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Reporters

Conçue pour être le nouveau fer de lance de la marque japonaise, la nouvelle Corolla allie robustesse et finesse et s’illustre parmi les berlines que nous propose le n°1 mondial. Se déclinant en deux carburants (diesel et essence) et en cinq versions : Elégant, Premium, Premium CVT, Elégant et Business, la new Corolla a tout d’une « grande ». Avec des motorisations très puissantes (4 cylindres, 16 soupapes, DHOC Dual VVT-I pour les versions essence, et 4 cylindres, 1 ND-TV 08 SDHC pour les versions diesel), ce véhicule est considéré comme un véritable monstre de la route. Les dimensions de ce véhicule sont impressionnantes avec 4620 cm de long, 1775 cm de large, 1465 cm de hauteur et un empattement de 2700 cm. Pour ce qui est équipements, il est clair que le constructeur n’est pas allé de main morte et a conçu un véritable bijou. Direction assistée, volant réglable en hauteur et en profondeur, vitres électriques, climatisation automatique bi-zone, détecteur de pluie, verrouillage centralisé à distance, système d’ouverture des portes sans clé, volant gainé de cuir, système Bluetooth, entrée USB, radio CD intégré pour certains modèles et système audio avec écran tactile pour d’autres, le client sera sans aucun doute charmé devant cette multitude d’équipements. La sécurité n’est pas un vain mot pour Toyota, qui propose pour la nouvelle Corolla des équipements très avancés, avec un anti-démarrage électronique, airbags frontaux conducteur et passager avant, de même que des airbags genoux conducteurs, airbags rideaux avant et arrière, système anti-blocage des roues, système d’amplification de freinage d’urgence, contrôle de stabilité du véhicule, rétroviseur intérieur anti-éblouissement, caméra de recul, régulateur de vitesse. Le conducteur et les autres passagers ne peuvent que se sentir en sécurité « totale » avec ce genre d’équipements. Question design, le véhicule s’illustre avec une série d’équipements d’extérieur qui contribuent à lui donner des traits très raffinés avec des projecteurs avant halogène avec lave-phare escamotable, garde-boues, projecteurs antibrouillard, feux de jour à LED, rappel clignotant sur rétroviseurs extérieurs, jantes en alliage 16’’, peinture métallisée, poignées extérieures des portes couleur carrosserie, rétroviseurs extérieurs couleur carrosserie. Bref, un véhicule à la fois fiable et élégant. Pour ce qui est du prix, il est à partir de 1 930 000 DA TTC avec possibilité de l’acquérir sous les formules Andi, Ansej, Cnac.  
Le constructeur automobile japonais, Toyota, est présent en force au Salon de l’automobile d’Alger, dont la 17e édition a débuté mercredi 12 mars au Palais des expositions de la Safex, aux Pins maritimes. Connu pour la fiabilité et la robustesse de ses véhicules, qu’ils soient touristiques ou utilitaires, Toyota est revenu avec plein de surprises et de nouveautés pour les passionnés du label nippon et ses fidèles clients qui restent très attachés à cette marque. Le stand, situé au pavillon central, a connu, d’ailleurs, une forte affluence, et ce, dès le premier jour, avec des gens venus de divers horizons, mais surtout de toutes les catégories d’âge, que ce soit des jeunes et des moins jeunes, qui se passionnent pour les voitures de la firme japonaise. Les employés et autres hôtesses d’accueil de Toyota Algérie, tout sourire, se sont fait un plaisir de répondre aux sollicitations et autres interrogations des clients et simples curieux venus découvrir de plus près les nouveautés du numéro un mondial, qui est resté fidèle à sa réputation, surtout avec les nouveaux produits qui viennent s’ajouter aux très estimés anciens modèles. Du Hilux, en passant par la Yaris hatchback et berline, à l’Auris, en passant par la nouvelle Corolla et Corolla Verso, et le luxueux RAV 4, tous les modèles montrent l’application du géant nippon qui ne laisse pas insensible. Tous ces véhicules captivent l’assistance, qui est certainement éblouie par la qualité des véhicules. A noter que le constructeur japonais se présente comme le premier à avoir investi dans la technologie hybride, qu’il maîtrise parfaitement. Le plus important est que le client algérien reste attaché aux produits de cette firme. En effet, il fait confiance aux performances de ces véhicules qui ont fait leurs preuves de par leur robustesse avec une nouvelle tendance qui apparaît ces dernières années et ces lignes totalement futuristes et révolutionnaires qu’incarnent de nouveaux modèles, telles que la nouvelle Corolla ou la Yaris berline qui montrent tout le savoir-faire de la firme japonaise qui ne compte pas s’arrêter là, selon les responsables de Toyota Algérie, qui avouent que la « maison » veut faire les choses en grand et envisage de garder ce label de n°1 au monde et continuer surtout à mériter cette confiance des clients algériens, qui semblent s’attacher de plus en plus à cette firme, qui souhaite aller de l’avant et conforter sa présence dans notre pays. H. M.

