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Reporters

Le premier concours de pêche à la ligne sur les rives du barrage Aïn Zada, implanté entre les wilayas de Bordj Bou Arréridj et de Sétif, a vu la participation de 165 amateurs venus de 15 wilayas, avec pour ambition de développer ce sport. Le barrage Aïn Zada est un ouvrage d’art situé à 30 kilomètres à l’est de la ville de Bordj Bou Arréridj, dans la commune de Khelil, et réalisé sur l’oued Bou Sellam. Depuis sa construction, entre 1982 et 1986, son but principal était de fournir de l’eau pour la consommation et pour l’agriculture pour les deux wilayas de Bordj Bou Arréridj et de Sétif. Aujourd’hui, c’est une belle étendue d’eau d’une capacité théorique de stockage de 121,4 millions m3 qui fournit 1200 litres par seconde. Ignorées pendant des années, les rives, bien que visitées de temps à autre par les amateurs de la carpe et de la grande bouche, les deux poissons d’eau douce les plus connus du barrage Aïn Zada, n’ont connu aucune protection, selon l’association bordjienne des pêcheurs à la ligne.  « Nous voulons développer la pêche à la ligne, un sport bien apprécié par les pêcheurs de nombreuses wilayas, lancer des opérations de protection des berges du barrage livrées à une exploitation intensive par certains fellahs et bien sûr protéger les rives des laveurs de véhicules de tous bords, notamment les poids lourds qui vidangent directement dans les eaux du barrage », déclare Redha Nebache, le responsable de l’association des pêcheurs amateurs de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, insistant sur « la préservation de l’environnement et la sauvegarde du patrimoine halieutique ». Ont participé à la réussite de cet événement les directions de la jeunesse et des sports, de la pêche et des ressources halieutiques. Selon les organisateurs, d’autres manifestations liées à la pêche à la ligne seront entreprises au cours des prochains mois, notamment la dégustation du poisson d’eau douce. Un appel à une aide financière a été lancé par l’association pour développer ses activités, notamment rendre une partie du rivage accessible à la natation et inviter les familles bordjiennes et sétifiennes à nager dans les eaux claires du barrage Aïn Zada. En été, la température atteint facilement dans les Hauts-Plateaux de l’Est algérien, Bordj Bou Arréridj et Sétif, les 40 degrés à l’ombre.

Le prix du poulet de chair a flambé dans les étals des revendeurs de toutes les communes de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, pouvant atteindre des coûts hors de portée des petites bourses pendant le mois sacré de ramadan, après la mort suspecte et subite dans les poulaillers d’élevage de plusieurs milliers de poulets.

Ces trois derniers jours, le poulet dans les marchés de la région des Bibans a augmenté de 80 DA, passant de 220 DA à 300 DA le kilogramme. Pis, la rumeur a vite circulé concernant « une étrange maladie » frappant le poulet élevé dans les communes de l’est de la wilaya, à savoir Ras El Oued, Bordj Ghdir, Bir Kasdali, Aïn Taghrout, Khelil, Belimour, des régions où sont concentrés le plus grand nombre de poulaillers d’élevage. Approvisionnement momentané à partir d’autres wilayas « Actuellement, nous nous approvisionnons d’autres wilayas, comme M’sila et Bouira, et il va de soie que le prix du transport se répercute sur celui de vente », soutiennent les revendeurs de poulet de la ville de Bordj Bou Arréridj, qui ajoutent que «leurs clients exigent un poulet qui n’a pas été vacciné dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj». En clair, le consommateur bordjien, qui ignore totalement le processus et les conditions d’élevage du poulet de chair, à l’instar d’ailleurs des citoyens des autres wilayas, croit fermement que «le poulet de chair élevé dans les communes citées est porteur d’une maladie » et que celle-ci est transmissible, notamment la grippe aviaire et la peste aviaire. Cette perturbation significative à tous les niveaux de la filière dans le secteur de l’aviculture de la wilaya de Bordj Bou Arréridj est confirmée d’abord par l’union locale des paysans algériens et l’ensemble des aviculteurs. Confirmation de l’hécatombe par l’union locale des paysans algériens « Oui, nous confirmons cette hécatombe dans les poulaillers implantés dans de nombreuses communes qui vient de frapper les éleveurs de poulets, mais pour le moment, nous ne pouvons avancer les causes exactes de ces décès, bien que nous soupçonnions la peste aviaire», a déclare mardi Hamlaoui Tabti, secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, affirmant que «l’état d’alerte est déclaré sur l’ensemble du territoire, bien que ce soient les éleveurs des communes de l’est de la wilaya qui sont sévèrement touchés». «Nous attendons les conclusions de l’enquête des services vétérinaires de la direction des services agricoles pour nous prononcer avec certitude sur la cause de cette lourde catastrophe qui risque de perturber tout le secteur de production et de commercialisation de l’aviculture dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj », a ajouté le secrétaire général de l’UNPA locale, préférant ne pas croire la rumeur faisant part du dépassement de la date de péremption du vaccin utilisé par les éleveurs. Pour lui, le plus grave est que tous les fellahs de la wilaya de Bordj Bou Arréridj exploitent des poulaillers dans de très mauvaises conditions et non recensés. Pour rappel, la peste aviaire a frappé à Sétif et Batna et une enquête est d’ailleurs en cours dans plusieurs wilayas de l’Est algérien. L’on avance même qu’une commission d’enquête du ministère de l’Agriculture est attendue dans les prochains jours à Bordj Bou Arréridj. Lancement de journées de vulgarisation et de sensibilisation «Nous allons, à partir de demain, mercredi (hier, ndlr), lancer des journées de vulgarisation à travers toutes les régions et informer l’ensemble des éleveurs de prendre des précautions», indique M. Tabti. Par ailleurs, il faut savoir que la wilaya de Bordj Bou Arréridj est classée parmi les premières régions du pays en matière de production de poulet de chair, avec plus de 20 000 tonnes, et entre 200 et 300 millions d’œufs par an. Des aviculteurs ont même des contrats avec des commerçants de nombreuses wilayas, notamment du centre du pays, comme Alger, Bouira, Tizi-Ouzou, Blida. Flambée des prix attendue au cours des prochaines semaines « Je suis sûr que le kilogramme du poulet atteindra 400 DA le mois prochain dans certaines régions du Sud, comme Biskra, El Oued, généralement approvisionnées par les aviculteurs bordjiens. Cette viande blanche sera inabordable pour les petites bourses», a estimé Abdelkader Fodil, éleveur à Aïn Taghrout qui vient de perdre la totalité de sa production, soit plus de 1200 sujets. A moins que les pouvoirs publics ne prennent leurs devants, le prix du poulet connaîtra sûrement une envolée dans les communes de la wilaya de Bordj Bou Arréridj et même au-delà des frontières de la région des Bibans, le mois de ramadan.n

