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Moussa Touati, président du FNA, a réagi, hier, aux chiffres relatifs à l’élection présidentielle. Pour lui, ils étaient «gonflés». Il a également déclaré que l’élection a été « truquée », affirmant que le président Abdelaziz Bouteflika, est «incapable» de diriger le pays». «Il y a eu des dépassements et une transgression de la loi à travers les bureaux et centres de vote», a-t-il assuré lors d’une conférence de presse tenue hier après-midi. En assurant que les candidats n’ont pas été traités de « manière équitable», le président du FNA s’est dit «déçu» des résultats de cette élection. Pour lui, le taux de participation « réel se situe entre 5 et 15% », au lieu des 51,70% annoncés officiellement. Il a, par ailleurs, informé qu’il compte saisir le Conseil constitutionnel pour formuler un recours, précisant qu’il détient «des preuves» concernant les dépassements. Moussa Touati a également estimé qu’une enquête devait être menée par rapport au financement des campagnes des candidats. «Certains candidats ont dépassé le seuil de 600 millions de dinars fixé par la loi de dix fois ou plus sans qu’ils ne soient rappelés à l’ordre», a-t-il martelé. Le MSP estime le taux de participation à 20% Le MSP de Abderrazak Mokri a estimé, pour sa part, hier, que le taux de participation à l’élection présidentielle du 17 avril n’a pas dépassé les 20%. Cette formation, qui a réuni hier son bureau exécutif, indique qu’il est arrivé à ce chiffre après les indications fournies par ses structures à l’échelle des wilayas. Sans entrer dans les détails, qui sont importants en pareille situation, son chef a conclu à la « victoire » de l’abstention à laquelle il avait appelée. «Les résultats de l’élection du 17 avril ont mis en évidence la pertinence du choix du MSP de boycotter le scrutin». Ils confirment, selon M. Mokri, la justesse de la lecture de son parti de l’opération électorale et de l’« adhésion » qu’elle a suscitée dans l’opinion nationale. Vraiment ? Dans la logique du MSP, forcément partisane, la faible audience de l’opération électorale s’explique par l’absence du courant islamiste dans la course. « Ce scrutin a montré que les partis nationalistes à tendance islamiste, qui sont la véritable alternative d’opposition, lui a ôté toute crédibilité par leur décision de ne pas y participer.» Partant de ce constat, le MSP appelle le pouvoir à faire une « lecture objective » de la situation et d’en tirer les leçons pour mettre fin à la « crise ». Il a fait savoir que les membres de la coordination des partis et des personnalités qui ont boycotté l’élection «intensifieront les contacts et les rencontres en vue de réussir le projet de transition démocratique». «El Moustaqbal a réalisé son objectif» Du côté du parti El Moustaqbal, l’ambiance était à l’euphorie. En l’absence du leader, Abdelaziz Belaïd, en réunion avec son staff de campagne, c’est son chargé de communication, M. Bensebane, qui a réagi à chaud au score surprenant réalisé par son candidat. «Le suffrage que nous avons obtenu est plus qu’encourageant. Il indique que notre parti peut désormais jouer dans la cour des grands. Son ambition de jouer les premiers rôles sort encore plus grandi et incite les militants à redoubler d’actions et d’efforts. Deux ans après la création du parti, nous avons réalisé une performance que d’autres formations, qui sont là depuis une vingtaine d’années, n’ont pas eue. » Au sujet de la polémique sur la fraude, M. Bensebane a déclaré à Reporters que sa formation n’envisage pas de recours auprès de la commission de surveillance des élections. « El Moustaqbal a réalisé son objectif de porter son candidat aux premières loges et d’être parmi les formations politiques audibles en Algérie ». Un point de presse était prévu hier en fin de journée par Abdelaziz Belaid, mais il devait être décalé pour des raisons liées au pré bilan de campagne que devait faire la direction nationale de son parti. Le Parti des travailleurs en perte de vitesse En ce qui concerne le Parti des travailleurs, la décision a été prise par la direction de ne pas faire de point de presse ni de déclaration. Louisa Hanoune, qui devait sans doute avoir pris connaissance des résultats, a décidé d’organiser ce matin une rencontre avec les médias. Ce qu’elle dira sera suivi avec une grande attention sachant le piètre score qu’elle a réalisé en dépit d’une campagne musclée et où elle a pris de grands risques, notamment à Ouargla où son meeting a été empêché par les activistes du mouvement des chômeurs du sud.n
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Le suspense est levé avec l’annonce officielle des résultats partiels du scrutin du 17 avril par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz. Un score en faveur du candidat libre, Abdelaziz Bouteflika, qui lui permet de briguer un quatrième mandat à la tête de la magistrature suprême du pays, et ce, avec une majorité écrasante de 81,53% des voix exprimées. Quant à Ali Benflis, principal rival du candidat Bouteflika, il arrive à la deuxième place avec un taux de 12,18%. Hier, M. Tayeb Belaïz a donné les résultats préliminaires du scrutin du 17 avril, lors d’une conférence de presse animée à Alger, au cours de laquelle il a annoncé la réélection du candidat libre, Abdelaziz Bouteflika pour une quatrième mandature à la tête du pays. Selon les résultats du scrutin, communiqués par le département de l’Intérieur, le candidat Abdelaziz Bouteflika a passé facilement l’épreuve de l’urne en enregistrant un score de 8 332 598 voix, soit un taux de 81,53%, sur 10 220 029 suffrages exprimés. Pour sa part, le principal adversaire de Bouteflika, Ali Benflis, qui a déjà contesté le résultat du scrutin, n’a recueilli, quant à lui, que 1 244 918 suffrages, soit un taux de 12,18%. L’invité surprise de cette élection présidentielle, Abdelaziz Belaïd, arrive en troisième position avec 343 624 voix, soit un taux de 3,036%. Pour sa première participation à cette