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Fatima Benaïcha

Les réformes du président de la République, Abdelaziz Boutefl ika, en matière de droits de l’Homme ont touché, cette fois, une institution importante dans le dispositif national de promotion et de protection des droits des Algériennes et des Algériens. La nouvelle loi adoptée hier par l’Assemblée nationale sur la composante et le fonctionnement du Conseil national des droits de l’Homme contient des avancées notables, en harmonie avec les standards internationaux en la matière. En eff et, ce conseil n’est autre que l’institution nationale des droits de l’Homme, conformément à la tendance mondiale depuis plusieurs décennies où les pays mettent en place des institutions paraétatiques dans le dispositif national de promotion et de protection des droits de l’Homme pour compléter le rôle des institutions étatiques et celui de la société civile. L’Algérie, et depuis l’ouverture politique, médiatique et économique des années 1990, a connu plusieurs institutions, la première étant l’Observatoire national des droits de l’Homme jusqu’à son remplacement par la Commission nationale de protection et de promotion des droits de l’Homme, présidée par Me Farouk Ksentini depuis plusieurs années. Cependant, cette dernière n’a pas su s’adapter aux standards internationaux, ce qui lui a valu la perte de son classement «A» dans le Comité international de coordination des institutions nationales des droits de l’Homme en 2010. Cette dégradation de l’institution gérée jusqu’ici par Me Ksentini en «classe B», suite à des rapports d’une société civile internationale hostile, a poussé les autorités à conformer cette institution aux standards mondiaux. Un peu en retard, il n’en demeure pas moins que l’initiative est louable. La nouvelle loi qui donne naissance au Conseil national des droits de l’Homme légitime pleinement cette institution aux niveaux international et national. Selon plusieurs études et rapports d’experts en la matière, ces institutions doivent être consolidées par un dispositif constitutionnel, une loi émanant du Parlement et une présence régionale sur le terrain dans chaque pays. Les règles suggérées par ces rapports et études transmis aux institutions des droits de l’Homme de l’ONU, inspirant ainsi des résolutions du conseil des droits de l’Homme, dont l’Algérie est membre, deviennent une obligation pour les Etats participants au processus de développement et de consolidation du système international de protection et de promotion des droits de l’Homme. Le système en question doit avoir des prolongements internes dans chaque Etat. L’Algérie, à travers ce texte de loi, fait preuve d’une adhésion complète aux règles de la communauté internationale. Les avancées en la matière se déclinent sur plusieurs points. L’institution nationale des droits de l’Homme (le Conseil national des droits de l’homme) ne repose plus sur un décret présidentiel, mais sur une loi votée par l’Assemblée nationale légitimant ainsi son existence par la volonté des représentants du peuple. Sa constitutionnalisation par le président de la République lors du dernier amendement de la Loi fondamentale lui donne le caractère irréversible et la légitimité constitutionnelle. Dans le même sillage, le projet de loi institue des offi ces régionaux sur le territoire national conformément à l’article 27 de la loi adoptée hier par les députés. Il faut dire que les professionnels des droits de l’Homme et les défenseurs ne peuvent qu’applaudir cette loi et ces nouvelles dispositions pour les avancées qu’elle recèle. Néanmoins, il reste la lancinante question de l’application des textes et de l’implication de la société civile dans ce dispositif. Il est hasardeux de compter uniquement sur l’Etat pour faire appliquer cette loi, puisqu’il ne pourra jamais le faire sans une implication directe et indirecte du mouvement national des droits de l’Homme.