Les débats autour du plan d’action du gouvernement se poursuivent à l’APN. Ils gagnent en intensité, mais pas en efficacité, nombre d’interventions restant vagues et généralistes sur certains sujets, à l’exemple du taux de croissance de 7 % que l’actuel gouvernement veut atteindre dans l’intervalle 2014-1019.

L’Exécutif a ainsi l’ambition de gagner quatre points de croissance en l’espace de cinq ans. Pari difficile à tenir, dans un pays où tout est à refaire, ou presque, en matière économique. L’économiste, M’hamed Hamidouche, lors d’une émission diffusée mardi, par Canal Algérie, semble pessimiste, expliquant qu’il serait difficile, aujourd’hui, de dégager une telle performance, en l’absence de modèle de croissance en Algérie. L’expert recommande toutefois d’aller vers une stratégie claire, basée, entre autres, sur le développement et la promotion du commerce extérieur, un secteur qui pourrait tirer vers le haut la croissance. C’est en fait la croissance par les exportations, un modèle qu’on trouve dans certains pays comme l’Allemagne, la Corée du Sud, les Etats-Unis… M’hamed Hamidouche ajoute que nos entreprises sont appelées à apporter de la valeur ajoutée dans le commerce extérieur, contribuer à l’équilibre de la balance de paiement, qui pourrait « vaciller », si le volume des importations augmentait exponentiellement. Les exportations hors hydrocarbures se situent actuellement autour de 2 milliards de dollars. Celles pétrolières se chiffrent à 63 milliards de dollars. L’expert met, par ailleurs, en relief l’instabilité dans la démarche économique prônée par le gouvernement, citant en exemple, l’industrie qui ne contribue que maigrement dans le PIB. Elle évolue dans un processus « chahuté » : on est passé des fonds de participations qui encadraient le secteur marchand de l’Etat aux holdings puis aux SGP. Et, aujourd’hui, on parle de « groupements industriels », cela n’est pas de nature à favoriser l’entreprise industrielle et à la mettre dans une dynamique productive, analyse-t-il. Pourtant, en théorie, l’entreprise est au cœur de la politique économique qui vise à faire émerger une économie nationale « forte », « compétitive » et « créatrice » de richesses et d’emplois. Sans distinction entre les secteurs public et privé, le gouvernement œuvrera à l’extension et à la modernisation du secteur industriel national à travers, notamment, la promotion de la production nationale, le soutien aux activités favorisant l’intégration et utilisant nos avantages comparatifs énergétiques et naturels et la consolidation du processus de partenariat. L’Exécutif promet que des mesures seront prises pour améliorer la gouvernance des entreprises, développer les dispositifs de normalisation et d’accréditation, renforcer les capacités de formation des ressources humaines et actualiser les systèmes d’information, de statistiques et de veille stratégique du secteur de l’industrie. Attendons pour voir.