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) et candidate à la prochaine élection présidentielle, Mme Louisa Hanoune, a appelé hier le peuple algérien à faire barrage à toute tentative visant à provoquer l’anarchie. « Le 18 avril prochain marquera le début d’une nouvelle ère et d’une nouvelle démocratie pour parachever la concrétisation des objectifs de notre glorieuse Révolution et donner la parole au peuple. L’heure ne sera guère à l’anarchie, comme le prétendent certains », a-t-elle déclaré lors d’une allocution prononcée à la fin des travaux du conseil national du PT ayant regroupé les cadres du parti. Pour barrer la route à ces tentatives, elle appelle le peuple algérien à user de son « libre arbitre le 17 avril prochain en vue de préserver les acquis de l’Algérie et isoler les aventuriers qui se jouent de l’avenir du pays ». Toujours concernant la présidentielle, elle a affirmé que son parti « ne restera pas à l’écart lors de la prochaine présidentielle, mais sera un sérieux concurrent pour tous les candidats, à travers une campagne électorale basée sur les idées, loin des fausses promesses et de l’achat des consciences », tout en s’engageant à « défendre l’entité de la nation algérienne pour l’édification d’une véritable démocratie », a-t-elle soutenu, ajoutant que « son parti prendra part à l’échéance présidentielle pour la consécration de l’exercice par le peuple algérien de son libre arbitre ». Dans un autre registre, Mme Hanoune a appelé « le Premier ministre par intérim et le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales à l’installation de la commission chargée de la surveillance des élections par les représentants des six candidats, pour ne pas laisser place aux conflits ». En ce qui concerne les manifestations contre le quatrième mandat du président sortant, elle dira que sa formation politique « défend la liberté d’expression et d’opinion et dénonce toute répression des libertés ». Toutefois, elle qualifie ceux qui appellent à une protection étrangère des manifestants de « traîtres à la partie ». Elle estime que « le peuple algérien est en mesure de gérer ses affaires intérieures par lui-même et n’a pas de leçons à recevoir d’autres pays, y compris de l’ancien colonisateur ». Abordant les violences qui secouent la ville de Ghardaïa, Mme Hanoune a souligné que « les citoyens de cette wilaya sont victimes d’un complot ourdi par des parties étrangères, au nom des droits de l’homme ». Ce qui se passe dans cette ville constitue « une atteinte à l’entité nationale », a-t-elle estimé. <

Il était presque 11 h lorsque les premiers animateurs du mouvement Barakat font leur apparition à la place Audin, devant le portail de la Faculté centrale. En face de quelques policiers qui se mettent aussitôt en place, d’autres manifestants rejoignant la place et donnent le « la » pour la tenue de leur sit-in. Sur l’autre trottoir, quelques journalistes posent les trépieds de leurs caméras et des « curieux » s’invitent au décor, mais restent loin de la manifestation. « Djazair houra démocratia », « Non à un 4e mandat », lancent les premiers manifestants avant que d’autres arrivent et reprennent les slogans en chœur. En tout, ils étaient quelques dizaines de personnes à répondre à l’appel de Barakat pour cette démonstration de rue pour dire leur opposition à une autre mandature pour le chef de l’Etat et aussi « exiger le départ du système ». Alors qu’un cordon sécuritaire se forme autour d’eux, d’autres policiers, moins nombreux que la dernière fois, s’occupaient de la circulation automobile. C’est dire que les animateurs ont eu de la chance. Quelques minutes seulement avant le début de la manifestation, il pleuvait des cordes à Alger. Au moment du sit-in, point de pluie, mais des slogans fusent de partout et font vibrer la place. « Ni Oujda, Ni DRS, l’Algérie et la plus importante », « L’Algérie n’est pas un royaume » ou bien encore « Ulac smah ulac » et « Pouvoir assassin » reviennent au-devant de la scène pour se remémorer le Printemps noir de Kabylie. Durant toute la durée du sit-in, aucune arrestation n’est signalée, aucun heurt ne s’est produit. La police s’est résignée à encadrer le sit-in et aussi « dégager la voie » pour les automobilistes. Au milieu de la foule, on en parle beaucoup. Pour ces manifestants, la réaction des policiers est dictée par la nécessité de donner une image d’un pays qui respecte les droits des citoyens. « N’oubliez pas que la France a exigé que l’on respecte le droit à l’expression libre », a indiqué une manifestante. En effet, sur place, la réaction de la police, hier, était à l’opposé de celle des dernières manifestations. Une demi-heure après le début du sit-in, plusieurs personnes affluaient sur les lieux en spectateurs, tout en gardant leur distance de la foule contestataire. Chacun des « curieux » y va de son analyse et explique que « les manifestants ont le droit » de protester, tandis qu’un autre lance qu’«il fallait s’opposer à un autre mandat lorsque le chef de l’Etat a changé le texte de la Constitution », et au milieu une femme les interrompt et exprime son total soutien à Bouteflika. Retour dans la foule des animateurs de Barakat, où les slogans contre le 4e mandat animent le rassemblement. « Il faut en finir avec ce système », déclare une femme, la soixantaine qui se dit être la grande sœur d’un journaliste assassiné en 1994. « Ils doivent quitter le pouvoir et laisser la place aux jeunes », a-t-elle ajouté, avant qu’un jeune, qui se réclame des familles des disparus, n’ajoute que « ce pouvoir est responsable de toutes nos misères ». Un peu plus d’une heure après le début du sit-in, alors que les policiers se sont montrés patients, quelques manifestants tentent de franchir le cordon, mais en vain. Le sit-in prend fin dans le calme. Les animateurs de Barakat promettent de revenir encore une fois dans la rue. Pour eux, le fait de tenir un sit-in sans heurt et sans arrestation est déjà un début d’une victoire sur l’interdiction faite aux manifestations dans la capitale, même si force est de constater que la foule n’était pas au rendez-vous. <
btf Alors même que la campagne électorale n’a pas encore commencé que les candidats, sitôt connus, se lancent dans ce qui s’apparente à une répétition générale avant le début de la grande bataille. Mais ce sont les deux candidats les plus en vue, qui se sont déjà affrontés en 2004, qui se retrouvent au cœur de la bataille, dans une espèce de duel à distance. Ali Benflis et Abdelaziz Bouteflika, à travers leur staff de campagne, ont eu rendez-vous, hier, successivement avec les jeunes, dont ils savent pertinemment qu’ils constituent le principal enjeu de l’issue finale du prochain scrutin. Lors d’une rencontre avec les jeunes à Riadh El Feth, l’ancien chef de gouvernement a tenté de séduire son auditoire en prenant le parti des jeunes, appelés désormais à occuper des postes de responsabilités, manière de suggérer que l’ère de la légitimité révolutionnaire est révolue. «Le temps n’est-il pas arrivé pour vous (jeunes) d’assumer les responsabilités à tous les niveaux et dans tous les secteurs d’activité ? », a-t-il lancé. «Je ne compterai jamais au nombre de ceux qui la (jeunesse) considèrent comme un problème difficile même si je pense qu’elle vit, aujourd’hui, des difficultés multiples. » « Non au paternalisme vis-à-vis des jeunes », a-t-il déclaré. Et à Benflis de décliner quelques aspects de son programme à destination de cette frange, la plus importante dans le pays. Réduction du service national, réforme de l’enseignement supérieur et réduction du chômage sont autant de promesses faites par l’ex-chef de gouvernement. Cependant, il n’a pas manqué l’occasion de cette rencontre pour délivrer quelques messages politiques. «Le pouvoir en place est à bout de souffle et à court d’idées, et cherche à protéger ses intérêts financiers et politiques », a-t-il dit avant de critiquer le gouvernement qui, selon lui, s’est transformé en comité de campagne au profit du président-candidat. A la couple du 5-Juillet, c’est Abdelmalek Sellal, président de campagne de Bouteflika, qui a fait son show devant plusieurs centaines de jeunes, notamment des étudiants, issus de plusieurs wilayas du pays. «Soyez fiers de votre pays. L’Algérie est un pays démocratique, fort et puissant. Le président Bouteflika a tout donné à l’Algérie depuis 1999. Je n’ai pas besoin d’évoquer son bilan. 