent produire 20 l/j par tête tout le long de l’année. Et avec la complicité des bonnes personnes, ils empochent ainsi des sommes faramineuses qui sont normalement destinées aux éleveurs, les vrais. Je sais que la vache ne produit par jour que 10 à 15 litres, dans le meilleur des cas, et donc comment peut-on au niveau de l’administration des laiteries accepter cela, il y a anguille sous roche. Nous appelons les pouvoirs publics à enquêter sur ces détournements. » La filière lait va mal, très mal même, car si tout a été fait en amont pour promouvoir la production laitière et arriver ainsi à une autosuffisance en ce produit, en aval, il en est tout autrement. Des parasites sont en train de pervertir cette action du gouvernement en la détournant à leur seul profit. 

Les populations d’animaux marins (mammifères, oiseaux, reptiles et poissons) se sont contractées en moyenne de moitié sur la planète au cours des quatre dernières décennies, a indiqué le rapport Planète Vivante Océans 2015. Certaines ont même vu leur effectif fondre de près de 75 % et les espèces les plus prisées comme le thon, le maquereau et la bonite subissent le déclin le plus marqué. Si ces conclusions constituent une mauvaise nouvelle pour toutes les nations, elles le sont plus encore pour les plus exposées, notamment les populations côtières dépendant entièrement des produits de la mer. Le rapport révèle un déclin de 49 % des populations marines entre 1970 et 2012. Effectuée sur une base d’observation de 5 829 populations appartenant à 1 234 espèces, l’analyse s’appuie sur une série de données près de deux fois plus riche que celle des analyses passées et dresse ainsi un tableau plus clair, mais aussi plus inquiétant de l’état des océans. Outre la chute libre des stocks de poissons, le rapport met aussi en évidence le déclin prononcé des récifs coralliens, des mangroves et des herbiers marins qui accueillent nombre d’espèces de poissons et rendent de précieux services aux populations. Les récifs coralliens et prairies sous-marines pourraient ainsi disparaître du globe d’ici 2050 sous l’effet du changement climatique. Sachant que plus de 25 % de toutes les espèces marines en sont les hôtes et que près de 850 millions de personnes bénéficient directement de leurs services économiques, sociaux et culturels, la perte des récifs coralliens représenterait une extinction catastrophique, aux conséquences dramatiques sur les communautés. Si la surexploitation apparaît comme la première menace pour la biodiversité océanique, l’étude estime que le changement climatique est également à l’origine de mutations océaniques plus rapides qu’à n’importe quelle autre époque depuis des millions d’années. L’élévation des températures et de l’acidité des océans, attribuable au dioxyde de carbone, aggrave les impacts négatifs de la surpêche et des autres grandes menaces, telles la dégradation des habitats et la pollution.
(Source : agences)

Plus que les années précédentes, la tendance du Salon international du livre d’Alger cette année, ce sont les livres d’apprentissage des langues étrangères : dictionnaires, méthodes diverses d’apprentissage des langues : anglaise, française, espagnole… Les stands sont ainsi pris d’assaut, en particulier ceux consacrés à la langue anglaise.

Par Houria Mendil
Le livre religieux, avec une présence plutôt timide, trône comme à son accoutumée sur le Salon international du livre d’Alger cette année, mais pas autant que les années précédentes. On dirait qu’il est moins mis en avant, mieux encore, les lecteurs se le procurent moins, du moins, c’est ce que nous avons pu constater. Il en est de même pour le livre de cuisine, pour les livres de soutien scolaire et surtout ces livres d’interprétation des rêves qui, longtemps, ont primé sur le Sila.
Pour ce qui est de la littérature algérienne, Yasmina Khadra, lui, est présent avec des livres de poche pour la totalité de son œuvre, ils sont cédés à 550 DA ; du coup, plein d’amoureux des livres de cet auteur se les sont procurés à volonté : Ce que le jour doit à la nuit, L’Attentat, Les Sirènes de Bagdad, Les Hirondelles de Kaboul.
A titre d’exemple, Arezki Metref, Fadéla Merabet, Leïla Asslaoui ou encore Wacini Laredj ont été au rendez-vous des ventes-dédicaces. Pour se voir dédicacer un Waciney Laredj, faut patienter dans la file qui s’est spontanément constituée. Au stand des éditions Koukou, quelques nouveautés, à peine trois. L’un sur Abane Ramdane, un livre-témoignage écrit par son neveu Belaïd Abane, également politologue. Sur la quatrième de couverture, on attire notre attention, on voulait faire croire qu’Abane Ramdane est mort au champ d’honneur, mais en fait non, la réalité est bien plus amère concernant le destin de cet homme parti si tôt, mais qui a marqué toute une génération. Le livre est cédé à 1 200 DA. Difficile de se le permettre, comme c’est le cas pour plusieurs titres d’ailleurs, du moins pour les petites bourses.
600 DA, 900 DA, 1 000 DA pour certains romans, par exemple, des éditions Barzakh, Maïssa Bey, dont la nouveauté vient de paraître, Hizya, en l’occurrence, il est vendu à 900 DA.
Marwa, 21 ans, venue de Tipasa et qui a pointé avec sa sœur au salon dès 10h, en ce cinquième jour du Sila, nous dit n’avoir pas trouvé ce qu’elle cherchait. Etudiante dans la spécialité génie des procédés, sa spécialité est absente au salon, selon elle. « Alors, comme vous voyez, je me suis contentée d’acheter
l’Etranger d’Albert Camus en arabe à 400 DA, ainsi qu’un autre d’Ibrahim El Fekki, un livre pratique. » Sa sœur ne semble pas intéressée par le livre. A 18 ans, le livre ne représente pas grand-chose pour elle.
Il ne faut pas oublier que le Sila coïncide avec les vacances d’automne des écoliers. Du coup, beaucoup de familles rendent visite au livre à l’occasion du Sila. Ainsi, le salon est pris d’assaut, jeunes, enfants, vieux, femmes, hommes de tout âge. Ainsi, une marée humaine se forme dès 11h30 chaque jour depuis le début du salon. Difficile de se frayer un chemin à l’intérieur des pavillons, à certains stands, il faut s’armer de patience.
Les conférences, les ventes-dédicaces et autres activités de lecture drainent des foules. On tente de séduire l’enfant au stand de l’Institut français d’Alger dont le pays est l’invité d’honneur du Sila-2015 ; il n’y a pas que l’IFA qui tente d’attirer les enfants. Beaucoup de maisons d’éditions exposent des livres pour enfants, des livres bien présentés, dont le papier est de qualité, des contes en arabe et en français qui ne laissent pas indifférents les enfants venus nombreux au Sila. Du coup, les bambins contractent le désir de lire et font eux-mêmes le choix de tel ou tel conte.
Pourtant, il semble que certaines habitudes plutôt mauvaises ont la peau dure chez certains écoliers des classes d’examens notamment, tant ils ne s’intéressent qu’aux livres de leurs cours et ils ont cette curieuse obsession d’acquérir le livre qu’un prof de physique leur a demandé d’acheter par exemple, et ce, coûte que coûte.
En tout état de cause, le tramway d’Alger est plein à craquer à chaque navette en ces jours du Salon du livre, une file interminable se forme à la sortie et à l’entrée de la Safex de façon continue. Les agents du tram et les policiers assurent l’organisation, une organisation à la hauteur d’ailleurs. La foule est très bien maîtrisée grâce à des barricades installées pour assurer la sécurité de ceux qui traversent la voie du tram. En sa vingtième édition, le Sila est à tout jamais ancré dans les habitudes des Algériens. Six jours se sont déjà écoulés depuis son début, encore quatre jours passionnants à vivre pour ceux qui désirent s’y rendre. 