Six employés du CHU Ibn Badis de Constantine, dont des médecins, ont été suspendus à la suite de l’enlèvement d’un bébé au niveau de la maternité de ce centre hospitalo-universitaire, a annoncé hier le ministre de la Santé, de la Réforme hospitalière et de la Population, Abdelmalek Boudiaf. Le ministre a précisé, dans une déclaration à la presse en marge d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée au débat sur le plan d’action du gouvernement, que les fonctionnaires suspendus « ne sont pas forcément impliqués, mais ont une responsabilité dans ce qui s’est passé dès lors qu’ils étaient de permanence au moment des faits ». M. Boudiaf, tout en rappelant qu’une enquête est menée actuellement par les services de sécurité pour déterminer les circonstances de cet enlèvement, n’a pas exclu l’existence d’une « complicité » dans cette affaire. Il a indiqué, à ce propos, que les établissements hospitaliers seront renforcés par des caméras de surveillance en guise de mesure préventive. Par ailleurs, le ministre a assuré que les deux patients atteints du coronavirus se portent « mieux » après les soins dont ils ont bénéficié en milieu hospitalier. xLe ministre a, d’autre part, indiqué avoir donné des instructions aux services concernés, en vue de prendre en charge « comme il se doit » les réfugiés subsahariens qui nécessitent une « attention particulière ».

L’ancien défenseur international algérien, Antar Yahia, devrait s’engager avec Angers (Ligue 2 française de football) et s’apprête à retrouver la France après l’avoir quittée en 2007, rapporte lundi le site du magazine France Football. L’ancien capitaine des Verts (53 sélections, 6 buts) a évolué depuis janvier dernier avec Platanias (division 1 grecque), avant de résilier son contrat. Durant sa carrière, il a aussi porté les maillots de Nice (France), Bochum et Kaiserslautern (Allemagne), Al Nasr (Arabie saoudite) et l’Espérance de Tunis. Antar Yahia (32 ans) avait annoncé le 1er mai 2012 qu’il mettait fin à sa carrière internationale avec l’équipe nationale. Angers a terminé la saison 2013-2014 à la 9e place au classement avec 55 points, loin derrière le trio Metz, Lens, Caen qui a accédé en Ligue 1.

L’entraîneur portugais de Chelsea (Premier League anglaise), José Mourinho, a estimé que la Russie et la Belgique constituent ses favoris pour passer aux 8es de finale de la coupe du monde de football 2014 au Brésil (12 juin-13 juillet), dans un groupe H qui comprend également l’Algérie et la Corée du Sud. « La Belgique a du talent. Mais la Russie finira première du groupe devant la Belgique », a indiqué Mourinho, cité lundi par le site de la RTBF. La Belgique, qui effectue son retour au Mondial après douze ans d’absence, entamera la compétition le 17 juin face à l’Algérie à Belo Horizonte, avant d’affronter la Russie, le 22 juin à Rio de Janeiro, puis la Corée du Sud, le 26 juin à São Paulo. Les quatre sélections du groupe H, dont l’Algérie, poursuivent leur préparation en vue de la Coupe du monde. L’équipe algérienne a livré samedi à Sion (Suisse) un match amical face à l’Arménie (victoire 3-1), avant son opposition aujourd’hui face à la Roumanie à Genève (19 h 30 algériennes). Les Verts s’envoleront pour le Brésil le samedi 7 juin dans la soirée, à bord d’un vol spécial. Ils établiront leur camp de base à Sorocaba (100 km de São Paulo).

Le match retour du dernier tour éliminatoire de la coupe d’Afrique des nations 2014 (CAN-2014) dames de football, entre la sélection tunisienne et son homologue algérienne, aura lieu dimanche prochain au stade Bsiri à Bizerte, indique la Fédération tunisienne de football sur son site officiel. Au match aller, disputé le 28 mai au stade Omar-Hamadi (Bologhine) à Alger, la sélection algérienne s’était imposée sur le score de 2 à 1. Les Tunisiennes, entraînées par Samir Landolsi, seront rassemblées lundi après-midi au stade annexe d’El Menzah, avant de se rendre mardi à Bizerte où elles poursuivront leur préparation jusqu’au jour du match. La phase finale de la CAN-2014 féminine est prévue du 11 au 24 octobre en Namibie.