Le parti islamiste Ennahdha vient de signer l’arrêt de mort de l’Alliance Algérie verte (AAV), regroupement des trois principaux partis islamistes (Ennahdha, MSP et El Islah) ayant participé avec des listes communes aux précédentes législatives. Et pour cause : « Ennahdha de Mohamed Douibi et le mouvement El Binaa de l’ex-fi gure emblématique du Front du changement (FC) viennent de signer un accord de principe pour établir des listes communes aux prochaines législatives en attendant que le FJD de Djaballah les rejoigne », nous a déclaré une source proche du bureau national d’Ennahdha. Selon nos informations, l’alliance entre Ennahdha et le mouvement El Binaa est confi rmée et «ils ont convenu de prendre contact avec le FJD pour élargir la coalition», a ajouté notre source. Avec cette nouvelle alliance, Ennahdha signe donc la fi n de l’AAV, constitué de ce parti, du MSP et d’El Islah. Il est vrai que le MSP de Abderrazak Makri était le premier à se démarquer de ce regroupement parlementaire en affi chant la volonté de son parti d’entrer dans les élections en solo, même s’il ne l’a pas dé- claré ouvertement. Vu la nouvelle loi électorale, même le MSP serait dans l’obligation de collecter des signatures pour pouvoir présenter des listes. Au moment où Makri mûrit la ré- fl exion pour trouver une sortie à cette impasse, Ennahdha semble l’avoir pris de court et avant lui El Islah. Les alliances pour les partis islamistes sont vitales pour pouvoir être présents dans toutes les wilayas du pays et éventuellement décrocher des sièges à l’APN. Toutefois, le dilemme du calcul des 4% reste intact du moment que les textes d’application de la nouvelle loi électorale n’ont pas encore été publiés. Si la question de la participation des partis islamistes se précise avec l’annonce d’El Islah, El Binaa et Ennahdha, le MSP de Makri n’a pas encore donné sa position offi cielle, même si tout indique qu’il participera. Une preuve que la nouvelle loi électorale a déstabilisé les calculs de ces partis. Au MSP, Makri se trouve dans une situation diffi cile avec la nouvelle initiative de son rival, Aboudjerra Soltani, qui tente de le destituer. Les alliances des autres partis de la même mouvance, à savoir l’Islah qui se rapproche de TAJ, et Ennahdha qui négocie d’autres alliances, le MSP s’emble isolé.

La fièvre électorale ne cesse de planer sur l’avenir de l’Instance de suivi et de concertation de l’opposition de Mazafran (ICSO). Les divisions internes autour de la participation ou non aux prochaines législatives s’accentuent à fur et à mesure qu’un des partis membres annonce sa participation ou se prononce sur cet événement électoral. En effet, l’annonce du Mouvement El-Islah de participer la semaine dernière a pris de court les autres membres qui ont un pied dans les législatives, sans pour autant l’annoncer franchement de peur de froisser les alliés de l’instance qui continue à réclamer plus de « transparence dans le processus électoral ». Cette alliance politique se retrouve aujourd’hui dans une impasse de positionnement. Au moment où elle rejette tout le dispositif électoral, y compris les dernières réformes du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, des membres annoncent, l’un après l’autre leur volonté participationniste à cette joute électorale.

Au FLN, l’heure n’est pas à la réplique et aux affrontements avec les antiSaâdani, mais au labeur pour confi rmer le leadership du parti sur la scène politique nationale. C’est ce que nous avons constaté dans les diff érentes déclarations des cadres de la direction actuelle du parti, en l’absence de son secrétaire général, Amar Saâdani. La situation interne au FLN est ordinaire et la sortie des 14 moudjahidine appelant à «la destitution de Saâdani» semble un coup d’épée dans l’eau.