bataille électorale, le benjamin des candidats à la magistrature suprême, qui a parié depuis le début de sa campagne électorale sur la frange juvénile, a réussi à réaliser un meilleur score que celui des vétérans de la classe politique nationale, à l’instar de Mme Louisa Hanoune, disqualifiée par les urnes. La patronne du PT a recueilli seulement 140 253 voix exprimées, soit un taux de 01,37%, le plus faible dans l’histoire du parti. Forte de sa base composée des travailleurs, Mme Hanoune, qui a clamé être en deuxième position, n’a pas pu surmonter l’épreuve de l’urne et se voit détrôner par un jeune candidat. La présidente du PT n’a pas pu réaliser le taux enregistré lors de sa participation en 2009 : 4,22%. Ce qui confirme que la popularité de la dame du PT a reculé durant ces dernières années. Pour sa part, Ali Fawzi Rebaïne, le président du parti Ahd 54, n’a pas réussi à améliorer son score, qui tourne autour de 101 046 voix, soit un taux de 0,99%, par rapport à la présidentielle de 2009 où il a réalisé un taux de 0,93%. Enfin, Moussa Touati, candidat du Front national algérien (FNA), ferme la marche du classement avec 57 590 voix, soit un taux très faible de 0,56%. Pour rappel, le corps électoral, y compris celui de la communauté algérienne établie à l’étranger, est estimé à 22 880 678 d’électeurs. Le nombre des voix exprimées pour ce scrutin est de 11 374 098, soit un taux de participation de 51,70%, et où le nombre de bulletins blancs dépasse un million. Ces résultats partiels doivent être validés par le Conseil constitutionnel, qui a un délai maximum de dix jours pour examiner les éventuels recours. Le président Bouteflika doit ensuite prêter serment lors d’une cérémonie publique « en présence de toutes les hautes instances» et « entrer en fonction aussitôt après », selon la Constitution. <
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Après avoir défrayé la chronique, l’élection présidentielle fait désormais partie du passé. Ceux qui en feront la grande Histoire – ils devraient l’écrire tant elle a été l’occasion d’aborder comme dans un souk ouvert des personnages et des institutions dont on n’osait même pas souffl er le nom - s’intéresseront peut-être aux images qu’elle a libérées ou provoquées. La plusprévisible, mais néanmoins typique st celle du président sortant votant chez lui, du côté de Poirson, sur fauteuil roulant. Le cliché  devenu  grosse  manchette  pour  journaux électroniques n’a pas disparu de toute la journée  d’hier,  image  mobile,  cependant  fi xée  le plus souvent par des lectures clairement ou discrètement  hostiles.  Au  QG  de  campagne  de M.  Boutefl ika,  section  communication,  elle  a été plusieurs fois discutée avant même que son sujet, le président en exercice, ne la concrétise. Après quelques projections au sens cinématographique du terme, on s’est résolu, après que les bonnes nouvelles sur sa santé fusaient, qu’« après tout, le président Roosevelt a lui aussi été fi lmé et pris en photo » sur sa chaise roulante. Pour l’anecdote, le président américain n’a été photographié que deux fois en fauteuil roulant entre 1933 et 1945. La deuxième image, cellelà,  vraiment  surprenante  et  certainement construite est celle de Ali Benfl is sur une chaise dans la cour d’école Mohamed-Allik à Hydra où il a voté. Pourquoi a-t-il fait ça ? « La foule de journalistes venus le voir », a répondu un membre  de  son  staff  électoral  pour  expliquer  l’attraction qu’il a suscitée auprès des médias. « Il lui fallait se montrer à tous », a-t-il expliqué. En secret, un autre membre susurre : « Il est en forme, non ? Il faut qu’il le montre et donner l’image d’un candidat en bonne santé capable de prendre les commandes du pays. » Un journaliste  étranger,  un  Français,  lâche  :  «  A  la guerre comme à la guerre, après les mots, les gestes et l’image… » Y a-t-il un Depardon dans la cour ? Non ! Benfl is harangue : « L’avenir de l’Algérie se décidera par les Algériens. Ce sont les  urnes  qui  déterminent  l’avenir  du  pays… Pour le salut de l’Algérie, la fi n de la crise ne peut venir que d’une élection transparente… » Dans la soirée, ses partisans parlent de « fraude générale »…. La troisième image est celle de Louisa Hanoune qui a voté à Alger-Centre. La dame du Parti des Travailleurs n’a pas changé la  tenue  qu’on  lui  connait  :  tailleur  sombre, prêt-à-porter sans doute (travailleuse oblige !), mais impeccablement taillée sur un corps qui a encore de beaux jours. Ce qui a changé, et cela saute aux yeux, ce sont ses lunettes ; à soixante ans cette année, elle les porte plus épaisses. Le temps… Et une campagne très dure, durant laquelle elle a dû ferrailler, notamment à Ouargla où les chômeurs du Sud lui ont réservé un accueil cruel, mais auquel elle a répondu par des mots très durs. Son discours est toutefois en léger décalage : « Le peuple algérien a compris tous  les  messages  qui  lui  ont  été  adressés.  Il agira, certainement comme il l’a fait en juillet 1962. » Deux mots reviendront : « intervention étrangère » qu’elle rejette « catégoriquement ». Pas  de  traces  d’images  chez  Moussa  Touati, qui, pour faire proximité, s’est « suicidé » médiatiquement en allant voter à Médéa où aucun reporter photographe n’a eu l’idée, hormis ceux de  l’APS  et  encore.  Sacré  Touati  qui  trouve «  inconcevable  »  qu’il  n’y  ait  pas  de  second tour. Pas d’image de Fawzi Rebaïne non plus : l’Homme  est  aussi  tranquille  que  carré.  Au CEM Mohamed-Berkani à Alger-centre où il a voté, il est passé comme un directeur d’école : costume passe-muraille et cravate. Il a fait une petite déclaration : « Je suis contre la violence quelle qu’elle soit ». Puis, il s’est éclipsé. Abdelaziz Belaïd, le plus jeune parmi les six candidats, en deux pièces passe-muraille, lui aussi, et allure de jeune premier façon UNJA, avait près de lui dans l’école de Jolie Vue où il a voté un jeune  photographe  en  polaroid,  quelqu’un  de son staff , probablement.