Les exportations vers la Grande zone arabe de libre-échange (Gzale) sont orientées à la baisse en raison de la chute des prix du pétrole et le recul des exportations de sucre blanc.

 

Par Allaoua Boualem
Cette situation a engendré un déficit de la balance commerciale de l'Algérie avec la Gzale de 56 millions de dollars uniquement sur le premier semestre 2015, alors qu’il affichait un excédent de 440 millions de dollars à la même période de 2014, selon l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex). Les exportations algériennes vers la Gzale, constituées essentiellement des hydrocarbures, ont atteint 1,253 milliard de dollars, en baisse de 27% par rapport à la même période de 2014. Les importations, quant à elles, se sont établies à 1,31 milliard de dollars, en hausse de 2%.
Hors hydrocarbures, les exportations du pays ont reculé de 31%, pour atteindre 82,8 millions de dollars sur la période, contre 120,2 millions de dollars au premier semestre 2014.
Cette baisse des exportations hors hydrocarbures s'explique principalement par le recul des exportations de sucre à 33 millions de dollars, contre 77 millions de dollars (-57%).
Les produits agricoles et agroalimentaires représentent près de 60% des exportations hors hydrocarbures vers la Gzale. Ils ont reculé à 49 millions de dollars (-45%), sachant que le sucre en représente 70%, alors que le reste se compose essentiellement des dattes (4 millions de dollars), des truffes (4 millions de dollars), des eaux minérales et gazéifiées (1,4 million de dollars), des pâtes alimentaires (1,3 million de dollars) et des yaourts (1,3 million de dollars). Les 40% restant sont les produits industriels ; ils ont atteint 33,4 millions de dollars, dont 18,8 millions de dollars d'exportations d'ammoniac, en hausse de 15%.
Par ailleurs, l'Algérie importe des pays de la Gzale des matières plastiques, du ciment, des médicaments, des charpentes métalliques et des fils de cuivre essentiellement. Les importations algériennes depuis cette zone ont augmenté par rapport à la même période de 2014, passant à 1,3 milliard de dollars, contre 1,2 milliard de dollars (+2%). Les produits industriels importés depuis cette zone ont représenté une valeur de 1,1 milliard de dollars (88% des importations), en hausse de 0,6% par rapport à la même période de 2014.
Algex relève que la Jordanie perd un peu de son monopole pour les médicaments, au profit de l'Arabie saoudite, avec une part de 62% pour le premier pays et de 25% pour le second. Pour les produits agricoles et agroalimentaires importés de la Gzale, leurs importations ont augmenté, passant à 143 millions de dollars, contre 122 millions de dollars (+16%). Il s'agit essentiellement des légumes à cosse secs, tabacs, jus de fruits, graines des épices, sucreries, légumes conservés et fruits secs. Les importations des produits de la pêche en provenance des pays de cette zone ont aussi progressé de 2,7%, enregistrant une valeur de 4,4 millions de dollars durant les six premiers mois de 2015.
Au cours de cette période, les principaux fournisseurs de l'Algérie au sein de la Gzale ont été l'Arabie saoudite (24%), l'Egypte (19,6%), la Tunisie (18%), les Emirats arabes unis (12%) et le Maroc (9,3%). Les principaux clients de l'Algérie pour les produits sont la Tunisie (29% des exportations algériennes), le Maroc (26%), le Liban (10%), la Syrie (7%), l'Irak et l'Arabie saoudite (4% chacun).
Sur l'année 2014, la balance commerciale de l'Algérie avec la Gzale avait réalisé un excédent de plus d’un milliard de dollars. En 2015, le déficit commercial sera sûrement de rigueur. 

Depuis son installation, voilà environ un mois, le wali de Blida, Abdelkader Bouazghi, a présidé trois conseils exécutifs de wilaya, dont deux ont été consacrés à l’environnement. Le dernier en date a eu lieu dimanche et fut consacré au secteur du logement.