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri, a brusquement changé ses positions vis-à-vis de l’un de ses soutiens étrangers indéfectibles, le président de la Turquie, Recep Tayyp Erdogan; à l’origine d’une purge sans précédent dans les institutions et les démembrements de l’Etat turc depuis le putsch avorté qu’il attribue à Fethullah Gülen. Une purge qui n’est désormais plus du goût du président du MSP, qui s’est toujours revendiqué être un parti-relais des Frères musulmans en Algérie. Dans une tribune qu’il a signée et publiée avant-hier, M. Makri se prononce en ces termes : «J’aimerais m’exprimer, à travers cet article, pour donner mon point de vue, que je crois être juste, et je veux qu'il soit public pour des raisons liées à ma responsabilité, bien qu’il puisse provoquer la colère de certains de nos amis». Et de clarifi er sa position et sa pensée : «Je pense que la campagne que mène Erdogan [contre le groupe de Fathullah Gülen] est injuste et qu’elle aura de graves conséquences sur les musulmans. ». Erdogan accuse le mouvement de Fathullah Gülen d’être derrière le coup d’Etat et a juré de l’éradiquer en Turquie et dans le monde. Le mouvement du penseur islamique turc est présent dans au moins 150 pays dans le monde, dont l’Algérie, à travers des actions économiques, commerciales, de bienfaisance et dans l’éducation aussi. Pour l’ami algérien du président turc, qui était d’ailleurs sur le sol turc lors de la tentative du coup d’Etat, «Erdogan a le droit de déraciner les putschistes de la sphère de l’Etat», mais quant à la campagne contre le mouvement « Hizmet », appelé également mouvement Gülen, M. Makri la qualifi e d’inacceptable. «Fermer les écoles, les entreprises et mettre fi n à l’activité d’hommes d’aff aires et mettre en péril l’avenir professionnel d’un grand nombre de travailleurs, cela est inacceptable», a-t-il dénoncé. Le président du MSP a surpris plus d’un dans cette prise de position inattendue. Elle est d’autant plus surprenante que M. Makri n’évoque pas les questions des droits de l’Homme ; ni des libertés ; mais s’attarde plus sur la question des musulmans, dévoilant ainsi, sans le dire, que l’organisation de Gulen est une organisation parareligieuse qui opère partout dans le monde. Ce prédicateur, qui était à l’origine de l’ascension fulgurante d’Erdogan, est désormais l’ennemi numéro 1 de la nation turque. Selon les informations dont nous disposons, l’organisation de Gulen a coopéré à plusieurs reprises avec M. Makri et il n’est pas exclu qu’elle soit le principal bailleur de fonds du parti islamiste algérien. C’est la seule thèse qui peut expliquer ce revirement de M. Makri.

Cela paraît loin ? Et pourtant ! Pour la majorité des responsables des formations politiques d’opposition qui comptent dans le pays, la question de savoir s’il faut participer ou pas aux prochaines municipales et législatives de 2017 ne se pose pas encore. Au FFS, au RCD, au MSP ou à Talaie El Houriet, elle agace même certains. «Les instances délibérantes n’ont pas encore tranché la question de la participation ou non», répondent-ils au mieux.

Le président du MSP, Abderrazak Makri, a réagi à l’assassinat de la petite Nihal Si Mohand d’une manière surprenante et révoltante de mé- lange et d’amalgame politico-idéologique. «Ce sont les mêmes (qui ont tué Nihal) qui sont en train de détruire les valeurs au sein de l’école, gè- lent le rôle de la mosquée, décomposent la socié- té…», a-t-il brièvement écrit sur sa page Facebook. Son texte intitulé «qui a tué Nihal, qui a tué l’innocence ?» est d’un raccourci et d’une orientation dangereuse et stupéfiante pour un leader politique comme lui et dont les «post» sont suivis par beaucoup de gens, notamment les supporters et militants sensibles au discours islamiste qu’il tient. A-t-il réagi à chaud ? Trop à chaud ? S’est-il laissé emporter par l’indignation et l’émotion ? Possible et ce genre de réaction n’est pas exclusif à la masse. Il n’en demeure pas moins que M. Makri a une responsabilité politique et d’audience qu’il doit assumer, surtout en pareille situation où à chaque meurtre d’enfants les appels au lynchage aveugle et à l’application de la loi du talion, œil pour œil, dent pour dent, déferlent sur les réseaux sociaux et dans certains journaux à la parole islamo-populiste avérée. Le texte qu’il a publié contient des non-dits et des suggestions elles-mêmes à caractère homicide du genre qui consiste à appeler au «lynchage des ennemis de l’islam» qui ont signé en 1993 un moratoire pour la suspension des exécutions de la peine capitale et à la lapidation de «nos dirigeants impies» qui continuent de faire la sourde oreille à l’appel populaire au «Quissas», la loi du talion. En outre, quelle relation avec l’assassinat d’un enfant et l’école ? Aucune. Qui a gelé le rôle religieux et éducateur des lieux de culte ? Personne. Sauf à désigner Mme Benghebrit, la ministre de l’Education nationale, et Mohamed Aissa, le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, à la vindicte. Le texte court et vicieux de M. Makri, ses accusations d’inquisiteur anachronique et décalé ont beaucoup de chance d’être crus et pris au sérieux par des fanatiques ou de simples gens à la réflexion courte. Dangereux, M. Mokri, qui a choisi, comme pour ses interventions sur des dossiers internationaux, le discours complotiste du genre «ils sont tous nos ennemis et veulent nous écraser, nous et notre religion». Dangereux et insensé. 