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Près de 23 millions d’électeurs étaient appelés, hier, à se rendre aux urnes pour désigner un nouveau président de la République. Pour les observateurs, ce chiff re prenait un sens particulier dans la mesure où, hormis le risque d’un dérapage, heureusement évité, même s’il y a eu des incidents dans certaines localités de Kabylie, le grand enjeu est celui du taux de la participation.En finde journée, hier, le ministre de l’Intérieur indiquait un taux de 37,04% à 17h00.ayeb Belaïz, qui s’exprimait aux alentours de 17 heures, avait en début de journée, à 10  heures,  avancé  l’estimation  de  9,  15%. Dans l’après-midi, à 14 heures, il avait annoncé celui de 23,25%, expliquant que l’opération de vote s’était accélérée à la mi-journée pour atteindre un rythme plus soutenu jusqu’à la clôture des bureaux de vote, opération prolongée jusqu’à 20 heures à la demande de plusieurs walis. « Les opérations de  vote  ont  été  prolongées  d'une  heure, jusqu'à  20h00,  dans  590  communes  du pays», a précisé le ministère dans un communiqué lu à la télévision publique. Cette mesure a concerné au moins 35 wilayas sur les 48 que compte le pays. Les incidents, qualifi és de « mineurs » par les autorités, ont eu lieu à Mizrana, dans la wilaya de Tizi Ouzou, où des urnes ont été détruites par un groupe de jeunes de cette commune dès l'ouverture du scrutin. Ils se sont produits également à Bouira où des bu de vote ont été saccagés dans les localités de M'Chedallah, Saharidj et Haizer. A ce propos, le président de la Commission nationale indépendante de surveillance  de  l'élection  présidentielle  (CNISEP), Fatah Boutbik, a indiqué que «les commissions locales et les autorités compétentes sont  intervenues  pour  régler  les  problèmes signalés  »,  avant  de  préciser  que  «tout  est entré dans l'ordre ». Il a, par ailleurs, souligné que la Commission a enregistré, hier matin, des recours dans sept wilayas (Mostaganem,  Bouira,  Tizi  Ouzou,  Béjaïa,  Batna,  El Tarf et Khenchela) portant sur des incidents liés au « non-respect du cadre légal du vote et d'ordre organisationnel ». LES PARTISANS DE BENFLIS CRIENT À LA FRAUDEEn début de soirée, alors que le patron du FLN  Amar  Saidani  prédisait  une  victoire écrasante  du  président  sortant,  au  QG  du candidat Ali Benfl is, ses partisans ont dénoncé des « irrégularités » dans les 48 wilayas. Selon eux, les irrégularités enregistrées varient entre le bourra des urnes, la corruption des agents administratifs, les menaces, l’absence de noms sur les listes électorales et autres. « Nous avons enregistré toute sorte de  dépassements  et  de  violations  de  la  loi électorale dans les 48 wilayas. Ce qui est loin d’être des actes isolés », a affi rmé le coordinateur du pôle de communication du candidat  Ali  Benfl is.  M.  Ahmed  Boubrik  précise que « les contrôleurs de leur candidat ont été empêchés dans certains bureaux de vote de faire leur travail. Ils ont été autorisés à y rentrer qu’une heure après le début de l’opération de vote ». Il a également indiqué que le bulletin de vote d’Ali Benfl is était introuvable dans certains bureaux. C’était le cas aussi pour le candidat Boutefl ika à Sidi-Bel-Abbès. «Les  citoyens  ont  été  surpris  de  constater l’absence des bulletins de vote de notre candidat. » Il ajoute : « On propose 5 000 DA pour les agents de l’administration en contrepartie de fermer les yeux sur la fraude. Ce sont des choses que nous avons pu vérifi er sur le terrain.» Les choses ne s’arrêtent pas là, puisque, d’après ses propos, l’un des scrutateurs a été agressé au centre l’Emir Abdelkader à Bab El Oued, à Alger. En outre, il a affi rmé que des citoyens se sont rendus dans les bureaux de vote pour accomplir leur devoir, mais ont découvert qu’on a voté à leur place. En commentant ces irrégularités, il estime que la machine de la fraude a été actionnée.  Par  ailleurs,  il  nous  a  fait  savoir qu’Ali Benfl is est sorti vainqueur dans plusieurs pays européens sans toutefois pouvoir donner des détails sur cette victoire. Toutefois,  selon  d’autres  sources  d’information, plusieurs  contrôleurs  d’Ali  Benfl is  ont  fait défection  le  jour  de  vote,  notamment  dans l’ouest  du  pays,  poussant  la  direction  de campagne de ce candidat à Oran à procéder à des remplacements