Depuis le 29 mai dernier et jusqu’à aujourd’hui, plus de 250 étudiants artistes des différents établissements d’art, instituts de musique et leurs annexes, écoles des beaux arts et annexes ont séjourné dans la capitale des Aurès, plus exactement à l’Ecole régionale des beaux arts, et ce, pour célébrer le Festival des écoles d’art et des jeunes talents, qui dans sa sixième édition revêt un cachet spécial, puisque, exclusivement, ce rendez-vous itinérant, qui s’est déroulé dans la ville de Mostaganem l’année passée, sera clôturé aujourd’hui par un concours présidé par un jury chargé de désigner les lauréats qui prendront part à la grande manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe » programmée en 2015. Bien dans leur élément, les artistes aussi bien en art lyrique qu’en art plastique n’ont pas perdu beaucoup de temps pour trouver leurs repères et rentrer dans le vif du sujet. En effet, juste après une cérémonie d’ouverture abrégée en termes de protocole, les présents qui ont fait le déplacement des quatre coins du pays ont inauguré à leur manière ce rendez-vous haut en couleur et en mélodie. Dès le premier jour et sans se faire inviter, encore moins prier, les élèves des différents établissements d’art, et de la manière la plus artistique, se sont regroupés par affinité artistique, c’est à croire qu’ils n’attendaient que ça. Présent et chapeautant ce rendez-vous des arts, M. Chaou, directeur de l’Ecole supérieure des beaux arts d’Alger, mais aussi commissaire du festival, s’est félicité de la bonne préparation de cette rencontre par les responsables du secteur culturel à Batna et espère aussi que l’esprit de compétition loyale et artistique règne toute au long du séjour des artistes dans leur diversité. « Les échos de Batna », tel est le leitmotiv de cette sixième édition. A ce sujet, le commissaire du festival a indiqué que « Batna, capitale des Aurès, est un bon prélude et amorce pour préparer un aussi important rendez-vous, celui de Constantine capitale de la culture arabe, les deux capitales sont distantes d’à peine 117 km, donc voisines. A Batna et lors de cette occasion, les meilleurs travaux aussi bien en chant, en musique et en arts plastiques seront retenus pour une participation à Constantine capitale de la culture arabe. » A cette occasion, aussi bien l’institut régional de formation musicale que l’école régionale des beaux arts de Batna connaissent en cette fin d’année scolaire une activité intense. Des master-class où les étudiants des différents instituts de musique se sont donné rendez-vous et bien sûr encadrés et orientés par des enseignants et professeurs de musique, sachant que le 1er juin, les élèves musiciens des instituts de Constantine, Biskra et Annaba ont animé une soirée où la musique classique s’est taillée la part du lion. De même pour les élèves des beaux arts, qui se sont partagés en ateliers, et là aussi sous la houlette d’enseignants spécialistes en mosaïque, dessin et peinture et expression libre. Là aussi, les étudiants aussi bien confirmés, intermédiaires ou débutants n’ont point lésiné pour montrer leur savoir-faire et touche artistique, ce qui promet une compétition à la hauteur des attentes. Au 3e jour du festival, le directeur de l’Ecole des beaux arts de Batna, M. Kechache, mais aussi le commissaire du festival, M. Chaou, se disent amplement satisfaits des travaux présentés par les étudiants, sachant que toutes les régions du pays sont représentées, ce qui offre une partition, mais aussi une palette multicolore, à l’image de l’Algérie, nous disent les deux responsables.

Projection de films et débats animés ont eu lieu lundi à la Cinémathèque algérienne pour rendre hommage, en présence de sa fille Annick, à la mémoire de Jean-Louis Hurst, porteur de valises durant la guerre de Libération nationale et militant des causes justes, inhumé le 21 mai à Alger selon ses vœux. Déjà projeté en 1994 à la Cinémathèque d’Alger, le documentaire Les Frères des frères du réalisateur français Richard Copans a replongé un public essentiellement composé d’anciens moudjahidine et d’universitaires dans l’épopée du réseau Jeanson des porteurs de valises, auquel le défunt a choisi d’appartenir après sa désertion de l’armée coloniale. Les spectateurs ont revu avec émotion les images de l’auteur du récit autobiographique Le Déserteur défendant ses idées à l’écran comme dans la vie avec le franc-parler, la combativité et l’humour qui le caractérisaient. « Il avait créé un cinéclub à Larbaâ Nath Irathen où il était enseignant après l’indépendance », s’est souvenu le libraire Bousaâd Ouadi durant le débat qui a suivi la projection. M. Boussaâd s’est dit encore émerveillé par le public populaire que le militant disparu rameutait des marchés villageois pour les faire assister à la projection de grands chefs-d’œuvre du cinéma mondial. Le tempérament impétueux, l’intégrité et le courage de Hurst ont été évoqués par les intervenants ainsi que la passion qu’il voua à l’Algérie jusqu’à la fin. Le peu d’importance que les livres d’histoire, des deux rives, accordent aux porteurs de valises a été unanimement déploré au cours du débat. La proposition de baptiser au moins une place ou une rue d’Alger en souvenir du réseau Jeanson a été notamment exprimée. Le public a eu également le plaisir de découvrir au cours de cet hommage Le Chemin des vents, court métrage d’Annick Hurst, fille du militant disparu et monteuse de profession.

Boualem Aliouat, professeur des universités, président du Conseil restreint, université Nice Sophia Antipoli.