92 universités à travers le pays. Citez-moi un pays qui a réalisé autant d’universités en 15 ans», a-t-il lancé. Comme Benflis, il fait beaucoup de promesses aux jeunes. «On continuera le travail avec le Président. Dans le programme du Président, il y a beaucoup de choses pour l’emploi. Plus d’avantages Ansej et Cnac. On va permettre aux jeunes de créer leurs entreprises. On va initier une formule spéciale pour permettre aux jeunes universitaires d’avoir leurs logements». Mais au moment où Bouteflika, via son staff, et Benflis font les yeux doux à ces jeunes, d’autres jeunes structurés au sein du mouvement «Barakat !», eux, se sont retrouvés en plein cœur d’Alger pour crier le refus de l’élections et réclamer une période de transition. Pendant près d’une heure, ils ont scandé des slogans hostiles au quatrième mandat et dénoncé le système. Mais contrairement aux manifestations précédentes, la police s’est contentée, cette fois-ci, de confiner la foule, sans opérer des arrestations. Ce qui pourrait traduire que la police a décidé d’opter pour d’autres méthodes. Une nouvelle approche qui découle probablement de la sortie du DGSN, mais aussi des remarques «amicales» de l’ex-puissance coloniale. C’est dire que la jeunesse sera au cœur de la future campagne qui s’annonce palpitante, notamment à travers ce duel entre Bouteflika et son ancien directeur de campagne. <

Déclaré officiellement candidat jeudi dernier par le Conseil constitutionnel, Ali Benflis a choisi de lancer avant l’heure sa campane électorale, hier, à la salle Cosmos à Riadh El Feth, sous le signe de la jeunesse. devant une assistance des grands jours et sous les applaudissements et les youyous, M. Benflis a appelé à «une mobilisation sans failles» contre «la fraude qui a déjà commencé». «Ne croyez pas que je suis naïf et que je ne vois pas cette fraude en plein jour» et ces «gens qui travaillent à fabriquer dans des laboratoires l’élection qu’ils veulent. Ne croyez pas que le peuple va se laisser faire», a-t-il tonné contre les troupes du président candidat. Et de reprendre : «Est-ce avec ses méthodes qu’on gère un pays au XXIe siècle ?». Une interrogation à laquelle la salle a répondu par des applaudissements, transition toute trouvée pour que son favori s’attaque au camp des boycotteurs et «à ceux qui lui ont demandé de ne pas se présenter». A ceux-là, s’est-il écrié, «je réponds que je ne vais pas rester à la maison et que je ne vais pas leur laisser le terrain pour qu’ils fassent ce qu’ils veulent», allusion aux soutiens de son rival Abdelaziz Bouteflika. «J’ai sillonné le pays pendant dix ans et j’ai pu constater un désir de changement énorme au sein de la société», a-t-il poursuivi avant de reprendre : «Si le peuple veut le changement, mon programme de renouveau national est une réponse concrète à tous les problèmes des Algériennes et des Algériens». «La bataille a commencé et je transmettrais mon programme dans tout le pays.» Pour M. Benflis, le grand défi est celui de la mobilisation contre la fraude. « La violation de l’urne est une violation du droit et de la personne humaine. En plus de mon programme que je vais présenter dans toutes les wilayas d’Algérie, je demanderai au peuple de se réveiller, de se soulever et de ne jamais accepter la fraude », a-t-il martelé. Le candidat à la présidentielle a dévoilé à cette occasion son programme «jeunesse» qu’il considère comme la «force vive» du pays et «le sursaut productif qui fera entrer l’Algérie dans l’ère de l’économie diversifiée». «Notre projet contient de nombreuses dispositions, l’une des plus importantes étant l’encadrement et l’accompagnement des jeunes dans la création et le développement de leurs projets professionnels privés». «Création de micro-entreprises et réduction du service national à une année avec le recours au service civil à chaque fois que cela est possible », ont fait partie des promesses qu’il a faites, hier, en plus de mettre fin à la situation «inacceptable» du secteur de l’enseignement supérieur. L’ex-chef de gouvernement, s’il est élu président, promet aussi une réforme profonde du «système de l’enseignement supérieure» en prenant en considération « la révision et