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Les travailleurs vont-ils voter en masse aujourd’hui ? A voir la situation qui prévaut au niveau du complexe sidérurgique d’El Hadjar, dans la wilaya d’Annaba, il est bien difficile de répondre par l’affirmative, tant les ingrédients d’un désaveu de la part ces travailleurs sont réunis. Immersion à l’intérieur du fleuron des « industries industrialisantes ». Hier, la veille de l’élection présidentielle, tout semblait calme à Annaba, et en particulier à El Hadjar, l’ex-Duzerville, où se situe le complexe sidérurgique qui a fait la fierté du développement économique de notre pays au cours de la décennie 1970. Au chef-lieu de daïra, comme dans l’usine, aux allures de ville métallurgique, les gens vaquent à leurs occupations. Reste que pour les habitants d’El Hadjar, comme pour les travailleurs du complexe, l’élection présidentielle constituerait presque le dernier de leurs soucis. « Le vote ? Wech men vote ? s’interroge un jeune vendeur de portables. Je ne voterai pas. De toute façon, le résultat est connu d’avance, c’est Bouteflika qui sera réélu, alors pourquoi se déplacer vers les bureaux de vote ? » Cet avis est partagé par l’immense majorité des habitants d’El Hadjar. Comme des travailleurs du complexe qui s’estiment complètement exclus du débat électoral, surtout lorsqu’il s’agit du président sortant. La désillusion l’a complètement emporté sur le bilan des années Bouteflika. « Nous avons été floués, complètement floués, estime Rachid, un travailleur proche de la retraite, qui a connu les multiples soubresauts du complexe depuis la fin des années 1990. Depuis le rachat par Lakshmi Mittal, nous avons été ballotés de droite à gauche, et pendant ce temps-là, notre niveau de vie s’est complètement dégradé. S’il n’y avait pas eu Smaïn Kouadria (syndicaliste, devenu depuis député du PT, NDLR), nous serions peut-être au chômage. » ODEUR DE ROUILLE Les travailleurs, résignés, continuent malgré tout à travailler, mais espèrent cependant beaucoup de la renationalisation du complexe. « C’est une bonne chose que le complexe ait été renationalisé, remarque Ahmed, chef d’équipe. Je n’ai jamais cru en ce Mittal, surtout quand on voit les usines qui ont fermé en France. Il est venu ici juste pour se remplir les poches sur le dos des travailleurs et repartir comme si de rien n’était. Mais nous avons réagi avant qu’il ne soit trop tard. Maintenant, il faudrait que Sider se montre davantage, parce que « krahna men la plaque » ArcelorMittal qui est à l’entrée du complexe. » Le complexe en tant que tel a visiblement mal vieilli. A croire que tout est resté figé depuis l’époque des « industries industrialisantes », si chères à Houari Boumediene. Une vague odeur de rouille remplit les narines de tout visiteur qui n’est pas habitué à ces lieux. La plupart des travailleurs vaquent à leurs occupations comme résignés. Fatigués moralement, surtout. « Oui, nous sommes fatigués, reconnaît Ahmed. Nos luttes ont surtout servi le pouvoir actuel. Mais peut-être que les jeunes générations qui arrivent progressivement sur le marché du travail arriveront à changer quelque chose. Ce complexe, c’est toute notre vie, nous nous sommes fatigués pour ce complexe, nous avons délaissé nos familles pour ce complexe, mais, Allah Ghaleb, nous n’avions pas d’autre choix. » Et alors que l’élection présidentielle sonne, l’immense majorité des travailleurs ont affirmé qu’ils ne se rendraient pas aux urnes. PURE COMÉDIE « Cette élection ne nous concerne nullement, témoigne sans ambages Nacer, un autre chef d’équipe, âgé de 45 ans et père de six enfants. Si l’Algérie était une véritable démocratie, j’aurais peut-être voté pour Louisa Hanoune, d’autant que Smaïn Kouadria, qui a tant fait pour nous, fait partie de son équipe de campagne. Mais je ne voterai pas pour Bouteflika. On nous a contraints et forcés à assister au meeting de Sidi-Saïd au théâtre. C’était une pure comédie. Comment un soi-disant syndicaliste qui dirige le syndicat le plus puissant d’Algérie, à savoir l’UGTA, se permet de prendre fait et cause pour un candidat qui n’a fait que dégrader notre niveau de vie ? Il faudra tôt ou tard que ça change, soit on place quelqu’un de plus intègre à la tête du syndicat, soit l’UGTA doit être dissoute à tout jamais ! » Certes, cette idée de dissolution n’attire pas grand monde, mais beaucoup y pensent. « Sidi-Saïd a sali et trahi la mémoire de Aïssat Idir (membre fondateur le 25 février 1956, NDLR) et de Abdelhak Benhamouda (secrétaire général, assassiné en 1997, NDLR), renchérit Abderrahmane, qui travaille au niveau du haut fourneau. Depuis quand un syndicat prend fait et cause pour un candidat ? Il n’y a qu’en Algérie qu’on voit ça. Chaque travailleur doit être libre de porter son choix sur son candidat. Nous ne sommes plus au temps du parti unique ! » Cependant, jusqu’à l’intérieur même du complexe, trônent des affiches électorales du candidat sortant. A la vue de ces dernières, certains travailleurs se sentent complètement désabusés, mais accusent d’une seule voix une seule personne : Aïssa Menadi, autre syndicaliste qui a marqué, comme Smaïn Kouadria, l’histoire du complexe. « C’est lui qui est derrière tout ce tapage, tempête Ahmed qui l’accuse de tous les maux de l’usine. Ce monsieur nous a utilisés, nous a spoliés et s’est enrichi à nos dépens, surtout lorsqu’il était député. Il est où, maintenant ? On ne l’entend pas, mais on sait qu’il est protégé par les tenants du système ». Une rumeur concernant ces affiches a fait le tour non seulement du complexe, mais également d’El Hadjar et du chef-lieu