Reporters : Les entreprises familiales représentent une part importante de l’économie mondiale (70 à 90% du PIB annuel mondial). Elles forment, en effet, une partie importante des entreprises dans certains pays. En Algérie, elles sont également nombreuses. Que représentent-elles aujourd’hui ? Boualem Aliouat : S’il y a bien un type d’entreprise que l’on connait peu, c’est bien celui de l’entreprise familiale. Souvenons-nous que l’on ne s’y intéresse que depuis 30 ans, alors que certaines ont plus de 500 ans et beaucoup sont centenaires, voire bicentenaires. Vous avez d’ailleurs raison d’affirmer qu’elles sont importantes tout à la fois en nombre et en poids économique et social qu’elles représentent. Les plus vieilles entreprises familiales sont d’abord japonaises où l’on n’hésite d’ailleurs pas à adopter des managers compétents pour les intégrer à la famille dans une perspective de succession et de transmission. Le caractère pérenne de l’entreprise familiale dans ses traditions les plus reculées est une caractéristique des entreprises japonaises les plus emblématiques. Arrivent ensuite en tête de liste les entreprises familiales françaises, italiennes et allemandes.

Elles représentent, ainsi, 90% du tissu économique américain ; 53,7% de la zone Euro et entre 45 à 65% de son PIB et ses emplois. En Allemagne, ce chiffre atteint 82%, 67,3% au Royaume-Uni et 64,8% en France. C’est dire que le modèle d’entreprise familiale est la norme et que les autres sont plutôt atypiques. Alors, avec un peu d’ironie, avant de s’interroger sur les entreprises familiales, on pourrait se poser la question de savoir pourquoi les autres ne le sont pas ? En Algérie, tout à fait naturellement, les premières initiatives privées ont été des initiatives familiales, et il faut rappeler tout de même qu’elles représentent le schéma classique de solidarité familiale d’une cellule dans laquelle on puise moult ressources (humaines, financières, matérielles…). Ces trajectoires perdurent et sont même accentuées dans des environnements que les économistes appellent des « environnements hostiles », c’est-à-dire des environnements dans lesquels les coûts de transaction sont prohibitifs (marché du financement déficient, lenteurs bancaires, obstructions juridiques et fiscales, lourdeurs administratives, incertitudes contractuelles, risques pays, contrariétés entrepreneuriales, carences infrastructurelles…). Cela explique d’ailleurs que notre pays comprend, aujourd’hui, sur plus de 600 000 entreprises, 95% d’entreprises familiales, dont seuls 5% ont la personnalité morale et dont 97,8% sont des TPE, alors que partout ailleurs, les champions nationaux sont pour la plupart des entreprises familiales. Quand on sait que les champions nationaux, par leurs activités à forte structuration de chaînes de valeur industrielles et de services, ont tendance à ouvrir de nouvelles perspectives de croissance et d’innovation et à générer des pépinières de milliers de PME et par conséquent des centaines de milliers d’emplois, il me semble urgent qu’un grand plan de soutien et d’accompagnement des entreprises familiales leaders doit être inscrit dans les priorités politiques nationales. D’ailleurs, en plein processus de réforme de notre Constitution nationale, la prochaine consultation des entrepreneurs emblématiques du pays est une initiative de concertation qu’il faut saluer. Je suis sûr qu’elle aboutira à des textes qui prennent enfin en compte la nécessité de grandes réformes en faveur d’une économie d’après-pétrole où le secteur privé jouera le rôle qui lui est naturellement dévolu. Si la Constitution est d’essence nationale, elle doit de facto réaliser qu’entreprendre en Algérie est un acte patriotique salutaire pour les fondements mêmes de la nation. L’Etat devrait garantir l’inviolabilité de la personne morale et renforcer la liberté non seulement du commerce et de l’industrie, mais aussi de l’initiative privée et des entrepreneurs de manière plus explicite. L’entrepreneur fait non seulement partie du peuple algérien, mais constitue aussi l’une de ses forces vives les plus stratégiques et utiles à la nation. D’ailleurs, contrairement aux idées courantes et répandues, il faut noter qu’aujourd’hui la contribution à la valeur ajoutée hors hydrocarbures des entreprises privées est de 85% en Algérie (et plus de 50% de la valeur ajoutée globale). Ce sont des réalités nouvelles que nous ne pouvons plus écarter d’un revers de la main comme si de rien n’était.