l’actualisation des connaissances et des savoirs» dans le cadre d’un projet appelé «cap excellence». Le projet en question «prévoit de véritables pôles d’excellence» dans les grands centres universitaires et de recherche du pays. Pour ce qui est des œuvres universitaires, le candidat a inscrit «la revalorisation de la bourse pour les étudiants» et «l’amélioration des prestations universitaires, à l’instar de l’hébergement, de la restauration et du transport» comme chantiers prioritaires. Ali Benflis a abordé, dans le même sillage, le phénomène du chômage en s’engageant à le réduire à 15 % au lieu de 25 % actuellement avec « un revenu minimal national » accordé à toute personne qui n’a pas pu accéder à l’emploi. <

C’est sur un air de campagne électorale qu’a débuté hier un premier rassemblement, au complexe Mohamed-Boudiaf, à Alger, en faveur du président sortant Abdelaziz Bouteflika, une rencontre qui a rassemblé, autour du désormais directeur de campagne de Bouteflika, Abdelmalek Sellal, la jeunesse estudiantine. Une rencontre nationale consacrée également à la sensibilisation sur la nécessité de participer à l’élection présidentielle. D’emblée, Abdelmalek Sellal n’a pas manqué, lors de sa présence aux côtés des étudiants, de divulguer quelques lignes du programme de Bouteflika. « Nous promettons plus d’avantages pour les jeunes », a-t-il déclaré, convaincu que Bouteflika continuera, dans son programme, à promouvoir l’emploi des jeunes à travers plus de mesures d’incitation et de facilitations, à l’image des dispositifs Ansej et Cnac pour la création d’entreprises. Non sans d’autres promesses faites aux étudiants : logements pour les universitaires, start-up et plus encore ! Les organisations estudiantines, mettant de côté leurs responsabilités envers l’étudiant, se sont toutes mobilisées pour un seul mot d’ordre : soutenir le président sortant Abdelaziz Bouteflika. Elles ont pu, d’ailleurs, remplir entièrement la salle par des étudiants venus des quatre coins du pays à bord de dizaines de cars et de minibus de différentes immatriculations visibles au parking du complexe. A l’intérieur de la salle, archicomble, les participants ont assisté d’abord à un long portrait de la personne de Bouteflika, dont des extraits de discours prononcés durant les différentes séquences de ses mandats. L’occasion pour Sellal de rebondir sur les questions d’actualité, en premier desquelles les mouvements de protestation qui s’élèvent contre un quatrième mandat du président, en considérant que «le printemps arabe est un moustique qu’on va éliminer avec du fly-tox». «On va utiliser tous les produits nécessaires pour le stopper. Notre objectif est de contrer les manipulateurs», a-t-il poursuivi avant de promettre «une campagne de Bouteflika propre et démocratique». De leur côté, lors des interventions de chacun, les sept présidents et secrétaires généraux des organisations estudiantines présentes - AREN, ONEA, LNEA, SNE, UGEA, UNEA et UGEL - ont réitéré leur soutien à un quatrième mandat de Bouteflika, tout en fustigeant les boycotteurs et les opposants. « De quel droit parlent-ils, ces membres de Barakat ?», s’interroge Abdelhakim Megdoud, président de Solidarité nationale estudiantine (SNE). Pour sa part, le secrétaire général de l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA), M. Boudiaf Abdellatif, a même « menacé » de descendre dans les rues pour faire face aux boycotteurs. «Nous serons des centaines contre ces dizaines de personnes qui investissent la rue», dit-il. Signalons que l’UNJA, considérée comme l’héritage de Houari Boumediene, et l’ONSE ont été les deux seules organisations estudiantines absentes. Il n’en demeure pas moins que les observateurs s’interrogent comment ces quelques organisations, qui connaissent des problèmes internes, voire un gel de leurs activités par le ministère de l’Intérieur, ont pu obtenir des financements auprès du ministère de l’Enseignement supérieur ? <

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M. Benfl is et ses troupes ont multiplié, hier, les critiques et les attaques contre les partisans du président-candidat devenus leur principale cible. Une ambiance de confrontation avant l’heure.