d’Annaba. Certains travailleurs auraient été « généreusement » payés pour coller un peu partout des affiches à l’effigie du président-candidat. MAIN DE L’ÉTRANGER Au grand dam de la plupart de leurs collègues et à l’indifférence totale de la direction. D’ailleurs, nous avons tenté d’approcher des responsables. En vain. D’autant que la présence d’un journaliste sur les lieux n’a pas été appréciée. Et c’est ainsi que nous avons été invités à quitter les lieux. Motif de ce renvoi ? « Pour un reportage sur le complexe, il faut nous contacter. » Malgré tout, des travailleurs ont accepté de nous faire part de ce qu’ils ressentent à l’intérieur d’un café situé à El Hadjar. D’emblée, ils préviennent. L’élection présidentielle est un non-évènement. Certains sont mêmes venus à apporter leur soutien à tout mouvement prônant le boycott, qu’il soit politique, à l’instar de la coordination nationale des partis et personnalités pour le boycott regroupant le MSP, Ennahda, El Islah, El Adala, Jil Jadid, le RCD et l’ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour, ou bien de la société civile, à l’instar du mouvement « Barakat ! ». « A 90% le complexe ne votera pas, j’en suis persuadé, affirme haut et fort Mohamed-Ali, 50 ans, dont 25 passés à l’intérieur du haut fourneau. Et ce n’est pas Abdelmadjid Sidi-Saïd qui nous fera penser le contraire. De toute façon, nous attendons de voir ce qu’il va se passer après le 17, et de là, nous verrons pour une éventuelle action. Depuis toutes ces années, la seule bonne nouvelle que nous avons reçue a été celle de la renationalisation du complexe. Maintenant, nous attendons pour la question de nos salaires et surtout celle du SNMG qui est vraiment un salaire au rabais, auquel Sidi-Saïd a applaudi des deux mains. Et après tout cela, il nous demande de voter ! Pire encore, il dit que tous les travailleurs sont derrière le président ! Nous étions avec Bouteflika en 1999 et en 2004, c’est vrai, mais plus maintenant, non pas que nous sommes contre lui, mais nous sommes surtout contre son entourage qui l’a poussé, malgré son âge et sa maladie, à briguer un quatrième mandat. Hram aalihoum! » Hamid, qui sirote un café tout en fumant cigarette sur cigarette, approuve, mais estime que l’après-17 avril sera terrible en Algérie. Pessimiste, il prévoit le pire, y compris pour les travailleurs, qui, comme lui, n’auront pas fait le choix de se rendre aux urnes jeudi. « Je crois bien que ça ne se terminera pas comme dans un joli livre d’histoires, dit-il. Il va y avoir des répercussions. Je crains bien que sur le plan du personnel, il va y avoir une épuration. Ils vont renvoyer et mettre au chômage pas mal de monde, mais nous ne nous laisserons pas faire. C’est pour cela que nous devons être vigilants. Ils sont capables de tout et, bien évidemment, des gens comme Sidi-Saïd ou même Menadi vont dire que nous avons été manipulés par la main de l’étranger. Alors si nous avons été manipulés par la main de l’étranger, c’est que nous ne sommes pas comme eux. Non, nous sommes d’authentiques Algériens qui aspirent uniquement à vivre dans la dignité. » La PEUR AU VENTRE Après le 17 avril, tous ces ouvriers et travailleurs, jeunes et moins jeunes, continueront à se rendre sur le lieu de travail, mais avec une certaine appréhension, pour ne pas dire la peur au ventre. « Bien sûr que nous avons peur, admet Hamid. Mais il faut rester fort. De toute façon, je sais que nous ne serons pas abandonnés par ceux-là mêmes qui nous ont constamment défendus, comme Kouadria. Lui, il ne nous oubliera pas, et même s’il n’est plus aussi présent qu’avant du fait de ses fonctions de député. » La désillusion, comme l’amertume l’ont emporté sur ces hommes qui, pourtant, continuent de symboliser l’idéal économique de la wilaya d’Annaba. Dans l’espoir, cependant, qu’un nouveau Smaïn Kouadria émerge de leurs rangs, ils persistent et signent : cette élection ne les concerne pas. Déjà, ils envisagent l’avenir autrement. Soit, pensent-ils, une fois la renationalisation du complexe entérinée, ils continueront à travailler et à se battre, soit, si la renationalisation échoue, peut-être qu’ils envisageront de trouver un poste dans le complexe sidérurgique de Bellara, dans la wilaya de Jijel. « Si nous envisageons cette dernière éventualité, c’est la mort certaine du complexe d’El Hadjar, s’émeut Ahmed. Mais si ce complexe venait à disparaître, la faute en incomberait uniquement à ceux qui ont voulu le brader à Lakshmi Mittal et consorts. Ce sont eux les coupables, eux les meurtriers, et il faudra un jour qu’ils répondent de leurs actes. » <
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Hier, veille du scrutin présidentiel, sur les grands boulevards de la ville, la vie reprenait ses droits, les commerces ont rouvert et la clientèle, rassurée par le grand déploiement de forces de l’ordre, qui, depuis deux jours, sont sur le qui-vive, boucliers et triques à la main, reprend ses petites habitudes de lèche-vitrines.