Les exposés présentés par les différents responsables de ce secteur, à savoir l’OPGI, la direction du logement et la direction de l’urbanisme, ont fait apparaître que la quasi-totalité des projets souffrent de retard pour différentes raisons. Alors que les habitants de la wilaya vivent au niveau de certains quartiers dans la promiscuité, c’est le cas des Ouled Soltane ou encore de la cité Ben-Boulaïd, où, depuis plus de vingt années, ils attendent la réponse à leurs demandes. Dans son intervention préliminaire, le wali s’est montré surpris, tout en affirmant n’avoir jamais connu de telle situation, en constatant des programmes datant de 2006 non encore lancés. Il convient de noter que selon les explications du directeur du logement, la wilaya de Blida a bénéficié d’un programme totalisant, depuis le 31 décembre 1999, 88 848 logements, tous projets confondus, mais la situation physique laisse apparaître que seuls 31 559 unités ont été achevées. Quant à ceux qui n’ont pu être lancés, et dont le nombre s’élève à 20 195, leur situation demeure inexpliquée dans certains cas. Quoique les responsables du secteur ont tenté d’apporter des explications relatives à ce volet, le « flou » a continué à planer, même si les différents responsables, notamment de l’OPGI et le directeur du logement, ont tenté de souligner que l’absence d’acte de propriété du terrain, des terres appartenant à des exploitations agricoles, sont dans la plupart des cas les raisons de cette situation. A travers le débat qui s’est instauré, et au vu de la situation, le wali a exhorté les différents responsables et en particulier les chefs de daïra concernés par la situation, de regrouper certains programmes et de les adapter à un certain nombre de communes où le terrain d’assiette peut les recevoir, car, a-t-il dit, les citoyens ne méritent pas d’être pénalisés, d’autant que le gouvernement a accordé d’importants programmes à cette wilaya. Dans ce cadre le wali de Blida, Abdelkader Bouazghi, a souligné la nécessité de rattraper le retard accusé dans la réalisation des programmes de logements destinés à la wilaya, appelant à la prise de mesures urgentes pour redresser la situation. M. Bouazghi a relevé qu’il s’agit là de la première préoccupation tant du citoyen que de l’Etat, qui lui a affecté des fonds considérables. « Contrairement aux autres wilayas, Blida a été incapable de concrétiser les programmes qui lui ont été affectés depuis une longue période », a estimé le wali, soulignant l’impératif de « trouver dès à présent des solutions aux problèmes à l’origine de ce retard ». « Après 10 ans révolus, la wilaya a concrétisé 95% du programme quinquennal 2005-2009, alors que 370 logements publics locatifs (LPP) sont à l’arrêt et 300 autres n’ont pas encore été lancés en chantier », a déploré M. Bouazghi, signalant également plus d’un millier de logements inscrits au titre du programme d’éradication de l’habitat précaire également à l’arrêt à travers de nombreuses communes de la wilaya pour cause d’inadéquation de leurs assiettes d’implantation et de conflits avec les entreprises en charge. S’agissant du quinquennat 2010-2014, au titre duquel la wilaya a été destinatrice de 13 450 LPP et d’éradication de l’habitat précaire, il a été enregistré la réalisation de seulement 400 unités, alors que plus de 6 000 autres sont en attente de lancement de leurs travaux de réalisation, pour cause d’absence d’assiettes foncières. Les participants à ce conseil ont décidé la désignation de trois sites à Meftah, Ben Khelil et El Affroun, alors que le wali a recommandé la constitution d’une commission dont les membres se déplaceront sur le terrain pour constater de visu ces sites destinés à l’implantation des projets de logements non encore lancés en réalisation. Parallèlement, les participants se sont accordés sur le transfert de tous les projets à l’arrêt vers la région de Tabaint, dans la commune de Bouinane.

La Corne de l’Afrique est de plus en plus aride avec le réchauffement climatique, estime une étude américaine qui contredit les précédentes prédictions d’un climat plus humide dans cette région instable frappée par des crises chroniques liées à la sécheresse.

Selon les géophysiciens des université d’Arizona et de Columbia à New York, dont l’étude a été publiée vendredi dans la revue américaine Science Advances, cette partie de l’Afrique s’est asséchée avec le réchauffement planétaire qui s’est produit au siècle dernier à un rythme sans précédent. Cette région subit de fréquentes sécheresses dévastatrices depuis des décennies, relèvent-ils. La partie orientale de la Corne de l’Afrique, qui englobe la Somalie, Djibouti et l’Éthiopie, recevra progressivement de moins en moins de précipitations durant la saison cruciale des pluies de mars à mai, laissant craindre une intensification des tensions régionales. Cette projection contredit les modèles climatiques selon lesquels le réchauffement va au contraire y apporter davantage de précipitations au printemps. «Les données paléoclimatiques des deux mille dernières années nous indiquent que la Corne de l’Afrique est plus aride quand la planète est plus chaude et plus humide quand la Terre est plus froide», précise Jessica Tierney, professeur de géophysique à l’Université d’Arizona. Les scientifiques ont analysé des carottes de sédiment marin ancien prélevées dans le Golfe d’Aden, qui remonte à 40 000 ans. Les couches sédimentaires sont tellement bien préservées dans la carotte que les chercheurs ont pu remonter dans le temps, décennie par décennie. Les températures ont été calculées en analysant des substance chimiques laissées dans les sédiments par des micro-organismes marins appelés archées. Pour traquer les niveaux d’aridité, les chercheurs ont analysé les acides gras provenant de l’huile des feuilles de plantes terrestres. Quand le climat est plus sec, ces acides ont une plus grande teneur en deutérium, une forme lourde d’hydrogène. Bien que la Corne de l’Afrique ait connu une assez longue période humide durant le petit âge glaciaire de 1450 à 1850, ces scientifiques ont trouvé un accroissement important de cet isotope d’hydrogène au XXe siècle, indiquant clairement un climat devenant plus aride. Ces mêmes géophysiciens avaient montré dans une précédente recherche que le Sahara, qui fut verdoyant dans le passé avec des précipitations régulières, s’était soudainement asséché au cours d’un ou deux siècles il y a environ 5 000 ans et non graduellement comme de nombreux scientifiques le pensaient. L’étude apporte de nouvelles preuves qu’un changement climatique peut se produire soudainement. 