Ni la fine pluie, qui est tombée vendredi soir, ni les interventions massives des forces de sécurité (gendarmerie et police) n’ont pu ramener à la raison les milliers de jeunes des deux communautés qui continuent à s’affronter dans tous les quartiers de la ville. Les destructions sont telles que l’on a l’impression que c’est à qui infligera le plus de dégâts à son adversaire. Toute la nuit de vendredi à samedi, et ce, jusqu’à l’aube, les jeunes du quartier de Haï El Moudjahidine, notamment dans sa partie de Béni Merzoug, et ceux du vieux ksar de Ghardaïa se sont affrontés à coups de pierres, de bouts de métal propulsés par des lance-pierres et de cocktails Molotov provoquant l’incendie de dizaines de maisons dans ce quartier déjà meurtri par les affrontements de janvier et février passés. A Baba Saâd, Souk El Hattab et Aïn Lebeau, les affrontements ont fait des dizaines de blessés. Œil pour œil, dent pour dent « Où est l’Etat ? », lance à gorges déployées un septuagénaire horrifié par les nombreux incendies qui « dévorent » les magasins de son quartier, au boulevard 5-juillet, qui fait la jonction entre le quartier de Merrakchi, l’entrée vers le pont de Mélika et le bas de Béni Izguène, côté Oued M’zab. Des colonnes de fumées, de toutes couleurs, montant vers le ciel attestent de la persistance de flammes qui continuent à consumer ce qui reste des matières et matériels emmagasinés, car il faut savoir que dans la mentalité locale, chaque magasin est aussi un dépôt où l’on stocke ses matières et fournitures. La fureur des incendiaires a débuté mercredi soir, lorsque le café-kiosque « La Cabane » appartenant à un jeune Arabe, situé sur l’espace vert du grand rond-point de Sidi Abbaz et très prisé par les familles lors des saisons chaudes pour son espace familial où l’on déguste des glaces et des rafraîchissants, a été incendié et vandalisé par des jeunes Mozabites du Ksar de Bounoura. C’était suffisant pour réveiller les vieux démons et appliquer la loi du Talion, œil pour œil, dent pour dent. La déferlante dévastatrice a alors atteint tous les quartiers de la commune de Ghardaïa où pratiquement tous les magasins de l’une des communautés se trouvant dans l’espace démographique de l’autre communauté ont été incendiés et vice-versa. De telle sorte que de toutes parts des colonnes de fumées montent vers le ciel. La ville empeste les gaz lacrymogènes Partout, c’est la panique, même les policiers appelés en catastrophe ne savaient plus dans quelle direction se diriger, se trompant souvent de cibles, tirant à tout va des grenades lacrymogènes qui, pour la plupart, retombaient dans les demeures des citoyens déjà bien éprouvés par les dramatiques affrontements. Conduits par le lieutenant-colonel Ali Rouane, commandant du groupement de gendarmerie de Ghardaïa, deux escadrons d’éléments antiémeute de la gendarmerie appelés en renfort à Sidi Abbaz où de violents affrontements opposaient des jeunes Arabes aux Mozabites de Bounoura, qui se sont attaqués aux fidèles lors de la prière du vendredi, ont rapidement rebroussé chemin, appelés sur un autre lieu, Aïn Lebeau, où les affrontements étaient plus violents. « C’est inimaginable, des gens qui se disent musulmans, s’attaquent à d’autres musulmans dans un lieu de culte lors de la prière du vendredi », lance avec rage le vieux Harzallah qui ajoute que « même pendant la guerre de Libération nationale, je n’ai jamais vu un soldat ou un colon fouler la mosquée. Même quand ils voulaient arrêter quelqu’un, ils l’attendaient dehors pour l’interpeller ». Toute la nuit, des incendies sont signalés, notamment sur le boulevard du 1er Novembre qui traverse de part en part le quartier populaire de Theniet El Makhzen, avant de se propager telle une tache d’huile au boulevard du 5 Juillet, puis à l’avenue Didouche Mourad, à quelques encablures du siège de la sûreté de wilaya, où les deux concessionnaires Peugeot et Kia ont aussi subi de graves dommages, leurs espaces dédiés à l’entretien et à la réparation de véhicules, ainsi que les show-room