« Ça fait plaisir de revoir la ville reprendre des couleurs après les terribles évènements qui ont pratiquement créé une scission totale entre les deux communautés. Le climat de panique et de haine qui s’était installé au lendemain des affrontements est en train de s’estomper lentement. Les gens reprennent langue et se disent des vérités qui, même si elles font mal, ont au moins le mérite de mettre le doigt sur la plaie. Communiquer en ces moments est une véritable thérapie », me dit, en m’abordant la matinée d’hier, un chirurgien rencontré dans le parking de l’hôpital Dr Tirichine de Sidi Abbaz. Pendant que l’on parlait, une ambulance du secteur privé s’arrête sous le préau du pavillon des urgences, avec un vieux patient mozabite à l’intérieur qu’il fallait descendre avec précaution. Dans un geste spontané, deux jeunes arabes, qui étaient en train d’attendre un ami qui se soignait à l’intérieur, ont offert leurs bras, l’ont descendu tout doucement et l’ont étendu sur une civière qu’ils ont eux-mêmes porté à l’intérieur. « Voilà le genre de geste qui donne du baume au cœur. C’est des gestes comme ceux-là qui me rassurent sur l’avenir de cette région et de notre pays. L’Algérien quoi que l’on dise reste un humain au grand cœur. » A Dhaïa Ben Dahoua, à 10 km au nord de Ghardaïa, la population, complètement indifférente au scrutin d’aujourd’hui, fait des emplettes pour le week-end qui risque d’être long. Néanmoins, la permanence du FLN, déserte, diffuse à forts décibels des chansons patriotiques et le dernier clip à la gloire du président-candidat. C’est à Sidi Abbaz que ce genre de boucan a attiré le plus de jeunes avides de distractions qui se sont donnés à cœur joie, dansant et chantant sur le large trottoir face à la poste, sous le regard impassible des forces de l’ordre bien en place. La population locale, rassurée par la présence de contingents militaires arrivés en force, est ressortie dans les rues qui étaient pratiquement désertes tout au long de ces derniers jours. Même les enfants ont repris leurs jeux devant leurs domiciles sans crainte d’être atteints par des projectiles qui fusaient, auparavant, de partout.

4000 militaires attendus Selon des sources sécuritaires, plus de 1200 militaires ont été acheminés du lundi soir au mardi matin. Ils atteindront le chiffre de 4000 mercredi à minuit. C’est dire que l’opération de maintien de l’ordre et spécialement de la sécurité des bureaux de vote et donc du scrutin est prise très au sérieux à haut niveau. Deux généraux-majors, coordonnant l’opération, sont toujours stationnés à Ghardaïa. Des hélicoptères de la police, de la gendarmerie et de l’armée se relaient sans cesse pour surveiller la région de haut. Rien n’est laissé au hasard. A Berriane, toutes les dispositions sécuritaires ont été prises, nous dit-on, pour assurer aux électeurs le jour du scrutin les conditions idoines. Même si les stigmates des derniers affrontements intercommunautaires qui ont ébranlé la ville sont toujours visibles, il faut reconnaître que les services de la voirie de cette charmante ville ont fait d’immenses efforts pour débarrasser les lieux des tas d’immondices, de pierres et d’objets hétéroclites qui jonchaient la chaussée et les grandes rues de la cité. « Tout est prêt pour le jour J », nous affirme un élu à l’APC de Berriane, ajoutant : « C’est maintenant que les citoyens et les citoyennes doivent montrer leur attachement au pays en venant massivement accomplir leur devoir électoral. Nous sommes un seul peuple uni pour un même destin ». Sur le retour vers Ghardaïa, nous avons embarqué dans notre véhicule un vieil Oranais qui attendait un aléatoire transport pour rejoindre son lieu de travail à Hassi Messaoud. Peu loquace sur les évènements qui ont ébranlé la région et sur l’intention qu’on prête aux instigateurs d’entraîner le pays à partir de Ghardaïa vers un printemps arabe, a eu cette réplique subliminale : « Avez-vous déjà vu un printemps fleurir dans le désert ? » La suite du trajet s’est faite dans un silence de cathédrale. Il est descendu du véhicule tel qu’il est monté, en silence, nous saluant seulement de sa main gauche. La main sur le cœur.