Regroupés en association, ces anciens moudjahidine se démarquent du «groupe des 14» qui a déjà connu des défections et crient au «complot contre la stabilité du pays». Depuis la lettre des «14» moudjahidine appelant à «la destitution» de l’actuel secrétaire général du FLN, Ammar Saâdani, et à «rendre l’ex-parti unique à ses militants», c’est un cycle de «défections» parmi les signataires qui a semblé débuter, au même moment où des membres de la famille révolutionnaire dénoncent et se démarquent. Après Lakhdar Bouregaa et Yacef Saâdi, qui ont démenti avoir signé la lettre, sans pour autant désapprouver son contenu, d’anciens moudjahidine affiliés à l’Association nationale des invalides de la guerre de libération nationale publient un communiqué au vitriol, accusant les signataires de «complot contre la stabilité du pays». Dans une lettre adressée au secrétaire général du FLN, l’association se dit «étonnée de la sortie des moudjahidine qui demandent la tête de Ammar Saâdani», allant jusqu’à réclamer à ses «milliers» d’adhérents d’organiser une réunion d’urgence du bureau exécutif afin d’étudier cette action, initialement engagée par Mme Zohra Drif- Bitat. «Nous, à l’Association nationale des invalides de la guerre de libération nationale, dénonçons avec vigueur l’action de ce groupe [le groupe des 14] qui ne représente que lui-même», lit-on dans la lettre datée de mercredi 3 août. Les membres de l’association vilipendent les signataires de la lettre en s’interrogeant : «Qui les a mandatés à parler en nom de la famille révolutionnaire ?». «Les accusations gratuites contenues dans la lettre signée par 14 moudjahidine ne sont pas vraies et nous nous démarquons de cette action», ont ajouté les rédacteurs de cette lettre. Ils qualifient cette sortie médiatique des «14» de «complot contre la stabilité du pays». «Mais surtout, contre notre parti, le FLN, qui constitue un rempart contre ceux qui veulent diviser le pays», assène l’association, qui considère le «FLN comme une ligne rouge et le socle de l’unité nationale». Enfin, l’association appelle «le peuple algérien à rester vigilant contre ces manipulations qui visent à diviser le pays». Le «feuilleton» de la guéguerre entre les détracteurs de Saâdani et ses partisans ne semble pas connaître son épilogue. Depuis que Saâdani a pris la tête du FLN en 2013, d’interminables «batailles» par presses et déclarations publiques interposées ponctuent la vie du parti. A l’approche des législatives de 2017, les détracteurs de Saâdani vont sans doute redoubler d’efforts pour tenter de le déstabiliser, surtout que le groupe parlementaire actuel du FLN à l’Assemblée est loin d’être acquis à Saâdani, qui tâchera de faire le ménage dès le prochain rendezvous électoral. Cependant, la vieille garde, désormais en dehors des structures du parti, à l’image de Belkhadem et ses partisans, aura du mal à admettre une élection sans elle. Le «pôle» des contestataires agglomérés autour de Belkhadem et ses partisans dans les wilayas semble complètement isolé de la scène politique nationale et locale. En 2017, le peu des partisans de Belkhadem encore au Parlement auront «consommé» leur mandat, présageant d’une autre bataille perdue d’avance, alors que Belkhadem nourrit encore des ambitions pour la présidentielle de 2019. Cette dernière passera inéluctablement par les législatives et les locales de 2017. L’action des «14» est-elle un coup de pouce pour Belkhadem qui a marqué sa présence politique avec une sortie médiatique juste avant la lettre des «14» ? En tout état de cause, Saâdani, qui est en vacance, ne présente aucun signe de panique. Il a même prolongé son «congé» jusqu’au 1er septembre, dit-on.