ont été incendiés. Par ailleurs, jeudi, les élèves des trois paliers ont été renvoyés chez eux par les responsables d’établissements qui se sont déclarés incapables d’assurer leur sécurité, appréhendant certainement des affrontements intra muros, et il n’est toujours pas dit qu’ils retrouveront leurs pupitres de sitôt. Toute la ville empeste les gaz lacrymogènes, tant les éléments antiémeute, à bout de forces et contrariés par la méconnaissance du terrain, ont tiré à tout bout de champ et à profusion des grenades lacrymogènes mettant à rude épreuve les personnes atteintes de maladies chroniques, ainsi que les personnes âgées, les femmes enceintes et les bébés. Des dizaines de grenades lacrymogènes tirées sans contrôle et dans toutes les directions sont tombées dans l’enceinte de l’hôpital Dr Tirichine, indisposant malades et personnel médical. Des centaines d’automobilistes et de camionneurs ont été pris au piège des affrontements se retrouvant au milieu de la mélasse, ne pouvant ni reculer, ni avancer. Beaucoup d’entre eux, sous l’odeur oppressante des gaz lacrymogènes, d’un côté, et des pierres qui volaient de toutes parts, de l’autre, n’ont dû leur salut qu’en abandonnant leurs moyens de locomotion. Violence aveugle Beaucoup de dégâts ont été constatés, notamment au niveau de la carrosserie, des pare-brises et des lunettes-arrière. La grande quantité de débris de verre qui jonchent la chaussée tout autant que les pierres et toutes sortes d’objets hétéroclites témoignent de la violence des affrontements et du risque encouru par des voyageurs qui ne faisaient que traverser la ville pour se rendre soit au nord, soit au sud du pays, tant cette route est stratégique, vu que la N1 traverse le pays du nord au sud, en passant, bien sûr, par Ghardaïa. « Trop, c’est trop ! Cela ne peut plus continuer ainsi. Qu’attend l’Etat pour prendre des mesures radicales pour enrayer cette folie qui s’est emparée de nos concitoyens, 4 morts à Ghardaïa, 1 à Guerrara et des dizaines de milliards de dinars de dégâts n’ont pas encore fait réagir les pouvoirs publics, que leur faut-il de plus ? », s’insurge Rebaï, un Sétifien installé en famille à Ghardaïa depuis plusieurs années. Son ami de patelin, coiffeur de son état, ajoute : « Il n’y a que l’armée et un couvre-feu qui puissent, à mon avis, arriver à stopper cette violence aveugle. S’il faut arriver aux extrêmes pour le bien de la population et surtout du pays qui risque de s’embraser, alors autant prendre ces décisions. » Comme premier bilan, et sans pour autant qu’il soit exhaustif, plus de 70 magasins, 48 maisons et 22 entrepôts ont été incendiés, en 48 heures, alors qu’on dénombre deux blessés gravement atteints aux yeux qui ont été évacués vers l’hôpital cubain de Ouargla pour opération chirurgicale ophtalmologique, ainsi que des dizaines de blessés à divers degrés, dont une vingtaine de policiers. Selon des sources sécuritaires, 17 individus ont été interpellés. Cette situation n’aurait certainement pas pu se produire si les autorités n’avaient pas complètement dégarni le maillage qui était déployé tout autour de la vallée. « Lever tous les barrages et les multiples rondes qui étaient déployés en ces temps encore incertains et où les méfiances et les haines sont encore vives est une mesure lourde de conséquences. Ceux qui ont pris cette décision doivent s’expliquer, sinon cela serait considéré comme un abandon de la population de Ghardaïa », tempête Nadir, enseignant universitaire qui poursuit : «Comment interpréter cette absence de l’Etat et même de l’autorité de l’Etat, alors qu’elle est la garante de la sécurité des personnes et des biens». Les pouvoirs publics sont interpellés à un haut niveau pour apporter les réponses, car au niveau local, c’est une démission totale du 1er magistrat de la wilaya et des ses collaborateurs directs. Complètement dépassé et tétanisé par les évènements depuis janvier, le wali de Ghardaïa se confine dans un silence assourdissant, alors que sa cellule de communication reste d’une pitoyable aphonie.