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Les six candidats à l’élection présidentielle qui se déroulera aujourd’hui ont adressé 237 recours à la commission de supervision de ce scrutin (CNSEL). Selon le président de la CNSEL, le juge Lachemi Brahmi, son instance a traité 210 recours sur les 237 jusqu’à mardi. La commission délibérera sur les 27 recours restants dans les prochains jours, a-t-il indiqué à l’APS. Pour les dépassements ayant qualité pénale, la CNSEL a saisi la justice sur 36 dossiers. Sans donner plus de détails sur les accusés et le contenu des plaintes, le juge a affirmé avoir déposé plainte devant le parquet. Par ailleurs, 58 recours ont reçu une fin de non-recevoir pour motif d’absence d’éléments probants, a ajouté le patron de la CNSEL. Le président de la commission garante de la transparence du scrutin présidentiel a, également, expliqué que l’instance qu’il dirige a obligé les six candidats à se conformer aux dispositifs de la loi électorale surtout en matière d’affichage anarchique. S’exprimant sur les conditions générales du déroulement de la campagne électorale, M. Brahmi a estimé que la compétition s’est déroulée dans des «bonnes conditions» et les quelques incidents enregistrés étaient «chose normale et qui se produisent dans de nombreux pays ». Sur un autre registre, l’entreprise publique de télévision (ENTV), a dénoncé mardi via un communiqué ce qu’elle a qualifié d’« accusations infondées » du candidat indépendant Ali Benflis en direction de la chaîne. Ali Benflis avait déclaré, mardi dans une conférence de presse animée à son QG de campagne à Ben Aknoun, faut-il le rappeler, que «la télévision publique n’a pas diffusé l’intégralité» de ses déclarations et que ses propos «ont été sortis de leur contexte et instrumentalisés d’une manière éhontée». Cette phrase du principal challenger du président candidat Abdelaziz Bouteflika a fait réagir la direction de la chaîne publique. En effet, elle a fustigé et dénoncé, avant-hier, «ces accusations infondées» et «atteste n’avoir jamais censuré les propos du candidat qui s’exprimait en direct». «Au terme de l’émission, le candidat avait droit au mot de la fin pour s’adresser à ses partisans et son intervention, claire et adressée au peuple algérien, comportait les déclarations largement relayées par les différents organes de presse et les réseaux sociaux », appuie-t-elle dans le même communiqué. « Un enregistrement de l’émission, remis au candidat, démontre et prouve que ses allégations sont infondées, puisqu’il comporte l’intégralité de sa déclaration jusqu’au moment où il a salué et remercié les téléspectateurs », s’est-elle défendu en soulignant que « la durée de l’émission «Baramij oua As-ila», diffusée en direct mercredi 9 avril 2014 à 21 h 15, devait durer une heure et quart (75 mn) pour tous les candidats, mais le plaignant, en l’occurrence le candidat Benflis, a empiété de trois minutes sur le temps imparti en s’arrogeant une heure et 18 minutes (78 minutes)». Selon le communiqué, le candidat Benflis est « le seul à avoir bénéficié d’une telle plage horaire par rapport aux autres concurrents que l’émission a reçus». Par ailleurs, la Télévision algérienne a exprimé son étonnement des «assertions mensongères dudit candidat indiquant que ses représentants ont été autorisés par les responsables de l’ENTV «à assister au montage pour choisir les séquences à diffuser lors des différents JT pour éviter de telles attaques médiatiques et politiques», ce qui n’a pas été le cas pour les autres candidats. <
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260 000 éléments de la police et de la Gendarmerie nationale seront déployés aujourd’hui pour veiller à la sécurité des personnes et des biens durant le scrutin. Parmi eux, indique une source officielle de la DGSN, 186 000 policiers seront à pied d’œuvre. 186 000 policiers seront aujourd’hui mobilisés pour la sécurité du scrutin présidentiel. Ce chiffre a été donné hier par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) qui parle d’un «plan spécial» pour l’encadrement et la sécurité durant l’opération électorale. Les effectifs mobilisés seront présents dans 4600 centres de vote et 27 582 bureaux de vote en conformité avec les consignes données par le chef de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel. «Toutes les instructions du directeur général de la DGSN ont été mises en œuvre à travers la mobilisation des ressources humaines et matérielles nécessaires pour assurer le déroulement de l’élection dans de bonnes conditions», a affirmé à ce sujet Aïssa Naïli. Le directeur de la sécurité publique à la DGSN, qui faisait, hier, un point de presse à l’Ecole supérieure de police Ali-Tounsi à Châteauneuf, a indiqué que tout a été mis en place pour le «bon déroulement de l’opération électorale». A Alger, a-t-il ajouté, la surveillance se fera également par les airs à l’aide d’hélicoptères qui survoleront la capitale. « Ghardaïa ne fait pas l’exception » En ce qui concerne Ghardaïa, le directeur de la sécurité publique à la DGSN a fait savoir qu’en ce qui concerne « les compétences » du corps de sécurité auquel il appartient, le dispositif de sécurité mis en place n’aura pas de « caractère exceptionnel » même s’il sera « renforcé » en raison des récents développements dans la ville et sa région. « Ghardaïa est une partie de l’Algérie. Le dispositif en place et renforcé veillera à ce que le scrutin se déroule dans de bonnes conditions », dira Aïssa Naïli qui a souhaité que les gens de Ghardaïa votent sereinement, du moins pour ceux qui le souhaitent, et passent une journée tranquille et sans incident. Dans une déclaration mardi dernier du responsable de la communication de la DGSN, le commissaire divisionnaire Djilali Boudalia, a rappelé que les « services de la Sûreté nationale continueront à s’acquitter de leurs missions ordinaires de prévention ». « Les mêmes mesures de sécurité seront maintenues au niveau des instances officielles et des structures vitales, à travers l’ensemble du territoire national dans le cadre d’un plan préventif élaboré à l’occasion ». A une question sur les modalités d’intervention des forces de police dans les centres de vote en cas d’incident, le même responsable a soutenu qu’il «convient de préciser que l’intervention des forces de sécurité au sein des centres et bureaux de vote obéit aux lois et règlements en vigueur. L’intervention exige une autorisation écrite du directeur du centre en personne», a précisé M. Boudalia. Outre ses missions ordinaires, la DGSN veille, lors de l’élection, à assurer les mesures sécuritaires susceptibles de garantir le bon déroulement du scrutin, a-t-il rappelé. <