Par Pascal Le PAUTREMAT*
Si le fait que l’Afrique dispose de tant de ressources est, dans l’absolu un atout économique majeur sur le champ international, pour le continent, c’est aussi la cause de bien des crises et conflits inter ou intraétatiques depuis des décennies. Un thème qui mériterait une étude à part entière. La carte associée à notre article rappelle cette triste réalité, de manière succincte. L’influence des multinationales dans les conflits locaux, lorsqu’il s’agit de régions particulièrement riches en matières premières, a contribué à pérenniser des crises dites de faible et basse intensités. La situation d’instabilité récurrente de l’Est de la République démocratique du Congo, ex-Zaïre, en témoigne. Les Nord et Sud Kivu, compte tenu de leurs richesses en minerais divers, focalisent les interventions de milices diligentées par des responsables politiques et économiques, depuis les Rwanda et Ouganda, voisins, pour ne citer que ces seuls exemples, avec en filigrane, des multinationales occidentales et chinoises comme clientes de première ordre. La République démocratique du Congo, notamment dans ses provinces du Nord et Sud Kivu, concentre ainsi près de 80% des réserves mondiales de coltan – pour ne citer que ce minerai – sans parler du cuivre, du manganèse, de l’or, des diamants[14], etc.…. Les minerais, désignés communément « Or gris », constituent donc une manne financière gigantesque tant pour les pays africains, propriétaires des gisements, que pour les multinationales. L’Afrique des Grands Lacs reste ainsi la région la plus sinistrée, ce qui a engendré la mort de plus de 7 millions de personnes depuis les années 1990, en intégrant la crise génocidaire Tutsis/Hutus au Rwanda. Ces dernières années, la tonne de coltan, avec une pureté de l’ordre de 30 % de tantale, s’achète sur les marchés près 60 000 dollars[15]. A la fin des années 1990, sur fond de spéculation autour des nouvelles technologies, le kilogramme de coltan était estimé entre 1 000 et 2 000 dollars. Parallèlement, le kilogramme d’or, avec la crise financière internationale, a retrouvé une valeur de sûreté propice à une inflation de sa valeur boursière[16]. L’once d’or (soit environ 30 grammes) était à 300 dollars en 2001. Le kilo d’or, entre 1999 et 2007, est passé de 8 017 € à 16 224 € environ. Actuellement, il est côté entre 42 000 euros et 55 000 euros. Légitimement, divers pays africains, comme le Rwanda, misent sur le secteur minier pour disposer de fonds conséquents afin d’assurer leur développement économique. Ce n’est pas sans conséquences sur la répartition des activités sectorielles. Un travailleur chargé d’extraire du coltan, souvent dans des mines à ciel ouvert – mais non sans risque sanitaire car il s’agit d’un produit radioactif – peut gagner plus d’une centaine de dollars en 15 jours, ce qui représente le gain annuel d’un paysan dans la région des Grands Lacs. En août 2015, le régime rwandais de Paul Kagamé prédit que l’exploitation des mines, notamment de coltan, de cassitérite (bioxyde d’étain) et de wolframite (oxyde de tungstène), peut lui rapporter près de 45 milliards de dollars d’ici 2020, au gré de contrats établis avec six sociétés (5 sont rwandaises, une est indienne) bénéficiaires, in fine, d’une dizaine de licences d’exploitation. Officiellement, le secteur minier serait la deuxième source de revenus de l’Etat derrière le secteur touristique. Mais le pays ne se limite plus qu’à la seule extraction de minerais. Désormais, il se lance dans la transformation à l’instar de la société rwandaise, Phoenix Metals Ltd, qui procède à la fonte de la cassitérite en étain. Un autre exemple – parmi bien d’autres – montre que la politique de transformation des matières premières sur le continent africain se développe. En août 2015, un industriel camerounais, Dieudonné Bougne, président directeur général du groupe Bocom, spécialisé dans la distribution des produits pétroliers et le traitement des déchets industriels, faisait savoir qu’il se lançait dans la transformation du fer, via la création de la Cameroon Steel Manufacturing Company, créée en décembre 2014. Autre valeur sûre : le diamant dont près de 50 % de la production mondiale est issue du continent africain et principalement de trois pays : la République sud-africaine (RSA), le Botswana et l’Angola. En Afrique australe, la compagnie sud-africaine De Beers [17], premier groupe mondial de la vente de diamants, exploite de manière industrielle les principales mines et contrôle actuellement la moitié du marché mondial. Chaque année, elle vend pour 4 à 5 milliards de dollars de diamants. Sur le plan des ressources énergétiques, et en évitant l’effet catalogue, soulignons surtout que l’Afrique possède la troisième réserve de pétrole au monde, après le Proche-Orient et l’Amérique latine. [18] L’Afrique dispose ainsi de près de 10% des réserves mondiales de pétrole. Les principaux pays producteurs sont, en Afrique du Nord, l’Algérie, la Libye et l’Egypte, et, en Afrique subsaharienne, l’Angola, la Guinée équatoriale et surtout le Nigéria. Ce dernier, premier producteur du continent, est au sixième rang des exportateurs mondiaux de pétrole [19]. Outre le Maghreb, c’est bien dans la zone continentale et océanique du Golfe de Guinée que se concentrent les autres grandes réserves africaines en gaz et pétrole. Autant de régions qui n’échappent pas aux multinationales qui y sont présentes par dizaines.
Inégalités et défauts de redistribution des profits
Légitimement, nombre d’intellectuels, à l’instar de René Dumont dans les années 1960, d’analystes et d’hommes politiques dénoncent ou déplorent le peu de considération de la plupart des multinationales pour l’environnement et la préservation des populations. Le Nigeria, par exemple, a subi, au cours des dernières décennies, plusieurs dizaines de marées noires [20]. Celles-ci n’ont fait que nourrir l’animosité des populations du delta du Niger, comme les Ijaws qui ont basculé, pour une partie d’entre eux, dans l’opposition armée et dans une forme de terrorisme économique [21], plus par désespoir que par volonté de nuire. La pauvreté au Nigéria est considérable puisque les instances internationales considèrent que plus de 100 millions de personnes y sont répertoriées comme pauvres [22]. Pourtant, le pays produit quelques deux millions de barils par jour. Une production d’hydrocarbure qui le hisse au 8ème rang mondial et fait de lui le premier producteur du continent africain, sachant que le pétrole assure à l’Etat près de 70 % de ses recettes budgétaires et 90 % des devises du pays [23].
A l’évidence, l’exemple du Nigéria est édifiant et symptomatique des difficultés rencontrées par de nombreux pays africains : l’exploitation des colossales ressources énergétiques marquée par une répartition inégale des richesses. La corruption, les jeux de clientélisme minent toujours et encore les efforts en faveur d’une meilleure transparence des activités économiques. Il est encore fréquent que les chargés d’affaires de multinationales pétrolières dans le cadre de négociation ou tractation pour l’obtention de marché, versent des «dessous de table » à leurs interlocuteurs en charge du dossier dans les pays visés. In fine, au regard des bénéfices engrangés, ce sont toujours de groupes minoritaires qui profitent des intérêts financiers et commerciaux. Le Nigéria, pourvu d’un sous-sol riche en gaz naturel, en métaux (fer, plomb, zinc…) et charbon, est ainsi un pays miné par la corruption. Dans les années 2000, il était le seul pays disposant de ressources pétrolières à présenter un déficit budgétaire : en 2003, l’organisation Transparency International, cataloguait le Nigéria comme le deuxième pays le plus corrompu au monde, dans lequel seul le quart de la population bénéficiait des revenus tirés de la production et vente de pétrole [24]. Dans les années passées, le régime achetait aussi la stabilité et la suspension du terrorisme économique en versant des fonds à des mouvements rebelles, à l’instar du Niger Delta People Volunteer Force, pour que cessent les sabotages des stations de pompage. Incontestablement, les ressources naturelles de l’Afrique sont la proie de véritables politiques de captations voire de détournements. Comment se fait-il, par exemple, que le Mali soit toujours enregistré parmi