Les conséquences de la nouvelle loi électorale adoptée récemment par le Parlement se font de plus en plus sentir au sein des nouveaux et petits partis. Et pour cause, ils doivent, pour avoir une liste candidate à la candidature, collecter un nombre important des signatures d’électeurs. Si certaines formations ont commencé les tractations pour nouer des alliances pour garantir une participation numérique à la prochaine joute électorale, d’autres pensent sérieusement au boycott. C’est notamment le cas d’Ali Benflis qui ne veut pas, semble-t-il, épuiser ses troupes dans des élections législatives où le gain politique pour son parti « Talaie El Houriat » n’est pas assuré. Selon des sources proches de l’ex-chef du gouvernement, « Ali Benflis et plusieurs cadres du parti se préparent à boycotter les élections législatives pour mieux se préparer aux élections locales ». Pour Ali Benflis, la participation aux élections législatives risque de coûter cher pour son jeune parti. Présent dans les 48 wilayas du pays, une telle élection nécessite une grande mobilisation des troupes, de l’argent et des énergies. Une situation intenable pour l’ex-candidat à l’élection présidentielle 2014. Justement, M. Benflis entend tirer les leçons de cette expérience à la fois sur les plans politique, logistique et de ressources humaines. Par ailleurs, la nouvelle loi électorale a compliqué davantage les perspectives électorales du jeune parti. L’obligation de collecte des signatures pour être en mesure de déposer une liste de candidature épuisera encore davantage les cadres et les bases militantes du parti qui auront à préparer quelques mois après une deuxième élection, non moins épuisante que sont les élections locales avec toutes les exigences de la nouvelle loi. Ceci d’un point de vue technique. Sur le plan politique, le centre de réflexion politique de Benflis a certainement pris en compte, au vu du schéma qui se met en place actuellement en faveur des élections législatives, que son parti, Talaie El Houriat, est loin de jouer un rôle de premier plan ou de faire le poids face aux grands partis de la majorité que sont le FLN et le RND. De plus, sur le plan des alliances politiques dans lesquelles M. Benflis reste actif, à savoir le regroupement de l’opposition de Mazafran (ICSO), l’exchef du gouvernement a un argument tout trouvé et peut facilement légitimer ce boycott par « la non-prise en compte des revendications de l’opposition par le pouvoir ». D’ailleurs, il s’est clairement positionné contre la nouvelle loi électorale et la nouvelle instance de surveillance des élections qui, selon lui, « consacre le retour au parti unique ». Comprendre : « notre marge de manœuvre dans les élections législatives est vraiment minime ». Si au niveau des cadres de la direction nationale de Talaie El Houriat, un consensus est acquis autour de la position d’Ali Benflis, les cadres des wilayas, eux, qui ont l’ambition de se tailler un siège au niveau de l’APN de 2017, affichent clairement leur volonté de « participer». « Un groupe constitué principalement des cadres locaux de wilayas a affiché son opposition à l’option du boycott », nous a expliqué notre source. Et d’ajouter : « Mais avec le temps, je pense que la direction arrivera à convaincre la base de la nécessité du boycott. » Pour y arriver, M. Benflis fera valoir que « la nouvelle loi électorale met des bâtons dans les roues de notre nouveau parti. Et c’est un argument important », avait-il déjà asséné. Secundo, il s’appuiera sur le fait que « la décision revient au comité central qui va se tenir d’ici le mois d’octobre prochain ». Ainsi, M. Benflis dispose encore de quelques mois pour convaincre la base militante quitte à « reporter la session du comité central ». Le but est « de ne pas provoquer une crise interne au parti », détaille notre source. Autre argument que la direction du parti mettra en avant pour ne pas freiner les ambitions des cadres, notre source avance que « Benflis proposera de participer aux élections locales de la même année ». Il faut dire que la mission de Benflis auprès de ses militants est délicate, d’autant que son parti a été construit sur son ambition présidentielle à laquelle ses cadres centraux et des wilayas croient et surtout ont l’ambition d’occuper des postes importants. Raison pour laquelle les cadres ne veulent pas rater l’occasion de 2017. A l’extérieur du parti et plus précisément dans le camp de l’opposition de Mazafran, la position de Benflis de boycotter les législatives de 2017 accentuera à coup sûr les polarisations internes à l’ICSO entre les participationnistes et les boycotteurs. Si l’ICSO a politiquement perdu sa raison d’être, le risque de voir cette alliance au bord de l’explosion se confirme de plus en plus. Par ailleurs, les partis qui ont déjà pris la décision de participer à l’échéance de 2017 et qui redoutaient la concurrence de la formation d’Ali Benflis peuvent désormais calculer sans « Talaie El Houriat »… A suivre.

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