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jeudi, 12 janvier 2017 06:00

Banque mondiale : Perpectives incertaines pour 2017 et perte de boussole face au cas Trump

Écrit par  Farid Messaoud
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Le président élu Donald Trump prendra ses fonctions le 20 janvier prochain. Il fait déjà l’actualité et occupe une bonne place dans le dernier rapport en date de la Banque mondiale. Et, fait rarissime qui ferait dresser les cheveux sur la tête : la Banque renonce à fournir de nouvelles prévisions pour la première puissance économique mondiale, du fait du flou entourant encore le programme du président Donald Trump.


Les répercussions de ce qui se passe aux Etats-Unis ne se limitent pas aux Etats-Unis, explique Ayhan Kose, le principal auteur du rapport semestriel de l’institution sur la conjoncture internationale. Selon les nouvelles prévisions, le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait progresser cette année de 2,7%, accélérant par rapport aux 2,3% atteints en 2016 mais marquant le pas (-0,1 point) par rapport aux projections publiées en juin dernier.
Il y a une incertitude croissante sur la future orientation budgétaire et commerciale et sur la politique migratoire et étrangère aux Etats-Unis, justifie l’organisation de développement économique, qui réunit 189 pays. L’institution multilatérale reconnaît toutefois que certaines propositions du futur président américain pourraient soutenir la croissance mondiale, comme son plan massif dans les infrastructures ou sa proposition de sabrer l’impôt sur les sociétés.
Et une politique budgétaire plus expansionniste pourrait mener à une croissance plus forte aux Etats-Unis et à l’étranger, sur le court terme, affirme M. Kose.
Cité dans un communiqué, le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim assure, lui, que c’est le « bon moment » pour augmenter les investissements dans les infrastructures, notamment dans le secteur des transports et de l’énergie.... De nombreux spécialistes rejoignent le point de vue de la Banque mondiale, se montrant plus pessimiste sur la croissance économique mondiale, parce qu’il y a incertitude sur la stratégie de la nouvelle administration américaine, des élections en série en Europe, tensions avec la Chine... Plus que jamais, les incertitudes politiques risquent de peser en 2017 sur l’économie mondiale. À l’orée de 2017, s’ils se gardent de formuler des pronostics précis, des économistes s’accordent sur un point, celui qui consiste à considérer que la croissance, les échanges commerciaux et les marchés financiers seront davantage encore soumis à un agenda politique chargé. Le facteur politique sera aussi déterminant pour la trajectoire économique de plusieurs grands pays émergents, en particulier la Turquie et le Brésil. Sans compter la Russie dont le retour au centre du jeu diplomatique mondial ces derniers mois est aussi lourd d’incertitudes.
Moscou a repris la main au Moyen-Orient mais aussi en Afrique, ainsi que dans d’autres régions du globe. Evidemment, cela fait grincer des dents en Europe, un continent qui «aime» le gaz russe, mais critique la politique moscovite. Mais la géopolitique est truffée d’imprévus. Tout peut basculer, à un moment ou un autre. Il y a un an, des experts redoutaient un coup de frein brutal de la locomotive chinoise, un pays qui ne semble pas dans les bonnes grâces de la nouvelle administration US. Cependant, ce risque apparaît moindre mais n’est pas écarté. Finalement, aucun choc économique ne viendra peut-être de ces points chauds, d’autant plus qu’ils sont sous surveillance. Le danger peut provenir d’ailleurs.
Autre élément d’incertitude sur l’économie soulevé par le rapport de la BM : la Grande-Bretagne qui doit bientôt lancer les discussions sur les modalités du Brexit. La Banque sabre la prévision de croissance britannique de 0,9 point, à 1,2% cette année.
Plus généralement, estime le rapport, le Vieux-Continent est menacé par une tentation « populiste » qui pourrait s’exprimer en Europe en 2017, lors des élections en France comme en Allemagne, alors que la zone euro semble consolider sa reprise (1,5% prévu cette année).
Pour les pays du Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena), la croissance devrait s’établir à 3,1% en 2017 contre 2,7% en 2016 et s’accélérer d’ici à 2018 en raison de la remontée des prix de pétrole, anticipe la BM qui précise que la reprise dans les pays exportateurs de pétrole de la région a été légèrement plus lente que prévue à la-mi 2016.

Dernière modification le mercredi, 11 janvier 2017 22:56

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