les Pays les moins avancés (PMA) alors qu’il produit chaque année près de 50 tonnes d’or [25], qu’il regorge de gigantesques gisements de matières premières, notamment d’or et d’uranium, découverts dernièrement dans l’Adrar des Ifoghas ? Le Mali dispose de confortables réserves de pétrole, de gaz [26] et de minerais divers dont l’uranium. Autant de matières premières qui intéressent vivement les firmes multinationales américaines, canadiennes [27], italiennes (ENI), française, comme Total, et le groupe algérien Sonatrach. Le Nord Mali, au-delà des questions sécuritaires, dispose d’un sous-sol particulièrement riche en gaz dans les régions de Gao (riche aussi en manganèse), Kidal et Tombouctou. Selon l’Autorité pour la recherche pétrolière (Aurep), il y aurait de 850 000 km² de potentiel gazier et pétrolier. Sans oublier les gisements diamantifères dans les régions de Kayes et de Sikasso, les 2 millions de tonnes de réserves potentielles en minerai de fer dans les zones de Djidian-Kenieba, Diamou et Bale, le 1,2 million de tonnes de bauxite (à Kita, Kenieba et Bafing- Makana. Des traces de manganèse ont été découvertes à Bafing – Makana, Tondibi et Tassiga) et Manganèse, de cuivre, dans l’ouest et le nord, de lithium, dans l’ouest et le sud (Bougouni (région du sud), etc. En marge de cette situation malheureusement loin d’être exceptionnelle, il faut aussi insister sur les répercussions environnementales des politiques d’extraction et d’exploitations des ressources, sans grande précaution quant aux pollutions engendrées.
Les enjeux humains et environnementaux
On peut citer les répercussions environnementales et sanitaires, au détriment notamment des Touaregs, de l’extraction de l’uranium entre Mali et Niger. Le sujet est loin d’être désuet. Pourtant, on assiste à un block out médiatique et gouvernemental surréaliste. Si l’on revient, encore, à l’exemple du Nigéria, les marées noires s’y répètent par dizaines depuis plus de 50 ans, notamment dans le delta du Niger. Des centaines d’oléoducs obsolètes ou mal entretenus déflorent le delta du Niger, rongé par les marées noires. Ces dernières meurtrissent marais et espaces forestiers, sachant que le delta compte près de 606 champs pétrolifères et fournit 40 % du total des exportations de brut à destination des Etas-Unis [28]. Au milieu d‘espaces fétides, survivent des communautés de pêcheurs désabusés. Les principales compagnies incriminées sont occidentales, comme Shell et BP ou ExxonMobil. Car les stations de pompages fuient souvent [29]. En mai 2015, un oléoduc d’Exxon Mobil déversait accidentellement 4 millions de litres de brut dans l’Etat d’Akwa Ibom sans que les interventions pour contrecarrer cette pollution ne soient faites dans des délais appropriés.
De même, le pipeline Trans Niger [30] qui relève de la multinationale Shell, fait-il l’objet d’actes de vandalisme, relevant d’une forme de terrorisme économique, avec notamment, l’installation clandestine de conduits de dérivation, pour capter l’or noir. Ces dégradations entraînent aussi leur lot de fuites et pollutions, à répétition. Tous les maux subis depuis des décennies, ont fait tomber l’espérance de vie à 40 ans au sein des populations de la zone deltaïque. De leur côté, compagnies pétrolières et autorités locales se renvoient la responsabilité. Pire, le gouvernement nigérian ne fait quasiment rien pour que la situation évolue en faveur de la revalorisation du territoire. Seules les organisations écologiques s’arc-boutent sur les impératifs de santé publique et de préservation des milieux agricoles et de pêche.
L’Afrique, un continent en pleine croissance économique ?
L’Afrique doit aussi se soustraire aux habitudes établies à l’époque coloniale en faveur des pratiques de monoculture. Or, les investissements spéculatifs, avec une quête de rentabilité à court terme, n’arrangent en rien la situation globale. Comment ne pas déplorer les jeux de captation et d’achats de terres au Sud-Soudan [31], à des prix dérisoires – quelques centimes d’euro par hectare – tant la perspective de les revendre à prix d’or, dans quelques années, est alléchante pour les spéculateurs face à une raréfaction prévue des terres agricoles en Afrique. Depuis 2000, on estime que 5% de l’espace cultivable africain a déjà été vendu à des entreprises étrangères [32].
Il est clair que l’impact de l’ultralibéralisme sur les économies locales complique le processus de renouveau africain. On ne peut que déplorer les privatisations peu ou pas encadrées, les programmes d’ajustement structurel dans les entreprises, avec les conséquences sociales souvent très négatives. Les successions de plans sociaux pour à la fois mieux résister à la concurrence mais surtout ne pas réduire les marges bénéficiaires des actionnaires, témoignent de dysfonctionnements conceptuels des rouages économiques qu’il faut repenser intégralement ; et pas seulement en Afrique d’ailleurs…
Le poids des milieux financiers, des fonds d’investissement, portés par les logiques de spéculation irrationnelle, dessert gravement la montée en puissance, dans la durée, des économies nationales.
Malgré tout, la croissance économique de l’Afrique semble bien présente. On peut légitimement le penser et l’espérer, au regard du taux de croissance moyen de 4,9% enregistré en 2010, comparé au 3,1% de 2009. Il est vrai que la baisse de croissance en 2009 résultait de la situation de récession économique mondiale (2008 - ).
Finalement, l’Afrique est parvenue à absorber l’onde de choc occasionnée par le krach boursier venu du marché américain en 2008 ; krach qui a gangrené les économies occidentales, et européennes en particulier. Certes, le rythme de la reprise, devenue palpable en 2010, a varié selon les pays. L’économie sud-africaine s’est ainsi remise sur pied, rétablie en 2010 avec une croissance à 2,8%, alors qu’elle était à -1,7% en 2009. Un redressement qui a logiquement profité à l’Afrique australe. Cette zone a connu une croissance de production de 3,3% en 2010 contre seulement 0,5% de croissance en 2009. En Afrique de l’Ouest et de l’Est, la croissance s’est maintenue ; grâce au dynamisme économique de pays tels que le Ghana (5,9%), le Burkina-Faso (5,7%) et le Kenya (5%). Et cela, malgré une nouvelle hausse des prix, à l’époque, des produits alimentaires et énergétiques, sachant que les produits énergétiques contribuent à plus de la moitié des exportations totales africaines. Quant à la part de l’Afrique dans le commerce mondial, elle était d’environ 3,2%.
Début 2015, les institutions internationales prévoyaient que pas moins de 25 pays africains allaient connaître, cette année, un taux de croissance de l’ordre de 6 à 13%. Et depuis 2001, la croissance économique sur le continent ne cesse de croître, avec une hausse annuelle de 5% du Produit intérieur brut (PIB) continental. La situation de croissance repose notamment sur l’Afrique de l’Est, bénéficiaire d’un taux de croissance moyen de 7%, suivie de près par l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale avec des taux de croissance compris entre 5 et 6%. Encore faut-il, bien sûr, mettre ces chiffres de croissance économique en relation avec la croissance démographique. La classe moyenne africaine, selon les études internationales, serait en pleine croissance elle aussi, réunissant actuellement quelque 300 millions de personnes. Il est vrai que les IDE (Investissements directs à l’étranger) ont un rôle stratégique majeur dans ce processus de croissance. Ils ont ainsi atteint 50 milliards de dollars en 2013 et 80 milliards en 2014. L’Afrique est aussi très demandeuse de nouvelles technologies (fibres optiques, téléphonie mobile, etc.). Elle voit des entreprises continentales croître de manière éclatante, à l’instar de Aspen Pharmacie, SPAR Group, Ecobank, sur fond de développement de vecteurs d’activités bancaires adaptées avec les « mobile-banking », comme au Kenya. Il existe donc des entreprises africaines, nouvelles et novatrices, dans le domaine des services comme dans le domaine des technologies, en quête d’investisseurs africains ou venant d’Occident ou d’Asie. Le Nigeria, le Sénégal, mais aussi le Kenya, la Tanzanie et l’Egypte voient émerger de nombreuses start-up qui démontrent combien l’esprit d’entreprendre n’est pas l’apanage culturel des seuls Occidentaux. Les Africains eux-mêmes savent pertinemment qu’il faut répondre aux attentes comme aux cadrages standardisés des marchés mondiaux.