En Algérie leur gestion reste soumise à un modèle familial : le propriétaire unique ou principal, entouré de personnels recrutés dans le giron familial. La maîtrise des méthodes modernes de management y demeure insuffisante et le recours au conseil et à l’expertise extérieurs ne s’effectue que très exceptionnellement.  Qu’en pensez-vous? L’appartenance à une famille est le premier signe d’une civilisation comme le rappelle Camille Lacoste-Dujardin, experte de la culture berbère. D’ailleurs, en particulier dans la culture maghrébine et plus largement méditerranéenne, quand on parle de l’identité d’une personne, on ne dit pas qui elle est, mais de quelle famille elle est. C’est le défaut d’insertion familiale qui est une tare. Dans la culture kabyle, être sans famille, c’est être « amengur », c’est-à-dire sans descendance mâle, sans parenté, stérile et c’est même perçu comme une négation de l’espèce, de l’humanité. La culture berbère est terriblement centrée sur la fécondité, la préservation de la cellule familiale et tout ce qui y contribue. Or, la famille est aussi associée à la maison (« axxam »). Elle se confond avec la lignée patrilinéaire où la mère est le pilier central de la maison (« tigejdit ») qui supporte l’unique poutre faitière protectrice (« ajgu ») que représente le père, qui est aussi le maître de la maison (« babuxxam »). Le monde domestique et le monde extérieur sont à la fois séparés et intimement liés, mais la communication entre les membres est dictée par la pudeur (« Hachuma ») et le respect mutuel des rôles de chacun. Les tensions et les conflits naissent souvent du délitement de cet équilibre ou de l’expression des identités individuelles et des émancipations comme le rappelait le psychiatre Mahfoud Boucebci. L’entreprise familiale n’est que le prolongement de l’axxam, et le recrutement dans le cercle familial et tribal n’est qu’une méta-forme de la « tiwizi », qui correspond à l’entraide au sein des villages et des grandes familles, d’où l’importance des notions de solidarité et de loyauté dans les entreprises familiales en Algérie. Notons, par ailleurs, que l’entreprise doit être rentable au même titre que la famille doit être féconde pour que l’équilibre des choses soit maintenu. Sinon, c’est la mort de l’humanité qui correspond à une certaine forme de l’eschatologie berbère en Algérie. L’argent (« idrimen ») est lié à la notion de fécondité principalement associée au labeur collectif, l’argent étant produit par l’action et non par l’argent lui-même, notion proche des principes musulmans du reste. Dit autrement, l’entreprise familiale algérienne s’inscrit plus volontiers dans un capitalisme industriel ou de production fondée sur la solidarité que dans un capitalisme financier impersonnel et distant. Quand on parle d’entreprises familiales, il faut tout de même préciser de quoi on parle exactement pour en mesurer les spécificités sociologiques, humaines, culturelles autant qu’économiques. Une entreprise familiale c’est d’abord un capitalisme familial, c’est-à-dire un capital détenu par une famille depuis au moins deux générations. C’est aussi une participation active de la famille à la direction et à la gouvernance de l’entreprise, comprenant d’ailleurs au moins trois membres de la famille. Et c’est aussi un lien très fort existant entre les intérêts de la famille et ceux de l’entreprise, avec une volonté de transmission intergénérationnelle. Sans ces conditions, on ne parle pas d’entreprises familiales, mais d’entreprises privées classiques. C’est important de le mentionner, car on a tendance parfois à reprocher à ces entreprises de fonctionner sur des modes différents de ceux des entreprises classiques, alors qu’il s’agit de leur identité première, leur génotype. Dès lors, le recours aux ressources humaines familiales, puis dans le réseau élargi de la famille, est un phénomène tout à fait congénital des entreprises familiales. La solidarité familiale, la loyauté, la fidélité n’en sont que des pendants. Cependant, aujourd’hui, avec la complexité des environnements économiques, technologiques, concurrentiels, financiers, politiques et fiscaux…, le cercle familial ou celui de la tribu ne suffisent plus. L’entreprise familiale doit aller chercher des compétences nouvelles dans des cercles plus élargis. Et les grandes entreprises algériennes qui dominent sont dans ce schéma. La vraie question est cependant de savoir comment valoriser les compétences et les hauts potentiels en interne. Comme je le disais, les entreprises familiales en Algérie, sur un schéma d’axxam berbère, ont tendance à attribuer des rôles respectifs à chacun sans imaginer faire évoluer ces rôles. Exactement comme dans une disposition familiale traditionnelle. Or, l’entreprise ne peut pas être figée dans l’attribution des rôles. Elle doit imaginer des évolutions de rôles en fonction des dynamiques de compétences et de potentiels de chacun (membres de la famille ou pas) et des nécessités observées en raison de son développement et celui de ses marchés. Pour ce faire, elle doit intégrer les personnels non pas dans des postes figés, mais dans des trajectoires de carrières, elle doit être à l’écoute des projets individuels et les mettre en correspondance avec ses propres projets (faire de la GPEC), elle doit travailler sur l’engagement collectif et la coordination de l’action collective (qui n’est pas naturelle comme cela serait dans une famille en cohésion), elle doit accompagner la formation et la mise à niveau des personnes, elle doit favoriser les promotions internes comme système de récompense de la fidélité, de la loyauté et de la solidarité qui sont les bases de l’entreprise familiale et de ses gages de pérennité. Toutes ces réflexions sont structurantes pour une entreprise familiale et l’amènent naturellement à se professionnaliser et à adopter des principes de management et de gouvernance modernes. S’il faut convenir que le modèle familial est un atout, il ne doit pas s’enfermer dans des schémas qui étouffent les émancipations, car la prise d’initiatives, l’innovation, la responsabilité, le partage, la solidarité et l’excellence en dépendent. Les compétences que les entreprises familiales doivent prioritairement développer, selon une étude réalisée en 2012, relèvent essentiellement des connaissances techniques métier (73%), de la fidélité client (51%), du respect des collaborateurs (49%), de la bonne gestion financière (48%) et de la gestion de l’image (35%). L’ingéniorat technologique, le marketing, la GRH et la finance sont les quatre domaines de mises à niveau prioritaires.