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Les centres et bureaux de vote seront ouverts à l’ensemble de la presse, sans distinction aucune. Et le ministère de l’Intérieur l’a réaffirmé, hier, non sans démentir « catégoriquement » avoir interdit aux chaînes de télévision privées de couvrir l’événement. « Certains organes de presse ont publié une information attribuée au ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, faisant état qu’il aurait déclaré, à la fin d’une rencontre tenue avec une délégation des observateurs internationaux reçue dans le cadre de l’élection présidentielle du 17 avril, que les chaînes de télévisions privées seront interdites de couvrir l’opération électorale à partir des bureaux de vote », est-il écrit dans un communiqué du ministère rendu public hier. « Le ministère de l’Intérieur dément de façon catégorique ces allégations et souligne que le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales n’a jamais fait la moindre déclaration pour la simple raison qu’il n’a reçu aucune délégation d’observateurs internationaux à cette date », précise encore le communiqué. A ce propos, le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, a confirmé, de son côté, que les bureaux de vote seront ouverts à tous les organes de presse, nationaux et étrangers, publics ou privés, tous supports confondus, précisant qu’ils pourront assister même au dépouillement. « Je confirme et je redis que les bureaux de vote seront ouverts à tous les organes de presse y compris les chaînes de télévision privées de droit étranger et les envoyés spéciaux », a-t-il déclaré à la presse en marge de l’ouverture d’une exposition sur « la magistrature suprême au service de la nation 1963-2014 » au Centre international de presse (CIP). Il a ajouté que les représentants des médias, nationaux ou étrangers, « assisteront et couvriront le déroulement de l’élection présidentielle durant la journée de vote à travers les bureaux et en même temps ils assisteront à toutes les phases, dont le dépouillement ». M. Messahel se porte au secours de son collègue de l’Intérieur et a tenu à préciser que « le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales n’a ni reçu d’observateurs ni décidé d’interdire aux chaînes privées de droits étrangers et aux envoyés spéciaux de couvrir le déroulement des opérations de vote dans les bureaux de vote ». <
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Le candidat indépendant Ali Benflis a tenté, hier, lors d’une conférence de presse tenue au siège de son QG à Alger, de se défendre et clarifier ses déclarations sur le déroulement des élections, jugées incendiaires et incitatrices à la violence par les partisans du président candidat et la candidate Louisa Hanoune. C’est avec un langage front et direct que l’ex-secrétaire général du FLN a nié d’une manière catégorique vouloir mettre le pays à feu et à sang après le 17 avril. « Les propos que j’ai tenus ont été sortis de leur contexte et instrumentalisés d’une manière éhontée, mais la manœuvre est tellement grotesque qu’elle n’a trompé personne », a-t-il dit. Il poursuit : « Je n’ai jamais menacé les walis ou encore les familles. J’ai reçu une bonne éducation qui ne me permet pas de faire de telles choses. » Selon lui, sa déclaration à la télévision a été coupée de sorte à semer le doute et la confusion. Ces accusations « renseignent sur l’état de panique et de désarroi qui s’est emparé de ceux qui les ont proférés d’une manière irresponsable ». « Nous ne sommes pas des fauteurs de troubles ou des terroristes, comme le prétendent certains », a-t-il noté, avant de rassurer : « Nous sommes les défenseurs de la stabilité de l’Algérie et de ses institutions. Nous voulons mettre l’Algérie à l’abri des manœuvres. » Par ailleurs, il affirme que seule la fraude électorale est source de menace pour l’avenir du pays. « C’est la fraude qui menace la stabilité du pays. C’est notre premier ennemi », dit-il sous les applaudissements de ses partisans présents dans la salle. Toujours sur la fraude, il a réitéré sa position sur la question : « Nous n’allons pas nous taire en cas de fraude », tout en précisant que sa « réaction », et qui est « celle des millions de ses partisans dans les quatre coins du pays et à l’étranger », « sera pacifique ». Il fait savoir dans ce cadre que sa direction de campagne dispose de 60 000 contrôleurs électoraux répartis sur l’ensemble de territoire national et à l’étranger. Une couverture complète qui permet, selon lui, de suivre minute par minute le déroulement de l’opération de vote et de détecter toute tentative de fraude. Par la même occasion, il dément les informations faisant état de dissidence au sein de ses partisans. « Je ne suis pas au courant de ces organisations ou partis politiques qui ont changé de position. Il s’agit d’une déclaration signée par une seule personne, sans plus », a-t-il réagi. « Les chefs de partis qui m’ont soutenu sont ici dans la salle », a-t-il ajouté. S’agissant du bilan de 21 jours de campagne, le directeur de campagne de Bouteflika en 1999 s’est montré confiant quant à l’adhésion populaire à son projet. « Je suis fier et confiant au vu de cette adhésion franche et massive que mon projet politique a suscité au sein de notre jeunesse », a-t-il souligné. Il a indiqué dans ce cadre qu’il a sillonné les 48 wilayas, fait 105 sorties de proximité et donné 30 interviews à la presse nationale et étrangère. Un bilan qu’il qualifie de positif et témoigne de sa popularité. A une question sur les accusations relatives à l’ingérence étrangère portées à son égard par la candidate Louisa Hanoune, Ali Benflis a souri avant de dire qu’il avait beaucoup de respect pour cette femme. Sur la question, il dira : « Vous avez tous vu à la télévision qui se plaint des Algériens auprès des étrangers. » Interrogé sur la nature de la relation qu’il entretient avec l’ex-président de la République, Liamine Zeroual, le candidat à la présidentielle a tenu à lever toute ambigüité. « Je rends des visites amicales à Zeroual, mais nous n’avons jamais discuté de politique », a-t-il précisé, avant de dire : « C’est un exemple à suivre, il a remis les clés avant la fin de son mandat.» Enfin, il a promis de réhabiliter le colonel Chaâbani ainsi que les victimes de l’insurrection du FFS en 1963. « Les militants du FFS qui se sont soulevés en 1963 l’ont fait parce qu’ils voulaient la démocratie et le pluralisme politique dès l’indépendance. Ils sont des martyrs de la démocratie », a-t-il déclaré, avant de rendre un vibrant hommage au fondateur du FFS, Hocine Aït Ahmed, qu’il qualifie de « grand de la nation ». <
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