Un désir d’autonomie et d’influence à l’international
Depuis une décennie, la volonté de nombre d’Etats africains de jouer la carte de la diversification des partenariats économiques n’a fait que s’accentuer. L’Union africaine en témoigne, profitant ainsi de décennies d’évolution en ce sens, portées par des chefs d’Etat africains. Mouammar Khadafi, au-delà de ses dérives dictatoriales et de son financement de diverses organisations terroristes, ne cessa par exemple de promouvoir un certain panafricanisme. Si, en France notamment, certains hommes politiques et affairistes restent convaincus de la suprématie du jeu français en Afrique, la réalité est désormais toute autre.
Certes, l’Union africaine a bien du mal à soutenir le rôle de la Cour pénale internationale (CPI) qui poursuit des dictateurs notoires, tel Omar el-Béchir [33], sachant qu’à sa tête, Robert Mugabe, lui-même largement désavoué à l’échelle internationale pour sa dérive autocratique et dictatoriale au Zimbabwe, a fustigé la CPI, à l’issue du 45ème sommet des chefs d’État de l’Union africaine, en Afrique du Sud, en juin 2015. Au point de vouloir que l’Afrique n’y soit plus représentée. Cela renvoie à une réalité de l’Afrique qui contribue aussi à paralyser son envolée économique et sociale. Car l’Afrique souffre toujours et encore – certes de façon moins étendue qu’il y a encore quelques décennies – de la confiscation du pouvoir par des groupes claniques ou des minorités ethniques. Ces pratiques pèsent sur le plus grand nombre et se traduisent par l’appropriation des richesses, des moyens de production nationaux, avec des collusion et partenariats internationaux, via des circuits financiers et bancaires des plus nébuleux. Quoiqu’il en soit, la volonté de divers Etats africains de prendre leur distance avec l’empreinte post-coloniale est palpable. Divers exemples en témoignent, à l’instar du souhait du président tchadien, Idriss Déby, mis en avant au cours de l’été 2015 [34], de vouloir ostraciser le Franc CFA et de promouvoir la création d’une monnaie africaine. Conjointement, il s’agit de favoriser une normalisation des relations entre la France et les pays africains sur un pied d’égalité, en faveur d’un véritable développement africain.
Responsabilisations face aux enjeux internationaux
En même temps, les pays africains, via l’Union africaine (UA), se doivent d’être crédibles dans le traitement des grands dossiers internationaux comme sur les questions de stabilisation et de lutte contre les menaces polymorphes [35]. Depuis les début des années 2000, ils expriment ainsi leur volonté de prendre en charge le devenir sécuritaire d l’Afrique, de juguler plus efficacement les crises et conflits qui bouleversent de manière récurrente ce continent. Pour cela, l’UA a élaboré entre 2002 et 2005, une Architecture Africaine de Paix et de Sécurité (AAPS) [36] qui s’appuie notamment sur la constitution d’une Force Africaine en Attente (FAA), gérée par le Département paix et sécurité de l’UA, avec une mise en œuvre prévue pour 2015. Cette FAA s’inscrit dans un contexte où les années 2000 ont vu les pays africains participer de plus en plus aux opérations de maintien de la Paix. Il n’en demeure pas moins que les pays africains ont toujours besoin du soutien occidental en la matière, en vertu de coopérations polyvalentes. Cela se traduit par le programme RECAMP (Renforcement des capacités africaines de maintien de la Paix) mis sur pied par la France depuis 1997, complété par la mise en place, en 2004-2005, d’un partenariat stratégique entre l’Union européenne et l’Union africaine. Ce à quoi s’ajoutent notamment les programmes britanniques ACPP et British Peace Support Team (BPST) [37], portugais PAMPA [38] et américain, avec l’African Contingency Operations Training Assistance (ACOTA) [39]. Et au-delà des dimensions nationales, l’Afrique doit assurément prendre toute la mesure des mutations environnementales et climatiques. Son développement à venir doit donc veiller à ne pas faire exploser le volume de gaz à effet de serre (GES).
L’ambition internationale étant de contenir la hausse des températures à moins de 2°C, avec une politique d’entrée en vigueur en 2020. Mais l’objectif a, pour le moins déjà été tronqué par le peu de considération des pays industriels, ces 15 dernières années, face à cet impératif. En préambule aux négociations sur le climat prévues à Paris, sous l’égide de l’ONU, fin 2015, l’Allemagne fut le cadre de premières réflexions sur la question à Bonn entre le 31 août et le 4 septembre 2015. Sur la cinquantaine de pays qui se sentent concernés, seuls quatre pays africains Gabon, Maroc, Éthiopie [40] et Kenya ont déjà fait état de résolutions pour réduire leur production de gaz à effet de serre.
L’Afrique, indéniablement, sera la première touchée de plein fouet par les répercussions du réchauffement planétaire, qui s’accélère : mouvements de population face à la désertification, crises alimentaires croissantes, ressources moindres en eau… Avec toutes les conséquences géopolitiques que l’on imagine. N’a-t-on pas prévenu, depuis des années déjà, qu’en 2050 l’Europe devrait faire face à un afflux de 50 millions de personnes venant frapper à ses frontières dans l’espoir – vain – d’y trouver terres d’accueil et de subsistance ? Les réfugiés climatiques seront assurément légions….
Retenons, donc que les prévisions économiques, et socio-démographiques sont de la plus grande importance pour l’Afrique puisqu’elle devrait représenter, au milieu du XXIe siècle, le quart de la population terrestre. Si l’on peut encore dénoncer ici ou là diverses crises provoquées par les antagonismes claniques, sur fond de confiscation du pouvoir, il n’empêche que les processus électoraux bénéficient aujourd’hui à la moitié de la population africaine et doivent convaincre qu’une autre pratique de la politique est possible. Reste à savoir si le reste du monde, notamment les pays occidentaux et asiatiques, sauront aussi adapter leurs politiques de partenariat en promouvant une meilleure répartition des richesses, loin de tout jeu d’influence sclérosant. Corruption et affairisme ne font que susciter, en réaction, une certaine amertume sociale dont se nourrit le sectarisme religieux, sur fond de dogmes conflictuels et de terrorisme économique.
Il reste donc encore à conforter les progrès lancés au début des années 1990 en faveur de la consolidation des droits constitutionnels dans divers pays africains, loin des réflexes de constitution de partis uniques, de régimes militaires verrouillés ou de dictatures. Un processus qui ne peut s’appuyer que sur les classes moyennes, souvent hostiles aux autoritarismes et aux discours réducteurs.
Les réseaux terroristes ancrés dans leurs approches dogmatiques, finalement nihilistes, se nourrissent des âmes perdues, de personnes plus ou moins désoeuvrées, ou de personnes soumises, fanatisées par la propagande et les discours grandiloquents. Cela contribue à consolider une main mise totalitaire de ces mêmes structures en lieu et place des Etats nationaux, dans une logique internationaliste. De Boko Haram, entre le Nigeria, le Cameroun et même le Niger, aux groupes affiliés à l’Etat islamique ou à Al Qaida, en passant par Daesh, ce sont ces véritables franchises du jihadisme international dans la vaste zone pansahélienne qui contribuent à une insécurité sclérosante, anxiogène, loin de toute logique constructive et réformatrice au profit des Africains. Le terrorisme ne fait que fragiliser les processus de démocratisation en Afrique. Une constatation qui n’a pas échappé notamment à la conférence ECAS (European Conference on African Studies) qui, en juillet 2015, réunissait à Paris, plus de 1 500 chercheurs et analystes du monde entier, réfléchissant sur les politiques de synergie collectives pour favoriser le développement multidimensionnel de l’Afrique. Pour autant, il n’existe pas de fatalité.
Il faut fédérer les femmes et les hommes de bonne volonté, animés par un altruisme constructif, pour amorcer une refonte en profondeur des jeux économiques. En cela, l’Afrique peut constituer une formidable chambre d’écho, même si les délais d’action sont désormais très serrés.