Quels sont ses points forts et ses points faibles ? Leurs points forts résident d’abord dans leur part d’image, de pérennité et d’excellence pour beaucoup d’entre elles. Une étude à l’échelle mondiale démontre que 57% des consommateurs préfèrent acheter à une entreprise familiale dont les marques représentent quasi 50% des marques au monde. Elles sont aussi les plus pérennes et peuvent comprendre jusqu’à 5 générations en moyenne aujourd’hui. Cette pérennité confère un atout d’ancienneté et de capitalisation des savoir-faire à ces entreprises. Cette pérennité est aussi le meilleur garant du maintien de l’emploi dans le cadre des entreprises privées. Cette pérennité va jouer invariablement dans leurs capacités à se développer par accumulation des savoir-faire par un capital humain stable. Leurs points faibles sont à la fois endogènes et exogènes. D’abord, leur taille peut parfois être un handicap en raison de la non-atteinte de tailles critiques qui les rendraient plus autonomes financièrement et plus efficientes en termes de coûts. La compétition est mondiale quoi qu’on en pense, et les entreprises algériennes sont confrontées jour après jour à des pressions croissantes d’entreprises plus compétitives en termes de coûts et de différenciation par l’innovation. Il y a urgence à les renforcer et à leur permettre de fonder leur croissance sur l’innovation. Il nous faut susciter des logiques de filières, de réseaux industriels, de chaînes de valeur, de pépinières d’entreprises. L’Etat doit jouer un rôle de régulation en ce sens, de facilitateur. Il ne doit en aucun cas s’immiscer dans les plans d’affaires des entreprises ou des réseaux d’entreprises et encore moins vouloir arbitrer leurs décisions. 48% des entreprises souhaitent consolider leur métier de base, 17% souhaitent diversifier leurs activités et 26% souhaitent s’internationaliser. Ce sont des objectifs qu’il faut accompagner pour le bien de tous et le renforcement de notre économie. Quant aux problèmes de financement que rencontrent de nombreuses entreprises familiales, il faut noter que les défaillances du système bancaire et financier ont bel et bien leur part de responsabilité. Mais il y a aussi des entreprises en surliquidités pour lesquelles on ne fait pas grand-chose pour qu’elles puissent les utiliser à leur projet de diversification ou d’internationalisation. Certes, le droit permet l’utilisation des liquidités convertibles, mais dans la réalité, ces principes de droit ne sont pas toujours effectifs, car les lenteurs administratives et bancaires persistent et contraignent fortement la proactivité concurrentielle des entreprises familiales algériennes. D’ailleurs, toutes les statistiques démontrent que les entreprises familiales attendent surtout des pouvoirs publics plus de facilitation et de simplification, d’accompagnement de développement et de liberté entrepreneuriale, et non prioritairement des facilités financières.

Quelles sont ses valeurs et ses visions stratégiques et quel est le rôle des non-membres de la famille dans l’entreprise ? L’entreprise familiale repose sur trois éléments fondamentaux : l’entreprise, le patrimoine et la famille. Les valeurs de la famille et celles de l’entreprise sont complémentaires, mais somme toute assez différentes. Les valeurs de la famille reposent sur l’affectivité, la procréation, la sécurité et la tradition. Ce sont des valeurs symboliques de savoir-être, de confiance, de croyance et d’altruisme fortement teintées d’émotivité. Tandis que les valeurs de l’entreprise reposent sur une approche plus rationnelle de compétitivité, de marché, de changement avec des notions de profit, de vision stratégique avec une préoccupation plus forte de savoir-faire. Les valeurs de la famille se soucient de l’identité de la famille (ce qu’elle est), de son unité, de ses équités, de sa continuité et de sa réputation qu’elle cherchera à structurer par un conseil de famille, une charte familiale et une charte de gouvernance. Celles de l’entreprise se soucient davantage de la pérennité, de l’image, de la gouvernance et de la direction. Bien sûr, un conseil d’administration ou un family club peuvent réunir ces deux univers, mais les intérêts de l’entreprise et ceux de la famille sont toujours à mettre en correspondance. Globalement, la bonne gouvernance est celle qui permet de comprendre que la cohésion de la famille passe par la cohésion du groupe. Et cette cohésion est souvent portée par le fondateur qui cherche à partager sa vision avec sa famille d’abord, puis avec la gouvernance et ses collaborateurs. Dans ce schéma, le rôle des non-membres de la famille (et leur contribution à la gouvernance) est assez intéressant en ce sens qu’ils jouent les traits d’union entre les intérêts de la famille, sa cohésion, et parfois ses tensions, et ceux de l’entreprise ou du groupe. A l’image d’un family club, le conseil d’administration (lorsqu’il existe) doit challenger les managers, les actionnaires, mais n’a pas vocation à sanctionner. C’est une forme assez soft de gouvernance, toujours perfectible, mais dont il faut préserver les intérêts, les avantages et les dynamiques propres. Vouloir lui appliquer un système de gouvernance d’entreprise managériale classique, c’est prendre le risque de fragiliser sa « poutre faitière » ou son pilier central, pour reprendre notre métaphore de l’axxam berbère. Il est plus qu’utile de réfléchir à des mécanismes contingents de gouvernance des entreprises familiales en Algérie, sans complexe et habités par un esprit constructif et responsable permettant de concilier les intérêts des actionnaires, la direction de l’organisation et le contrôle de la gestion de l’entreprise.