L’arnaque est omniprésente dans nos commerces. Certains utilisent tous les moyens afin de vendre leurs marchandises, allant de la simple paire de chaussures jusqu’aux objets de valeur, à l’image de l’or qui se vend à des prix élevés, mais qui s’avère être du toc. Cela n’est bien évidemment pas vérifiable à l’œil nu, car ce n’est que chez un bijoutier que l’acheteur se rend compte qu’il vient d’être arnaqué.

Un conseil des bijoutiers : faites attention, tout ce qui brille n’est pas or, car beaucoup de faussaires investissent ce créneau juteux, en procédant indignement à mélanger l’or avec du cuivre et de l’argent ainsi que d’autres matières, avant d’atterrir à Trig Siagha de M’dina J’dida en tant que 18 carats.
Chaque année, près de 100 ateliers clandestins exerçant à Oran-ville ont constaté les services de la répression des fraudes, et ce, après le lancement d’une campagne. Ces contrefacteurs ont inondé le marché de faux produits. Plusieurs clients ont mordu à l’hameçon, et grande est leur déception lorsqu’ils découvrent que le bijou acheté à un prix élevé est en réalité contrefait. Pour les artisans professionnels, il faut s’assurer avant d’acheter que les joyaux sont vraiment faits d’or. Et ce, en achetant des bijoux certifiés portant un cachet, auprès des bijoutiers confirmés et avec des bons qui en attestent. Le prix du gramme sur le marché de l’or continue à grimper, ce qui donne des idées aux arnaqueurs qui saisissent le rush des clients vers l’antre de Trig Siagha pour faire tomber les victimes dans leurs filets. De son côté, la direction du commerce, en collaboration avec les associations de bijoutiers et l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) redoublent d’effort et recueillent les informations afin de lutter contre ces ateliers clandestins qui sont derrière ces arnaques et dont la victime est le citoyen, qui n’a d’autre choix que d’abdiquer, puisque les transactions se font régulièrement sans bon indiquant les cordonnés du vendeur, et même si c’est le cas, ces cachets sont truqués également. Donc la vigilance est de mise.

De nombreux lycéens au niveau des localités de Dellys et de Chabet El Ameur ont déclenché des mouvements de grève au niveau de leurs lycées pour revendiquer la réintégration de leurs camarades recalés. Ces derniers n’ont pas trouvé d’échos à leur principale doléance à cause de la réticence de certains proviseurs, dénoncent-ils. A Dellys, les « grévistes » ont été soutenus par leurs camarades en boycottant les cours. Le même scénario s’est produit dans le lycée de Chabet El Ameur où les recalés sont mobilisés pour le même objectif.
« Les directeurs n’auraient pas reçu l’instruction relative à la réintégration et que l’opération se fait par le conseil de classe et selon le nombre de places disponibles », ont expliqué les grévistes, qui menacent de poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à leur réintégration.

Le président du Club africain (Ligue 1 tunisienne de football), Slim Riahi, a défendu le recrutement du milieu international algérien Brahim Chenihi, qui n’a toujours pas effectué ses débuts officiels pour cause de blessure. « Chenihi est actuellement blessé, ce qui l’a empêché de prendre part au premier match du championnat. Nous avions recruté Brahim pour une saison complète, pas uniquement pour des rencontres précises », a indiqué le premier responsable du club tunisois, cité samedi par la presse locale. Le joueur algérien, signataire cet été d’un contrat de trois saisons avec le Club africain, avait contracté une blessure musculaire à la veille de la Coupe des clubs de l’Union nord-africaine de football (Unaf), disputée en août dernier à Casablanca (Maroc). L’ancien joueur du MCE Eulma (Ligue 2/Algérie) devrait effectuer son retour à la compétition dans un mois, a affirmé mardi dernier le responsable du staff médical du club, Mohssen Trabelssi. Chenihi, âgé de 25 ans, a dû déclarer forfait pour le match de l’Equipe nationale, disputé le 6 septembre en déplacement face au Lesotho (victoire 3-1), dans le cadre de la 2e journée (groupe J) des qualifications de la Coupe d’Afrique des nations de 2017 (CAN-2017). Lors de la première journée du championnat tunisien disputée le week-end dernier, le Club africain, tenant du titre, s’est imposé largement face au Stade tunisien (4-0). Les coéquipiers du défenseur international algérien Hicham Belkaroui joueront samedi après-midi sur le terrain de l’EO Sidi Bouzid, dans le cadre de la 2e journée.