En Algérie, ce genre d’entreprises est confronté non pas à des problèmes de survie, mais à des problèmes de croissance. Quel commentaire faites-vous dans ce sens ? C’est tout à fait exact. Et c’est la raison pour laquelle le passage de témoin (de génération en génération) dépend en partie de l’environnement dans lequel évoluent ces entreprises. Comme je le disais, il est urgent que les autorités engagent des mesures de facilitation administratives et des actions d’incitation qui permettent à ces entreprises de mener à bien leurs objectifs stratégiques de croissance par l’internationalisation, la diversification ou l’innovation. Les entreprises familiales algériennes sont souvent en situation de surliquidités inexploitées, d’obésité financière handicapante. C’est paradoxal, mais c’est ainsi. Cela a pour conséquence de favoriser la thésaurisation contrainte au détriment des projets, des emplois, de la compétitivité, de l’ouverture du capital, de l’entrée sur les marchés financiers (rendue inutile, puisque la captation de capitaux n’est pas une priorité), de l’augmentation de la valeur ajoutée nationale, d’empêcher de favoriser des champions nationaux qui feront l’économie d’après-pétrole et de faire perdre un temps précieux à l’unique opportunité historique de diversifier et densifier notre économie nationale. Aura-t-on toujours les moyens publics de maintenir la paix sociale ? Rien n’est moins sûr !

Selon le Family Business Network, 95% des entreprises familiales ne survivent pas au-delà de la troisième génération de propriétaires, souvent par manque de discipline et manque de préparation des générations suivantes face aux exigences d’une concurrence et d’une activité croissantes. Qu’en pensez-vous? Autrefois, on caricaturait la trajectoire de l’entreprise familiale par le bon vieux dicton : « La première génération fonde l’entreprise, la deuxième la gère et la troisième la mange. » La vérité est souvent tout autre pour les entreprises qui ont bien pensé la relève. Or, en Algérie, nous connaissons grosso modo nos premières expériences de relève. C’est donc une question cruciale. La transmission concerne tout à la fois le patrimoine et la direction. Pour la première dimension, c’est à peu près simple, car il existe un cadre juridique et financier assez bien conçu. Pour la direction, c’est plus complexe, même si les compétences métiers et marché sont assez facilement acquises. Et que dire de la transmission de la vision du fondateur, de ses valeurs, de ses attitudes… En règle générale, le dilemme c’est que les enfants se posent la question de savoir s’ils seront capables d’être aussi bons que le père, alors que les parties prenantes (clients, collaborateurs, personnels…) s’attendent à ce qu’ils fassent mieux et plus. Pas toujours simple. Une bonne transmission passe en général par quatre phases : initiation des enfants à la direction, introduction des enfants avec des rôles précis, régime mixte avec plus de responsabilités et d’autorité des enfants et désengagement du fondateur où l’apprentissage se fait progressivement avec la désignation par le fondateur (dans le discernement familial) du successeur ou du dauphin. Il peut d’ailleurs y en avoir plusieurs. Il est essentiel alors que ces derniers cultivent leur légitimité, leur crédibilité et leur acceptabilité non seulement au sein de l’entreprise, mais aussi au sein de la famille. Le fondateur a cependant besoin que soit reconnu son rôle et sa valorisation avant et après la transmission, de même que les successeurs exigent une communication d’adulte à adulte avec le fondateur. Ils ne sont plus les enfants et encore moins des employés. Quand les successeurs réussissent ce passage de témoin et que cette réussite donne une empreinte aux procédures de transmission intergénérationnelle, l’entreprise est bien partie pour être pérenne sur plusieurs générations. En Algérie, c’est un vrai challenge. Mais la meilleure garantie repose à mon sens sur notre sens aigu de la pérennité familiale, au sens berbère du terme.